[center][URL=https://www.casimages.com/i/190610061938138070.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/06/10/190610061938138070.jpg[/IMG][/URL][/center]
[center]Le sociétaire Jamie Butts (debout au centre) venant annoncer à l'administration Chu’anh la déclaration de guerre des villefranches Rusanéennes.[/center]
Initialement décrite comme une guerre ethnique, l’état de guerre inachevée qui opposait Posunois et natifs allait sur 60 ans faire basculer l’entièreté de la péninsule dans la guerre civile. Une guerre civile cette fois-ci actée par la scission qui se créa au sein des communautés barnétiennes avec des agglomérations globalement en faveur du Kaïtuya et d’autres, bien plus marquées vers les intérêts natifs.
L’administration Chu’anh du Kaïtuya s’est opposée aux natifs pour permettre la traversée de l’ensemble de la péninsule olgarienne par son réseau ferrée. Ce réseau ferrée a occupé une dimension d’autant plus stratégique après la découverte des filons aurifères et de cuivre de l’Est péninsulaire.
Le Kaïtuya était une colonie industrielle et agricole posunoise, qui s’est implantée sur la face ouest de l’actuel Caeturia dans le but de faciliter les flux commerciaux vers la Ventélie et son pays d’origine.
La découverte des ressources minières sur la côte Est, séparée de la partie Occidentale par un important bush, a replacé la voie de fer au coeur des projets de développement économique.
Plusieurs clans natifs qui cantonnaient à proximité des importants troupeaux de bisons olgariens gênaient ces travaux de développement sans qu’ils présentent un débouché commercial crédible.
Après avoir essuyé les velléités guerrières des 3 principales ethnies natives, l’administration Chu’anh devait donc songer à les délocaliser, voire à les exterminer, pour poursuivre le développement du réseau de chemin de fer et multiplier les transports marchands sur l’ensemble de la péninsule et tout particulièrement sa façade orientale.
Si l’agression des clans natifs sur l’industriel posunois avait su fédérer les communautés barnétiennes derrière ce second, la volonté des Chu’anh à chasser les clans natifs de leurs terres natales a su marquer les premières dissensions.
En cause, plusieurs raisons:
- Les premières rencontres entre barnétiens et natifs de 1634, si elles se sont également accompagnées d’échauffourées, ont su trouver au fur et à mesure un partage territorial, où chaque communauté s’est déclarée souveraine et respectueuse des possessions de l’autre.
La volonté des Chu’anh à bousculer les cartographies établies pour implanter un réseau ferré vers l’Est de la péninsule a pu choquer les communautés barnétiennes parmi les plus soucieuses de l’équilibre et de l’ordre établi.
- Plusieurs communautés barnétiennes parmi les plus proches géographiquement des clans natifs, vivaient pour partie du troc fait avec eux.
Les actions posunoises armées et destinées à affamer les clans natifs par l’abattage massif de bisons caeturiens ou à détruire ces communautés, ont durablement malmené l’activité commerciale entre les natifs et les communautés ciblées par leurs échanges commerciaux.
- Le chemin de fer établie par l'administration Chu’anh s’est fait l’outil de propagande cherchant l’adhésion des villes franches de la péninsule Olgarienne ou cas échéant, sanctionnant les entreprises et agglomérations hostiles par l’interdiction faite d'affréter sur le réseau ferré posunois.
Certaines industries ont été marquées par cette infamie pour avoir tenté de soutirer aux Chu’anh, plusieurs secteurs de marché dont ils voulaient le monopole, des entreprises olgariennes ayant pratiqué une concurrence déloyale ont également été sanctionnées de la sorte à l’image des compagnies.
Pour de nombreux industriels olgariens, le chemin de fer posunois était devenu le symbôle de l’oppression et de l’asservissement des Chu’anh sur la péninsule.
L’administration Chu’anh prend note du refus et annonce la mobilisation de ses sympathisants vers la façade Est de la péninsule. "L'axe de Rusane", en référence à sa cité-mère et l’alignement de villes qui se revendiquaient “non alignés”, prend pour cassus belli la mobilisation des troupes de Chu’anh.
Le 17 septembre 1823, un sociétaire des agences Midland Bank Group du nom de Jamie Butts, vient acter à l'administration Chu’anh: la déclaration de guerre des villes rusanéennes.
Non sans hypocrisie, le sociétaire Butts est reçu avec les hommages d’un délégataire étranger.
Si bien qu’en sortie de la rencontre, la légitimité des revendications rusanéennes s’est rapidement éclipsée derrière les intentions bellicistes des villes franches. L’opinion publique retint la déclaration de guerre des villes franches rusanéennes comme une entrave à la prospérité commerciale. L’administration Chu’anh parvint initialement à écarter les agglomérations frondeuses de leurs potentiels soutiens tandis qu'elle ralliait plusieurs villes franches barnétiennes sous le giron du Kaïtuya.
Ce clivage, s’il fut incontestable, se doit d’être nuancé par la très large proportion des villes souhaitant maintenir un statut quo entre les deux belligérants.[/justify][/quote]