Encyclopédie, Données nationales et bilans d'administration du conglomérat de Caeturia

Serance

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[quote][justify][center]C- Guerre civile et l’émergence des corporations olgariennes - Partie II. [/center]

[center][URL=https://www.casimages.com/i/190610061938138070.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/06/10/190610061938138070.jpg[/IMG][/URL][/center]
[center]Le sociétaire Jamie Butts (debout au centre) venant annoncer à l'administration Chu’anh la déclaration de guerre des villefranches Rusanéennes.[/center]

Initialement décrite comme une guerre ethnique, l’état de guerre inachevée qui opposait Posunois et natifs allait sur 60 ans faire basculer l’entièreté de la péninsule dans la guerre civile. Une guerre civile cette fois-ci actée par la scission qui se créa au sein des communautés barnétiennes avec des agglomérations globalement en faveur du Kaïtuya et d’autres, bien plus marquées vers les intérêts natifs.

L’administration Chu’anh du Kaïtuya s’est opposée aux natifs pour permettre la traversée de l’ensemble de la péninsule olgarienne par son réseau ferrée. Ce réseau ferrée a occupé une dimension d’autant plus stratégique après la découverte des filons aurifères et de cuivre de l’Est péninsulaire.

Le Kaïtuya était une colonie industrielle et agricole posunoise, qui s’est implantée sur la face ouest de l’actuel Caeturia dans le but de faciliter les flux commerciaux vers la Ventélie et son pays d’origine.

La découverte des ressources minières sur la côte Est, séparée de la partie Occidentale par un important bush, a replacé la voie de fer au coeur des projets de développement économique.

Plusieurs clans natifs qui cantonnaient à proximité des importants troupeaux de bisons olgariens gênaient ces travaux de développement sans qu’ils présentent un débouché commercial crédible.

Après avoir essuyé les velléités guerrières des 3 principales ethnies natives, l’administration Chu’anh devait donc songer à les délocaliser, voire à les exterminer, pour poursuivre le développement du réseau de chemin de fer et multiplier les transports marchands sur l’ensemble de la péninsule et tout particulièrement sa façade orientale.

Si l’agression des clans natifs sur l’industriel posunois avait su fédérer les communautés barnétiennes derrière ce second, la volonté des Chu’anh à chasser les clans natifs de leurs terres natales a su marquer les premières dissensions.

En cause, plusieurs raisons:
  • Les premières rencontres entre barnétiens et natifs de 1634, si elles se sont également accompagnées d’échauffourées, ont su trouver au fur et à mesure un partage territorial, où chaque communauté s’est déclarée souveraine et respectueuse des possessions de l’autre.

    La volonté des Chu’anh à bousculer les cartographies établies pour implanter un réseau ferré vers l’Est de la péninsule a pu choquer les communautés barnétiennes parmi les plus soucieuses de l’équilibre et de l’ordre établi.
  • Plusieurs communautés barnétiennes parmi les plus proches géographiquement des clans natifs, vivaient pour partie du troc fait avec eux.

    Les actions posunoises armées et destinées à affamer les clans natifs par l’abattage massif de bisons caeturiens ou à détruire ces communautés, ont durablement malmené l’activité commerciale entre les natifs et les communautés ciblées par leurs échanges commerciaux.
  • Le chemin de fer établie par l'administration Chu’anh s’est fait l’outil de propagande cherchant l’adhésion des villes franches de la péninsule Olgarienne ou cas échéant, sanctionnant les entreprises et agglomérations hostiles par l’interdiction faite d'affréter sur le réseau ferré posunois.

    Certaines industries ont été marquées par cette infamie pour avoir tenté de soutirer aux Chu’anh, plusieurs secteurs de marché dont ils voulaient le monopole, des entreprises olgariennes ayant pratiqué une concurrence déloyale ont également été sanctionnées de la sorte à l’image des compagnies.

    Pour de nombreux industriels olgariens, le chemin de fer posunois était devenu le symbôle de l’oppression et de l’asservissement des Chu’anh sur la péninsule.
En 1823, soit 71 ans après le dernier acte de guerre natif, une demi-dizaine de sociétaires affiliée aux agglomérations de Vyseria, Flatwood, Rusarion & Greentold, se rend à Kaïtuya pour notifier l’administration Chu’anh que la prospection posunoise sur les terres aurifères de la Côte Est est désormais interdite tant que les voies commerciales ferrées ne leur seront pas permises.

L’administration Chu’anh prend note du refus et annonce la mobilisation de ses sympathisants vers la façade Est de la péninsule. "L'axe de Rusane", en référence à sa cité-mère et l’alignement de villes qui se revendiquaient “non alignés”, prend pour cassus belli la mobilisation des troupes de Chu’anh.

Le 17 septembre 1823, un sociétaire des agences Midland Bank Group du nom de Jamie Butts, vient acter à l'administration Chu’anh: la déclaration de guerre des villes rusanéennes.

Non sans hypocrisie, le sociétaire Butts est reçu avec les hommages d’un délégataire étranger.

Si bien qu’en sortie de la rencontre, la légitimité des revendications rusanéennes s’est rapidement éclipsée derrière les intentions bellicistes des villes franches. L’opinion publique retint la déclaration de guerre des villes franches rusanéennes comme une entrave à la prospérité commerciale. L’administration Chu’anh parvint initialement à écarter les agglomérations frondeuses de leurs potentiels soutiens tandis qu'elle ralliait plusieurs villes franches barnétiennes sous le giron du Kaïtuya.

Ce clivage, s’il fut incontestable, se doit d’être nuancé par la très large proportion des villes souhaitant maintenir un statut quo entre les deux belligérants.[/justify][/quote]
Serance

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[quote][justify][center]C- Guerre civile et l’émergence des corporations olgariennes - Partie III. [/center]

[center][URL=https://www.casimages.com/i/191215034008277828.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/12/15/191215034008277828.jpg[/IMG][/URL][/center]
[center]Illustration d’un conscrit posunois de l’administration Chu’anh (Kaïtuya), opposé aux forces des sociétaires rusanéens.[/center]

La [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1272&t=16720&p=352454#p352454]déclaration de guerre par Dutts[/url] en septembre 1823 initie donc le début des actions armées entre les forces des sociétaires olgariens et celles du Kaïtuya posunois, plus de soixante-dix ans après le déroulement des dernières actions armées sur le territoire péninsulaire.

Néanmoins, les facilités avec lesquelles l’Administration Chu’anh avait contenu [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1272&t=16720&p=359995#p348417]l'hostilité des natifs[/url] en 1752, ne purent se renouveler et trouvèrent leurs limites face aux sociétaires rusanéens (de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1272&t=16720&p=359995#p340508]région de Rusano[/url]).

Ancrés au sein d’un réseau maillé d’une dizaine d'agglomérations, les sociétaires entretenaient leur réseau logistique et entravaient celui du Kaïtuya sur toute la partie nord du pays. Aussi, si l'Administration Chu’anh a pu défaire les guerriers des tribus natives par des capacités logistiques conférées via un réseau ferré étendu à la majeure partie de la péninsule, sa rivalité croissante avec les colons barnétiens a donné une certaine fragilité à ce même atout.

Revendiquant le droit d’entreprendre et la fin des monopoles du Kaïtuya via son chemin de fer, les sociétaires barnétiens regroupaient les villes de Rusarion, Vyseria, Steus, Liebins, Tamney, Cordobaro, Harplem et plusieurs clans des 3 éthnies natives précédemment en guerre face au Kaïtuya: les Nalaparaïs (de Manpaluca), les Supahes (de Chilpanmoros), les Rumtaks (de Tkaqueguillo et d’Ilipaluk).

[center][URL=https://www.casimages.com/i/191215035114275609.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/12/15/191215035114275609.jpg[/IMG][/URL][/center]
[center]Sociétaires rusanéens, posant aux côtés de combattants natifs en lutte contre le Kaïtuya.[/center]

Du côté posunois l’enjeu était d’entretenir la réaffirmation de son pouvoir au sein d’un espace territorial où son exercice apparaît de plus en plus contesté. Dans le même temps, l’administration des Chu’anh ambitionnait la saisie de plusieurs manufactures des sociétaires pour pouvoir créer des monopoles et identifier des parts de marché à l’international, qui pourraient tomber sur le carnet de commande posunois une fois les sociétaires dépossédés.

Cet objectif convoité par les forces du Kaïtuya a limité l’usage de l’artillerie posunoise en zone industriel, devenant les théâtres d’affrontements au corps à corps, parmi les plus meurtriers du conflit.

Si l’exemption d’artillerie n’empêche pas la progression posunoise, ses troupes mettent plus de temps à prendre pieds au sein des premières agglomérations rusanéennes conquises. Sans résumer la défaite du Kaïtuya au cumul d’erreurs tactiques posunoises, la tournure du conflit a débuté sur une progression des forces Chu’anh vers le nord de la péninsule, faute de résistance réelle des sociétaires. Cette progression finira par se tarir, au cours de différentes batailles historiques qui donneront successivement l’avantage aux forces des sociétaires rusanéens en 1825.[/justify][/quote]
Serance

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[quote][justify][center]C- Guerre civile et l’émergence des corporations olgariennes - Partie IV. [/center]

[center][URL=https://www.casimages.com/i/191215092407947158.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/12/15/191215092407947158.jpg[/IMG][/URL] [/center]
[center]Pont de la périphérie Nord de Liebins en 1825 et marquant l'accès à Harplem, l'objet d’une bataille acharnée entre les forces du Kaïtuya et les sociétaires rusanéens.[/center]

L’une des batailles majeurs du conflit se déroula aux abords de la ville de Liebins en novembre 1825 où les forces du Kaïtuya projetaient leur rassemblement avant une marche sur le dernier carré des sociétaires Rusanéens depuis Harplem.

[spoiler=Carte des mouvements militaires du Kaïtuya et des prises de position en octobre 1825.][URL=https://www.casimages.com/i/191215093223522278.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/12/15/191215093223522278.jpg[/IMG][/URL][/spoiler] Les sociétaires rusanéens, conscients de l’avantage concédé au Kaïtuya par le chemin de fer, en démantelèrent la partie qui reliait le sud au nord de la péninsule, de sorte à le rendre inopérant depuis la capitale de l’administration posunoise. Dans sa dernière poussée vers la Rusarion, l’administration Chu’anh fut donc contrainte de rassembler ses troupes par la voie terrestre.

La multiplicité des ponts et des gués environnant la contrée de Liebins invita l’état-major posunois à opérer la jonction de ses armées sur ce théâtre.

De son côté, l’administration Chu’anh avait espéré une victoire rapide après avoir constaté la faible résistance adverse sur les premiers fronts, allant même jusqu’à scinder ses forces en deux armées après la chute de Cordobaro. Elle ambitionnait de faire tomber les villes rapidement pour prévenir le sabotage ou la délocalisation des industries sur place tout en affligeant un coup au moral adverse par la progression fulgurante de ses armées qu'elle faisait progresser sur les façades orientales et occidentales de la péninsule olgarienne.

Bien qu’inférieures en nombre (2 000 troupes des sociétaires runanéens contre 6 000 troupes du Kaïtuya scindées en deux armées), la topographie des environs de Liebins bloquait toute convergence des forces Chu’anh grâce à la seule tenue de deux ponts. Prises pour cible pendant la traversée de chaque pont et exposant ses flancs à l’ennemi rusanéen après avoir traversé celui-ci, les troupes posunoises de l’administration Chu’anh ne parvinrent pas à gagner l’autre côté de la rive, pour fusionner leurs deux armées.

[center][URL=https://www.casimages.com/i/191215092142955692.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/12/15/191215092142955692.jpg[/IMG][/URL][/center]
[center]Carte tactique de la bataille de Liebins.[/center]
Malgré des pertes mineures de parts et d’autres des deux camps, les effets de la bataille de Liebins furent importants pour l’orientation du conflit. C’est à Liebins que l’offensive posunoise prit fin, permettant le lancement d’une contre-offensive des forces armées rusanéennes vers Kaïtuya.

Qui plus est, l’administration Chu’anh disposait de peu de compagnies posunoises, les autres étant principalement des membres de communautés barnétiennes enrôlés pour la guerre civile. L’opposition de barnétiens pro-Chu’anh aux anti-Chu’anh est apparue comme une prise de risque qui a sérieusement écorné la ressource humaine du Kaîtuya après la bataille de Liebins.

Ayant vu se dérouter les régiments de vétérans et mercenaires posunois, les communautés barnétiennes qui n’appartenaient pas à la fronde des sociétaires rusanéens retournèrent au statut quo alors que certaines d’entre elles basculèrent dans le camp des sociétaires rusanéens.[/justify][/quote]
Serance

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[quote][justify][center]C- Guerre civile et l’émergence des corporations olgariennes - Partie V. [/center]

[center][URL=https://www.casimages.com/i/200324124925841705.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2020/03/24/200324124925841705.jpg[/IMG][/URL][/center]
[center]Archive encyclopédique du Département de la mémoire collective et de l'identité culturelle, détaillant les troupes historiques de l'administration Chu'anh.[/center]

L’offensive des Chu'anh [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360004#p360004]stoppée à Liebins[/url] et son corps d’élite posunois affaibli, les forces du Kaïtuya cantonnèrent au Fort de Vyseria pour entretenir une position pivot, permettant de lancer des actions de harcèlement simultanées sur la côté Ouest et Est de la péninsule Olgarienne.

Du côté des sociétaires rusanéens, l’armée se scinda en deux forces dont l’une d’elle, composée d’un peu moins de 2000 hommes, devait prendre position au pied du Fort de Vyseria tandis qu’elle y attendait d’être rejointe par des volontaires. L’autre “armée”, sous le commandement du Lieutenant Harlay Barnsfield et d’un effectif réduit à 150 soldats montés, devait joindre le sud pour initier des actions révolutionnaires parmi les habitants résidant sous administration des Chu’anh.

Alors que l’armée principale rusanéenne tenait en respect les forces posunoises assiégées de Vyseria et composées des troupes d’expérience, les sociétaires rusanéens échaffaudaient la poursuite de leurs opérations dans le sud-ouest de la péninsule.

La bataille de Liebins avait eu lieu en novembre 1825 et l’arrivée de la période “hivernale” en Olgarie méridionale était synonyme de températures oscillant entre 6 et 19°C. Là où la période hivernale est en Dytolie le calendrier le moins propice aux campagnes militaires, il est en Olgarie l’instant le plus favorable de par son climat [url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/11/180911034934603600.png]tempéré chaud voire subtropical[/url].

Les troupes posunoises partiellement cantonnées dans le Fort de Vyseria, l’état-major des sociétaires rusanéens fit donc parcourir de longues distances à des petites compagnies dont celle du Lieutenant Barnsfield. Leur but était de rallier le territoire posunois à moindre peine, par la traversée du [url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/11/22/181122063453126980.jpg]bush[/url] qui domine l’[url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/19/180619112130509567.jpg]intérieur des terres[/url] et y limite les activités humaines en été.

Sentant la situation lui échapper et voir un étau se presser autour de Kaïtuya alors même que ses régiments les plus expérimentés subissaient encore le siège à Vyseria, l’administration posunoise du Kaîtuya présidée par Hwang Chu’anh (le petit-fils du père fondateur [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=340965#p340965]Dhuong Chu’anh[/url]) leva différentes forces conscrites pour répondre à la multiplicité des forces adverses qui venaient accomplir des actions de guérillas et rompre les principales voies de la logistique militaire. Cette approche militaire novatrice lui fut conseillée par le Général Tu Kyung-Soo, nouveau chef d’état-major pour l’administration Chu’anh après la défaite de Liebins.

Face à la décentralisation des armées posunoises, les corps expéditionnaires rusanéens sous le commandement du fraîchement promu colonel Harly Barnsfield rencontrèrent davantage d’unités mobiles ennemies sur les routes. Une nouvelle donne qui entravait rudement les manoeuvres de Barnsfield et des guérillas rusanéennes.

Cette mobilisation posunoise s’accompagna également d’un redéploiement au sein des grandes agglomérations barnétiennes du New-Baernet et de Shady-Spring. L’objectif des autorités Chu’anh et du Général Kyung-Soo était de maintenir une présence militaire sur place pour sécuriser les voies terrestres alentours et qui venaient converger sur Kaîtuya. [/justify][/quote]
Serance

Message par Serance »

[quote][justify][center]C- Guerre civile et l’émergence des corporations olgariennes - Partie VI. [/center]

[center][URL=https://www.casimages.com/i/200324104051542365.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2020/03/24/200324104051542365.jpg[/IMG][/URL][/center]
[center]Illustration encyclopédique des uniformes portés par les troupes des sociétaires rusanéens, dont celles du corps de francs-tireurs sous le commandement du Colonel Barnsfield.[/center]

[spoiler=Carte militaire des manoeuvres Chu anh et Rusanéennes][URL=https://www.casimages.com/i/200324111204964888.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2020/03/24/200324111204964888.jpg[/IMG][/URL][/spoiler]

Les incursions des francs-tireurs du colonel Barnsfield en territoire Chu’anh, sont devenues bien plus difficiles d'exécution après l’investissement des forces conscrites posunoises au sein des agglomérations voisines à KaÏtuya.

Le cordon de sécurité autour de Kaïtuya partait des agglomérations de Linlodge pour atteindre celle du New-Baernet, en passant par Shady-Spring, pour la capitale posunoise. Entre ces villes, de nombreuses patrouilles Chu’anh quadrillait le secteur alors que des garnisons tenaient les places des villes qui le composaient. Grâce à ces différentes approches militaires, le Général Kyung-Soo prit l’ascendant sur le colonel Barnsfield et ses francs-tireurs qui perdaient considérablement en mobilité au sein de la province, voyant le jour de leur interception approcher à grands pas.

Dans son malheur, Barnsfield put toutefois compter sur l’indélicatesse posunoise à souhaiter la sauvegarde de ses voies d’approvisionnement, parfois au prix d’actions politiques contestées. Constatant que des troupes posunoises avaient investi contre leur gré les villes du New-Baernet et de Shady-Spring, afin d’offrir des voies de ravitaillement sécurisées aux abords de Kaïtuya, le colonel Barnsfield voulait contraindre l’administration Chu’anh à entrer dans la ville de Goromus pour désolidariser l’administration Chu’anh de ses derniers soutiens parmi les communautés barnétiennes.

Effectivement, entre Kaïtuya et Rusarion demeurait une seule grande ville côtière jusqu’ici restée neutre: Goromus. Quiconque contrôlait Goromus pouvait faire acheminer par voie maritime des troupes et du matériel plus rapidement et en grande quantité vers une ligne de front entre les deux camps.

Pour tromper l’ennemi et l’obliger à la manoeuvre désirée, le Colonel Barnsfield invita l’état-major des sociétaires rusanéens à mobiliser une flotte dans le port de Rusarion et où ils commenceraient à stocker de nombreuses caisses faussement maquillées en dépôt de munitions. Le réseau d’espionnage de l’administration Chu’anh parmi les communautés barnétiennes fit le reste et l’état-major de Kyung-Soo ordonna l’entrée des forces conscrites posunoises au sein de la ville de Goromus.

Malgré quelques heurts et incidents urbains, provoquant la mort de 44 citoyens de l’ex-villefranche de Goromus, les troupes posunoises même conscrites parvinrent facilement à poser le pied en ville.

Toutefois, la mise en place d’une garnison posunoise à Goromus eut des répercussions politiques et interculturelles graves entre les communautés barnétiennes et posunoises qui occupaient mutuellement la péninsule. Un fait aggravé par les précédentes occupations par l’armée Chu’anh, des agglomérations de Shady-Spring et du New-Baernet, jusqu’ici neutres au sein de ce conflit. Les relations locales, de nature commerciale et même sociale, se dégradèrent fortement entre les deux communautés.

C’est dans cette configuration que le colonel Barnsfield et ses francs-tireurs se préparèrent à la délivrance d’une nouvelle bataille aux abords de Goromus, dans les “Hollow Pastures” (litt. les pâturages creux) qui donneront leur nom à l'affrontement. [/justify][/quote]
Serance

Message par Serance »

[quote][justify][center]C- Guerre civile et l’émergence des corporations olgariennes - Partie VII. [/center]

[center][URL=https://www.casimages.com/i/200329012019593701.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2020/03/29/200329012019593701.jpg[/IMG][/URL][/center]
[center]Peinture de Kaitlyn Min-Gyu (1881), illustrant le massacre de citoyens posunois à Kaïtuya le 16 février 1826 par des élans populaires de la communauté barnétienne.[/center]

[spoiler=Carte militaire des manoeuvres Chu anh et rusanéennes][URL=https://www.casimages.com/i/200329012646374651.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2020/03/29/200329012646374651.jpg[/IMG][/URL][/spoiler]

La bataille des “[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=362735#p362735]Hollow Pasturges[/url]” (litt. les pâturages creux) marque une nouvelle victoire des sociétaires rusanéens qui amorcera deux effets majeurs pour la péninsule.

Le premier effet notable à court terme c’est la conséquence militaire de la défaite des troupes du Lieutenant-Général Tongbang Songhyon, qui va notamment permettre une entrée du corps des francs-tireurs de Barnsfield au sein de Goromus. La prise de Goromus constituera une agglomération côtière majeure pour permettre un ravitaillement du front depuis le port de Rusarion et envisager un blocus maritime du port de Kaîtuya.

Le deuxième effet est d’ordre politique, en vainquant l’armée du Lieutenant-Général Songhyon, le Colonel Barnsfield sera promu à un grade d’officier général au sein de l’armée des sociétaires rusanéens, lui ouvrant l’accès à la carrière d’homme d’état dans ce qui deviendra à son initiative, le Caeturia.

Ayant mérité ses étoiles de Général après la bataille des Hollow Pasturges, Barnsfield deviendra l’un des officiers et hommes d’état les plus influents parmi les sociétaires rusanéens. Craignant que la victoire contre l'Administration Chu’anh ne lui soit ravie par d’autres officiers rusanéens en provenance de l’arrière du front, le Général Barnsfield reprit la route avec ses hommes vers Kaïtuya.

De son côté, l’administration Chu’anh acculée et soumise au blocus maritime par les forces navales rusanéennes, poursuivit des actions d’enrôlement et de conscription au sein de la capitale. Toutefois, les défaites militaires Chu’anh et l’approche imminente des forces croissantes du Général Barnsfield sapa l’efficacité des propagandes Chu’anh.

Une population composée majoritairement de barnétiens et dans une moindre mesure, de posunois et natifs. La pression de l’Administration posunoise vis-à-vis des populations du Kaïtuya et la criticité de la situation militaire face aux sociétaires rusanéens va contraindre des barnétiens (et même quelques posunois) à initier une insurrection conjointe aux opérations militaires du Général Barnsfield.

Pouvant compter sur des alliés et soutiens à l’intérieur de la ville, les troupes de Barnsfield parviennent à prendre pied au sein de la capitale de l’Administration Chu’anh le 16 février 1826. Cette victoire contre l’Administration Chu’anh restera durant plusieurs siècles, un acte d’émancipation politique fort, qui posera un voile sur les nombreux crimes de guerre et raciaux qui résulteront de la chute de Kaïtuya.

Effectivement, lorsque les francs-tireurs pénètrent dans la capitale, des mouvements spontanés de barnétiens se sont joints à la libération de la ville. S’ils oeuvrent activement dans la lutte contre les soldats posunois, ces miliciens de fortune qui ont vécu côte à côte avec les colons posunois et sous la direction des Chu’anh, commettent différents actes de persécution ethnique à l’égard des communautés posunoises qu’ils estiment privilégiées en comparaison des ménages barnétiens. Un discours tangible si l’on considère l’accès aux postes à responsabilité et la rémunération favorisés des citoyens d'origine posunoise ainsi que les pratiques d’une concurrence déloyale dans le sens où l‘administration Chu’anh choisissait qui pouvait user ou non du chemin de fer pour transporter ses marchandises dans toute la péninsule.

Ce ressentiment cultivé de façon quasi quotidienne par les barnétiens de la capitale Chu’anh, entraînera l'exécution sommaire ou le lynchage de 365 citoyens posunois avant que le Général Barnsfield ne soit contraint d’imposer l’ordre au sein de la cité fraîchement ralliée. Les crimes interraciaux commis en cette période, ne seront reconnus des historiens et des politiques qu'en 1895, notamment grâce à l'activisme de plusieurs artistes qui ont fait connaître la dureté de cette époque par l'exposition de toiles équivoques, à l'instar de "Libératrice oppression" de Kaitlyn Min-Gyu.

Après la chute de KaÏtuya en 1826, l'Administration Chu'anh demande l'ouverture de pourparlers pour fixer les termes de sa reddition face aux sociétaires rusanéens.
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