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Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img] https://zupimages.net/up/19/14/mb99.png [/img]
18. august 2039[/center]

[hr][/hr][center]L'Etat se dote d'une banque pour soutenir l'investissement[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/29/us0t.jpg[/img][/center]

« Le grand défi auquel est confronté le Jernland est celui de l'investissement ; de l'investissement public évidemment, mais également et surtout de l'investissement des particuliers et des entreprises » a déclaré Børge Sveaas, ministre de l'économie et des finances dans le cadre de l'ouverture du Fintech Forum de Røros. Ces déclarations ont d'autant plus de résonances qu'il s'agit de la première fois depuis la création de cet événement en 2020 et qui rassemble les acteurs des nouvelles technologies appliquées à la finance, dont de nombreuses start-up et de grands établissements bancaires plus traditionnels mais misant massivement sur la modernisation des rapports entre clients et établissements financiers. En effet, jusqu'à présent, les gouvernements successifs prenaient grand soin de se tenir assez éloignés des milieux bancaires, en raison de la mauvaise image qu'aurait pu renvoyer des accointances entre milieu politique et milieu de la banque.

Toutefois, les profondes mutations qui ont changé littéralement le visage des instituts financiers intervenues depuis maintenant plusieurs années ont changé la donne et le Statsråd met régulièrement en avant sa réglementation plus bienveillante à l'égard de ces entreprises qui contribuent largement au financement de l'économie. Pour cette grande initiative gouvernementale - pas moins de deux ministres ont fait le déplacement en plus de celui de l'économie et des finances pour promouvoir ces filières auprès des étudiants et en faveur de l'écologie et de l'environnement - Børge Sveaas a souhaité rappeler l'importance d'un système bancaire dynamique et proche des réalités économiques locales. D'autant plus que le contexte international ne prête guère à la sérénité alors qu'une importante banque dont les principaux clients étaient des petites et moyennes entreprises lébiriennes et que la première économie mondiale se retrouve sous le feu roulant des critiques suite au largage par plusieurs grands groupes lébiriens de sel au dessus du Thorval, soutenu par au moins plusieurs ONG et collectivités publiques arovaques. De proches du ministre de l'économie et des finances, le Statsråd anticiperait d'ailleurs de possibles conséquences sur la croissance mondiale à l'issue d'un affrontement verbal et politique entre la Ligue de Lébira et la troisième économie mondiale qu'est la République fédérale d'Ennis.

Pour faire face à cette situation et permettre à l'économie, notamment aux petites, moyennes et entreprises de taille intermédiaire d’amplifier le phénomène de forte croissance de leur activité qui porte en lui des besoins importants en matière d'investissement, Børge Sveaas a souhaité porter un discours résolument offensif à l'égard des établissements financiers et bancaires présents lors de l'inauguration du Fintech Forum en les invitant à poursuivre les efforts déjà réalisés en matière de soutien au développement des sociétés jernlanders, au premier rang desquelles celles qui rencontrent le plus de difficultés à financer leurs projets. En effet, l'an dernier, le ministère a estimé que les petites et moyennes entreprises sont sous-représentées dans les prêts bancaires. « Si elles ne représentent pas toujours le plus gros contingent d'emplois, les entreprises de taille plus modeste sont cependant les plus nombreuses en nombre et contribuent largement au dynamisme des territoires et à l'animation du tissu économique local. Elles sont un maillon essentiel de l'aménagement du Jernland et jouent un rôle majeur dans le renforcement du tissu industriel national ; si au cours des dernières années notre pays a pu se hisser à ce niveau de capacité industrielle c'est aussi en raison de leur croissance exponentielle et de leur dynamisme remarquable » a-t-il ajouté dans son adresse aux responsables financiers.

En invitant les banques et les nouveaux acteurs du monde de la finance - de très nombreuses plateformes de financement participatif ont émergé au cours des trois dernières années, avec dans ce secteur une explosion de leur nombre, dont au moins trois sont jugées particulièrement prometteuses pour l'avenir - à se saisir du sujet primordial du financement des entreprises, le gouvernement escompte bien doper le volume des investissements dès l'année prochaine, alors que le ministère de l'économie et des finances estime possible de quadrupler en quatre ans le montant des investissements privés, aujourd'hui supérieurs à 150 milliards de dalers. L'objectif d'ici dix ans est bel et bien d'assister à un essor important de l'investissement privé, notamment grâce à une réglementation de plus en plus souple et favorable aux entreprises. Mais également au travers d'importantes campagnes de communication et de sensibilisation du ministère de l'économie et des finances auprès des acteurs entrepreneuriaux. Et pour amplifier les réalisations acquises jusqu'à présent, l'Etat va se doter d'une banque d'investissement qui s'adressera en priorité aux plus modestes entreprises et à celles de taille intermédiaire, c'est-à-dire celles ayant le plus de difficultés pour accéder au crédit bancaire et aux investissements financiers privés, pour leur offrir des conditions avantageuses d'accès aux liquidités. Concrètement, la Offentlig InvesteringsBank (ndlr. banque publique d'investissement, OIB) pourra se substituer directement aux établissements bancaires classiques et proposer des prêts à taux avantageux, voire zéro, pour financer des projets d'investissements pour ces entreprises, ou alors intervenir pour faciliter l'octroi d'un prêt bancaire classique grâce à un dispositif de garantie de l'emprunt au travers duquel elle rembourserait la banque en cas de défaillance de l'entreprise.

Initialement doté d'un capital d'un milliards de dalers à compter de janvier 2040, son financement sera assuré par le ministère de l'économie et des finances - qui va donc réorienter en partie son action de soutien aux entreprises aux bénéfices des plus modestes et des plus dynamiques - mais également grâce aux recettes éventuelles issues des taux - quoi que faibles - et enfin grâce à une partie des impôts supplémentaires sur les sociétés qui découleraient de la création d'activité nouvelle créée grâce aux investissements. Ainsi, très concrètement, une entreprise aidée par l'OIB qui créerait, par exemple, l'équivalent d'un million de dalers d'impôt sur le société en plus de par sa croissance contribuerait au financement de la banque publique au travers de cette hausse du volume des impôts. La Offentlig InvesteringsBank aura ainsi également tout intérêt à sélectionner le plus efficacement possible les entreprises soutenues, de sorte de voir ses moyens financiers croître également ; une sorte d'intéressement aux résultats en quelques sortes. Mais elle pourra aussi utiliser une partie des capitaux qui lui seront alloués pour prendre des participations dans de jeunes entreprises de type start-up et ensuite les revendre pour en dégager des plus-values ; dans la limite de 15% du volume total des financements accordés dans l'année.
Galaad

Message par Galaad »

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20. august 2039[/center]

[hr][/hr][center]La Teknisk Universitet prend possession de ses nouveaux locaux[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/29/sfo3.jpg[/img][/center]

Fondée à la fin du XIXème siècle, la Teknisk Universitet (ndlr. Université technique) de Røros va rouvrir ses portes dans une semaine pour la reprise des cours pour l'année étudiante 2039/2040. La pause estivale aura tout juste permis de déménager des anciens vers les nouveaux locaux, dont les travaux viennent seulement de s'achever. Après presque deux ans de travaux - le chantier avait pris un certain retard en raison des conditions climatiques particulièrement rude durant le dernier hiver, l'un des plus froids et enneigés depuis près de dix ans - et un investissement conséquent d'environ trois milliards de dalers, les neuf mille étudiants qui y prennent leurs cours vont pouvoir profiter d'installations flambant neuves et plus adaptées aux enjeux de l'enseignement supérieur d'un Etat qui se modernise à grande vitesse pour faire progresser le niveau de développement du pays. Longtemps installée dans d'anciens bâtiments de l'armée qui avaient été transférés au ministère de l'instruction et de la recherche, la Teknisk Universitet ne quittera pas la proche banlieue de la capitale, mais changera uniquement de quartier, ce qui lui permettre également de mieux prendre en compte les dynamiques démographiques locales. Mieux équipée, avec des outils modernes, souvent importés depuis les marchés de la Communauté des Nations Dytolienne, mais également mieux desservie par le réseau de transports en commun de Røros, devrait encore renforcer son attractivité pour les étudiants, y compris étrangers. Pour le président de l'université, cette réouverture dans les délais pour la rentrée « augure bien d'un nouveau départ pour l'ensemble de l'institution qui s'est déjà régulièrement illustrée dans le paysage académique national, mais également dans la sphère scientifique en comptant plusieurs éminents ingénieurs, architectes et scientifiques parmi ses anciens étudiants ».

En effet, depuis le XIXème siècle, la Teknisk Universitet a vu passer sur ses bancs nombre de personnalités qui se sont faites plus ou moins connaître pour leur apport à l'essor des sciences de l’ingénierie et dans la construction de nombreuses infrastructures qui ont permis au Jernland de s'élever un temps parmi les grands Etats du monde, avant que la deuxième révolution industrielle ne permette à d'autres pays de supplanter l'avance norroise et reléguer le Jernland au rang des Etats secondaires. Historiquement liée à la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349844#p349844]Sentral Teknisk Høyskole[/url] (ndlr. le Collège central technique) également situé dans la capitale, la Teknisk Universitet s'est différenciée de ce grand établissement d'enseignement supérieur dans son approche beaucoup plus pluridisciplinaire et en certains aspects plus théorique. Aujourd'hui, l'université se compose de sept facultés, dont les principales sont celles de mathématiques et sciences naturelles, le génies des procédés - c'est-à-dire essentiellement l'application de la physique chimique à l'échelle industrielle - l'informatique, les transports et l''architecture et le génie civil. C'est d'ailleurs de la faculté d'informatique et d'électrotechnique qu'a été diplômé Anders Nygaard, le fondateur d'Altek, qui s'est imposé avec le temps comme un acteur majeur du numérique et de l'informatique, devenant même leader sur le marché dytolien.

Et la direction de l'université compte bien continuer d'incarner un établissement d'excellence académique pour offrir à ses étudiants diplômés une employabilité forte, dans un marché de l'emploi en pleine ébullition au regard du très grand dynamisme économique jernlander. Pour renforcer cette capacité à coller au plus près des besoins des entreprises nationale, le conseil scientifique de l'établissement d'enseignement supérieur a validé en mai 2039, juste avant la fin des cours, l'accroissement du nombre de partenariats avec des grands acteurs du monde de l'entreprise. Ainsi, Visma AS, qui est spécialisé dans la conception et la production d'outil robotiques et mécaniques à usage industriel et domestique, a renouvelé pour les cinq prochaines années soin contrat de partenariat avec plusieurs des facultés de l'université, dont celle de l'électrotechnique et du génie des procédés. Son objectif est ainsi d'accélérer fortement sur la maîtrise des dernières techniques relatives à la robotique simple et ainsi pouvoir engagé rapidement sur les prochaines étapes de son plan de développement qui prévoit de pouvoir proposer à ses clients d'ici cinq ans des solutions de robotique industrielle et de robotisation des usines. Gnaa, spécialiste du commerce en ligne, s'est déjà dit très intéressé par ces applications et envisage d'apporter des financements pour contribuer à doper le potentiel scientifique avant de moderniser ses propres usines pour y intégrer davantage de moyens automatisés de traitement des commandes. En effet, la forte augmentation du commerce en ligne, avec des collaborations dans des domaines de plus en plus étendus, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352020#p352020]comme la pharmacie et la parapharmacie[/url].

Mais cette modernisation de l'université pourrait également profiter rapidement à l'Etat lui-même qui cherche à se doter de radars plus sophistiqués et répondant mieux aux besoins nouveaux du Jernland. La maîtrise de la technique du radar planaire profitera ainsi évidemment aux opérateurs téléphoniques privés par exemple, ou pour l'amélioration générale des télécommunications, mais également au ministère de l'intérieur et de la sûreté ainsi qu'au ministère de l'a guerre et des armées qui espèrent bien tout deux mieux réguler le trafic aérien et également surveiller les vols militaires voisins potentiellement menaçants. Il n’est donc pas étonnant que le ministre de l'instruction et de la recherche inaugure dès la fin septembre les nouveaux bâtiments qui auront alors retrouvé l'intégralité de leurs étudiants et de leur animation universitaire. De manière similaire, d'autres universités profitent ou profiteront dans les mois et années à venir de travaux de rénovation et d'extension de leurs locaux pour mieux faire face aux nouveaux défis de l'enseignement au Jernland.
Galaad

Message par Galaad »

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23. august 2039[/center]

[hr][/hr][center]Pour renforcer son attractivité, le Jernland clarifie ses aides aux entreprises[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/29/5rqh.jpg[/img][/center]

Avec l'essor de l'économie jernlander, c'est tout le pays qui est soudainement devenu plus attractif pour les investisseurs étrangers ; d'autant plus que l'émergence d'une économie robuste dans le nord de la Dytolie est accompagnée d'une grande [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352596#p352596]crédibilité internationale[/url], appuyée sur des politiques raisonnables et relativement mesurées. L'activisme diplomatique et économique dont continue de faire preuve le Jernland, se posant de plus en plus comme une passerelle entre la Communauté des nations Dytoliennes et les autres Etats et blocs d'Etats qui composent le monde tendrait à rendre plus intéressante la destination norroise pour des entrepreneurs étrangers à la recherche de lieux pour investir sans risquer des [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353767#p353767]ruptures abusives de contrats[/url] tel que s'y est risqué le groupe auroran Megasector, ou de subir les effets collatéraux d'escalades diplomatiques qui risqueraient de conduire à mettre tout un pan de l'économie en danger, comme ça peut actuellement être déjà le cas pour [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353855#p353855]la filière bancaire ennissoise[/url] qui représente localement un important foyer pour l'emploi et la croissance.

Dans un contexte international de plus en plus compliqué, le Jernland cherche à se poser comme un endroit où faire des affaires est chose aisée, avec une réglementation assez libérale et un pouvoir attentif à maintenir de bonnes conditions de croissance pour les entreprises. Le fort accroissement de la fréquentation de la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353516#p353516]ligne aérienne Røros-Mahra[/url], exploitée conjointement par Kars Airlines et les deux compagnies nationales JernlandAir et Skadinavia Airlines System - cette dernière est d'ailleurs en passe de détrôner sa rivale historique en terme de nombre de passagers transportés - témoigne d'ailleurs de l'attractivité croissante que peut exercer le Jernland pour les scientifiques et les entrepreneurs internationaux. Les premiers représentent d'ailleurs un volume en hausse dans le nombre total de voyageurs se rendant au Jernland, notamment du fait de plusieurs accords de coopération technologique avec par exemple l'Uural-Liivimaa avec qui les coopérations autour de la génétique et des traitements à base de bactériophages se sont multipliés, et le Royaume de Kars également en matière de recherche à finalité médicale.

Dans ce contexte de progression des entreprises qui font le choix de s'installer au Jernland au travers de succursales, mais également du fait des conséquences positives que cela peut représenter en terme de création d'emplois et d'entreprises jernlanders, le ministère de l'économie et des finances a décidé de clarifier ses dispositifs d'aides au démarrage et à l'accompagnement de projets pour qu'ils soient mieux sollicités et puissent mieux contribuer au dynamisme du marché du travail. L'objectif qu'a fixé le Statsråd est en effet de transformer le pays en un important centre mondial de l'innovation et de la recherche, mais également le carrefour économique pour tout le nord dytolien et natolicain. Si beaucoup de chemin reste toutefois encore à parcourir, pour faire du pays un acteur continental et mondial majeur économiquement parlant, les premiers effets de l'action gouvernementale se font néanmoins déjà sentir ; en témoigne par exemple une croissance très honorable supérieure à +13% l'an passé, après +5% en 2037 et constamment en hausse depuis quatre ans et au dessus du seuil de +3% systématiquement. Selon les propos de Børge Sveaas, le ministre de l'économie et des finances, qui s'est fixé comme très ambition objectif de faire entrer le Jernland dans le top cinq des principales puissances économiques à l'échelle de la planète d'ici dix ans, « les politiques publiques en matière de soutien aux entreprises et à l'économie doivent venir appuyer le renforcement du tissu industriel et productif, de sorte qu'après une subvention à la modernisation de l'appareil de production par exemple, l'entreprise aidée puisse ensuite déployer tout son potentiel par elle-même et devenir un acteur important dans son secteur d'activité ou localement dans son environnement ». Pour le ministre, il s'agit donc davantage d'aider des sociétés qui ont un fort potentiel de développement et de création de richesses et d'emplois, plutôt que de multiplier les aides en saupoudrant un très grand nombre de structures et en risquant ainsi d'amoindrir les effets de l'action de l'Etat.

C'est donc le choix qui a été fait dès 2035, avec le changement de l'équipe gouvernementale et la prise de pouvoir du General Magnuss Løvenskiold au Statsråd. Si le nombre total d'entreprises aidé à été conséquemment réduit, le nombre d'emplois créés n'a pas pour autant diminué et le marché du travail national semble par ailleurs plus robuste et dynamique qu'auparavant. Cependant, pour amplifier les effets, le ministère de l'économie et des finances a choisi à présent de proposer aux entreprises nationales, mais également étrangères qui feraient le choix d'une implantation au Jernland - pas nécessairement en déménageant leur siège social, mais potentiellement en ouvrant une filiale ou un centre de production localement - un véritable parcours d'accompagnement à la création d'entreprise découpé en trois grandes phases.

La première est ante-création, organisée autour d'un consortium d'acteurs économique qui auront pour mission d'aider au montage du projet, de travailler autour du business model et de l'étude des marchés pour bien en identifier les besoins et attentes avant le lancement d'une entreprise et de produits à commercialiser. La deuxième phase s'articulera autour de la question du financement de la création, avec là encore plusieurs acteurs, dont Jernland Initiativet sera chef de file - il s'agit d'une structure spécialisée dans le financement de projets entrepreneuriaux et qui travaillait déjà avec le ministère de l'économie et des finances, mais parmi une multitude d'autres intervenants dans le champ du financement des créations d'entreprises - pour orienter au mieux les porteurs de projet vers la structure la plus à même de les accompagner dans le financement de leur projet. Et enfin, la troisième phase prévoit un accompagnement par là encore un consortium d'acteurs spécialisés pilotés directement par la chambre de commerce et d'industrie du Jernland au cours des trois années suivants la création de l'entreprise et dans le développement de l'activité. Au travers de ce parcours personnalisé, le gouvernement espère doper encore les créations d'entreprises et la croissance, et donc le développement du pays tout en créant un vaste écosystème entrepreneurial rendant encore plus attractif le Jernland pour des investisseurs internationaux intéressés par le fait de pouvoir disposer de solutions locales pour s'approvisionner et coopérer sur leurs propres productions. En résumé, il s'agit de bâtir des projets avec de potentiels entrepreneurs, financer ce projet puis ensuite l'aider dans le pilotage au démarrage. Le taux de pérennité des entreprises devrait ainsi également grimper, puisqu'on considère généralement qu'une entreprise aidée augmente notablement ses chances de durer.

Enfin, à côté de cette petite révolution dans la manière de faire de l'accompagnement d'entreprises, le ministre de l'économie et des finances a annoncé le renforcement des moyens d'action de Jernland Attraktiv, qui est l'agence d'attractivité national et dont la mission principale est de repérer les entreprises installées à l'étranger et potentiellement intéressées par une implantation locale. Depuis 2000, elle agit de concert avec tous les acteurs nationaux de l'économie - chambres de commerce, agences pour l'emploi, et autorités territoriales pour repérer les opportunités d'installation et ainsi mettre en relation avec les investisseurs internationaux - pour accroître l'attrait que pourrait représenter le Jernland pour des entrepreneurs désireux de faire des affaires dans l'espace norrois. L'agence d'attractivité continuera donc de vanter lors des salons à l'étranger, mais également en démarchant directement des entreprises internationales les atouts du Jernland, dont sa vocation de devenir un important lieu de soutien à la recherche et à l'innovation scientifique, avec des pôles en croissance et en mutation, et une densité des infrastructures qui se renforce ; le Jernland dispose à ce titre justement déjà de l'un des meilleurs tissus industriels au monde et s'y installer reviendrait donc à pouvoir largement en tirer profit. D'autant plus que de nombreuses entreprises de production profitent en ce moment des bénéfices engrangés et de la croissance forte pour réaliser des investissements productifs pour améliorer encore les capacités industrielles lourdes.
Galaad

Message par Galaad »

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26. august 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le consortium des télécommunications inaugure son nouveau datacenter[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/29/hw74.jpg[/img][/center]

En pleine mutation, le marché des télécommunications du Jernland n'échappe pas à la vague des investissements. En effet, dans un contexte de forte croissance des entreprises, du produit intérieur brut, mais également de la consommation intérieure - elle s'explique par une progression du pouvoir d'achat et des salaires pour faire profiter aux salariés des bons résultats économiques nationaux - les entreprises liées au numérique et à l'informatique ont le vent très fortement en poupe. Portées par les succès internationaux d'Altek et par l'effervescence de ce secteur d'activité, de nombreuses entreprises jernlanders ont émergé et continuent de renforcer leurs positions sur le marché national, en attendant de pouvoir s'exporter vers les marchés de la Communautés des Nations Dytoliennes. [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352550#p352550]Hengelås Secure[/url] est d'ailleurs un très bon exemple de ces réussites.

Trois mois après avoir remporté l'appel d'offre qui prévoit une sécurisation accrue des messageries électroniques du Statsråd et des grandes agences nationales, notamment en devançant le géant Altek que beaucoup voyait déjà remporter la mise tant il domine le marché du numérique et des services dérivés, Lukas Stevenson, le fondateur de la jeune pousse de la cybersécurité, a pu s'afficher aux côtés de Frederyk Nygaard, le président-directeur général d'Altek et petit-fils du fondateur, pour annoncer que les deux entreprises ont décidé de coopérer davantage pour la conception et la commercialisation de solutions de protections pour les ordinateurs et les appareils électroniques. Ainsi, Hengelås Secure fournira ses solutions de sécurité pour mieux armer les équipements vendus par Altek face aux risques de cyberattaque et de piratage informatique. Pour les deux acteurs du numérique et du cyberespace, il s'agit avant tout de pouvoir s'appuyer sur les points forts et les ressources de chacun pour d'un côté augmenter ses parts de marché dans le cas de la start-up et de proposer des services plus fiables encore, en plus des meilleurs ordinateurs et équipements électroniques actuellement commercialisés. Pour Frederyk Nygaard « c'est là une opportunité incroyable pour Altek d'intégrer parmi ce qu'il se fait de plus performant aujourd'hui dans le commerce tout en entraînant vers le haut une jeune entreprise particulièrement prometteuse et qui s'imposera certainement comme un pionnier de la cyberdéfense dans les années à venir ».

Dans ce contexte, l'alliance entre Altek et Hengelås Secure peut déjà compter un beau succès à son actif, avec l'inauguration du nouveau datacenter du consortium des opérateurs téléphoniques - ce n'est pas la première fois que Tel, Telenorse et Telekom s'allient pour une opération coûteuse d'acquisition de satellites - qui devrait permettre d'améliorer encore les capacités offertes par leur service d'informatique en nuage. Enfoui dans une ancienne champignonnière dans le comté de Granskerud sur Midtøya ce centre de données sera placé sous étroite surveillance avec d'impressionnants moyens déployés. Pour s'assurer de renforcer l'inviolabilité des lieux - il s'agit généralement d'installations très sensibles où peuvent transiter des informations cruciales pour les opérateurs - le consortium a déboursé plusieurs dizaines de millions de dalers pour sanctuariser l'endroit. Entre les différentes grilles d'accès au site, les caméras de vidéosurveillance et le recours à des entreprises de gardiennage, aucune dépense n'a été superflue. Si Altek va fournir de nombreux systèmes d'exploitation spécialement adapté à l'usage d'un centre de données, Hengelås Secure a développé divers pare-feu et antivirus pour mieux verrouiller l'accès à ces ordinateurs et supercalculateurs acheté auprès de fournisseurs txiléen et katherinois.

Le consortium né des trois opérateurs, qui ont décidé de mutualiser leurs moyens de diffusion et d'exploitation les plus coûteux, comme les satellites et les supercalculateurs, n'est cependant pas le seul à s'intéresser activement à ces super-ordinateurs dont la puissance de calcul est impressionnante en comparaison aux ordinateurs plus classiques. Ainsi, le ministère de l'instruction et de la recherche a validé l'acquisition d'une machine capable de réaliser une multitude de calculs à la seconde qu'aucun être humain ne serait en mesure de faire. La machine, baptisée Kronos, sera financée conjointement par l'Etat et Altek pour offrir des services de calcul à des entreprises et des organismes qui n'auraient pas sans cela les moyens de se procurer de telles machines. Si les tarifs d'exploitation à la location ne sont pas encore bien connus, il est déjà possible de rappeler quelques chiffres sur les capacités attendues de ce supercalculateur bigdata. Avec 355 terrabit de mémoire vive, environ 15 péta FLOPS en performance de pointe - il s'agit d'une unité de mesure de la performance d'un système informatique - et une puissance de 4 mégawatts, son prix serait estimé à plus de 450 millions de dalers. Cette dernière information n'est toutefois pas publique et il ne peut s'agir que de suppositions ; ni le ministère, ni Altek ne souhaitant communiquer officiellement à ce propos. De source proche qui ont pu travailler à la finalisation de l'acquisition, « l'achat de ce type de machine se mesure en effet plutôt en dizaines de millions de dollars qu'en milliers ». Au regard de l'importance que représente ce futur outil qui devrait permettre de réaliser des calculs à une échelle encore incomparable au Jernland - l'utilisation de cette machine pour la réalisation de certaines tâches devrait considérablement accélérer les travaux sur bien des sujets - Hengelås Secure a déployé une solution de protection qui s'appuie sur les systèmes d'Altek et ses logiciels. Il s'agirait actuellement ce qui se fait de mieux dans notre pays.

Du côté de chez Altek, on assure que l'achat de cet outil devrait donner des idées à d'autres entreprises et que du côté de la firme de Nærøy ce n'est pas la dernière fois que ce type d'acquisition se réalisera. En effet, dans la perspective d'améliorer encore ses ordinateurs et ses systèmes d'exploitation, mais également pour pouvoir effectuer des travaux d'ordre universitaire, en partenariat avec les facultés et grandes écoles d'ingénieur du Jernland, Frederyk Nygaard a déclaré que « si nous voulons pouvoir continuer de compter parmi les leaders dans l'informatique et l'éctronique, alors nous devrons faire des investissements conséquents, notamment sur ce type de machines. l'ordinateur de demain se construit déjà aujourd'hui et l'objectif d'Altek est bien d'améliorer la vie de ses clients en leur offrant toujours de meilleures solutions adaptées à leurs besoins ». Quand on sait que l'avenir pourrait être celui des machines, on comprend mieux l'intérêt que peut porter le géant au développement de ses ordinateurs et se positionner comme le leader mondial sur ces thématiques. Et le besoin croissant de puissance de calcul et de stockage des particuliers et des entreprises ne doit pas être totalement pour rien dans ce pari fait sur les supercalculateurs.
Galaad

Message par Galaad »

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05. september 2039[/center]

[hr][/hr][center]La Norse Børsen lance une filiale dédiée aux nouvelles technologies[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/30/zpen.jpg[/img][/center]

Il s'agit de la grande nouvelle de cette rentrée 2039 dans le monde de l'entrepreneuriat et du financement de l'économie. En effet, après plusieurs mois de tractations, souvent dans le plus grand secret pour ne pas impacter les marchés financiers et ainsi provoquer d'éventuelles fluctuations artificielles, la Norse Børsen (ndlr. Bourse norroise, entreprise qui gère la place boursière du Jernland) a annoncé le lancement dès lundi prochain de sa filiale spécialement consacrée aux activités liées à l'internet, à l'informatique, aux biotechnologies ou encore aux nouvelles technologies de manière générale. Si cette nouvelle place boursière n'aura pas de lien direct avec la Børsen (ndlr. place boursière du Jernland), elle n'en restera pas moins indirectement liée au travers de sa société-mère. Pour Norse Børsen c'est une opportunité pour diversifier son portefeuille d'activités tout en offrant à certaines entreprises un accès aux financements boursiers, alors qu'elles en restaient encore éloignées dans un schéma avec une seule grande place où il n'était pas fait de distinction entre les sociétés dites classiques, c'est-à-dire liées à l'industrie, ou aux services, et celles qui se concentrent largement sur le numérique et l'informatique. Cette bourse, qui prendra le nom à consonance britophone de Jernlander Securities Exchange (ndlr. son indice devrait être JSX) pour être plus facilement identifiable par les investisseurs internationaux, a d'ailleurs déjà reçu son agrément du ministère de l'économie et des finances ainsi que du régulateur national des marchés financiers qui contrôle les opérations boursières.

« Le Jernland dispose d'atouts sérieux pour s'imposer dans les années à venir comme une place majeure pour les investissements financiers et matériels » espère Børge Sveaas, ministre de l'économie et des finances qui a tenu à saluer cette création comme « un pas de plus fait en direction d'une économie attractive et d'un pays qui saura se faire reconnaître comme un acteur solide du commerce et des échanges économiques internationaux ». Si de manière générale, les économistes regardent avec intérêt la création d'une nouvelle place boursière qui vient s'ajouter à la bourse historique qui existe depuis 17ème siècle, certains s'interrogent sur l'opportunité, alors que le marché financier actuel remplit déjà sa mission de financement de l'économie et des entreprises. « Il faut garder à l'esprit que les grandes entreprises du pays et étrangères qui font le choix de s'inscrire à la bourse de Røros n'ont effectivement aucun mal à lever des fonds via des augmentations de capital ou au travers d'une introduction boursière. Il en est tout autrement des plus petites entreprises et des start-up qui doivent généralement plutôt attendre d'être devenues des licornes ou d'atteindre une taille critique pour bénéficier d'un financement auprès des marchés boursiers » leur répond justement Børge Sveaas qui a beaucoup plaidé dans le sens de l'autorisation de cette nouvelle place, face aux sceptiques du Statsråd. Finalement, la Jernlander Securities Exchange répond entièrement à la volonté du président Magnuss Løvenskiold de persuader les futurs champions technologiques de rester au Jernland pour financer leur développement. Si plusieurs mastodontes ont vu le jour au cours des dernières décennies, au premier rang desquels Altek, le géant incontesté de l'informatique et du numérique nationalement, mais également de plus en plus sur tout le continent et dans le monde, ces dernières années, il a été plus difficile pour les jeunes entreprises à forte croissance - également connues sous le nom de start-up dans les milieux économiques initiés - de se lancer en bourse t de trouver des liquidités ; la faute à une révolution numérique commencée il y a déjà plus de trente ans et qui permet moins aujourd'hui l'émergence de nouveaux champions, face aux grands déjà installés.

« Il y a aujourd'hui incontestablement une compétition mondiale et le pays qui parviendra à garder ses champions chez lui aura une longueur d'avance » estime Børge Sveaas pour qui [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353886#p353886]la concurrence avec Ennis[/url] par exemple est saine et débouchera finalement sur des effets positifs pour les deux économies. « Nous allons continuer de créer les conditions d'une croissance soutenue du système bancaire et financier parce qu'il s'agit d'un pilier pour le développement de l'économie dans son ensemble. Sans institutions et places pour les financer, les jeunes entreprises, mais également les plus anciennes et déjà plus solidement installées ne parviendront pas à s'imposer sur les marchés mondiaux » poursuit-il. Ainsi, le gouvernement estime que le renforcement de la transparence bancaire est une première étape pour créer une économie « où il est clair d'où vient l'argent et qui paie plutôt qu'un système opaque qui risque in fine de conduire à des scandales qui entacheraient durablement la crédibilité de l'économie jernlander. Nos efforts en faveur du secret bancaire sont un premier pavé dans la construction d'une route vers l'économie de la confiance ». Assurément, le deuxième pavé est l'autorisation d'un marché boursier destiné aux entreprises du numérique. Ces dernières profiteront d'ailleurs de conditions plus avantageuses en matière de levée de fonds et d'introduction boursière. Alors qu'une entreprise normale doit attendre généralement plusieurs mois pour pouvoir s'introduire en bourse - en raison d'un système d'enregistrement très complet, de la définition du calendrier et du prix d'introduction - l'ensemble du processus pourra être raccourci à environ 70 jours pour la Jernlander Securities Exchange. « Les conditions ne seront pas moins rigoureuses pour autant, mais nous comptons mettre à disposition des personnels mieux qualifiés aux exigences et contraintes propres aux entreprises des nouvelles technologies et aux start-up qui évoluent dans un univers où tout va nettement plus vite » assure le président directeur général de Norse Børsen. De même, les sociétés déficitaires pourront se faire coter à la Jernlander Securities Exchange, alors que ce n'est pas possible à la Børsen, ce qui sera un réel atout pour les start-up estiment les analystes financiers. En effet, la nature même de ces entreprises est d'être assez déficitaires dans les premières années, avant d'exploser et de dégager de forts chiffres d'affaires.

Dans l'ensemble, les marchés ont plutôt bien accueilli la nouvelle de la création de cette nouvelle place boursière, en témoigne la hausse de l'indice BØR qui prenait +1% à l'ouverture à 1 705,42 points. Cette confiance des investisseurs en l'avenir des marchés boursiers nationaux s'explique par notamment les fortes prévisions de croissance attendues pour 2039, tandis que plusieurs investisseurs se sont déjà déclarés très intéressés par la Jernlander Securities Exchange, d'autant plus que Frederyk Nygaard, l'emblématique président d'Altek, petit-fils de son fondateur, a déclaré réfléchir sérieusement à une cotation auprès de cette nouvelle place boursière jernlander, en lieu et place de la Børsen. Cette annonce a joué comme un gage de crédibilité et de confiance pour l'ensemble des acteurs nationaux, et le président directeur général de Norse Børsen espère élargir le cercle de l'attractivité pour cette place unique au monde aux investisseurs étrangers. « L'objectif est assurément de s'imposer comme LA place boursière dans le monde pour les nouvelles technologies et ainsi de renforcer encore l'intérêt que pourrait avoir les investisseurs du monde entier pour le Jernland, son e*économie et ses entreprises » a-t-il conclu.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
08. september 2039[/center]

[hr][/hr][center]Les écoles informatiques ont le vent en poupe[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/30/0bh3.jpg[/img][/center]

Avec l'essor d'Altek mais également la confirmation de l'ouverture de la bourse Jernland Securities Exchange, entièrement dédiée au numérique et aux nouvelles technologies, filiale de Norse Børsen, la demande en matière d'ingénieurs et spécialistes du codage et des techniques relatives à l'informatique est en forte hausse. Le phénomène de la progression de l'employabilité des étudiants diplômés d'universités ou d'écoles d'ingénieurs avec une forte compétence en code informatique n'est certes pas nouveau, mais il s'est amplifié au cours de l'année et demi écoulée. Il n'est certes pas encore question de parler d'une franche tendance, mais les premiers signes d'une augmentation de la demande de ce type de profils dans les entreprises sont particulièrement encourageants pour le ministère de l'instruction et de la recherche qui a fait du renforcement de la renommée jernlander et des parcours d'enseignement de ce type un véritable cheval de bataille.

D'ailleurs, le ministre ne s'en est jamais cachée, puisque lors de la rentrée de 2036/2037, il avait déjà déclaré dans son discours inaugural à l'université de Røros que « l'ambition de ce gouvernement est bel et bien de placer le Jernland comme la destination incontournable pour tout étudiant dytolien et international de manière plus générale s'il souhaite acquérir de solides compétences dans le domaine de l'informatique et du numérique. Nous nous sommes fixés pour objectif de construire la puissance du 21ème siècle et cela passe nécessairement par le fait de devenir le leader mondial incontesté et incontestable dans les champs d'application des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Nous voulons que ce soit au Jernland que se conçoive et que se construise les outils de demain, comme par exemple les téléphones de prochaine génération, les logiciels les plus performants ou encore les techniques permettant de renforcer notre cyberdéfense, parce que c'est bien sur ces thématiques là que se décidera qui demain sera à même d'impulser les grandes orientations économiques, culturelles, politiques et militaires ».

Former de brillants développeurs informatiques a ainsi été élevé au rang de priorité nationale. Dans ce contexte de très fort soutien étatique aux structures universitaires et de l'enseignement supérieur qui préparent à ces métiers, plusieurs écoles ont vu le jour ou bien sont arrivées sur le devant de la scène, permettant de se faire un nom parmi celles qui longtemps ont été leaders pour tout ce qui concerne la technique et les sciences appliquées. La Teknisk Universitet de Røros (ndlr. Université technique) ou la Sentral Teknisk Høyskole (ndlr. le Collège central technique) sont évidemment parmi les plus réputées et prisées par les jeunes étudiants qui quittent le monde de l'enseignement secondaire, mais d'autres établissements commencent à se faire connaître et à attirer de plus en plus de candidats. Nous pouvons par exemple citer TeleTek (ndlr. contraction de Télécom et technique) ou encore la Sentral Elektronisk Høyskole (ndlr. Ecole centrale supérieure d'électronique) toutes deux situées à Trømsengaard, en raison notamment de la présence du siège du géant Altek. Pourtant, dans les dernières enquêtes, si ces dernières restent parmi les meilleures du pays, une autre école tend à faire parler d'elle.

Il s'agit de ITek qui a choisi de s'adresser à un public beaucoup plus large que les seuls diplômés du système éducatif classique. Ainsi, dès la procédure d'admission, cette école, née il y a six ans à l'initiative de Frederyck Nygaard, le président-directeur général d'Altek, ambitionne de se positionner comme un acteur majeur de l'enseignement supérieur en matière d'informatique et de nouvelles technologies, tout particulièrement dans le codage. Pour l'intégrer, les étudiants n'ont pas besoin de présenter un diplôme attestant qu'ils ont validé leur cursus secondaire. Pendant un mois, tous les postulants se retrouvent pour un examen d'entrée au cours duquel leur niveau en informatique et dans le domaine du numérique est évalué. Très sélectif, seul une dizaine de pourcent d'entre eux peuvent poursuivre leur formation chez ITek. Pendant deux à cinq ans - la durée des cours varie selon le niveau des étudiants, ce qui permet aux plus aguerris de ne rester que deux ans pendant que les autres reçoivent davantage de cours pour atteindre le même niveau que les autres qui auront mis moins de temps - les étudiants ne suivent ni cours magistral ni travaux pratiques encadrés par des professeurs. Au lieu de cela, ils organisent leur journée librement - cela permet également de mieux les responsabiliser et de les préparer au monde du travail - en se concentrant sur la réalisation de projets proposés par une équipe pédagogique, essentiellement composée de professionnels de l'informatique venus des grands groupes et des start-up qui se sont faites connaître dans ce secteur d'activité.

Le coût de l'établissement est estimé entre 40 et 50 millions de dollars pour le fonctionnement au cours des dix premières années. Pour permettre à son école de pouvoir former des jeunes et de mettre en place son modèle économique, Frederyck Nygaard avait annoncé lors du lancement de la première promotion qu'il prendrait l'intégralité des frais à sa charge sur cette période. Salué pour son initiative de mécénat, le président-directeur général d'Altek espère surtout que la réussite de cet établissement incitera des entreprises à participer à son financement pour ensuite potentiellement y puiser leurs futures recrues qui viendront renforcer leurs effectifs et stimuler l'innovation dans ces sociétés. Toutefois, pour ne pas s'adresser qu'aux grands noms de l'économie numérique, plusieurs dispositifs de coopération avec des start-up ont également été mis en place et permettent aux jeunes poussent de proposer des projets pédagogiques et ainsi d'impliquer les jeunes étudiants dans leur développement. Dotés d'équipements essentiellement fournis par Altek, ces jeunes - qui étaient parfois en grande difficulté scolaire - peuvent espérer trouver rapidement un emploi à leur sortie de l'école, au regard de la très forte employabilité des anciens diplômés.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img] https://zupimages.net/up/19/14/mb99.png [/img]
14. september 2039[/center]

[hr][/hr][center]Naerdal Inc. industrialise ses procédés et crée 50 emplois[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/30/ydnv.png[/img][/center]

Alors que Den Nordisk Kjemiskfabrikk, fondée en 1896, s'est imposé depuis maintenant trois décennies comme le leader incontesté du marché de la pharmaceutique et de la chimie au Jernland, et émerge de plus en plus comme un acteur important de ces secteurs d'activité au niveau mondial, Naerdal Inc., jeune entreprise - elle a tout de même déjà une vingtaine d'années - du secteur de la chimie et de la biochimie a décidé de renforcer son processus d'industrialisation pour accroître ses capacités productives et partir à l'export. Si jusqu'ici elle se concentrait surtout sur le marché jernlander, avec déjà quelques belles réalisations, comme par exemple plusieurs gros clients de la transformation agroalimentaire et dans les produits de peinture et des revêtements, la société, propriété de la famille dont elle porte le nom, a reçu l'accord de la Offentlig InvesteringsBank (ndlr. Banque publique d'investissement, OIB) qui a annoncé qu'elle participerait au financement de plusieurs acquisitions de machines et pour la modernisation de l'outil productif lui-même. Pour Vilmar Naerdal, président-directeur général de l'entreprise, « c'est une très belle nouvelle pour [notre] structure qui ambitionne de créer de la valeur, prouver le savoir-faire du Jernland en matière de chimie et d'industrie lourde, et de permettre de créer des emplois de proximité avec une forte valeur ajoutée ».

Très concrètement, Naerdal bénéficiera du dispositif de prêt à taux zéro mis en place par l'OIB pour financer l'installation d'une usine supplémentaire dans [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352499#p352499]la zone franche du port d'Ålesund[/url], ce qui représenterait une aide financière de la banque d'investissement équivalente à environ 200 millions de dalers (ndlr. vingt millions de dollars environ). « Si historiquement notre activité se situe plutôt dans le comté de Fjordane, comme pour beaucoup d'entreprise du secteur de la chimie (ndlr. à noter que si le siège de Den Nordisk Kjemiskfabrikk se trouve à Røros, ses principales installations de production sont bel et bien situé dans le Fjordane), nous avons voulu véritablement nous installer au plus près des infrastructures qui permettront ensuite à Naerdal Inc. de s'exporter. Ma volonté est de tourner très fortement l'entreprise vers les marchés internationaux, même si le Jernland restera évidemment un marché particulièrement important à nos yeux » complète le dirigeant de l'entreprise.

Cette décision d'accroître les capacités productives de Naerdal Inc. reflète parfaitement le très fort dynamisme de l'industrie chimique du Jernland qui s'impose petit à petit comme un acteur incontournable de la transformation et de l'industrie lourde. En effet, le pays pourrait devenir une destination d'envergure pour les investisseurs internationaux en raison de sa très grande stabilité - il s'agit d'un argument qui vaut son pesant d'or dans un contexte international de graves tensions et de recul de la confiance en des acteurs réputés jusqu'ici pourtant très fiables - mais également pour son tissu industriel parmi [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=351900#p351900]les plus denses au monde[/url]. Pour de nombreux analystes et économistes, le Jernland pourrait même à terme devenir un des pays avec la plus forte capacité industrielle lourde, renforçant encore son attractivité pour des entreprises désireuses de trouver une main d'oeuvre qualifiée, avec une forte productivité et des perspectives de croissance importantes pour l'industrie au regard de sa modernisation accélérée. D'autant plus que les affrontements diplomatiques et économiques entre la première puissance économique mondiale et la troisième puissance - la Ligue de Lébira et la République fédérale d'Ennis sont empêtrées dans une escalade ayant récemment conduit la première à suspendre le remboursement de sa dette, soit environ seize milliards de dollars, vis-à-vis de la seconde, amoindrissant fortement la confiance des investisseurs et laissant craindre un renchérissement des taux d'intérêt. Cet investissement partagé avec la Offentlig InvesteringsBank permettra la création d'une cinquantaine d'emplois directement dans la zone franche d'Ålesund, alors que le comté est encore confronté à l'un des taux de chômage les plus fort du pays, notamment en raison de difficultés structurelles propres à la géographie de la région - la proximité avec le Thorval voisin a conduit historiquement à ce qu'un certain nombre de migrants s'y réfugie mais aussi en raison d'un sous-investissement chronique des autorités publiques au cours des vingt dernières années, cette tendance étant à présent largement inversée et le gouvernement investissant assez conséquemment au Thorvalmark.

Cette nouvelle usine chimique devrait voir son activité démarrer d'ici fin 2040 pour produire du propanediol et de l'acide butyrique, deux molécules obtenues à partir de la fermentation d'éléments végétaux et particulièrement utilisées dans les milieux de la cosmétique et de la santé animale. La pérennisation des innovations développées par Naerdal Inc. au cours des cinq ans écoulés nécessitait donc une industrialisation des procédés. Confrontée au défi de la place disponible restante dans l'usine historique du comté de Fjordane, Vilmar Naerdal a fait le choix, avec son frère, également actionnaire de l'entreprise, de délocaliser une partie de la production dans le comté voisin, en profitant au passage des dispositifs d'incitation fiscale mis en place par le ministère de l'économie et des finances et celui de l'industrie. Ainsi, la première phase de cette augmentation de l'activité permettra de créer la cinquantaine d'emplois - l'entreprise compte aujourd'hui environ 70 salariés tous regroupés sur le site historique - pour une production annuelle de 5 000 tonnes de propanediol et de 1 000 tonnes d'acide butyrique par an. En cas de succès sur le marché national, l'entreprise pourra encore réaliser des investissements fonciers pour étendre son usine et ainsi s'orienter vers l'export. « Nous disposons encore d'espace sur les six hectares périphériques pour nous agrandir et adapter notre appareil de production en cas de bons résultats avec un investissement cette fois beaucoup plus conséquent de 700 millions de dalers pour porter notre production à un total de 25 000 tonnes pour les deux produits confondus » estime Vilmar Naerdal.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img] https://zupimages.net/up/19/14/mb99.png [/img]
17. september 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le Statsråd étale l'abaissement des tarifs douaniers jusqu'en 2041[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/30/7wqr.jpg[/img][/center]

Alors que [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352499#p352499]la zone franche du port d'Ålesund[/url] tend à remporter un certains succès - même si pour l'instant ce sont surtout des entreprises Jernlander qui font le choix de s'implanter dans cet espace à la fiscalité très avantageuse, notamment en matière de cotisations sociales -, le ministre de l'économie et des finances a indiqué travailler sur le calendrier pour l'étalement de l'abaissement des tarifs douaniers. A priori, c'est la fin 2041 qui devrait être la date butoir pour la réduction au strict minimum, c'est-à-dire selon la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=348284#p348284]grilles des taxes à l'import minimales[/url] fixée par le forum pour la coopération économique de la Communauté des Nations Dytoliennes. Børgen Sveaas a justement rappelé que « le Jernland est tenu par un certain nombre d'engagements internationaux qui limitent notre capacité à aller beaucoup plus loin pour l'heure en matière d'assouplissement de la politique tarifaire douanière ». En cause selon lui - il est nécessaire de rappeler que le ministre de l'économie et des finances est connu pour faire partie des tenants d'une ligne économique assez libérale, contrairement à d'autres membres du gouvernement pour qui un certain dirigisme économique pourrait permettre au Jernland de multiplier les effets de ses politiques économiques - les taux douaniers appliqués actuellement dans la nomenclature commune aux Etats-membres du forum pour la coopération économique. En effet, certains tarifs pour les Etats non partenaires ou associés frôlent avec les 50%, voire plus puisque les productions halieutiques nordiques peuvent atteindre 60%.

Pour Brage Kinn, professeur d'économie à la Samfunnsøkonomi Høyskole (ndlr. Ecole supérieure des sciences économiques), « les grilles actuellement appliquées peuvent paraître quelque fois un petit peu surprenantes et s'apparenter davantage à celles que l'ont pourrait voir appliquer à des Etats considérés comme plutôt hostiles à la Communauté des Nations Dytoliennes. Que le Caskar ou l'Aurora se voient infliger des tarifs très dissuasifs ne sembleraient pas ahurissant, mais à ce jour, nombreux sont les Etats avec lesquels la CND entretient des relations cordiales et dont les prix des produits importés sont artificiellement gonflés, et cela de manière exagérée ». Ces propos renvoient d'ailleurs à des critiques déjà formulées par d'autres économistes, y compris étrangers, qui voient de plus en plus dans le forum pour la coopération économique, et la Communauté des Nations Dytoliennes plus généralement, un espace très libéral pour ceux qui sont dedans, et extrêmement protectionniste pour ceux qui sont à l'extérieur. Sans vouloir remettre entièrement en cause le principe même de protection douanière, Børgen Sveaas estime néanmoins que des efforts peuvent être faits pour rendre le marché dytolien plus attractif pour des investisseurs et les partenaires commerciaux des Etats-membres. Conscient que sa proposition pourrait d'ailleurs heurter l'un ou l'autre des autres membres du forum pour la coopération économique, il reconnaît d'ailleurs que « nous ne devons pas nous faire d'illusions : si la Communauté des Nations Dytoliennes veut vraiment rester la première puissance économique mondiale et s'imposer comme la destination favorable aux investissements, nous devons repenser notre approche aujourd'hui trop protectionniste ». Derrière ces propos se cachent une volonté forte du ministre de renforcer la position des libéraux au sein du Statsråd - et de s'imposer comme une figure incontournable du gouvernement -, alors que ces derniers mois, les tenants de la ligne dure ont pu démontrer leur capacité d'influence dans des dossiers comme celui du Hohengraff par exemple.

Brage Kinn insiste également sur le fait que le consommateurs a une tendance à naturellement considérer la question tarifaire dans les choix économiques qu'il opère. Même si d'autres facteurs entrent en ligne de compte, comme par exemple le lieu de confection et de production - les consommateurs jernlanders par exemple, assez nationalistes, ont tendance à privilégier une consommation locale, ou tout du moins régionale à des produits importés depuis l'autre bout du monde s'ils le peuvent - la question tarifaire reste un élément clef dans la prise de décisions de consommation. « Aujourd'hui, vu le contexte économique international, les taux normaux à 40%, 50% ou 60% sont totalement inutiles. En effet, même à 20% de tarifs à l'import, le renchérissement du produit étranger est tel, que les productions locales sont favorisées naturellement. Un consommateur qui peut choisir entre un produit national coûtant 100 dalers, et un étranger coûtant 120 dalers, privilégiera le premier. Le choix sera évidemment le même si le second coûte 160 dalers (donc imposé à 60% de droits à l'import). Sauf que dans ce cas là, l'entreprise étrangère important les produits, renoncera carrément au marché dytolien, puisqu'elle sera pleinement consciente de n'avoir aucune chance face aux produits locaux ». Cette situation de taux prohibitifs décourageant l'import prive par ailleurs les Etats-membres de recettes fiscales potentielles. Il vaut en effet mieux des droits de douanes de 20% perçus, que des taux à 60% jamais encaissés.

Dans les faits, cette perche tendue par Børgen Sveaas pourrait rencontrer un succès assez inattendu, le General Magnuss Løvenskiold étant lui-même issue de l'école libérale et pas un très grand partisan du protectionnisme à outrance. Ce dernier avait d'ailleurs déjà déclaré récemment que « le problème rencontré actuellement est qu'il est difficile de voir la différence entre les taux normaux appliqués par le forum et des taux "sanctions" qui pourraient être appliqués par notre organisation vis-à-vis d'Etats qui nous sont manifestement hostiles ». très concrètement, le Jernland pourrait profiter de son passage au statut de membre de plein droit de la Communauté des Nations Dytoliennes pour demander la tenue d'un Congrès de l'organisation pour engager un débat autour de la refonte des tarifs à l'import minimaux. Dans le viseur, des taux plus avantageux pour les Etats partenaires et associés, des taux normaux moins rédhibitoires et la mise en place d'une nouvelle tranche applicable pour les Etats vis-à-vis desquels la Communauté des Nations Dytoliennes souhaiterait pratiquer des mesures de rétorsion économique. Pour le président du Statsråd, « le cas du Royaume de Kars et les grandes difficultés rencontrées par notre organisation dans les négociations commerciales avec lui sont symptomatiques des maux qui risquent de ronger de l'intérieur le premier espace économique mondial. Nous devons repenser ce fonctionnement pour ne pas nous priver à chaque fois de partenariats et d'opportunités de croissance et de développement importants ». De même, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354250#p354250]les récents propos du nouveau président Lino Chefalla[/url] en Allilée plaidant pour une plus forte entente économique avec la CND incite Børgen Sveaas à jouer sa partition libérale jusqu'au bout, espérant capitaliser sur d'éventuels succès commerciaux à venir.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
26. september 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le Statsråd a la Livre sterling dans le viseur et veut imposer le Daler[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/31/8iax.jpg[/img][/center]

Avec la tendance observée ces dernières semaines sur le [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354353#p354353]marché des changes[/url], à savoir un renforcement du daler par rapport à sa valeur précédente, le Statsråd a confirmé ses intentions de voir à terme la monnaie nationale remplacer la livre sterling comme référence pour les échanges commerciaux et économiques dans l'espace norrois et arctique. En effet, alors que le daler s'échange à présent contre 0,66 dollars, et la livre sterling à 0,87 dollars, les deux monnaies n'ont jamais été aussi proches et la place de monnaie "hégémonique" en Dytolie tellement à portée du daler. A noter d'ailleurs que même si le daler reste environ 25% moins cher que la livre de Britonnie, et moins encore que la lire (ndlr. Ligue de Lébira) ou que le choróin (ndlr. République fédérale d'Ennis), il tend à s'imposer comme l'une des monnaies fortes de la planète, au même titre que le dollar kars et le tiel impérial (ndlr. Empire de Kaiyuan), dont les cours restent proches à celui du daler. Si dans l'absolu le statut de monnaie hégémonique n'a qu'une incidence économique limitée, il n'en est pas moins un gage de stabilité et d'influence que le Statsråd ne semble pas vouloir ignorer ; d'autant plus que ces dernières années, le Royaume de Britonnie a vu son aura se pâlir et ses capacités d'action nettement se réduire. la faute à une forme de léthargie de ses gouvernements, mais aussi de ses initiatives diplomatiques et militaires plus que hasardeuses. En effet, après la guerre des containers et le programme nucléaire briton, beaucoup de politologues jernlanders estiment que le Commonwealth de manière générale conduit des politiques plutôt bellicistes et tournées avant tout vers l'accroissement des tensions continentales et mondiales, et donc plutôt néfaste au climat des affaires et au commerce régional.

Dans ce contexte dytolien toujours tendu, la Jernlander Bank a reçu de la part du ministère de l'économie et des finances, à titre encore informel en attendant sa lettre de mission qui lui sera transmise comme tous les ans en début d'année, comme mission de renforcer la position du daler sur les marchés de change mondiaux et de contribuer à l'imposer progressivement comme la monnaie de référence dans l'espace dytolien et tout particulièrement norrois et arctique. Pour Gøran Markussen, associé senior à la Den Norse Bank (ndlr. abrégé en DnB et deuxième banque du Jernland, juste derrière le Maritim Kreditt), la position du daler est intéressante, puisque se situant dans la moyenne des monnaies réputées pour être des valeurs refuges en raison de la stabilité politique des leurs Etats et de leur bon dynamisme économique. Le Kaiyuan, Ennis et le Kars faisant office de locomotives de la croissance mondiale, bien que le premier souffre quelque peu d'un ralentissement de son activité, loin d'atteindre un niveau inquiétant cependant. Ces consignes de renforcement de la position monétaire jernlander devront toutefois s'accompagner d'un maintien de l'activisme diplomatique et commercial du gouvernement s'il veut réussir son pari de détrôner la livre sterling, qui reste considérée par beaucoup comme une monnaie impérialiste et surtout adossée à un Etat peu stable, facteur de tensions en Dytolie et qui continue de voir de manière répétée la Communauté des Nations Dytoliennes comme un ennemi naturel. Cela dit, pour Gøran Markussen, cette compétition que le Statsråd veut instaurer sur la monnaie avec la Britonnie est avant tout « un marqueur politique, puisque le cours du daler et de la livre ne sont pas liés et que le renforcement de l'une n'entraînerait pas nécessairement à l'affaiblissement de l'autre. Nous sommes dans un registre essentiellement symbolique où le gouvernement veut rappeler que dorénavant l'espace norrois et arctique sont des espaces d'influence d'un seul pays, à savoir le Jernland ».

Pourtant, indépendamment de la position hégémonique que le Statsråd veut voir occuper par le daler, au détriment de la livre sterling, la tendance au renforcement de la monnaie nationale n'est pas sans effets économiques. Ainsi, cela va déjà permettre de réduire assez conséquemment le prix des hydrocarbures à la pompe, dans un contexte où la consommation intérieure s'envole et est assurée essentiellement par des importations venues du Royaume des Iles Lorthon et du Royaume de Kars. Mais de manière générale, ce sont bien l'ensemble des importations dont le coût tend à diminuer, de sorte que le pouvoir d'achat des ménages jernlanders s'en voient à ce stade amélioré. Pourtant, cette tendance devrait s'amplifier avec un renforcement encore attendu du daler dans les années à venir, avec l'espoir de renforcer ce phénomène. « Plus le daler sera fort par rapport aux autres monnaies, moins le coût des importations se fera ressentir, or aujourd'hui un certains nombre de pays depuis lesquels le Jernland importe des biens manufacturés ont une monnaie plus forte. C'est par exemple le cas d'Ennis, du Royaume de Kars et dans une moindre mesure de la Ligue de Lébira » complète l'analyste de la DnB. Néanmoins, les effets se font déjà fortement ressentir avec le Royaume des Iles Lorthon ou la Santogne, dont les monnaies sont plus faibles que le daler et depuis lesquels les importations vont croissant. Dans le scénario d'une flambée des prix des hydrocarbures accompagnant les tensions mondiales, un daler fort permettra d'en atténuer assez largement les effets. Par ailleurs, le renchérissement du daler permet aux ménages et aux entreprises de limiter la hausse des prix, facteur d'autant plus important que la croissance du produit intérieur brut s'avère être plutôt soutenue ces dernières années. En diminuant le coût des crédits du fait de taux d'intérêt sont faibles avec une inflation qui reste encore à ce stade maîtrisée et maîtrisable, elle permet également de rendre plus intéressants les investissements à l'étranger puisque les acquisitions à l'étranger reviennent moins chères. Certains grands patrons estiment ainsi qu'à long terme, une monnaie chère met les entreprises sous tension, les obligeant à maîtriser constamment leurs coûts, à être plus innovantes et à mieux organiser leur production localement. C'est un phénomène qui s'observe de plus en plus au Jernland, où les modernisations des chaînes de fonctionnement et de production se multiplient, profitant du contexte de croissance et de hausse de la demande.

Néanmoins, les exportations semblent en pâtir légèrement. Si certains secteurs restent très dynamiques, comme l'informatique et les nouvelles technologies, ou encore certains produits industriels de pointe, comme les produits pharmaceutiques et chimiques - ces deux secteurs représentent le gros des exportations jernlanders - à plus long terme, le renforcement du daler pourrait peser sur les exportations nationales. Si le Jernland n'en est pas encore tout à fait à ce stade, la Jernlander Bank devra dans les mois et années qui viennent trouver le juste équilibre dans sa politique monétaire pour porter le cours de la monnaie entre 0,75 dollars et 0,85 dollars et l'y maintenir pour doper les importations moins chères sans trop gréver les exportations, dont on continue d'attendre qu'elles progressent avec un accroissement de la demande mondiale, et des capacités industrielles lourdes du Jernland. Gøran que « le daler reste encore une monnaie qui favorise l'activité économique du pays et tant que sa valeur ne dépassera pas celle du dollar - qui reste la référence abstraite pour les monnaies mondiales, comme une sorte d'étalon - les exportations n'en souffriront pas et les importations seront meilleures marchés. La limite absolu serait une parité daler-dollar. Un dollar pour un daler est sans doute le taux de change d'équilibre ». En attendant, la Børse (ndlr. Bourse du Jernland) salue ce renforcement du daler en enregistrant une hausse à l'ouverture à 1748,06 points, en progression de +0,75% à la mi-journée.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
28. september 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le Statsråd présente un projet de budget aux accents très sociaux[/center][hr][/hr]

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Børge Sveaas, ministre de l'économie et des finances, a présenté hier après-midi le projet de loi de finances pour 2040 au Stortinget (ndlr. Grand Parlement), où les 155 députés jernlanders étaient réunis au complet pour prendre connaissance de la première mouture du document budgétaire pour l'année prochaine. Cette session, se déroulant tous les ans à la fin du mois de septembre, permet au Statsråd de détailler les grandes orientations qu'il a choisi de donner à son action à venir. Cette séance n'est pourtant que la première d'une longue série d'auditions et de réunions des différentes commissions du Parlement. Elle s'achèvera au mois de novembre, après près de huit semaines de débat budgétaire, par un vote solennel en séance plénière du Stortinget. Si le droit d'amendement pour les documents budgétaires est particulièrement encadré - les députés ne peuvent pas modifier le volet dépenses, mais peuvent cependant émettre des recommandations au gouvernement, ainsi qu'augmenter les recettes fiscales qui font également l'objet d'un débat parlementaire - il n'en est pas moins que cette session d'examen du projet de loi de finances est un événement important de la vie parlementaire du Jernland.

Cette année ne devrait d'ailleurs pas déroger à la règle qui veut que plusieurs réunions nocturnes soient nécessaires, notamment dans les derniers jours du calendrier d'adoption, surtout au regard de la coloration très sociale que le Statsråd a donné cette année à son bleu budgétaire. Dans les prochains jours, chaque bleu sera étudié par les commissions compétentes du Parlement, tandis que la commission des finances et de l'évaluation des politiques publiques s'attellera également à l'examen du volet "recettes" du projet de loi de finances pour 2040. Cette première étape du travail parlementaire devrait occuper la chambre pendant environ un mois ; un mois au cours duquel les députés auront le loisir d'interroger le gouvernement sur tous les détails de son document et ses projets pour l'année prochaine. A l'issue de ce temps de travail, l'ensemble des commissions exprimera un avis sur le projet de budget, avant qu'il ne soit étudié une dernière fois en commission des finances. Ce n'est qu'ensuite que devrait débuter les débats dans l'hémicycle, conclus par le vote solennel fin novembre.

[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352351#p352351]Comme le laissaient penser les premières réunions d'arbitrage du mois d'avril[/url], le gouvernement a souhaité montrer une attention toute particulière au budget du Trygd (ndlr. il s'agit de la protection sociale du Jernland) dont le budget devrait s'envoler en 2040, avec une progression de +42% pour dépasser les 10,8 milliards de dalers (ndlr. soit 7,12 milliards de dollars), hors budget de la santé ; ce dernier pesant par ailleurs pour près de 3,5 milliards de dalers exclusivement consacrés aux dépenses liées aux hôpitaux, leur entretien et aux frais salariaux. A cela viennent s'ajouter les crédits prévus pour [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352383#p352383]la création d'un système de retraite fluctuant selon la conjoncture[/url] et permettant donc d'éviter un dérapage des dépenses en cas de conjoncture économique moins favorable. Déjà annoncés dans nos colonnes en avril, ces orientations dans le budget pour 2040 doivent permettre d'améliorer le niveau de vie des Jernlanders, alors que le pays continue de souffrir encore d'un retard assez chronique sur ses partenaires de la Communautés des Nations Dytoliennes. Pour Børge Sveaas « ce projet de loi de finances démontre de manière assez éloquente la volonté politique portée par l'ensemble du Statsråd d'améliorer le quotidien de nos compatriotes, tout en portant un budget de justice sociale, où chacun pourra tirer profit de la bonne santé économique du Jernland et de ses bons résultats dans le commerce extérieur et l'économie mondiale ».

Cette coloration sociale qu'a souhaité le général Magnuss Løvenskiold, qui a pris ces dernières semaines plusieurs arbitrages en faveur de davantage de redistribution, devrait d'ailleurs se ressentir très concrètement pour les citoyens par la création d'une allocation sociale unique qui sera attribuée aux demandeurs selon leurs ressources, mais également selon leur lieu de résidence, et leur situation familiale. Le projet de loi de finances qui porte la création de cette allocation sociale prévoit d'ailleurs déjà les conditions pour une modulation à partir de 2043 en fonction du [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350531#p350531]crédit social[/url] qui sera fixé pour chaque citoyen jernlander. Cette disposition, très chère à Arne Odlo, le ministre de l'intérieur et de la sûreté vise avant tout à encourager chaque citoyen à adopter une attitude en tout point exemplaire, que ce soit au Jernland comme à l'étranger, puisque le montant de l'allocation sera modulé selon leur comportement.

toutefois, si le Statsråd a voulu porter un projet de loi de finances pour 2040 très orienté sur les questions sociales, il comporte également plusieurs dispositions qui encadrent davantage les conditions de l'immigration, puisque le même dispositif de l'allocation sociale unique qui devrait voir le jour d'ici l'année prochaine et qui remplacera l'essentiel des autres aides comporte des clauses permettant d'en restreindre l'accès au regard de plusieurs motifs. Ainsi, une loi sur l'immigration qui pourrait être étudiée d'ici le début de l'an prochain pourrait prévoir de ne pas accorder d'aides sociales aux étrangers avant un délai d'un an de présence au Jernland. Pour le ministre de l'intérieur, ce serait « un excellent moyen de mieux encadrer l'immigration au Jernland et donc de mieux protéger également notre système de protection sociale, puisque notre pays n'a vocation à accueillir que des individus qui ne dépendent pas de la solidarité nationale et des aides de l'Etat pour subvenir à leurs besoins ». Dans les faits, le gouvernement réfléchirait à éviter à terme des installations d'étrangers attirés par une sécurité sociale qui a vocation à devenir plus généreuse et dont l'allocation croîtrait avec l'enrichissement du pays. Et Arne Odlo de compléter en rappelant que « une personne qui fait le choix de venir s'installer au Jernland doit pouvoir assumer son niveau de vie pendant au moins la première année », bien que ses propos restent tempérés par Børge Sveaas qui estime que « dès lors qu'un individu aura cotisé suffisamment et selon les mêmes règles que pour les jernlanders, il n'y aura aucune raison de le priver des avantages de la protection sociale ».

Enfin, cette session parlementaire budgétaire devrait cependant se prolonger au delà du vote du projet de loi de finances pour 2040, puisque dès la rentrée en janvier, les députés seront invités à s'intéresser à la loi d'orientation budgétaire 2041-2045, la précédente (ndlr. loi d'orientation budgétaire 2036-2040) arrivant à échéance à la fin de l'année prochaine. Ces lois d'orientation sont l'occasion pour le gouvernement de définir des grands axes de travail pour les cinq années qui viennent et permettent de dégager des politiques publiques s'inscrivant plus dans le temps long. Fait notable qui démontre les profondes mutations en cours au Jernland, l'essentiel des programmes budgétaires pourraient jusqu'à doubler d'ici 2045. C'est par exemple le cas des programmes "télécommunications et numérique", "réseaux de transport" ou encore "agriculture et industries" et les principaux programmes liés au social, à la santé et à l'éducation. Bien qu'il n'ait pas été très disert lors des précédents travaux budgétaires, le général Magnuss Løvenskiold a confié son espérance de voir « le Jernland continuer de se développer si rapidement et permettre d'améliorer considérablement le niveau de vie, mais également la qualité de vie de ses habitants, parce que depuis 1921, c'est le rôle que se sont fixés l'armée et les institutions qu'elle protège ». Cette déclaration intervient alors que les élections législatives de 2042 approchent à grands pas (ndlr. les précédentes avaient eu lieu en 2037), et que le mandat de président du Statsråd interviendra dans la foulée.
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