Opération "Grande Catherine"

Dmitri Korolev

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Vladimir Timoutchenko entra rapidement dans un des petits salons du Palais Impérial. Cet homme était le chef des services secrets Transyldaves, le KBI, Комитет по безопасности империи, soit le Comité pour la Sécurité de l'empire, et par conséquent, quand il demandait à être reçu par le Chancelier Joukhov et le ministre de la défense Vissarionovitch, c'est que la raison était valable. Il tenait dans ses mains une chemise cartonnée, avec très certainement des documents secrets défense à l’intérieur. Les deux membres du gouvernement étaient assis dans de confortables fauteuils, et attendaient avec une certaine impatience de connaître le but de cette rencontre. Timoutchenko salua les deux hommes gravement, ouvrit sa chemise et sortie deux copies d'un dossier d'une quarantaine de page qu'il distribua, sans autres formes de préambule.

Vladimir Timoutchenko: Messieurs, ce que vous tenez dans les mains est le résultats de quelques mois d'enquêtes poussés. Je vous prierais d'en prendre connaissance à la fin de la réunion. Je vais vous exposer rapidement la situation. Comme vous vous en souviendrez, il y a maintenant plus de huit mois, une voiture piégée a explosé sur le parvis la cathédrale Sainte-Katarine de Vlidakavkaz, faisant 27 morts. Cet acte a été perpétré par un groupuscule terroriste de nationalistes Transyldaves, arrêté il y a six jours. Ils sont passés aux aveux, c'est la spécialité de mon service. Ces groupes sont armés, financés et entrainés par des réseaux Molvoïdes (HRP:Molvoïdine=B12), ça, nous le savons depuis un moment maintenant, notamment depuis la saisie d'il y a quatre mois à Groznitch. Cependant, voilà ce que nous savons de neuf depuis hier grâce à ces aveux, et c'est pas du menu fretin. Première chose, grâce à un PC portable perquisitionné, nous sommes remontés jusqu'à la sources de ces financements, c'est la banque centrale de Molvoïdine, contrôlée par le gouvernement de Viktor Tsiparìc. Deuxième chose, le Molvoïde capturé lors de l'intervention militaire est fiché dans notre banque de donnés. C'est un membre de l'armée Molvoïde, le capitaine Yankovìc pour être précis. Cela n'est pas une coïncidence messieurs. Le régime ultra-nationaliste qui a prit le pouvoir de l'autre coté de la frontière veut la chute de notre régime, et l'éviction des Rostovs du Jeekim, il n'y a qu'à voir comment cette importante minorité est traitée chez notre voisin. Il nous faut régir, messieurs, vite, fort et bien.


Les deux hommes prirent le temps d'assimiler ce qu'ils venaient d'entendre. S'ils savaient depuis un moment que le général-président Tsiparìc n'était pas leur ami, loin de là, et qu'il était certainement mouillé de loin dans ces histoires d'attentats, ils ne pensaient pas en revanche qu'il travaillait activement à son projet baptisé "veľkú ríšu čisté", qui visait à rétablir l'hégémonie de la seul race autorisée à s'épanouir sur ce contient, les slaves méridionaux, natifs du Jeekim, et la destitution de toute élite slave orientale, comme les Rostovs. Il apparaissait évident que la chute du Tsar s’avérait indispensable pour ce projet, et contrairement à ce qu'ils pensaient, le gouvernement Tsiparìc œuvrait déjà en ce sens. Il leur fallait agir, et vite.

Guiorgi Vissarionovitch: L'état actuel de l'armée ne nous permet pas de lancer une invasion militaire préventive de la Molvoïdine. S'il ne sont pas assez dangereux pour nous attaquer, il en va de même pour nous malheureusement. D'autant plus que les accusations que vous portez à l'encontre de Tsiparìc, si je les crois personnellement, ne suffiront pas pour justifier une attaque sur la plan international. Non, il nous faut trouver une solution plus "subtile" que celle-ci. Peut-être même nous faire passer pour la victime. Monsieur le Chancelier, une idée?

Le chancelier était resté silencieux, mais cogitait ferme depuis maintenant dix minutes. Cette histoire offrait un nombre de perspectives intéressant.

Vassili Joukhov: Messieurs, vous vous souvenez de vos cours d'histoire, n'est-ce pas? Sous la Rostovie Impériale, tout le Jeekim occidentale était Rostov, sous l’impulsion de Catherine la Grande. La révolution de 1950 à tout foutu par terre, et la majorité de ces colonies ont reprises leurs indépendance. Tsiparìc nous offre peut-être le moyen de tirer quelque chose de sa démagogie. Il est évident qu'il va falloir agir sous le manteau. On va donc se servir des ses propres armes. Comme vous le savez, son régime tiens en place parce qu'il apparait aux yeux du peuple comme le sauveur, lui qui a nettoyé la classe politique de son pays des ses escrocs, et cherche à lui donner une certaine grandeur. Seulement, il n'a pas que des amis. L'importante communauté Rostove, qui d'après les dernières estimation forme 35% de la population, lui est farouchement opposée, et c'est pas avec ses lois racistes qu'il va inverser la tendance. Il suffit qu'il perde le soutiens de 20 autre % de la population, et il chute. Ainsi nous serons tranquille. Cependant, faisons une pierre deux coups. Il faut que le peuple Molvoïde choisisse de son plein gré de nous rejoindre, et c'est la dessus qu'il va falloir travailler, monsieur Timoutchenko. Faire de la Transyldavie l'état providence, en qui on peut avoir confiance, qui respecte les hommes.

Le ministre de la défense acquiesça, et le chef des services secrets hocha de la tête tout en réfléchissant déjà à comment il allait faire. Cette histoire allait s'avérer d'un enjeu plus important qu'il ne l'aurait cru au départ. Si il réussissait, son passage à la tête du KBI marquerait une de ses pages de gloire, et si il y avait bien une chose qui importait pour Timoutchenko, ce n'était ni l'argent, ni les femmes, mais bien de laisser son nom dans les livres d'histoires. Cela serait surement une motivation suplémentaire

Vladimir Timoutchenko: Bien messieurs, je vais contacter le département des OP extérieurs, et on va réfléchir à tout ça. Votre idée a le mérite d'être très séduisante, monsieur le Chancelier. J'ai déjà une ou deux pistes pour mettre ça en place. Je vous en ferai part en temps voulu. Lisez le dossier que je vous ai passé, tout les détails sont dedans, et si vous avez une idée brillante, faites m'en part, je vous en prie. Sur-ce, messieurs, bonne journée!

Le directeur du KBI se leva et parti aussi rapidement qu'il était venu. Ses prochaines nuits allaient surement être longues, mais promettaient d'être haletante. Il laissa dans ce petit salon les deux ministres absorbés dans leur lecture, et repensait à la grandeur l'Empire Rostov du XVIIIème siècle.
Dmitri Korolev

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Le colonel Tchipov, membre du KIB depuis maintenant 21 ans, avait reçu ses instructions deux heures plus tôt. On lui avait donné pour instruction de monter une OP en Molvoïdine. Il avait convoqué une partie de son service actif, trois agents agents qui se verraient confier une mission bien précise, dont ils ignoraient en définitive le véritable but. Ils n'auraient accès qu'aux informations strictement nécessaires à leur mission, et pas plus. C'était une sécurité bienvenue, si jamais pour une raison x ou y quelque chose allait de travers, et d'une ils ne mettraient pas en péril les autres opérations futures, et de deux, ils ne pourraient révéler quelque chose de trop compromettant, ne sachant pas grand chose. Nom de code Diane, Hector et Ajax formaient l'équipe que serait envoyé sur le terrain.

Colonel Tchipov: Bon, si vous êtes réunis ici aujourd'hui, vous vous en doutez bien, c'est que j'ai du boulot pour vous. Votre objectif est assez simple, et est composé de deux étapes séparées. Vous devrez en premier lieu placer cette clé USB dans le bureau du prêtre Cyrille Birtchov, mais assez bien cachée pour qu'il ne la trouve pas. Vous n'avez pas à connaitre son contenu, et vous ne le connaitrez pas. Vous ne devez en aucun cas laisser de trace d'effraction ou vous faire voir. Si c'est le cas, reportez la mission en emportant la clé, nous vous indiquerons une nouvelle cible. Son bureau se trouve dans son appartement, à deux pas de son église: Saint-Dimitrios, située dans les faubourgs de la capitale Dubrodjana. Des question jusque là?


Personne ne répondit. Si quelqu'un en avait, il les poserait à la fin du briefing, les réponses allaient peut-être arriver

Colonel Tchipov: Bien, la seconde phase consiste à forcer la kommandantur du secteur à perquisitionner le domicile du prêtre. C'est pour ça que je vous ai choisi Dina et Hector. Parce que toi Dina, tu ressembles une Grande-Duchesse Rostove, et Hector à un bon Molvoïde pur souche, sans offense *rire*. Vous vous rendrez à l’hôtel des trois faisans, c'est à environ 800 mètres au nord de l'appartement du prêtre. Là, vous jouerez les couples comblés de bonheur venant de se marier, et raconterez votre histoire au tenancier. Le prêtre Cyrille viens de vous marier, etc, etc... Les mariages entre Rostov et Molvoïde sont formellement interdits depuis les lois racistes de Mai dernier. Et nous savons de source sur que l’hôtelier est un indic des flics du coin. Il balancera, c'est une quasi-évidence, et bingo. Perquisition chez le prêtre, et c'est parti!
Toi Ajax, tu as pour mission de surveiller le tout, et de convaincre l'hôtelier de faire son "devoir civique" s'il n'avait pas envi d'être bavard. Si jamais il devait arriver que cette deuxième partie se passe pas comme prévu, improvisez, il faut que les flics trouvent cette clé. C'est LE but de l'opération. Des questions maintenant?


Diane:
Oui. On va comment à Dubrodjana? Et comment on en reviens? On a quoi comme matos?


Colonel Tchipov: Vous serez accompagné la frontière entre la Basse-Caucalie et la Molvoïdine Jeudi à 5h00. A deux kilomètres de trouve un village, duquel part un bus pour la capitale à 8h30. Vous le prendrez. Vous devriez arriver vers 13h. Vous vous débrouillez ensuite pour faire votre business, et rentez par un autre bus qui vous amènera à un patelin situé à 6 kilomètres de la Volvoïdine. Pas de matos. Couteaux pour vous tous, et c'est tout. Vous vous démerdez pour bouffer. Ah oui, vous n'avez pas l'autorisation de tuer.
Bon, maintenant, prenez chacun ces ordres de mission, vous avez trois heures pour les retenir, ensuite, brulez-les!


Sur ce, le colonel s'en alla, il avait réunion avec ses supérieurs pour la mise en place éventuelle d'opérations futures. Les trois agents commencèrent à apprendre leur mission. Il allait bientôt connaitre l'action.
Dmitri Korolev

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Diane, Hector et Ajax était arrivés depuis maintenant 5h à Dubrodjana. Ils avaient mit à profit ce temps pour rejoindre le quartier où vivait le prêtre Cyrille et faire du repérage. Il savait maintenant que le trajet entre l'appartement de l’ecclésiastique et l'hôtel miteux des trois faisans durait environ 3 minutes en marchant d'un bon pas. Après tout, 800 mètres sont rapidement franchi. Il savaient aussi où se trouvait la Kommandantur, et avait étudié le trajet de retour vers la gare routière pour le lendemain. Ils avait fixé l'heure de l'opération pour ce soir, à 18h30, soit dans une demi heure maintenant, pendant que le prêtre officiait dans la petite église du quartier: Notre-Dame de Myckaski. Diane avait caché la clé dans sa brassière, et les trois agents guettaient maintenant depuis 5 minutes les environs de l'appartement afin de voir si quelque chose ne semblait pas normale. Il était inhabituel de mener une opération si rapidement, mais il fallait agir vite, il ne pouvait se permettre de rester trop longtemps en territoire Molvoïde.
L'heure approcha, et il se dirigèrent vers la porte d'entré de l'immeuble ancien. Bien évidement comme dans tout les mauvais films d'agent secret, elle était verrouillée.


Diane: C'est une vieille serrure à goupille, je devrais crocheter ça facilement. Cachez moi les garçons.

Les deux hommes s’exécutèrent. La rue n'était de toute façon pas passante et interdite à la circulation. Ils étaient seuls. Moins de 30 secondes plus tard, la porte était ouvert. Diane avait grandit dans les faubourgs de Yekateringrad, et de par sa silhouette menue, était devenue cambrioleuse pour un gang local. Après avoir cambriolé la maison de vacance du ministre de la police, l'arrestation du gang fus assez rapide, et comme on lui a offert le choix à la vue de ses compétences entre la prison et les services, elle n'a pas hésité très longtemps. Et elle s’avérait utile aujourd'hui.

Diane: C'est bon, on monte les gars. C'est au premier. Voilà... Là, la porte à droite. Putain, encore fermée. Il a peur que Lucifer vienne le voler ou quoi?

Hector: En l'occurence, Lucifer viens lui donner quelque chose.

Ajax: Pas le moment de faire de l'esprit. Moins on parle, moins on a de chance de se faire repérer. Bon, Diane, c'est ton rayon, les serrures, occupe t'en.

Diane: C'est ce que je fais. Encore un vieille serrure à goupille, aucun challenge... Et voilà, c'est fait.

L'appartement était à lui seul une incarnation de l'adjectif spartiate. Un lit simple avec un bureau en chêne massif et un petit fauteuil capitonné de cuir sous l'éclairage de la seul fenêtre de la pièce qui semblait faire office de chambre et de salon en même temps. Le long du couloir qui menait à cette pièce se trouvaient deux portes l'une en face de l'autre, d'un coté la cuisine, de l'autre, les commodités. Au moins, les flics n'auraient pas trop de mal à fouiller l'endroit.

Ajax: Déjà 3 minutes, encore 2 pour planquer la clé, et on décolle, c'est comprit? Bon, cherchez un endroit pour planquer la clé, trouvable si on cherche, non sinon. Bordel, c'est vrai désert cette piaule, pas facile de trouver une plaque convenable. Un des tiroirs du bureau?

Hector: Non, il risquerait de la trouver rien que ce soir en rentrant. Non, je la planquerai plutôt dans la cuisine. A la couche de poussière sur les plaques de cuissons, je dirai qu'il ne s'en sert pas tout les jours. Je sais! Il a un frigo?

Ajax: Ouais, juste là. T'as quoi comme idée tordue?

Hector: Tu vas voir, tu m'en diras des nouvelles. Diane, passe moi la clé. Je vais la mettre derrière la vitre en plastique qui protège l'ampoule. Cachète classique, les flics la trouveront facilement.

Diane: Ok, bien vu comme idée. Bon, bouge tes fesses, on dégage dans 50 secondes.

En moins de 20 seconde, la clé se retrouva derrière la vitre opaque et le groupe quitta la maison. L’avantage des serrures à goupilles, c'est qu'une fois la porte refermée, impossible de savoir qu'elle avait été ouverte. Le prêtre Cyrille ne saurait jamais que quelqu'un s'était introduit chez lui. C'est l'avantage de ne pas avoir de matériel, pas de risque d'oublier quelque chose. Arrivé en bas, Ajax jeta un œil dans la rue, toujours aussi déserte.Le groupe s'en alla tranquillement au nord, vers l'hôtel des trois faisans.
Dmitri Korolev

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Il était seulement 7h30 ce 10 septembre 2016, mais le Tsar était déjà debout depuis une heure. D'ici la fin de la journée, il serait à Ademtown pour rencontrer la reine Annabelle de Thorval. Mais jusqu'à son départ, il continuait de traiter les affaires courantes du royaume. Le directeur du KBI avait demandé audience ce matin, à 7h30. Il ne devait donc plus tarder. Il savait que cela avait à voir avec l'opération "Grande Catherine", dont il avait vu les enregistrements prit dans le petit salon. Les trois hommes présents savaient par ailleurs qu'iles étaient filmé, le Tsar étant au Kaiyuan. Il s'agissait surement de le tenir informé de ce qui se tramait, après tout, il avait demandé expressément à être informé de toutes les évolutions. Enfin, Timoutchenko entra. Le Tsar n'était jamais totalement rassuré quand il lui parlait. Cet homme était le mieux informé du pays, et en savait peut-être plus long sur lui que lui-même.

Vladimir Timoutchenko: Bonjour, votre Majesté. J'espère que vous avez passé une bonne nuit.

Tsar Dmitri II: Une nuit tout à fait correcte. Je suppose cependant que ce n'est pas pour vous enquérir sur la qualité de mon sommeil que vous avez demandé, et obtenu une audience?

Vladimir Timoutchenko: En effet votre majesté. Je viens vous mettre au courant des événements ayant lieu dans le cadre le l'opération "Grande Catherine". Une opération a été lancé hier matin. La première phase a du s'achever dans la soirée d'hier, et la seconde phase devrait commencer maintenant.

Tsar Dmitri II: Bien bien. En quoi consiste toute cette opération?

Vladimir Timoutchenko: Comme vous le savez, nous voulons priver le gouvernement de Tsiparìc de tout soutiens populaire, et pour ça, nous avons trouvé un moyen infaillible. Vous savez comme moi que le peuple Molvoïde, tout comme le peuple Transyldave, est très croyant et pratiquant, et que le clergé orthodoxe a une grande influence sur le comportement de la population?

Tsar Dmitri II: De braves gens.

Vladimir Timoutchenko: Et bien le meilleur moyen de lever le peuple contre Tsiparìc, c'est de pousser le clergé à s'opposer fermement à lui, et qu'il engage la population à renverser le gouvernement, et même à rejoindre la couronne Transyldave, garante envers et contre tous de la tradition orthodoxe. Et en cela le régime fortement anti-religieux de Tsiparìc nous y aide déjà. Il va juste falloir l'aider un peu. Il a déjà réduit fortement la sphère d'influence des prêtres et de la religion, comme par exemple en supprimant une partie des fêtes religieuses. Son gouvernement a aussi mit en place des lois racistes fortement anti-Rostoves. Interdiction d'accès à certain postes de fonctionnaires, interdiction des mariages métisses entre les Molvoïdes et les Rostovs, etc etc...

Tsar Dmitri II: Détestable gouvernement. Il est de notre devoir, j'insiste, de notre devoir de permettre à cette population de pouvoir vivre comme elle l'entend, en suivant les préceptes sacrés et bénéfiques de la bible. Il faut le faire chuter. Comment vous y êtes vous prit alors?

Vladimir Timoutchenko: Et bien un groupe de trois agents a introduit dans l'appartement d'un prêtre une clé USB recensant une liste de prétendus mariages clandestins entre Rostovs et Molvoïdes, et les ecclésiastiques ayant scellés ces unions. C'est la première phase. La seconde phase, c'est qu'ils vont se débrouiller pour avertir les forces de l'ordre du coin que ce prêtre marie des gens en enfreignant les lois établies. Ces mêmes forces de l'ordre vont perquisitionner chez le prêtre, trouver la clé, et arrêter en cascade tout les ecclésiastiques nommés sur cette clé. Cela, associé aux brimades que subie l'église, devrait provoquer un vent de révolte chez la populace, encouragé par l'église, et entrainer la chute du régime. La population demandera un référendum et des élections anticipées, et dans ce cas là, le parti de l'Union Impérial risque de faire un très bon score. Et si cela s'avère nécessaire, il y aura une justification pour une intervention militaire, que je ne souhaite bien évidement pas.

Tsar Dmitri II: Ne parlez pas de malheur. La guerre est une abomination, et doit être évitée autant que Dieu le permet. Même si votre mesure me parait tout ce qui a de plus efficace, je la trouve inique. Mêler des hommes de Dieu dans cette histoire, où ils risquent gros, contre leur gré. Cela n'est guère tolérable. J'aimerai qu’à l'avenir vous évitiez pareilles mesures.

Vladimir Timoutchenko: Et c'est la que, avec tout le respect que je vous doit, vous vous trompez, Majesté. Nous n'avons mit sur cette clé que les noms de prêtres faisant les frais de soupçons, pour la plupart avérés, de déviance par rapport à leurs engagements. Par exemple, le prêtre chez qui la clé est cachée a été ordonné prêtre célibataire, et pourtant il vit maintenant en concubinage. Tout les noms ont quelque chose à se reprocher. Ainsi, par la même occasion, nous nettoyons l'église de ses serviteurs déviants.

Tsar Dmitri II: Bien, je comprend mieux maintenant. Vous êtes plus droit que je ne pensais. Et bien, je ne peux que vous féliciter pour l'efficacité de votre mesure. Vous me tiendrez au courant des résultats à mon retour du Thorval. Vous pouvez disposez.

Vladimir Timoutchenko: Merci votre Majesté. Bon voyage votre Majesté.

Timoutchenko quitta la pièce, laissant le Tsar finaliser ses derniers préparatifs avant le départ. Il devait maintenant allé réfléchir avec son service sur une éventuelle suite à cette mission, si les résultats n'était pas aussi probant qu'il l’espérait.
Dmitri Korolev

Message par Dmitri Korolev »

Ajax était déjà rentré depuis 3/4 d'heure dans l’hôtel, et avait commencé à sympathiser avec le tenancier Rakto Berdìc. Cela pourrait s'avérer utile pour le convaincre d'aller balancer si jamais il avait la flemme. Au bout de ce laps de temps, Diane et Hector, qui pour l'occasion s'étaient renommé Blanca et Tomas, entrèrent dans l'hôtel, prêt à jouer leur petit numéro. La réussite de la mission dépendrai de quelques minutes qui allaient suivre.

Hector: Bonjour monsieur, je souhaiterai louer une chambre pour la nuit.

Rakto Berdìc: Bien sur. Vous êtes frère et sœur? Mariés? Sinon, je suis obligé de vous donner deux chambres, c'est un établissement respectable ici.

Diane et Hector se jetèrent un regard. Le tenancier leur donnait l'occasion inespéré de lancer la discussion sur leur mariage sans paraitre suspect. Diane allait jouer la fille comblé de bonheur qui ne sait pas tenir sa langue, préjugé, mais toujours efficace.

Diane: Mariés, monsieur, juste marié dans la journée.

Rakto Berdìc: Ah!? Tout mes vœux de bonheurs. Dans la journée, vous dites? J'ai pas entendu de cérémonie? Vous êtes tous seules?

Diane et Hector se lancèrent un regard anxieux, tout du moins, c'est ce qu'il voulait faire croire, jusque là, ça se passait très bien.

Hector: Euh... Oui, c'était une petite cérémonie dans une chapelle, et, euh..., c'est normal que vous n'ayez pas entendu grand chose. Et puis, c'est notre nuit de noce, c'est normal que personne ne nous accompagne.

Rakto Berdìc: Vous avez surement raison. Remarque, moi, je croyais que c'était le père de la mariée qui devait accompagner la mariée à l'hôtel. Enfin, moi, les traditions, pour ce que j'en sais... Enfin, pas de problème pour la passer ici, si vous êtes mariés.

Hector:Euh, je sais pas. Son père me l'a confié à la sortie de la messe en me disant: "fils, maintenant, c'est de ton devoir de pourvoir à ses besoins et de la protéger", ce que je vais faire. Bon, on peut louer une chambre? J'aimerai pas passer ma nuit de noce dehors, si vous voyez ce que je veux dire.

Rakto Berdìc: Oui, oui. La 19, au premier étage, je ne vous retiens pas plus longtemps, promi. Le petit déjeuner est servi à 8h. Ça fera 1500 Krön pour la nuit, ça vous va?

Hector accepta, saisi la clé que lui tendait le tenancier, et monta avec Diane la tenant par la taille, lui susurrant à l'oreille. Il n'était pas certain qu'elle apprécie, mais c'est ce que ferait un couple amoureux à la veille de consommer. Ajax, qui n'avait pas prononcé mot depuis leur entré, interpela le tenancier.

Ajax: Je sais pas vous, mais moi je les trouve louche tout les deux. Une messe secrète? Elle blonde comme les blés, et lui les cheveux noir de geais. Il y aurai une petite entorse aux lois sur les mariages inter-raciaux que je serai pas choqué.

Rakto Berdìc:Parlez pas si fort! Je me disais la même chose. Je déteste les Rostovs, mais encore plus les Molvoïdes qui accepte de souiller leur race avec cette engeance. Je sens que je vais offrir une petite visite à ce traitre de prêtre. Boarf, je vais quand même leurs laisser leur nuit, la petite avait beau être Rostove, elle était pas désagréable à regarder.[/i]

Ajax: Mouais, je suis d'accord. Ces foutus Rostov nous ont trop longtemps oppressé. Quand je pense que nos frères Transyldaves sont toujours sous leur joug, bouarf, j'ai envi de gerber.

Rakto Berdìc: Ouais, mais ça devrait pas durer. J'ai entendu dire que Tsiparìc projetait de renverser le Tsar. Je sais pas comment, surement en finançant les nationalistes, m'enfin, ça pourra apporter que du bien. Les Rostovs eux même l'on viré du trône, et voilà qu'il squatte ici au Jeekim maintenant. Z'aurai du l’empêcher de nuire à jamais.

La discussion commençait à être vraiment intéressante. Ajax se dit qu'il n'irait pas se coucher tout de suite finalement. Il allait peut-être même offrir un verre de plus à l'hôtelier.

HJ: Le MJ m'a demandé ce que j'attendais de lui, et bien en l'occurence, j'aimerai qu'il me donne les conséquences de cette opération. Merci.
MJ Coordinateur

Message par MJ Coordinateur »

Les services secrets du Tsar ont fait un bon travail. Le prêtre est plusieurs heures plus tard arrêté par la police qui trouve les faux indices. Les jours après les prêtres et autres clercs compromis sont arrêtés provoquant la fureur de la population qui va dans les rues manifester mais qui rapidement est dispersé par la police.
Dmitri Korolev

Message par Dmitri Korolev »

La première partie de l'opération "Grande Catherine" avait été un franc succès, mais cela n'allait pas suffire, bien évidement, à faire tomber le gouvernement Tsiparìc. Une seconde partie allait donc suivre, elle-même suivi d'autant qu'il faudra pour accomplir tout les objectifs.
Le Tsar était rentré du Thorval depuis deux jours, et Timoutchenko allait lui faire part des derniers développements, et de la suite qu'il entendait donner à cette affaire, si consentement il avait. C'était un monarchiste convaincu. Il se présenta comme à son habitude avec une chemise cartonnée sous le bras devant le Tsar, ayant été introduit par un majordome. Le Tsar l'attendait, avec une certaine impatience. Les agitations anti-religieuses et anti-Rostoves le contrariait beaucoup. Vladimir s'inclinat en commença à défaire ses papiers.


Tsar Dmitri II: Bonjour Vladimir. J'espère que vous avez, à défaut de forcement bonnes, des nouvelles pour moi?

Vladimir Timoutchenko: Bonjour votre Majesté. J'ai effectivement pas mal de nouvelles, et même quelques unes de bonnes.

Tsar Dmitri II: Et bien parfait, racontez-moi tout ça, je vous en prie.

Vladimir Timoutchenko: Tout d'abord, les résultats de l’opération menée à Dubrodjana ont été excellents. Le prêtre a été arrêté, la clé découverte, et donc tous ses amis déviants l'ont été aussi. Cela a déclenché d'importantes manifestations qui ont du être réprimées avec violence par les forces de l'ordre. Il en faudra plus que ça pour les soulever contre Tsiparìc, mais c'est un bon début. La population commence a être méfiante vis à vis du gouvernement, d'autant que celui-ci semble incapable de gérer des problèmes de ressources en eaux, manquante cette année, ce qui fâche une grosse partie du monde paysan, et donc de la population.

Tsar Dmitri II: Mmmh. Ces violences risquent d'être nécessaire, malheureusement. Je vous en prie, continuez.

Vladimir Timoutchenko: Bien, je pense continuer en suivant deux lignes directrices. Tout d'abord financer de façon importante le partie de l'Union Impériale, qui n'est pas encore interdit. Il dispose déjà d'une petite trentaine de pourcent dans les sondage du fait de l'immense communauté Rostove. Avec de tels financement, il serait à même de communiquer plus efficacement sur l'idée d'état providence, havre de paix et de droiture morale; alors qu'ils vivent sous un régime pseudo-démocratique nationaliste athée. Il serait bon par ailleurs que votre Majesté continue à prendre des décisions comme celle que vous prenez en ce moment, non seulement votre popularité augmente parmi vos sujets, mais aussi chez vos voisins. Ainsi, nous pourrons instaurer une grande campagne de communication en Molvoïdine qui devrait pousser les gens à se rapprocher de nous, ou encore effectuer des dons par le biais d'ONG, mais dont la provenance ne pourra être ignorée.

Tsar Dmitri II: C'est en effet assez évident comme mesure. Je pense que débloquer $7 millions pour cette entreprise pourrait être suffisant, au moins pour ce moment. Nous pourrions toujours rallonger le budget plus tard.

Vladimir Timoutchenko: Ça me semble plus que correct. Nous avons une équipe spécialisée que sera chargé de voir comment utiliser ces fonds.
La seconde ligne est de continuer les actions souterraines pour déstabiliser le gouvernement. J'ai peut-être une idée intéressante la-dessus, et surement redoutablement efficace. Cependant, ce n'est qu'une idée, elle n'est pas encore montée. Je vous en ferait part quand l'opération sera mise en place, je ne suis pas encore sur de savoir si elle est réalisable, si vous le voulez bien.


Tsar Dmitri II: Je vous en prie. Montez votre opération, et faites m'en part quand vous saurez concrètement de quoi il en retourne. Vous avez toute ma confiance. Est-ce tout?

Vladimir Timoutchenko: Oui, Majesté. Si vous le permettez, je vais allé travailler sur cette OP dès maintenant, si vous n'avez plus de questions?

Tsar Dmitri II: C'est bon, vous pouvez disposez. Merci Vladimir.

Vladimir se retira. Il appréciait le Tsar. Il trouvait que c'était un homme clairvoyant, et il avait l'avantage de le laisser travailler comme il l'entendait. Si sa prochaine OP marchait comme prévu, une troisième serait surement inutile avec la propagande que ferait l'Union Impériale. C'est la monter qui allait s’avérer complexe, et encore plus de l’exécuter.

HJ: En cas de referendum avec la question "Voulez-vous rejoindre la Transyldavie?" maintenant en Molvoïdine, quel serait le résultat?
MJ Coordinateur

Message par MJ Coordinateur »

C'était la belle Natascha Krikinova qui apporta le résultat des estimations concernant un potentiel réferendum. La belle jeune militaire arriva donc dans le bureau Vladimir Timoutchenko et lui donna le dossier pas sans un sourire qui aurait en Occident certainement même damné un saint. La femme néanmoins apporta des mauvaises nouvelles. La collecte avait été très difficile voir même impossible étant donné la présence policière renforcée et la méfiance du pouvoir en place mais selon les estimations, on pensait qu'environ ving pour cent de la population serait en faveur d'un rattachement. Ceci s'expliquait d'une part par le patriotisme inhérant, une méfiance envers le régime tsariste qui semblait une alternative peu révolutionaire et le fait que la majeure partie ne fut pas de la même ethnie et donc peu enclin de devenir soudainement une minorité.
Dmitri Korolev

Message par Dmitri Korolev »

Pendant que Timoutchenko et son service s'efforçait de trouver une suite au premier succès par le montage d'une seconde opération clandestine, le parti Union Impérial lançait une vaste campagne de communication grâce aux fonds Transyldaves, par le biais de tracts, de partisans, et de la majorité des hommes d'églises.


Exemple de tract:

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=89842820090824PHOWWW00203.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/89842820090824PHOWWW00203.jpg[/img][/url]

Inscriptions au dos:
-Voulez-vous d'un pays dérivant vers une dictature militaire?
-Voulez-vous d'un pays raciste et intolérant?
-Voulez-vous d'un pays spoliant vos biens pour une cause contraire au bien-être du peuple?
-Voulez-vous d'un pays emprisonnant ses hommes d’église?
-En définitive, Voulez-vous d'un pays abandonné de Dieu?

Rejoignez la contestation et le parti de l'Union Impérial, pour un pays vivant selon les vraies valeurs humaines!
Dmitri Korolev

Message par Dmitri Korolev »

(HRP: L'action se déroule à la mi-novembre)

Nom de code Ulysse était un des rares agent dormant des services secrets Transyldaves en Molvoïdine. Il avait été tiré de son sommeil il y a 6 jours lorsqu'un pli cacheté avait été déposé dans sa boite aux lettres. Il habitait Kourlivonia, quatrième ville du pays par sa taille, qui avait la particularité d'être situé à moins d'une trentaine de kilomètres d'un site qui intéressait particulièrement Timoutchenko, et à une cinquentaine seulement de la frontière Transyldave. Mais pour le moment il attendait nom de code Loki, ils avaient rendez-vous ce soir. Enfin, Loki arriva à l'heure prévu. Ils devaient se rendre dans un café du centre-ville à 19h30, et il était déjà 18h40. Le trajet se déroula sans problème, et reconnurent leur correspondant assis à une table à l’intérieur. Ulysse n'était pas supposer assister à l'entretiens, et surveillait l’extérieur.

Correspondant: Bonjour mon cher. Quel bon vent vous amène?

Loki le salua, puis à ce moment, un garçon de café vint prendre leur commande. L'agent prit un café serré tandis que son interlocuteur prit un chocolat. Une fois le garçon revenu avec les consommations, commença le véritable but de l'entrevue

Loki: Nous avons un petit business à vous proposer, qui j'espère vous apportera satisfaction. Nous faisons appel à vous car il paraitrai que vous êtes le plus qualifié pour ce travail.

Correspondant: Et bien, parlez m'en, je vous dirais ce que je peux faire.

Loki tendis une enveloppe marron à son interlocuteur, qui s'en saisi, l'ouvrit délicatement et commença à parcourir son contenu, son chocolat dans la main, buvant de petites gorgés à intervalles réguliers. Au bout d'environ 5 minutes, l'homme redressa la tête.

Correspondant: Bien, ma foi, ça me semble tout à fait envisageable, on vous a bien renseigné. Cependant, en plus des arrangements promis la dedans en cas de succès total de votre opération, je dois être sur que cela sera bénéfique à ma "petite entreprise" vous comprenez? C'est pour cela que je vous demanderais un versement de $10 millions sur un compte à mon nom sur l'île de Vallon. Bien entendu, l'achat de la marchandise est à vos frais. En retour, je m'occupe de tout, de l'achat jusqu'au transport dans votre pays. Est-ce convenable?

Loki: -hochant de la tête-Oui, je pense qu'un tel arrangement est acceptable, $5 millions avant, $5 millions après, comme le veut la tradition. En revanche, vous comprendrez que mon employeur ne tiens absolument pas à être connu, agissez en conséquence.

Correspondant: Bien entendu, la confiance de mes clients m'importe, elle est la base d'un tel business. Pour les délais, je pense que vous pourrez être livré avant le nouvel an.

Loki: Et bien c'est parfait. Je vous remercie.

Les deux hommes se saluèrent, puis Loki reparti avec Ulysse. L'entrevue n'avait pas durée plus de 10 minutes mais ce qui allait en découler allait certainement modifier la donne de manière considérable dans ce pays, que ça fonctionne ou non d'ailleurs. Demain, il rentrerait en Transyldavie faire son rapport à Timoutchenko, l'homme qui avait eu l'idée de cette OP, comme toutes les autres d'ailleurs. Avec la propagande Unioniste qui circulait, si cette opération réussissait, cela porterait un coup rude, voir fatal au gouvernement Tsiparìc.
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