[RPs] Dans les coulisses (utilisable sous autorisation)

Steve

Message par Steve »

[center]Bureau du gouverneur
«Une bonne nouvelle pour le continent»[/center]

Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur du Deseret
- Daniel Griffith, président de l'Oblakee

[ve][justify]Ces derniers temps, les journaux oblakiens et deserans étaient catégoriques : le président oblakien s'opposait auprojet entre les États fédérés et le Deseret. Si bien que les autorités gouvernementales des deux parties ont cru bon de programmer une rencontre rapide entre les deux dirigeants pour tirer les choses au clair et, surtout, obtenir des réponses à de nombreuses questions. À Lancaster, dans le bureau du gouverneur deseran, il n'y a que deux hommes : Daniel Griffith et Robert Jacobs. Aucun garde du corps, aucun secrétaire, aucun chef de cabinet. Les deux dirigeants souhaitaient pouvoir discuter librement de la situation. Se retrouvant rapidement au bureau de Jacobs, les deux hommes en vinrent rapidement au sujet de la rencontre...

[...]

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Mais, évidemment, je peux comprendre que de l'autre côté de la frontière, la nouvelle ait pu être surprenante. J'ai ouïe dire que cela n'avait pas été bien reçu par votre part, et j'en suis profondément navré... Peut-être pourrions-nous en discuter de suite?»

Daniel Griffith (président de l'Oblakee)
«Bien sûr. Je dois d'abord vous contredire sur un point. Cette nouvelle m'a surpris, mais je l'ai plutôt bien reçu. Si les états des EFO vous rejoignent cela est évidemment une bonne nouvelle pour le continent. J'aurai simplement aimé être un petit peu plus au courant de la situation étant donné que les EFO partagent une frontière avec l'Oblakee et que leur situation aurait pu affecter le pays. Mais cela concerne plus les gouverneurs fédérés que le Deseret...»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Veuillez alors m'excuser, j'ai dû me fier davantage aux lignes de vos journaux que vos réelles déclarations. Toutefois, je tiens à prendre la défense de nos homologues fédérés, sans me faire leur avocat, entendons-nous, que la situation était très difficile à maintenir derrière les portes closes. Vous n'êtes pas sans le savoir, l'Oblakee en est une très bonne preuve, que les politiques des oppositions qui visent à réduire à néant les efforts des gouvernements en place sont parfois terribles et que moins ils ont de farine, moins ils peuvent faire du pain. Je comprends l'aspect de l'importance d'un tel projet pour les Olgariens de toutes les nations qui nous entourent, peut-être y a-t-il eu un problème de notre côté entre le soucis de bien faire les choses et de ne pas brûler nos efforts qui sont à toute vapeur depuis plus d'un an...»

Daniel Griffith (président de l'Oblakee)
«Mais cela n'est pas grave. L'important est ce qui arrive. Cette annonce est sans aucun doute le plus grand événement géopolitique de l'Olgarie depuis l'indépendance de la Shendoake en 2014. Je dois d'ailleurs vous dire que je supporte complètement la dissolution des EFO. Nous sommes nombreux à l'avoir quitté, il est normal que nous supportons ceux qui nous suivent et qui veulent la même chose que nous. Maintenant, si cette dissolution doit se faire au profit du Deseret, et bien... Je pense que c'est une bonne chose, la région ne subira pas le même trou noir et absence que nous avons eu après notre création et notre mise en place. Ici les états arriveront dans un "environnement" stable, sûr et déjà organisé...»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Vos mots sont réconfortants, sachez-le. Toutefois, j'aimerais préciser que cette fusion, si elle est actée, et seuls les Deserans et les Olgariens fédérés pourront nous apporter cette réponse, n'est pas dans l'intérêt premier du Deseret, mais de dix millions d'êtres humains qui, aujourd'hui, ne peuvent même plus aller à la clinique pour obtenir des soins de santé de base. Les écoles sont pour la plupart paralysées, les services publics sont quais inexistants... C'est avant tout pour ces gens que nous avons mis sur pied ce projet d'envergure. Je ne vous cacherai pas qu'immédiatement, la chimie entre les gouverneurs fédérés et moi a opéré, et tant mieux si tout le continent olgarien profitera de ce dynamisme que nous n'avons pas vu depuis, oui, l'indépendance du Shendoake. Il y a trente ans, personne dans ce coin du monde n'aurait cru de pouvoir goûter à la liberté... Demain, avec un peu de chance, nous seront tous libres. En ce sens, nous espérons tous pouvoir compter sur l'Oblakee comme nous comptons actuellement sur le Shendoake.»

Daniel Griffith (président de l'Oblakee)
«Oui bien sûr, cela aidera beaucoup. Je sais que la mise en place d'un tel projet est très coûteuse, prenante et difficile. C'est pourquoi, je prends la suite de la Shendoake et que je vous offre l'aide de l'Oblakee pour tout ce dont vous aurez besoin dans la mesure du possible évidemment ! Que cette aide soit économique, stratégique, ou bien simplement matérielle, vous pourrez compter sur nous pour faire de notre mieux. J'aimerai aussi vous dire que si besoin, nous avons d'ores et déjà mis en place un budget au cas où il nous faudrait investir dans les EFO, comme vous l'avez fait précédemment. Bien sûr, au vu de la situation, ces fonds ne seront utilisés qu'avec votre consentement.»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je n'attendais pas une telle proposition de votre part, pour tout vous dire. Effectivement, si les États fédérés débourseront le peu qu'ils ont pour la tenue de leur propre référendum, la suite des choses sera prise en charge par le Deseret si les Deserans votent majoritairement en faveur de ce projet. On parle ici bien sûr des élections partielles pour que les Olgariens fédérés soient représentés au Congrès du Deseret, mais de tout ce que les changements apporteront comme lots de défis : allant du changement des drapeaux aux mises à jour requises au sein de gouvernement deseran, comme par exemple la modification de tous les systèmes et leur transition. Nous considérons que cette année, déjà, nous y avons investi près d'un demi milliard de dollars. Et les quatre ou cinq prochaines années coûteront plus cher : nous estimons à près de 2 milliards de dollars annuellement que pour les transitions. Néanmoins, je ne saurais être à l'aise de vous demander d'utiliser ces fonds pour nous : les contribuables oblakiens n'ont pas à débourser pour un projet qui, en apparence, n'est pas le leur...»

Daniel Griffith (président de l'Oblakee)
«Évidemment, ces fonds ne serviront pas pour l'achat de nouveaux drapeaux. Comme vous l'avez dit ce projet n'est pas vraiment le nôtre... Mais cela pourrait s'arranger. Car ces fonds pourraient devenir un prêt si vraiment vous aviez besoin d'argent pour ces changements. Si celui-ci se concrétise, celui-ci serait pour un taux minime. Mais, je voyais plutôt ces fonds, et mon administration aussi, pour des investissements plus réels... Par exemple, je sais que les EFO sont très agricoles, mais que la crise qu'il traversent actuellement a fragilisé le secteur, ces fonds serviraient à acheter un maximum de récolte pour pérenniser leurs revenus ou bien en rachetant des entreprises et des usines menacées de fermeture...»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Oui, et voyez-vous, la crise que traverse le secteur agricole au Nord est également un joli défi qui se présentera à nous dans les prochains mois et les prochaines années. Évidemment, j'imagine que vous comprenez, je ne vais en aucun cas m'imposer dans quelconque décision touchant de près ou de loin ce qui touche à une juridiction qui appartient encore aux gouvernements fédérés olgariens. Je n'irai pas non plus vous encourager à financer ou à investir dans tel ou tel secteur, je préfère que les États fédérés eux-mêmes gèrent cette situation jusqu'à une fusion officielle. Néanmoins, si je peux me le permettre, si je devais investir moi-même -chose que je ferai évidemment, j'attendrais que la situation soit stabilisée. Actuellement, peu de choses peuvent tourner plus mal, et je ne serais pas à l'aise avec le fait que l'argent des contribuables oblakiens finisse par rater sa cible... D'autant plus que si tout va bien, dès la mi-février, la fusion sera autorisée et leur déclaration d'indépendance de fusion ne risquent pas de trainer...»

Daniel Griffith (président de l'Oblakee)
«Je comprend très bien, et merci pour vos conseilles. Nous ferrons se qui nous semble le mieux et le plus utile. Si vous avez besoin de quoi que ce soit d'autre, n'hésitez surtout pas à demander, comme je l'ai dit, l'Oblakee fera de son mieux pour aider...»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je suis ravi de pouvoir compter sur votre soutien. Cela est de bonne augure, nous plaçons beaucoup d'espoir en cette cordialité des nations olgariennes...»

[...][/justify][/ve]


*Cette conversation est une retranscription d'une discussion Discord avec Stokolm
Steve

Message par Steve »

[center]Salle diplomatique, Shendoake
«HOLY FUCKING GOD IN FLIP FLOPS»[/center]

Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur du Deseret
- Richard D. Ford, gouverneur-général de la Shendoake


[justify]La rencontre entre les deux hommes était autant attendue qu'inattendue. De tradition, le premier chef d'État que rencontre le gouverneur deseran après une élection générale, que ce soit une première victoire ou une réélection, c'est le gouverneur-général de la Shendoake. Les deux chefs d'État en profitent pour parler de leur vision, de leurs projets futurs et de leur collaboration dans de nombreux domaines. Depuis octobre, le temps avait joué contre Robert Jacobs qui n'avait pu mener à bien la tradition dans un délai acceptable, mais la situation étant compliquée, les deux hommes passaient outre ce détail de l'histoire. Seuls, les deux hommes sont dans un salon diplomatique, au Shendoake, et tiennent dans leur main un verre de whisky. Une tradition qui ne se perd pas pour deux anciens États fédérés ayant contré la prohibition.

Richard D. Ford (gouverneur-général de la Shendoake)
Mr. Jacobs, quel plaisir de pouvoir enfin vous rencontrer!

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je suis heureux que nous puissions aussi rapidement passer aux choses sérieuses. J'ai attendu cette opportunité avec impatience lors des derniers mois, mais vous conviendrez avec moi que le temps n'était hélas pas propice à cette rencontre. J'aimerais m'exprimer sur la beauté de votre pays, mais la Shendoake étant très semblable au sud du Deseret, je dois vous dire que je me sens chez moi, ici...

Richard D. Ford (gouverneur-général de la Shendoake)
Heh heh, je pense que vous déchanteriez vite sur ce point en été! Je ne crois pas qu'il existe pire que la chaleur humide et les moustiques de Concord quand on doit porter un costume à toute heure! Enfin bon, assez parlé de météo, nous ne sommes pas dans un pub Lorthonien. Je suppose que votre venue ici n'est pas due au hasard? Même si nous sommes habitués ici à recevoir le premier déplacement à l'étranger des Gouverneurs de nos cousins du Nord, les liens que vous voulez tisser, ou plutôt devrais-je dire raffermir, entre nos deux pays sont bien plus forts que ceux qu'envisageaient vos prédécesseurs.

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Eh bien, je tâcherai de m'en rappeler lorsque je reviendrai, ahah! Il y a, effectivement, des sujets dont je tenais à vous faire part personnellement. Croyez-le bien, j'ai une confiance absolue en nos ministres des Affaires étrangères respectifs, et vos ambassadeurs au Deseret travaillent avec nous dans le respect et dans un professionnalisme impressionnant, mais il y a de ces projets que nous préférons piloter nous-même. J'imagine que vous serez d'accord avec moi à ce sujet. Tout d'abord, je tenais à vous remercier chaleureusement pour votre appui lors des référendums aux États fédérés olgariens ainsi que lors de la concrétisation de ce projet d'envergure. L'appui de nos voisins, et mieux encore, l'appui de nos frères dans une telle épreuve est essentielle au moral et au bien-fondé de la chose. Notre continent n'est pas demeuré inactif, ces vingt-cinq dernières années, et les combats que vous avez mené dans le passé ne sont pas étrangers à nous réussite collective aujourd'hui.

Richard D. Ford (gouverneur-général de la Shendoake)
Je dois dire que cette aide était naturelle. Le soutien du Deseret dans notre indépendance n'a pas été oublié, et ce n'est que vous rendre la pareille que de vous soutenir dans cet incroyable projet, qui je le pense et l'espère, sera bénéfique à tous, Desereans, Olgariens Fédérés, Shendoakers et Oblakiens. Après tout, je pense qu'une "revanche" insensée contre les Fédérés dans une situation critique n'aurait posé que des problèmes, alors que notre but devrait être de faire de l'Olgarie une terre prospère. Mais si vous le voulez bien, entrons dans el vif du sujet: quels seraient, pour vous, ces projets qui ne pourraient se faire qu'entre nous? Je me rappelle bien de cette fameuse autoroute que vous aviez promis durant votre campagne, et qui vous tiens à cœur... Ou bien avez-vous un autre sujet en tête?

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Bien sûr. Avant tout, j'aimerais souligner que certains de ces projets pouvaient être mené de front par nos ministres respectifs, mais cette visite était une bonne occasion de les traiter dans leur ensemble. Je dois vous admettre que j'accorde une importance particulière à une autoroute transfrontalière dans la Navayo Valley afin d'y améliorer le transport de marchandises pour soutenir d'une part notre économie, mais la vôtre également. La Navayo Valley est la région frontalière la plus populaire entre nos deux pays, et sa route secondaire qui manque cruellement d'entretien ne peut plus subvenir à la demande croissante. Je suis heureux que cette proposition en campagne électorale soit demeurée dans votre esprit, et j'aimerais, si le projet vous satisfait en l'état, que vous encouragiez votre ministère des Transports à apposer son accord au projet. Je vous ferai parvenir une copie des documents reliés au projet, si cela peut vous aider à vous forger une opinion. Bien entendu, nous ne souhaitons pas nous interférer dans le tracé qui sera du coté shendoaker. Néanmoins, nous avons également déposé un projet commun auprès de votre ministère des Affaires étrangères concernant la création, aux côtés de cette autoroute transfrontalières, d'un poste frontalier commun répondant aux plus hauts standards, évalué à 32 millions de dollars, afin d'évaluer la participation due la Shendoake dans ce projet spécifique... Mais je comprends que cette seconde requête puisse demander plusieurs enquêtes et interrogations de votre côté. Ainsi, si ce projet cause une réaction négative en premier lieu de votre côté, je suis tout à fait disposé à le mettre sur la glace le temps que le projet autoroutier transfrontalier soit à tout le moins concrètement débuté. Évidemment, je peux vous faire parvenir une copie de ce deuxième projet.

Richard D. Ford (gouverneur-général de la Shendoake)
Je vois. Notre Ministère des Transports a d'ores et déjà réfléchi à plusieurs plans possibles pour notre côté de l'autoroute, qui partira de la Navayo Valley en direction du Sud jusqu'à Springfield, où l'on peut rejoindre le réseau autoroutier déjà existant de la Shendoake. Le seul obstacle, et il est mineur, que nous devons affronter sur ce front sera l'accord des Gouverneurs du West Duinedain, Charook et Magatoochee. Ms. Maxwell a d'ores et déjà fait part de son accord, à la seule condition que l'autoroute passe par Willertown, tout comme Mr. LeRoy au Charook. Sachez qu'il n'est pas besoin de convaincre ni moi ni le gouvernement de la Confédération, nous pensons tous que cette autoroute est un excellent projet pour la Shendoake et le Deseret. Quand à ce poste frontalier, comment dire... Je comprends évidemment la nécessité du contrôle des frontières, surtout à la Navayo Valley, à cause des problèmes de contrebande et de trafic que nous pouvons y rencontrer. Dans l'absolu, je ne suis pas spécialement enthousiaste à cette idée, notamment au vu de son prix relativement élevé pour un poste de douane, mais il est nécessaire pour votre côté et du mien permettra peut-être de calmer les Conservateurs qui sont toujours sur le dos de notre gouvernement par ce qu'on ne guillotine pas les fumeurs de cannabis. J'apprécierais énormément qu'une copie des plans nous soit transmise, afin de pouvoir l'étudier plus en détail.

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«J'entends vos inquiétudes à ce sujet et sachez que je suis de très près les travaux du ministère de la Sécurité publique et de l'immigration du Deseret qui est en charge du dossier. Je vous ferai parvenir les documents rapidement afin que vous puissiez analyser le tout et sachez que le Deseret est ouvert à la discussion concernant les plans. Si la Shendoake dispose d'une solution au coût, qui sera partagé entre votre pays et le mien, nous sommes ouvert à l'étude des propositions et à la modification d'éléments permettant la concrétisation de ce projet. Vous pourrez alors observer dans ces documents la haute technologie des infrastructures qui pourrait être comparable à une forteresse imprenable munie des meilleurs éléments pour enrayer l'omniprésence du transport de la drogue de la Shendoake au Deseret par le biais de la Navayo Valley. Cette région passoire est extrêmement préoccupante pour le Deseret et toutes les actions possibles sont sur la table, comme en témoigne notre récente intervention avec les Forces armées deseranes, il y a quelques mois. J'ai été, tout comme vous, choqué par les propos de l'unioniste Karl Schoonover qui proposait de clôturer la région de la Navayo Valley, lors de la récente campagne électorale au Deseret, ce qui aurait un impact négatif majeur sur notre économie respective ainsi que sur le tourisme de cette région qui, il me semble, est primordiale pour l'État du West Duinedain. Le financement de ce poste frontalier m'apparaît, somme toute, un mal nécessaire pour calmer les tensions dans cette région et permettre à l'État du West Duinedain de souffler un peu devant la menace unioniste. Néanmoins, je vous communiquerai les documents nécessaires, et nous aurons sans doute l'occasion d'en discuter à nouveau dans un avenir rapproché...

Richard D. Ford (gouverneur-général de la Shendoake)
Bien entendu. Je dois tout de même vous avertir: une bonne partie des tractations ne se fera pas avec mon gouvernement mais avec le West Duinedain, et qui sait ce que Maxwell dira du coût de ce poste-frontière, elle qui hurle au moindre centime que son état presque en faillite doit dépenser? Encore que le retour sur investissement pourrait la calmer, et surtout calmer ses électeurs... Enfin bref, je suis sûr que nous arriverons à créer un plan d'autoroute sans accroc et qui mettra tout le monde d'accord dans les plus brefs délais! Si tout est dit pour le moment, peut-être pourrions-nous passer à la suite? Je crois me souvenir que vous souhaitiez nommer un nouvel Ambassadeur en Shendoake?

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Eh bien, je suis certain que madame Maxwell saura se montrer ouverte à cette proposition qui lui empêchera de vivre avec de clôtures et la destruction du tourisme au West Duinedain. La Navayo Valley est un élément crucial, et sa survie passe avant tout par sa sécurité. Nous tâcherons donc de lui faire valoir notre position. Concernant l'ambassadeur actuel, soyez assuré de sa plus sincère loyauté et de son travail plus qu'apprécié. Il s'agit d'un honnête homme très compétent, mais nous croyons qu'il est temps que notre relation évolue et que les tenants de cette relation évoluent également. Vous pourrez nous formulez la même demande si vous le souhaitez, mais effectivement, nous aimerions qu'il soit transféré dans une autre fonction. Comme vous le savez, madame Bartlett -notre actuelle ministre des Affaires étrangères, a été ambassadrice pour le Deseret en Shendoake entre 2016 et 2029. Non seulement elle a réussi à traverser les époques et les générations politiques, mais elle demeure extrêmement appréciée tant chez vous que chez nous, sans enlever quoi que ce soit à sa compétence. Lorsqu'elle était en fonction en Shendoake, elle a eu l'immense honneur de former l'une de vos plus belles figures diplomatiques de l'ombre : Michael Rutherford. Madame Bartlett a formé pendant toutes ses années de services au Shendoake cet homme dans l'espoir, un jour, qu'il se montre être à la hauteur d'un défi de taille. Je ne saurais vous demander de nommer monsieur Rutherford ambassadeur de la Shendoake au Deseret, mais assurément, si je peux me permettre une recommandation, je recommanderai cet homme d'une extrême loyauté et d'un amour indéfectible pour nos deux pays...

Richard D. Ford (gouverneur-général de la Shendoake)
Je connais de loin ce Mr. Rutherford, il me semble qu'il sert déjà au sein de notre Ministère des Affaires étrangères comme conseiller direct de Mme. Corey. Je lui ferait passer le message, qui sera sans doute accepté puisque nous cherchons à remanier tout le réseau diplomatique, ou plutôt son absence, hérité de mon prédécesseur. Cependant, j'ai peur que Mme. Corey ne veule pas se séparer d'un acolyte si précieux! rire Dans tout les cas, tout sera mieux, je pense, que notre ambassadeur actuel. Franchement, nommer un bureaucrate du Sud Ambassadeur au Deseret, qu'est-ce que Butler avait pensé? Sachez que nous avons le plus grand respect pour Mme. Bartlett ici en Shendoake, et que je pense que ses recommandations ne seront mal prises par personne, même les conservateurs, qui après tout ont longtemps travaillé avec elle. Je recevrai ce Rutherford pour voir s'il est réellement à la hauteur, mais sachez que je m'attends déjà à ce qu'il se montre parfaitement adapté à la tâche.

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Nous saurons nous montrer reconnaissant... Sans transition, je déteste un peu ce formalités, j'aimerais vous demander si vous aviez des sujets à aborder avant que je discute avec vous d'un sujet... plus délicat.

Richard D. Ford (gouverneur-général de la Shendoake)
Non, rien ne me vient que nous n'ayons pas abordé ou laissé à nos Ministres respectifs... Mais vous m'intriguez, car je n'ai aucune idée, pour être tout à fait honnête, de ce dont vous parlez. Dites-moi tout.

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Avant toute chose, j'aimerais m'assurer de l'opacité de la sécurité dans votre bureau, ces éléments pouvant frôler, monsieur Ford, la sécurité nationale...

Richard D. Ford (gouverneur-général de la Shendoake)
Je pense mon bureau bien sécurisé, Mr. Jacobs. Si vous insistez nous pouvons descendre en salle de crise dans le sous-sol, où toute écoute déclencherait presque l'état d'urgence absolu, mais à moins que ce dont vous vouliez me parler soit de l'ordre de déclarer immédiatement la guerre à l'Oblakee, cela me semble quelque peu excessif...

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
(rires)«Non, non, bien sûr que non. Nous ne sommes néanmoins jamais trop prudents et je crois que cette prudence n'est pas signe de faiblesse. En février dernier, le gouvernement du Deseret a demandé aux autorités de mettre sur pied une enquête sur les allégations de manipulation et de destruction de preuves et de documents par le Service des douanes et de la protection des frontières du Deseret entre 2010 et 2020. En 2023, il y a eu une Commission d'enquête à ce sujet, dont je vous offre personnellement une copie d'une partie du rapport. (Robert Jacobs sort d'une pochette un document faisant un quinzaine de pages) Je doute que vous souhaitiez lire l'ensemble du document immédiatement, mais je vous invite à lire le second paragraphe de la sixième page. Il explique, grosso modo, un stratagème qui a été mis en place par le Service des douanes et de la protection des frontières du Deseret en collaboration avec les services douaniers du Duinedain, du West Duinedain et du Grayson. Ce stratagème a perduré de 2015 à 2021, approximativement, et visait principalement à taire certains passages jugés à risque par les autorités gouvernementales de l'époque. Le système mis sur pied parle d'une corruption omniprésente et de la mise en danger de nos territoires respectifs durant la période donnée. Au nom de la sécurité intérieure, ces éléments n'ont pas été divulgués lors de la Commission d'enquête de 2023, et étant donné l'absence d'une entente semblable entre nos deux pays, l'information ne vous a pas été transmise pour des motifs similaires. Si je vous remets cette copie, c'est que nous avons de bonnes raisons de croire que cette information cachée pourrait surgir lors de cette enquête où le ministère de la Sécurité intérieure et de l'immigration a donné des accréditations qui n'auraient pas dû être données...

Richard D. Ford (gouverneur-général de la Shendoake)
Je vois, je vois... Si je suis bien, ce dossier nous explique donc que toutes les douanes entre nos deux pays étaient corrompues jusqu'à la moelle, et que votre commission a découvert cela il y a quelques mois maintenant... Et ces stratagèmes mis en place par ces forces de douanes sont donc allés jusqu'à mettre en péril la sécurité national de la Shendoake et du Deseret? Mon Dieu... Savez-vous par qui ces stratagèmes ont été mis en place? Je suppose qu'ils servaient à trafiquer facilement de la drogue et autres contrebandes à travers la frontière...

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Notre gouvernement, et que Dieu nous pardonne cette inaction, est au courant de ces informations depuis 2023, hélas. À l'époque, la Commission a été forcé au silence par le gouvernement deseran sous le prétexte de la sécurité nationale. Les trois États shendoakers frontaliers avec le Deseret y ont participé, monsieur le Gouverneur-général, et j'exprime ma honte quant à la participation du Deseret dans cette corruption qui semble être à l'origine de nos propres services. De hauts dirigeants deserans au sein du Service des douanes et de la protection des frontières auraient vu d'un bon oeil votre sécession des États-Fédérés d'Olgarie face à la création d'un nouveau marché, oui pour les transferts de la drogue, mais également pour le transfert d'individus qui, en temps normal, n'auraient pas réussi à passer la frontière. Vous pouvez voir à la treizième ou quatorzième page une liste d'individus fortement criminalisés qui auraient bénéficier d'une entrée illégale, et d'autant plus secrète, sur votre territoire dans la période donnée. Il semblerait que ce stratagème aurait cessé peu avant la mise sur pied de la Commission d'enquête, en 2021. Néanmoins, dans le document que je viens de vous remettre, il y a des hypothèses sur des implications gouvernementales, tant de votre côté que du mien, mais ce document ne recense que les hypothèses reliées à la Shendoake pour des raisons évidentes. Monsieur le Gouverneur-général, si des anciens ministres deserans influents sont visés par cette enquête, je vous laisse découvrir en page neuf ce que la Commission a découvert au sujet de la Shendoake. Soyez assuré que nous faisons tout en notre pouvoir pour limiter les dégâts qui pourraient survenir dans les mois à venir. J'ai été personnellement mis au courant de cette partie caviardée qu'en février dernier, au lendemain de l'annonce d'une nouvelle enquête...

Richard D. Ford (gouverneur-général de la Shendoake)
Bon sang il y a beaucoup de noms... Voyons voir cela, Richard A. Sweeney, John H. Frederickson, bien sûr, ils étaient Gouverneurs du Duinedain et du Grayson à l'époque... Bill Thurmond est mort de toute façon... Johan T. Rebin? Le Procureur-Général? Holy shit. C'est le genre de choses qu'il ne vaut mieux pas rendre publ... HOLY FUCKING GOD IN FLIP FLOPS, Nancy McLeod? LA Nancy McLeod? LA GOUVERNEURE-GENERALE MCLEOD? Oh mon Dieu, je comprends pourquoi vous vouliez garder ce dossier secret. Si il fuite, les progressistes de Shendoake sont morts demain, c'est potentiellement aussi gros que l'Affaire Butler... Oh God la liste n'est pas finie... Mais combien de Shendoakers ont été impliqués bon sang? Alors, lui je connais pas, lui non plus, lui il est mort, Schaville va aller en prison à cause de l'affaire Butler de toute façon... Je ne sais pas vraiment si je dois vous remercier de ce rapport empoisonné, mais une chose est sûre, je comprends bien mieux pourquoi le Deseret s'est toujours montré strict sur les questions de frontières maintenant...

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je suis ici en faux-ami, monsieur Ford, parce qu'avant d'assurer vos arrières, ce sont les miennes que je souhaite assurer. Ce scandale ébranlera le Parti démocrate à un point tel où je ne serais pas surpris que l'avenir nous soit de courte durée. J'imagine que vous comprenez également pourquoi je tenais à vous rencontrer en personne, loin des caméras et de nos assistants personnels. J'imagine également que vous comprendrez que pour les prochains mois, voire les prochaines années, je souhaiterais personnellement que l'échange d'informations sensibles entre nos deux pays ne passe plus par les mains de fonctionnaires ou des services secrets. Étant donné la situation, j'aimerais vous faire part de ma plus vive inquiétude quant à notre accord de partage d'informations de ce genre, que j'aimerais voir révoquer. Bien sûr, certains analystes verront dans ce geste un refroidissement de nos relations, mais concrètement, nous limiterons d'innombrables dégâts. J'ignore combien de temps ces informations resteront secrètes, mais en ce qui me concerne, je n'ai jamais pris connaissance de ces documents caviardés. Je vous invite à en faire autant, et à tout mettre en œuvre pour limiter les dégâts de votre côté...

Richard D. Ford (gouverneur-général de la Shendoake)
Je comprends tout à fait la nécessité de ces mesures, ne vous inquiétez pas pour ça. Il faut absolument que nous fassions tout notre possible pour garder cela au fond d'un placard, sinon je ne donne pas chers de nos peaux. McLeod est de loin la figure la plus populaire de la politique ici. SI les gens savaient qu'elle était impliquée dans des tractations de ce genre, les Progressistes ne remporteraient plus jamais une seule élection dans le siècle à venir. C'était effectivement une sage décision que de demander cette rencontre seul à seul, qui sait ce qui serait arrivé sinon?

[...][/justify]
Steve

Message par Steve »

[center]Petit salon, résidence de Ceallach
«Je dois vous éconduire»[/center]

Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur du Deseret
- Daniel Ceallach, premier ministre du Lorthon


[justify]La rencontre entre le gouverneur du Deseret et le premier ministre des îles Lorthon était attendue depuis déjà un petit moment. Tandis que le protocole d'accueil diplomatique avait été mis en marche par la délégation hôte, tous s'affairaient à ce que les deux hommes puissent, après les cérémonies de bienvenue et les formalités d'une première rencontre, se rencontrer pour dialoguer tous les deux dans un petit salon de la résidence du premier ministre Ceallach. Après quelques ententes jugées de base comme l'échange des ambassades et la reconnaissance de leurs territoires respectifs, les deux hommes purent discuter de sujets plus intéressants.

Daniel Ceallach (premier ministre du Lorthon)
«Maintenant que les clauses essentielles au dialogue pour deux nations se respectant sont réglées, passons au vif du sujet. Je voudrais tout d'abord revenir sur la récente actualité politique de l'Olgarie centrale avec ce véritable séisme géopolitique que vous et votre équipe avez opéré là. Outre la volonté noble d'avoir voulu rassembler un peuple frère au vôtre, et de lui tendre la main lorsqu'il était en difficulté malgré votre passé commun tumultueux, nous y avons vu une magnifique démonstration de force et d'habilité politique si je puis me permettre. Votre position quant aux banques et à la dette des États-Fédérés d'Olgarie nous a particulièrement inspirée et, honnêtement, nous en avons pris compte dans la mise sur papier du programme gouvernemental pour mon mandat.»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je vous remercie, j'accepte ce compliment avec humilité. Malgré tous ce que les médias en diront, de cette fusion, il n'y avait rien de gagné et encore aujourd'hui, nous faisons face à un scénario où il n'y a encore rien de gagné. Certes, les frontières du Deseret se sont élargies, et aujourd'hui, dix millions d'Olgariens fédérés, désormais Deserans, aspirent à un avenir meilleur, aspirent à être désormais mieux soutenus, mais comme vous l'avez mentionné, la position de mon gouvernement face aux banques est un défi quotidien. Nous faisons face quotidiennement à la lâcheté de dirigeants bancaires qui utilisent le mensonge et la manipulation pour tenter de faire passer des messages qui n'en sont pas, et quoi qu'en soit le prix à payer, nous continuerons de leur tenir tête et de laisser le pouvoir aux institutions démocratiques du Deseret. La récente actualité où les banques lianwaises ont quitté le Deseret, laissant 25 000 personnes sans emploi, est un coup difficile, mais nous surmonterons cette crise grâce au soutien d'États comme le vôtre. À cela, je vous en remercie chaleureusement. D'autant plus, si votre gouvernement s'est inspiré de cette décision pour l'écriture de son programme gouvernemental, je ne peux vous recommander que de prévoir, à contrario de mon gouvernement, deux coups d'avance de ces salopards...»

Daniel Ceallach (premier ministre du Lorthon)
«Je vous remercie de ce précieux conseil. J'ignore si vous l'avez appris mais nous avons récemment fait passer la nationalisation du plus grand groupe pétrolier et gazier du pays, corrompu et rouillé par son monopole nous espérons, outre les milliers d'emplois et approvisionnement en énergie sécurisés, avoir envoyé un message fort aux magnats de la finance du monde qu'ils ne nous font pas peur aux hommes comme vous et moi. Avant de passer à autre chose j'aimerais avoir votre avis éclairé sur l'Union Pan océanique et les troubles qui la rongent actuellement, notamment en Algarbe du Sud. Bien que j'ai déjà fait savoir à la Britonnie que, en tant que nation-sœur, nous exigeons une action immédiate et raisonnée sur la question de la Confédération. Mais j'avoue que j'ignore votre position sur la crise et je préfère m'en remettre à vous plutôt qu'à l'analyse parfois douteuse des médias. Après cela nous passerons aux dossier prévus à cette rencontre.» (Il vide son verre de whisky)

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«J'ignore si je serai votre outil le plus objectif, la subjectivité du Deseret quant à l'Union panocéanique n'étant plus à prouver. Cela dit, j'éprouve un certain malaise devant cette organisation qui ne cesse de se chercher depuis qu'elle a été fondée, lors de la chute de l'empire italique. Avec la Guerre des conteneurs, l'UPO n'est devenue qu'un monstrueux empire cherchant à détruire la stabilité internationale. Incapable de gérer une crise qu'elle a elle-même initié avec les Skorpions-Klub, l'inévitable s'est produit et malheureusement, je ne peux m'attrister devant les pertes causées à l'UPO et ses alliés, et ce, malgré que vous en soyez partie intégrante. Pardonnez-moi cette franchise, mais elle me semble nécessaire pour construire une relation sérieuse entre les îles Lorthon et le Deseret. L'Union panocéanique n'est devenue que la catin d'une royauté britonne dépassée et d'un gouvernement qui n'a jamais, mais absolument jamais, pris ses responsabilités. Voir le Lorthon suivre le troupeau en fermant les yeux, en s'agenouillant devant la monarchie britonne, ce fut pour le Deseret et mon gouvernement une démonstration de faiblesse et de soumission de votre part. Quelle terrible situation lorsque le Lorthon diminue sa propre monarchie pour celle qui est la plus détestée dans le monde. Cette cause était indéfendable, et elle le demeure encore aujourd'hui. La situation en Algarbe-du-Sud est un magnifique retour des choses, et j'espère que le Traité de Houndstad qui a été signé entre le Deseret et cette nation permettra à tous les noirs d'en sortir meilleur, à défaut d'être vainqueur. Mais si vous me demandez concrètement ce que j'en pense, je pense que l'Union panocéanique mérite ce qui lui arrive et que le Lorthon, membre de cette supercherie monarchique britonne, perd considérable crédibilité.»

Daniel Ceallach (premier ministre du Lorthon)
«Je vous remercie pour cette franchise, les choses ne doivent pas rester des secrets de couloirs, j'apprécie que vous me le dites en face, vraiment. Évidemment j'ai trouvé quelque peu étonnant cette décision de madame Connolly qui, en fin de mandant se jette dans un tel fouillis diplomatique. Maintenant que voulez-vous, j'aimerais vous dire que je suis du même avis que vous mais ce serait impropre pour un chef d'état que de rejeter la faute aux autres sans chercher une porte de sortie à tout cela. En tous cas, sachez que concernant l'Union Pan océanique je médite profondément sur la question. Bien, ceci étant dit j'aimerais vous introduire à mon propos. Voyez vous, je pense que cela ne vous a pas échapper, moi et mon cabinet avons l'intention de mettre sur pied une agence de contrôle quant à l'évasion fiscale dans notre pays qui est un véritable cancer, et un tonneau percé dans l'économie mondiale. Les objectifs de cette agence seraient d'opérer à un meilleur traçage des flux de capitaux, exigeant la transparence des comptes des grands groupe et en luttant contre les paradis fiscaux. Cependant vous savez comme moi que cette lutte est vaine si elle n'est pas fruit de la coopération entre les états que la question intéresse. J'aimerais donc vous demander votre avis quant à une collaboration entre nos services sur la question.»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Je salue votre position, et sachez que la mienne n'entache en rien l'espoir d'une nette collaboration entre nos deux pays sur différents sujets. L'évasion fiscale est un fléau qui prive nos gouvernements de centaines de millions de dollars, au minimum, et cette privation nous empêche de financer à leur juste valeurs nos programmes sociaux qui mériteraient d'être bonifiés. Vous avez raison lorsque vous dites que seul, cette lutte est vaine, et si j'émets des réserves sur le poids de nos deux pays dans la balance, je ne saurais être digne de la fonction que j'aie si je n'allais pas en votre sens dans ce dossier. Le Deseret est disposé à mettre à votre disposition les données recueillies quant aux sociétés visées par l'évasion fiscale. Bien que le Deseret ne dispose pas d'une telle agence, il est possible que nous en mettions une sur pied pour faciliter les échanges et la coopération. Cette collaboration entre le Lorthon et le Deseret serait profitable pour nos deux peuples et démontreraient notre leadership sur la question.»

Daniel Ceallach (premier ministre du Lorthon)
«Bien, nous mettrons donc nos services en relation afin de plancher sur la mise sur pied d'une agence commune et pourquoi pas, à terme, regroupant nombre d'États partageant nos idéaux sur la question. Aussi j'aimerais vous amener vers un autre point de collaboration. Comme vous le savez les îles Lorthon ont la chance de disposer de l'un des plus grands parcs pétrolier et gazier de Dytolie. N'étant jamais allé personnellement au Deseret, à mon grand regret, mais en m'étant documenté sur votre pays je sais que vous disposer d'un gisement pétrolier important. Cependant je pense qu'avec l'arrivée de millions de nouveau deserans dans vos calculs, il se peut qu'il ne soit plus suffisant ou que la marge entre la pénurie et la prospérité se soit réduite de manière inquiétante, d'où mon offre. Nous pourrions vous fournir une livraison de pétrole ou gaz suivant votre choix et vos installations. Si vous disposez déjà de fournisseurs, je vous répondrais qu'il vaut toujours mieux diversifier son catalogue. Ensuite j'aimerais vous solliciter pour une commande de minerai de fer dont malheureusement les rares filons que possédaient l'archipel se sont taris lors de la Révolution industrielle il y a longtemps. Ce fer servira à notre grand projet d'aménagement écologique du pays. En effet, nombre de centrales et infrastructures doivent naître et quitte à commander à un pays, autant profiter de cette entrevue pour vous soumettre l'idée. Tout ceci rentre dans un calcul complexe et chiffré mais nos agents vous feront parvenir les mesures nécessaires à la transaction.»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Le pétrole est une question litigieuse au Deseret. Lors de notre accession à l'indépendance, en 2010, la question a été mise sous moratoire de sorte que nos gisements de pétrole ne sont ni exploités, ni explorés. Ce moratoire prend fin en septembre 2035, et je peux déjà vous annoncer que les discussions seront houleuses et très longues. De ce fait, votre proposition est évidemment acceptable et acceptée : cette diversité permettra au Deseret de ne pas être à la solde d'un seul et grand joueur si un conflit comme celui avec les banques devait survenir dans les prochains mois, à la fin de ce moratoire sur les discussions entourant le pétrole deseran. En contre partie, il est tout à fait acceptable que le Deseret livre du fer aux iles Lorthon. Participer d'une quelconque façon à l'évolution écologique du Lorthon, malgré le fait que cette priorité n'en soit pas une au Deseret, sera un immense honneur et mettra un terme avec les douze dernières années qu'on dû subir votre peuple. Le gouvernement du Deseret est également disposé, si cela correspond à vos plans, à accréditer des entreprises pétrolières lorthoniennes sur le territoire deseran pour en faire la transformation et la distribution. Cette entente permettrait la création d'emplois de qualité au Deseret, même si, bien entendu, cela ne serait pas tout à fait bénéfique pour vous.»

Daniel Ceallach (premier ministre du Lorthon)
«J'ignorais pour cette question de moratoire mais après votre explication éclairante j'en sors plus cultivé. Si cette offre vous satisfait, j'en suis ravi. De plus je donne aussi mon accord à votre offre, contribuer à l'économie deserane serait d'abord un honneur et permettrait un rayonnement non négligeable de nos activités pétrolières, c'est donc au contraire tout à fait bénéfique à mon sens d'autant plus que Lorthon Energy souffre comme qui dirait d'une mauvaise image médiatique comme l'a souligné madame Spencer rires. Aussi, j'oubliais, ça semble un peu drôle sorti ainsi de son contexte, mais est ce que le poisson lorthonien intéresserait les Deserans sachant qu'il s'agit d'une qualité plusieurs fois reconnue et soulignée. Nos eaux sont bien trop riches pour notre modeste population, l'exploitation, raisonnée bien entendu, est même saine pour le maintien d'un équilibre d'autant plus que le Vonalya, autre grand pêcheur, semble dans un avenir incertain. Autre volet, la coopération technologique. Le programme du Labour, vous en conviendrez, comporte nombre de mesures extrêmes pour une meilleure répartition des richesses, des ressources et tout cela demande une logistique pharaonique et à un rythme effréné à tel point que des Supercalculateurs comme vous en posséder seraient d'une aide précieuse pour la modernisation informatique de mon pays. Bien sur vous pouvez demander en échange une technologie de rang égal ou bien plusieurs autres de rangs, cette fois-ci, inférieur. Si, bien sûr, vous acceptez le transfert, qu'en dites-vous ?»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Il me semble tout à fait désigné que nous puissions signer une entente sur vos produits de la pêche, et ceux-ci seront douanés aux taux standards, vous comprendrez, car une petite région de l'ouest du Deseret, anciennement les États-Fédérés d'Olgarie, vivent de la pêchent et de leur exportations plus que modestes. Je ne saurais freiner cette dynamique stable dans une région qui a connu son lot de souffrances humaines et économiques. Concernant votre proposition technologique, je suis bien entendu disposé à signer une entente permettant un transfert des connaissances technologiques pour qu'à terme, les iles Lorthon puissent jouir d'une parfaite autonomie sur la question. À ce sujet, dans ce volet-ci, j'avais comme ambition, pardonnez-moi si celle-ci est déplacée, de m'intéresser à votre capacité technologique de construction de pièce d'artillerie de haute qualité. Peut-être pourrions-nous conclure cette entente technologique avec cette réciprocité, si cela vous convient? J'avais également sur ma liste votre technologique sur les antiaériens mobiles, mais je comprendrais que celle-ci nécessiterait un compromis de la part du Deseret ou, à tout le moins, une nouvelle entente dans le futur.»

Daniel Ceallach (premier ministre du Lorthon)
«C'est là une belle preuve de sagesse que de penser aux économies locales. Voyez, au Lorthon le marché est si réduit que nous sommes quelque peu contraints à nous exporter mais ce genre de valeurs est au cœur de ma ligne politique et je ne saurais donc qu'aller dans ce sens. Concernant les technologies, le premier transfert étant convenu, j'accepte de vous livrer les plans d'antiaériens mobiles moyennant un juste retour des choses concernant les panneaux solaires que vous maîtrisez ? Qu'en dites-vous ?»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Ma foi, si cela est nécessaire à la bonne entente et à la bonne évolution de nos pays respectifs, je ne peux qu'accepter ces conditions qui sont très intéressantes et qui permettront à nos deux pays de viser les cibles qu'ils souhaitent atteindre. Peut-être pourrions-nous passer au volet Sécurité? J'admets avoir quelques réticences... Avec le lien qui unit l'Union panocéanique à votre pays, et votre participation à ce conflit international injuste aux côtés de ceux dont le Deseret ne porte que très peu de respect, il s'agit d'un sujet délicat et j'ignore si des ententes en ce sens pourrons avoir lieu. Sous votre gouvernement, quelle est la ligne directrice face à l'UPO? Si ce n'est ni indiscret, ni question de sécurité nationale, qu'est-ce qui définit la pleine capacité mentale des iles Lorthon face aux désirs du Commonwealth? Je ne remets en aucun cas vos propres capacités, sachez-le, mais sous le dernier gouvernement lorthonien, vous devez admettre que la question se pose.»

Daniel Ceallach (premier ministre du Lorthon)
«Voyez-vous, le principal problème de l'ancien gouvernement était sans aucun doute cette étroite relation malsaine entre le roi et le gouvernement. Richard et Sarah Connolly ont cru bien faire en déclarant la guerre à la coalition et, le parti de la couronne étant ce qu'il est, le vote est passé sans une seule analyse sensée des enjeux. Cependant, je le jure, et c'est une promesse de campagne, jamais le Lorthon ne rejoindra à nouveau une guerre dont les enjeux sont si flous. Plus généralement, le Lorthon ne rejoindra jamais aucune guerre agressive de la Britonnie et consorts, et si défense il y a, une cellule d'urgence sera dépêchée pour analyser la situation afin de ne plus rentrer dans un tel bourbier tel que la guerre des conteneurs. Sous mon Gouvernement, je m'y suis engagé avant l'élection et je le refais devant vous monsieur Jacobs, le pays sera souverain, et peu importe les pressions de Lanfair ou d'ailleurs, il ne faiblira pas. Vous pourriez me contredire en me traitant de beau parleur car nous sommes ma foi fort confortablement installé ici, notre de verre à la main loin des dilemmes qui seraient légion en cas de réelle crise. Sachez juste que je enverrai plus nos jeunes gens mourir au fond de l'océan pour le drapeau du Commonwealth. Et pour toute le respect que j'ai pour Sa Majesté, c'est un jeune homme intelligent et malin, il n'aura pas voix au chapitre sur ma politique.»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«J'ai confiance en ceux à qui j'accorde beaucoup de respect, monsieur Ceallach, je n'ai aucune raison de douter de votre parole. Néanmoins, vous comprendrez qu'à l'heure actuelle, le Lorthon et le Deseret ne peuvent espérer une défense mutuelle. Je propose plutôt que nous signions, si cela vous convient, bien évidemment, une entente de reconnaissance en cas de conflit où notre pays respectif serait l'agressé, et non pas l'agresseur. L'autre pays pourrait alors porter assistance, sans nécessairement être une assistance de terrain, dans un scénario où notre parlement respectif serait en accord avec cette aide. Si, dans les faits, une telle entente n'apporte rien de concret et d'obligatoire, elle laisse cependant voir la naissance d'une alliance commune sur la question, un pas à la fois, avec comme toujours le soucis de la souveraineté de notre parlement et de notre ligne directrice diplomatique. Vous disposez d'un énorme pouvoir de leadership au sein d'une Union panocéanique abandonnée, nous ne craignons aucunement que ce leadership saura se transformer en confiance solidifiée.»

Daniel Ceallach (premier ministre du Lorthon)
«Je comprends votre position et je la partage. J'image qu'à votre place j'aurais émis les mêmes hésitations. Mais enfin comme je vous l'ai déjà dit, je planche beaucoup sur la question. Je garde dans l'esprit la possibilité d'une alliance officielle dans d'autres circonstances géo-politiques. Bien, avez-vous d'autres chose à traiter sur la sécurité ?»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Malheureusement, c'est le plus que peut offrir le Deseret pour le moment, si tôt après la guerre qui a fait davantage de victimes que celles chiffrées. Nous craignons l'instabilité politique qui règne au sein de l'Organisation internationale dont vous êtes membre, et cette instabilité nous rend non seulement très hésitant, mais très prudent sur les questions de partage d'informations et de coopérations serrées. D'ailleurs, avant que vous passiez au prochain volet, s'il y a lieu, j'aurais une question indiscrète. Peut-être d'ailleurs ne pourrez-vous pas y répondre, mais : en quoi est-ce bénéfique pour la couronne lorthonienne de s'agenouiller devant le trône briton comme le stipule la charte de l'UPO? Peut-être y a-t-il là une raison que j'ignore, n'étant pas dans cette zone géopolitique...»

Daniel Ceallach (premier ministre du Lorthon)
«Pardonnez moi, mais avec tout le respect que j'ai pour vous je dois vous corriger sur ce point. Certes le statut de plein-membre nécessite de baiser la main de la couronne voisine mais Richard ne l'aurait jamais accepté, pour sûr. C'est pour des cas pareils que le statut de nation-sœur fut créé j'imagine. Parmi ces nations sœurs on pouvait retrouver bien sûr le Lorthon, la Ligue de Montalvo mais aussi le Vryheid il y a encore quelques semaines. C'était d'ailleurs l'un des principaux sujets de mon adversaire Jefferson Cole, britophile à souhaits, il voulait une adhésion complète ce qui, comme vous l'avez souligné impliquait que Richard jure fidélité. Mais j'imagine qu'il vous serait plus aisé et satisfaisant pour obtenir le fin mot de l'histoire d'en discuter en personne avec Sa Majesté si vous avez un jour l'honneur de le rencontrer.»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«D'un point de vue strictement extérieur à l'Union panocéanique, pardonnez-moi de vous faire part de notre impression relative à la nuance extrêmement faible existant entre le statut de nation-soeur et celui de membre à part entière. Il existe au sein de cette organisation internationale, toujours d'un point de vue extérieur, un climat malsain relié à la couronne britonne -dont le Deseret a déclaré son indépendance il y a de cela près de 200 ans- qui pousse l'imaginaire à ne pas créer de distinction notable. Au-delà de son apparence démocratique, l'Union panocéanique ne sert que les intérêts du Commonwealth au détriment de ses "alliés", et la guerre des conteneurs en est un exemple flagrant où les habitants de votre pays ont dû être rationnés pour servir une cause dont je ne rappellerai pas ma position sur sa pertinence. Je ne souhaite pas remettre en question vos alliances et vos engagements, j'ai suffisamment de quoi faire avec le Deseret, mais cette soumission aveugle camouflée derrière une définition de statut bâclée par la recherche de domination d'un Commonwealth dépassé par l'évolution sociétaire, est bien présente pour nous, simples observateurs. Néanmoins, si nous estimons au Deseret que cela porte à sérieuse réflexion, j'en conviens que n'était pas là l'objectif de cette rencontre, et je vous exprime mes regrets pour ces propos.»

Daniel Ceallach (premier ministre du Lorthon)
«Encore une fois je suis du même avis que vous, mais je dois porter ce qui a été fait avant moi que cela me plaise ou non. Si cela n'avait tenu qu'à moi la guerre n'aurait jamais eu emprise sur mon pays, la Britonnie serait certainement tombée et le monde aurait changé en moindre ou grande mesure nous ne le sauront jamais. Enfin j'ai 4 années devant moi pour clarifier tout cela, je dis cela mais 4 ans c'est peu.. très peu. Ne vous en faites pas, j'apprécie votre franchise même si elle appuie sur des zones sensibles de la politique, je dois m'y confronter c'est mon devoir, c'est pour cela que j'ai été élu. Bien on clôt la sécurité ?»

Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Peut-être y vais-je un peu fort pour une première rencontre... Lors de ma première rencontre avec mon épouse, j'avais écrit sur un bout de papier des critères essentiels pour qu'elle me plaise... (rire) Elle avait trouvé que j'y étais allé un peu trop fort, que je manquais de délicatesse. Je crois qu'elle m'a offert une seconde chance pour réussir à me casser (rire) Bref, tout cela étant dit, oui, je crois que ce chapitre peut être clôt.»

Daniel Ceallach (premier ministre du Lorthon)
«Monsieur, je dois vous éconduire : je suis marié!» (rires)

[...][/justify]
Steve

Message par Steve »

[center]Bureau du gouverneur
«Putain de bordel de merde, mais dans quel pays vivons-nous?»[/center]

Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Henry Schwab, chef de cabinet


[justify]Même s'il refusait de l'admettre, le pouvoir changeait un homme. Pavé de bonnes intentions, le gouverneur Robert Jacobs devait toutefois se rendre à l'évidence que pour maintenir les fondations d'une République comme le Deseret, il fallait mentir, jouer du coudes dans les coulisses et, malheureusement, s'adonner à des activités peu recommandables. Et surtout peu légales. Après avoir pris connaissance de plusieurs informations sur un réseau de corruption bien plus ancré que visible au Deseret, où d'innombrables personnalités politiques deseranes s'y ont baigné, y compris des membres de son cabinet, Robert Jacobs avait convoqué son chef de cabinet -ultime homme de confiance, afin de trouver une solution pour régler la situation. Du moins, c'est ce qu'il espérait.

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Ce n'est pas un jeu, monsieur le gouverneur. On ne peut pas décider du jour au lendemain d'y mettre la hache. Désolé, mais ça ne fonctionne pas comme ça, et vous en paierez le prix de votre vie si vous vous aventurez trop profondément dans cette histoire...»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Je n'ai pas envie de jouer, Henry! Nos services douaniers qui sont corrompus comme jamais, les Forces militaires qui exercent une pression sur Blankenship pour vendre du matériel militaire au Posun, Earl Speaks qui gérait la trésorerie corrompue de Margaret, Steven Williams qui vend des informations aux coopératives agricoles, Melissa Smith qui a pigé dans les coffres de l'État... Non, clairement, ce n'est pas un jeu, et je suis d'accord avec vous. Mais tout ceci doit changer! C'est impératif! Putain de bordel de merde, mais dans quel pays vivons-nous? Et tout ça, ce n'est qu'au Parti démocrate... Vous voulez que je vous sorte la liste des conneries chez les unionistes? Elle est longue comme ça! Merde, on a payé pour la fuite de Waskaganish, vous le saviez, vous? Eh bah, je vous l'apprend...»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Monsieur, s'il-vous-plaît...»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Taisez-vous Henry! C'est terminé toutes ces conneries. Vous allez m'organiser une rencontre avec le conseil des ministres et nous allons faire le ménage. Speaks, Williams, Blankenship, nous allons tous les virer et les livrer à la police! Nous allons faire le ménage, Henry. Je veux que vous prépariez un communiqué officiel dans lequel tout sera indiqué afin de...»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«...Non.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Pardon? Est-ce que vous venez de...?»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Non, monsieur. Je n'ai pas défié votre autorité. Bien au contraire, je m'efforce de conserver notre République telle qu'elle est. Et c'est malheureux, mais notre République sombrera dans un éternel et destructeur chaos si vous affaiblissez les fondations de notre pays avec une attitude certes louable, mais extrêmement dangereuse.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Allons, ne dites pas de connerie. Nous sommes au Deseret, on ne va pas m'assassiner parce que je m'attaque à la gangrène corrompue! Cessez vos sottises et faites ce que je vous demande.»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je ne le ferai pas, monsieur le gouverneur, parce que si je le fais, nous sommes condamnés à la défaite future. Et ce scénario est le plus optimiste, monsieur le gouverneur. Parce que dès que la crise sera déclenchée, oui, votre vie sera mise en danger. Parce qu'il y a des intérêts partout sur le globe à maintenir cette corruption. Parce que c'est elle qui maintien notre système, et oui, notre existence. Vous voulez combattre la corruption? Combattez-la en surface, alors. Faites-le pour réduire la prolifération du fléau, mais si vous touchez aux racines du problème, vous nous exposez tous à quelque chose de bien plus terrible qu'une perte de vingt points dans les sondages.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Qu'est-ce que vous savez?»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Suffisamment pour savoir que la vente des sous-marins au Posun était un mal bien faible pour nous assurer une stabilité au sein de notre gouvernement. Vous croyez qu'une menace suffit, monsieur le gouverneur, à flancher sur une telle commande? Bien, soit. Alors allez-y, faites le nécessaire pour vous faire tuer,mais tout d'abord, permettez-moi de quitter le pays, de quitter le continent. Parce que lorsque les vagues de la vengeance déferleront sur vous, j'aimerais être aussi loin que possible...»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Vous croyez-vous dans House of Cards, Henry? Tout ce que je veux savoir, c'est si vous êtes avec moi ou contre moi. Dans un cas comme dans l'autre, je dois le savoir. Immédiatement.»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«1993.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Quoi?»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«1993, monsieur. Je suis au courant, ils sont au courant. Ce n'est pas une question d'être avec ou contre vous, monsieur le gouverneur. Je suis avec vous, à 110% même! Je vous suis fidèle au point d'avoir fait tout le nécessaire pour que 1993 demeure bien caché, monsieur, mais si nous allons dans cette voie, si nous nous attaquons au système, à leur système, alors ni vous ni moi pourrons nous en sortir indemne.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Vous..? Qu'est-ce que vous voulez dire?»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je veux dire qu'ils tiennent à protéger le système autant que vous tenez à taire 1993.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«J'avais 17 ans...»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Et vous êtes aujourd'hui gouverneur de la République du Deseret. Vous êtes le chef d'État du Greater Deseret, monsieur.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Je...»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Vous devez vous protéger... Et en vous protégeant, vous protégez la République, monsieur.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Alors, quoi, on ferme les yeux? On laisse la gangrène gagner du terrain que pour sauver ma peau?»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Non. On le fait pour maintenir la République. Et, oui, par ricochet, pour sauver votre peau.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Ce job en est un ingrat...»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Si vous saviez.»

[...][/justify]
Steve

Message par Steve »

[center]Bureau du gouverneur
«Et ils verront un trou en 1993»[/center]

Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Henry Schwab, chef de cabinet


[justify]Après l’entrevue donnée par l’ancien président des États-Fédérés d’Olgarie Lewis A. Arnold accusant le gouverneur Jacobs d’avoir orchestré depuis le début la fusion entre les États fédérés et le Deseret, grave accusation, le bureau du gouverneur était constamment en gestion de crise, refusant catégoriquement toute demande d’entrevue. Un verre de whisky à la main, Robert Jacobs était dans son bureau, accompagné de son chef de cabinet, généralement l’homme de la situation lorsque quelque chose partait en couille. Dans la crainte que de nouvelles révélations soient faites, les deux hommes devaient trouver une solution. Et rapidement, avant que le principal acteur de cette affaire se retrouve sur le banc de touche comme l’ont été ses prédécesseurs.

Robert Jacobs (gouverneur)
«Et maintenant? On fait des sourires? On danse devant la caméra en chantant l’hymne national? J’en ai plein le cul!»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«À l’heure actuelle, le plus important, c’est de protéger 1993. Cette histoire d’avoir orchestré la fusion, on s’en fiche, monsieur le gouverneur. Cette affaire ne peut pas vous faire tomber. Et même si c’était orchestré? On s’en fiche! Les Olgariens fédérés ont voté en connaissance de cause du projet et l’intégrité du vote a été observée par des observateurs étrangers. Donc franchement, que vous ayez été le gentil ou le méchant de l’histoire, au final, la signature finale, ce sont eux qui l’ont mise au bas du contrat. Mais, 1993, monsieur, ça, c’est une autre histoire. Les journalistes chercheront à fouiller dans votre passé pour tenter de découvrir s’il y a eu d’autres épisodes de violence et…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«… Ça n’a rien à voir, merde. Les deux histoires sont complètement différentes!»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Ouais, vous avez raison. Et pourtant, vous avez tort. Dès qu’ils fouillent, dès qu’ils deviennent des fouines incontrôlables, les journalistes se mettent à creuser et à expliquer chaque virgule de votre vie. CHAQUE VIRGULE. Et ils verront un trou en 1993. Ils verront dans ce trou une quête du Saint Graal, monsieur. Merde, ouvrez-vous les yeux, faites quelque chose! Nier que vous êtes en danger serait une grave erreur de débutant, et vous êtes tout sauf un débutant, monsieur le gouverneur.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Je ne veux plus qu’on en parle. Pour l’affaire qui nous concerne, qu’elle est la prochaine étape?»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Refuser de commenter les rumeurs alimenteraient les journalistes dans leur quête de la vérité. Et là, on aurait un sacré problème. Il y a donc noir ou blanc. Ou vous niez en bloc et poursuivez en diffamation tous ceux qui vous accusent de l’avoir fait : ils n’auront plus le droit de commenter l’affaire en public, ça calmera un certain temps l’opinion publique. Ou bien vous allez au lutrin et admettez l’avoir fait dans l’intérêt des Olgariens fédérés. L’option comporte un risque, mais les sondages démontrent qu’ils s’en fichent. On peut considérer leur vote acquis, avec quelques efforts bien sûr, et en misant un peu plus sur les régions prenables et conservables comme Jefferson, Lancaster et Dawson, on pourrait survivre…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Survivre… Avec l’épée de Damoclès au-dessus de ma tête…»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Vous l’avez depuis déjà très longtemps, hein…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Bon… Poursuivons-les.»[/justify]
Steve

Message par Steve »

[center]Bureau du gouverneur
«Non, je ne ferai pas ça»[/center]

Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Henry Schwab, chef de cabinet


[justify]De plus en plus isolé, le gouverneur Jacobs, dos au mur, demande à son chef de cabinet de le rejoindre dans son bureau afin de discuter des dernières heures au niveau de l’actualité. Harcelé par les partis d’opposition pour obtenir des réponses quant à la fusion avec les états fédérés olgariens, puis pressé par une vingtaine de ses députés d’acquiescer aux demandes de l’opposition, Robert Jacobs souhaite désormais mettre sur pied la commission d’enquête.

Robert Jacobs (gouverneur)
«Donc, préparer un communiqué de presse afin d’annoncer aux médias que demain matin, je prononcerai une allocution en conférence de presse pour annoncer la création et la tenue d’une commission d’enquête sur la fusion.»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Non, je ne ferai pas ça. Si vous avez envie de vous suicider politiquement, monsieur, ce ne sera ni avec mon aval, ni avec mon aide. J’ose espérer que je ne vous apprends rien, mais en crise, on ne répond jamais avec les réponses. Pas lorsque nous souhaitons nous inscrire non seulement dans la durée, mais dans l’Histoire de ce pays. Cette commission d’enquête est le dernier clou du cercueil de votre gouvernance, et il est hors de question que nous participions à enrichir la malédiction portée au Parti démocrate lorsqu’il est pouvoir. Carson, Bates… On ne peut pas se permettre de vous voir faire les manchettes pour une démission ou une destitution. Le Parti démocrate signerait la fin de son histoire.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Henry, ce n’est pas…»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«… Peut-être devrais-je vous rappeler que vous avez débuté votre carrière gouvernatoriale à la suite de la démission, la veille de sa destitution, de votre successeure. Ce n’est plus seulement l’affaire de votre carrière, monsieur, c’est l’affaire de la stabilité de la plus grande nation du continent olgarien depuis la chute des États-Fédérés d’Olgarie. La République du Deseret est le premier exemple mondial que l’Indépendance et la prospérité peuvent coexister et surprendre. Si la communauté internationale en vient à croire que le Deseret sera un partenaire plus stable et efficace avec, par exemple, un gouvernement unioniste, vous pouvez être certain que nos 29% actuels dans les sondages seront beaucoup plus appréciés que ce qui nous attendra si cette commission d’enquête est mise sur pied.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Je ne peux plus prendre de risques inutiles. Je ne peux pas me permettre non plus les secousses médiatiques de vingt départs du caucus démocrate. Vous imaginez-vous la merde que ça ferait? Nous n’avons plus le choix. Nous allons créer cette commission d’enquête.»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Il n’en est pas question. Si vous mettez sur pied cette commission, je démissionne, monsieur, parce que je ne crois pas du tout que ce soit la solution à notre problème.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Ne jouez pas à l’enfant, ce n’est pas le moment… Que proposez-vous alors?»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Convoquez le ministre Warren. Qu’il concocte au plus vite l’entente avec les peuples natifs. Annoncez la création d’un ministère pour eux… Ça mettra l’accent ailleurs. Parallèlement, réglez le problème des accidents de calèches. Remettez Addington sur le devant de la scène. Faites quelques appels et partez en tournée diplomatique quelques jours, voire quelques semaines. Laissez Adamson gérer les choses courantes : elle en est capable. Vous aviez promis une purge dans la fonction publique, faites-le. Mettez en action les promesses électorales qui traînent encore… Et demandez au cabinet de ne plus commenter la fusion ou les demandes d’enquêtes. Mettez l’accent ailleurs, ne serait-ce que pour nous acheter du temps. Et nous trouverons bien.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Et les vingt qui menacent de claquer la porte?»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je m’en charge…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Henry…»

Henry Schwab (chef de cabinet)
«Je m’en charge…»[/justify]
Steve

Message par Steve »

[center]Salle de gestion de crise du gouvernement
«C'est nous.»[/center]


Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Amy Ross, ministre du Développement économique
- Henry Schwab, chef de cabinet du gouverneur Jacobs
- Mariann Herd, ministre des Finances


[justify]La disparition de plus de 500 millions de dollars de 2031 avait de quoi déstabiliser le gouverneur Jacobs qui ignorait tout de cette histoire. Contre l’avis de son chef de cabinet, le gouverneur avait réuni sa ministre des Finances, qui agissait également comme trésorière du Deseret, et la ministre du Développement économique, responsable des programmes dont les millions de dollars auraient été détournés. Le chef de cabinet du gouverneur, comme dans la plupart des rencontres de ce type, s’y trouvait également. Celui-ci aurait apprécié s’entretenir avec le gouverneur Jacobs avant la tenue de cette rencontre, mais l’empressement du gouverneur qui avait coupé l’herbe sous le pied.

Mariann Herd (ministre des Finances)
«J’ai beau regarder ici et là, et les fonctionnaires du ministère des Finances sont catégoriques, mais les sommes dans leur totalité ont été versées au ministère du Développement économique pour qu’il subventionne les entreprises éligibles…»

Amy Ross (ministre du Développement économique)
«De mon côté, il y a quelques anomalies détectées. Dans nos documents officiels, il est indiqué que les chèques ont été faits, envoyés, reçus et encaissés, sauf qu’il semblerait effectivement qu’à la signature des chèques, il y ait d’importantes retenues. J’ai tenté d’en chercher la source, mais on m’indique au ministère qu’il n’y a rien à ce sujet et qu’il est impossible de savoir ce qui s’est passé entre la paperasse remplie avec les bons montants et l’émission de chèques avec les mauvais montants.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Donc il y a bien de l’argent qui disparait? Des fonctionnaires du ministère du Développement économique falsifient des chèques pour empêcher des centaines de millions de dollars? Ça me paraît gros, très gros, non?»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Monsieur, je voudrais…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Pas maintenant, Henry. Mariann, le ministère des Finances a-t-il des traces des émissions de chèques frauduleux?»

Mariann Herd (ministre des Finances)
«Non, nous n’émettons pas directement les chèques à ses bénéficiaires. Nous envoyons plutôt les sommes aux ministères concernées qui signent eux-mêmes les chèques et les émettent au nom des bénéficiaires. Donc non, chez nous, impossible d’y avoir quelconque trace…»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Monsieur, je crois sincèrement que…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Henry, ce n’est pas le moment, s’il vous plaît. Est-ce que c’est possible que l’émission de la majorité des chèques dont les sommes ne sont pas conformes soit le fruit d’une erreur bureaucratique? Un plantage de programme ou quelque chose qui pourrait s’y apparenter?»

Amy Ross (ministre du Développement économique)
«À moins que le programme soit possédé par le démon, non, monsieur. Il n’y a eu aucun rapport de plantage informatique ni même de pépin de quelque ordre que ce soit.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Donc il y a détournement de fonds et on ne sait ni d’où ça vient, ni où ça va? Putain, est-ce que quelqu’un sait quelque chose ici? Peut-ont me dire nom de Dieu comment on peut faire s’envoler des millions de dollars sans qu’un seul, ne serait-ce qu’un seul imbécile ne s’en rende compte?»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Monsieur, je…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«QUOI?! MERDE, QU’EST-CE QU’IL Y A?»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Je dois vous parler. En privé, monsieur.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Dites-le ici, nous n’avons pas de temps pour ces conneries. Qu’est-ce qu’il y a?»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Monsieur, je…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Qu’est-ce qu’il y a?»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«C’est nous.»

Mariann Herd (ministre des Finances)
«Nous quoi?»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Nous?»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Le détournement, c’est nous.»

Amy Ross (ministre du Développement économique)
«Vous vous foutez de ma gueule? Comment est-ce que ça pourrait être nous? On vient d’apprendre comme des idiots que ça avait lieu tout juste sous nos yeux!»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Les fonds sont détournés depuis 2031 par une directive initiale de la gouverneure Bates pour financer d’une part son soutien politique, puis pour permettre aux actions gouvernementales d’être assurées et protégées contre toute éventualité. Puis lorsque vous êtes arrivé en fonction, monsieur, lorsque j’ai su que le stratagème existait, j’ai ordonné son maintien pour vous permettre de réaliser l’exploit de la fusion. Puis d’inscrire votre nom, nos noms à tous, dans l’Histoire de la République.»

Mariann Herd (ministre des Finances)
«Merde…»

Amy Ross (ministre du Développement économique)
«Putain…»

Mariann Herd (ministre des Finances)
«C’est quoi cette merde?»

Amy Ross (ministre du Développement économique)
«Ça va nous péter dans la gueule. Ah ouais, je le sens! Vous vous rappelez l’épisode de World War où le Lochlann s’était fait sodomiser par la Rostovie d’une telle violence que son principal protagoniste avait chié du sang pendant plus d’une version et demie? Eh bah, c’est exactement ce qui va nous arriver!»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Taisez-vous. Ross, Herd, vous pouvez sortir. »

Amy Ross (ministre du Développement économique)
«Monsieur…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Ce sera tout…»

Amy Ross et Mariann Herd, non sans être très surprises, se lèvent et quittent la salle après quelques regards en direction du gouverneur Jacobs et de son chef de cabinet. Avant de franchir le seuil de la porte, elles se font évidemment rappeler que cette discussion est frappée par la «non-existence» de la chose.

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Monsieur, je…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Donc si je comprends bien, le gouvernement que JE dirige détourne des fonds publics pour assurer l’équilibre de la fusion avec les états fédérés olgariens et pour financer je-ne-sais-quelle-merde qui assurera notre réélection et notre maintien au pouvoir?»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Pour faire simple, c’est… c’est ça.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Et vous étiez au courant depuis le début, bien évidemment?»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Après quelques semaines de fonction, je suis tombé sur les correspondances entre chefs de cabinet et j’ai su pour le stratagème, oui.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Et vous n’avez jamais estimé important de m’en faire part, ou au moins, de me demander mon avis?»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Je n’ai pas jugé la chose primordiale, non, dans le but de vous protéger de tout ceci.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Vous êtes renvoyé. Videz votre bureau, vous avez une heure.»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Je ne crois pas, non.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Pardon?»

Henry Schwab (chef de cabinet de Jacobs)
«Je ne suis pas viré, monsieur. Parce que renvoyer son chef de cabinet en pleine crise d’allégation de détournement de fonds, cela ne fera qu’ajouter l’essence qui manque pour que tout explose. Alors je vais demeurer en poste. Et non seulement je vais demeurer en poste, mais je nous sortirai de cette galère comme je l’ai fait depuis que nous formons une équipe solide.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Sortez d’ici.»[/justify]
Steve

Message par Steve »

[center]Bureau du gouverneur
«Prenez le diable par la queue»[/center]

Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Larry Wimmer, chef de cabinet


[justify]Accompagné de son nouveau chef de cabinet, en remplacement de Henry Schwab, décédé d’un arrêt cardiaque, le gouverneur Jacobs cherche à satisfaire d’une part les Deserans, puis de l’autre ses députés. Sentant que la fin est proche, d’autant plus qu’il ne dispose désormais plus d’une majorité forte qui lui est fidèle pour corriger la faille constitutionnelle menant à d’éventuelles élections générales anticipées, Jacobs tente de trouver une solution afin de ne pas sombrer dans la disgrâce comme les astres alignés semblent s’y orienter.

Robert Jacobs (gouverneur)
«Vous avez contacté le comité juridique? Qu’en dit-il?»

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«En apparence, si une telle loi venait à être adoptée, et on ne peut ignorer cette éventualité, nous pourrions la contester devant les tribunaux et faire suspendre le processus. C’est un pansement cependant, et j’imagine que devant la portée de l’importance des enjeux, le sursis ne sera pas très élevé : deux ou trois mois, peut-être même moins si la Cour suprême se saisit rapidement de l’affaire. Je dis en apparence, parce que dans les faits, le comité juridique affirme que même si la loi serait malhonnête sur le fond, elle ne conviendrait ni à la Constitution, ni à la Loi électorale.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Donc, il suffit de faire voter une loi disant que telle date, il y a des élections générales anticipées, et hop, élections il y aura même si la Constitution affirme qu’un mandat majoritaire est de quatre ans?»

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«Oui, parce que la Constitution s’en remet également à la législation en vigueur pour pallier aux cas spéciaux. Le comité juridique croit que la Cour suprême statuera que dans ce cas, la Constitution encadre la durée maximale d’un mandat, puisque la durée minimale, même si clairement indiquée dans la Constitution, est renvoyée à un paragraphe qui permet une porte ouverte. C’est une faille dans notre situation, mais en 2010, c’était une façon de se protéger des extrémistes qui sévissaient ici et là sur le globe. Nous en avons été épargné, mais il n’en demeure pas moins que cette clause libératoire est là et y demeurera.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Donc, il nous suffirait de faire adopter une loi encadrant les futures lois sur les élections anticipées, non?»

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«Oui, bien sûr, monsieur, mais le risque est élevé. En adoptant une telle loi, vous serez accusé de museler la démocratie et d’assurer votre présence au pouvoir. Dans le contexte actuel, ce n’est pas un gage de réussite, je dirais même qu’il s’agit d’un suicide politique. La situation est délicate. Je dois donc vous demander : qu’est-ce qui s’est passé durant les négociations de la fusion pour que vous refusiez d’y tenir une commission d’enquête?»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Il ne s’est rien passé qui ne se passe pas dans toute difficile négociation. Disons simplement que cette enquête mettrait en lumière que le projet de la fusion a été abordé dès le début de mes rencontres avec les gouverneurs fédérés. J’ai menti au peuple deseran, Larry, et je me suis porté relativement un peu menaçant envers Lewis W. Arnold pour que les conclusions remettent en cause une partie de l’opinion publique au moment du vote référendaire. Et j’ai peur que cette remise en question pose des problèmes au niveau du résultat. Et je ne peux permettre que dix millions de gens entrent dans une nouvelle phase de crainte et de doute. Ils ont suffisamment souffert ainsi. Alors la commission d’enquête est hors de question.»

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«Je doute que vous puissiez faire fonctionner le gouvernement et la Chambre des députés deux autres années dans une telle ambiance, monsieur.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Alors quoi, je démissionne? Je fais comme Arnold et je m’enfuis en catimini?»

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«Bien sûr que non, ne soyons pas aussi théâtraux, monsieur, mais si je peux me permettre une proposition…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Allez-y…»

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«Prenez le diable par la queue? Donnez-leur ce qu’ils veulent? Déclenchez des élections et appuyez-vous sur votre bilan, sur vos réalisations? Je veux dire : si une enquête est impossible et que la poursuite de votre mandat l’est également dans la mesure du possible, partez lors d’une défaite anticipée? Je dis ça, je dis rien, mais c’est une solution à mettre parmi les autres…»

[…][/justify]
Steve

Message par Steve »

[center]Salle de crise J. McCormick
«… le 17 mars 2035, j’ai ordonné à la garde côtière…»[/center]


Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Abbie Turnbull, ministre de la Défense
- Steven J. Schuh, conseiller du gouverneur


[justify][ve]La page couverture du The Republic met dans l’embarras le gouvernement Jacobs qui, avec un gouvernement minoritaire, patauge tous les jours à la recherche de compromis pour éviter un soudain vote de confiance et replonger à nouveaux les Deserans en élections générales. La manchette sur cette histoire d’un navire lorthonien, avec un équipage assassiné, qui aurait été renvoyé vers le large pour éviter de compromettre la fusion entre le Deseret et les états-fédérés olgariens n’a rien pour plaire au gouverneur Jacobs. Ayant rassemblé dans la salle de gestion de crise sa ministre de la Défense et un proche conseiller, Robert Jacobs cherche avant tout à faire le point loin des oreilles mal intentionnées. Et surtout, il souhaite savoir ce qui s’est passé au sein de la bureaucratie du ministère de la Défense… Dans la salle de crise J. McCormick, les trois puissances politiques du Deseret sont assises à une table de réunion qui contient une dizaine de chaises. La tension est palpable, et jamais on n’a vu le gouverneur Jacobs aussi hors de lui.

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«J’ai déjà vérifié la liste des documents qui devaient perdre leur sceau de confidentialité, monsieur le gouverneur, et je vous assure qu’un tel document n’était pas sur la liste. D’autant plus qu’au ministère, on m’assure que l’existence d’un tel document était inconnue et que jamais ils n’auraient publié un tel contenu sans avoir une double confirmation. Pour être honnête, monsieur, j’ignore comment une telle chose a pu se produire, mais je peux vous assuré que l’employé chargé de la déclassification a été renvoyé sur-le-champ et qu’il fera face à des accusations sévères dont je suis déjà en train de discuter avec le ministère de la Justice. Pour le moment, je ne saurais expliqué comment cet employé a pu écrire une histoire d’une telle fausseté et y apposer le sceau ministériel, mais je vais déclencher une enquête sur cette histoire pour qu’on puisse en avoir le cœur net.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Non, vous ne déclencherez aucune enquête à ce sujet, c’est déjà suffisamment embarrassant comme cela…»

Steven J. Schuh ()
«Si je peux me permettre, monsieur, c’est la bonne chose à faire. Il faut impérativement mettre sur pied une enquête en bonne et due forme pour prouver que cette histoire n’est qu’un ramassis de mensonges servant à ternir votre image.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Il n’y a qu’un seul problème, hélas.»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«Le problème financier n’est aucunement un problème, monsieur. Nous parlons ici d’une enquête administrative qui viendra se greffer à l’enquête policière…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Ce n’est pas une question d’argent, Abbie. C’est plutôt une question de maintenir ce qui a été construit jusqu’ici et de veiller à ne pas le compromettre avec une polémique de la sorte.»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«J’admets volontiers, monsieur, ne pas comprendre.»

Steven J. Schuh ()
«Putain… Dites-moi que je rêve?»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«Quoi?»

Steven J. Schuh ()
«Monsieur le gouverneur, est-ce que je comprends ce qu’il y a à comprendre?»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«Hello? Est-ce que je suis dans la même pièce que vous? Parce que j’admets une seconde fois que je suis perdue…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Abbie, il n’y aura pas d‘enquête non pas parce qu’il y a un soucis financier, mais parce qu’une enquête démontrera que le 17 mars 2035, j’ai ordonné à la garde côtière de pousser le navire lorthonien en dehors des eaux territoriales…»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«Vous avez… QUOI?!»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Je ne justifierai pas une décision qui…»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«… j’espère bien! Parce que rien ne pourrait justifier une telle aberration! Voulez-vous bien me dire ce qui a pu vous passer par la…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«… ça suffit! Je ne tolèrerai aucune insubordination, d’autant plus par vous, Abbie! Vous n’avez aucune idée de la pression dans laquelle se trouvait le Deseret à l’époque ni même l’effort considérable qu’une telle décision a nécessité!»

Steven J. Schuh ()
«S’il vous plaît, nous allons tenter de nous calmer et de trouver une solution à tout cela. Parce qu’évidemment, c’est une solution que nous devons trouver, et non pas nous diviser entre nous alors que le gouvernement s’apprête possiblement à vivre la période la plus difficile du mandat actuel… Madame Turnbull, pourriez-vous, je vous en prie, ressaisir vos esprits de ministre responsable de la garde côtière et du merdier administratif qui s’est produit sous vos yeux?»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«Oh! Alors là, c’est la meilleure! Vous allez me mettre sur le dos que ce pays, ce putain de pays, a tourné le dos à une trentaine de familles qui ignore aujourd’hui que leur mari, leur père, leur frère… a été assassiné et lâchement abandonné dans l’océan? Vous me donnez envie de vomir et…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«… J’AI DIT QUE C’ÉTAIT ASSEZ! Abbie, Steven, fermez-la si ce n’est que cela que vous pouvez apporter! Mais si, par malheur ou je-ne-sais quelle autre merdre, vous aviez une idée qui nous empêchera de rendre populaire la pendaison publique des années 1700, j’admets que je suis preneur.»

Steven J. Schuh ()
«Il faut maintenir que c’était une mauvaise plaisanterie… Que cette histoire n’est le fruit qu’un fonctionnaire à qui une promotion n’a jamais été offerte et qui s’est donné comme mission de faire payer tous ceux qui, selon lui, le méritent.»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«Et le jour où ce navire sera retrouvé, on fait quoi? On fait une conférence de presse pour saluer les visions clairvoyantes de cet employé mécontent? On se cache la tête dans le sable en disant : ouais, bah, tout un hasard, hein?»

Steven J. Schuh ()
«On peut toujours se débarrasser du problème gênant, monsieur…»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«Tuer quelqu’un parce qu’il a appuyé sur la mauvaise touche d’un clavier? Êtes-vous tombé sur la tête, putain? Nous ne sommes pas sur Simpolitique.com, ici! Nous sommes dans la vraie vie! Vous savez, celle où il y a des gens sensés qui ne font pas la guerre parce que l’adversaire a été méchant sur Facebook ou parce qu’il ne sait pas utiliser adéquatement la ponctuation!»

85]Steven J. Schuh[/size] ()
«C’est encore drôle…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Steven, s’il vous plaît. Nous n’allons tuer personne, Abbie, mais il faut que cette histoire cesse de faire les manchettes.»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«Je… je peux toujours… je peux toujours voir à ce que son dossier soit entaché, oui. Je peux demander à ce que soit monté un passé douteux…

Steven J. Schuh ()
«N’en faites pas trop, ils vont nous attaquer en affirmant que nos standards d’employabilité sont d’une faiblesse déconcertante.»

Robert Jacobs (gouverneur)
«C’est relativement léger comparativement à ce scandale qui se pointe le nez…»

Steven J. Schuh ()
«Et les Îles Lorthon, monsieur? On gère ça comment?»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«Peut-être qu’on pourrait…»

Robert Jacobs (gouverneur)
«… laissez-moi cette partie. Abbie, voyez à ce que la discréditation soit rapide, complète et bétonnée. S’il n’y a qu’une seule faille, vous en paierez le prix. Voyez également si les agents de la garde côtière sont encore à l’emploi du ministère et donnez leurs coordonnées à Steven…»

Abbie Turnbull (ministre de la Défense)
«Et que va-t-il faire, avec ces coordonnées?»

Steven J. Schuh ()
«J’imagine que le gouverneur souhaite que je… m’entretienne avec eux pour m’assurer qu’ils n’ont rien vu le 17 mars 2035..?»

Robert Jacobs (gouverneur)
«Exact… Bien, Steven, vous pouvez disposer. Abbie, restez, nous devons discuter.»

[…][/ve][/justify]
Steve

Message par Steve »

[center]Bureau du gouverneur
«Il ferait quoi, votre ami?»[/center]

Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur
- Larry Wimmer, chef de cabinet


[justify]Larry Wimmer (chef de cabinet)
«Les chiffres de notre sondage sont arrivés... Et honnêtement, je m'attendais à pire...»

[justify]Robert Jacobs (gouverneur)
«Hanfield Marketing avait vu juste?»

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«Pas vraiment, monsieur le gouverneur. Nos chiffres indiquent que nous accusons bel et bien du retard, mais c'est loin d'être dommageable, compte tenu de la situation. Selon nos chiffres, les unionistes sont à 36,3% et Olgaria Strong à 24,4%. Nous sommes bien positionnés à 33,7%, mais ce retard de trois points pourrait s'accentuer si Schoonover continue de brandir la démission de Ceallach comme preuve que vous êtes responsable de ce fiasco...»

[justify]Robert Jacobs (gouverneur)
«Que proposez-vous, alors?»

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«Rejetez la faute sur Ceallach. Présentez-vous devant la télévision et affirmer que Daniel Ceallach est responsable de la tragédie. Sa carrière est terminée, c'est le moment idéal de capitaliser sur sa démission...»

[justify]Robert Jacobs (gouverneur)
«Non, hors de question. Daniel est un homme d'une grande exception, et je refuse catégoriquement de me servir de lui comme un pion. Ce n'est pas ce pourquoi je me suis investi dans la politique. Je suis prêt à tout, mais pas à ça. »

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«Nos chiffres vont être à la baisse, monsieur. Vous allez perdre le pouvoir pour une amitié qui, aujourd'hui, ne doit plus en être une. Vous devez absolument capital...»

[justify]Robert Jacobs (gouverneur)
«... Non.»

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«Alors j'ai peut-être un ami qui travaille auprès du Directeur des élections...»

[justify]Robert Jacobs (gouverneur)
«Je ne suis pas en politique pour les magouilles, Larry. Cela n'a jamais été ma tasse de thé, et je refuse qu'on se rappelle de moi comme étant dans la même veine que Carson et Bates...»

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«Alors faites vos boîtes, vous quittez vos fonctions dans trois semaines.»

[justify]Robert Jacobs (gouverneur)
«Vous me connaissez, jesuis un éternel optimiste et je demeure convaincu que nous nous maintiendrons au pouvoir avec notre programme. Nous avons de grandes ambitions pour ce pays et les Deserans en sortiront grandement vainqueur et je...»

Larry Wimmer (chef de cabinet)
«... et vous allez perdre. Ou vous vous sortez de cette affaire, ou vous pipez les dés. Ça a toujours été comme ça, monsieur, aucun chef d'État un tantinet ambitieux n'y échappe. Davis, Powell, Bickford... Vous êtes le 6e d'une lignée de chefs d'État deserans qui souhaitent, pour le bien commun, préserver les avantages du pouvoir...»

[justify]Robert Jacobs (gouverneur)
«Il ferait quoi, votre ami?»

[...][/justify]
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