[RPs] Dans les coulisses (utilisable sous autorisation)
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Steve
[center]Bureau de la gouverneure
«Est-ce que c'est possible?»[/center]
Principaux intervenants :
- Margaret Bates, gouverneure
- Robert Jacobs, vice-gouverneur et ministre des Affaires étrangères
- Glen Daniels, ministre de la Défense
- Joseph Nortley, ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration
[ve][justify]Autour d'une petite table ronde, assis sur des chaises rembourrées de couleurs vertes et jaunes, les ministres de la garde rapprochée de la gouverneure Bates s'observent en silence, attendant que la gouverneure Bates entre dans son bureau. Les hommes sont arrivés en avance, souhaitant faire bonne impression à la cheffe du gouvernement. Il n'empêche que les hommes, s'ils ne savent pas pourquoi ils sont là, savent à tout le moins qu'il ne s'agit pas de parler du système de santé ou de la politique éducative. Quelques minutes passent, le silence est complet dans le bureau de la gouverneure. La femme entre enfin, et pendant que les hommes se lèvent pour la saluer, elle prend place autour de la table.
Margaret Bates (gouverneure)
«Messieurs, merci d'être venus aujourd'hui, j'apprécie beaucoup votre présence et vos intervention pourront me permettre de prendre une décision éclairée concernant le sujet qui vous amène ici. Comme vous le savez, les tensions augmentent entre le Sankakkei et le Deseret et nous ne pouvons plus écarter la possibilité que le Deseret fasse démonstration de force pour que cesse la mise aux enchères de la souveraineté des nations olgariennes. Robert, qu'en est-il des relations diplomatiques? Quel est le bilan actuel?»
Robert Jacobs (vice-gouverneur et ministre des Affaires étrangères)
«Pour le moment, Margaret, j'ai envoyé une intention de rupture provisoire des relations diplomatiques, les sommant de cesser toute ingérence en Olgarie et, honnêtement, de nous foutre la paix. J'ai tenté d'être poli et de conserver mon calme, mais vous connaissez ma haine envers ce pays, j'ai bien peur de partager l'opinion de Gordon Waskaganish à leur sujet. Pour le moment, peu importe s'ils répondent ou non, j'ai affirmé que nous n'y répondrions pas. Je crois que l'Olgarie doit se mobiliser contre le Sankakkei et j'ai d'ailleurs invité les TNU à respecter leur indépendance et à rejeter une association quelconque avec le Sankakkei. Je compte également inviter le Boischaut à ne pas céder aux manipulations de la Corporation...»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Me concernant, madame, le Customs and Border Protection a reçu l'ordre d'être minutieux envers les demandeurs Sans et nous ne laissons passer personne qui pourrait causer un soucis, que la probabilité soit de 1% ou de 100%. Nous nous assurons de notre côté que l'intégrité du territoire ne soit pas remise en question, et j'ai préconisé une approche alarmiste plutôt que passive.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Glen, est-ce possible, gardons en tête la thèse hypothétique, une démonstration militaire?»
Glen Daniels (ministre de la Défense)
«Madame, je crois que cette option n'est pas envisageable pour...»
Margaret Bates (gouverneure)
«Est-ce que c'est possible, Glen?»
Glen Daniels (ministre de la Défense)
«Eh bien... en théorie, le Sankakkei, ce n'est... ce n'est pas à la porte... puis...»
Robert Jacobs (vice-gouverneur et ministre des Affaires étrangères)
«Margaret, je ne crois pas que ce soit une chose possible, avec tout mon respect. Le Deseret ne peut pas utiliser la force pour cette situation, nous ne sommes pas l'Uni...»
Margaret Bates (gouverneure)
«Je sais ce que nous sommes, Robert. Je ne veux pas qu'on envoie notre arsenal. Je m'informe, je veux qu'on réponde à mes questions avec le professionnalisme que je vous connais. Glen, pourriez-vous s'il-vous-plaît me répondre concrètement?»
Glen Daniels (ministre de la Défense)
«Le voyage en une seule voie ne serait pas possible, pour de nombreuses raisons, mais notamment parce que l'Olgarie et le Dorimarie sont deux continents soudés avec aucun passage vers l'Ouest. Pour bien faire, il faudrait envoyer nos troupes au Nord pour qu'ils passent au Nord de l'UNICS. De la sorte, nous aurions contourné le continent, mais nos flottes devront se stationner sur le côté Ouest du continent et je ne vois pas où celles-ci pourraient s'arrêter. À moins d'une contradiction venant de Robert, madame, je ne crois pas que nos troupes puissent trouver stationnement auprès des TNU, du Boischaut ou de la Nouvelle-Gallesterre...»
Robert Jacobs (vice-gouverneur et ministre des Affaires étrangères)
«La grogne commence à gagner les TNU, je crois qu'encore quelques actions de la Sankakkei Corporation et ils pourraient être ouverts à étudier la possibilité d'un stationnement des troupes deseranes...»
Glen Daniels (ministre de la Défense)
«Bon... Alors, admettons que les TNU puissent recevoir nos navires, il est possible de là de faire une démonstration de force et d'indiquer à la Sankakkei Corporation que le Deseret est prêt à engager le combat si l'ingérence va plus loin. Je crois cependant, madame, qu'il faudrait au préalable prévenir nos alliés, le Boischaut, les TNU et la Nouvelle-Gallesterre afin d'avoir soit un appui, soit leur accord. Si le continent réussi à faire front commun, nous pourrions peut-être réussir quelque chose de convainquant.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Je vois... D'accord, alors pour le moment, cette conversation n'a pas eu lieu. Joseph, assurez-vous du maintien de la procédure d'exception pour les demandeurs Sans. Qu'on ne cesse cette proactivité. Glen, assurez-vous que l'Admiral John Wilson puisse être prêt à mobiliser ses troupes sans éveiller quelconque soupçon. Robert, commencez à tâter le pouls avec les Territoires nordistes unis. Je crois qu'ils représentent notre meilleur allié dans cette cause. C'est tout, bonne journée.»[/justify][/ve]
«Est-ce que c'est possible?»[/center]
Principaux intervenants :
- Margaret Bates, gouverneure
- Robert Jacobs, vice-gouverneur et ministre des Affaires étrangères
- Glen Daniels, ministre de la Défense
- Joseph Nortley, ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration
[ve][justify]Autour d'une petite table ronde, assis sur des chaises rembourrées de couleurs vertes et jaunes, les ministres de la garde rapprochée de la gouverneure Bates s'observent en silence, attendant que la gouverneure Bates entre dans son bureau. Les hommes sont arrivés en avance, souhaitant faire bonne impression à la cheffe du gouvernement. Il n'empêche que les hommes, s'ils ne savent pas pourquoi ils sont là, savent à tout le moins qu'il ne s'agit pas de parler du système de santé ou de la politique éducative. Quelques minutes passent, le silence est complet dans le bureau de la gouverneure. La femme entre enfin, et pendant que les hommes se lèvent pour la saluer, elle prend place autour de la table.
Margaret Bates (gouverneure)
«Messieurs, merci d'être venus aujourd'hui, j'apprécie beaucoup votre présence et vos intervention pourront me permettre de prendre une décision éclairée concernant le sujet qui vous amène ici. Comme vous le savez, les tensions augmentent entre le Sankakkei et le Deseret et nous ne pouvons plus écarter la possibilité que le Deseret fasse démonstration de force pour que cesse la mise aux enchères de la souveraineté des nations olgariennes. Robert, qu'en est-il des relations diplomatiques? Quel est le bilan actuel?»
Robert Jacobs (vice-gouverneur et ministre des Affaires étrangères)
«Pour le moment, Margaret, j'ai envoyé une intention de rupture provisoire des relations diplomatiques, les sommant de cesser toute ingérence en Olgarie et, honnêtement, de nous foutre la paix. J'ai tenté d'être poli et de conserver mon calme, mais vous connaissez ma haine envers ce pays, j'ai bien peur de partager l'opinion de Gordon Waskaganish à leur sujet. Pour le moment, peu importe s'ils répondent ou non, j'ai affirmé que nous n'y répondrions pas. Je crois que l'Olgarie doit se mobiliser contre le Sankakkei et j'ai d'ailleurs invité les TNU à respecter leur indépendance et à rejeter une association quelconque avec le Sankakkei. Je compte également inviter le Boischaut à ne pas céder aux manipulations de la Corporation...»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Me concernant, madame, le Customs and Border Protection a reçu l'ordre d'être minutieux envers les demandeurs Sans et nous ne laissons passer personne qui pourrait causer un soucis, que la probabilité soit de 1% ou de 100%. Nous nous assurons de notre côté que l'intégrité du territoire ne soit pas remise en question, et j'ai préconisé une approche alarmiste plutôt que passive.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Glen, est-ce possible, gardons en tête la thèse hypothétique, une démonstration militaire?»
Glen Daniels (ministre de la Défense)
«Madame, je crois que cette option n'est pas envisageable pour...»
Margaret Bates (gouverneure)
«Est-ce que c'est possible, Glen?»
Glen Daniels (ministre de la Défense)
«Eh bien... en théorie, le Sankakkei, ce n'est... ce n'est pas à la porte... puis...»
Robert Jacobs (vice-gouverneur et ministre des Affaires étrangères)
«Margaret, je ne crois pas que ce soit une chose possible, avec tout mon respect. Le Deseret ne peut pas utiliser la force pour cette situation, nous ne sommes pas l'Uni...»
Margaret Bates (gouverneure)
«Je sais ce que nous sommes, Robert. Je ne veux pas qu'on envoie notre arsenal. Je m'informe, je veux qu'on réponde à mes questions avec le professionnalisme que je vous connais. Glen, pourriez-vous s'il-vous-plaît me répondre concrètement?»
Glen Daniels (ministre de la Défense)
«Le voyage en une seule voie ne serait pas possible, pour de nombreuses raisons, mais notamment parce que l'Olgarie et le Dorimarie sont deux continents soudés avec aucun passage vers l'Ouest. Pour bien faire, il faudrait envoyer nos troupes au Nord pour qu'ils passent au Nord de l'UNICS. De la sorte, nous aurions contourné le continent, mais nos flottes devront se stationner sur le côté Ouest du continent et je ne vois pas où celles-ci pourraient s'arrêter. À moins d'une contradiction venant de Robert, madame, je ne crois pas que nos troupes puissent trouver stationnement auprès des TNU, du Boischaut ou de la Nouvelle-Gallesterre...»
Robert Jacobs (vice-gouverneur et ministre des Affaires étrangères)
«La grogne commence à gagner les TNU, je crois qu'encore quelques actions de la Sankakkei Corporation et ils pourraient être ouverts à étudier la possibilité d'un stationnement des troupes deseranes...»
Glen Daniels (ministre de la Défense)
«Bon... Alors, admettons que les TNU puissent recevoir nos navires, il est possible de là de faire une démonstration de force et d'indiquer à la Sankakkei Corporation que le Deseret est prêt à engager le combat si l'ingérence va plus loin. Je crois cependant, madame, qu'il faudrait au préalable prévenir nos alliés, le Boischaut, les TNU et la Nouvelle-Gallesterre afin d'avoir soit un appui, soit leur accord. Si le continent réussi à faire front commun, nous pourrions peut-être réussir quelque chose de convainquant.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Je vois... D'accord, alors pour le moment, cette conversation n'a pas eu lieu. Joseph, assurez-vous du maintien de la procédure d'exception pour les demandeurs Sans. Qu'on ne cesse cette proactivité. Glen, assurez-vous que l'Admiral John Wilson puisse être prêt à mobiliser ses troupes sans éveiller quelconque soupçon. Robert, commencez à tâter le pouls avec les Territoires nordistes unis. Je crois qu'ils représentent notre meilleur allié dans cette cause. C'est tout, bonne journée.»[/justify][/ve]
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Steve
[center]Bureau de la gouverneure
«Elle avait treize ans»[/center]
Principaux intervenants :
- Margaret Bates, gouverneure
- Joseph Nortley, ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration
[ve][justify]Assis l'un en face de l'autre sur deux sofas, Margaret Bates et Joseph Nortley viennent de faire leur entrée dans le bureau de la fonction politique suprême de la petite république. À l'instigation du ministre Nortley, cette rencontre n'a rien de routinière : il est en effet très rare qu'un ministre demande audience auprès d'un gouverneur entre les murs de son bureau. Ils discutent plutôt ouvertement en conseil des ministres.
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Avant tout, madame, j'aimerais que notre entretien reste dans l'ordre du privé et que cette discussion n'ait jamais eu lieu. J'estimais cependant important de vous en parler lorsqu'on m'a mis au courant.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Tu peux compter sur ma discrétion, Joseph. Que se passe-t-il?»
Le ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration remet à la gouverneure Bates une pochette porte-documents à la couverture vierge. Curieuse, la gouverneure Bates l'ouvre et commence à lire en diagonal les informations inscrites sur treize pages, dont huit photos. Les yeux de la gouverneure s'écarquillent, ne quittant pas des yeux les documents dans ses mains.
Margaret Bates (gouverneure)
«Où as-tu eu ça?»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Un agent des renseignements est venu à ma rencontre, ou plutôt, il m'a envoyé des correspondances pour maintenir son anonymat. Il m'a dit croire que ces informations ne devaient pas être négligées comme son supérieur l'exigeait. Je dois vous admettre que j'ai été surpris, mais les éléments dans ce document me laissent perplexe et je crois qu'il ne faut pas que ça tombe entre de mauvaises mains.»
Margaret Bates (gouverneure)
«La taupe a-t-elle été identifiée?»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Affirmatif, madame. Dans un contrôle de routine, j'ai fais remonté l'information jusqu'à la source. Jeremy Timmins, agent pour l'Agence depuis neuf ans. Une feuille de route sans faille.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Et tu as...»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Absolument. Il a été déchu de ses accès et il se trouve actuellement dans un endroit inconnu le temps que les services internes fassent leur enquête. Ces failles ne doivent pas voir le jour et j'ai rencontré les hauts-gradés qui partagent mon opinion.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Pourquoi me tenir au courant?»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Comme l'information n'existe pas, j'ai pensé qu'on... pourrait s'en servir? Elle avait treize ans, madame. Ça me semble être une forme de justice pour la jeune fille. Et je crois que ça ne pourrait pas nous nuire.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Je... Je ne sais pas. Je ne suis pas convaincue. Les choses vont bien, pour le moment. Je ne crois pas qu'il soit opportun d'utiliser une telle arme. Du moins, pas pour le moment. Il faut détruire ces documents. Non, attend... il faut... Qui sait, à l'heure actuelle?»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«L'agent en rééducation, ses supérieurs, vous et moi. Ça me semble non seulement solide, mais les informations sont en béton. Si nous n'utilisons pas ces informations, je veillerai à ce que ces documents soient détruits dans les minutes qui viennent. On ne peut pas garder ces informations indéfiniment dans l'attente du moment idéal.»
La gouverneure Bates dépose les documents sur la petite table entre les deux sofas. En soupirant, elle s'enfonce dans les rembourrures du sofa, l'air songeur, muette.
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Madame? Que décidez-vous?»
Margaret Bates ne répond pas, perdue dans ses pensées.
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Madame? Quelle sont vos indications? Je détruis? Madame?»
Margaret Bates (gouverneure)
«Je... Fais-le. Fais sortir l'info.»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Oui, madame.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Fais sortir l'info, mais si ça tourne mal, c'est ta tête qui tombe.»[/justify][/ve]
«Elle avait treize ans»[/center]
Principaux intervenants :
- Margaret Bates, gouverneure
- Joseph Nortley, ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration
[ve][justify]Assis l'un en face de l'autre sur deux sofas, Margaret Bates et Joseph Nortley viennent de faire leur entrée dans le bureau de la fonction politique suprême de la petite république. À l'instigation du ministre Nortley, cette rencontre n'a rien de routinière : il est en effet très rare qu'un ministre demande audience auprès d'un gouverneur entre les murs de son bureau. Ils discutent plutôt ouvertement en conseil des ministres.
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Avant tout, madame, j'aimerais que notre entretien reste dans l'ordre du privé et que cette discussion n'ait jamais eu lieu. J'estimais cependant important de vous en parler lorsqu'on m'a mis au courant.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Tu peux compter sur ma discrétion, Joseph. Que se passe-t-il?»
Le ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration remet à la gouverneure Bates une pochette porte-documents à la couverture vierge. Curieuse, la gouverneure Bates l'ouvre et commence à lire en diagonal les informations inscrites sur treize pages, dont huit photos. Les yeux de la gouverneure s'écarquillent, ne quittant pas des yeux les documents dans ses mains.
Margaret Bates (gouverneure)
«Où as-tu eu ça?»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Un agent des renseignements est venu à ma rencontre, ou plutôt, il m'a envoyé des correspondances pour maintenir son anonymat. Il m'a dit croire que ces informations ne devaient pas être négligées comme son supérieur l'exigeait. Je dois vous admettre que j'ai été surpris, mais les éléments dans ce document me laissent perplexe et je crois qu'il ne faut pas que ça tombe entre de mauvaises mains.»
Margaret Bates (gouverneure)
«La taupe a-t-elle été identifiée?»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Affirmatif, madame. Dans un contrôle de routine, j'ai fais remonté l'information jusqu'à la source. Jeremy Timmins, agent pour l'Agence depuis neuf ans. Une feuille de route sans faille.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Et tu as...»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Absolument. Il a été déchu de ses accès et il se trouve actuellement dans un endroit inconnu le temps que les services internes fassent leur enquête. Ces failles ne doivent pas voir le jour et j'ai rencontré les hauts-gradés qui partagent mon opinion.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Pourquoi me tenir au courant?»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Comme l'information n'existe pas, j'ai pensé qu'on... pourrait s'en servir? Elle avait treize ans, madame. Ça me semble être une forme de justice pour la jeune fille. Et je crois que ça ne pourrait pas nous nuire.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Je... Je ne sais pas. Je ne suis pas convaincue. Les choses vont bien, pour le moment. Je ne crois pas qu'il soit opportun d'utiliser une telle arme. Du moins, pas pour le moment. Il faut détruire ces documents. Non, attend... il faut... Qui sait, à l'heure actuelle?»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«L'agent en rééducation, ses supérieurs, vous et moi. Ça me semble non seulement solide, mais les informations sont en béton. Si nous n'utilisons pas ces informations, je veillerai à ce que ces documents soient détruits dans les minutes qui viennent. On ne peut pas garder ces informations indéfiniment dans l'attente du moment idéal.»
La gouverneure Bates dépose les documents sur la petite table entre les deux sofas. En soupirant, elle s'enfonce dans les rembourrures du sofa, l'air songeur, muette.
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Madame? Que décidez-vous?»
Margaret Bates ne répond pas, perdue dans ses pensées.
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Madame? Quelle sont vos indications? Je détruis? Madame?»
Margaret Bates (gouverneure)
«Je... Fais-le. Fais sortir l'info.»
Joseph Nortley (ministre de la Sécurité intérieure et de l'immigration)
«Oui, madame.»
Margaret Bates (gouverneure)
«Fais sortir l'info, mais si ça tourne mal, c'est ta tête qui tombe.»[/justify][/ve]
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Steve
[center]Sous-bassement - Lancaster
«»[/center]
Principaux intervenants :
- Gordon Waskaganish, chef de l'Union deserane
- Andy, homme inconnu
[ve][justify]Dans le sous-bassement d'un édifice abritant des logements, dans un stationnement souterrain de Lancaster, Gordon Waskaganish avait demandé à l'un de ses meilleurs alliés de l'ombre, acquisition du temps où il en menait large au gouvernement deseran de 2026 à 2030, de le rejoindre afin de discuter du scandale qui allait bientôt éclater. L'inconnu, reconnu comme un homme œuvrant de l'intérieur des services de renseignement, portait des vêtements sombres, habitué à ne pas vouloir être reconnu.
[...]
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Alors, d'où ça vient?»
Andy
«Bah, voilà. J'ai infiltré le réseau du DBI pour avoir accès aux photos et aux documents, mais ils n'ont mis sur le réseau que les documents. La procédure est inhabituelle, je ne sais pas pourquoi les photos n'ont pas été numérisées, mais je vais continuer de regarder. Peut-être les ont-ils mises ailleurs, mais ça me semble peu logique : pourquoi tant de précaution pour des photos alors que toutes leurs données n'ont pas cette mesure d'activée? J'imagine alors que les photos ont été directement envoyées au laboratoire, c'est un peu con. Je viens de penser que je vais regarder au niveau du labo, ils sont clairement dans leur système pour les analyser. Ah, ce que je suis con! Pourquoi je n'y ai pas pensé avant, putain? J'n'arrive pas à...»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Andy, putain, d'où ça vient?»
Andy
«... à croire... Oui, oui, j'y viens, j'y viens! Donc j'ai regardé les documents puisque c'était le seul truc disponible et aucun doute : c'est authentique. Y'a rien de trafiqué sur ces documents. Ils sont nickels, les rapports sont complets et...»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Comment est-ce possible?»
Andy
«Bah... ça vient de la maison.»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«De la maison? Ça vient du renseignement?»
Andy
«Y'a aucun doute là-dessus : c'est notre rapport, c'est notre document, c'est notre fichier. Le hic, c'est que je n'arrive pas à voir comment c'est possible, sinon une taupe. Y'a un mec à l'intérieur qui fait circuler des infos. Sauf que, pour faire circuler ça, il faut être au courant. Ou avoir une sacrée chance de fouiller au hasard et de tomber sur ce dossier...»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Le gouvernement pourrait tomber sur cette info? J'veux dire, le ministre de la Sécurité intérieure, tu l'as déjà vu ai siège?»
Andy
«Nah... Puis honnêtement, je ne vois pas le ministre avoir accès aux fichiers comme ça, pour le plaisir d'y avoir accès. Tu connais la game : il est au courant lorsqu'on fait des opérations, tout ça, mais il ne va jamais aux archives. Surtout que le dossier n'est pas répertorié. Franchement, je m'explique mal.
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Donc les documents sont exacts. J'imagine que les photos le seront tout autant?»
Andy
«Je ne sais pas, je... baisse-toi!»
Les deux hommes se baissent, et quelque instants plus tard, une voiture passe. Les deux hommes demeurent accroupi.
Andy
«Je n'ai pas vu les photos, mais si les documents sont les nôtres, les photos seront les nôtres, Gordon...»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Eh merde... Et maintenant?»
Andy
«Je sais pas... je sais pas... Tu t'accroches et tu finis dans une cellule, ou tu pars.»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Partir? Où veux-tu que j'aille, putain?»
Andy
«Je peux t'avoir un billet pour la Marquésie dès demain. Incognito. Tu pars, tu fuis. C'est pour toi, mais je te jure, les photos seront sans doute accréditées.»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Je ne peux pas faire ça, tu imagines? Je... Bon, merci, on garde contact.»[/justify][/ve]
«»[/center]
Principaux intervenants :
- Gordon Waskaganish, chef de l'Union deserane
- Andy, homme inconnu
[ve][justify]Dans le sous-bassement d'un édifice abritant des logements, dans un stationnement souterrain de Lancaster, Gordon Waskaganish avait demandé à l'un de ses meilleurs alliés de l'ombre, acquisition du temps où il en menait large au gouvernement deseran de 2026 à 2030, de le rejoindre afin de discuter du scandale qui allait bientôt éclater. L'inconnu, reconnu comme un homme œuvrant de l'intérieur des services de renseignement, portait des vêtements sombres, habitué à ne pas vouloir être reconnu.
[...]
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Alors, d'où ça vient?»
Andy
«Bah, voilà. J'ai infiltré le réseau du DBI pour avoir accès aux photos et aux documents, mais ils n'ont mis sur le réseau que les documents. La procédure est inhabituelle, je ne sais pas pourquoi les photos n'ont pas été numérisées, mais je vais continuer de regarder. Peut-être les ont-ils mises ailleurs, mais ça me semble peu logique : pourquoi tant de précaution pour des photos alors que toutes leurs données n'ont pas cette mesure d'activée? J'imagine alors que les photos ont été directement envoyées au laboratoire, c'est un peu con. Je viens de penser que je vais regarder au niveau du labo, ils sont clairement dans leur système pour les analyser. Ah, ce que je suis con! Pourquoi je n'y ai pas pensé avant, putain? J'n'arrive pas à...»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Andy, putain, d'où ça vient?»
Andy
«... à croire... Oui, oui, j'y viens, j'y viens! Donc j'ai regardé les documents puisque c'était le seul truc disponible et aucun doute : c'est authentique. Y'a rien de trafiqué sur ces documents. Ils sont nickels, les rapports sont complets et...»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Comment est-ce possible?»
Andy
«Bah... ça vient de la maison.»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«De la maison? Ça vient du renseignement?»
Andy
«Y'a aucun doute là-dessus : c'est notre rapport, c'est notre document, c'est notre fichier. Le hic, c'est que je n'arrive pas à voir comment c'est possible, sinon une taupe. Y'a un mec à l'intérieur qui fait circuler des infos. Sauf que, pour faire circuler ça, il faut être au courant. Ou avoir une sacrée chance de fouiller au hasard et de tomber sur ce dossier...»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Le gouvernement pourrait tomber sur cette info? J'veux dire, le ministre de la Sécurité intérieure, tu l'as déjà vu ai siège?»
Andy
«Nah... Puis honnêtement, je ne vois pas le ministre avoir accès aux fichiers comme ça, pour le plaisir d'y avoir accès. Tu connais la game : il est au courant lorsqu'on fait des opérations, tout ça, mais il ne va jamais aux archives. Surtout que le dossier n'est pas répertorié. Franchement, je m'explique mal.
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Donc les documents sont exacts. J'imagine que les photos le seront tout autant?»
Andy
«Je ne sais pas, je... baisse-toi!»
Les deux hommes se baissent, et quelque instants plus tard, une voiture passe. Les deux hommes demeurent accroupi.
Andy
«Je n'ai pas vu les photos, mais si les documents sont les nôtres, les photos seront les nôtres, Gordon...»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Eh merde... Et maintenant?»
Andy
«Je sais pas... je sais pas... Tu t'accroches et tu finis dans une cellule, ou tu pars.»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Partir? Où veux-tu que j'aille, putain?»
Andy
«Je peux t'avoir un billet pour la Marquésie dès demain. Incognito. Tu pars, tu fuis. C'est pour toi, mais je te jure, les photos seront sans doute accréditées.»
Gordon Waskaganish (chef de l'Union deserane)
«Je ne peux pas faire ça, tu imagines? Je... Bon, merci, on garde contact.»[/justify][/ve]
-
Steve
[center]Sous-bassement - Lancaster
«Ile fleur lotus loin, pourquoi vous ici?»[/center]
Principaux intervenants :
- Homme
- Commerçant
[ve][justify]Les jours et les nuits se ressemblent, mais ne se suivent jamais. Cachettes, abris de fortune, déchéance personnelle, sociale et financière. La pauvreté incarnée, mal nécessaire amenant à la liberté, prévenant les maux terribles qu'une société lointaine lui réserve. La sienne. L'homme soupire, malpropre, malodorant, ne pouvant prendre un bain que lorsqu'il rencontre une âme charitable. Certes nombreuses en ces terres, mais non sans apporter un lot de questions auxquelles l'homme ne peut répondre. Pour des mesures de sécurité, bien entendu, mais également parce qu'il s'agit d'une question de survie. Une survie sans valise, sans effets personnels. Habillé selon les coutumes de sa terre d'adoption, généreux don d'une famille qui avait pitié de son état. Sur une rue passante d'un petit village, un marché de rue, vendant produits frais du jour, très achalandé. L'homme a désormais comme habitude de voler ces commerçants pour se nourrir lorsqu'il le doit. Cela lui attire parfois des ennuis, mais jamais rien de sérieux. La mentalité, ici, est totalement différente de là où il vient. Il s'approche d'un commerçant vendant des fruits, lui parlant dans sa langue natale à une vitesse effrénée.
Homme
«Désolé. Je ne comprends pas. Désolé»
Les yeux du commerçant doublent de superficie, comme s'il venait de voir son Dieu apparaître devant lui.
Commerçant
«OOOOH! Vous briton! Vous briton!»
Homme
«Vous parlez ma langue?»
L'homme est étonné. Depuis son arrivée, jamais il n'avait conversé en briton.
Commerçant
«Moi parler un peu. Moi avoir frère, lui voyager. Voyager beaucoup. Lui parler briton et avoir appris à moi. Ooh vous briton! Vous briton! Fruits? Gratuit. Vous.»
Homme
«Je... Oui, merci, merci beaucoup. Je prends avec plaisir, même. Je n'ai pas mangé depuis deux jours, je suis affamé. Merci beaucoup, c'est très apprécié, vous êtes un homme bon.»
Commerçant
«Pourquoi vous ici? Briton ici? Ile fleur lotus loin, pourquoi vous ici?»
Homme
«Je... Voyage culturel. Pour l'écriture d'une histoire sur votre pays, vos coutumes. Dites, où suis-je?»
Commerçant
«Vous être sud de Umapura, Monts Duru. Voulez fruits encore? Vous venir chez moi.»
Homme
«Non, non merci. Je voyage, je n'ai pas le temps... Vous comprenez? Moi pas le temps... ?»
Commerçant
«Oui, oui, je comprends. Vous venir chez moi. Shu, Shu!»
Une femme apparaît dans le décor. Asiatique, jolie, mais elles se sont toutes. Le commerçant discute avec la femme dans sa langue maternelle, Gordon n'y comprenant rien.
Commerçant
«Shu, femme à moi. Elle amener vous chez moi. Oui, oui, allez. Allez.»
Homme
«Une nuit. Juste une nuit. D'accord?»
Commerçant
«Oui, oui, allez.»[/justify][/ve]
«Ile fleur lotus loin, pourquoi vous ici?»[/center]
Principaux intervenants :
- Homme
- Commerçant
[ve][justify]Les jours et les nuits se ressemblent, mais ne se suivent jamais. Cachettes, abris de fortune, déchéance personnelle, sociale et financière. La pauvreté incarnée, mal nécessaire amenant à la liberté, prévenant les maux terribles qu'une société lointaine lui réserve. La sienne. L'homme soupire, malpropre, malodorant, ne pouvant prendre un bain que lorsqu'il rencontre une âme charitable. Certes nombreuses en ces terres, mais non sans apporter un lot de questions auxquelles l'homme ne peut répondre. Pour des mesures de sécurité, bien entendu, mais également parce qu'il s'agit d'une question de survie. Une survie sans valise, sans effets personnels. Habillé selon les coutumes de sa terre d'adoption, généreux don d'une famille qui avait pitié de son état. Sur une rue passante d'un petit village, un marché de rue, vendant produits frais du jour, très achalandé. L'homme a désormais comme habitude de voler ces commerçants pour se nourrir lorsqu'il le doit. Cela lui attire parfois des ennuis, mais jamais rien de sérieux. La mentalité, ici, est totalement différente de là où il vient. Il s'approche d'un commerçant vendant des fruits, lui parlant dans sa langue natale à une vitesse effrénée.
Homme
«Désolé. Je ne comprends pas. Désolé»
Les yeux du commerçant doublent de superficie, comme s'il venait de voir son Dieu apparaître devant lui.
Commerçant
«OOOOH! Vous briton! Vous briton!»
Homme
«Vous parlez ma langue?»
L'homme est étonné. Depuis son arrivée, jamais il n'avait conversé en briton.
Commerçant
«Moi parler un peu. Moi avoir frère, lui voyager. Voyager beaucoup. Lui parler briton et avoir appris à moi. Ooh vous briton! Vous briton! Fruits? Gratuit. Vous.»
Homme
«Je... Oui, merci, merci beaucoup. Je prends avec plaisir, même. Je n'ai pas mangé depuis deux jours, je suis affamé. Merci beaucoup, c'est très apprécié, vous êtes un homme bon.»
Commerçant
«Pourquoi vous ici? Briton ici? Ile fleur lotus loin, pourquoi vous ici?»
Homme
«Je... Voyage culturel. Pour l'écriture d'une histoire sur votre pays, vos coutumes. Dites, où suis-je?»
Commerçant
«Vous être sud de Umapura, Monts Duru. Voulez fruits encore? Vous venir chez moi.»
Homme
«Non, non merci. Je voyage, je n'ai pas le temps... Vous comprenez? Moi pas le temps... ?»
Commerçant
«Oui, oui, je comprends. Vous venir chez moi. Shu, Shu!»
Une femme apparaît dans le décor. Asiatique, jolie, mais elles se sont toutes. Le commerçant discute avec la femme dans sa langue maternelle, Gordon n'y comprenant rien.
Commerçant
«Shu, femme à moi. Elle amener vous chez moi. Oui, oui, allez. Allez.»
Homme
«Une nuit. Juste une nuit. D'accord?»
Commerçant
«Oui, oui, allez.»[/justify][/ve]
-
Steve
[center]Bureau de la gouverneure
«Nous sommes au Deseret, rien n'est inoffensif»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Henry Schwab, chef de cabinet
[ve][justify]Le bureau du gouverneur deseran s'agite. Depuis déjà deux jours, la parution d'[url=http://www.simpolitique.com/post321963.html#p321963]un article dans The Republic[/url] fait trembler les cordages de la politique mise de l'avant par le nouveau chef d'État deseran. Si le gouverneur Robert Jacobs s'est montré dans le passé très intéressé à aider les états fédérés olgariens à faire sécession du pouvoir central, voilà désormais que le mot d'ordre est le silence. Un silence qui doit être respecté de tous les ministres et de tous ceux qui travaillent de près ou de loin avec les membres du cabinet. Un silence radio alarmant tant pour certains Deserans soucieux du sort des Olgariens que ces Olgariens du nord qui plaçaient beaucoup d'espoir en cet homme deseran sorti de nulle part tel un superhéros. À la suite de la parution de cet article qui fait couler beaucoup trop d'encre sur la position du Deseret, le gouverneur Jacobs a mandaté son chef de cabinet de s'informer davantage sur l'auteur de ces lignes. Des lignes qui pourraient être destructrices, à peine un an avant les élections générales.
Henry Schwab (chef de cabinet)
«J'ai ce que vous m'avez demandé, monsieur. Je peux entrer?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Henry! Faites, faites, bien sûr. Assoyez-vous, je vous en pris.»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je me suis renseigné davantage sur Mary Mankin, l'auteure de l'article. À priori, ce n'est rien d'alarmant. Jeune étudiante en journalisme, vingt-deux ans, elle fait sa thèse sur l'implication du Deseret dans le déclin de l'empire olgarien. C'est un sujet qui a été traité plusieurs fois, évidemment, mais elle semble y mettre beaucoup d'énergie. C'est inoffensif, et...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Inoffensif à bien des égards, mais nous sommes au Deseret, Henry. Rien n'est inoffensif dans un tel article, bien au contraire. Observez les médias sociaux, vous comprendrez. Va-t-elle poursuivre dans cette direction?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Honnêtement, je ne sais pas. J'ai discuté avec un ami de The Republic, il semblerait que son article a été apprécié, qu'on lui a commandé plusieurs autres interventions, mais je ne pourrais pas préciser sur quel sujet. Elle maîtrise bien l'émotivité, il faudra lui donner cette qualité. Vous voulez que... je m'en charge?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Non! Bien sûr que non! Il ne faut pas que ce bureau tombe à nouveau dans l'enfer des magouilles. Je ne fais pas dans ces choses, vous devriez le savoir. Ce genre d'articles, sur le long terme, ça pourrait être alarmant pour le gouvernement. Certains chercheront des réponses, c'est déjà le cas...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je vous ai d'ailleurs mis un rendez-vous demain dans la journée avec les sénateurs démocrates... Je devais combler le trou à votre agenda pour éviter que les journalistes vous sollicitent pour justement vous poser ces questions...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«C'est une bonne initiative... Je trouverai de quoi occuper les sénateurs, mais ultimement, je devrai répondre à ces questions... Pouvez-vous m'inclure dans la prochaine rencontre des gouverneurs fédérés et de l'Administration Arnold? J'ai entendu dire qu'ils allaient bientôt se rencontrer. J'aimerais pouvoir discuter avec chacun d'eux...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Heum, évidemment, c'est possible. Plusieurs seront heureux de vous voir, d'ailleurs. Quant au président Arnold, peut-il vraiment se permettre de refuser?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Certes, certes... Ce serait primordial que je les rencontre avant que nous puissions organiser une conférence de presse sur le sujet...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Et qu'est-ce que je réponds si on me demande pourquoi vos demeurez dans votre mutisme?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Évitez de donner du crédit à la jeune...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Mary Mankin...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Mary Mankin, merci... Évitez de lui donner du crédit. Dites plutôt que le Deseret doit se concentrer sur sa politique économique efficace et que je n'abandonne pas mon soutien aux états fédérés. Je crois que jouer la carte de leur rencontre à venir, que justement, nous ne souhaitons pas nous y interférer, ce ne serait pas mal...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je peux facilement dire que la reconstruction des États-Fédérés passe avant tout par la volonté de ses entités de déterminer le rôle de chacun?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«C'est une version officielle qui me plaît.»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Et officieusement, monsieur?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Pas maintenant, Henry, pas maintenant...»[/justify][/ve]
«Nous sommes au Deseret, rien n'est inoffensif»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Henry Schwab, chef de cabinet
[ve][justify]Le bureau du gouverneur deseran s'agite. Depuis déjà deux jours, la parution d'[url=http://www.simpolitique.com/post321963.html#p321963]un article dans The Republic[/url] fait trembler les cordages de la politique mise de l'avant par le nouveau chef d'État deseran. Si le gouverneur Robert Jacobs s'est montré dans le passé très intéressé à aider les états fédérés olgariens à faire sécession du pouvoir central, voilà désormais que le mot d'ordre est le silence. Un silence qui doit être respecté de tous les ministres et de tous ceux qui travaillent de près ou de loin avec les membres du cabinet. Un silence radio alarmant tant pour certains Deserans soucieux du sort des Olgariens que ces Olgariens du nord qui plaçaient beaucoup d'espoir en cet homme deseran sorti de nulle part tel un superhéros. À la suite de la parution de cet article qui fait couler beaucoup trop d'encre sur la position du Deseret, le gouverneur Jacobs a mandaté son chef de cabinet de s'informer davantage sur l'auteur de ces lignes. Des lignes qui pourraient être destructrices, à peine un an avant les élections générales.
Henry Schwab (chef de cabinet)
«J'ai ce que vous m'avez demandé, monsieur. Je peux entrer?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Henry! Faites, faites, bien sûr. Assoyez-vous, je vous en pris.»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je me suis renseigné davantage sur Mary Mankin, l'auteure de l'article. À priori, ce n'est rien d'alarmant. Jeune étudiante en journalisme, vingt-deux ans, elle fait sa thèse sur l'implication du Deseret dans le déclin de l'empire olgarien. C'est un sujet qui a été traité plusieurs fois, évidemment, mais elle semble y mettre beaucoup d'énergie. C'est inoffensif, et...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Inoffensif à bien des égards, mais nous sommes au Deseret, Henry. Rien n'est inoffensif dans un tel article, bien au contraire. Observez les médias sociaux, vous comprendrez. Va-t-elle poursuivre dans cette direction?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Honnêtement, je ne sais pas. J'ai discuté avec un ami de The Republic, il semblerait que son article a été apprécié, qu'on lui a commandé plusieurs autres interventions, mais je ne pourrais pas préciser sur quel sujet. Elle maîtrise bien l'émotivité, il faudra lui donner cette qualité. Vous voulez que... je m'en charge?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Non! Bien sûr que non! Il ne faut pas que ce bureau tombe à nouveau dans l'enfer des magouilles. Je ne fais pas dans ces choses, vous devriez le savoir. Ce genre d'articles, sur le long terme, ça pourrait être alarmant pour le gouvernement. Certains chercheront des réponses, c'est déjà le cas...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je vous ai d'ailleurs mis un rendez-vous demain dans la journée avec les sénateurs démocrates... Je devais combler le trou à votre agenda pour éviter que les journalistes vous sollicitent pour justement vous poser ces questions...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«C'est une bonne initiative... Je trouverai de quoi occuper les sénateurs, mais ultimement, je devrai répondre à ces questions... Pouvez-vous m'inclure dans la prochaine rencontre des gouverneurs fédérés et de l'Administration Arnold? J'ai entendu dire qu'ils allaient bientôt se rencontrer. J'aimerais pouvoir discuter avec chacun d'eux...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Heum, évidemment, c'est possible. Plusieurs seront heureux de vous voir, d'ailleurs. Quant au président Arnold, peut-il vraiment se permettre de refuser?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Certes, certes... Ce serait primordial que je les rencontre avant que nous puissions organiser une conférence de presse sur le sujet...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Et qu'est-ce que je réponds si on me demande pourquoi vos demeurez dans votre mutisme?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Évitez de donner du crédit à la jeune...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Mary Mankin...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Mary Mankin, merci... Évitez de lui donner du crédit. Dites plutôt que le Deseret doit se concentrer sur sa politique économique efficace et que je n'abandonne pas mon soutien aux états fédérés. Je crois que jouer la carte de leur rencontre à venir, que justement, nous ne souhaitons pas nous y interférer, ce ne serait pas mal...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je peux facilement dire que la reconstruction des États-Fédérés passe avant tout par la volonté de ses entités de déterminer le rôle de chacun?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«C'est une version officielle qui me plaît.»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Et officieusement, monsieur?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Pas maintenant, Henry, pas maintenant...»[/justify][/ve]
-
Steve
[center]Bureau du gouverneur
«Extrait de la rencontre entre Jacobs etWorkman»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur du Deseret
- James Workman, gouverneur fédéré du Yankee
[ve][justify]Les deux hommes discutent depuis près de deux heures. James Workman, gouverneur fédéré de l'État du Yankee, discute avec son homologue deseran au sujet de la dernière rencontre commune entre les États fédérés, l'administration Arnold et Jacobs lui-même. L'État du Yankee, leader des États fédérés, souhaite mettre de l'avant plusieurs pistes de solutions pour sortir de la léthargie et contrer le gouvernement central des États-Fédérés d'Olgarie perpétuellement en stagnation économique et budgétaire. La situation devient catastrophique, les États se voient limités dans leur capacité à maintenir leurs maigres services sociaux et des milliers d'enfants ne mangent pas à leur faim, faute d'une relance économique soutenue. Le gouverneur fédéré s'esclaffe, la plaisanterie du gouverneur deseran l'ayant bien fait rire.
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Oui, je n'en doute pas! N'empêche, l'heure est grave, je ne nous donne pas des années avant que la crise nous momifie pour de bon...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je comprends très bien, oui, cette situation est alarmante et je partage vos craintes et vos peurs. Le manque d'ouverture du pouvoir central est non seulement un manque de respect à votre égard, mais un manque grave à ses obligations. Néanmoins, je ne crois pas qu'aller de l'avant immédiatement avec cette solution soit avantageuse tant pour vous que pour moi. Nous sommes en période électorale, je ne pourrais pas me permettre un tel affront au peuple deseran...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«J'aimerais pouvoir en glisser un mot à mes homologues, qu'on puisse ensemble établir une certaine forme avant d'entreprendre quelque formalité qui soit...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Oui, non, évidemment, je ne vois pas comment on pourrait en venir à ce scénario sans avoir le consentement de la majorité, voire de l'unanimité des entités. Il va falloir cependant travailler fort. Je sais que de votre côté, l'ouverture est palpable, mais du mien, ce sera plus compliqué. J'imagine que vous le saviez déjà, oui... C'est complexe comme situation, parce que, bien sûr que nous pouvons maintenir notre financement d'aide, mais ultimement, un jour, il faudra voir à la pertinence de la chose.»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«J'ai plusieurs cartes dans mon jeu...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je vous crois sur parole. Il serait néanmoins bien que...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«C'est d'une évidence!»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«... que ça ne sorte pas d'ici, vous comprenez...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Je n'ai jamais pensé le contraire.»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Bien... parce que... voilà, quoi. Le suicide, vous imaginez.»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«C'est clair comme de l'eau de roche...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Vous allez vous en charger?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Je veillerai à vous tenir informé par nos canaux privés, oui. Et ultérieurement, il faudra se revoir tous ensemble.»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Ça va faire chier Arnold...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Déjà, s'il pouvait nous chier un budget, ça serait bien...»[/justify][/ve]
«Extrait de la rencontre entre Jacobs etWorkman»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur du Deseret
- James Workman, gouverneur fédéré du Yankee
[ve][justify]Les deux hommes discutent depuis près de deux heures. James Workman, gouverneur fédéré de l'État du Yankee, discute avec son homologue deseran au sujet de la dernière rencontre commune entre les États fédérés, l'administration Arnold et Jacobs lui-même. L'État du Yankee, leader des États fédérés, souhaite mettre de l'avant plusieurs pistes de solutions pour sortir de la léthargie et contrer le gouvernement central des États-Fédérés d'Olgarie perpétuellement en stagnation économique et budgétaire. La situation devient catastrophique, les États se voient limités dans leur capacité à maintenir leurs maigres services sociaux et des milliers d'enfants ne mangent pas à leur faim, faute d'une relance économique soutenue. Le gouverneur fédéré s'esclaffe, la plaisanterie du gouverneur deseran l'ayant bien fait rire.
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Oui, je n'en doute pas! N'empêche, l'heure est grave, je ne nous donne pas des années avant que la crise nous momifie pour de bon...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je comprends très bien, oui, cette situation est alarmante et je partage vos craintes et vos peurs. Le manque d'ouverture du pouvoir central est non seulement un manque de respect à votre égard, mais un manque grave à ses obligations. Néanmoins, je ne crois pas qu'aller de l'avant immédiatement avec cette solution soit avantageuse tant pour vous que pour moi. Nous sommes en période électorale, je ne pourrais pas me permettre un tel affront au peuple deseran...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«J'aimerais pouvoir en glisser un mot à mes homologues, qu'on puisse ensemble établir une certaine forme avant d'entreprendre quelque formalité qui soit...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Oui, non, évidemment, je ne vois pas comment on pourrait en venir à ce scénario sans avoir le consentement de la majorité, voire de l'unanimité des entités. Il va falloir cependant travailler fort. Je sais que de votre côté, l'ouverture est palpable, mais du mien, ce sera plus compliqué. J'imagine que vous le saviez déjà, oui... C'est complexe comme situation, parce que, bien sûr que nous pouvons maintenir notre financement d'aide, mais ultimement, un jour, il faudra voir à la pertinence de la chose.»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«J'ai plusieurs cartes dans mon jeu...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je vous crois sur parole. Il serait néanmoins bien que...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«C'est d'une évidence!»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«... que ça ne sorte pas d'ici, vous comprenez...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Je n'ai jamais pensé le contraire.»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Bien... parce que... voilà, quoi. Le suicide, vous imaginez.»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«C'est clair comme de l'eau de roche...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Vous allez vous en charger?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Je veillerai à vous tenir informé par nos canaux privés, oui. Et ultérieurement, il faudra se revoir tous ensemble.»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Ça va faire chier Arnold...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Déjà, s'il pouvait nous chier un budget, ça serait bien...»[/justify][/ve]
-
Steve
[center]Bureau de la gouverneure
«Vous voulez diriger une chorale d'église?»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Henry Schwab, chef de cabinet
[ve][justify]Les deux hommes sont attablés à un restaurant de Lancaster. Il est à peine treize heures trente, et les deux hommes y sont déjà depuis près d'une heure. Les élections arrivant à grands pas, le chef de cabinet tente par tous les moyens d'influencer le gouverneur dans ses prochaines décisions...
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Faire le tour? Ce n'est pas bien compliqué. Williams est une bonne acquisition. Adamson peut bien se débrouiller si elle demeure aux Services gouvernementaux... Herd aux Finances, elle a démontré de quoi elle est capable, c'est un bon élément... Par contre, s'il faut aller à l'inverse...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Mettre la hache dans les ministères serait une grave erreur de jugement. Pas à six mois des élections, Henry, il faut réfléchir!»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Pas cette année monsieur, mais il faudra assurément démontrer que le lendemain des élections, un gouvernement démocrate réélu affichera une nouvelle tête. Si on laisse toutes les merdes qui vous entourent, vous pourrez contempler Schoonover à la télévision, dans votre salon. Loin de moi l'idée de vous pousser à faire quelque chose dont vous ne seriez pas à l'aise, monsieur, mais avec tout le respect que je vous dois, ce gouvernement ne survivra pas à l'élection générale qui approche si les Deserans n'ont pas l'assurance que certaines têtes vont sauter! Prenez Jones à la Culture, c'est un très mauvais pari. Nous pourrions y mettre une petite jeunesse qui saura nous attirer l'électorat des 18-25. Laissez couler l'info que ce nouveau ministre proviendra de l'Onegakawti et voilà, le tour est joué. Philip Revilla doit impérativement quitter le gouvernement, c'est une question d'apparence. Tout comme Brown et King, qui remettent derrière les portes clauses votre autorité en cause. Vous ne pouvez pas vous permettre de conserver ces ministres. Je comprends qu'un remaniement aujourd'hui serait catastrophique, mais il faut que les Deserans sachent que les pommes pourries quitteront le navire. Le gouvernement doit faire peau neuve en octobre.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Ils servent notre pays avec honneur, Henry. Tout n'est pas mathématiques, tout n'est pas sans émotion. Il faut démontrer du cœur, être respectueux de...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Êtes-vous sérieux? C'est ce pays que vous voulez diriger, monsieur, ou une chorale d'église? Je ne veux pas vous manquer de respect, mais actuellement, c'est ce gouvernement qui vous a mené au pouvoir. Et ce sera ce même gouvernement qui vous poussera à la sortie si vous ne faites rien. Vous ne voulez pas être réélu? Parfait, que cela soit dit. Annoncez votre retrait dès demain et laissez le parti organiser votre succession pour qu'il ait véritablement une chance d'être élu. Mais, si vous voulez être élu, si vous voulez être le gouverneur de la République du Deseret en 2035, il faudra mettre de côté le cœur et agir comme un véritable chef d'État. Si vos intentions sont autres, s'il-vous-plaît, libérez-moi de mes fonctions que je puisse servir mon pays là où il pourra en bénéficier.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Allons, allons, ne tombons pas dans les menaces et le chantage, nous valons bien plus que ça. C'est donc votre conseil définitif?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Laissez-moi organiser la fuite. Et laissez-moi organiser votre défense. Jouez-la relaxe, affirmez que le pays est constamment à la recherche de nouveaux talents pour être guidé vers la prospérité. Démentez les rumeurs, mais laissez planer un certain doute. Dans le mieux, ceux qui se sentent visés annonceront qu'ils ne sollicitent pas un nouveau mandat. Dans le pire, ils siègeront sur l'arrière-ban.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Ça peut aider?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Ça va aider.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Ok... c'est bon, mais pas avant cet été. Laissez-moi régler des choses plus urgentes avant...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Les États fédérés, monsieur?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Vous le saurez en temps et lieu.»[/justify][/ve]
«Vous voulez diriger une chorale d'église?»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Henry Schwab, chef de cabinet
[ve][justify]Les deux hommes sont attablés à un restaurant de Lancaster. Il est à peine treize heures trente, et les deux hommes y sont déjà depuis près d'une heure. Les élections arrivant à grands pas, le chef de cabinet tente par tous les moyens d'influencer le gouverneur dans ses prochaines décisions...
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Faire le tour? Ce n'est pas bien compliqué. Williams est une bonne acquisition. Adamson peut bien se débrouiller si elle demeure aux Services gouvernementaux... Herd aux Finances, elle a démontré de quoi elle est capable, c'est un bon élément... Par contre, s'il faut aller à l'inverse...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Mettre la hache dans les ministères serait une grave erreur de jugement. Pas à six mois des élections, Henry, il faut réfléchir!»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Pas cette année monsieur, mais il faudra assurément démontrer que le lendemain des élections, un gouvernement démocrate réélu affichera une nouvelle tête. Si on laisse toutes les merdes qui vous entourent, vous pourrez contempler Schoonover à la télévision, dans votre salon. Loin de moi l'idée de vous pousser à faire quelque chose dont vous ne seriez pas à l'aise, monsieur, mais avec tout le respect que je vous dois, ce gouvernement ne survivra pas à l'élection générale qui approche si les Deserans n'ont pas l'assurance que certaines têtes vont sauter! Prenez Jones à la Culture, c'est un très mauvais pari. Nous pourrions y mettre une petite jeunesse qui saura nous attirer l'électorat des 18-25. Laissez couler l'info que ce nouveau ministre proviendra de l'Onegakawti et voilà, le tour est joué. Philip Revilla doit impérativement quitter le gouvernement, c'est une question d'apparence. Tout comme Brown et King, qui remettent derrière les portes clauses votre autorité en cause. Vous ne pouvez pas vous permettre de conserver ces ministres. Je comprends qu'un remaniement aujourd'hui serait catastrophique, mais il faut que les Deserans sachent que les pommes pourries quitteront le navire. Le gouvernement doit faire peau neuve en octobre.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Ils servent notre pays avec honneur, Henry. Tout n'est pas mathématiques, tout n'est pas sans émotion. Il faut démontrer du cœur, être respectueux de...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Êtes-vous sérieux? C'est ce pays que vous voulez diriger, monsieur, ou une chorale d'église? Je ne veux pas vous manquer de respect, mais actuellement, c'est ce gouvernement qui vous a mené au pouvoir. Et ce sera ce même gouvernement qui vous poussera à la sortie si vous ne faites rien. Vous ne voulez pas être réélu? Parfait, que cela soit dit. Annoncez votre retrait dès demain et laissez le parti organiser votre succession pour qu'il ait véritablement une chance d'être élu. Mais, si vous voulez être élu, si vous voulez être le gouverneur de la République du Deseret en 2035, il faudra mettre de côté le cœur et agir comme un véritable chef d'État. Si vos intentions sont autres, s'il-vous-plaît, libérez-moi de mes fonctions que je puisse servir mon pays là où il pourra en bénéficier.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Allons, allons, ne tombons pas dans les menaces et le chantage, nous valons bien plus que ça. C'est donc votre conseil définitif?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Laissez-moi organiser la fuite. Et laissez-moi organiser votre défense. Jouez-la relaxe, affirmez que le pays est constamment à la recherche de nouveaux talents pour être guidé vers la prospérité. Démentez les rumeurs, mais laissez planer un certain doute. Dans le mieux, ceux qui se sentent visés annonceront qu'ils ne sollicitent pas un nouveau mandat. Dans le pire, ils siègeront sur l'arrière-ban.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Ça peut aider?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Ça va aider.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Ok... c'est bon, mais pas avant cet été. Laissez-moi régler des choses plus urgentes avant...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Les États fédérés, monsieur?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Vous le saurez en temps et lieu.»[/justify][/ve]
-
Steve
[center]Bureau de la gouverneure
«Je veux que vous gagniez»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Henry Schwab, chef de cabinet
[ve][justify]Le chef de cabinet du gouverneur du Deseret, principal conseiller du chef de l.'État deseran et ne rendant généralement que très peu de comptes, a longuement œuvré en coulisses pour que le Deseret ne s'implique pas dans le conflit mondial. Politiquement un suicide, et moralement inacceptable, Henry Schwab ne pouvait laisser son patron -et son pion, surtout, mener le Deseret dans le précipice que s'annonce cette guerre pour le clan luciférien. Schwab, fervent opposant à l'Union panocéanique, sait reconnaître que l'UPO forme une force militaire dont il sera difficile de combattre contre. Surtout en combat maritime, où le Commonwealth dispose d'une large avance incontestable. Au bureau de Jacobs, plusieurs copies de journaux sont visibles. Des rapports, des données, des sondages, des informations confidentielles venant des services secrets... Schwab est inquiet. Dans moins de trois mois, il pourrait perdre l'ultime pouvoir.
Robert Jacobs (gouverneur)
«Nous allons nous en sortir, il faut demeurer confiant...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Bien sûr. Si vous possédez une boutique de jouets dans le temps des fêtes, peut-être, mais vous possédez le pouvoir exécutif de la République du Deseret. Puissance économique continentale et leader incontestable. Faut être con, pardonnez-moi monsieur, de croire que tout s'arrangera par la patience.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Les chiffres ne sont pas mauvais, Henry, il ne faut pas s'alarmer pour si peu.»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Ce rapport indique le contraire, monsieur. Vous voyez ce paragraphe? Vous l'avez lu? La gouverneure Bates a déclenché le scandale Waskaganish pour moins. Il faut...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«... non!»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je comprends votre réticence, mais si nous ne...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«... j'ai dis non. Rien ne sert d'insister, c'est non. Qu'est-ce qu'on peut faire?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Pleurer? Non, sans blague... Nous devons continuer de marteler que cette opération a mené à une victoire diplomatique sans précédent. Le Deseret a obtenu ce qu'aucun autre pays n'a obtenu jusqu'ici dans cette affaire. J'ai de la difficulté à le croire, mais d'ici peu, l'Union panocéanique pourrait devenir un allié très intéressant... et très important. Martelez que le Deseret est celui qui a obtenu le plus grand accord de l'histoire moderne pour la sécurités des eaux internationales. Mettez de l'avant les programmes qui seront ultérieurement mis sur pied dans le cadre de l'opération visant à enrailler l'apartheid. Même si c'est clairement de la merde comme entente, faites valoir l'espoir, souriez, riez, passez devant les caméras. Ces merdes vous réussissent, aussi bien en profiter. L'annonce sur les logements sociaux, c'était une bonne idée. Ça a réduit la chute dans les sondages. On a même grimpé de deux points... Comme quoi tout est bon pour gagner...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Je tiens à ses politiques!»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Bien sûr, oui, je ne doute pas de vous ni de votre programme. Justement! Il faut y travailler, mettre la lumière sur toutes les réalisations que vous voulez mettre sur pied! C'est ce que les Deserans veulent et ont besoin maintenant que l'économie roule. Il faut foncer. Et, toujours, mettre l'accent sur les faiblesses de l'ennemi.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Ils en ont tellement...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Ok, ok... Soyons honnête, sans censure. Qu'est-ce qui trône au sommet des trucs qui ne fonctionnent pas au Deseret?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Ouff... le système de santé?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Et qu'est-ce que les Deserans craignent? Sa privatisation complète. Ils ont plus d'argent dans leurs poches, mais pas pour dépenser dans des factures exorbitantes en santé... Et quelle est la plus grande incertitude chez les unionistes? Sa privatisation...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Vous voulez que je fasse campagne sur la santé...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je veux que vous gagniez sur la santé. À quoi croyez-vous que les Deserans vont s'intéresser? Une guerre où le Deseret ne participe de toute façon pas, ou les factures monstrueuses qui toquent à leur porte si les unionistes sont élus?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Aucun commentateur politique ne va tomber dans ce piège de débile...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Vous avez raison, mais au final, qui paiera ces factures? Les commentateurs, ou les Deserans?»[/justify][/ve]
«Je veux que vous gagniez»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Henry Schwab, chef de cabinet
[ve][justify]Le chef de cabinet du gouverneur du Deseret, principal conseiller du chef de l.'État deseran et ne rendant généralement que très peu de comptes, a longuement œuvré en coulisses pour que le Deseret ne s'implique pas dans le conflit mondial. Politiquement un suicide, et moralement inacceptable, Henry Schwab ne pouvait laisser son patron -et son pion, surtout, mener le Deseret dans le précipice que s'annonce cette guerre pour le clan luciférien. Schwab, fervent opposant à l'Union panocéanique, sait reconnaître que l'UPO forme une force militaire dont il sera difficile de combattre contre. Surtout en combat maritime, où le Commonwealth dispose d'une large avance incontestable. Au bureau de Jacobs, plusieurs copies de journaux sont visibles. Des rapports, des données, des sondages, des informations confidentielles venant des services secrets... Schwab est inquiet. Dans moins de trois mois, il pourrait perdre l'ultime pouvoir.
Robert Jacobs (gouverneur)
«Nous allons nous en sortir, il faut demeurer confiant...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Bien sûr. Si vous possédez une boutique de jouets dans le temps des fêtes, peut-être, mais vous possédez le pouvoir exécutif de la République du Deseret. Puissance économique continentale et leader incontestable. Faut être con, pardonnez-moi monsieur, de croire que tout s'arrangera par la patience.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Les chiffres ne sont pas mauvais, Henry, il ne faut pas s'alarmer pour si peu.»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Ce rapport indique le contraire, monsieur. Vous voyez ce paragraphe? Vous l'avez lu? La gouverneure Bates a déclenché le scandale Waskaganish pour moins. Il faut...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«... non!»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je comprends votre réticence, mais si nous ne...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«... j'ai dis non. Rien ne sert d'insister, c'est non. Qu'est-ce qu'on peut faire?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Pleurer? Non, sans blague... Nous devons continuer de marteler que cette opération a mené à une victoire diplomatique sans précédent. Le Deseret a obtenu ce qu'aucun autre pays n'a obtenu jusqu'ici dans cette affaire. J'ai de la difficulté à le croire, mais d'ici peu, l'Union panocéanique pourrait devenir un allié très intéressant... et très important. Martelez que le Deseret est celui qui a obtenu le plus grand accord de l'histoire moderne pour la sécurités des eaux internationales. Mettez de l'avant les programmes qui seront ultérieurement mis sur pied dans le cadre de l'opération visant à enrailler l'apartheid. Même si c'est clairement de la merde comme entente, faites valoir l'espoir, souriez, riez, passez devant les caméras. Ces merdes vous réussissent, aussi bien en profiter. L'annonce sur les logements sociaux, c'était une bonne idée. Ça a réduit la chute dans les sondages. On a même grimpé de deux points... Comme quoi tout est bon pour gagner...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Je tiens à ses politiques!»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Bien sûr, oui, je ne doute pas de vous ni de votre programme. Justement! Il faut y travailler, mettre la lumière sur toutes les réalisations que vous voulez mettre sur pied! C'est ce que les Deserans veulent et ont besoin maintenant que l'économie roule. Il faut foncer. Et, toujours, mettre l'accent sur les faiblesses de l'ennemi.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Ils en ont tellement...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Ok, ok... Soyons honnête, sans censure. Qu'est-ce qui trône au sommet des trucs qui ne fonctionnent pas au Deseret?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Ouff... le système de santé?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Et qu'est-ce que les Deserans craignent? Sa privatisation complète. Ils ont plus d'argent dans leurs poches, mais pas pour dépenser dans des factures exorbitantes en santé... Et quelle est la plus grande incertitude chez les unionistes? Sa privatisation...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Vous voulez que je fasse campagne sur la santé...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je veux que vous gagniez sur la santé. À quoi croyez-vous que les Deserans vont s'intéresser? Une guerre où le Deseret ne participe de toute façon pas, ou les factures monstrueuses qui toquent à leur porte si les unionistes sont élus?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Aucun commentateur politique ne va tomber dans ce piège de débile...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Vous avez raison, mais au final, qui paiera ces factures? Les commentateurs, ou les Deserans?»[/justify][/ve]
-
Steve
[center]Bureau du gouverneur
«Extrait de la rencontre entre Jacobs etWorkman»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur du Deseret
- James Workman, gouverneur fédéré du Yankee
[ve][justify]Les deux hommes sont au téléphone. Robert Jacobs dans son bureau, et James Workman dans le sien, au nord des États-Fédérés d'Olgarie. L'union des États fédérés semble de plus en plus probable, les rumeurs dans les médias font rages, et ceux qui s'y opposent se comptent sur les doigts d'une main. Tous deux décidés à faire avancer la situation, il n'est pas rare qu'ils discutent au téléphone pour faire un état du dossier : Workman informe Jacobs sur les discussions entre gouverneurs fédérés et Jacobs s'assure de leur apporter un soutien inconditionnel. À force de discuter, les deux hommes en sont venus à être plus que des homologues, mais des amis.
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Et ta sœur, comment prend-t-elle le coup?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Difficilement, je ne vais pas te le cacher. Je n'aurais pas cru cela d'elle, elle semblait si forte durant la maladie, j'imagine que le fardeau sur ses épaules s'est effondré avec sa mort... Terrible, c'est terrible, tout ça...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Au risque de me répéter, James, je t'offre mes condoléances. Perdre un parent n'est jamais facile.»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Merci de ta gentilesse. Cela dit, si on ne change pas de sujet bientôt, je vais craquer...»
Les deux hommes rient.
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Très bien. Comment ça se passe, en haut? Je veux dire, au-delà de ce qu'on entend dans les médias. Comment le président prend la chose?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Il veut te tuer. Assurément. Je crois en fait qu'il veut tous nous tuer. Après notre annonce que nous allions tous quitter, il a organisé une rencontre d'urgente. Il semblait déjà plus enclin à nous écouter, sans nécessairement vouloir agir. Selon lui, c'est encore du bluff, il n'y croit pas une seule seconde... La chute sera lourde. L'Association des gouverneurs fédérés lui a conseillé de se préparer à perdre son pouvoir. Le jour où l'on annoncera la dissolution des États-Fédérés, ce pouvoir n'existera plus. Le programme visant à condamner le Congrès olgarien et le Alester Lewson Palace est en place, ne reste plus que l'ordre à donner à la garde nationale. Nous avons déjà l'assurance que la Garde nationale nous suivra..»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«... On dirait un coup d'État...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«... Ouais, mais non. On va le faire bien. On va mettre sur pied nos référendums bientôt. En fait, on attend devoir si tu vas être reconduit au pouvoir. Ça nous donnera la motivation de le faire... Si les unionistes devaient l'emporter...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«... Je suis confiant. Nous allons mener une bonne campagne. Je serai là, il ne faut pas penser le contraire. Sinon, au sein de l'Association, aucune dissidence?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Au contraire! Tous sont confiants. Tous les facteurs sont au vert... Honnêtement, le seul truc qu'on ignore, c'est si ça passera à 60 ou à 80%... Et Arnold en a une sacrée peur. Il nous voit s'activer de plus en plus, et il voit l'opinion publique majoritairement derrière ce projet... Je n'aimerais pas être à sa place. Il s'accroche tellement, je ne sais pas comment il fait...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Tu as des nouvelles de l'investissement deseran? Des 355 millions..?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Oui, oui, on a reçu le rapport, il y a quelques jours. On voulait que l'Association en prenne connaissance avant de vous l'envoyer.»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Qu'est-ce que ça dit, que je prévois le coup?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Grosse merdo, ça se passe bien. Ça a fait une réelle différence dans les États de Jackson et de Navajo, contrairement à Yankee et Grant, pour ne nommer que ceux-là. Sauf que c'est parfait comme ça : Jackson est probablement l'État où l'appui sera dans les plus faibles... Quoi, peut-être 60%? Doncpour le Deseret, la cible est atteinte. Pour nous, disons qu'il faudra plus que 355 millions de dollars pour régler les problèmes de surface...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je ne peux pas octroyer davantage...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Ce n'était pas un reproche, mais une constatation! Si le financement se poursuit comme tu t'y es engagé, ça finira par se faire ressentir dans le nord aussi.»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Bientôt, ce ne sera plus nécessaire...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Ouais, bah si ça pouvait arriver demain, je ne m'en plaindrais pas!»[/justify][/ve]
«Extrait de la rencontre entre Jacobs etWorkman»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur du Deseret
- James Workman, gouverneur fédéré du Yankee
[ve][justify]Les deux hommes sont au téléphone. Robert Jacobs dans son bureau, et James Workman dans le sien, au nord des États-Fédérés d'Olgarie. L'union des États fédérés semble de plus en plus probable, les rumeurs dans les médias font rages, et ceux qui s'y opposent se comptent sur les doigts d'une main. Tous deux décidés à faire avancer la situation, il n'est pas rare qu'ils discutent au téléphone pour faire un état du dossier : Workman informe Jacobs sur les discussions entre gouverneurs fédérés et Jacobs s'assure de leur apporter un soutien inconditionnel. À force de discuter, les deux hommes en sont venus à être plus que des homologues, mais des amis.
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Et ta sœur, comment prend-t-elle le coup?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Difficilement, je ne vais pas te le cacher. Je n'aurais pas cru cela d'elle, elle semblait si forte durant la maladie, j'imagine que le fardeau sur ses épaules s'est effondré avec sa mort... Terrible, c'est terrible, tout ça...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Au risque de me répéter, James, je t'offre mes condoléances. Perdre un parent n'est jamais facile.»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Merci de ta gentilesse. Cela dit, si on ne change pas de sujet bientôt, je vais craquer...»
Les deux hommes rient.
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Très bien. Comment ça se passe, en haut? Je veux dire, au-delà de ce qu'on entend dans les médias. Comment le président prend la chose?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Il veut te tuer. Assurément. Je crois en fait qu'il veut tous nous tuer. Après notre annonce que nous allions tous quitter, il a organisé une rencontre d'urgente. Il semblait déjà plus enclin à nous écouter, sans nécessairement vouloir agir. Selon lui, c'est encore du bluff, il n'y croit pas une seule seconde... La chute sera lourde. L'Association des gouverneurs fédérés lui a conseillé de se préparer à perdre son pouvoir. Le jour où l'on annoncera la dissolution des États-Fédérés, ce pouvoir n'existera plus. Le programme visant à condamner le Congrès olgarien et le Alester Lewson Palace est en place, ne reste plus que l'ordre à donner à la garde nationale. Nous avons déjà l'assurance que la Garde nationale nous suivra..»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«... On dirait un coup d'État...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«... Ouais, mais non. On va le faire bien. On va mettre sur pied nos référendums bientôt. En fait, on attend devoir si tu vas être reconduit au pouvoir. Ça nous donnera la motivation de le faire... Si les unionistes devaient l'emporter...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«... Je suis confiant. Nous allons mener une bonne campagne. Je serai là, il ne faut pas penser le contraire. Sinon, au sein de l'Association, aucune dissidence?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Au contraire! Tous sont confiants. Tous les facteurs sont au vert... Honnêtement, le seul truc qu'on ignore, c'est si ça passera à 60 ou à 80%... Et Arnold en a une sacrée peur. Il nous voit s'activer de plus en plus, et il voit l'opinion publique majoritairement derrière ce projet... Je n'aimerais pas être à sa place. Il s'accroche tellement, je ne sais pas comment il fait...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Tu as des nouvelles de l'investissement deseran? Des 355 millions..?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Oui, oui, on a reçu le rapport, il y a quelques jours. On voulait que l'Association en prenne connaissance avant de vous l'envoyer.»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Qu'est-ce que ça dit, que je prévois le coup?»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Grosse merdo, ça se passe bien. Ça a fait une réelle différence dans les États de Jackson et de Navajo, contrairement à Yankee et Grant, pour ne nommer que ceux-là. Sauf que c'est parfait comme ça : Jackson est probablement l'État où l'appui sera dans les plus faibles... Quoi, peut-être 60%? Doncpour le Deseret, la cible est atteinte. Pour nous, disons qu'il faudra plus que 355 millions de dollars pour régler les problèmes de surface...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je ne peux pas octroyer davantage...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Ce n'était pas un reproche, mais une constatation! Si le financement se poursuit comme tu t'y es engagé, ça finira par se faire ressentir dans le nord aussi.»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Bientôt, ce ne sera plus nécessaire...»
James Workman (gouverneur fédéré du Yankee)
«Ouais, bah si ça pouvait arriver demain, je ne m'en plaindrais pas!»[/justify][/ve]
-
Steve
[center]Bureau du gouverneur
«Appelons une courge une courge»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Henry Schwab, chef de cabinet
[ve][justify]Henry Schwab est l'un des hommes les plus heureux du Deseret. Non seulement Robert Jacobs a été réélu, mais il a été reconduit dans ses fonctions. Un poste hautement stratégique dans une démocratie où le pouvoir exécutif est un monstrueux -mais non moins majestueux jeu d'échecs. Autour d'un verre, les deux hommes discutent de la composition du cabinet ministériel que Jacobs devra présenter devant le Congrès le 24 octobre prochain. Alors que plusieurs choix sont consensus, Schwab s'oppose à certains choix de Jacobs. Bien que la décision ne lui revienne pas en dernier lieu, le chef du cabinet du gouverneur deseran est le principal conseiller du chef d'État.
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Diana Addington, vous êtes sérieux? On parle bien de la petite et vieille femme qui voit des insectes et des couleurs vives partout? C'est sérieux?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Diana est une femme vraie, près des gens, et aimée de la majorité des Deserans. C'est une femme droite, mêmesi, oui, parfois, elle est étrange, mais je crois que ça apportera du positif au sein de mon gouvernement. C'est une femme stimulante qui ne laisse personne indifférent. Elle fait voir la politique autrement...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je veux bien croire, monsieur, qu'elle représente un visage coloré de la politique, mais de là à lui confier l'un des plus importants ministères? Ne devrions-nous pas plutôt lui offrir un rôle seconde pour voir comment elle tire son épingle du jeu? Écoutez, monsieur, je n'imagine pas du tout Addington à une telle position. C'est une nouvelle venue, c'est dangereux. Face à vos promesses, vous devriez plutôt compter sur une personne chevronnée et...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«... et elle ne l'est pas, elle? Henry, ne tombez pas dans l'insulte gratuite, vous valez mieux que cela...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Certes, mais appelons une courge une courge et une folle une folle. À vous de choisir si elle est plutôt courge ou folle...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«J'y ai déjà réfléchi... Ce sera rafraichissant.»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je vous demande tout de même d'y réfléchir encore un peu... beaucoup! Et pour les Affaires étrangères, conservez-vous Smith?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Je ne crois pas. Melissa est une femme que j'apprécie beaucoup, mais je cherche à donner à la diplomatie deserane un souffle nouveau... un souffle intéressant. Je n'y ai pas encore réfléchi.»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Alice Bartlett.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Alice?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Elle a assez attendu, monsieur. Cette femme était ambassadrice au Shendoake de 2016 à 2025. Powell l'a envoyé ensuite en Oblakee jusqu'à sa révocation par Bickford en 2029. Elle s'est présentée sous notre bannière et a été élue. Elle est demeuré sur l'arrière-ban sans dire un mot. Elle a observé, elle a prise des notes. Vous me demanderiez qui choisir? Alice Bartlett. Vous voulez une femme droite, honnête et qui représente fidèlement l'humilité deserane? Alice Bartlett.»[/justify][/ve]
«Appelons une courge une courge»[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Henry Schwab, chef de cabinet
[ve][justify]Henry Schwab est l'un des hommes les plus heureux du Deseret. Non seulement Robert Jacobs a été réélu, mais il a été reconduit dans ses fonctions. Un poste hautement stratégique dans une démocratie où le pouvoir exécutif est un monstrueux -mais non moins majestueux jeu d'échecs. Autour d'un verre, les deux hommes discutent de la composition du cabinet ministériel que Jacobs devra présenter devant le Congrès le 24 octobre prochain. Alors que plusieurs choix sont consensus, Schwab s'oppose à certains choix de Jacobs. Bien que la décision ne lui revienne pas en dernier lieu, le chef du cabinet du gouverneur deseran est le principal conseiller du chef d'État.
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Diana Addington, vous êtes sérieux? On parle bien de la petite et vieille femme qui voit des insectes et des couleurs vives partout? C'est sérieux?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Diana est une femme vraie, près des gens, et aimée de la majorité des Deserans. C'est une femme droite, mêmesi, oui, parfois, elle est étrange, mais je crois que ça apportera du positif au sein de mon gouvernement. C'est une femme stimulante qui ne laisse personne indifférent. Elle fait voir la politique autrement...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je veux bien croire, monsieur, qu'elle représente un visage coloré de la politique, mais de là à lui confier l'un des plus importants ministères? Ne devrions-nous pas plutôt lui offrir un rôle seconde pour voir comment elle tire son épingle du jeu? Écoutez, monsieur, je n'imagine pas du tout Addington à une telle position. C'est une nouvelle venue, c'est dangereux. Face à vos promesses, vous devriez plutôt compter sur une personne chevronnée et...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«... et elle ne l'est pas, elle? Henry, ne tombez pas dans l'insulte gratuite, vous valez mieux que cela...»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Certes, mais appelons une courge une courge et une folle une folle. À vous de choisir si elle est plutôt courge ou folle...»
Robert Jacobs (gouverneur)
«J'y ai déjà réfléchi... Ce sera rafraichissant.»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je vous demande tout de même d'y réfléchir encore un peu... beaucoup! Et pour les Affaires étrangères, conservez-vous Smith?»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Je ne crois pas. Melissa est une femme que j'apprécie beaucoup, mais je cherche à donner à la diplomatie deserane un souffle nouveau... un souffle intéressant. Je n'y ai pas encore réfléchi.»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Alice Bartlett.»
Robert Jacobs (gouverneur)
«Alice?»
Henry Schwab (chef de cabinet)
«Elle a assez attendu, monsieur. Cette femme était ambassadrice au Shendoake de 2016 à 2025. Powell l'a envoyé ensuite en Oblakee jusqu'à sa révocation par Bickford en 2029. Elle s'est présentée sous notre bannière et a été élue. Elle est demeuré sur l'arrière-ban sans dire un mot. Elle a observé, elle a prise des notes. Vous me demanderiez qui choisir? Alice Bartlett. Vous voulez une femme droite, honnête et qui représente fidèlement l'humilité deserane? Alice Bartlett.»[/justify][/ve]