Fenêtre sur le pays [utilisable sur demande]
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Zaldora
[justify]Les aventures de l'Ermite (2).
30 septembre 2036,
[center][img]https://zupimages.net/up/18/35/6wxs.png[/img]
Frueborg, vue sur le Donjon et sa ronde intérieure.
Au rez-de-chaussée, les fenêtres éclairées à la lumière
des bougies donnent sur la salle des Hommes d'armes. [/center]
Joseph la vit mettre pied à terre et enlever sa cervelière couronnée. Un palefrenier emmena boire son destrier alors que des hommes du clan conduisirent les prisonniers dans la Grand'salle pour être jugés. De vives clameurs saluèrent son retour et une atmosphère euphorique, celle des victoires, gagna les lieux. Marie s’aguerrissait à vue d’œil. Peu avant la midi, elle avait enfourché son cheval et dévalé les pentes de Frueborg avec ses chevaliers afin de secourir un village d'où sonnait le tocsin. Son visage, couvert d'un mélange de poussières et de sang, attestait de sa place au cœur de la bataille où quelques ennemis goutèrent au tranchant de sa lame. Ainsi, après quelques hésitations, la Reine aspirait clairement aux armes et à se faire adouber Skjaldmø, femme-chevalier, comme les précédentes Maries. Les éperons et l'épée reçus au cours du sacre auront alors du sens, au delà de simples Regalia cérémoniels.
Cela était seulement sa première sortie armée mais cinq années après son avènement, Marie semblait à cet instant pleinement devenir Reine, enfin consciente de la plénitude de sa charge. Malgré tout et nonobstant la joie alentour, l'ermite se sentit triste en son cœur. Non pas qu'il s'inquiéta du sort de Sa Majesté : si le danger au combat était réel, il y avait toujours un ou deux capitaines pour veiller sur ses arrières et lui sauver la vie. La mélancolie de Joseph prenait plutôt sa source dans la distance qui le séparait des gens du clan royal. Tandis que tous dormaient ensemble sur de grands lits communs, lui eu droit à une chambrelle à l'écart du donjon. Le mystique demeurait un « estranger » aux yeux des gens, à l'exception peut-être de la reine-mère, dont l'influence fanait de jour en jour.
Marie, dont il aspirait à devenir le confident, semblait inatteignable. Non pas que celle-ci le repoussait ou l'ignorait mais la cheftaine n'avait guère de temps à lui accorder entre les séances de justice, les virées guerrières, les affaires familiales, les intrigues, l'administration des domaines, l'éducation des enfants royaux, l'aide aux pauvres... Les journées de la Reine étaient bien remplit. Et qui plus est, empirant sa situation, les servantes se méfiaient de lui et refusaient d'être touchées. Alors que Joseph sombrait dans ses désespérantes pensées, le jeune noble Anatolios, rêvant de la main de Marie, vint à ses cotés.
« Vois, Anatolios : elle sera ta future épouse, prophétisa l'ermite en grec contemporain.
- Que dois-je accomplir avant ?
- Deviens un Homme, Anatolios. C'est l'unique chemin.
- Mais je le suis ! protesta le prince hellène.
- Non. Les haras Ménechméens t'ont rendu demi-homme, et tu le sais au fond de ton cœur. » acheva Joseph avant de se retirer à l'intérieur.[/justify]
30 septembre 2036,
[center][img]https://zupimages.net/up/18/35/6wxs.png[/img]
Frueborg, vue sur le Donjon et sa ronde intérieure.
Au rez-de-chaussée, les fenêtres éclairées à la lumière
des bougies donnent sur la salle des Hommes d'armes. [/center]
Joseph la vit mettre pied à terre et enlever sa cervelière couronnée. Un palefrenier emmena boire son destrier alors que des hommes du clan conduisirent les prisonniers dans la Grand'salle pour être jugés. De vives clameurs saluèrent son retour et une atmosphère euphorique, celle des victoires, gagna les lieux. Marie s’aguerrissait à vue d’œil. Peu avant la midi, elle avait enfourché son cheval et dévalé les pentes de Frueborg avec ses chevaliers afin de secourir un village d'où sonnait le tocsin. Son visage, couvert d'un mélange de poussières et de sang, attestait de sa place au cœur de la bataille où quelques ennemis goutèrent au tranchant de sa lame. Ainsi, après quelques hésitations, la Reine aspirait clairement aux armes et à se faire adouber Skjaldmø, femme-chevalier, comme les précédentes Maries. Les éperons et l'épée reçus au cours du sacre auront alors du sens, au delà de simples Regalia cérémoniels.
Cela était seulement sa première sortie armée mais cinq années après son avènement, Marie semblait à cet instant pleinement devenir Reine, enfin consciente de la plénitude de sa charge. Malgré tout et nonobstant la joie alentour, l'ermite se sentit triste en son cœur. Non pas qu'il s'inquiéta du sort de Sa Majesté : si le danger au combat était réel, il y avait toujours un ou deux capitaines pour veiller sur ses arrières et lui sauver la vie. La mélancolie de Joseph prenait plutôt sa source dans la distance qui le séparait des gens du clan royal. Tandis que tous dormaient ensemble sur de grands lits communs, lui eu droit à une chambrelle à l'écart du donjon. Le mystique demeurait un « estranger » aux yeux des gens, à l'exception peut-être de la reine-mère, dont l'influence fanait de jour en jour.
Marie, dont il aspirait à devenir le confident, semblait inatteignable. Non pas que celle-ci le repoussait ou l'ignorait mais la cheftaine n'avait guère de temps à lui accorder entre les séances de justice, les virées guerrières, les affaires familiales, les intrigues, l'administration des domaines, l'éducation des enfants royaux, l'aide aux pauvres... Les journées de la Reine étaient bien remplit. Et qui plus est, empirant sa situation, les servantes se méfiaient de lui et refusaient d'être touchées. Alors que Joseph sombrait dans ses désespérantes pensées, le jeune noble Anatolios, rêvant de la main de Marie, vint à ses cotés.
« Vois, Anatolios : elle sera ta future épouse, prophétisa l'ermite en grec contemporain.
- Que dois-je accomplir avant ?
- Deviens un Homme, Anatolios. C'est l'unique chemin.
- Mais je le suis ! protesta le prince hellène.
- Non. Les haras Ménechméens t'ont rendu demi-homme, et tu le sais au fond de ton cœur. » acheva Joseph avant de se retirer à l'intérieur.[/justify]
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Zaldora
[justify]Latinisme.
1er octobre 2036,
[center][img]https://zupimages.net/up/18/31/2x7b.png[/img][/center]
Le Latin est l'idiome étrangère la plus connue au Thorval. Cela dit, une part minime des plus de quatorze ans maitrise réellement la langue de Virgile. Malgré la place fondamentale dont bénéficient les divers vernaculaires du royaume, le latin demeure incontournable aux plans diplomatique, juridique et savant au sens large. Depuis la conversion au christianisme, la liturgie se célèbre en vieux thorvalois et dans le parler des terroirs, d'où l'existence d'un rite Thorvalois reconnu, et confirmé par le Pape au XVIe siècle. Le Latin d'Église est toutefois en usage au sein du dense univers monastique local.
Prêtres, clercs et savants : neuf sur dix ont d'excellentes notions de Latin classique et/ou de Latin ecclésiastique.
Commerçants et artisans : un sur cent cinquante a une bonne maitrise du Latin classique ou du Latin vulgaire, selon la personne.
Seigneurs : un sur trois cent a des notions de Latin vulgaire.
Paysans et pêcheurs : un sur vingt-cinq mille a des notions de Latin vulgaire.
[/justify]
1er octobre 2036,
[center][img]https://zupimages.net/up/18/31/2x7b.png[/img][/center]
Le Latin est l'idiome étrangère la plus connue au Thorval. Cela dit, une part minime des plus de quatorze ans maitrise réellement la langue de Virgile. Malgré la place fondamentale dont bénéficient les divers vernaculaires du royaume, le latin demeure incontournable aux plans diplomatique, juridique et savant au sens large. Depuis la conversion au christianisme, la liturgie se célèbre en vieux thorvalois et dans le parler des terroirs, d'où l'existence d'un rite Thorvalois reconnu, et confirmé par le Pape au XVIe siècle. Le Latin d'Église est toutefois en usage au sein du dense univers monastique local.
Prêtres, clercs et savants : neuf sur dix ont d'excellentes notions de Latin classique et/ou de Latin ecclésiastique.
Commerçants et artisans : un sur cent cinquante a une bonne maitrise du Latin classique ou du Latin vulgaire, selon la personne.
Seigneurs : un sur trois cent a des notions de Latin vulgaire.
Paysans et pêcheurs : un sur vingt-cinq mille a des notions de Latin vulgaire.
[/justify]
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Zaldora
[justify]Chroniques de guerre (1).
6 octobre 2036,
[center][img]https://zupimages.net/up/18/31/qncr.png[/img]
Le Seigneur Aiva af Levenlund au Grand Tournoi de l'Esté
An de grâce 2036[/center]
Du haut de son puissant cheval, dans l'air froid, la Seigneur Aiva regarda avec consternement la charge inopinée de ses dix chevaliers, qui courraient vers une mort certaine. « Mortecouille ! Arrestez ! Fols que vous estes ! » tenta-t-elle pour les ramener. En vain, la fièvre de la bataille avait déjà toute emprise sur eux. Le fleuron de son ost avait désobéit et jeté aux orties la stratégie élaborée longuement la veille lors du conseil de guerre. La piétaille, composée d'hommes d'armes et d'archers issus principalement de son clan, arriva enfin sur le pré et vit à son corps défendant les chevaliers s'embourber dans le marais. Impuissante, Aiva assista au massacre de ses compagnons tombés de leur monture. Elle jeta un regard vers le firmament et se signa. « Retraite ! Salvez vostre vie ! Au fort et en bonne ordre ! Retraite ! » cria-t-elle au reste de sa troupe. Celle-ci s'ébranla et se mit à reculer le plus proprement possible. Pendant ce temps, la cheftaine alla au devant du champs de bataille, à la rencontre du seigneur Magnus af Hedeland.
A peine se furent-ils assez rapprochés qu'Aiva provoqua son adversaire en combat singulier comme l'entendait la coutume féodale. Et le bal débuta. Les cliquetis se succédèrent férocement, plus violents les uns que les autres. Taille, estocade, taille : chacun s'efforçait d'atteindre son ennemi, tout en tenant fermement la bride de son destrier. « Tout ce qui t'es cher sera mien ! Soumets toi ! » lança Magnus. « En nom de Dieu, jamais ! » lui retourna la Dame. Le combat se poursuivit, haletant et indécis, jusqu'au moment où une habile parade de la femme seigneur déséquilibra Magnus qui tomba au sol. Il gisait là, sanglotant, implorant miséricorde. Une estocade et la guerre était conclut. Mais Aiva eut pitié. A la place, elle récupéra un de ses chevaliers rescapé et fila des lieux au galop. « Archers, en position ! » entendirent-ils bientôt et n'échappèrent pas à la dangereuse pluie. Le cheval courrait comme un beau diable, à bride abattue. Le logis fortifié se rapprochait quant l'animal bascula soudainement, touché par des flèches, et éjecta ses cavaliers. Ces derniers s'étalèrent au sol et y demeurèrent un temps.
Sonnés mais pas tués, le chevalier et Sa seigneur reprirent leurs esprits et poursuivirent à pied, parvenant finalement à passer la herse du fort de Knutborg. Les hommes étaient tous revenus, sains et saufs. C'était une bonne nouvelle pour la Dame car l'avenir s'annonçait périlleux. Le siège de la motte était désormais inévitable, alors qu'un grand nombre des paysans de la région s'y étaient réfugiés. Aiva n'avait plus le choix : dans l'après-midi, elle enverra un coursier quérir l'aide de son lige, le Duc de Skovegård. Ce dernier arrivera-t-il à temps, sachant qu'il était lui aussi empêtré dans des intrigues et des guerres privées interminables ?[/justify]
6 octobre 2036,
[center][img]https://zupimages.net/up/18/31/qncr.png[/img]
Le Seigneur Aiva af Levenlund au Grand Tournoi de l'Esté
An de grâce 2036[/center]
Du haut de son puissant cheval, dans l'air froid, la Seigneur Aiva regarda avec consternement la charge inopinée de ses dix chevaliers, qui courraient vers une mort certaine. « Mortecouille ! Arrestez ! Fols que vous estes ! » tenta-t-elle pour les ramener. En vain, la fièvre de la bataille avait déjà toute emprise sur eux. Le fleuron de son ost avait désobéit et jeté aux orties la stratégie élaborée longuement la veille lors du conseil de guerre. La piétaille, composée d'hommes d'armes et d'archers issus principalement de son clan, arriva enfin sur le pré et vit à son corps défendant les chevaliers s'embourber dans le marais. Impuissante, Aiva assista au massacre de ses compagnons tombés de leur monture. Elle jeta un regard vers le firmament et se signa. « Retraite ! Salvez vostre vie ! Au fort et en bonne ordre ! Retraite ! » cria-t-elle au reste de sa troupe. Celle-ci s'ébranla et se mit à reculer le plus proprement possible. Pendant ce temps, la cheftaine alla au devant du champs de bataille, à la rencontre du seigneur Magnus af Hedeland.
A peine se furent-ils assez rapprochés qu'Aiva provoqua son adversaire en combat singulier comme l'entendait la coutume féodale. Et le bal débuta. Les cliquetis se succédèrent férocement, plus violents les uns que les autres. Taille, estocade, taille : chacun s'efforçait d'atteindre son ennemi, tout en tenant fermement la bride de son destrier. « Tout ce qui t'es cher sera mien ! Soumets toi ! » lança Magnus. « En nom de Dieu, jamais ! » lui retourna la Dame. Le combat se poursuivit, haletant et indécis, jusqu'au moment où une habile parade de la femme seigneur déséquilibra Magnus qui tomba au sol. Il gisait là, sanglotant, implorant miséricorde. Une estocade et la guerre était conclut. Mais Aiva eut pitié. A la place, elle récupéra un de ses chevaliers rescapé et fila des lieux au galop. « Archers, en position ! » entendirent-ils bientôt et n'échappèrent pas à la dangereuse pluie. Le cheval courrait comme un beau diable, à bride abattue. Le logis fortifié se rapprochait quant l'animal bascula soudainement, touché par des flèches, et éjecta ses cavaliers. Ces derniers s'étalèrent au sol et y demeurèrent un temps.
Sonnés mais pas tués, le chevalier et Sa seigneur reprirent leurs esprits et poursuivirent à pied, parvenant finalement à passer la herse du fort de Knutborg. Les hommes étaient tous revenus, sains et saufs. C'était une bonne nouvelle pour la Dame car l'avenir s'annonçait périlleux. Le siège de la motte était désormais inévitable, alors qu'un grand nombre des paysans de la région s'y étaient réfugiés. Aiva n'avait plus le choix : dans l'après-midi, elle enverra un coursier quérir l'aide de son lige, le Duc de Skovegård. Ce dernier arrivera-t-il à temps, sachant qu'il était lui aussi empêtré dans des intrigues et des guerres privées interminables ?[/justify]
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Zaldora
[justify]Les aventures de bourgeois britons.
9 octobre 2036,
[center][url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341688#p341688]~ INTRODUCTION DE L'AVENTURE (LIEN) ~[/url][/center]
Edward et Natasha ne furent pas peu heureux quand un navire montra son large et magnifique gréement à l'horizon. Ils accueillirent la barque de l'équipage avec joie : ceux-ci étaient d'énormes et rustiques gaillards mais qu'à cela ne tienne, l'envie de quitter Saint Brendan après leur déception les poussaient à plus de tolérance. Le Drage battait pavillon Jensgårdois et s'en revenait d'un long voyage dans l’hémisphère sud, les cales pleines d'ivoire et de bois précieux.
[center][img]https://i.imgur.com/1iXJULC.png[/img]
Le Drage[/center]
Edward se rendit à la taverne pour négocier en compagnie du capitaine. Après moult bières, ce derniers accepta de les prendre à bords et de les déposer au Thorval. Là-bas, les bourgeois rêvaient de trouver un pied-à-terre et d’enivrer leurs esprit d'imagerie pastorale. Le départ n'allait toutefois se tenir que le surlendemain car les marins n'acceptaient pas de prendre la mer un vendredi. De Saint Brendan, le navire marchand récupéra donc deux passagers et trois tonneaux de whisky local pour les besoins de l'équipage. Sur le pont, le couple comprit vite que cela n'aurait rien d'une croisière : les conditions à bord étaient très rudes et sans confort. Par ailleurs, l'équipage se montra extrêmement superstitieux et irrationnel : avant de prendre le large, la sirène fut enduite de vin et chacun eu à toucher un fer à cheval. Mais le pire fut quand les matelots sacrifièrent un pauvre lapin pour pendre sa dépouille à la porte menant au pont inférieur. Natasha manqua plusieurs fois de s'évanouir. Pendant la traversée, la seule femme à bord eu par ailleurs l'étrange impression d'être continuellement dévisagée, et pour cause : l'équipage acceptait mal sa présence car une femme portait malheur en mer. La figure de proue féminine n'était pas une simple décoration mais une protection qui apaisait la colère des mauvais esprits marins. Edward en reçut aussi pour son grade concernant le vol des goélands : il ne fallait pas déranger les oiseaux car ces derniers abritaient l'âme des morts noyés, dont les corps n'avaient jamais été retrouvés. A gêner les morts, le bateau risquait de tomber dans une tempête, de couler ou de subir une grave avarie.
Accostant finalement dans la Cité, nos riches britons trouvèrent une ville... pittoresque et bruyante ! Et les remparts, tellement typiques ! Pendant leurs pérégrinations, ils se rendirent par hasard dans le quartier des misérables, où l'épouse d'un boulanger distribuait des miches de pain aux mendiants. Grand Gentleman, Edward offrit vingt livres à l'un d'eux. Quelle bonté ! Le pauvre l'en remercia et vida ses morvines sur le bout de papier avant de le jeter. Le couple chercha puis trouva le lieu de Chez Ma Tante, mais eu grand mal avec le changeur. « Non, pas enluminure ! » répéta-t-il sans cesse. Perdant de son flegme légendaire, Edward lui céda finalement sa luxueuse montre à gousset et en reçu une couronne d'or et quelques deniers. Au moins, la somme suffisait pour louer deux chevaux à l'auberge car ce pays n'avait ni voiture ni commodités modernes.
En route vers la campagne, Natasha et Edward ne s'éloignèrent pas trop de Jensgård avant de tomber sur la maison de leur rêve. « Regarde Edwaaaaaaaard, de la chaume sur le toit ! Très typique ! Et la roue hydraulique ! C'est surement le logis d'un meunier et c'est ouvert » s' émerveilla-t-elle. La femme mit pied à terre et entra. Personne ne s'y trouvait. « Oh et l'intérieur est trèeees rustique et trèeees pittoresque...
[center][img]https://i.imgur.com/ptjBQ5w.png[/img][/center]
Cet homme doit vivre seul, constata la bourgeoise, tâchons de le trouver ». Dehors, les Britons tombèrent sur un groupe de cinq individus grossiers. « Hello Gentlemen, pouvez vous... Goodness... est-ce des bows ? » s’horrifia le mari. « Cédez-nous le vostre or et il n'y aura point de tuerie ! » répondit l'un des brigands dans un dialecte barbare qu'ils n'entendirent guère. Natasha s'évanouit, laissant son époux gérer la délicate situation. Au final, les bourgeois se firent dépouiller de la tête au pied, les voleurs emportèrent tous ce que leurs proies possédaient de précieux, y compris les chevaux, mais laissèrent les billets de banque. S'en retournant épuisés à Jensgård, les britons dormirent dans une auberge miteuse à un denier la chambre. Une bagatelle. Le surlendemain, ils s'embarquèrent pour le Vonalya et jurèrent de ne plus jamais revenir en ce terrible et dangereux pays, aux mœurs plus qu'étranges ![/justify]
9 octobre 2036,
[center][url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341688#p341688]~ INTRODUCTION DE L'AVENTURE (LIEN) ~[/url][/center]
Edward et Natasha ne furent pas peu heureux quand un navire montra son large et magnifique gréement à l'horizon. Ils accueillirent la barque de l'équipage avec joie : ceux-ci étaient d'énormes et rustiques gaillards mais qu'à cela ne tienne, l'envie de quitter Saint Brendan après leur déception les poussaient à plus de tolérance. Le Drage battait pavillon Jensgårdois et s'en revenait d'un long voyage dans l’hémisphère sud, les cales pleines d'ivoire et de bois précieux.
[center][img]https://i.imgur.com/1iXJULC.png[/img]
Le Drage[/center]
Edward se rendit à la taverne pour négocier en compagnie du capitaine. Après moult bières, ce derniers accepta de les prendre à bords et de les déposer au Thorval. Là-bas, les bourgeois rêvaient de trouver un pied-à-terre et d’enivrer leurs esprit d'imagerie pastorale. Le départ n'allait toutefois se tenir que le surlendemain car les marins n'acceptaient pas de prendre la mer un vendredi. De Saint Brendan, le navire marchand récupéra donc deux passagers et trois tonneaux de whisky local pour les besoins de l'équipage. Sur le pont, le couple comprit vite que cela n'aurait rien d'une croisière : les conditions à bord étaient très rudes et sans confort. Par ailleurs, l'équipage se montra extrêmement superstitieux et irrationnel : avant de prendre le large, la sirène fut enduite de vin et chacun eu à toucher un fer à cheval. Mais le pire fut quand les matelots sacrifièrent un pauvre lapin pour pendre sa dépouille à la porte menant au pont inférieur. Natasha manqua plusieurs fois de s'évanouir. Pendant la traversée, la seule femme à bord eu par ailleurs l'étrange impression d'être continuellement dévisagée, et pour cause : l'équipage acceptait mal sa présence car une femme portait malheur en mer. La figure de proue féminine n'était pas une simple décoration mais une protection qui apaisait la colère des mauvais esprits marins. Edward en reçut aussi pour son grade concernant le vol des goélands : il ne fallait pas déranger les oiseaux car ces derniers abritaient l'âme des morts noyés, dont les corps n'avaient jamais été retrouvés. A gêner les morts, le bateau risquait de tomber dans une tempête, de couler ou de subir une grave avarie.
Accostant finalement dans la Cité, nos riches britons trouvèrent une ville... pittoresque et bruyante ! Et les remparts, tellement typiques ! Pendant leurs pérégrinations, ils se rendirent par hasard dans le quartier des misérables, où l'épouse d'un boulanger distribuait des miches de pain aux mendiants. Grand Gentleman, Edward offrit vingt livres à l'un d'eux. Quelle bonté ! Le pauvre l'en remercia et vida ses morvines sur le bout de papier avant de le jeter. Le couple chercha puis trouva le lieu de Chez Ma Tante, mais eu grand mal avec le changeur. « Non, pas enluminure ! » répéta-t-il sans cesse. Perdant de son flegme légendaire, Edward lui céda finalement sa luxueuse montre à gousset et en reçu une couronne d'or et quelques deniers. Au moins, la somme suffisait pour louer deux chevaux à l'auberge car ce pays n'avait ni voiture ni commodités modernes.
En route vers la campagne, Natasha et Edward ne s'éloignèrent pas trop de Jensgård avant de tomber sur la maison de leur rêve. « Regarde Edwaaaaaaaard, de la chaume sur le toit ! Très typique ! Et la roue hydraulique ! C'est surement le logis d'un meunier et c'est ouvert » s' émerveilla-t-elle. La femme mit pied à terre et entra. Personne ne s'y trouvait. « Oh et l'intérieur est trèeees rustique et trèeees pittoresque...
[center][img]https://i.imgur.com/ptjBQ5w.png[/img][/center]
Cet homme doit vivre seul, constata la bourgeoise, tâchons de le trouver ». Dehors, les Britons tombèrent sur un groupe de cinq individus grossiers. « Hello Gentlemen, pouvez vous... Goodness... est-ce des bows ? » s’horrifia le mari. « Cédez-nous le vostre or et il n'y aura point de tuerie ! » répondit l'un des brigands dans un dialecte barbare qu'ils n'entendirent guère. Natasha s'évanouit, laissant son époux gérer la délicate situation. Au final, les bourgeois se firent dépouiller de la tête au pied, les voleurs emportèrent tous ce que leurs proies possédaient de précieux, y compris les chevaux, mais laissèrent les billets de banque. S'en retournant épuisés à Jensgård, les britons dormirent dans une auberge miteuse à un denier la chambre. Une bagatelle. Le surlendemain, ils s'embarquèrent pour le Vonalya et jurèrent de ne plus jamais revenir en ce terrible et dangereux pays, aux mœurs plus qu'étranges ![/justify]
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Zaldora
[justify]Au cœur du Thorval (19).
20 octobre 2036,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/18/32/abmi.png[/img]
Enluminure relatant les dernières jacqueries contre les « hauts paysans »[/center]
Ces derniers jours, les régions frontalières de Søndermandland, Vådkyst et Taungrænser ont été le théâtre de violentes jacqueries contre la paysannerie aisée, accusée de clôturer les champs afin de se les accaparer. La pratique était strictement interdite par la coutume car elle violait des droits élémentaires (tels que le parcours), empêchait l'accès des pauvres à la terre dont ils dépendaient, et remettait en cause le système traditionnel de gestion commune des parcelles agricoles. Le péril sous-jacent était l'individualisme et le capitalisme agricole, tout deux intenables et injustes dans le cadre d'une société paysanne nombreuse.
Les panneaux solaires (« les miroirs ») furent défoncés, les barrières jetées et les chaumières concernées complètement mises à sac. La foule s'empara ensuite des hauts paysans et les conduisit devant les juridictions seigneuriales pour vol. Sous la pression des révoltés et des jurés populaires, les barons choisirent de punir les coupables en reversant leurs terres au profit des communaux de village, et en les bannissant. Une décision démagogique, mais qui entrait finalement dans le cadre de la redistribution agraire lancée par Sa Majesté en 2031 au profit des pauvres.
Au bout du compte, la noblesse terrienne sortait affaiblit dans son autorité car elle aura « monstrer son manque de braveries à garir les humbles face aux essaillies des fourbes». Quant aux divers modes récentes (panneaux solaires, électroménagers), elles subirent le contre-coup des violences et se garnirent d'une mauvaise réputation pour avoir servit à l'accaparement foncier. Comme toutes les modes, elles disparurent vite, alors que les milices claniques mirent la main sur plusieurs contrebandiers et faux-monnayeurs. De leur coté, les assemblées villageoises se promirent d'être plus vigilantes face aux fables estrangères des bons samaritains, et de mettre en place des bûcherons communaux, chargés de ramener du bois pour le village contre monnaie de bon aloi. De grandes battues au loup se préparèrent également.[/justify]
20 octobre 2036,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/18/32/abmi.png[/img]
Enluminure relatant les dernières jacqueries contre les « hauts paysans »[/center]
Ces derniers jours, les régions frontalières de Søndermandland, Vådkyst et Taungrænser ont été le théâtre de violentes jacqueries contre la paysannerie aisée, accusée de clôturer les champs afin de se les accaparer. La pratique était strictement interdite par la coutume car elle violait des droits élémentaires (tels que le parcours), empêchait l'accès des pauvres à la terre dont ils dépendaient, et remettait en cause le système traditionnel de gestion commune des parcelles agricoles. Le péril sous-jacent était l'individualisme et le capitalisme agricole, tout deux intenables et injustes dans le cadre d'une société paysanne nombreuse.
Les panneaux solaires (« les miroirs ») furent défoncés, les barrières jetées et les chaumières concernées complètement mises à sac. La foule s'empara ensuite des hauts paysans et les conduisit devant les juridictions seigneuriales pour vol. Sous la pression des révoltés et des jurés populaires, les barons choisirent de punir les coupables en reversant leurs terres au profit des communaux de village, et en les bannissant. Une décision démagogique, mais qui entrait finalement dans le cadre de la redistribution agraire lancée par Sa Majesté en 2031 au profit des pauvres.
Au bout du compte, la noblesse terrienne sortait affaiblit dans son autorité car elle aura « monstrer son manque de braveries à garir les humbles face aux essaillies des fourbes». Quant aux divers modes récentes (panneaux solaires, électroménagers), elles subirent le contre-coup des violences et se garnirent d'une mauvaise réputation pour avoir servit à l'accaparement foncier. Comme toutes les modes, elles disparurent vite, alors que les milices claniques mirent la main sur plusieurs contrebandiers et faux-monnayeurs. De leur coté, les assemblées villageoises se promirent d'être plus vigilantes face aux fables estrangères des bons samaritains, et de mettre en place des bûcherons communaux, chargés de ramener du bois pour le village contre monnaie de bon aloi. De grandes battues au loup se préparèrent également.[/justify]
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Zaldora
[justify]Alliance catholique.
Les jours suivants,
Sa Majesté Marie III appose son sceau sur le pacte de Saint Brendan. Elle pose la première pierre d'une future nef dytolienne destinée à accueillir des pays catholiques fiers de leurs histoires, de leurs coutumes et de leurs cultures, désireux de faire vivre la civilisation chrétienne loin des névroses bourgeoises. Le Karnobat est invité à rejoindre le pacte, tandis que les premiers signes de chaos se font entendre chez la Slovianie voisine.
[quote]Au nom de la Très Sainte et Indivisible Trinité,
Le Très Révérend Père Ruadhan, Supérieur de la Congrégation Colombanoise de Saint Brendan et de la Congrégation Bénédictine de Saint Brendan, et Sa Majesté Royale Marie, Reine de Thorval, conséquemment aux bienfaits que la Divine Providence s'est plut à répandre sur Leurs États, rappellent au monde leur profonde amitié ancrée dans la foi en Notre-Seigneur Jésus-Christ et aux enseignements de la Sainte Église Catholique.
Afin de souligner leur amitié, Ils prennent les décisions suivantes.
Article Premier - La République Monastique de Saint-Brendan et le Royaume de Thorval permettent à leurs marchands, négociants et commerçants de circuler librement entre leurs pays sans douanes. Ils devront cependant se plier aux lois et coutumes des différentes localités.
Article Deuxième - La République Monastique de Saint-Brendan et le Royaume de Thorval permettent à leurs sujets de circuler librement entre leurs pays. Ils devront cependant se plier aux lois et coutumes des différentes localités.
Article Troisième - La République Monastique de Saint-Brendan et le Royaume de Thorval ont a cœur de conserver et de faire vivre les traditions qui firent leur histoire et se donneront les moyens de poursuivre cet objectif.
En Christ.[/quote]
En parallèle,
Les Bondeting [assemblées villageoises] se réunissent plus souvent que d'habitude et renforcent les liens de solidarité villageoises et d'entraide. L'Église s'investit dans ses bienfaits sociaux, alors que le Hreppr – réseaux claniques de soutien mutuel, destiné en particulier aux pauvres, se renforce aussi. Une trêve féodalo-clanique s'installe et l'on assiste au grand retour des idées et des principes. Les conflits claniques, qui promettent de se maintenir malgré tout, devront s'en accommoder.[/justify]
Les jours suivants,
Sa Majesté Marie III appose son sceau sur le pacte de Saint Brendan. Elle pose la première pierre d'une future nef dytolienne destinée à accueillir des pays catholiques fiers de leurs histoires, de leurs coutumes et de leurs cultures, désireux de faire vivre la civilisation chrétienne loin des névroses bourgeoises. Le Karnobat est invité à rejoindre le pacte, tandis que les premiers signes de chaos se font entendre chez la Slovianie voisine.
[quote]Au nom de la Très Sainte et Indivisible Trinité,
Le Très Révérend Père Ruadhan, Supérieur de la Congrégation Colombanoise de Saint Brendan et de la Congrégation Bénédictine de Saint Brendan, et Sa Majesté Royale Marie, Reine de Thorval, conséquemment aux bienfaits que la Divine Providence s'est plut à répandre sur Leurs États, rappellent au monde leur profonde amitié ancrée dans la foi en Notre-Seigneur Jésus-Christ et aux enseignements de la Sainte Église Catholique.
Afin de souligner leur amitié, Ils prennent les décisions suivantes.
Article Premier - La République Monastique de Saint-Brendan et le Royaume de Thorval permettent à leurs marchands, négociants et commerçants de circuler librement entre leurs pays sans douanes. Ils devront cependant se plier aux lois et coutumes des différentes localités.
Article Deuxième - La République Monastique de Saint-Brendan et le Royaume de Thorval permettent à leurs sujets de circuler librement entre leurs pays. Ils devront cependant se plier aux lois et coutumes des différentes localités.
Article Troisième - La République Monastique de Saint-Brendan et le Royaume de Thorval ont a cœur de conserver et de faire vivre les traditions qui firent leur histoire et se donneront les moyens de poursuivre cet objectif.
En Christ.[/quote]
En parallèle,
Les Bondeting [assemblées villageoises] se réunissent plus souvent que d'habitude et renforcent les liens de solidarité villageoises et d'entraide. L'Église s'investit dans ses bienfaits sociaux, alors que le Hreppr – réseaux claniques de soutien mutuel, destiné en particulier aux pauvres, se renforce aussi. Une trêve féodalo-clanique s'installe et l'on assiste au grand retour des idées et des principes. Les conflits claniques, qui promettent de se maintenir malgré tout, devront s'en accommoder.[/justify]
-
Zaldora
[justify]Les courants de pensées.
A ce jour,
Après les assauts de la mondialisation moderniste, les jacqueries destructrices qui s'en suivirent, et le retour des idées sur le devant de la scène au détriment des luttes purement féodalo-claniques, les rapports de force entre courants de pensée furent bousculés :
OBSOLETE [/justify]
A ce jour,
Après les assauts de la mondialisation moderniste, les jacqueries destructrices qui s'en suivirent, et le retour des idées sur le devant de la scène au détriment des luttes purement féodalo-claniques, les rapports de force entre courants de pensée furent bousculés :
OBSOLETE [/justify]
-
Zaldora
[justify]La Grande quête (1).
3 novembre 2036,
[center][img]https://i.imgur.com/QZSEfPU.png[/img]
Le Seigneur Jørgen (à droite) avec ses capitaines.
Sur le champs de bataille, prêt à s'avancer
pour discuter des conditions de paix
avant la charge des ost.[/center]
Il y a dix jours, le seigneur Jørgen af Gløderborg, vassal du domaine de Sa Majesté, hissa la bannière de la rébellion. Le fief, ses villages et sa forteresse se détachèrent juridiquement. Les tentatives de conciliation se firent sans entrain et échouèrent très tôt. Si vis pacem, para bellum. Les osts se réunirent au pré de Svimmelfår, dans le froid lendemain du jour des Morts. Les troupes rebelles étaient en surnombre avec cinq cent hommes dont trois chevaliers, alors que l'ost de Sa Majesté n’alignait que quatre cent guerriers, dont la Reine à cheval en compagnie de son grand capitaine. Les renforts montés étaient à quinze lieues au nord et n'arriveraient pas à temps pour la bataille. La piétaille devra faire face : celle-ci se composait de la garnison de Frueborg et d'une centaine d'hommes du clan royal, équipé à la va-vite d'une cotte de maille rudimentaire, d'un bouclier et d'une épée ou d'un hache.
Dans les rangs Gløderborgeais, l'homme d'arme Niklas soupesait l'armée ennemie. Les bannières royales claquaient au vent, merveilleuses et impressionnantes. Cette seule vision pesait sur son moral. Et que dire de la Reine, aisément reconnaissable à sa cervelière couronnée. Elle était sur son grand destrier à galvaniser ses troupes, faisant des va-et-vient parmi les hommes, criant des choses en un dialecte incompréhensible. Le seigneur Jørgen, quant à lui, se lança au pas vers l'adversaire afin de s'entendre sur les conditions de paix. En face, néanmoins, les reîtres se mirent à pousser des cris de guerre et à cogner durement sur leurs boucliers. Soudain, ils levèrent leurs armes et de terribles clameurs s'élevèrent jusqu'aux cieux. La Reine tira son épée et lança sa monture, aussitôt suivit par l'ost survolté. Une certaine panique s'empara des Gløderborgeais mais ils purent tout de même se mettre en ordre de bataille. Le choc eut lieu.
A peine conscient, Niklas gisait blessé sur le champs de bataille, entouré de ses compagnons d'armes. Les forces du seigneur Jørgen furent taillées en pièce et détruites par les hommes du clan, ensauvagés et redoutables, et dont la fureur venant du fond des âges fut sous-estimée. Durant la mêlée, la Reine battit cinq adversaires, puis rencontra Jørgen, qu'elle vainquit en combat singulier. Blessé, il était dorénavant son prisonnier. Les rebelles déploraient plus de cent morts, tandis que Marie n'en perdit que vingt. La victoire fut complète et décisive. Peu après, elle parada à cheval dans les villages de Gløderborg et reçut les acclamations des paysans : les humbles aimaient les braves ! Et détestaient l'ancien baron qui fut un tyran.
Désormais, Sa Majesté tenait directement cette terre, ainsi que son château, et ne souhaitait pas le céder à un fidèle. Elle promit aux clans du pays de respecter leurs coutumes et leurs libertés, ainsi que de rendre bonne justice à chacun. Cet évènement imprévu était, à son corps défendant, le début de la Grande quête : Marie était désormais déterminée à renforcer sa position. De préférence sans la guerre. Elle devait d'abord mettre de l'ordre dans ses domaines, puis s'occuper de ceux tenus par ses Grands vassaux. Le travail sera difficile et durera des mois, voir des années. Après la bataille, la Reine se rendit en confession et enterra ses morts.[/justify]
3 novembre 2036,
[center][img]https://i.imgur.com/QZSEfPU.png[/img]
Le Seigneur Jørgen (à droite) avec ses capitaines.
Sur le champs de bataille, prêt à s'avancer
pour discuter des conditions de paix
avant la charge des ost.[/center]
Il y a dix jours, le seigneur Jørgen af Gløderborg, vassal du domaine de Sa Majesté, hissa la bannière de la rébellion. Le fief, ses villages et sa forteresse se détachèrent juridiquement. Les tentatives de conciliation se firent sans entrain et échouèrent très tôt. Si vis pacem, para bellum. Les osts se réunirent au pré de Svimmelfår, dans le froid lendemain du jour des Morts. Les troupes rebelles étaient en surnombre avec cinq cent hommes dont trois chevaliers, alors que l'ost de Sa Majesté n’alignait que quatre cent guerriers, dont la Reine à cheval en compagnie de son grand capitaine. Les renforts montés étaient à quinze lieues au nord et n'arriveraient pas à temps pour la bataille. La piétaille devra faire face : celle-ci se composait de la garnison de Frueborg et d'une centaine d'hommes du clan royal, équipé à la va-vite d'une cotte de maille rudimentaire, d'un bouclier et d'une épée ou d'un hache.
Dans les rangs Gløderborgeais, l'homme d'arme Niklas soupesait l'armée ennemie. Les bannières royales claquaient au vent, merveilleuses et impressionnantes. Cette seule vision pesait sur son moral. Et que dire de la Reine, aisément reconnaissable à sa cervelière couronnée. Elle était sur son grand destrier à galvaniser ses troupes, faisant des va-et-vient parmi les hommes, criant des choses en un dialecte incompréhensible. Le seigneur Jørgen, quant à lui, se lança au pas vers l'adversaire afin de s'entendre sur les conditions de paix. En face, néanmoins, les reîtres se mirent à pousser des cris de guerre et à cogner durement sur leurs boucliers. Soudain, ils levèrent leurs armes et de terribles clameurs s'élevèrent jusqu'aux cieux. La Reine tira son épée et lança sa monture, aussitôt suivit par l'ost survolté. Une certaine panique s'empara des Gløderborgeais mais ils purent tout de même se mettre en ordre de bataille. Le choc eut lieu.
A peine conscient, Niklas gisait blessé sur le champs de bataille, entouré de ses compagnons d'armes. Les forces du seigneur Jørgen furent taillées en pièce et détruites par les hommes du clan, ensauvagés et redoutables, et dont la fureur venant du fond des âges fut sous-estimée. Durant la mêlée, la Reine battit cinq adversaires, puis rencontra Jørgen, qu'elle vainquit en combat singulier. Blessé, il était dorénavant son prisonnier. Les rebelles déploraient plus de cent morts, tandis que Marie n'en perdit que vingt. La victoire fut complète et décisive. Peu après, elle parada à cheval dans les villages de Gløderborg et reçut les acclamations des paysans : les humbles aimaient les braves ! Et détestaient l'ancien baron qui fut un tyran.
Désormais, Sa Majesté tenait directement cette terre, ainsi que son château, et ne souhaitait pas le céder à un fidèle. Elle promit aux clans du pays de respecter leurs coutumes et leurs libertés, ainsi que de rendre bonne justice à chacun. Cet évènement imprévu était, à son corps défendant, le début de la Grande quête : Marie était désormais déterminée à renforcer sa position. De préférence sans la guerre. Elle devait d'abord mettre de l'ordre dans ses domaines, puis s'occuper de ceux tenus par ses Grands vassaux. Le travail sera difficile et durera des mois, voir des années. Après la bataille, la Reine se rendit en confession et enterra ses morts.[/justify]
-
Zaldora
[justify]La Guilde des Assassins.
10 novembre 2036,
[center][img]https://zupimages.net/up/18/33/l234.png[/img]
Astrid, celle qui eut occis un
personnage de grande importance[/center]
« Orsdre de la Pousdre » était un nom qui causait bien de l'effroi dans le royaume. Vénérable était cette guilde d'empoisonneuses. Les circonstances de sa genèse n'étaient point connues mais son efficacité légendaire l'était. Ses victimes dans l'histoire se comptaient par milliers. Cependant, l'Ordre subit ce printemps de profonds changements. Longtemps restreint au monde bourgeois, il célébra en septembre ses premières cérémonies d'initiation de paysannes. Son but s'était aussi quelque peu anoblit : sans renier les missions contre bonne monnaie, la Guilde se donnait désormais le droit d'agir de son propre chef afin de punir les méchants et rétablir la justice bafouée. Par ailleurs, sans abandonner ses méthodes originelles [une innocente au delà de tout soupçon glissant du poison dans un verre ou une marmite], l'Ordre pourra dorénavant employer des tueuses aguerries au maniement des armes. La première victime de la nouvelle vocation des empoisonneuses fut un intouchable, un tout-puissant. Un seigneur ? Une femme-seigneur ? Non, un mauvais roturier. Est-ce pour autant que la noblesse sera épargnée et pourra dormir sur ces deux oreilles ? Penser pareille chose serait très imprudent...
Une agitation inhabituelle gagna l'Ordre des Murmureurs le 10 novembre, en pleine dorveille. Un assassin s'était introduit dans le Couvent, forteresse imprenable et « inexistante » des espions, et avait attenté à la vie de Træegern, le Murmureur Supérieur. Celui-ci gisait sur la froide pierre de sa chambrelle, entouré des Frères. Le physicien l'examinait : « La plaie est enspoisonnée. » constata-t-il dès les premières minutes. Une profonde entaille lésait l'abdomen de la victime qui n'en avait plus pour longtemps. « Son visage estoit recouvert... mèche d'or... yeux azurs... femme, femme ! » lança le chef meurtri dans un dernier sursaut, avant que le poison ne fasse définitivement son œuvre. D'un geste, le physicien ferma les paupières du mort, tandis qu'un Frère cria de condamner les sorties. En vain, la tueuse était déjà loin. Ils se regardèrent les uns les autres, ne pouvant croire à l'impensable. Personne parmi eux n'aurait ne serait-ce qu'émis l'hypothèse d'une telle attaque. L'Ordre des Murmureurs ne pouvait faillir, était invincible et nul âme, pas même une coalition des Grands, ne daignerait s'en prendre à celui qui faisait la pluie et le beau temps dans le royaume ! L'assemblée extraordinaire des espions, s'étant réunis à l'aube, nomma un nouveau Murmureur Supérieur, Ulven, et constata l'inévitable : le Couvent était compromis et une terrible guerre des ombres s'annonçait. Deux sociétés secrètes allaient s'entretuer.
Les Murmureurs étaient une très vieille confrérie d'espions, mercenaire puis au service des Rois et Reines de Thorval. Cependant, l'envers du décors témoignait surtout d'un nid de vipères, faussement loyal, incontrôlable, qui ne servait personne si ce n'est ses intérêts, commettant pour cela les plus terribles crimes. Ces mauvaises œuvres furent probablement ce qui convainquit la guilde des empoisonneuses de passer à l'acte, en dépit des risques.
[center]---
[img]https://i.imgur.com/Stx5DAS.png[/img][/center]
Au Thorval, la famille repose sur le clan. En son sein, les parents ont la même importance : le Gode (père) et la Goda (mère). Le soubassement de la société est néanmoins marquée par des tendances matriarcales diffuses, dictées aussi bien par la vénération de la Vierge Marie que le souvenir inconscient des dieux Vanes, agraires et dominés par des déesses. Malgré la supplantation de ces derniers par les Ases, la paysannerie préféra toujours les Vanes jusqu'à sa conversion au christianisme. A ce titre, la femme a un véritable statut et du rang. Beaucoup de femmes sont à ce jour seigneurs, cheftaines de clan, assassins... Le Pater Familias est une notion anti-traditionnelle au Thorval.[/justify]
10 novembre 2036,
[center][img]https://zupimages.net/up/18/33/l234.png[/img]
Astrid, celle qui eut occis un
personnage de grande importance[/center]
« Orsdre de la Pousdre » était un nom qui causait bien de l'effroi dans le royaume. Vénérable était cette guilde d'empoisonneuses. Les circonstances de sa genèse n'étaient point connues mais son efficacité légendaire l'était. Ses victimes dans l'histoire se comptaient par milliers. Cependant, l'Ordre subit ce printemps de profonds changements. Longtemps restreint au monde bourgeois, il célébra en septembre ses premières cérémonies d'initiation de paysannes. Son but s'était aussi quelque peu anoblit : sans renier les missions contre bonne monnaie, la Guilde se donnait désormais le droit d'agir de son propre chef afin de punir les méchants et rétablir la justice bafouée. Par ailleurs, sans abandonner ses méthodes originelles [une innocente au delà de tout soupçon glissant du poison dans un verre ou une marmite], l'Ordre pourra dorénavant employer des tueuses aguerries au maniement des armes. La première victime de la nouvelle vocation des empoisonneuses fut un intouchable, un tout-puissant. Un seigneur ? Une femme-seigneur ? Non, un mauvais roturier. Est-ce pour autant que la noblesse sera épargnée et pourra dormir sur ces deux oreilles ? Penser pareille chose serait très imprudent...
Une agitation inhabituelle gagna l'Ordre des Murmureurs le 10 novembre, en pleine dorveille. Un assassin s'était introduit dans le Couvent, forteresse imprenable et « inexistante » des espions, et avait attenté à la vie de Træegern, le Murmureur Supérieur. Celui-ci gisait sur la froide pierre de sa chambrelle, entouré des Frères. Le physicien l'examinait : « La plaie est enspoisonnée. » constata-t-il dès les premières minutes. Une profonde entaille lésait l'abdomen de la victime qui n'en avait plus pour longtemps. « Son visage estoit recouvert... mèche d'or... yeux azurs... femme, femme ! » lança le chef meurtri dans un dernier sursaut, avant que le poison ne fasse définitivement son œuvre. D'un geste, le physicien ferma les paupières du mort, tandis qu'un Frère cria de condamner les sorties. En vain, la tueuse était déjà loin. Ils se regardèrent les uns les autres, ne pouvant croire à l'impensable. Personne parmi eux n'aurait ne serait-ce qu'émis l'hypothèse d'une telle attaque. L'Ordre des Murmureurs ne pouvait faillir, était invincible et nul âme, pas même une coalition des Grands, ne daignerait s'en prendre à celui qui faisait la pluie et le beau temps dans le royaume ! L'assemblée extraordinaire des espions, s'étant réunis à l'aube, nomma un nouveau Murmureur Supérieur, Ulven, et constata l'inévitable : le Couvent était compromis et une terrible guerre des ombres s'annonçait. Deux sociétés secrètes allaient s'entretuer.
Les Murmureurs étaient une très vieille confrérie d'espions, mercenaire puis au service des Rois et Reines de Thorval. Cependant, l'envers du décors témoignait surtout d'un nid de vipères, faussement loyal, incontrôlable, qui ne servait personne si ce n'est ses intérêts, commettant pour cela les plus terribles crimes. Ces mauvaises œuvres furent probablement ce qui convainquit la guilde des empoisonneuses de passer à l'acte, en dépit des risques.
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[img]https://i.imgur.com/Stx5DAS.png[/img][/center]
Au Thorval, la famille repose sur le clan. En son sein, les parents ont la même importance : le Gode (père) et la Goda (mère). Le soubassement de la société est néanmoins marquée par des tendances matriarcales diffuses, dictées aussi bien par la vénération de la Vierge Marie que le souvenir inconscient des dieux Vanes, agraires et dominés par des déesses. Malgré la supplantation de ces derniers par les Ases, la paysannerie préféra toujours les Vanes jusqu'à sa conversion au christianisme. A ce titre, la femme a un véritable statut et du rang. Beaucoup de femmes sont à ce jour seigneurs, cheftaines de clan, assassins... Le Pater Familias est une notion anti-traditionnelle au Thorval.[/justify]
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Zaldora
[justify]Le jeu de séduction.
14 novembre 2036,
[center][img]https://zupimages.net/up/18/35/6wxs.png[/img]
Frueborg, vue sur le Donjon et sa ronde intérieure.
Au rez-de-chaussée, les fenêtres éclairées à la lumière
des bougies donnent sur la salle des Hommes d'armes. [/center]
Le grand sablier divin s'écoulait sans cesse mais l'Heure des Loups, celle des liens brisées et des boucliers fracassés, celle des puits et des fenêtres ne donnant sur Rien, n'était pas encore arrivée. Cela sera l'Âge de l'effondrement, la crise du Spirituel et de tout les Principes. Le Thorval pleurera son âme meurtrie au milieu du ricanement des Marchands de la Terre.
C'était néanmoins dans le Bon Âge que Anatolios de Ménechmes fit de Frueborg son foyer. Il ne se rappelait plus de son arrivée et les souvenirs de l'étranger s'évanouissaient. Malgré les incessantes guerres et des intrigues toujours plus sombres, le jeune comte s'était énamouré de ces contrées qui renfermaient l'esprit perdu de la Vieille Dytolie mais aussi l'idéal chevaleresque et l'idéal de sainteté. Les personnes y étaient très rudes et grossières mais le cœur des uns et des autres se noyait, comme leur imaginaire, dans la mer enchantée des mythes, du merveilleux, des sagas légendaires et des anciennes poésies. Nul part l'hellène ne trouva pareil enchantement, en dépit des dures réalités (la maladie, la mort, les divisions). A l'étranger, les peuples préféraient se complaire dans les eaux glacées au lieu de les assécher, charmés par leurs vapeurs pestilentielles. Tant pis pour eux !
Cependant, Anatolios aurait-il découvert le fond de Thorval sans son amour éperdu pour Marie III, qui le poussa à tout abandonner et à rester ? Il s'inquiéta des récentes sorties guerrières de sa bien aimée, qui hantait ses pensées comme ses songes. Voyant la baisse d'influence de la reine-mère, le Ménechméen sentit que le cœur de Sa Majesté ne s’obtiendrait plus par le complot. La Reine ne semblait plus encline à se faire imposer un mari diplomatique. C'est pourquoi, le comte entreprit un jeu de séduction basé sur l'amour courtois, même si le contexte ne s'y prêtait pas à 100%. Afin de prouver sa valeur à Marie, il se rendra aux prochaines Joustes de la Saint Jean, et y défendra les couleurs de sa Dame. De sa plume, l'hellène écrivit aussi quelques poèmes d'amour...
« Doulce Dame que j'aime et désire tant,
Rose blanche dont ni hyver ni tempeste
ne peuvent faner la lumineuse couleur,
En haute mer courroucée,
Funteine de doulceur,
Clarté dans les ténèbres,
Joy dans la tristesse,
Rosée essorbant les flammes !
Très belle que j'aime tant,
J'espère tant de biens de vostre doulceur,
Et vostre noble cœur décideroit
Grâce, pitié, noblesse,
de s'ouvrir à mon fol amour. »
[/justify]
14 novembre 2036,
[center][img]https://zupimages.net/up/18/35/6wxs.png[/img]
Frueborg, vue sur le Donjon et sa ronde intérieure.
Au rez-de-chaussée, les fenêtres éclairées à la lumière
des bougies donnent sur la salle des Hommes d'armes. [/center]
Le grand sablier divin s'écoulait sans cesse mais l'Heure des Loups, celle des liens brisées et des boucliers fracassés, celle des puits et des fenêtres ne donnant sur Rien, n'était pas encore arrivée. Cela sera l'Âge de l'effondrement, la crise du Spirituel et de tout les Principes. Le Thorval pleurera son âme meurtrie au milieu du ricanement des Marchands de la Terre.
C'était néanmoins dans le Bon Âge que Anatolios de Ménechmes fit de Frueborg son foyer. Il ne se rappelait plus de son arrivée et les souvenirs de l'étranger s'évanouissaient. Malgré les incessantes guerres et des intrigues toujours plus sombres, le jeune comte s'était énamouré de ces contrées qui renfermaient l'esprit perdu de la Vieille Dytolie mais aussi l'idéal chevaleresque et l'idéal de sainteté. Les personnes y étaient très rudes et grossières mais le cœur des uns et des autres se noyait, comme leur imaginaire, dans la mer enchantée des mythes, du merveilleux, des sagas légendaires et des anciennes poésies. Nul part l'hellène ne trouva pareil enchantement, en dépit des dures réalités (la maladie, la mort, les divisions). A l'étranger, les peuples préféraient se complaire dans les eaux glacées au lieu de les assécher, charmés par leurs vapeurs pestilentielles. Tant pis pour eux !
Cependant, Anatolios aurait-il découvert le fond de Thorval sans son amour éperdu pour Marie III, qui le poussa à tout abandonner et à rester ? Il s'inquiéta des récentes sorties guerrières de sa bien aimée, qui hantait ses pensées comme ses songes. Voyant la baisse d'influence de la reine-mère, le Ménechméen sentit que le cœur de Sa Majesté ne s’obtiendrait plus par le complot. La Reine ne semblait plus encline à se faire imposer un mari diplomatique. C'est pourquoi, le comte entreprit un jeu de séduction basé sur l'amour courtois, même si le contexte ne s'y prêtait pas à 100%. Afin de prouver sa valeur à Marie, il se rendra aux prochaines Joustes de la Saint Jean, et y défendra les couleurs de sa Dame. De sa plume, l'hellène écrivit aussi quelques poèmes d'amour...
« Doulce Dame que j'aime et désire tant,
Rose blanche dont ni hyver ni tempeste
ne peuvent faner la lumineuse couleur,
En haute mer courroucée,
Funteine de doulceur,
Clarté dans les ténèbres,
Joy dans la tristesse,
Rosée essorbant les flammes !
Très belle que j'aime tant,
J'espère tant de biens de vostre doulceur,
Et vostre noble cœur décideroit
Grâce, pitié, noblesse,
de s'ouvrir à mon fol amour. »
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