Rencontre entre le Tarnosia et le Maok à Lokaroum

Alwine

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

La réponse de l'archevêque fut dense et intéressante, comme toujours depuis le début de l'entretient qui, jusqu'ici, et un vrai plaisir. Malinia hocha la tête en souriant aux propos sur les missionnaires, signifiant son accord. Cette aide serait bienvenue, et elle ne doutait pas que les prêtres maokoriens, rompus à l’apprentissage des langues, sauraient rapidement s'adapter. Mais sur la fin, son sourire se transforma en grimace, exprimant non pas son déplaisir mais une contrition sincère et facile à décoder au sujet des propos de l'homme d'église, qu'elle expliqua bien vite.

« Hélas... cela aurait été avec plaisir que le Maok aurait aidé le Tarnosia dans ses besoins énergétiques, mais notre politique est de ne pas exploiter plus que nous le faisons nos réserves qui, comme vous l'avez souligné, sont pourtant signalées comme vastes. Nous fonctionnons très bien avec le peu que nous produisons, et nous serions même plutôt, à terme, pour finir par ne plus l'exploiter du tout, en passant, par exemple, à des moyens de production d'énergie plus propres, autonomes et durables. Par exemple, nous avons des accords avec le Thorval pour la construction d'une grande centrale hydroélectrique.

Nous avons déjà eu des offres, parfois très généreuses, pour l'extraction de notre pétrole, mais je ne peux, hélas, que vous répondre ce que j'ai déjà répondu alors : pour l'heure, nous ne souhaitons pas exploiter ces réserves, car nous ne voulons pas transformer notre économie en une machine polluante qui peu à peu ruinerait la richesse de la nature qui est l'atout principal du Maok. Notre économie repose sur nos productions naturelles en grande partie, les épices, le cacao, ce genre de choses... nous n'avons pas intérêt à développer les moyens de vie polluants, donc pas intérêts non plus à augmenter l'offre de pétrole, ni à risquer les contaminations de l'eau et du sol.

Néanmoins, si un jour nous venions à changer de position, bien entendu, nous penserions avant tout à un partenaire royal et chrétien comme le Tarnosia ! Puis-je vous demander des précisions sur la situation énergétique ? Est-elle véritablement critique ? Je croyais savoir que vous aviez des accords à ce sujet avec certains de nos voisins du Barebjal, mais ce peut n'être que des rumeurs. »


Une fois encore, Malinia eut une petite grimace. Elle semblait sincèrement regretter de ne pouvoir venir en aide à son nouveau partenaire, mais le politique du Maok était pour l'instant bien fixé, et seule une crise ou un soucis pourrait la faire changer.

« Concernant les accords de libre importation, pouvez-vous me préciser un peu plus ce dont il s'agit ? Est-ce simplement le droit d'acheter librement à nos différentes guildes ce qu'elles auront à vendre ? Bien sûr nous sommes prêts à l'accorder, le commerce est libre, mais je ne peux garantir les quantités sans bases précises, je dois vous le dire. Ou avez-vous autre chose à l'esprit ? Pardonnez-moi, mais même si je prend peu à peu de la bouteille, le Maok n'a pas l'expérience de une diplomatie et de tous ses termes subtile aussi vaste que celle du Tarnosia, comme je l'ai déjà dis au part avant, de sorte qu'il faut me pardonner mes menues incompréhensions de temps à autres. »
Amaski

Message par Amaski »

C’est avec une certaine surprise, mais pas avec du déplaisir, que Belm Karn apprit que le Maok n’exploitait pas ses ressources naturelles. C’était une chose bien rare dans ce bas monde, mais pas forcément mauvais. Les autorités du Maok semblaient avoir une certaine sagesse dans la gestion de leurs richesses. Malheureusement, la péninsule tarnoise avait été industrialisée par la force durant la Révolution bleue et plus rien permettait de revenir en arrière. La boîte de Pandore avait été ouverte. Réfléchissant un peu, l’archevêque s’amusa à l’idée de voir toutes les grandes puissances désespérer devant les richesses inaccessibles du Maok. Le refus d’entrée en matière de la part du Maok avait en plus l’avantage de lui éviter de devoir parler davantage sur les ressources naturelles, sujet qu’il n’aimait pas.

« C’est une politique sage et avisée. Nous ne pouvons que vous conseiller à continuer sur cette voie. »

Karn Belm pouvait déjà entendre le Ministre de l’Industrie hurler de rage à Koloria.

« En ce qui concerne notre situation énergétique, la péninsule tarnoise n’a pas de ressources fossiles et les forêts sont soigneusement protégées, une attitude induite par la religion païenne. C’est pour cette raison que le Gouvernement fédéral fait tout pour diversifier au plus les sources d’approvisionnement pour sécuriser l’alimentation énergétique du pays. L’écroulement du commerce maritime durant le Grand Chaos a été fatal à l’économie du pays et même à son ordre social. En conséquence, le mot d’ordre désormais est de diversifier au plus le ravitaillement et assurer un accès sécurisé. Cependant, nous pensons qu’une crise énergétique n’est pas en approche à l'heure actuelle. »

Venant à la volonté écologique du Maok, le prêtre se rappela de quelques projets intéressants dans la péninsule.

« Sachez que si votre pays aimerait investir davantage dans l’énergie verte, des entreprises de notre pays se sont spécialisées dans la production d’essence biologique produite à partir d’algues. C’est un procédé qui permet de créer du bio-diesel sans devoir sacrifier une partie de la production agricole, les algues étant un peu près la mauvaise herbe des océans. On peut ainsi sans problème créer des cultures d’algues dans des territoires arides et peu exploitables. C’est une approche intéressante pour remplacer le pétrole classique, polluant sous plusieurs formes. »

C’est alors que l’archevêque aborda la question du contrat d’importation. Visiblement, le Maok ne semblait pas avoir une production véritablement exportable. La première impression du religieux c’était d’être devant un pays pratiquant encore largement une production d’autosuffisance. Les Tarnois avait rencontré un peuple similaire, les Roumaliens, mais au contraire du Maok, les Roumaliens était un peuple insupportable. Leurs émissaires n’arrêtent pas de faire des grands discours byzantins et il est impossible d’envisager quelconque forme de coopération économique et culturelle avec ce pays. Des nombreuses tentatives avaient été faites, mais après tant de refus polis, on avait fini par considérer la Roumalie comme une terre à oublier. La Roumalie se complaisait dans ses mœurs archaïques et vouait uniquement un intérêt aux armes modernes. Le Maok, lui, était ouvert au monde et avait un système économique à première vue peu développé, mais qui restait sans aucun doute encore à découvrir. Le système des guildes était, par exemple, fortement intéressant.

« Vous avez bien compris. L’objectif serait de pouvoir acheter des produits fabriqués dans votre contrée. Ceux-ci peuvent être des produits de luxe, finis ou de la matière première. L’objectif est de simplement pouvoir laisser à nos marchands et entreprises librement acheter des produits chez vous. Le but n'est pas de fixer des quantités achetés et vendues, mais de créer un cadre favorable à l'échange. »
Alwine

Message par Alwine »

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Il fallait bien le dire, Malinia avait craint de froissé son interlocuteur en présentant ce refus, mais, heureusement, il n'en fut rien. Au contraire, l'Archevêque sembla presque content d'apprendre cette nouvelle, ce qui la surpris, mais positivement, bien entendu. Elle écouta avec plaisir ses explications, et ses propositions sur l'écologie, avant d'avoir droit à des éclaircissement sur la question des échanges. La diplomate hocha la tête, son sourire aillant retrouvé tout son éclat.

« Hé bien, je suis heureuse si ce refus ne vous pose pas de problème, et je vous remercie pour ces encouragements à perdurer dans cette voie. En effet, elle nous semble la plus saine pour préserver le pays qui nous nourrit si généreusement. »

On pouvait voir sans peine que la chose faisait véritablement plaisir à la Ministre. Elle marqua une courte pause puis, conservant son sourire, entreprit de répondre aux autres points évoqués par son interlocuteur dans la discussion.

« Pour ce qui est du carburant vert, c'est également quelque chose dont on nous a déjà parler, mais à ce stade le Maok se concentre avant tout sur la production d'électricité. Notre but est prioritairement d'atteindre une confortable indépendance dans ce domaine, de produire de façon très large l'énergie dont nous avons besoin. Une fois cela fait, nous nous tournerons vers ce genre de projets et, alors, nous cesseront sans doute complètement d'exploiter notre pétrole même de la façon presque « artisanale » qui a lieu aujourd'hui. Néanmoins, quand nous en viendrons là, bien entendu nous ne pourrons que penser au Tarnosia pour acquérir un tel savoir faire... l'idée de ne pas avoir à sacrifier une partie de notre production agricole nous plaît d'ailleurs fortement.

Si vous recherchez des partenaires, je vous suggérerais le Viertenstein, qui, d'après ce que ses représentants m'en ont dit, a également un programme autour de l'idée de « bio-carburant ». De mon côté, j'aimerais savoir, quelle est l'expertise du Tarnosia en matière d'énergie renouvelable, en dehors du bio-carburant ? »


Malinia était bien conscience que cela faisait beaucoup de refus assorti de « si », mais elle ne pouvait pas faire mieux pour le moment, la politique du Maok étant ce qu'elle était. Heureusement, un autre volet allait lui permettre de se rattraper.

« Concernant les accords hé bien, oui, je n'y vois aucun problème, bien que je ne puisse garantir les quantités, encore une fois, les maokoriens produisant avant tout pour le Maok et ensuite seulement pour l'extérieur, même si une exportation est bel et bien possible, ne vous en faites pas ! Concernant la qualité, notre philosophie de production elle-même, via des guildes qualifiées et garantes de la compétence de leurs artisans, devrait la garantir naturellement je pense. Donc oui, c'est avec plaisir que nous favoriserons les échanges, qui de toute façon nous semblent logiques entre pays qui se sont alliés. Souhaitez vous discuter d'un taux de douane sur certains produits, ou bien laisserons-nous les taux naturels s'appliquer ? De mon côté, le Maok ne verrait aucun mal à cela. »
Amaski

Message par Amaski »

En écoutant la Ministre, Belm Karn se souvenait d’avoir parlé il y a quelques jours avec Topias Savela, le directeur de TarnEnergy, une entreprise publique tarnoise. Celui-ci lui avait alors expliqué le principe de l’énergie à hydrogène, une technologie toute à fait passionnante. Peut-être que ceci pouvait intéresser le Maok ? Tout dépendant jusqu’à quel degré le Maok voulait se fermer aux influences modernes.

« Si vous cherchez un moyen de créer de l’énergie sans du pétrole, peut-être que l’énergie à hydrogène pourrait vous intéresser ? C’est une énergie probe qui en plus est fiable en créant beaucoup d’emplois. Le seul désavantage consiste à ce que c’est une énergie dont les coûts d’investissement sont faramineux, mais une fois en place, sa rentabilité l’est autant. Si ceci vous intéresse, je pourrais contacter le directeur de TarnEnergy et le convaincre d’envisager d’ouvrir des centrales à hydrogène dans votre pays. Vous aurez ainsi une alternative énergétique crédible sans devoir investir des centaines de milliards. Après, la question se pose si votre pays est prêt à envisager de libéraliser partiellement son marché énergétique ?

Je peux vous rassurer que TarnEnergy est en main publique et vous pouvez demander un contrat fixant des règles strictes comme l’a fait le Hokkaido. Je suis même prêt à faire pression sur la TarnEnergy pour vous assurer quelques bonnes concessions. Notre pays a opté pour l’énergie à hydrogène après avoir reçu la technologie du Khaldidan et nous en sommes très heureux depuis. Bien évidemment, il y a une part de choix politique. »

C’est alors que le prêtre eut une idée intéressante.

« Sachez que si vous n’aimez pas la vue d’installations trop modernes, il existe certainement un moyen de construire des centrales dans des édifices érigés dans un style plus traditionnel et propre à votre pays. Ceci pourrait même être plus intéressant pour TarnEnergy vue qu’elle pourra acheter les matériaux auprès vos artisans, ce qui est moins coûteux que les alliages et le béton. »

Venant à la question de l’accord d’importation, l’archevêque pensa que le mieux était de miser entièrement sur les artisans du Maok voire même de les inciter sur moyen terme à produire des biens de luxe à destination du marché tarnois. Aux yeux du prêtre, les artisans faisait partie de la « melior pars » de la société. Pour les soutenir, il pouvait être intéressant de créer un système commercial plus local.

« Nous pensons qu’il peut être intéressant de mettre en place un système d’échange plus proche des artisans. Pourquoi ne pas ouvrir des points d’achat dans vos principaux ports ? Les marchands tarnois auront droit à avoir des entrepôts et des magasins dans vos villes portuaires pour acheter sur le marché local les biens les intéressant. Quand les quantités sont assez grandes pour justifier leur transport, les entrepôts seront vidés et la marchandise envoyées au-delà l’océan. L’avantage dans ce système est que les artisans seront incités à venir dans vos villes portuaires et à y créer des manufactures. Le marché d’exportation pourrait être une source de développement pour vous. Nous pourrions même laisser nos banques installer des filiales dans les ports pour prêter aux artisans l’argent pour leurs négoces. La production de meubles, de vêtements raffinés et de bijoux est sans aucun doute un marché plein d’avenir, ne compromettant en aucune sorte votre système économique actuel. »
Alwine

Message par Alwine »

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Les propositions de l'Archevêque étaient riches, et très intéressantes. Néanmoins, dans chaque cas, il y avait des choses à préciser. Ce fut toutefois avec le sourire qu'elle les aborda.

« Je vais répondre point par point, si vous le voulez bien. Concernant l'énergie hydrogène, il y a deux aspects. Le premier repose dans un questionnement. Pourriez-vous m'en dire plus, ou peut-être mettre le Maok en contact avec votre entreprise énergétique pour que nous en sachions plus ? Notamment, comment fonctionne exactement cette énergie, car je vous avoue que cela ne me dit pas grand chose en terme technique... quelles sont les matières premières à utiliser, par exemple ?

Toujours au niveau du questionnement, quand vous parlez de coûts importants, de quelle échelle d'investissement parlons-nous exactement ? Le Maok souhaite certes se tourner vers une énergie renouvelable qui permettra au pays une totale autarcie de production à terme, mais nous n'avons pas encore des moyens illimités dans ce domaine, loin de là. »


Ce dernier constat amena une légère grimace sur le visage de Malinia, qui aurait bien voulu, parfois, avoir des moyens plus conséquents à aligner dans ce domaine... hélas, les finances publiques n'étaient pas infinies, loin de là !

« Le second aspect est celui d'une « libéralisation »... il faut voir quel sens vous donnez à ce mot exactement. Le Maok n'a rien contre le fait qu'une entreprise possède une usine, par exemple. Néanmoins, ce que nous tenons absolument à garantir, c'est que les employés et patrons locaux de ces usines, qu'ils soient maokoriens et formés par l'entreprise, ou amenés de l'extérieur, soient régulièrement membre d'une Guilde maokorienne reconnue par la Couronne.

Je m'explique. Le système de Guilde suppose une transmission solide du savoir et du savoir-faire, mais aussi une reconnaissance de ces mêmes savoirs et savoirs-faire. Au Maok, tout travailleur ou artisan fait partie d'une Guilde, et cela doit rester le cas, même lors de la création d'une nouvelle entité. Ici en l'occurrence il faudrait peut-être créer une ou plusieurs guildes pour l'occasion, mais en tous cas elles doivent exister et garantir aux maokoriens que ceux qui les approvisionneront en énergie sont des gens capables.

Sur un autre plan, les Guildes se rapprochent aussi des syndicats, mais nous semblent meilleures, en ce qu'elles garantissent que les artisans, donc les membres de la guilde, seront bien traités et que leurs droits seront respectés, d'une part, mais aussi, d'autre part, que le travail sera bien fait en temps et en heure comme le demande le client ou le patron. En somme, elle permet à chacun d'avoir une garantie juste et équitable, et à tous d'être représentés au sein d'un même groupe.

Pour ce qui est de votre idée d'adopter un style et des matériaux traditionnels, je pense en effet que l'idée serait bonne, en ce qu'elle permettrait une meilleure intégration dans le paysage du Maok, et fournirait du travail à nos artisans tout en réduisant les coûts de votre entreprise. »


La Ministre était bien consciente de paraître pinailleuse mais, hélas, ce n'était pas elle qui faisait les lois et les traditions du Maok, elle devait simplement composer avec. En l'occurrence, elle en approuvait le fond, mais de toute façon, telle n'était pas la question. Elle eut une petite grimace d'excuse, puis retrouva le sourire au moment de poursuivre.

« Concernant maintenant la question des points d'achat ne pose pas de soucis. Là encore, un marchand qui s’installerait définitivement dans un de nos ports pour faire de l'achat aurait tout intérêt à se faire homologuer par la Guilde correspondante pour une plus grande confiance de ceux qui viendraient vendre, mais ce ne serait pas ici obligatoire, il s'agit simplement d'un conseil que je leur adresserais... ceux qui feraient ce choix attireraient certainement plus de vendeurs, qui sinon risques de se montrer beaucoup plus méfiants.

Par contre je me dois d'apporter une précision sur la question des banques... nous ne sommes bien entendu pas fermés à l'installation de banques au Maok, là encore, il suffit d'entrer dans la Guilde des Banquiers... par contre je dois vous prévenir d'une spécificité locale. En effet le Maok est un état à la longue et très forte tradition chrétienne et, comme vous ne l'ignorez sans doute pas, Monseigneur, Notre Mère l'Église désapprouve l'usure... de ce fait, le prêt à usure, ou « avec intérêts », est strictement interdit sur notre sol.

Je sais que cela peut être un facteur rédhibitoire et je le comprend, mais notre pays est ainsi fait. Cela a déjà amené des banques étrangères à revoir leur idée originelle de s'installer chez nous et nous le comprenons, mais telle est notre façon de faire. »


Une nouvelle fois, elle eut une légère grimace, bien consciente que son interlocuteur, tout homme d'église qu'il soit, n'avait peut-être pas envie, dans ce cas précis, d'entendre cela. Elle prit d'ailleurs la peine de conclure en s'en excusant.

« J'ai bien conscience que je pose beaucoup de « oui, mais », hélas, je ne peux faire autrement... Le Maok est prêt à s'ouvrir au monde, mais pas au prix de ses valeurs, comprenez-le bien. Je vous assure que je ne pose pas tout cela par simple plaisir de contradiction ou envie de m'affirmer par la confrontation, mais simplement parce que ce sont là les lois et traditions du pays que, comme tout un chacun, je suis tenue de respecter. »
Amaski

Message par Amaski »

Le prêtre n’avait pas tous les chiffres en tête, mais il espérait pouvoir répondre à la Ministre de son mieux sur ces quelques détails techniques. Les interrogations restaient heureusement encore à un niveau technique accessible.

« Je ne saurais vous expliquer tous les détails liés à la technologie. Pour ceci il faudrait sans aucun doute contacter Monsieur Savela, je suis certain qu’il se fera un plaisir de vous donner tous les chiffres. Dans des mots très simples, l’énergie est créée à partir de l’hydrogène, qui est un gaz explosif qui est extrait d’eau, substance qui est composée d’un tiers d’hydrogène et de deux-tiers d’oxygène. En termes de pollution, le pire qui pourrait arriver c’est la libération d’hydrogène, gaz qui est si léger qu’il s’évapore vers l’espace. La matière première est donc l’eau, c’est aussi simple que ça, au moins à ce qu'on m'a expliqué.

Pour les coûts, si je me souviens bien, il faut compter avec plusieurs centaines de milliards de dollars d’investissements pour un pays moyennement développé. Cependant, c’est un problème pour lequel il existe des solutions. TarnEnergy est une entreprise qui s’engage à assumer le coût de construction des centrales à hydrogène si elle a le droit de vendre son électricité sur le marché local. Le fait est que les infrastructures sont très coûteuses, mais que la production d’énergie est en termes de coûts insignifiante. En vendant l’électricité au prix de l’électricité faite à partir du gaz, l’entreprise fait des énormes économies en termes d’achat de matière première, qui sont très chères à l’heure actuelle. Ceci permet de rembourser les emprunts engagés pour l’investissement initial. Après, ceci exige de pouvoir faire appel à un système bancaire développé, ce qui est le cas de TarnEnergy. »

L’archevêque remarqua que le Maok était confronté à un problème dont peut-être ce pays ne soupçonnait pas la cause. La question sur le financement démontrait que les finances de ce pays étaient limitées et que le refus d’un système bancaire moderne conduisait à empêcher à l’État d’être capable de lever massivement des fonds pour investir dans l’infrastructure et l’économie. Ce n’était pas dramatique en soi, pensa Belm Karn, car sans aucun doute que TarnEnergy pourrait faire les investissements à la place des autorités du Maok, en acceptant de se soumettre aux règles du Maok.

« La libéralisation comprend surtout l’objectif de permettre à TarnEnergy de pouvoir vendre de l’électricité dans votre pays. C’est que ça, mais c’est important car c’est via la vente de l’électricité que les investissements faits dans les centrales pourront être amortis. »

Au sujet des guildes, le prêtre ne voyait pas vraiment comment il pouvait être possible de faire cohabiter un système de guildes, de type médiéval, avec le travail industriel. Que pouvait-il donc dire ? Il pensait que le mieux était de filer ce sujet à Topias Savela qui peut-être pourrait mieux répondre à cette question épineuse. De son point de vue de laïc des affaires économiques, ces guildes semblaient être des super-syndicats avec le potentiel de transformer l’activité industrielle dans un enfer quotidien pour les gestionnaires d’usine. Entre le fait de devoir demander des autorisations à chaque guilde pour chaque employé, on pouvait potentiellement perdre des mois en négociations. Cependant, comme dit auparavant, l’archevêque ne pensait pas avoir le format pour cette discussion. Savela devrait donc répondre au gouvernement du Maok à sa place.

« Concernant vos revendications pour les guildes, je ne me sens malheureusement pas compétent pour pouvoir vous répondre. Monsieur Savela sera sans aucun doute plus en capacité de le faire. Veuillez me pardonner mon ignorance, mais les affaires économiques et industrielles ne sont pas mon domaine de prédilection. »

Il s’était enfin débarrassé de cette épineuse question, malheureusement pas d’une manière qui lui plaisait particulièrement. Néanmoins, au plus profond de lui, Belm Karn était curieux de savoir ce que Savela allait dire aux autorités du Maok. Heureusement, l’idée des matériaux de construction ne posait pas plus que tant de débat.

« Nous sommes heureux de voir que l’idée de faire appel à des matériaux de construction locaux vous satisfaite. »

Concernant les banques, l’affaire était mort-née. A partir du moment où les intérêts étaient écartés, le système bancaire, sous sa forme moderne, ceci voulait dire comme il existait depuis le 12ème siècle, n’était pas viable. Personne ne prêterait de l’argent s’il ne pouvait pas avoir au moins la garantie de récupérer une partie de la somme en cas de défaut. Après, la fameuse condamnation de l’usure était une confusion en soi. L’usure n’était pas l’octroi de prêts à des intérêts, mais l’octroi de prêts à des intérêts abusifs. C’était toute une nuance. La deuxième permettait l’existence d’un système bancaire, sain de surcroît, la première le tuait sans prendre en compte que tout était une question de mesure. Cependant, l’Église catholique n’avait jamais été réputée pour ses compétences financières, les états pontificaux ayant historiquement toujours était un état au bord de la faillite. L’archevêque n’ayant pas les compétences pour tenir un débat sur la pertinence du système bancaire, décida donc de contourner cette question et de la laisser être réglée par des gens plus compétents après la réunion.

« Nous sommes heureux que l’idée de créer des points d’achats soit considéré par votre état. Sans aucun doute que beaucoup de bien naîtra de ce rapprochement commercial et favorable à l’artisanat. Pour les banques, votre état fixe les règles et les institutions voulant s’installer dans votre pays le feront selon vos lois. Vous n’avez pas besoin de vous excuser pour vos mœurs et vos lois qui sont excellentes. »

Ce qui voudrait surtout dire qu’aucun banquier un peu sensé mettrait le pied au Maok, mais ceci n’était pas un souci pour Belm Karn. En tant que moine, il n’avait ni haine ni affection pour le monde des grandes banques. Même, ses modestes connaissances économiques venaient tous de conversations soutenues avec Topias Savela et le fait qu’il était contraint de s’intéresser aux affaires économiques dans le cadre de sa fonction de chancelier.
Alwine

Message par Alwine »

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Il semblait à Malinia que, contrairement au début de la discussion, l'Archevêque se retenait maintenant de faire certaines remarques ou de lui faire part de certaines incertitudes... c'était bien dommage, car elle ne pouvait ainsi ni le rassurer sur les Guildes ni l'éclairer sur la vision bancaire du Maok, mais elle n'y pouvait rien. Elle écouta attentivement ce qu'il lui livra tout de même, hochant la tête, visiblement intéressée par ce qu'il lui présentait.

« Je vois hé bien, il faudra peut-être que je rencontre directement monsieur Savela au sujet de tous ces points, à moins que je ne laisse, moi aussi, un expert plus qualifié que moi discuter directement avec lui, dans un cadre moins formel peut-être. Ne vous en faites pas, je comprend parfaitement que vous ne soyez pas expert en tous les domaines, vous êtes déjà compétent en religion et en politique tout à la fois, nul ne peut tout connaître... moi-même je suis douée pour me souvenir de divers point de vue, mais je suis loin de tout maîtriser. »

Malinia eut un sourire car, même si elle sentait une certaine retenue, il n'empêchait qu'elle appréciait toujours son interlocuteur, et notamment le fait qu'il respecte les coutumes du Maok. Un Maok qui vivait très bien sans système bancaire et sans habitants grevés de dettes privés et état alourdit par une dette publique, d'ailleurs.

« Il y a tout de même un point que j'aimerais aborder avec vous, dans l'hypothèse où les discussions avec monsieur Savela seraient fructueuses. Si j'ai tout compris, votre entreprise se chargera de financer le gros des centrales, et se remboursera ensuite en vendant l'énergie produite, c'est cela ? Je pense pouvoir être rassurée sur sa moralité par le fait que, comme vous l'avez mentionné, l'entreprise appartient à l'état tarnois, mais, pardonnez-moi, qu'arriverait-il en cas de soucis diplomatique entre nos pays ?

Bien sûr, je ne le souhaite pas, et j'espère que cela n'arrivera jamais. Hélas, mon métier m'oblige à envisager le pire, juste au cas où. En cas de problème entre nos pays, puisque l'état contrôle l'entreprise qui contrôle l'usine, celle-ci s'arrêterait-elle ? Ou bien resterait-elle « neutre » dans l'histoire ? Ceci, simplement affin de savoir à quoi m'en tenir ne vous en faites pas.

D'autre part, l'usine sera-t-elle en quelque sorte « importée » de Tarnosia, entièrement tarnoise, ou bien la Couronne Maokorienne, ou peut-être une de ses Guildes, pourra-t-elle y prendre des parts ? Dans un autre registre lié, les travailleurs seront-ils des tarnois venus de la péninsule pour travailler ici, ou bien des maokoriens formés sur place ? Ou un mélange des deux ?

Et enfin, si vous me permettez cette question motivée cette fois essentiellement par la curiosité, pourquoi le Tarnosia a-t-il besoin de pétrole s'il maîtrise toutes ces technologies dites « vertes » ? Ne pourriez-vous fonctionner grâce à ce formidable savoir qui, de mon point de vue je vous l'avoue, semblerait presque fabuleux ? »


HJ : Désolé du temps de réponse je croyais avoir répondu avant-hier soir et... en fait non ><
Amaski

Message par Amaski »

La problématique d’un possible conflit entre les deux pays n’était pas anodine et Karn Belm fut surpris de ne pas avoir envisagé cette option. A vrai dire, il partait du principe que les relations resteraient au pire neutre entre les deux contrées, car il ne voyait pas quel pourrait bien être un véritable sujet de tension entre eux. Le Maok lui rappelait beaucoup au Thorval et donc il était tenté de faire entièrement confiance à cette contrée. Cependant, les interrogations de la ministre étaient fortement pertinentes et il convenait à leur répondre avec précision.

« En pratique, ce ne sera pas la TarnEnergy qui gérera directement les centrales à hydrogène. Dans les faits, TarnEnergy créera une filiale au Maok qui sera indépendante de sa maison-mère dans le domaine de la gestion des centrales. La filiale versera des dividendes à TarnEnergy, une fois les investissements amortis. En échange, TarnEnergy sécurise sa filiale en pouvant assumer le paiement des intérêts en cas de problèmes particuliers et en se portant garant auprès les banques pour engager les emprunts nécessaires. Le système économique de TarnEnergy est nettement plus fédéralisé que celui des entreprises occidentales. L’idée derrière cette structure est de permettre aux filiales nationales d’avoir un maximum de liberté en gardant un contrôle stricte des finances. Donc, pour vous répondre, je peux vous dire qu’en cas de crise diplomatique, la filiale restera tout simplement neutre, car elle n’a aucun intérêt à se mettre à dos ceux auxquels elle vend l’électricité. Ce serait un suicide économique sur le long terme.

Concernant votre question sur le possible achat d'actions, je peux vous dire que les centrales situées au Maok seront sous le contrôle d’une filiale de la TarnEnergy. Cette filiale agira et aura son siège social dans votre pays. Après, en ce qui concerne les participations à la filiale, rien ne vous empêche en théorie d’acheter des actions, sauf que ce ne serait pas, à mon humble avis, une action pertinente. Imaginez que la filiale de la TarnEnergy investisse 100 milliards de dollars dans votre pays. Si vous voulez avoir 10% des actions de l’entreprise, la filiale sera tentée de demander 10 milliards en échange. L'achat d'action de votre part n’est pas utile, car TarnEnergy a l’accès au marché financier tarnois dont le marché des emprunts est très développé. Il est même un des plus importants au monde. Trouver dix milliards ne sera pas difficile pour TarnEnergy, alors que pour vous, en revanche, cette action demandera de soit vous appuyer sur vos réserves financières soit de passer par la fiscalité de votre contrée. Cet argent que vous déploierez dans la filiale de TarnEnery serait nettement mieux investi dans des projets d’infrastructure ou d'usines dans un autre secteur économique. Donc vous pouvez certainement le faire, mais le bénéfice sur court et moyen terme pourrait être mitigé. 

Concernant les travailleurs, tout dépend comment sera résolu la question des guildes. Si le système de guildes est trop restrictif, alors la tentation sera grande d’engager des tarnois, car on pourra dans ce cas s’appuyer sur des ouvriers qualifiés étant membres de syndicats, organisation avec lesquelles on peut conclure des accords-cadres assez facilement.

Connaissant les coutumes des entreprises tarnoises, la première approche consistera à vouloir engager des locaux, déjà pour des raisons de coût et aussi de culture, mais tout dépend de la rigidité du système des guildes. S’il faut une autorisation pour chaque engagement d’ouvrier, alors l’ouvrier maokorien deviendra impossible à engager, car on ne peut pas négocier pendant dix ans pour engager le personnel d’une super-centrale. Si TarnEnergy investit cent milliards dans votre pays, faisant de votre contrée l’avant-garde de la production d’énergie écologique du continent, l’entreprise voudra pouvoir engager librement du personnel, ce qui ne signifie pas qu’on ne puisse pas conclure un accord-cadre protégeant les intérêts des ouvriers. En somme, tout dépend comment vos guildes vont agir. Si elles poursuivent une approche syndicaliste, il ne devrait pas avoir de problème. Si elles désirent contrôler la production et la vente, alors la coopération sera probablement vouée à l’échec.

Concernant votre dernière question, la péninsule ne produit pas encore assez d’essence biologique pour couvrir ses besoins. A l’heure actuelle, la production varie entre 40 à 50% de la consommation. Et aussi, le pétrole ne sert pas uniquement à la création d’essence, mais est l’ingrédient clé d’une grande partie de matériaux synthétiques comme par exemple le plastique. En somme, les problèmes de ravitaillement en pétrole ne menacent pas que le transport, mais aussi la fabrication de produits élémentaires pour une économie moderne, sans parler de l’armement et de l’aviation qui ont besoin d'une essence de qualité. »
Alwine

Message par Alwine »

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

L'Archevêque répondit longuement à ses questions, et Malinia écouta avec attention. Elle était heureuse de voir exprimer certains doutes sur les guildes, qui allaient lui permettre quelques clarifications sur une idée qui semblait en effet poser soucis à un certain nombre de partenaires, quoique pas à tous. Et l'ensemble, bien entendu, était très intéressant. Ce fut avec le sourire, et une certaine animation, preuve de l'intérêt de la discussion à ses yeux, qu'elle répondit.

« Hé bien, je vous remercie pour cette clarification. La solution de la filiale nous semble en effet une bonne idée, oui, et répond à toutes mes éventuelles inquiétudes. Cette solution rend également inutile la question d'un investissement de notre part, qui, comme vous le soulignez, serait coûteux... et la communauté d'intérêt qui, malgré tout, continuera à nous lier, ne pourra que participer à renforcer les liens entre nos deux pays, ou en tous cas je l'espère. Restera à voir les derniers détails avec monsieur Savela, mais en tous cas pour moi la chose semble une idée très positive et très intéressante, oui !

Pour ce qui est des Guildes, je crains qu'il n'y ait mécompréhension. D'une part, même tarnois et affiliés à un syndicat chez eux, des ouvriers devraient se faire affilier à une guilde pour pouvoir travailler légalement au Maok. En effet ce sont également les guildes qui se chargent de tenir ce qui pourrait s'appeler une sorte de « registre du travail ». Mais elles n'ont rien des entités austères et anti-économiques que vous semblez craindre, et qui, peut-être, prennent le même nom dans d'autres pays, cela je l'ignore. Il n'en est rien au Maok, toutefois.

Le principal but des guildes maokoriennes est de s'assurer que chaque personne assignée à une tâche soit compétente pour celle-ci, et respecte la loi en l’exerçant. Elle évite les charlatans et les usurpateurs de titre de tous poils, d'un faux médecins qui ne vous soignera pas à un faux maçon qui empocherait votre argent et ensuite monterait un mur bancal, voir abandonnerait le chantier au milieu... elle remplis également les fonctions d'un syndicat, mais dans les deux sens, en ce qu'elle se charge de garantir les droits du travailleur au près du patron, comme un syndicat, mais aussi du patron au près des travailleurs, évitant les grèves sauvages de tout poil.

En pratique, oui, un ouvrier pourra être engagé librement, simplement en plus d'être noté sur le registre de l'entreprise il devra s'enregistrer au près de la guilde, pour pouvoir travailler légalement. Une fois qu'il aura correctement appris son métier, si ce n'est pas le cas en entrant, il pourra recevoir le statut de compagnon, et pourra ainsi librement dire qu'il a les connaissances pour effectuer son poste. Dans le cas d'un personnel maokorien, ceux que vous engagerez, nageant depuis toujours dans ce système, s'enregistreront automatiquement sans soucis aucun, soyez-en certains.

En dehors de ça hé bien oui, comme un syndicat, enfin je suppose, de ce que j'ai compris du système syndical, la guilde représentera ses membres, en portant leurs doléances aux patrons, et en portant les doléances du patron au près des ouvriers afin qu'ils sachent comment accomplir un travail correct. Pour tous les postes qui ne sont pas spécialisés pour ce type de centrale, je pense je ne sais pas à l'entretient, au nettoyage, ou n'importe quoi d'autre, cela vous garantira aussi d'engager des gens déjà compétent, et vous évitera de renvoyer les incompétents. Globalement, la guilde pourra même accélérer et facilité le recrutement du personnel.

La guilde n'a pas pour but de « gripper » une entreprise mais au contraire d'y assurer la qualité du travail et d'y éviter les conflits... J'espère vous avoir quelque peu rassuré ? »
Amaski

Message par Amaski »

Karn Belm écouta avec beaucoup d’attention la ministre du Maok, prenant bien note de ces explications concernant les Guildes, structures qui contenaient toute une part de mystère. La ministre fut une description très détaillée qui apportait quelques éclaircissements sur cette manière d’organiser le travail. L’archevêque était très intéressé par ce que lui racontait la ministre, même s’il ne voyait pas comment pouvoir réexpliquer dignement tout ce système à Savela. Sans aucun doute que ce dernier devra alors aller chercher les informations sur le terrain. Néanmoins, le prêtre se posait la question comment les relations allaient évoluer entre les guildes et les entreprises tarnoises dans l’avenir, si TarnEnergy voudra encore s’installer au Maok. Cependant, c’était une interrogation à laquelle seul le temps pourra offrir une réponse.

« Je suis convaincu que les entreprises tarnoises et les Guildes sauront combiner leurs forces au profit de tous. »

C’était une réponse assez bancale, mais le prêtre ne savait pas quoi dire. Il ne pouvait ni donner des assurances ni prédire la position de Savela sur la question. Est-ce que ce dernier secourait sa tête devant ce qu’il devait considérer comme un anachronisme ou allait-il faire avec ? Rien n’était assuré dans ce domaine. C’est alors que Karn Belm ajouta.

« Bien, avez-vous un autre sujet à discuter dans le cadre du chapitre économique ? Pour notre part, nous pensons avoir abordé le plus importantes questions. »

Le résultat était fortement mitigé, mais en fin de compte, les affaires économiques n’étaient pas les sujets les plus pressants aux yeux de l’archevêque. Probablement que le prêtre commettait une erreur à penser ainsi, car il n’était pas bon de sous-estimer la puissance du complexe industrialo-financier tarnois, surtout pas depuis la fin de l'hégémonie du Baal Group.
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