20/10/2038 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Transports : Huit worede mutualisent leur gestion du réseau routier pour favoriser le goudronnage des voies
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Sur les principaux axes, encore plus de 60% du trafic commercial se fait par caravanes animales[/center]
Les worede de Dinibbit', Acoracci-Deghdi, Tecoggli, Segda, Agliecca et plusieurs autres du moyen-pays autour de Gighida, se sont accordées pour fusionner leurs bureaux de décision et gestion du réseau des routes principales, dont de nombreuses soumises à un plan de goudronnage co-financés par ces différentes collectivités qui entendent mutualiser leurs moyens afin d'accélérer le désenclavement de ces entités, et l'augmentation du potentiel de leur réseau bien trop souvent engorgé, ou dangereux.
La présidente de la grande Woreda d'Acoracci-Deghdi, deux villes reliées par une importante voie goudronnée serpentant au travers des montagnes, a eu le loisir de présenter le plan à la presse, qui est vu par bien des personnes comme une projection dessinée par Acoracci, sorte de capitale économique par rapport à Gighida, au service de son influence.
- "L'amélioration du niveau de vie des habitants des villes d'Épibatie et de toutes les Épibates doit dépasser le cadre institutionnel vieillissant qui enserre le domaine de l'aménagement du territoire ; la navette entre des villes isolées, géographiquement et administrativement, et l'autorité impériale centrale, n'est pas efficace si l'on veut que le pays avance au rythme qui doit être le sien. Il ne s'agit donc pas de contourner ou de tricher, mais bien d'optimiser des décisions collégiales entre les villes et les worede qu'elles contrôlent, afin de proposer un seul dossier au gouvernement plutôt qu'une dizaine. justifie la présidente Tesfaye Petrosi.
Le plan des huit worede comprend des objectifs chiffrés précis concernant la modernisation du réseau : la sécurisation de 140 km de voies jugées "dangereuses", de part l'instabilité du relief rocheux dans lequel est creusé l'essentiel des voies du moyen-pays, le goudronnage de 180 km de voies importantes, l'élargissement de routes des worede sur plus de 70 km, mais également la création de 110 km de voies... le tout sur ces cinq prochaines années - de quoi continuer, pour les villes, d'attirer des migrants économiques venus des campagnes.
La modernisation du réseau n'est pas sans ennemis à l'intérieur de l'Empire. Parfois d'ennemis imaginaires, si l'on en croit une certaine forme de paranoïa s'emparant des élites urbaines des deux à trois principales villes, hors la trop intemporelle Gighida, qui accusent à demi-mot l'Église épibate d'être fondamentalement hostile à toute modernisation matérielle des moyens publics car celle-là charrierait la colonisation culturelle céruléenne et catholique. Au-delà de ça, de nombreux observateurs économiques notent qu'une fois ces voies plus facilement empruntables pour les véhicules à moteurs, c'est l'ensemble du trafic caravanier traditionnel qui pourrait être frappé de plein fouet, devant la concurrence du trafic à essence.