ENCYCLOPÉDIE | Coup d'oeil sur le pays

Jose-Christ

Message par Jose-Christ »

[center][img]https://i.imgur.com/8cSiwZW.jpg[/img] COUP D'OEIL SUR LE PAYS [img]https://i.imgur.com/8cSiwZW.jpg[/img]
Découvrir la République Démocratique du Makengo autrement


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[img]https://i.imgur.com/yjfDSvj.jpg[/img]
De gauche à droite : Le fleuve Babankogi, la savane herbeuse et le mont Dutse, des pêcheurs sur le lac Echibini, et les hauteurs des Tanaiko.[/center]

Utilisation possible. En cas de doute n'hésitez pas à demander.

[spoiler=Table des matières]Patrimoine, régions et villes makengaises
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670&p=352346#p352346]Le Parc national d'Idobere[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670&p=354076#p354076]La Basilique du Christ-Roi de Lunda[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670&p=355473#p355473]Le site archéologique d'Imidwebo[/url]
Culture, arts et mode de vie
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670#p350539]Ethnies et organisation sociale au Makengo[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670&p=358912#p358912]Carte de la répartition ethnique[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670&p=353947#p353947]L'alimentation au Makengo[/url]
Traditions, mythes et légendes
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670#p350765](Chant) Les pluies d'Isitha[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670#p352203](Conte) Kassi et Kaloo[/url]
Personnalités makengaises
Politique et société
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670&p=352678#p352678]Paysage politique makengais[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670&p=352733#p352733]Production, trafic et consommation de cannabis au Makengo[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670#p356565]Les élections sénatoriales au Makengo[/url]
Histoire et anecdotes
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670&p=359908#p359908]Justin du Makengo, premier évêque makengais (1525-1573)[/url]
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Jose-Christ

Message par Jose-Christ »

[center]Ethnies et organisation sociale au Makengo

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[img]https://i.imgur.com/2YfWO8h.jpg[/img]
Des chasseurs pygmées dans la forêt équatoriale.[/center]

[justify]La République Démocratique du Makengo, avec ses 52 millions d’habitants, est l’un des pays les plus multiethnique d’Algarbe. Sa diversité est ainsi représentée par des centaines de groupes ethniques habitant le pays, ayant chacun leurs coutumes et leurs propres fonctionnements. A l’embouchure du fleuve Babankogi succède une savane dans le bassin du fleuve, et une dense forêt sur les plateaux du nord-ouest. Depuis la fin du XIXe siècle, les modes de vie traditionnels ont été modifiés à la suite de la colonisation, les luttes pour l'indépendance. Malgré ces influences, les coutumes et les cultures traditionnelles du Makengo restent en grande partie préservées.

Comme pour d'autres pays algarbiens, les frontières du pays furent tracées par le colonisateur santognais, sans souci particulier de coïncider avec les frontières ethniques. On compte quelque 250 ethnies qui peuvent être réparties en plusieurs groupes. On considère généralement qu'il existe deux grandes familles ethniques, les Pygmées, premiers habitants du Makengo, et les peuples bantous, arrivés successivement après la révolution néolithique.

Les pygmées représentent le mieux, sans aucun doute, le Makengo précolonial et traditionnel, le plus reculé, le plus ancien. Ils ne représentent qu’une très infime part de la population makengaise aujourd’hui (moins de 1%). Généralement chasseurs-cueilleurs de la forêt équatoriale, ils sont habitués à une vie en pleine nature. Dernières peuplades des forêts à vivre avec des modes de vie traditionnels considérés parfois comme des modes de vie « paléolithiques », les Pygmées sont restés longtemps préservés de la vie moderne. Bien qu’ayant noués des relations commerciales avec les peuples d’agriculteurs et d’éleveurs des plaines du nord ou du littoral-sud, la colonisation et les politiques post-indépendance menées au Makengo ont amenés les ces peuples à être expulsés pour certains des forêts, sans aucune consultation ni compensation. Mis au ban de la société, victimes de nombreuses discriminations, la majorité d’entre eux vit dans une grande pauvreté et privé de l’accès à la terre et au pouvoir. Leurs territoires ancestraux sont très mal reconnus par les gouvernements de région. Le gouvernement makengais tente timidement de protéger les modes de vie pygmées, mais les créations de réserves « naturelles et ethniques » sont encore trop rares, et bien souvent c’est grâce à des ONG étrangères que la culture pygmée se retrouve défendue.

Les ethnies bantoues regroupent une multitude de peuples différents, ayant chacun sa langue et ses structures politiques et organisations sociales propres. On compte entre 100 et 200 peuples bantous différents vivant sur le territoire makengais, bien que des comptes précis soient difficiles à établir.
Les organisations sociale et politique de chaque ethnie sont extrêmement différentes, mais on distingue trois ethnies principales :
  • Les Nsakou (18% de la population) situés initialement au nord du pays. Peuple homogène, discipliné, travailleur et guerrier, ce sont principalement des agriculteurs. Sur le plan coutumier, les Nsakou sont organisées comme des petites monarchies patriarcales, où le « chef de clan » est secondé par des collaborateurs (« chefs coutumiers ») appartenant à sa lignée. Les Nsakou ont beaucoup migré à Lunda et sa région.
  • Les Mpanzu (17%), originaires des montagnes Tanaiko. Organisés en groupes tribales, un « roi » était élu par les chefs de village, et était responsable des différents groupes sociaux. Les propriétaires de terres et les plus aisées étaient en charge des plus démunis. Principalement éleveurs, les Mpanzu ont petit à petit migré dans les plaines en lisière de la forêt et dans les collines du nord du pays et sont devenus de très bons agriculteurs.
  • Les Nzinga (12%), peuples d’origines du littoral sud, étaient principalement des commerçants et artisans. Parcourant le fleuve Babankogi, ils ont ainsi pendant des siècles fait les liaisons entre peuplades du nord bantous, et pygmées de la forêt, puis par la suite avec les colonisateurs dytoliens.
L’organisation ethnique et tribale est encore aujourd’hui extrêmement prégnante au sein de la société makengaise. Chacun s’identifie à une ethnie, un clan, un peuple, un village. Longtemps la première identité, le gouvernement de Youssouf Botamba a pendant de longues années lutté contre ce système créateur de fortes tensions (chacun défendant les intérêts de son clan ou de son ethnie), avant de finir par l’associer au système national via le Conseil National du Dialogue Inter-ethnique. Ainsi, les makengais se revendiquent chacun d’une double identité, à la fois nationale et locale (ethnique). Le droit coutumier et la justice ethnique et tribale s’ajoute et se superpose au droit commun.
Cependant , les tensions inter-ethniques restent palpables dans certaines régions, notamment dans le nord-ouest et dans la région des grands lacs, ainsi qu’entre pygmées (peu ou non-reconnus) et les autres ethnies.
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Jose-Christ

Message par Jose-Christ »

[center]Les pluies d'Isitha

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[img]https://i.imgur.com/XVyv7vI.jpg[/img]
Danses traditionnelles Ulhanga illustrant le mythe des Pluies d'Isitha.[/center]

[justify]Les pluies d’Isitha est un chant traditionnel makengais, de l’ethnie des Uhlanga, associée au mythe de la rébellion de la tribu Isitha, ennemie des Ulhanga, et de sa disparition brutale face à la fureur du roi Nkosi. Ce chant servait d’avertissement pour ceux qui défiaient la puissance des rois Ulhanga. Depuis, ce chant s’est répandu dans l’ensemble des tribus et ethnies makengaises, et est souvent interprété lors de fêtes, rites ou cérémonies tribales.[/justify]

[quote=Les pluies d'Isitha][center]« "Et qui êtes-vous, dit le fier Umholi,
Pour que je doive m'incliner si bas ?

Rien qu'un lion d'une autre fourrure,
Et voilà la vérité vraie.

Fourré d'or ou fourré de rouge,
Un lion, mon roi, a toujours des griffes,

Et les miennes sont aussi longues et acérées
Qu'acérées et longues sont les vôtres."

***

Ainsi parla, ainsi parla,
Le chef des Isitha,

Mais les pluies pleurent en sa tanière,
Et plus personne ne l'entend.

Oui, les pluies pleurent en sa tanière,
Et nulle âme ne l'entend plus. »
[/center]

[spoiler=Paroles en langue bantoue][center]« "Futhi ungubani, kusho Umholi oziqhenyayo,
Ngakho kufanele ngithobe phansi kangaka ?

Akukho lutho ngaphandle kwengonyama yomunye ubomvu,
Futhi yilo iqiniso eliyiqiniso.

Ithimba eligcwele igolide noma eligcwele obomvu,
Ibhubesi, inkosi yami,

Futhi amami asinde futhi abukhali
Lokho kukhishwe futhi kude kungokwakho. "

***

Ngakho wakhuluma, wakhuluma kanjalo,
Umholi ka-Isitha,

Kodwa izimvula zikhala endaweni yakhe,
Futhi akekho ozwayo.

Yebo, izimvula zikhala endaweni yakhe,
Futhi akekho umphefumulo ongawuzwa. »
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Jose-Christ

Message par Jose-Christ »

[center]Kassi et Kaloo

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[justify]Kassi et Kaloo est un conte traditionnel très populaire au Makengo. Il raconte l'histoire de deux chevaux amis qui se font la guerre, oubliant leurs liens d'antan. Cette histoire d'amitié a aussi un écho plus grand quand l'on considère que les chevaux ici mis en scène représentent les différentes ethnies makengaises, qui se sont longtemps opposées et battues, notamment sous l'instrumentalisation de puissances étrangères comme la Santogne (représentées ici par les deux rois), empêchant les makengais d'avancer vers la voie de l'unité. Cette histoire a donc notamment connue un franc succès dans les années précédents et suivants l'indépendance, et est encore souvent utilisée pour rappeler la nécessaire unité ethnique makengaise pour assurer la paix et la prospérité au Makengo.[/justify]

[quote=][justify]Il faisait très chaud ce jour là, mais la brise légère, tel un éventail, caressait les contrées de notre terre algarbienne.
Dans la savane boisée, le soleil s'était levé et colorait les magnifiques paysages des alentours du royaume de Babankogi Baki.
A Babankogi Baki régnait un roi du nom de Kassongo Bisso na Bisso, ce qui signifiait « qui aime à faire travailler les autres ». Le roi avait la réputation d'être impitoyable à l'égard de son peuple. Il ne manquait aucune occasion de le prouver. Une fois intronisé, il s'arma d'une cavalerie dont la puissance était redoutée au-delà même des frontières royales.

Kassongo avait pour seule passion les chevaux. Il n'avait d'yeux que pour eux. Il aimait contempler ces créatures au galop fascinant et surtout il aimait les collectionner. Il était prêt à aller jusqu'au bout du monde pour y chercher des joyaux rares. Un jour, il entendit parler d'une écurie située dans le royaume de Ndjomgou. Chaque année, Balo Fodé, son roi, voyait naître des animaux d'une beauté incomparable. Cette année-là, deux poulains à la robe particulièrement noble y virent vu le jour. L'un était noir comme du poivre, Kassi, et l'autre blanc comme du sel, Kaloo. Les deux avaient grandi ensemble et étaient même devenus « les inséparables ».

Depuis qu’il avait appris l’existence de ces deux purs sangs, Kassongo ne dormait plus : voulait s'offrir Kassi et Kaloo. Un jour il appela ses gardes : « Scellez mon cheval. Il faut que je parle à Balo Fodé au plus vite ! Il me faut absolument ces deux perles rares. Balo Fodé DOIT me les donner ! Dépêchez-vous ! »
« Oui votre Majesté…Tout de suite votre Majesté ! », répondirent les gardes.
Mais Balo Fodé avait du mal à se séparer de ses deux magnifiques chevaux. Néanmoins, après maintes discussions, il vendit à Kassongo, non sans regrets et au prix fort, Kaloo, le cheval blanc. Une fois le cheval blanc acquis, Kassongo continua de convoiter Kassi, le cheval noir. Mais Balo Fodé fut intraitable, ce qui ne plut guère à Kassongo. Blessé dans son orgueil, Kassongo déclara la guerre à Balo.

L'attaque de Kassongo avait visiblement été minutieusement préparée. Kaloo, son cheval de bataille préféré, avait été soigneusement harnaché et lui même, le roi-guerrier, était entouré de soldats armés jusqu'aux dents. Balo Fodé, quant à lui, juché sur Kassi, son cheval fétiche, galopa en direction des assaillants. Bientôt, les deux camps se firent face. Le combat allait se dérouler sur une plaine recouverte d'herbes poussant en touffes irrégulières. L'air s'était comme figé. Et soudain la bataille éclata sans crier gare. Ce fut une bataille sans merci. Kassongo, monté sur Kaloo et entouré de sa cavalerie, galopa droit sur le camp adverse mené par Balo Fodé qui chevauchait Kassi. Les armes des deux armées se heurtaient de toutes parts tandis que d’innombrables flèches empoisonnées et bardées de gris-gris volaient dans les airs ; le tout dans des hennissements et des cris assourdissants. La lutte menaçait de s'éterniser en dépit des innombrables morts de part et d'autre.

Après plusieurs jours de combat, le roi Kassongo, chevauchant toujours Kaloo, apostropha son ennemi en selle sur Kassi : « Balo Fodé ! Si tu ne me laisses pas ton cheval, alors je te prendrai ta vie. Comment oses-tu me défiez, moi le roi de Babankogi Baki ? »
A ce moment-là, Kassi et Kaloo se retrouvèrent face à face. Leurs regards étaient pleins de dédain comme s'ils se détestaient depuis toujours. Ils n'avaient plus le souvenir d'être nés dans la même écurie et d'avoir grandi ensemble. Ils étaient aveuglés par l’esprit borné de leur maîtres et ne pensaient plus par eux-mêmes. Ils commencèrent à se renifler l’un l'autre, puis leurs narines se dilatèrent et écumèrent de haine. Ils tournèrent en rond, se bousculant, quand soudain, ils se mirent à se battre comme des ennemis jurés.
Leurs sabots fendaient l’air en tous sens. Aucun des deux rois ne put garder l’équilibre et ils furent projetés par leurs montures sur le sol boueux du champ de bataille. Mais Kaloo et Kassi continuaient à se battre. Ils saignaient de partout. Cependant, aucun des deux ne voulait céder. Ils observèrent une interruption qui ne fut que de courte durée. Et Lorsque le combat entre les deux reprit, ce fut de plus belle. Si seulement ils pouvaient se souvenir d'avoir passé leur enfance dans une même écurie et d'avoir eu l'habitude de s'évader ensemble dans la nature ! Cependant, rien ne pouvait les arrêter. Ils se remirent à se battre, aveuglés par la rage et la haine, jusqu'à tomber tous deux à terre de tout leur poids comme deux baobabs abattus à coups de hache.

Et les voilà, immobiles, couchés l'un à coté de l'autre épuisés comme si leur vie jusqu'alors n'avait jamais été que combats et guerres.
Au petit matin, alors qu'ils dormaient encore, vint à passer par là un oiseau, un petit tisserin. Il se posa sur un baobab pour voir de plus près ce qui, des airs, ne lui inspirait que désarroi. Les dégâts étaient nombreux, les cadavres des cavaliers et de leurs chevaux jonchaient la plaine au sol plein de sang et de flèches. Les mouches étaient déjà au rendez-vous, et les hyènes furent bientôt attirées par l'odeur fétide des corps déchiquetés. Quelques aigrettes accoururent, venues avec des ibis pour dévorer les insectes et happer les mouches agglutinées sur les plaies béantes des chevaux. Pour s'enquérir des raisons de ce carnage, le tisserin réveilla les deux compères : « Eh bien, les amis, il est temps de se réveiller… Dites-moi, qu’est-ce qui s’est passée ici, c’est quoi la raison de ce carnage ? »
« Nos maîtres se sont fait la guerre, et nous les avons suivis. », répondirent Kassi et Kaloo d’une même voix.
« Attendez là! En quoi la guerre des êtres humains vous concerne-telle ? Leur guerre, qu'ils la fassent tout seuls, s'ils ne sont pas assez intelligents pour profiter de la vie ! Vous n’avez rien de mieux à faire que de vous battre ? », repris le tisserin.
« Ce que tu dis est vrai. Mais nous ne sommes que les exécutants de nos maîtres ! Notre parole n'a jamais compté. », dit Kaloo.
« Quelle folie ! Vous êtes tous pareils ! Est-ce que vous sauteriez dans une mare infestée de crocodile juste parce que votre maître vous l’ordonne ? N’avez-vous pas de propre cervelle ? Même s’ils sont vos maîtres, cela ne veut pas dire que vous devez suivre leurs ordres aveuglément ! C’est une honte parce que, en plus, vous deux, vous êtes si beaux… et puis vous pourriez êtres amis ! », lui répondit le tisserin.
A ces mots, les deux chevaux se regardent et chacun baisse la tête, honteux de voir les blessures qu’il a infligé l'autre. Après s’être longtemps scrutés d'un regard plein de regret, Kassi de rompre le silence : « Ne t'appelles-tu pas Kaloo ? »
« Et toi ? Ne serais-tu pas Kassi ? »
Finalement, ils s'étaient reconnus. Alors, ils frottèrent leurs têtes l'une contre l'autre. A les voir ainsi, on n'avait aucun mal à imaginer leur douleur. Ils ne s'étaient pas vus depuis fort longtemps.

Le tisserin aussi était soulagé te se dit à lui-même : « Ah, ça marche ! Eh bien, il n'a pas fallu grand-chose ! Peut-être devrais-je désormais m’employer à ouvrir les yeux des aveuglés. Certaines créatures semblent voire difficilement la vérité même lorsqu’ils la regardent en face ! Ce serait un bon métier et sûrement plus intéressant que vendre des vers au marché… »
Il s’adressa aux chevaux : « Et vous vous connaissiez en plus ! Je dois partir, mon travail m’attend. Je vous souhaite longue vie ! »
Après le départ du tisserin, Kassi repris la parole : « Kaloo, nous avons été si naïfs et aveugles. A y réfléchir, nous n'aurions jamais dû nous mêler à ce conflit. Il n’y a rien de pire que la guerre. Regarde dans quel état nous sommes maintenant ! »
« Kassi, partons de là. Désormais, on ne se quittera plus jamais. », répondit Kaloo.
C'est ainsi que Kassi et Kaloo partirent côte à côte, semblant être désormais unis pour le restant de leur vie. Et s'ils ne sont pas morts, c'est qu'ils vivent encore aujourd'hui.


HRP : Conte africain repris, et légèrement modifié pour coller au contexte makengais.[/justify]

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Jose-Christ

Message par Jose-Christ »

[center]Le Parc national d'Idobere[/center]


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[center][img]https://i.imgur.com/Ax03BWB.jpg[/img][/center]



[justify]Le Parc National d’Idobere est situé [url=https://image.noelshack.com/fichiers/2019/23/4/1559852173-parc-d-idobere.png]au nord de la République démocratique du Makengo[/url], dans les régions du Tuddaï et du Haut-Ugwu, en bordure des frontières. Il couvre une superficie de plus de 700 000 ha et est allongé sur une distance de près de 300 km. Il est le premier Parc National makengais créé dans les années 1930 par le Roi Ugolin II de Santogne.

Le Parc National d’Idobere présente une richesse floristique et faunistique remarquable due à sa grande diversité des habitats naturels ainsi qu’à sa position géographique. Cette diversité d’habitats couvre une altitude allant de 600m à plus de 2000 m dans la chaîne des Tanaiko.
Il est l’un des Parcs les plus importants en Algarbe de par sa diversité en espèces fauniques et floristiques. Cette riche biodiversité s’accompagne d’un grand taux d’endémisme. On y compte près de 200 espèces de mammifères dont une vingtaine endémique, plus de 800 espèces d’oiseaux, une centaine de reptiles, une cinquantaine d’espèces d’amphibiens, 20 espèces de papillon endémiques, et plus de 2 000 plantes dont 250 espèces endémiques.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/7KIAUM0.jpg[/img][/center]


[justify]Créé initialement pour la conservation des Gorilles de Montagne, il compte d’autres grands animaux d’importance internationale comme l’éléphant, le chimpanzé, ou l’hippopotame.
Le Parc National d’Idobere constitue actuellement un îlot de nature vierge, et cela en fait un des plus beaux et extraordinaire parc d’Algarbe.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/wGcI5en.jpg[/img][/center]
Jose-Christ

Message par Jose-Christ »

[center]Paysage politique makengais[/center]


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[center][img]https://i.imgur.com/VIMKj1l.jpg[/img][/center]



[justify]La politique au Makengo est marquée par une énorme diversité des groupes et partis politiques. L’idée même de « parti » au sens dytolien, comme rassemblement d’hommes et de femmes partageant les même opinions et idées avec un programme et un projet politique commun est longtemps resté très éloignée de la conception du politique par les makengais. Au Makengo, le rassemblement se fait d’abord, et dans la majorité des cas, autour d’une personnalité, d’un leader. Autour de lui s’agglutine des soutiens, d’abords souvent ethniques, et ce « clan » se structure par la suite autour d’un fil directeur d’idée. Cependant, les membres d’un même « parti » pourrons avoir des idées et positionnements politiques extrêmement variables dans le temps et selon les régions. Cependant, avec le temps, la conception tend à se rapprocher de la conception de la politique dytolienne, et des partis nationaux se structurent plus durablement dans le temps.

La politique actuelle makengaise est marquée par un multipartisme exacerbé (on recense plus de 500 formations politiques sur l’ensemble du territoire makengais, bien que la majorité d’entre elles soient très locales). Dans les premiers temps de l’indépendance, le pays était structuré autour de partis uniques, mais le multipartisme est aujourd’hui rentré dans les mœurs makengaises. Cependant, depuis ‘l’accession au pouvoir de Youssouf Botamba en 2008, l’opposition est réduite à un simple rôle cosmétique, n’ayant aucune réelle chance de l’emporter dans des élections (nationales ou locales importantes).

Ces partis se différencient principalement sur leur positionnement vis-à-vis de l’organisation politique de l’Etat, au-delà des idéologies et projets économiques et sociaux, opposant Unionistes et Fédéralistes (avec des nuances entre ces deux extrêmes).
On peut distinguer dans cette multiplication de formations politiques quelques-unes réussissant à rassembler dans l’ensemble du pays :
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  • Parti Communiste Révolutionnaire Makengais (PCRM)
    Fondé dès l’indépendance en 1963, le PCRM a longtemps été un parti majeur au Makengo, sans pour autant jamais parvenir au pouvoir. Interdit de nombreuses années mais subsistant dans la clandestinité, il est aujourd’hui réduit aux seconds rôles dans le paysage politique national.
    • Principale figure actuelle : Jacques-Désiré Tshimembala
    • Positionnement politique : Extrême gauche
    • Idéologie principale : Communisme, Anti-libéralisme, Sécularisme, Nationalisation des ressources minières et agricoles et des domaines stratégiques
    • Positionnement sur l’organisation de l’Etat : Etat central fort, Unionisme
  • Parti des Ecologistes Makengais (PEC)
    Jeune formation, le PEC est surtout représenté dans les populations aisées non-dirigeantes. La prise en compte de l’urgence écologique, et la volonté de protection du patrimoine naturel exceptionnel du Makengo sont des phénomènes récents dans le pays.
    • Principale figure actuelle : Pierrick Niang
    • Positionnement politique : Gauche écologiste
    • Idéologie principale : Ecologisme, Socialisme, Interventionnisme économique
    • Positionnement sur l’organisation de l’Etat : République parlementaire, Décentralisation (tendances fédéralistes)
  • Mouvement Socialiste pour le Renouveau et le Changement (MSCR)
    Le MSRC est le principal parti d’opposition, créé il y a une trentaine d’année. Il regroupe principalement des anciennes figures politiques makengaises, aux pouvoirs avant les troubles ethniques ayant mené Y. Botamba au pouvoir en 2008. Ils défendent principalement une réforme institutionnelle, voulant redonner plus de pouvoirs au Sénat tout en conservant l’unité nationale.
    • Principale figure actuelle : Félix Kompaoré
    • Positionnement politique : Gauche
    • Idéologie principale : Socialisme, Lutte contre la corruption et démocratisme, Nationalisation des certains domaines stratégiques
    • Positionnement sur l’organisation de l’Etat : Pouvoir présidentiels réduits, Sénat fort, Unionisme
  • Union Makengaise pour la Démocratie (UMD)
    L’UMD est le parti présidentiel formé autour de Youssouf Botamba. L’idéologie principale des membres de ce parti est donc « suivre le leader Botamba ». Ils sont ainsi partisans d’un pouvoir présidentiel fort.
    • Principale figure actuelle : Youssouf Botamba
    • Positionnement politique : Centre-droit libéral
    • Idéologie principale : Libéralisme économique, Laïcisme, Conservatisme sociétal
    • Positionnement sur l’organisation de l’Etat : Pouvoirs présidentiels forts, Unionisme
  • Union des Libéraux-Démocrates (ULD)
    L’ULD est assez proche de l’idéologie de l’UMD, à la différence près qu’ils défendent une certaine décentralisation du pouvoir et des administrations. Ce parti a une histoire assez ancienne, mais n’existe sous ce nom que depuis une dizaine d’année seulement.
    • Principale figure actuelle : Patrice Ngomba
    • Positionnement politique : Droite libérale
    • Idéologie principale : Libéralisme économique, Démocratie chrétienne, Conservatisme sociétal
    • Positionnement sur l’organisation de l’Etat : Pouvoirs présidentiels forts, Décentralisation, Unionisme
  • Mouvement Fédéraliste Makengais (MFM)
    Le FMF est né d’une coalition d’une multitude de partis régionaux et ethniques luttant pour un état Fédéral. Les partisans du FMF souhaitent, au contraire du pouvoir en place, remettre les ethnies au cœur du fonctionnement politique makengais, en donnant une large autonomie aux régions avec un gouvernement fédéral restreint. Ces membres sont donc très divers dans le positionnement idéologique et politiques.
    • Principale figure actuelle : Pape Faty-Gouano
    • Positionnement politique : Divers
    • Idéologie principale : Egalité ethnique et autonomismes régionaux
    • Positionnement sur l’organisation de l’Etat : Fédéralisme, Nationalismes régionaux
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Jose-Christ

Message par Jose-Christ »

[center]Production, trafic et consommation de cannabis au Makengo[/center]


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[center][img]https://i.imgur.com/SecAMyI.png[/img][/center]



[justify]La République Démocratique du Makengo est le premier pays d’Algarbe par la taille et par la population. Malgré les énormes richesses minérales du pays, l’instabilité et l’absence d’infrastructures ont longtemps orienté l’économie vers les produits agricoles et vers les marchandises illicites, qui peuvent être produites, transformées et transportées rapidement et facilement, sans avoir besoin des infrastructures indispensables.

Le cannabis est cultivé dans tout le pays, avec des productions concentrées dans les provinces d’Ugwu, d’Edunvile et du Makengo Central. Il n’existe aucune statistique sur les surfaces cultivées ou les rendements du cannabis, et la seule information disponible sur les saisies provient souvent d’autres pays où des citoyens makengais sont régulièrement interpellés alors qu’ils tentent de faire de la contrebande de cannabis et d’autres drogues. Les estimations varient entre 2 000 et 8 000 ha consacrés à la culture du cannabis. La plupart de ces parcelles sont de petites tailles (300 m² environ). La plante y est cultivée avec du maïs ou du manioc. Les fermiers vendent leur production à des grossistes qui centralisent les quantités récoltées pour alimenter le trafic. Il y a un important trafic de cannabis et d’autres drogues vers les pays voisins et vers divers pays dytoliens.

Le Makengo est réputé pour l’excellente qualité du cannabis qui y est produit. Chaque année entre 10 et 20 tonnes de cannabis sont saisies, mais le peu de moyen alloués à la lutte anti-drogue laisse penser que la production est en réalité bien plus importante, et que ces saisies ne sont que la partie émergée de l’iceberg. La production et le trafic de cannabis ont toujours constitué une source de financement importante pour les mouvements de rébellions régionaux.

Les taux de consommation de cannabis sont relativement élevés. Les autorités pensent que ce taux a régulièrement progressé au cours des dernières années, toutefois il n’existe pas de statistiques à jour sur l’abus de drogue. L’utilisation même du cannabis n’est pas largement considérée comme assez dangereuse ou inacceptable pour nécessiter un effort immédiat. Bon nombre des habitants makengais consomment du cannabis à des fins récréatives et médicales, conformément à une coutume régionale vieille de plusieurs siècles. Malheureusement, il est impossible d’obtenir un état actualisé de la situation, en raison des conflits en cours et de l’instabilité.

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Jose-Christ

Message par Jose-Christ »

[center]L'alimentation au Makengo

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[justify]La cuisine makengaise est, fidèle à la réputation makebgaise, pleine de surprises, variée et originale. Les makengais ne font en général (par tradition et par manque de moyen) qu’un repas par jour, sur les coups de 17h. Les petits déjeuners sont ainsi bien souvent copieux et sucrés pour tenir la journée. La cuisine est généralement réservée aux femmes, et (or des grandes agglomérations), on cuisine principalement dehors. Une bonne femme makengaise cuisine parfaitement (ou du moins assez bien pour retenir son homme à la maison). Les aliments sont mijotés longuement, frits ou cuits sur une sorte de brasero à même le sol. En ville ou en campagne, les repas sont partagés par un grand nombre, dans la rue, et finissent souvent en fête improvisée.

La cuisine makengaise est variée, surtout entre chaque région, mais se caractérises par trois éléments principaux :
  • Les sauces ont les mêmes bases de tomates, arachides ou noix.
  • La cuisine est très épicée, relevée avec de nombreux piments (dont la fameux pili-pili).
  • Les plats, assez peu carnés (en raison des difficultés économiques) est accompagnée de féculents (riz, manioc, igname ou bananes plantain, ou avec les célèbres feuilles de manioc) ainsi que de nombreux légumes (variable selon les régions).
Au Makengo, tout se mange, tant qu’on est curieux. La survie quotidienne et les difficultés d’approvisionnement ont ancré dans la culture et les mentalités une ouverture d’esprit culinaire : insectes, reptiles, singes, tortues, rats, crocodiles, tout se cuisine. Si la cuisine est assez mijotée et assaisonnée, les plus fins palets n’y feront même plus attention.


[center][img]https://i.imgur.com/V362n78.jpg[/img]
Le Saka-Saka, plat national.[/center]

Le plat national est le Saka-Saka, concocté à base de feuilles de manioc, de poisson fumé et de beurre d’arachide. Véritable base de l’alimentation, il se consomme selon de nombreuses variantes dans tout le pays.



[center][img]https://i.imgur.com/VIjOd3p.jpg[/img]
Le poulet Mwamba, aussi appelé Poulet Moambé.[/center]

Principal plat à base de viande, le poulet mwamba est un incontournable. Le poulet est cuit dans une sauce épaisse à base de noix de palme, agrémenté d’oignons, d’ail, de tomates et de piment.



[center][img]https://i.imgur.com/ftMNFKw.jpg[/img]
Le poulet aux arachides.[/center]

Le poulet se consomme aussi largement avec une sauce à base d’arachide. Grillées, pilées et transformées en pâte diluée dans l’eau, elles viennent parfumer le poulet lors de la cuisson.



[center][img]https://i.imgur.com/Of6bnYh.jpg[/img]
Le Madesu, « plat du pauvre ».[/center]

Le Madesu est souvent appelé « plat du pauvre ». Il s’agit d’haricots cuits à l’eau et frits dans de l’huile de palme ou d'arachide avec de la sauce tomate (ou sans pour les plus démunis). Lors des repars de fête, on y ajoute parfois de la viande ou du poisson cuits à la vapeur avec du riz et du manioc.



[center][img]https://i.imgur.com/9CMHRUa.jpg[/img]
Le Fumbwa.[/center]

Le fumbwa est aussi un plat populaire et peu coûteux. Ces feuilles hachées à la main puis séchées au soleil sont conservées et mangées avec de nombreux accompagnements différents (poisson, féculents, etc.).



[center][img]https://i.imgur.com/P99zTHi.jpg[/img]
Le Liboké, méthode de cuisson traditionnelle.[/center]

Plus qu’un plat à proprement parler, le liboké est une méthode de cuisson traditionnelle. Comparable à la papillote dytolienne, il s’agit de faire cuire à l’étouffer poulet, poisson ou légumes dans des feuilles sauvages.

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Jose-Christ

Message par Jose-Christ »

[center]La Basilique du Christ-Roi de Lunda

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[center][img]https://i.imgur.com/nOlZAvn.jpg[/img][/center]


[justify]La Basilique du Christ-Roi de Lunda est l’un des édifices de la chrétienté les plus grand au monde, et sans doute le plus grand d’Algarbe. Volonté de Samuel Kilama, président de la République Démocratique du Makengo de 1970 à 1997, elle fut achevée et inaugurée en 1993 par le Pape, après une construction de plus de quatre ans.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/Po6mJla.jpg[/img][/center]


[justify]Elle s’étend sur une surface de plus de 130 hectares, et peut accueillir plus de 18 000 fidèles sous sa coupole de 160 mètres de haut. La coupole est d’ailleurs surmontée d’une croix en or massif, réplique quasi identique de celle de la basilique Saint-Pierre de l’État pontifical.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/vlT8qfZ.jpg[/img][/center]


[justify]Depuis son ouverture, elle accueille chaque année des milliers de touristes et pèlerins. Les chrétiens makengais y honorent le Dieu tout puissant et le Christ-Roi, notamment pour les grandes messes de Noël. Son caractère majestueux, l’harmonie architecturale, la tranquillité des jardins et l’ensemble exceptionnel de vitraux y renforcent le sentiment de sérénité de ce lieu saint.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/GRh6oMU.jpg[/img][/center]


[justify]La basilique du Christ-Roi est unique en son genre en Algarbe, et jouit d’une renommée dépassant les frontières du continent. Important pour les makengais (très croyants), elle représente à la fois la foi makengaise, son histoire (héritée de la colonisation santognaise, symbole de l’indépendance et du savoir-faire makengais, et symbole malgré elle de la dictature de Samuel Kilama) et est une prouesse architecturale de par son immensité et son harmonie.[/justify]
Jose-Christ

Message par Jose-Christ »

[center]Le site archéologique d’Imidwebo

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[center][img]https://i.imgur.com/biG4jNF.jpg[/img][/center]


[justify]Les collines d’Imidwebo, situées au cœur du massif des Tanaiko dans le nord du Makengo, forment un site antique unique en leur genre. On y retrouve une concentration d’art rupestre impressionnante (plus de 4 500 peintures rupestres datant de plus de 2 000 ans sur une surface d’à peine 10 km²). Ces peintures sont réalisées à l’ocre rouge et ont résisté au temps grâce à la faible densité de population locale. Les habitants de sa région considèrent encore aujourd’hui ce lieu comme un lieu mystique, emplit d’esprits ancestraux, et certains y pratiquent encore des cultes animistes et traditionnels.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/CsUkZG1.jpg[/img][/center]


[center][img]https://i.imgur.com/I3JNjF0.jpg[/img][/center]


[justify]Le sites est particulièrement bien conservé (bien que les peintures aient subits les affres du temps et de l’érosion), et l’intérêt historique et archéologique du lieu se combine à une nature sauvage et magistrale, au cœur d’une des régions les plus reculées du Makengo.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/oAruS6C.jpg[/img] [img]https://i.imgur.com/kYm8iq3.jpg[/img][/center]
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