Lettres deseranes

Steve

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[center]Lettres deseranes
La saveur un mot à la fois

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On dit merci à Alwine, pour l'idée. Et aussi, parce que je l'aime.[/center]

Quotidiennement, des milliers de lettres circulent au Deseret. Qu'elles soient sous la forme papier ou en courriels, ces mots viennent et repartent après avoir fait leur effet. La saveur d'une nation se goûte à son peuple, ses idées, ses combats, ses valeurs. Une saveur, un mot à la fois, formant l'âme d'une jeune nation aux blessures plus vieilles que les arbres, plus jeunes que les montagnes.

Il ne serait explicable que ce contenu soit utilisable, pour une raison ou pour une autre, et son unique objectif est d'apporter au Deseret un regard nouveau sur un quotidien parfois plus ordinaire qu'à son tour.
Steve

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    • Cher Edward,

      Voilà déjà quelques ans que je ne t'ai guère donné signe de vie. Ne m'en veux pas, je ne pouvais te faire face alors que, quotidiennement, je devais le faire avec mon propre reflet dans la glace. J'ai mal, terriblement mal, et je sais qu'aucune blessure ne saura surclasser celle que tu as eu lorsqu'en quelques jours, tu as perdu tes deux enfants que tu aimais le plus au monde et ton épouse. La terrible déchirure qui doit être omniprésente dans ton cœur m'affecte au plus haut point. Je ne saurais utiliser les bons mots pour te dire à quel point je m'en veux, à quel point le ciel au-dessus de mon âme est nuageux et ténébreux. Ces neuf dernières années, j'ai tenté de fuir la vie qui s'était acharnée sur notre famille, une vie de malheurs et de catastrophes, une vie où la mort n'a jamais été aussi encadrée que dans le portrait de notre famille jadis unie.

      La fatalité a frappé ce que nous avions de plus précieux. Ma vie, la tienne, la nôtre. Tout s'est envolé lors de cette pluvieuse soirée où un chauffard a fauché nos deux fillettes adorées. Je n'ai jamais été en mesure de pardonner à Dieu cette injustice. Pourquoi elles? Pourquoi nous? À écrire ces mots, la douleur me heurte comme une vulgaire rivière qui fracasse les rochers de l'amertume. En ces lignes, je n'implore guère ton pardon, ni ta pitié. Je n'implore rien que le Seigneur ne saurait me donner de son côté. Je ne mérite ni complaisance, ni attendrissement. J'ai fuis sous la colère, la tristesse immense et la honte. La honte d'être celle qui avait laissé ses deux enfants jouer trente minutes de plus sous la pluie. Ces morts, j'en suis responsable. Ces morts, elles auraient dû être évitées. J'aurais dû mourir à leur place, Edward. J'aurais dû. Je n'implore guère ton pardon, je ne le mérite pas. Si je t'écris ces mots, c'est qu'il est temps pour moi de clore ce chapitre qui m'a tant fait mal. J'espère qu'aujourd'hui, tu es heureux. J'espère que la vie fut davantage clémente à ton encontre. Tu ne méritais point cette succession de malheurs.

      Ici, la vie n'est pas sous le soleil radieux dont je m'attendais. Dans cette région des États-Fédérés d'Olgarie, rien n'est plus sûr. C'est ce que je mérite, après tout, me diras-tu. L'instabilité est telle que j'ai perdu la moitié de mes revenus. Par ici, on parle déjà de s'associer au Deseret. Ça ne m'enchante guère. J'aurais cette triste impression de revenir en arrière. Cette impression de voir le passer courir après moi, estropiée, pétrifiée, paralysée par la peur d'avoir créé tant de tristesse pour finalement si peu.

      J'espère que tu recevras cette lettre. J'espère que notre blessure commune n'est plus aussi présente de ton côté. Je t'annonce aussi par le fait-même que je compte enclencher officiellement les procédures du divorce. Histoire que tu puisses vivre ta vie de ton côté, que tu puisses à nouveau goûter au bonheur sans être piégé dans ce mariage. Je sais que tu avais entamé ces procédures il y a quelques années. On m'avait fait parvenir les documents, mais je n'étais pas prête.

      Maintenant, je le suis.

      Elena.
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Steve

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    • Bien le bonsoir, monsieur McLaughlin,

      J'ai bien reçu votre courriel, avant-hier, mais il m'était dans l'impossibilité d'y faire suite rapidement. Je comprends votre actuelle réticence quant à l'annonce de monsieur Karl Schoonover concernant la possibilité d'une privatisation de notre système de santé s'il venait à accéder au pouvoir en octobre prochain. Il s'agit d'une crainte palpable que je partage également, ainsi que l'ensemble du personnel de mon établissement. C'est pourquoi je vous remercie pour votre courriel appuyant notre établissement ainsi que vos questions concernant l'avenir de la Clinique hospitalière Daniel Hughes. Vous n'êtes pas sans savoir qu'à l'heure actuelle, vingt-et-une des trente-trois cliniques hospitalières sont sous le système de santé privé. Malgré ce qu'en diront la plupart des politiciens et des médias, notre système fonctionne et notre clinique sait se débrouiller avec le peu qu'on lui donne. Une situation qui perdure depuis près de trente ans, mais les choses viennent à s'améliorer depuis que le gouvernement du Deseret a commencé à investir massivement dans la santé. Les choses peuvent-elles être meilleures? Bien sûr, ne nous voilons pas la face. Le principal problème de notre système de santé, c'est son manque de financement. Les gens du milieu comprennent que la situation économique n'était pas favorable à une amélioration du système, et ils comprennent aussi que les temps seront de moins en moins difficile avec le contexte économique qui devient de plus en plus intéressant.

      Concernant votre question sur les dangers de cette privatisation, je ne peux qu'être d'accord avec les éléments que vous avez cité plus bas dans votre courriel. J'ai une profonde et personnelle crainte quant au financement privé de notre clinique hospitalière. Si le rendement devient la marque de commerce de cette clinique, j'ai peur que la santé de nos clients en subisse les conséquences. Je suis d'ailleurs disposé à me tenir à vos côtés afin que l'Union deserane recule une fois de plus sur cette dangereuse problème, mais comme vous l'avez soutenu : elle peut revenir à tout moment sur ses positions. C'est d'ailleurs cette instabilité vis-à-vis notre système de santé qui me fait douter de sa réelle compétence en la matière. Je dirige cette clinique depuis 2023. J'ai donc connu monsieur Schoonover à titre de ministre de la Santé et des services sociaux, et ce qui nous attend s'il est porté au pouvoir sera tragique. Autant pour nos établissements que pour les Deserans les moins nantis.

      Par conséquent, je vous demande de me laisser quelques jours afin de mobiliser quelques amis et collègues. Si front commun il doit y avoir, il serait primordial que de nombreux collègues se joignent à vous, à nous, pour afficher nos couleurs.

      Je partage votre opinion : nous pouvons avoir du poids. Certes, les démocrates ne sont pas la solution ultime à notre système de santé malade, mais nous avons besoin d'un financement fortement bonifié pour améliorer nos services. Et ils sont les seuls, éligibles à gouverner, qui nous offrira une substantielle augmentation du budget.

      Ainsi donc, veuillez me laisser quelques jours, voire quelques semaines, et je reviendrai à vous.

      Avec mon entière collaboration,
      Dr. David N. Henry
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Steve

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                    • Maman,

                      Je ne sais pas par où commencer ce email. Tu avais tant de choses à me raconter, tant de questions à me poser. Ne t'en fais pas, je vais bien. Bryan et les filles aussi, ils vont bien. C'est difficile pour nous, tu t'en douteras, les temps sont difficiles, mais nous tenons le coup. Oh! je mentirais de dire que nous tenons le coup grâce à moi. J'ai dû arrêter mon emploi : nous ne pouvions plus laisser les filles sous la garde des programmes sociaux : tout est en train d'être coupé, par ici. Bryan m'a demandé de rester à la maison : les filles ne vont plus à l'école : la leur a fermé, et celles de la région également. Je dois leur faire la scolarité à la maison, mais sois sans crainte, c'est comme ça chez beaucoup de foyers dans la région. Ce que vous entendez aux informations de 18h, au sud de la frontière, c'est si romancée. Si près de la vérité, mais si loin de l'impact quotidien. Bryan a quelques connexions au gouvernement de l'État de Sumter : tu le sais bien, il est adjoint parlementaire. Paraît-il que les choses se passent plutôt bien. C'est étrange, quand on voit les ravages qui commencent à ravager bien des aspects de notre vie quotidienne. Ce n'est pas la mort, bien sûr, mais ça détruit le moral. Et le moral, peu en ont à revendre ces temps-ci.

                      J'ignore encore ce que nous ferons dans les prochains mois. Ici, les rumeurs de référendums sécessionnistes sont de plus en plus présent. Paraît-il que ça pourrait se faire d'ici février. Tu y crois, maman? Février! Le projet demeure encore flou, mais Bryan a confiance en eux. Tous les États fédérés songent à se mobiliser pour faire leur référendum le même jour... J'imagine même pas l'angoisse que ce jour va créer dans nos coeurs. La journée risque d'être décrétée fériées par les gouvernements étatiques. Le pouvoir central, lui, ne semble pas broncher. Hier soir, à la télévision, le président Arnold a discuté des problématiques qui sévissent actuellement. Selon lui, tout est dans notre imagination... J'étais fâchée, tu comprendras!

                      M'enfin, j'ai dis à Bryan que si les choses ne bougeaient pas rapidement, je prenais les filles et je revenais au Deseret. Ça ne peut pas durer. Je ne peux plus m'imaginer vivre ici, quotidiennement dans l'incertitude, à voir sur ma rue des maisons mises en vente à tous les jours. J'ai perdu mes amies, j'ai perdu beaucoup de gens que j'aimais profondément. Maman, c'est difficile. Très difficile.

                      Dis, me rendrais-tu une faveur, chère maman que j'aime? Demande à Hans s'il ne pourrait pas préparer le terrain... Au cas où.

                      Je t'aime, maman.

                      Réponds-moi vite, tu me manques.

                      Ta fille
Steve

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                    • S,

                      Le virement a été fait tel que convenu lors de notre dernier échange. Il serait fort bien intéressant, somme toute, que nous puissions nous rencontrer à nouveau afin d'élaborer la stratégie à venir pour Dawson et Lancaster. Il m'a semblé relativement inopportun d'ouvrir la porte à une autre région. Vous comprendrez, certaines sont acquises et d'autres instables. Semblerait-il, d'ailleurs, à ce sujet, qu'il pourrait y avoir une problématique au niveau de la structure mise en place.

                      D'autant plus que celle-ci est désormais compromise par le détachement de l'anneau central. Pourriez-vous y remédier au plus vite? Cette épée de Damoclès est dangereuse et qu'à quelques millimètres de nous tuer.

                      J'attends de vos nouvelles, et faites attention : le désert est glissant aux chameaux mal chaussés.

                      F.
Steve

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                    • Papa

                      J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, le soir précédent ma première nuit. Je ne peux imaginer ma vie ces dix prochaines années, à remuer les détails du passé. Je ne saurais percevoir ce que tu éprouves à mon sujet, peut-être bien de la honte, cela ne saurait m'étonner ni me décevoir. Il y a tant de choses que nous ne nous sommes pas dites au courant des dernières années, notamment par cette relation qui n'a jamais été celle qu'on aurait pu s'attendre d'un père et de sa fille. Je tenterai par mes mots d'être concise, comme tu me l'a enseigné, et surtout, je tâcherai de faire court, je doute que cette lettre devienne autre chose qu'un allume-foyer. Je ne saurais t'en tenir rigueur.

                      Au début de ce siècle, tu as accompli l'exploit que tous ceux derrière toi avaient tenté en vain. Tu as libéré les Deserans, dans un pacifisme déconcertant, et tu as ouvert la voie à une Olgarie libre, indépendante et fière de ses origines. Il m'a fallu plusieurs années pour comprendre que ce que tu avais fait était la bonne chose. Que c'était un mal nécessaire pour être prospères, libres, indépendants, souverains et respectés. J'aurai eu la chance de servir le Deseret dans les meilleurs moments de notre Histoire, notamment grâce à toi, et j'ose le croire, un peu grâce à moi, également. Peut-être ne reconnaîtras-tu jamais ce que j'ai apporté à ce pays, mais sache que si tu as apporté la liberté, j'ai apporté la prospérité. À tout jamais, la famille Bates sera la plus grande famille de l'histoire de la République du Deseret. C'est grâce à toi, essentiellement.

                      Jamais je n'ai considéré être une criminelle. J'ai servi le Deseret avec loyauté. J'ai fais ce qui devait être fait pour sauver ton héritage. Puis, il faut bien l'admettre, le mien. Certes, nos couleurs sont différentes, mais nous sommes liés par le sang et cette rage d'aller jusqu'à l'inconcevable pour remporter une bataille. Toi, détruire les États-Fédérés. Moi, mettre au profit de la cause les finances publiques. Aujourd'hui, derrière les barreaux, je réalise de grandes choses. Trop tard, diront certains, dont moi, mais il m'apparaît désormais plus que nécessaire que ces mots résonnent au-delà des frontières de la République que tu as mise sur pied : le Deseret est vivant, le Deseret est prospère. Cette vitalité n'est due qu'à des actions que j'ai mené pour en arriver à un résultat qu'on reconnait sur la scène internationale aujourd'hui : j'avais le courage de m'éloigner des règles pour offrir à ce pays, le nôtre, la place qu'il mérite dans le monde. Si nul n'est prophète en son pays, j'ose rêver que j'en serai l'exception et que je tracerai la voie aux générations futures quant au débat de la position du Deseret dans cette société mondiale en perpétuel mouvement.

                      Père, pardonne-moi. Pardonne-moi de t'avoir déçu, de ne pas avoir été à la hauteur de tes espérances. Tu as été un grand gouverneur, mais un bien petit père. Je crois avoir suivi ton exemple, hélas, et j'espère que tant que tu vivras, tu t'acharneras à faire resplendir le nom de famille Bates aux quatre coins du pays. Cela dit, j'ose également espérer que la vie saura te gratifier pour toutes tes réussites, et qu'elle saura te permettre de traverser vers l'autre monde avant que l'avenir vienne détruire ton âme. Car, ce qui s'en vient, cher papa, saura assurément détruire le peu d'humanité qui reste en toi.

                      Adieu.

                      Margaret
Steve

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                    • Monsieur Robert Jacobs,
                      député de Lethbridge,
                      Gouverneur de la République du Deseret,

                      Il m'apparaît primordial, en premier lieu, de vous offrir mes plus sincères félicitations pour votre victoire du 10 octobre dernier. Au-delà de la partisanerie, le peuple du Deseret a fait un choix que nous nous devons tous, collectivement, de respecter. Néanmoins, il m'apparaît d'autant plus primordial de porter votre regard sur plusieurs éléments de votre programme électoral qu'il serait dangereux de mettre en œuvre, notamment afin de préserver la santé économique de notre République et sa sécurité nationale.

                      Si nous, les membres du caucus unioniste, saluons votre engagement à réitérer l'impossibilité du Deseret à rejoindre l'immorale, l'inintellectuelle et la très chaotique Union panocéanique, il est manifeste que votre intention de ne pas forcer l'Aleka à accepter une entente beaucoup plus structurée que le propose le Traité de Houndstad est une erreur non seulement de jugement, mais fondamentale sur le principe du respect des droits de l'homme et du bien-vivre ensemble. Sur ce point, peut-être nous entendrons-nous sur la nécessité de travailler conjointement, sans partisanerie, sur une solution durable qui saurait plaire à toutes les parties. Nous vous ouvrons la porte à ce sujet, réitérant notre ferme volonté de travailler à vos côtés afin de faire de la République du Deseret la plus glorieuse et prospère république olgarienne. À ce sujet, nous aimerions également vous mettre en garde quant au maintien de l'aide humanitaire de 355 millions de dollars offerts aux entités fédérées des États-Fédérés d'Olgarie, une grave erreur amputant directement les besoins fondamentaux des Deserans présents sur notre propre territoire.

                      S'il y a de nombreux désaccords qui nous séparent, pour ne pas dire des milliers, il est important pour nous de mettre l'accent sur les plus grandes lignes de votre programme qui ne cadrent pas avec la vision unioniste appuyée par près du tiers des Deserans. En Éducation, nous ne pouvons comprendre la pluie de billets verts promise dans des domaines qui, jusqu'ici, n'ont connu aucune contestation ou revendication appuyée. L'augmentation promise de l'aide au transport scolaire est, selon nous, une preuve désolante que les énergies ne sont guère placées là où elles devraient l'être. Nous proposons d'ailleurs un forum sur l'Éducation afin de discuter des grandes lignes de votre programme en matière d'Éducation, notamment au niveau de la diminution impensable du financement des écoles privées, mesure unioniste phare d'un désengorgement du système public et allégement prouvé par de nombreux rapports gouvernementaux du fardeau gouvernemental. Les établissements scolaires privés ayant démontré des statistiques de notes équivalentes au système public, il est fortement conseillé d'encourager ce mélange homogène de la diversité de l'offre scolaire. Nous aimerions également, durant ce forum, discuter de la création de commissions scolaires régionales qui, à notre sens, ne ferait qu'augmenter la bureaucratie au détriment du service direct aux élèves et aux étudiants.

                      L'Union deserane s'est longtemps attaqué à la Régie d'aide aux retraités, fardeau fiscal inutile pour les Deserans. Bien qu'il semble désormais inévitable que ce programme perdurera dans le temps, nous aimerions vous proposer de réduire considérablement votre promesse d'augmenter l'aide mensuelle moyenne de 172$ à 250$ en réfléchissant plutôt à une baisse des taxes sur la consommation afin de réduire le fardeau de tous les Deserans. Nous encourageons, cependant, votre volonté d'augmenter le financement dans la stimulation économique et serions très intéressés à vous accompagner dans ce projet tout en vous incitant à revoir vos positions sur le surfinancement du Fonds d'investissement qui, selon nous, pourrait être aboli en faveur d'un meilleur financement des secteurs du programme de Stimulation économique. Nous serions très intéressés à nous asseoir à la même table que vous pour en discuter plus longuement.

                      Tous en souhaitant vous accompagner dans un plan plus ambitieux concernant le respect des natifs et l'amélioration des relations entre ceux-ci et votre gouvernement, nous aimerions participer à un débat sain sur votre programme en Santé qui nous apparaît non seulement impossible à réaliser, mais qui nous apparaît comme un ténébreux piège qu'il faut à tout prix éviter. En ce sens, nous croyons que la construction de 6 cliniques hospitalières, 10 cliniques médicales et 9 centres de services communautaires et sociaux (CSCS) d'ici 2045, quoiqu'en partenariat public-privé, est un projet fort ambitieux, mais irréalisable. En considérant votre promesse d'augmenter la couverture médicale publique de 3,4 milliards de dollars d'ici 2042 et celles de créer de nombreux programmes coûteux, nous croyons qu'il y aura d'énormes déceptions quant à votre bilan. Afin d'éviter la déception du peuple deseran, nous nous portons volontaire pour construire à vos côtés un plan en Santé tout aussi ambitieux, mais beaucoup moins imposant financièrement.

                      Monsieur le gouverneur, nous aimerions nous asseoir avec vous afin de discuter de votre vision du Deseret de demain, de la nôtre ainsi que des compromis qui pourraient être effectués afin que nous soyons tous sur la même longueur d'onde et que nous marchions tous dans la même direction, côte à côte.

                      Il s'agit, monsieur le gouverneur, de notre façon de participer activement à votre volonté de former un gouvernement de coalition. Il nous apparaît plus important que cette coalition soit davantage que quelques articles médiatiques : une réelle coopération entre toutes les forces politiques majeures du Deseret.

                      Bien à vous,

                      Karl Schoonover,
                      député de Teapa,
                      chef de l'Opposition officielle,
                      chef de l'Union deserane

                      Postscriptum : Dans un soucis de transparence, et afin d'ouvrir la porte à une véritable coalition des forces politiques du Deseret, nous envoyons copie de cette invitation formelle aux différents médias deserans.
Steve

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                    • Bonsoir, Michael,

                      Merci pour ton courriel, je suis très heureuse d'avoir de tes nouvelles. Si je me rappelle bien, la dernière fois que nous avons partagé quelques mots de vive voix, c'était lors de cette rencontre avec la Chambre des commerces de Davenport, il y a trois ou quatre ans. Pardonne moi l'imprécision, les dates me font défaut ces temps-ci, et quand je pense à toutes ces aventures, je ne peux que me réjouir d'avoir encore toute ma tête. Je suis heureuse de savoir que tu es toujours au service de l'ambassade deserane au Shendoake. Ce pays a une place très importante dans mon cœur et dans ma carrière. C'est, pour ainsi dire, là que tout s'est déroulé pour moi. J'espère que l'ambassadeur actuel ne te mène pas trop la vie difficile. Je me rappelle quand je t'ai engagé à mes côtés, tu n'étais qu'un jeune homme tout droit sorti de l'université. Tu mérites tout ce qui t'arrive, et cette fidélité que tu représentes est un honneur tant pour le Shendoake que le Deseret. Assurément, savoir que nos pays peuvent compter sur ce que tu leur apportes, c'est un immense baume sur les craintes que peuvent représenter l'avenir.

                      Tu me pardonneras cependant de ne pas pouvoir t'en dire davantage concernant les questions dans ton courriel : ce serait infirmer ou confirmer les rumeurs, et je ne suis pas très à l'aise avec cette idée de favoriser qui que ce soit dans l'information, malgré le fait que je t'apprécie beaucoup. Je peux néanmoins te confirmer que j'ai discuté avec le gouverneur Jacobs, mais il n'y a rien là d'anormal : j'ai aussi été approché à l'époque tant par la gouverneure Bates que Jacobs lui-même lorsqu'il a prit la relève. Je comprends, par contre, la joie qui t'habite à ce sujet, mais ne t'en fais pas pour moi, je sais rebondir là où personne ne s'y attend. Rappelle-toi tous ces combats que nous avons mené pour la Navayo Valley. Tu étais si jeune et si fringuant, ton aide m'avait été indispensable.

                      Je suis comblée par ces nouvelles, tu ne peux l'imaginer. Reprendre contact avec toi me rappelle à quel point nous formions une incroyable équipe. Cela est gage d'une carrière bien remplie et d'un palmarès qui a de quoi nous faire rougir tous les deux ainsi que tous ceux qui ont été de près ou de loin impliqués dans ces formidables années. Au fait, j'espère que tu ne me tiendras pas rigueur de l'heure à laquelle je t'envoie ce courriel : la journée a été longue et elle fut le berceau de beaucoup d'émotions : durant la journée, ma thèse de Master s'est retrouvée sur les Internets... Si tu lisais ça, je crois que tu reconnaitrais cette femme qui t'a accueilli à ton premier jour à l'ambassade. J'ai ressenti en relisant ma thèse cette fougue. Peut-être, en fait, je crois que j'en suis certaine, qu'il s'agissait de la même fougue que tu avais. Hihi, qui sait! Peut-être qu'un jour, ce sera toi qui sera l'ambassadeur. Tu as toutes les qualités et la compétence pour le faire, après tout!

                      Je t'en pris, ne me répond pas trop rapidement : j'aurais horreur de passer encore une partie de la nuit à te répondre plutôt que de me reposer hihi! Je vais donc te laisser mon numéro de téléphone mobile (8 458 365-1798) et, évidemment, en pièce jointe, ma thèse si jamais ça te dit. Ah! oui, dis, aurais-tu encore en ta possession le premier discours que tu m'avais rédigé pour la Navayo Valley?

                      Passe une agréable semaine, Michael,

                      Alice Bartlett
Steve

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                    • Michael,

                      J'ai tenté de répondre à ton courriel le plus vite possible, mais tu me connais, si ce n'est pas directement relié au travail, je classe en second et parfois, j'oublie. J'ai bien reçu tes quelques courriels depuis deux jours, que se passe-t-il? J'ai cru comprendre qu'il y avait une annonce de restructuration à la diplomatie shendoaker? Évidemment, cela ne me regarde pas, mais si une telle situation te met dans tous tes états, peut-être n'a tu pas bien compris l'essence de cette transformation? Le gouvernement shendoaker t'a-t-il montré la porte? Est-ce que l'ambassadeur actuel continu d'exercer cette pression sur toi et ton travail? J'admets ne pas comprendre la moitié de tes envolées poétiques. Que veulent-elles dire?

                      En tout cas, tu peux compter sur mon appui indéfectible. Si c'est ce que je crois, et que tu risques de perdre ton actuel emploi ou d'être transféré à un endroit qui ne te plaît pas, les portes du ministère des Affaires étrangères du Deseret te seront ouvertes à tout moment. N'hésite pas à faire ce qui est bon pour toi, Michael, et bon pour ta famille également.

                      Mais surtout, ne prend aucune décision sur un coup de tête sans prendre réellement connaissance de la situation et des changements qui viendront à l'ambassade deserane au Shendoake. Cette impulsivité t'avait quitté il y a déjà longtemps : canalise-la en quelque chose de fort qui saura te rendre unique.

                      Donne m'en des nouvelles!

                      Alice Bartlett
Steve

Message par Steve »

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                    • Hey,

                      Je comprends la promesse qui a récemment été faite, et je comprends également qu'être tenu à l'écart après avoir été aussi actif et utile n'est pas le meilleur des scénarios pour toi. Je suis de parole, et tout ce qui a été convenu sera réalisé au moment jugé le plus adéquat pour le faire. Merci néanmoins pour ta lettre, je sais qu'elle ne visait pas ma personne, mais plutôt la situation. Je n'ai pas oublié notre conversations ni nos discussions du passé : ce repas est le tien et il le sera le plus tôt possible. Laisse-moi quelques semaines, histoire que nous puissions tous ensemble digérer cette extraordinaire victoire et l'assurance que le Deseret sera démocrate pour les vingt prochaines années!

                      Quelques semaines, c'est tout.

                      R
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