ENCYCLOPÉDIE | Fédération d'Alilée amarantine

Répondre
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[center]------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
ENCYCLOPÉDIE
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[/center]
  • Dénomination officielle : Fédération d’Alilée amarantine
  • Nom courant : Alilée amarantine
  • Gentilé : Amarantin(e)s ou Alileo-Amarantin(e)s

    [center][img]https://i.imgur.com/hVFcH2n.png[/img][/center]
  • Drapeau : Le drapeau amarantin est composé alternativement de cinq bandes horizontales de couleur « amarante » et de quatre bandes horizontales blanches ; la forme blanche d’un arbre est dessiné sur le canton rectangulaire, lui-même de couleur amarante.
  • Devise nationale : « La merito de libereco » (« Le mérite de la liberté »)
  • Hymne national : « [url=https://www.youtube.com/watch?v=T1hkdzWlpaY]Trara ! Trara ![/url] »
  • Langue nationale : Espéranto
  • Données géographiques :
    • Capitale : Patrosio (Royaume de Forluno)
    • Population totale : 9 000 000 habitants (1er janvier 2038)
    • Superficie : 161 138,20 km²
    • Densité de population : 56 hab./km²
    • Principales villes : Patrosio, Tornusjo, Movopolis, Nov-Gemoj
    • Ressources en eaux : (à calculer)
  • Données politiques :
    • Régime politique : Fédération d’entités autonomes
    • Exécutif : Sa Majesté Scipiono Ier de Forluno, Premier Représentant de la Fédération
    • Fête nationale : 15 février
    • Idéologie dominante : Communautarisme, Autonomisme
  • Données économiques :
    • Système économique : Divers
    • Produit intérieur brut (P.I.B.) : environ 15 milliards $
    • Monnaie nationale : Lire amarantine
    • Indice de Développement Humain (I.D.H.) : (à calculer)
  • Données culturelles :
    • Religions :
      • Dodécathéisme : 85 %
        Non-affiliation : 8 %
        Autres religions (christianisme majoritairement) : 7 %
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[center]------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
CONTEXTE
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


[img]https://i.imgur.com/kpvxGAy.png[/img][/center]

[justify]Meurtrie par deux guerres d’envergure mondiale et par le conflit séparatiste de la Céjanosie, la Ligue amarantine s’est écroulée en août 2036 malgré une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341222#p341222]vaine tentative[/url] du Conseil exécutif de reprendre la main. L’armée, en proie en doute et aux divisons consécutives à la mutinerie du contingent céjanosien (de loin le plus important) – n’a pas su endiguer un mouvement latent depuis plusieurs années. Crise diplomatique, crise militaire, la chute de l’Amarantie a aussi été voire surtout une crise institutionnelle. La politique d’affranchissement encouragée notamment par le Lébira a eu raison du système aliéniste.

La Ligue amarantine a cédé sa place à la Fédération d’Alilée amarantine, réduite à son moitié insulaire. La moitié continentale, qu’on pensait relativement épargnée par le conflit de sécession céjanosienne soutenu par les réseaux mafieux, n’a finalement pas survécu. Beaucoup ont fui le pays, en particulier les soldats mutins, à travers le monde ; certains par exemple tentent de se reconstruire une communauté en Epibatie, non sans difficulté. D’autres, animés par l’amour du projet amarantin, l’ont ressuscité en Alilée. Le Roi de Forluno, Scipiono Ier, en fut l’un des artisans, s’octroyant d’ailleurs une trêve avec le Prince Zenon II de Movopolis pour rebâtir les fondations d’un nouvel Etat. Une alliance de circonstance guidée par l’impératif de modernisation des institutions amarantines. Au projet confédéral – complexe et sujet à l’immobilisme – on lui privilégiera une configuration fédérale. Les entités gardent une très large autonomie mais seront dépossédés de certaines prérogatives comme les douanes, la diplomatie, l’armée, la monnaie. À la direction collégiale, on lui préférera enfin une présidence ou tout du moins une « représentation » par une seule personnalité, élue par les [url=https://nsa39.casimages.com/img/2019/01/12/190112092911801146.png]provinces[/url] qui élisent chacune un délégué, grosso modo un député fédéral, qui contrôle ainsi l’action de l’exécutif.

L’épicentre de l’Amarantie s’est dirigé vers le sud, dans une Alilée plus progressiste au [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=319687#p319687]sens local du terme[/url], c’est-à-dire favorable à l’instauration du mariage, à l’entrée des femmes en politique, à la revalorisation du rôle de mère, hostile à l’esclavagisme. On en est toutefois loin : une caste phallocrate, pédérastique, valorisant les amours homosexuelles, continue à dominer le paysage politique. Mais des brèches se créent peu à peu car chacun est conscient des causes qui ont amené la Ligue à sa perte. Ce nouvel Etat n’a pas éteint les contestations, bien au contraire. Vestiges de l’ancien système, les entités continuent à se faire et se défaire en Amarantie et c’est à la faveur de ce système que peuvent émerger des Etats fédérés éphémères comme millénaires. Les oppositions se sont structurées au travers de nouvelles entités. Un panorama s’impose.

Principauté de Movopolis : Très peu touchée par le conflit céjanosien, la Principauté est la grande gagnante de ce nouvel Etat. Profitant de la chute de la mafia grecophone à laquelle elle s’était précédemment alliée, le Prince Zenon II a pu s’accaparer les mines d’argent de Spongorie, élargissant par ailleurs son territoire. Destinée à être la prochaine plus grande puissance économique de l’Alilée amarantine, la Principauté jouit également d’un nombre important de provinces, et donc de délégués, s’imposant ainsi comme faiseur de rois.

Royaume de Forluno : Le Forluno a sauvé les meubles, le roi Scipiono Ier a sans doute manqué de lucidité et de volontarisme, s’endormant sur ses lauriers aux côtés de jeunes donzelles à qui il continue de donner la « semence royale ». Il le paie au prix d’une réduction de superficie de son royaume et a dû mettre son orgueil de côté pour une alliance de circonstance avec son ennemi le Prince Zenon II. En guise de consolation, il obtient le poste de Premier Représentant avec le soutien de Movopolis ; sa bonhommie, dit-on, est plus propice au dialogue et à la diplomatie que la froideur de Zenon.

Communauté de Gémognie : La fuite des ménages très aisés de l’ex-Etat autonome de Haute-Alilée a précipité la chute de l’entité, qui a dû brader une grande partie de son histoire. Prenant désormais le nom de Communauté de Gémognie, elle est un havre libertarien qui a repris à son compte le projet fou d’un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=315832#p315832]mouvement de l’ancienne Cité-Etat de Sceptrie[/url], où le vote n’est plus anonyme et où la loi et l’impôt s’exercent différemment en fonction du parti pour lequel un électeur a voté. Un projet assurément égoïste, de libertariens qui se plaignent des aléas du suffrage universel comme la montée des populismes et le fait de faire subir aux « premiers de cordée » la volonté de quelques illettrés et autres gens qui ne sont rien.

Ligue d’Hestine : Elle est sans doute la fille idéologique de la République maritime de Céjanosie, avec toutefois des différences notables. L’Hestine n’est pas sans rappeler les romans chevaleresques du monde occidental chrétien. La position sociale se détermine par des actes de bravoure et de virilité et seuls les plus physiquement et moralement forts parviennent à se hisser au sommet. Fonctionnant sous un modèle clanique, l’entité a su attirer les petits soldats de l’ex-mafia grecophone devenus orphelins. Importante chose à savoir : en Hestine, toute possession d’arme à feu est proscrite, y compris pour les autorités, avec le postulat que l’arme à feu est aux fillettes ce que l’épée est aux hommes. La cravate, symbole de soumission de l’homme au capital, est également prohibée.

Digue de Grande-Basilogne : Le terme de « digue » en lieu et place d’un vocable plus habituel comme « république » ou « royaume » peut être étonnant. Mais il est l’émanation des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=335118#p335118]Délugistes[/url] qui ont profité de la chute de la Spongorie pour s’accaparer ces terres. Cette faction clandestine, complotiste, est résolument hostile à l’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=329942#p329942]Ordre dozénaliste[/url], qui selon eux gouvernerait aussi bien le Forluno que la Ligue de Lébira voisine. Après une purge des « journalistes mainstream », la Digue a installé ses propos médias alternatifs, populaires sur le réseau social InVido, qui prodiguent des conseils pour se préparer à l’imminence du Jour Dernier et des analyses sur les acteurs de la gouvernance mondiale. Plutôt repliée sur elle-même, l’entité tente d’ériger des barbelés avec sa frontière avec le Lébira, qui a inondé en 2035-2036 la Spongorie en détruisant des ouvrages hydrauliques pour accélérer sa capitulation. Depuis l’arrivée au pouvoir des Délugistes, la Grande-Basilogne a multiplié les abris anti-nucléaires souterrains... et les hostilités à l’égard des prétendus traites dozénalistes, allant jusqu’à l’assassinat. L’entité se dispute avec la Stamatie, la souveraineté de Tornusjo, dans la province du même nom qui est actuellement la seule à être divisée entre deux.

République de Stamatie : La Stamatie a d’abord été le projet du cardinal catholique Hector Teresis, qui s’est bâtie une notoriété par sa forte implication en Spongorie et sa diatribe contre le Montalvo qu’il a accusé d’assassiner des frères chrétiens au détriment des pédérastes qui peuplent le reste du pays. L’homme d’église, évêque de Tornusjo, tenait à participer à la reconstruction de l’Alilée, tant au niveau des infrastructures que de la politique. Il s’est cependant fait voler la vedette par les Délugistes et a été retrouvé mort, une balle logée dans la tempe. Depuis lors, la souveraineté de la Stamatie sur Tornusjo est vivement contestée. Devant cette situation, une faction aux penchants marxistes, aux portes du pouvoir, promet de « remettre de l’ordre ». La République de Stamatie se montre plutôt ouvert au suffrage féminin.
[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[center]------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
CONSEIL FÉDÉRAL
Présentation
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


[img]https://i.imgur.com/LgFLFMc.png[/img]
Hémicycle du Conseil de la Fédération d’Alilée amarantine, à Movopolis [/center]

[justify]Le Conseil fédéral est le Parlement monocaméral de la Fédération d’Alilée amarantine et remplit à ce titre les missions classiques dévolues à une chambre parlementaire d’un régime fédéral. Elle est une innovation dans l’histoire amarantine puisque jusqu’alors, lorsque le régime de la Ligue amarantine était en vigueur, la direction collégiale assurait à chaque entité confédérée un siège sans qu’il n’y ait toutefois d’élection.

Premier suffrage direct et première participation aux femmes au scrutin, sous conditions
L’instauration du Conseil fédéral a consenti à deux progrès majeurs pour l’histoire amarantine :
  • Les Amarantins masculins majeurs – de plus de quatorze ans – élisent au suffrage direct le représentant de la circonscription provinciale dont ils relèvent.
  • Dans certaines entités volontaires et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=346685#p346685]depuis 2038[/url], les femmes peuvent participer au scrutin, en tant qu’électrices ou candidates, mais leur vote est comptabilisé séparément et minoré, ne valant qu’un dixième d’un bulletin d’un électeur masculin.
Auparavant, les femmes étaient totalement exclues du droit de vote, sans conditions.

Un découpage électoral aléatoire
Les délégués fédéraux sont élus au scrutin majoritaire à un tour dans chacune des 73 circonscriptions provinciales, qui ont été dessinées de manière plus ou moins arbitraire, ne rendant en tout état de cause pas compte du poids démographique de chacune elle. Dans une circonscription, le scrutin est sous la supervision de l’entité où elle est située. Une même circonscription peut d’ailleurs relever de plusieurs entités frontalières. Les bureaux de vote d’une même circonscription peuvent donc être sujets à différentes législations.

Un mandat de cinq ans mais pas d’élections générales
La seule élection générale de facto qu’aura connu le Conseil fédéral est celle survenue juste après l’instauration du Conseil fédéral. Tous les délégués fédéraux sont élus pour un mandat de cinq ans incompressible. Lorsque l’un d’eux démissionne ou décède, il est procédé à une nouvelle élection et le candidat élu l’est pour cinq ans. Il n’y a donc pas d’élections générales, le renouvellement du Conseil est permanent mais toujours très partiel. Cela assure une stabilité politique imperméable aux « effets de mode » et aux « vagues ».

Pas de parti politique national mais des regroupements d’intérêts
Etant donné la nature fédérale de l’Alilée amarantine et le caractère peu nationalisé du scrutin, les élections des conseillers fédéraux se font au regard des étiquettes politiques locales. Après l’élection, les conseillers des différentes entités se rassemblent en regroupements d’intérêts, qu’on peut grossièrement qualifier de groupes parlementaires.

« Nostalgiques » ou « néo-céjanosiens »
C’est le groupe le plus conservateur et le plus fidèle aux traditions, qui rêve de reconquérir la grandeur passée de l’Amarantie. Ses membres restent farouchement opposés à l’intrusion des femmes dans la vie politique et ont une version idéalisée du mâle alpha antique belliqueux, à contre-courant du processus d’enlaidissement des hommes depuis le XXe siècle. Economiquement, ils plaident en majorité pour une intervention de l’Etat.

« Survivalistes »
Caisse de résonance des craintifs et paranoïaques, les survivalistes sont pessimistes quant à l’avenir de la civilisation amarantine et prônent plutôt le repli sur eux et l’individualisme. Ils n’attachent pas d’importance particulière à faire vivre les traditions homosexualistes et pédérastiques de l’Amarantie et sont coutumiers de la désinformation, de l’arnaque et des actions à distance hostiles à d’autres Etats.

« Progressistes »
En Amarantie, les « progressistes » n’ont pas la même évocation qu’ailleurs en Dytolie. Les progressistes plaident pour une société amarantine dés-homosexualisée, plus ouverte aux femmes, aux couples hétérosexuels, aux religions monothéistes et sont farouchement opposés à l’aliénation. Ils veulent que l’Amarantie se fonde dans le reste de la Dytolie et qu’elle adoucisse de fait ses institutions qu’elle juge archaïques.

« Hédonistes »
Avocats d’un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348673#p348673]amour universel[/url], qui ne ferait plus de différence entre les âges et les genres, les hédonistes adoptent un positionnement plutôt libéral autour de la condition féminine en Amarantie, sans pour autant donner aux femmes un statut égal aux hommes comme le souhaitent les progressifs. Economiquement, ils sont peu soucieux de la dette publique et sont peu sensibles au principe du bon fonctionnement de l’Etat.

« Techniciens »
À l’inverse des hédonistes, les techniciens prennent au sérieux la bonne conduite des affaires publiques amarantines et aspirent à faire de l’Alilée une puissance agricole et industrielle de renom, au mépris des enjeux environnementaux. Au niveau sociétal, plusieurs écoles existent mais dans leur majorité, les techniciens sont conservateurs et plaident pour le maintien des institutions et traditions amarantines. [/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[center]------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
CONSEIL FÉDÉRAL
Composition
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[/center]

[justify]Couleur politique du délégué fédéral par circonscription provinciale

« Nostalgiques » ou « néo-céjanosiens »
« Survivalistes »
« Progressistes »
« Hédonistes »
« Techniciens »

[center][img]https://i.imgur.com/Kb7AUzK.png[/img]
Date : 19 mars 2041[/center]

[/justify]
Répondre

Retourner vers « Alilée amarantine »