Presse d'Illythie & d'Épibatie

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Arios

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20/10/2038 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]

Transports : Huit worede mutualisent leur gestion du réseau routier pour favoriser le goudronnage des voies

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Sur les principaux axes, encore plus de 60% du trafic commercial se fait par caravanes animales[/center]

Les worede de Dinibbit', Acoracci-Deghdi, Tecoggli, Segda, Agliecca et plusieurs autres du moyen-pays autour de Gighida, se sont accordées pour fusionner leurs bureaux de décision et gestion du réseau des routes principales, dont de nombreuses soumises à un plan de goudronnage co-financés par ces différentes collectivités qui entendent mutualiser leurs moyens afin d'accélérer le désenclavement de ces entités, et l'augmentation du potentiel de leur réseau bien trop souvent engorgé, ou dangereux.

La présidente de la grande Woreda d'Acoracci-Deghdi, deux villes reliées par une importante voie goudronnée serpentant au travers des montagnes, a eu le loisir de présenter le plan à la presse, qui est vu par bien des personnes comme une projection dessinée par Acoracci, sorte de capitale économique par rapport à Gighida, au service de son influence.

  • "L'amélioration du niveau de vie des habitants des villes d'Épibatie et de toutes les Épibates doit dépasser le cadre institutionnel vieillissant qui enserre le domaine de l'aménagement du territoire ; la navette entre des villes isolées, géographiquement et administrativement, et l'autorité impériale centrale, n'est pas efficace si l'on veut que le pays avance au rythme qui doit être le sien. Il ne s'agit donc pas de contourner ou de tricher, mais bien d'optimiser des décisions collégiales entre les villes et les worede qu'elles contrôlent, afin de proposer un seul dossier au gouvernement plutôt qu'une dizaine. justifie la présidente Tesfaye Petrosi.

Le plan des huit worede comprend des objectifs chiffrés précis concernant la modernisation du réseau : la sécurisation de 140 km de voies jugées "dangereuses", de part l'instabilité du relief rocheux dans lequel est creusé l'essentiel des voies du moyen-pays, le goudronnage de 180 km de voies importantes, l'élargissement de routes des worede sur plus de 70 km, mais également la création de 110 km de voies... le tout sur ces cinq prochaines années - de quoi continuer, pour les villes, d'attirer des migrants économiques venus des campagnes.

La modernisation du réseau n'est pas sans ennemis à l'intérieur de l'Empire. Parfois d'ennemis imaginaires, si l'on en croit une certaine forme de paranoïa s'emparant des élites urbaines des deux à trois principales villes, hors la trop intemporelle Gighida, qui accusent à demi-mot l'Église épibate d'être fondamentalement hostile à toute modernisation matérielle des moyens publics car celle-là charrierait la colonisation culturelle céruléenne et catholique. Au-delà de ça, de nombreux observateurs économiques notent qu'une fois ces voies plus facilement empruntables pour les véhicules à moteurs, c'est l'ensemble du trafic caravanier traditionnel qui pourrait être frappé de plein fouet, devant la concurrence du trafic à essence.
Arios

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[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216084733122615.png[/img]
30/10/2038 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]

ALERTE : Gighida annonce le décès de l'Empereur Iaconno

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/10/06/181006031412492666.png[/img]
Empereur d'Épibatie, Roi des Rois, Messie et Fils de Salomon, Iacono Salomone Malacchi III[/center]

L'Empereur d'Épibatie s'est éteint ce jeudi, a annoncé le Palais impérial de Gighida. Sa Majesté Iacono Malacchi troisième du nom aurait été victime de la foudre alors qu'il participait à une chasse au lion dans le Massif de la Sunra. Il avait été ramené au plus vite dans ses appartements médicalisés afin d'y être réanimé, en vain. Il se serait ainsi éteint sur le moment, en fin de matinée jeudi dernier, au cours d'orages qu'il avait entendu braver afin de n'honorer jusqu'au bout son devoir d'hospitalité envers d'importantes personnalités invitées à cette chasse. Ces dernières n'auront pas eu le temps de rencontrer l'Empereur, qui a été frappé alors qu'il se rendait à leur rencontre et n'était accompagné que de deux gardes du corps, qui ont eu aussi été frappés à mort par l'éclair.

Le Roi des rois, âgé d'à peine 30 ans, quitte l'Épibatie sans laisser d'héritier. Immédiatement après l'impact et le risque de voir disparaitre l'Empereur, les autorités du Palais ont organisé le rappel [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=342839#p342839]de la sœur de Iacono, Mazaa Malacchi[/url], afin qu'elle soit mise à l'abri. Elle pourrait jouer un rôle dans la succession, d'importants partis militant pour une modification de la Loi dynastique afin de lui permettre de régner sinon d'assurer une régence en attendant qu'un de ses futurs fils soit en âge de régner - d'autres personnes, haut placées, lui reprochent son influence passée déjà importante dans le domaine économique, et ses relations avec de grandes entreprises étrangères. Dans le même temps, plusieurs proches de l'Empereur, comme deux de ses oncles et certains de leurs enfants, pourraient être en droit que le Palais étudie leur aptitude à prendre la Couronne.

Le grand malheur qui frappe honnêtement la plus grande partie des Épibates se répand des villes vers les villages, et des hameaux vers les colonies de la jungle, mais également dans les territoires autonomes, dont certains n'ont pas fait l'économie ces derniers mois de la démonstration de leur animosité à l'égard du cadre général de l'Empire - la déstabilisation en cours à la tête de l'État pourrait redonner des ailes à la contestation, notamment en Haute-Illythie.

Des messes seront données durant une douzaine de jours, pour le salut de l'âme de l'Empereur. Durant cette période, les Épibates sont invités au jeûne, au repos, à la sobriété et à la prière.
Arios

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[right]7/11/2038[/right]
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216072708427124.png[/img][/center]

Les Prêtres du Palais déclinent l'ouverture d'une Régence au profit de Mazaa Salomone Malacchi

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/13/190413065449811126.png[/img]
Mazaa Malacchi ne touchera pas aux affaires de l'Empire[/center]

La grande sœur de l'Empereur Iaconno s'est vue rejetée la possibilité de diriger une Régence le temps que cette célibataire de 33 ans trouve un mari à la hauteur des enjeux, et mette au monde un héritier mâle qui succèderait ainsi à son oncle. Pourtant ces derniers jours, depuis le décès du Roi des Rois, des voix dans l'entourage du gouvernement (dont elles sont petit à petit éloignées) se levaient pour soutenir cette possibilité autant par pragmatisme que par soutien sincère à la Princesse Mazaa. L'Altesse impériale a longtemps été dans l'ombre la jambe de force, le bâton de jeunesse de son frère, qui s'il n'était pas trop permis de le dire, semblait souffrir a minima d'un manque de force pour soutenir la fonction dont il était dépositaire.

La tradition pourtant aurait permis qu'un enfant mâle de la Princesse Mazaa, si elle avait été mariée, reçoive la Couronne en héritage de son oncle, mort sans descendance. Mais la situation maritale de cette jeune femme, toujours plutôt portée sur sa vie agitée de femme d'affaires et de milieux, plutôt que sur les tâches du bon ménage domestique, renvoi le sort de l'Empire au choix d'un Prince déjà né, parent plus éloigné pour hériter de la charge d'Empereur - bien que la rupture du lien patrilinéaire soit déjà un coup grave en soit à encaisser pour la dynastie. Les Prêtres du Palais ont jugé qu'il était plus sérieux de faire régner rapidement un nouveau Roi des Rois, plutôt que passer par l'exercice délicat d'une Régence.

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348254#p348254]La Princesse Mazaa disposait pourtant d'un réseau puissant dans l'entourage direct de son frère[/url], composé d'amies, de collègues de travail planchant à ses côtés sur d'importants sujets, mais aussi parfois d'anciennes concubines de personnages hauts placés. C'est aussi la peur de cette féminisation du pouvoir qui a pu conduire les Prêtres responsables du maintien de la dynastie à préférer une autre option, devant les risques pesant sur la continuité impériale si ces personnes, plutôt libérales et détachées du culte des institutions millénaires, avaient accédé à davantage de prérogatives dans l'entourage d'une Régente elle-même très ouverte sur les nouveautés céruléennes.
Arios

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[right]8/11/2038[/right]
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216072708427124.png[/img][/center]

Giorggis IV sera couronné Empereur par l'Abuna Basilios le 1er taesazze prochain

[center][img]https://www.blackpressusa.com/wp-content/uploads/2014/04/Chavis-pic.jpg[/img]
L'Oncle de Iaconno III, et frère de feu l'Empereur Salomone, 67 ans[/center]

Le Palais impérial a mis fin à ce qui n'était déjà plus un secret, depuis le refus de modernisation des règles de succession au profit de Mazaa Malacchi. C'est donc le dernier frère survivant de l'Empereur Salomone, père de Iaconno III, qui est ainsi appelé par les institutions impériales à remplir le rôle imputé par son sang à son destin : devenir, à la place de feu son neveu, le Roi des Rois des Épibates, le nouveau fils de Salomon, l'Empereur dépositaire de la survie de tout un peuple. Mais c'est aussi une personnalité controversée qui accède au pouvoir absolu, non sans arranger les vues de l'Église d'Épibatie bien satisfaite de voir déjà en Giorggis IV l'homme sérieux et conservateur à même de réparer les erreurs de délitement du pouvoir faites par l'administration impériale aux temps de Salomone et Iaconno.

Giorggis IV n'est plus, depuis longtemps, un homme du sérail. Ce médecin de 67 ans, élevé en Épibatie avant d'effectuer sa scolarité supérieure puis ses études dans divers pays dytoliens et céruléens, a vécu une grande partie de sa vie en Nazalie montalvéenne où il officiait comme médecin généraliste, puis spécialiste du cerveau dans une clinique privée de Sant'Sebastiano, ville du nord de la Nazalie. En dehors de ses voyages réguliers en Épibatie, au moins une fois par an, il n'a rejoint son pays qu'alors âgé de 63 ans, décidé à renouer avec ses racines autant qu'appelé par le projet de développer sa propre clinique à Gighida.

Bien qu'homme sous tous rapports et docteur apprécié de sa clientèle du temps de son activité en Nazalie, Giorggis Malacchi a acquis en à peine trois ans la réputation d'un homme de poigne, extrêmement exigeant et un tantinet susceptible, voire injuste, auprès de ses partenaires et de ses employés en Épibatie dans le cadre de sa jeune clinique en constitution. En 2037, il aura même été hospitalisé lui-même durant plus de deux semaines suites à une grave crise de surmenage. Néanmoins courageux et dévoué à sa cause, il se porta lui-même volontaire à la fin de l'année dernière pour servir de cobaye lors d'un traitement chimique lourd censé ralentir le vieillissement du système neuronal composé par son propre laboratoire.

Giorggis Malacchi est père de trois garçons et deux filles, âgés respectivement de 24, 21, 19 ans, et 20, 17 ans, d'un mariage unique avec la cantatrice aliléenne Laura Cheffatallo.
Arios

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[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216064546493542.png[/img][/center]

Combats et vague d'arrestations de terroristes dans le nord - 12|11|38

[center][img]https://s1.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20110401&t=2&i=375910605&w=1200&r=2011-04-01T112522Z_01_BTRE7300VQC00_RTROPTP_0_LIBYA[/img]
Un convoi terroriste frappé par nos forces[/center]

Depuis quelques jours, les combats se sont intensifié en Haute-Illythie. L'Armée épibate reprend l'initiative, aussi bien sur le front militaire que dans les zones occupées, où des milliers de terroristes dissimulés dans la population profitent de chaque occasion pour menacer la vie de nos soldats. En quelques jours, ce sont plus de 800 terroristes qui ont été arrêtés, annonce le commandement de l'opération, dont 410 ont été neutralisés au combat, et près de 300 jugés et condamnés à mort. Un véritable bain de sang par lequel l'Épibatie s'assure des jours meilleurs, la sécurité pour sa population et la reprise de l'économie dans cette région.

Si la disparition de l'Empereur a été un grand drame pour nos armées en opération en Haute-Illythie, la promesse d'un nouveau règne derrière Sa Majesté Giorggis IV, Roi des Rois, a été saluée profondément par tous nos soldats, heureux et fiers de retrouver un nouveau père, impatients aussi de travailler pour lui à rétablir l'ordre dans le nord. De grandes fêtes ont été données dans les chambrées et les camps, avec la complicité bienveillante des cadres et des officiers, pour saluer cette ère nouvelle qui s'ouvre dans l'intérêt de l'Empire - tous nos soldats ont bien ri, un peu bu, ont chanté à la gloire du nouvel Empereur. Tout le monde s'est réjoui d'avoir à la tête de notre pays un homme si fort, si intelligent et brillant de par son parcours, et surtout un véritable défenseur de notre pays face aux influences étrangères.

Toutes les villes de Haute-Illythie sont désormais reprises par les forces de l'Épibatie, dérobées aux mains des terroristes et des séditieux qui n'avaient pour seule volonté que de piller les ressources de l'Empire au profit de leurs familles. Des groupes malveillants perdurent au sein de la population, qu'il convient de débusquer, ainsi que dans la savane où se cachent, comme des serpents, encore beaucoup de personnes dangereuses.
Arios

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[justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
12 novembre 2038

Les Séniors de la Gérontocratie tojéenne s'arment et se préparent au pire[/center]

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/14/19041408470636781.png[/img]
Inetta Bladoj, 67 ans, rejoindra la caserne milicienne en cas d'alerte[/center]

À Toj, les vieux gouvernent - mais dans leur paradis côtier, bâti sur la conviction sur l'expérience attend bien le mérite des années, ils connaissent le prix de cette liberté et sont prêts à la défendre de toute leur âme, et de tout leur corps. Si le régime gérontocrate du territoire autonome place la majorité civique a 52 ans, les avantages du citoyens sont aussi ses devoirs : et pas question d'envoyer des jeunots au combat, ce sont les personnes âgées qui se chargent de la défense de Toj et de son arrière-pays - une défense orchestrée dans le cadre de l'autonomie, donc par la milice.

Depuis la mort du jeune Empereur épibate, les Tojéens comme de nombreux Amaranto-épibates remettent en cause la version officielle du "foudroiement" du champion national lors d'une chasse au lion sur les hauteurs de la capitale antique. Mort dans les bras d'un amant, mauvaise toux grasse, assassinat à la lance, empoisonnement, tétanie post-éjaculatoire, etc... on aurait comptabilisé sur internet, surtout pour les sites hébergés entre l'Algarbe centrale et la Cérulée, plus de 87 théories différentes relayées au moins cent fois chacune sur la mort de Iaconno, et les Amaranto-épibates ne sont pas en reste en ce qui concerne les théories du complot. Dans ce contexte, c'est un véritable vent de panique (mais une panique mature !) qui a soufflé sur le territoire de mangroves. Pour eux, le remplacement du Roi des Rois par son oncle relève d'un coup de force interne à l'appareil d'État, et annonce le retour aux affaires des religieux et militaires les plus hostiles à l'autonomie des marges.

La peur d'une nouvelle "Guerre amaranto-épibate", un siècle après la précédente, pousse les habitants de la Gérontocratie à s'organiser : plus d'heures d'entrainement pour les réservistes de la Milice, gymnastique et réveil musculaire au programme, exercices de tir dans les maisons de retraite, couvre-feux à partir de 16h dans certains villages... on constate même une hausse nette de l'achat d'armes par les particuliers. Il est pour cela nécessaire d'avoir au moins 48 ans sans casier, 55 ans si l'on ne peut pas fournir d'autorisation parentale.

Contrairement à leurs voisins Denajiens, qui estiment que la jeunesse étant l'acmé de l'existence humaine et donc le meilleur temps pour mourir, les Tojéens considèrent qu'en-dessous de la cinquantaine, puisqu'on est encore un enfant, on est trop jeune pour se battre, et trop jeune pour risquer sa vie. C'est aussi pour des raisons qui paraissent aux patriotes tojéens d'une logique anthropologique de marbre que ce sont les citoyens, donc les personnes âgées, qui se chargent de défendre le territoire en cas de besoins : les vieux étant plus proches naturellement de la mort, pourquoi envoyer au front ceux qui ont encore toute leur vie devant eux ?

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Arios

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15/11/2038
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216081901259905.png[/img][/center]

La réouverture du littoral a durement fragilisé l'économie des fruits et légumes

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/15/19041509283976931.png[/img]
Le marché bigarré, symbole épibate en voie d'altération[/center]

Il est au centre des villages, le long des trottoirs de toutes les périphéries urbaines, au cœur des villes anciennes comme nouvelles, le marché des fruits et légumes charriés des campagnes les plus lointaines, véritable institution dans l'Empire, lieu de rencontres, poumon marchand à la racine encore des grands quartiers commerciaux des plus grandes cités, centre d'une économie centenaire. Il est la vitrine des traditions et des couleurs, le fourreau du pouvoir alimentaire de l'Épibatie, et sait nourrir les yeux autant que le ventre. Le marché aux fruits et légumes, habilement rangés les uns sur les autres, dessinant des peintures incroyables aux yeux des étrangers, témoignant de la richesse du spectre des lumières, est menacé depuis quelques mois par la réouverture du littoral de la Mer d'Algarbe occidentale.

Longtemps bloqué, réservé à l'usage des militaires dans le cadre de la grande défense littorale contre la menace d'une intrusion coloniale ou religieuse hostile, le littoral de l'Empire d'Épibatie a aussi été confié, par portions, à la gestion de communautés étrangères tolérées puis acceptées, comme les Amarantins, les Nazaliens, les Caskars ou des communautés réfugiées. Ces communautés elles-même ont subi, au XXème siècle, l'extension du périmètre d'exclusivité militaire. Depuis la fin de la menace lucifériste en 2037, l'Empire d'Épibatie a pris l'initiative de débloquer cette interface côtière, la rouvrant à l'économie générale. Avec le repeuplement des lieux les plus proches de la Mer, réinvestis par certaines communautés et les fonctionnaires civils, le commerce reprend sans que cela ne puisse être organisé - au vu des moyens douaniers de l'Empire, et de l'ampleur du périmètre.

Le départ des militaires, l'arrivée des civils et la reprise des liaisons entre les points côtiers et le reste du pays, notamment par les territoires autonomes amarantins et la vallée de l'Anuzza, a été suivi rapidement par les tentatives d'importations illégales de produits maraichers issus des plantations de nombreux pays tropicaux bordant la Mer d'Algarbe occidentale, et parfois de plus loin. Les fruits et légumes étrangers, dont la consommation se cantonnait partiellement jusque-là au corps militaire habitant et protégeant la côte, pénètrent désormais sans entraves réelles l'ensemble du tissu économique épibate, provoquant un bouleversement des cours sur les marchés principaux des villes de l'Ibabbi.

Les mangues, papayes, gombos, bananes, ignames ou cocos voient leur prix diminuer sur les grands marchés de Gighida, Seghda, Acoracci, Agliecca... transitant par Amosciderenat, en grands chargements, ils sont plus nombreux qu'auparavant, et l'essor économique de la région de la capitale d'Épibatie en fait un centre de consommation important en Algarbe centrale. La hausse de la production maraichère et fruitière qui devrait accompagner l'essor de la consommation urbaine peine à s'organiser devant l'inondation du marché par les produits étrangers, et le maintien des prix bas dissuade les producteurs épibates de se lancer dans une course dont les "fruits" sont déjà en partie grignotés par le reste de l'Algarbe centrale.
Arios

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[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216064546493542.png[/img][/center]

L'Empereur en devenir déjà au travail pour prendre connaissance des dossiers - 21|11|38

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/17/190417081244338116.png[/img]
Réunion autour du futur Empereur[/center]

Giorggis sera intronisé le 1er taesazze prochain, par l'Abuna Basilios, pour devenir le nouveau Roi des Rois d'Épibatie. En attendant cette date majeure pour tous les Épibates, et malgré le deuil frappant le pays et les institutions, le futur Giorggis IV a déjà investi les arcanes du Palais impérial de Gighida, où son emploi du temps est entièrement consacré à la prise en main des dossiers revenant à sa vision.

L'oncle de feu Iaconno prend la tête d'un pays fortement fragilisé de l'intérieur par les connivences entre certaines de ses élites et les puissances étrangères, notamment commerciales. Il ne faudrait pas non plus balayer d'un revers de main l'influence grandissante de la franc-maçonnerie céruléenne sur le devenir de notre pays chrétien.

Parmi les dossiers prioritaires, l'administration territoriale : Giorggis IV devra avant-tout superviser la situation insurrectionnelle dans le nord du pays, et reprendre en mains le caractère autonome d'un territoire haut-illythe rongé par les terroristes utilisant la faiblesse du cadre institutionnel que nous avons mis en place pour mieux combattre de l'intérieur les intérêts de l'Épibatie. Il appartiendra également au nouvel Empereur de revoir l'intégralité du maillage territorial, le caractère autonome de nombreuses marges qui pose aujourd'hui des problèmes alors que ces territoires, peuplés d'étrangers, sont mieux reliés à l'extérieur qu'auparavant : par les nouvelles technologies d'une part, mais aussi par la démilitarisation du littoral et la réouverture du commerce maritime. Dans la grande réforme administrative à mettre en place, selon ses proches, figure également la nécessité de surveiller les initiatives trop fédéralistes et décentralisées de certaines Worede, n'hésitant plus à contourner l'administration générale pour lancer de grands projets.

Sur le plan économique, l'Empereur aura à surveiller les effets néfastes de l'ouverture du commerce sur la situation des producteurs épibates, dans les domaines agro-alimentaire, forestier mais aussi minier. La situation des mines, notamment, pose problème : ces atouts géostratégiques voient leurs produits raptés par le jeu de financiers du Commonwealth ou de la Ligue de Lébira. Au niveau international en somme, il conviendra à Gighida de renouveler la pluralité de ses relations pour ne pas devenir l'otage de quelques-uns. A ce titre, revenir sur la cession territoriale autour du Pas de tir en construction à Malacchi, dans le sud du pays, parait une nécessité de souveraineté absolue.
Arios

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27/11/2038
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216081901259905.png[/img][/center]

Retourner 7 hectares pour trouver une solution à l'Énigme de Naskario

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/19/190419081113230657.png[/img]
Vue de Tobamscio, village de la découverte de la pierre de Naskario[/center]

"Le pâtre Naskario, qui désirait la grand-mère de Lokrar, a été chassé de sa tribu pour cela. Il est passé ici."

Quelques phrases, une poignée de signes en réalité, qui ont fait coulé des tombereaux d'encre dans toute la Cérulée diplômée pendant près de 30 ans. Gravées sur une pierre de schiste brisée, ces bâtonnets sont authentifiées depuis le début de l'année comme [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348805#p348805]relevant d'un probable alphabet proto-caskar[/url]. Jusqu'à présent, archéologues et linguistes se disputaient sur deux théories : un alphabet proto-sémitique adapté à la langue minoenne, un alphabet codé réservé à une secte philosophique pré-hellénistique pour transcrire un dialecte hellène. Si aujourd'hui de nombreux linguistes passionnés par l'Énigme de Naskario (un peu comme des millions de fans attendent toujours la saison suivante de leur série pour comprendre la précédente) semblent déroutés par la parenté découverte avec les inscriptions relevées sur le Palais funéraire caskar du premier millénaire avant J-C., c'est que cette découverte met en danger leurs travaux en remettant en grande partie en cause la traduction finale adoptée (presque) universellement dans le milieu.

Depuis sa découverte en 1987, et la traduction "finale" de son inscription en 2008, la pierre a tourné en bourrique des dizaines de chercheurs, certains ayant passé une énorme partie de leur carrière à conclure en vain des traductions finalement invalidées par le travail, au début du siècle, du montalvéen Dante Feraggini, qui s'appuya sur sa grande connaissance des Lettres mésopotamiennes de Teoprasto di Gasadarium (98-46). Les Lettres, une traduction en grec d'époque de textes tirés des archives royales du nord de la Marquésie, avaient par le génie de Teoprasto conservé des reproductions inchangées de dialogues dans un alphabet intraduisible par le traducteur... alphabet que Feraggini jugea apparenté à celui de la pierre de Naskario : le même alphabet, avec deux "polices" différentes ? La "traduction finale" s'imposa sur cette base, et la Cérulée se passionna pour se fragment narrant la courte histoire d'un dénommé Naskario... que tout le monde veut voir depuis 2038 comme un "Caskar" perdu en Épibatie du nord, quelque part au premier millénaire avec J-C.

Le village de Tobamscio, à quelques 8 kilomètres d'Acoracci, est le lieu de découverte de la pierre. En cette année 1987, au cours d'un bivouac dans des planches de culture abandonnées, un touriste braconnier britonnien déterre ce morceau de roche de 8 kilogrammes (probablement utilisé jusque-là comme une borne "cadastrale") pour s'asseoir confortablement auprès du feu, afin d'aiguiser ses couteaux après avoir dégusté ses maquereaux et jeté la boite de conserve derrière lui (il le raconte dans ses mémoires, vendues à près de 140 000 exemplaires). Ce n'est que le lendemain matin, en cherchant un de ses canifs, que John Preston retourne la pierre et se rend compte des caractères étranges qu'elle comporte sous ses mousses détachées. Le sentier est long, mais il prend soin, avec son camarade d'aventure, de rapporter la pierre et de la remettre aux autorités... avant qu'elle soit dérobée, puis retrouvée en Alilée lors d'une vente aux enchères, cinq ans plus tard.

Tobamscio accueille, cinquante et un an plus tard, et tandis que John Preston s'en est allé retrouvé sa chère Molly au paradis en 2023, une vingtaine de scientifiques et plus de cinquante fouilleurs, pour trois semaines d'une première phase de travail qui consiste, depuis avant-hier, à retourner plus de 70 000 mètres carrés de terre, correspondant aux alentours du lieu de trouvaille de la pierre de Naskario. "Impératif" de trouver quelque chose, explique Lorena Magliaccio, thésée par Feraggini en 2017. L'ancienne élève du maître fait partie de ceux qui mettent en garde contre les conclusions hâtives du rapprochement, début 2038, avec les inscriptions funéraires sur les ruines caskares. "Tout le monde s'emballe, mais les alphabets en bâtonnets se ressemblent beaucoup, tout ça n'a peut-être rien à voir ; s'il y a un endroit à fouiller en premier pour espérer trouver la suite, ou le début de l'histoire de Naskario, c'est bien Tobamscio." pense la quadragénaire, aux cheveux et au débardeur couverts de terre, qui caresse de sa main les cheveux crépus des enfants venus admiré le travail des machines sur les champs rachetés à leurs parents.

Dans le domaine de la traduction, on peut en effet parler d'urgence, car les contre-traductions à la pierre de Naskario s'accumulent, avec plus de vigueur encore que dans les années 1990-2000, à la faveur d'Internet et des réseaux universitaires dopés aux NTICs. Une nouvelle traduction, proposée au mois d'août dernier dans la principale revue d'archéologie céruléenne par l'Amarantin Antoj Prapiloj, s'appuyant sur le recoupement avec les éléments de grammaire trouvés dans les inscriptions du temple funéraire caskar, fait déjà florès en remettant profondément en cause le sens de celle de Feraggini... voyez plutôt :

"Le nouveau-né, du nom de Paskro, qui nourrissait une grande appétence pour la patrie de Lokrar, en a perdu la vie (a été expulsé de son genre). C'est ici qu'il est mort.".

Un nouveau-né assassiné pour son patriotisme ? ou qui, par son patriotisme, aurait eu un comportement expliquant son décès ? mort en Épibatie, alors que cette traduction se base sur la théorie d'une paternité caskar du récit ? Le Dr. Magliaccio est perplexe. "Il faut qu'on trouve la suite de l'histoire" répète-elle dans le brouhaha des pelleteuses. De l'autre côté du bandeau de sécurité, les stagiaires scrutent les pierres des murets qu'on a fait tombé, à la recherche de quelques encoches intéressantes...
Arios

Message par Arios »

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216084733122615.png[/img]
30/11/2038 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]

Gouvernement : Esciet Abedda, première défection autour de Giorggis IV

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Le ministre de l'économie il y a quelques jours[/center]

Le ministre de l'économie sous le gouvernement Memrizzi, normalement reconduit dans la forme pour assurer la continuité de l'exécutif, a présenté sa démission au premier ministre, qui l'a acceptée dans la foulée. C'est une figure d'ouverture qui quitte le Palais impérial, alors que les tensions entre Gighida et les principales villes développées ont dépassé le stade "officiel" des "violences", puisque la presse épibate la plus conservatrice utilise désormais ce terme - preuve que la situation est bien là.

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348533#p348533]Esciet Abedda s'était opposé plus tôt dans l'année au maintien d'opérations[/url] de maintien de l'ordre dans le nord, voyant d'un mauvais œil la grande autonomie dont jouit l'armée dans ce cadre, jugeant que ces opérations participaient même de la déstabilisation de la Haute-Illythie et non de la pacification supposée. Cet homme fort, marginalisé année après année au sein d'un gouvernement toujours plus ouvert au conservatisme par l'action de son directeur, Getsa Memrizzi, était également le tenant [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348793#p348793]d'une ligne d'ouverture diplomatique[/url] favorable au commerce. Ses positions pourraient être fragilisées désormais.

Dans le contexte d'un manque de légitimité du nouvel Empereur, auprès de contestataires de divers bords, la démission d'Abedda est vue par certains comme une mise à pieds. Elle peut aussi être lue comme le prélude à un ralliement aux soutiens de Mazaa Malacchi, la sœur du feu Empereur Iaconno, que beaucoup attendaient à la succession de son frère tandis que l'Église épibate n'a pas souhaité modifié les règles de succession pour permettre cette transition.
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