Rencontre entre le Tarnosia et le Maok à Lokaroum
-
Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre écouta avec grande attention les avis, conseils et explications de l'Archevêque, particulièrement sur le volet du Wapong. Pour tout dire, le Maok connaissait peu de cet état... sinon qu'il avait participé à y rétablir une monarchie. Maintenant que c'était fait, le royaume zanyanais attendait de voir ce pays maintenant justement dirigé prendre la bonne route... ou non. Se décider à enfin concrétiser l'état royal serait un bon début, d'ailleurs. Quoi qu'il en soit, Malinia nota les avis qui lui étaient rendus, même si, comme toujours, le Maok se forgerait sa propre idée... mais en s'éclairant bien entendu aussi des sons de cloche qui lui parvenaient. Finalement, la conclusion de l'ecclésiastique amena un nouveau sourire sur le visage de la maokorienne.
« Je vous remercie pour cet avis, ainsi que pour toutes vos précisions, et j'espère que votre vœux se réalisera en la matière... mais voici que nous arrivons. »
En effet, la voiture ralentissait de plus en plu, et s'arrêta bientôt sur une vaste place, en face d'un palais qui en était l'élément central, placé juste en face de l'accès principal de la place. D'extérieur, le palais était de style majoritairement alméran, et plus précisément alémanique, avec néanmoins des touches qui l'identifiait clairement comme un produit également des traditions locales. Il s'agissait du Petit Palais, siège du gouvernement civil. Loin d'être un édifice nain, comme l'Archevêque l'avait bien compris et malgré ce que son nom laissait entendre, il comprenait une vaste salle centrale au rez-de-chaussée où se réunissait le parlement, accompagné de salles plus petites servant à des comités parlementaires et autres choses du même genre, et de bureaux et salles aménagés dans les étages supérieurs où travaillaient les ministres et leurs cabinets.
C'était également là qu'on avait récemment aménagés les salles qui devaient permettre à la Ministre de recevoir ses homologues étrangers. C'était approprié puisque sur la vaste place, toute autour, se trouvaient, outre quelques commerces, plusieurs grands bâtiments, dont certains avaient déjà été transformés en ambassades, et dont les autres étaient destinés à la même fin, les ambassades étant aussi destinées à envahir, à terme, la dernière rue qu'ils avaient traversé. En somme, c'était là le siège du gouvernement civil, affaires étrangères comprises, et on avait volontairement placé au plsu près les différentes représentations des pays étrangers.
« Et nous y voici, le Petit Palais, appelé ainsi par comparaison avec le Palais Royal... en partie pour la taille objective, en partie pour sa situation urbaine, qui réduit son aura... et en partie parce qu'il était à l'origine le palais des Lieutenants venus du Viertenstein, et que dans l'esprit du peuple cela ne pu jamais rivaliser avec la grandeur des Rois. Aujourd'hui, il abrite le gouvernement civil, dont mon ministère, mais aussi les autres, ou encore le Parlement de notre pays... et la salle prévue pour notre réunion. »
Après cette petite explication, la ministre gravit l'escalier menant au Palais, invitant son invité à la suivre. Une fois encore, une haie d'honneur avait été mise en place par des guerriers traditionnels, du bas des marches jusqu'à l'entrée majestueuse. Ils entrèrent, parcoururent un long couloir qui en fait longeait sans y entrer la vaste salle du parlement, et ce jusqu'à un bel escalier de marbre rouge, qu'il fallu monter, car le Maok ne connaissait pas les ascenseurs. Une fois à l'étage, ils durent parcourir un autre couloir, plus court, avant qu'une garde ne leur ouvre enfin la porte de la salle de réunion prévue pour leur entrevue.
Il s'agissait d'une salle lumineuse, où se déversait la lumière du soleil à flot, au décors épuré et élégant, prévu pour ne pas heurter l'un ou l'autre visiteur, quel qu'il soit. Il y avait une table ronde et plusieurs chaises, et Malinia invita l'homme d'église à s'asseoir, avant de prendre place elle-même.
« Hé bien, nous voici installé ! Si vous le voulez bien je propose de commencer par ce que j'appelle souvent la « formalité » d'usage, à savoir conclure les points évidents de tout accord : accords de paix, de reconnaissance mutuelle, de non-ingérence, échange d'ambassades... bref le « pack » de base à toute relation diplomatique. Voyez-vous quelque chose à spécifier ou à redire à cela ? Sinon, nous pouvons avancer et ne pas nous attarder sur cela, je pense. »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre écouta avec grande attention les avis, conseils et explications de l'Archevêque, particulièrement sur le volet du Wapong. Pour tout dire, le Maok connaissait peu de cet état... sinon qu'il avait participé à y rétablir une monarchie. Maintenant que c'était fait, le royaume zanyanais attendait de voir ce pays maintenant justement dirigé prendre la bonne route... ou non. Se décider à enfin concrétiser l'état royal serait un bon début, d'ailleurs. Quoi qu'il en soit, Malinia nota les avis qui lui étaient rendus, même si, comme toujours, le Maok se forgerait sa propre idée... mais en s'éclairant bien entendu aussi des sons de cloche qui lui parvenaient. Finalement, la conclusion de l'ecclésiastique amena un nouveau sourire sur le visage de la maokorienne.
« Je vous remercie pour cet avis, ainsi que pour toutes vos précisions, et j'espère que votre vœux se réalisera en la matière... mais voici que nous arrivons. »
En effet, la voiture ralentissait de plus en plu, et s'arrêta bientôt sur une vaste place, en face d'un palais qui en était l'élément central, placé juste en face de l'accès principal de la place. D'extérieur, le palais était de style majoritairement alméran, et plus précisément alémanique, avec néanmoins des touches qui l'identifiait clairement comme un produit également des traditions locales. Il s'agissait du Petit Palais, siège du gouvernement civil. Loin d'être un édifice nain, comme l'Archevêque l'avait bien compris et malgré ce que son nom laissait entendre, il comprenait une vaste salle centrale au rez-de-chaussée où se réunissait le parlement, accompagné de salles plus petites servant à des comités parlementaires et autres choses du même genre, et de bureaux et salles aménagés dans les étages supérieurs où travaillaient les ministres et leurs cabinets.
C'était également là qu'on avait récemment aménagés les salles qui devaient permettre à la Ministre de recevoir ses homologues étrangers. C'était approprié puisque sur la vaste place, toute autour, se trouvaient, outre quelques commerces, plusieurs grands bâtiments, dont certains avaient déjà été transformés en ambassades, et dont les autres étaient destinés à la même fin, les ambassades étant aussi destinées à envahir, à terme, la dernière rue qu'ils avaient traversé. En somme, c'était là le siège du gouvernement civil, affaires étrangères comprises, et on avait volontairement placé au plsu près les différentes représentations des pays étrangers.
« Et nous y voici, le Petit Palais, appelé ainsi par comparaison avec le Palais Royal... en partie pour la taille objective, en partie pour sa situation urbaine, qui réduit son aura... et en partie parce qu'il était à l'origine le palais des Lieutenants venus du Viertenstein, et que dans l'esprit du peuple cela ne pu jamais rivaliser avec la grandeur des Rois. Aujourd'hui, il abrite le gouvernement civil, dont mon ministère, mais aussi les autres, ou encore le Parlement de notre pays... et la salle prévue pour notre réunion. »
Après cette petite explication, la ministre gravit l'escalier menant au Palais, invitant son invité à la suivre. Une fois encore, une haie d'honneur avait été mise en place par des guerriers traditionnels, du bas des marches jusqu'à l'entrée majestueuse. Ils entrèrent, parcoururent un long couloir qui en fait longeait sans y entrer la vaste salle du parlement, et ce jusqu'à un bel escalier de marbre rouge, qu'il fallu monter, car le Maok ne connaissait pas les ascenseurs. Une fois à l'étage, ils durent parcourir un autre couloir, plus court, avant qu'une garde ne leur ouvre enfin la porte de la salle de réunion prévue pour leur entrevue.
Il s'agissait d'une salle lumineuse, où se déversait la lumière du soleil à flot, au décors épuré et élégant, prévu pour ne pas heurter l'un ou l'autre visiteur, quel qu'il soit. Il y avait une table ronde et plusieurs chaises, et Malinia invita l'homme d'église à s'asseoir, avant de prendre place elle-même.
« Hé bien, nous voici installé ! Si vous le voulez bien je propose de commencer par ce que j'appelle souvent la « formalité » d'usage, à savoir conclure les points évidents de tout accord : accords de paix, de reconnaissance mutuelle, de non-ingérence, échange d'ambassades... bref le « pack » de base à toute relation diplomatique. Voyez-vous quelque chose à spécifier ou à redire à cela ? Sinon, nous pouvons avancer et ne pas nous attarder sur cela, je pense. »
-
Amaski
C’est ainsi que le véhicula stoppa au cœur d’une grande esplanade. On pouvait voir autour d’elle des maisons anciennes et de type bourgeoises former une couronne, s’ouvrant ici et là pour faire la place à une rue ou une ruelle conduisant hors de cette place située au cœur de la capitale, cité qui ne manquait pas de charme, ceci ne faisait pas de doute. Au cœur de cette place se trouvait une structure palatiale conçue dans un style visiblement alméran, probablement du Nord du continent. A première vue, l’archevêque aurait dit que le palais était fait dans un style néo-classique, mais Karn Belm manquait de connaissance dans l’art et l’architecture pour en être certain. Par ici et par là, l’édifice rompait avec l’uniformité du style alméran, cédant la place à des atouts stylistiques visiblement plus locaux. Sur les murs, on pouvait voir des statues élancées d’inspiration zanyanaise. Beaucoup d’historiens de l’art avaient observé l’art zanyanais avec un certain dédain sauf que les sculptures faites sur ce continent atteignaient souvent une complexité pouvant rivaliser avec les sculptures de l’Antiquité urbaine. Le mélange des deux styles dans le palais était certainement un acte peu conventionnel, mais l’exercice semblait être réussi. L’édifice semblait projeter une harmonie propre, unique en son genre.
Au contraire de ce qui avait suggéré son nom, le Petit Palais était d’une dimension plus que respectable. C’était même une structure énorme comparé au reste des bâtiments situés autour de la place. Karn Belm écouta avec beaucoup d’attention les explications de son homologue. Il n’avait jamais vu de sa vie un palais depuis l’intérieur, ou au moins pas d’une telle dimension. En somme, s’il comprenait bien, le Petit Palais faisait office de centre administratif du pays et de siège du gouvernement ainsi que du parlement. C’était un choix assez courageux de vouloir réunir tant de monde dans un seul édifice. Habituellement, les parlements et les gouvernements faisaient grande attention à avoir des édifices distincts, marquant la séparation de pouvoir physiquement. Cependant, c’était une coutume culturelle surtout répandue en Alméra et rien n’empêchait de le faire autrement au Zanyane.
Les deux dignitaires montèrent alors l’escalier qui conduisait au palais, traversant une haie d’honneur composée de soldats du Maok. Ensuite, ils traversèrent un couloir si long que l’archevêque se demanda combien de mètres il pouvait faire. Après deux minutes de marche, ils arrivèrent enfin devant un escalier d’un marbre rougeâtre. Le prêtre était surpris de voir un escalier avec un tel marbre. Il supposa que le pays devait avoir des carrières de marbre ou peut-être que les gouverneurs du Viertenstein avaient fait venir à grand frais cette pierre depuis l’étranger. Karn Belm monta avec la Ministre l’escalier pour ensuite traverser un autre couloir et arriver dans un grand salon faisant office de salle de réunion. L’espace était d’un style sobre, mais soigné, noyé dans une lumière généreuse venue à travers des grandes fenêtres faites d’un verre très fin et transparent. Ceci offrait à ce salon l’effet d’être noyé dans la lumière.
Invité à prendre place, l’archevêque s’assit sur une des chaises disposées autour d’une table ronde placée au centre de la salle de réunion. C’est alors que le prêtre répondit à son interlocutrice, qui venait d’entamer la partie officielle des discussions.
« Nous sommes d’accord avec cette procédure. Cependant, nous pensons qu’il ne faut pas négliger ce que beaucoup considèrent comme étant des simples formalités. A notre avis, il est ainsi peu utile de vouloir signer un accord de paix vue que nous ne sommes pas en guerre. En revanche, nous appuyons la signature d’un accord de reconnaissance mutuelle. Pour la non-ingérence, nous pensons qu’un accord de reconnaissance couvrira largement cet aspect et entre nous dit, des tels accords sont toujours signés, mais jamais respectés en temps de crise. Concernant les ambassades, tout dépend comment vous vous imaginez leur mise en place ? Désirez-vous l'établissement d’une ambassade reliée à un édifice ou des diplomates présents auprès nos gouvernements respectifs ? Actuellement, notre Gouvernement se déplace souvent vue que la capitale historique n’est pas encore retombée sous notre contrôle. Nous pourrions ainsi envisager de temporairement rattacher l’ambassadeur du Maok à la Cour, pour ensuite le confier un édifice, une fois Titanua libérée. Qu’en dites-vous ? »
Au contraire de ce qui avait suggéré son nom, le Petit Palais était d’une dimension plus que respectable. C’était même une structure énorme comparé au reste des bâtiments situés autour de la place. Karn Belm écouta avec beaucoup d’attention les explications de son homologue. Il n’avait jamais vu de sa vie un palais depuis l’intérieur, ou au moins pas d’une telle dimension. En somme, s’il comprenait bien, le Petit Palais faisait office de centre administratif du pays et de siège du gouvernement ainsi que du parlement. C’était un choix assez courageux de vouloir réunir tant de monde dans un seul édifice. Habituellement, les parlements et les gouvernements faisaient grande attention à avoir des édifices distincts, marquant la séparation de pouvoir physiquement. Cependant, c’était une coutume culturelle surtout répandue en Alméra et rien n’empêchait de le faire autrement au Zanyane.
Les deux dignitaires montèrent alors l’escalier qui conduisait au palais, traversant une haie d’honneur composée de soldats du Maok. Ensuite, ils traversèrent un couloir si long que l’archevêque se demanda combien de mètres il pouvait faire. Après deux minutes de marche, ils arrivèrent enfin devant un escalier d’un marbre rougeâtre. Le prêtre était surpris de voir un escalier avec un tel marbre. Il supposa que le pays devait avoir des carrières de marbre ou peut-être que les gouverneurs du Viertenstein avaient fait venir à grand frais cette pierre depuis l’étranger. Karn Belm monta avec la Ministre l’escalier pour ensuite traverser un autre couloir et arriver dans un grand salon faisant office de salle de réunion. L’espace était d’un style sobre, mais soigné, noyé dans une lumière généreuse venue à travers des grandes fenêtres faites d’un verre très fin et transparent. Ceci offrait à ce salon l’effet d’être noyé dans la lumière.
Invité à prendre place, l’archevêque s’assit sur une des chaises disposées autour d’une table ronde placée au centre de la salle de réunion. C’est alors que le prêtre répondit à son interlocutrice, qui venait d’entamer la partie officielle des discussions.
« Nous sommes d’accord avec cette procédure. Cependant, nous pensons qu’il ne faut pas négliger ce que beaucoup considèrent comme étant des simples formalités. A notre avis, il est ainsi peu utile de vouloir signer un accord de paix vue que nous ne sommes pas en guerre. En revanche, nous appuyons la signature d’un accord de reconnaissance mutuelle. Pour la non-ingérence, nous pensons qu’un accord de reconnaissance couvrira largement cet aspect et entre nous dit, des tels accords sont toujours signés, mais jamais respectés en temps de crise. Concernant les ambassades, tout dépend comment vous vous imaginez leur mise en place ? Désirez-vous l'établissement d’une ambassade reliée à un édifice ou des diplomates présents auprès nos gouvernements respectifs ? Actuellement, notre Gouvernement se déplace souvent vue que la capitale historique n’est pas encore retombée sous notre contrôle. Nous pourrions ainsi envisager de temporairement rattacher l’ambassadeur du Maok à la Cour, pour ensuite le confier un édifice, une fois Titanua libérée. Qu’en dites-vous ? »
-
Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
De ce que pu en juger la Ministre, c'est d'un œil expert que l'Archevêque étudia le bâtiment. Néanmoins, il ne lui fit pas part de ses réflexions, aussi ne put-elle y répondre, et ce contenta de le guider en souriant jusqu'à la salle où se tiendrait leur discussion. Il lui semblait que le cadre était en tous cas plutôt apprécié. Elle commença donc la discussion, et fut surprise par la réponse de son invité. C'était bien la première fois qu'elle discutait sur ce genre de points, qui d'habitude passaient tout seul, néanmoins le Maok était encore jeune sur la scène internationale, et Malinia ne s'étonna pas longtemps de rencontrer une situation nouvelle, réfléchissant plutôt rapidement aux propos de son interlocuteur avant de répondre.
« Je voudrais d'abord vous assurer que quand le Maok signe un accord, cette signature, garantie par la parole de Sa Majesté, est pour nous une chose solide, que nous n'oublions pas facilement, fut-ce en temps de crise... néanmoins, si vous préférez ne signer que l'accord de reconnaissance et considérer les autres comme sous-entendu dedans, cela ne me gêne pas. En matière d'accord de paix, êtes vous certain de ne pas vouloir inclure un accord de non-agression ?
Il me semble que c'est une chose d'usage, mais je suis encore novice comparé à la longue expérience du Tarnosia en diplomatie et si je me trompe j'espère que vous ne vous en offenserez pas. Bien entendu, nous n'avons pas peur d'une guerre avec vous, mais je pensais que c'était là une bonne façon d'envoyer un signal fort de bonne entente au monde. »
La Ministre avait cru bon de préciser ce dernier point, pour ne pas que l'Archevêque croit que le Maok veuille se prémunir par signature d'une guerre avec le Tarnosia... en vérité, le Maok espérait bien ne jamais avoir l'occasion de faire la guerre, encore moins au Vicaskaran ! Il cherchait simplement à tisser des liens solides tant en réalité qu'en apparence, pour envoyer un signal fort à ceux qui pourraient guetter le malheur de l'un ou l'autre des Royaumes.
« Pour les ambassades, bien sûr, si telle est votre situation votre solution nous convient ! Ce que nous voudrions avant tout ce sont des diplomates, centralisés autour d'un ambassadeur, qui servent de lien entre notre gouvernement et le votre. Si la Cour est itinérante, il nous semble en effet tout à fait logique qu'ils la suivent, et ne s'installent qu'une fois que votre Roi sera installé dans sa capitale définitive, où ils pourront alors, si vous le voulez bien, s'établir dans un bâtiment précis pour pouvoir plus facilement faire leur travail.
Au Maok, bien sûr, le problème ne se pose pas, puisque Sa Majesté a une Cour fixe et que les ambassades sont situées sur la place devant ce bâtiment-ci, ou bien dans la rue qui en pars... on pourrait donc difficilement faire plus proche du gouvernement civil. Il nous sera facile, de ce fait, de leur allouer une ambassade tout en garantissant la proximité avec le gouvernement, et au besoin avec Sa Majesté, dont le palais, sis au nord de la ville, n'est pas long à atteindre. »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
De ce que pu en juger la Ministre, c'est d'un œil expert que l'Archevêque étudia le bâtiment. Néanmoins, il ne lui fit pas part de ses réflexions, aussi ne put-elle y répondre, et ce contenta de le guider en souriant jusqu'à la salle où se tiendrait leur discussion. Il lui semblait que le cadre était en tous cas plutôt apprécié. Elle commença donc la discussion, et fut surprise par la réponse de son invité. C'était bien la première fois qu'elle discutait sur ce genre de points, qui d'habitude passaient tout seul, néanmoins le Maok était encore jeune sur la scène internationale, et Malinia ne s'étonna pas longtemps de rencontrer une situation nouvelle, réfléchissant plutôt rapidement aux propos de son interlocuteur avant de répondre.
« Je voudrais d'abord vous assurer que quand le Maok signe un accord, cette signature, garantie par la parole de Sa Majesté, est pour nous une chose solide, que nous n'oublions pas facilement, fut-ce en temps de crise... néanmoins, si vous préférez ne signer que l'accord de reconnaissance et considérer les autres comme sous-entendu dedans, cela ne me gêne pas. En matière d'accord de paix, êtes vous certain de ne pas vouloir inclure un accord de non-agression ?
Il me semble que c'est une chose d'usage, mais je suis encore novice comparé à la longue expérience du Tarnosia en diplomatie et si je me trompe j'espère que vous ne vous en offenserez pas. Bien entendu, nous n'avons pas peur d'une guerre avec vous, mais je pensais que c'était là une bonne façon d'envoyer un signal fort de bonne entente au monde. »
La Ministre avait cru bon de préciser ce dernier point, pour ne pas que l'Archevêque croit que le Maok veuille se prémunir par signature d'une guerre avec le Tarnosia... en vérité, le Maok espérait bien ne jamais avoir l'occasion de faire la guerre, encore moins au Vicaskaran ! Il cherchait simplement à tisser des liens solides tant en réalité qu'en apparence, pour envoyer un signal fort à ceux qui pourraient guetter le malheur de l'un ou l'autre des Royaumes.
« Pour les ambassades, bien sûr, si telle est votre situation votre solution nous convient ! Ce que nous voudrions avant tout ce sont des diplomates, centralisés autour d'un ambassadeur, qui servent de lien entre notre gouvernement et le votre. Si la Cour est itinérante, il nous semble en effet tout à fait logique qu'ils la suivent, et ne s'installent qu'une fois que votre Roi sera installé dans sa capitale définitive, où ils pourront alors, si vous le voulez bien, s'établir dans un bâtiment précis pour pouvoir plus facilement faire leur travail.
Au Maok, bien sûr, le problème ne se pose pas, puisque Sa Majesté a une Cour fixe et que les ambassades sont situées sur la place devant ce bâtiment-ci, ou bien dans la rue qui en pars... on pourrait donc difficilement faire plus proche du gouvernement civil. Il nous sera facile, de ce fait, de leur allouer une ambassade tout en garantissant la proximité avec le gouvernement, et au besoin avec Sa Majesté, dont le palais, sis au nord de la ville, n'est pas long à atteindre. »
-
Amaski
Le prêtre était convaincu de la sincérité des propos de la Ministre. Cependant, il restait persuadé que les accords de non-agression étaient une denrée bien éphémère dans le monde contemporain et donc ils ne valaient pas vraiment la peine d’être conclus. Malheureusement, les états n’hésitaient jamais à violer ce type d’accord à la première occasion, c’était au moins l’expérience faite dans le passée. Néanmoins, Karn Belm n’était pas farouchement opposé à un tel accord avec le Maok, si ceci pouvait faire plaisir à son gouvernement.
« Nous sommes convaincus de la sincérité et de la noblesse de vos motivations. A nos yeux, un accord de reconnaissance suffit car il implique le fait de reconnaître l’autre comme un partenaire diplomatique de plein droit. L’idée de la non-agression semble être une chose si élémentaire à notre époque que vouloir la confirmer sur papier nous semble superflu. Nos deux gouvernements sont assez honnêtes et sages pour ne pas vouloir chercher la guerre et à poursuivre une politique visant à résoudre les problèmes pacifiquement. Après, si votre gouvernement tient à la conclusion d’un tel accord, nous ne nous opposerons aucunement à celui-ci, mais le signerions avec plaisir. Je peux comprendre votre surprise, mais nous avons vus tellement de nations se trahir entre elles que nous pensons sage de conclure que les accords pouvant être tenus avec certitude. »
Le risqué de guerre entre le Maok et le Tarnosia était nul et allait sans aucun doute le rester pendant des années voire même des siècles. C’était donc pour l’archevêque surtout une question d’être sincère et franc avec son interlocutrice en exposant toutes les considérations de son pays. A nouveau, Belm ne s’opposait pas à signer un accord si ceci était la volonté de son homologue. Il aborda alors la question des ambassadeurs.
« Nous vous remercions pour votre compréhension. La situation n’est pas destinée à durer, mais nous voulons vous éviter d’installer une ambassade dans une ville en devant transférer tout le personnel et le matériel dans quelques semaines dans une autre cité. Votre ambassadeur sera donc bienvenu à la Cour et le Prince ne devrait pas tarder à recevoir ses lettres des créances dans les heures suivantes l’arrivée de votre émissaire. Une fois Titanua libérée, nous veillerons à lui confier un bâtiment digne du prestige de son pays d'origine.
Nous serions honorés de pouvoir recevoir un des bâtiments autour de la place située devant ce palais. Nous veillerons à faire honneur aux locaux et à assurer leur parfait entretien. Soyez aussi assuré que votre ambassadeur jouira de conditions similaires chez nous, une fois la libération du pays achevée. Nous ne devrions pas avoir de la peine à trouver un édifice pouvant accueillir votre délégation et étant située à proximité du pouvoir civil. Après, nous vous laisserons bien évidemment la possibilité de choisir un autre bâtiment, si l’édifice proposé ne vous convient pas. Cependant, ceci devrait être un sujet qui sera d’actualité que dans quelques mois. »
« Nous sommes convaincus de la sincérité et de la noblesse de vos motivations. A nos yeux, un accord de reconnaissance suffit car il implique le fait de reconnaître l’autre comme un partenaire diplomatique de plein droit. L’idée de la non-agression semble être une chose si élémentaire à notre époque que vouloir la confirmer sur papier nous semble superflu. Nos deux gouvernements sont assez honnêtes et sages pour ne pas vouloir chercher la guerre et à poursuivre une politique visant à résoudre les problèmes pacifiquement. Après, si votre gouvernement tient à la conclusion d’un tel accord, nous ne nous opposerons aucunement à celui-ci, mais le signerions avec plaisir. Je peux comprendre votre surprise, mais nous avons vus tellement de nations se trahir entre elles que nous pensons sage de conclure que les accords pouvant être tenus avec certitude. »
Le risqué de guerre entre le Maok et le Tarnosia était nul et allait sans aucun doute le rester pendant des années voire même des siècles. C’était donc pour l’archevêque surtout une question d’être sincère et franc avec son interlocutrice en exposant toutes les considérations de son pays. A nouveau, Belm ne s’opposait pas à signer un accord si ceci était la volonté de son homologue. Il aborda alors la question des ambassadeurs.
« Nous vous remercions pour votre compréhension. La situation n’est pas destinée à durer, mais nous voulons vous éviter d’installer une ambassade dans une ville en devant transférer tout le personnel et le matériel dans quelques semaines dans une autre cité. Votre ambassadeur sera donc bienvenu à la Cour et le Prince ne devrait pas tarder à recevoir ses lettres des créances dans les heures suivantes l’arrivée de votre émissaire. Une fois Titanua libérée, nous veillerons à lui confier un bâtiment digne du prestige de son pays d'origine.
Nous serions honorés de pouvoir recevoir un des bâtiments autour de la place située devant ce palais. Nous veillerons à faire honneur aux locaux et à assurer leur parfait entretien. Soyez aussi assuré que votre ambassadeur jouira de conditions similaires chez nous, une fois la libération du pays achevée. Nous ne devrions pas avoir de la peine à trouver un édifice pouvant accueillir votre délégation et étant située à proximité du pouvoir civil. Après, nous vous laisserons bien évidemment la possibilité de choisir un autre bâtiment, si l’édifice proposé ne vous convient pas. Cependant, ceci devrait être un sujet qui sera d’actualité que dans quelques mois. »
-
Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia écouta avec attention la réponse de l'Archevêque, réalisant bien que son pays avait bien plus d'expérience que le Maok sur la scène internationale, et particulièrement sur la scène internationale récente, comme leurs échanges préalables l'avait bien mis en relief. Elle espérait n'avoir jamais l'occasion de lui démontrer la sincérité du Maok sur la question d'une guerre mais si cette occasion finissait par arriver elle avait foi en la parole de son pays malgré tout. Un sourire monta sur ses lèvres devant ses dernières réponses, et elle n'attendit que quelques instants avant de répondre à nouveau à son tour.
« Je peux comprendre que si vous avez eu de mauvaises expériences par le passé, vous ne devez guère être convaincus de la sincérité de tels accords... néanmoins oui, j'aimerais les signer. Ne fut-ce que pour envoyer un signal fort et clair aux pays du monde, autant au bénéfice du Maok que du Tarnosia, d'ailleurs. Prouvons leurs qu'en dépit de la jeunesse de votre Restauration, en dépit de la jeunesse de notre ouverture diplomatique, nous n'avons peur ni les uns ni les autres de nous engager de façon solide... une solidité que, si l'occasion survient un jour, le Maok se fera un plaisir de vous démontrer, vous pouvez m'en croire. »
La Ministre, en effet, semblait parfaitement sincère, même si, certes, on aurait pu la dire naïve, tout simplement. En tous cas, elle garda le sourire tout en poursuivant rapidement pour une dernière réaction sur la question des ambassades.
« Ne vous en faites pas, Monseigneur, les maokoriens ne sont pas du genre exigeant. Nous sommes humbles et modestes, si immodeste que cette constatation puisse sembler être, et nous serons heureux de profiter de tout bâtiment mis à notre disposition, quand ce temps viendra, dès lors qu'il permettra à nos diplomates de remplir leur mission. »
Ce n'était pas une chose sur laquelle les ambassadeurs étaient regardant en effet, et le gouvernement – elle, autrement dit – leur faisait toujours bien comprendre qu'on entendait que cela continue comme ça. Le Maok ne se souciait pas de l'écrin, juste du résultat diplomatique.
« Avez vous d'autres points à voir sur le volet diplomatique ? Vu la plus grande expérience du Tarnosia, cela ne m'étonnerais pas outre mesure, je vous l'avoue. Si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas, si vous le voulez, à entamer un autre sujet, par exemple le volet économique. »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia écouta avec attention la réponse de l'Archevêque, réalisant bien que son pays avait bien plus d'expérience que le Maok sur la scène internationale, et particulièrement sur la scène internationale récente, comme leurs échanges préalables l'avait bien mis en relief. Elle espérait n'avoir jamais l'occasion de lui démontrer la sincérité du Maok sur la question d'une guerre mais si cette occasion finissait par arriver elle avait foi en la parole de son pays malgré tout. Un sourire monta sur ses lèvres devant ses dernières réponses, et elle n'attendit que quelques instants avant de répondre à nouveau à son tour.
« Je peux comprendre que si vous avez eu de mauvaises expériences par le passé, vous ne devez guère être convaincus de la sincérité de tels accords... néanmoins oui, j'aimerais les signer. Ne fut-ce que pour envoyer un signal fort et clair aux pays du monde, autant au bénéfice du Maok que du Tarnosia, d'ailleurs. Prouvons leurs qu'en dépit de la jeunesse de votre Restauration, en dépit de la jeunesse de notre ouverture diplomatique, nous n'avons peur ni les uns ni les autres de nous engager de façon solide... une solidité que, si l'occasion survient un jour, le Maok se fera un plaisir de vous démontrer, vous pouvez m'en croire. »
La Ministre, en effet, semblait parfaitement sincère, même si, certes, on aurait pu la dire naïve, tout simplement. En tous cas, elle garda le sourire tout en poursuivant rapidement pour une dernière réaction sur la question des ambassades.
« Ne vous en faites pas, Monseigneur, les maokoriens ne sont pas du genre exigeant. Nous sommes humbles et modestes, si immodeste que cette constatation puisse sembler être, et nous serons heureux de profiter de tout bâtiment mis à notre disposition, quand ce temps viendra, dès lors qu'il permettra à nos diplomates de remplir leur mission. »
Ce n'était pas une chose sur laquelle les ambassadeurs étaient regardant en effet, et le gouvernement – elle, autrement dit – leur faisait toujours bien comprendre qu'on entendait que cela continue comme ça. Le Maok ne se souciait pas de l'écrin, juste du résultat diplomatique.
« Avez vous d'autres points à voir sur le volet diplomatique ? Vu la plus grande expérience du Tarnosia, cela ne m'étonnerais pas outre mesure, je vous l'avoue. Si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas, si vous le voulez, à entamer un autre sujet, par exemple le volet économique. »
-
Amaski
C’est avec beaucoup d’attention que l’archevêque écouta la Ministre s’exprimer sur la perspective de signer un accord de non-agression entre le Maok et le Tarnosia. Comme dit auparavant, Karn Belm n’était pas opposé à ce projet, mais doutait sincèrement de sa pertinence même si le Maok l’inspirait assez de confiance pour pouvoir croire qu’un tel accord serait véritablement respecté par le royaume. Il répondit donc.
« Si votre pays désire signer un accord de non-agression, nous ne voyons aucune raison à nous opposer à ceci. Nous sommes en conséquence disposés à signer avec vous un tel document, bien évidemment en considérant que celui-ci devra être respecté, chose sur laquelle nous n’en avons aucun doute. Votre pays montre qu’il est un partenaire non seulement fiable, mais aussi respectable. C’est peut-être même un signal intéressant à l’égard du reste du monde, même si malheureusement certains états restent insensibles à la raison et à la bonté humaine. »
La réponse de la ministre concernant la situation des ambassades était une bonne nouvelle aux yeux de Belm. Certains dignitaires étrangers pouvaient être très capricieux et causer bien plus de mal que de bien, habitudes prises par le fait que les ambassadeurs avaient toujours été des émissaires largement sous-utilisés par les gouvernements du 21ème siècle. Les dernières tendances semblaient remédier à cette situation, mais beaucoup de diplomates restaient convaincus que leur rang était davantage honorifique qu’un emploi à plein temps et avec des lourdes responsabilités. La superbe qu’ils affichaient des fois allait si loin que les autorités fédérales préféraient mettre les ambassades dans des quartiers loin du monde pour éviter des problèmes politiques.
« Sur le plan diplomatique, nous pensons que le tour a été fait. Cependant, nous aimerions profiter de l’occasion pour savoir quelle est la position de votre état au sujet de la cité-état sécessionniste d’Irfan ? Nous serions très satisfaits de voir votre gouvernement adopter une posture de refus de tout soutien envers ce territoire sécessionniste. Certes, leur cause peut inspirer de la solidarité, mais les dirigeants de cet état autoproclamé sont pour la plus part des personnes sous enquête judiciaire pour leurs actions durant l’émeute de Sayakon. Bien évidemment, si votre gouvernement désire adopter une posture de stricte neutralité, nous ne vous en ferons nul reproche. »
« Si votre pays désire signer un accord de non-agression, nous ne voyons aucune raison à nous opposer à ceci. Nous sommes en conséquence disposés à signer avec vous un tel document, bien évidemment en considérant que celui-ci devra être respecté, chose sur laquelle nous n’en avons aucun doute. Votre pays montre qu’il est un partenaire non seulement fiable, mais aussi respectable. C’est peut-être même un signal intéressant à l’égard du reste du monde, même si malheureusement certains états restent insensibles à la raison et à la bonté humaine. »
La réponse de la ministre concernant la situation des ambassades était une bonne nouvelle aux yeux de Belm. Certains dignitaires étrangers pouvaient être très capricieux et causer bien plus de mal que de bien, habitudes prises par le fait que les ambassadeurs avaient toujours été des émissaires largement sous-utilisés par les gouvernements du 21ème siècle. Les dernières tendances semblaient remédier à cette situation, mais beaucoup de diplomates restaient convaincus que leur rang était davantage honorifique qu’un emploi à plein temps et avec des lourdes responsabilités. La superbe qu’ils affichaient des fois allait si loin que les autorités fédérales préféraient mettre les ambassades dans des quartiers loin du monde pour éviter des problèmes politiques.
« Sur le plan diplomatique, nous pensons que le tour a été fait. Cependant, nous aimerions profiter de l’occasion pour savoir quelle est la position de votre état au sujet de la cité-état sécessionniste d’Irfan ? Nous serions très satisfaits de voir votre gouvernement adopter une posture de refus de tout soutien envers ce territoire sécessionniste. Certes, leur cause peut inspirer de la solidarité, mais les dirigeants de cet état autoproclamé sont pour la plus part des personnes sous enquête judiciaire pour leurs actions durant l’émeute de Sayakon. Bien évidemment, si votre gouvernement désire adopter une posture de stricte neutralité, nous ne vous en ferons nul reproche. »
-
Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre hocha la tête, satisfaite, à la réponse de l'Archevêque. Elle espérait pouvoir lui démontrer avec le temps qu'en effet le Maok était un partenaire fiable et respectable, y compris sur le long terme. La question des diplomates était visiblement réglée également, et son interlocuteur ne revint pas dessus, aussi Malinia ne le fit elle pas non plus, estimant que le futur ambassadeur du Maok pourrait, par ses actes, être un meilleur témoignage qu'aucun discours. Puis vint la nouvelle question, qui fut accueillie par un sourire presque attristé de la diplomate.
« Ah oui, Irfan... ce nom est apparu en effet quand je me suis un peu renseignée sur la situation du Tarnosia en vue de notre rencontre. Que vous dire... c'est bien le territoire dirigé par le parti soit-disant démocrate qui déclarait que le christianisme est une abomination venue d'Alméra et qui voulait défendre la démocratie en prenant d'assaut votre Sénat ? Je ne sais même pas s'il est bien utile de préciser la position du Maok sur de tels personnages, bien sûr, jamais nous ne pourrions les soutenir, même un instant. La neutralité n'est à notre avis pas une option.
Bien sûr, je suis bien triste pour tous les gens sans doute innocent qui se sont laissés séduire par les sirènes soit-disant démocrates... c'est, hélas, un fléau universel ! Même la République du Maok a réussi jadis à se rallier quelques partisans dans la population, dont certains étaient des vendus, mais dont certains étaient sincères. Néanmoins, ce n'est pas en se cachant derrière des innocents que les criminels pourront échapper à la justice, et de plus je vous avoue que même en-dehors de cela, dans les faits, le Maok n'éprouve aucune sympathie pour leur « cause », de fait. Un royaume chrétien n'est pas un état tyrannique dont il serait justifié de se séparer pour je ne sais quelle raison. Je prierai pour que les civils ne se laisse pas entraîner par la folie destructrice de leurs meneurs, mais clairement le Maok ne soutiendra jamais cette « cause » là. »
La voix de la Ministre s'était faite presque dure, quoiqu'elle reste un peu triste, marquée par l'idée des innocents entraînés, une fois de plus, dans la folie de quelques-uns qui, pour justifier leurs crimes, se cachaient derrière une soit-disant démocratie et, se voulant soit-disant défenseurs du peuple, voulait interdire à celui-ci de pratiquer la religion du Christ quand il la choisissait. Elle secoua doucement la tête et poussa un soupir.
« Enfin... ceci me fait penser, j'ai également vu en me renseignant que vous manquiez quelque peu de prêtres pour soutenir le développement de la Foi dans votre pays... si à un moment le Maok peut vous aider en vous envoyant du renfort, si je puis dire, n'hésitez pas à le demander. Bien sûr, ce n'est qu'une proposition en passant, si vous préférez ne pas l'accepter, ou vous cantonner à des prêtres locaux pour ne pas risquer de voir vos fidèles se détourner d'une religion prêchée par des étrangers, je comprendrai totalement. »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre hocha la tête, satisfaite, à la réponse de l'Archevêque. Elle espérait pouvoir lui démontrer avec le temps qu'en effet le Maok était un partenaire fiable et respectable, y compris sur le long terme. La question des diplomates était visiblement réglée également, et son interlocuteur ne revint pas dessus, aussi Malinia ne le fit elle pas non plus, estimant que le futur ambassadeur du Maok pourrait, par ses actes, être un meilleur témoignage qu'aucun discours. Puis vint la nouvelle question, qui fut accueillie par un sourire presque attristé de la diplomate.
« Ah oui, Irfan... ce nom est apparu en effet quand je me suis un peu renseignée sur la situation du Tarnosia en vue de notre rencontre. Que vous dire... c'est bien le territoire dirigé par le parti soit-disant démocrate qui déclarait que le christianisme est une abomination venue d'Alméra et qui voulait défendre la démocratie en prenant d'assaut votre Sénat ? Je ne sais même pas s'il est bien utile de préciser la position du Maok sur de tels personnages, bien sûr, jamais nous ne pourrions les soutenir, même un instant. La neutralité n'est à notre avis pas une option.
Bien sûr, je suis bien triste pour tous les gens sans doute innocent qui se sont laissés séduire par les sirènes soit-disant démocrates... c'est, hélas, un fléau universel ! Même la République du Maok a réussi jadis à se rallier quelques partisans dans la population, dont certains étaient des vendus, mais dont certains étaient sincères. Néanmoins, ce n'est pas en se cachant derrière des innocents que les criminels pourront échapper à la justice, et de plus je vous avoue que même en-dehors de cela, dans les faits, le Maok n'éprouve aucune sympathie pour leur « cause », de fait. Un royaume chrétien n'est pas un état tyrannique dont il serait justifié de se séparer pour je ne sais quelle raison. Je prierai pour que les civils ne se laisse pas entraîner par la folie destructrice de leurs meneurs, mais clairement le Maok ne soutiendra jamais cette « cause » là. »
La voix de la Ministre s'était faite presque dure, quoiqu'elle reste un peu triste, marquée par l'idée des innocents entraînés, une fois de plus, dans la folie de quelques-uns qui, pour justifier leurs crimes, se cachaient derrière une soit-disant démocratie et, se voulant soit-disant défenseurs du peuple, voulait interdire à celui-ci de pratiquer la religion du Christ quand il la choisissait. Elle secoua doucement la tête et poussa un soupir.
« Enfin... ceci me fait penser, j'ai également vu en me renseignant que vous manquiez quelque peu de prêtres pour soutenir le développement de la Foi dans votre pays... si à un moment le Maok peut vous aider en vous envoyant du renfort, si je puis dire, n'hésitez pas à le demander. Bien sûr, ce n'est qu'une proposition en passant, si vous préférez ne pas l'accepter, ou vous cantonner à des prêtres locaux pour ne pas risquer de voir vos fidèles se détourner d'une religion prêchée par des étrangers, je comprendrai totalement. »
-
Amaski
Karn Belm remarqua que la voix de son homologue avait légèrement changé pour prendre un ton plus austère et froid. Très certainement que le comportement des dirigeants d’Irfan devait l’irriter, ce qui était une très bonne chose. L’archevêque fut content de voir le Maok s’abstenir de tout soutien envers cette communauté. C’était sans aucun doute un bon signe car les interventions étrangères ne pouvaient que rendre la gestion de cette situation plus compliquée. Actuellement, le dialogue avec les insurgés était une option qu’on envisageait sérieusement du côté de la Couronne, mais celui-ci était conditionné à un contrôle de la situation militaire et diplomatique autour de la ville d’Irfan. Entre temps, la représentante du Maok continuait à marquer des points auprès le prêtre. Pour une fois, les autorités fédérales pouvaient collaborer avec une interlocutrice féminine qui ne soit pas une amazone prête à en découdre avec toute l’humanité ou marchant au pas et pensant comme un homme de vent-vingt kilos.
« Il est vrai que la situation dans la péninsule est particulière. Ce n’est pas qu’il manque de prêtres pour soutenir le développer religieux, mais il s’avère que les changements religieux brutaux qui surviennent depuis des mois font que le nombre de chrétiens ne cesse d’augmenter. Le résultat est que l’administration quotidienne des communautés chrétiennes se fait souvent sans l’appui d’un prêtre ordonné en bonne et due forme. Vous pouvez vous imaginer quels problèmes ceci peut engendrer sur le long terme. Heureusement, des religieux du Thorval, du Viertenstein et du Saint-Siège ont commencé à venir soutenir l’église péninsulaire depuis quelques semaines. Nous sommes donc favorables à voir le Maok envoyer à son tour des missionnaires dans notre contrée. Ceci pourra que renforcer la collaboration entre nos deux pays. Au sujet de la question des origines des prêtres, ce qui compte avant tout c’est que le message du Christ soit répandu. Le simple fait que les missionnaires qui viennent dans notre pays devront apprendre le tarnois pour communiquer avec leurs ouailles, reviendra à une forme d’intégration culturelle ad minima. »
Karn Belm attendit quelques secondes avant de reprendre la parole. Il lui semblait convenable de faire une petite pause car les questions d’ordre diplomatiques avaient été largement traités. C’est ainsi qu’il pensa judicieux de proposer de passer au prochain chapitre. Celui-ci semblait être voué aux questions économiques, domaine dans lequel le prêtre n’excellait pas et pour lesquels il n’avait ni affection ni attirance quelconque. Malheureusement le monde était fait de telle sorte qu’on ne pouvait pas se permettre d’ignorer cet aspect particulier des relations internationales. Il avait entre autre été contraint de s'informer sur la situation économique des territoires tarnois pour avoir un minimum de bagage dans la connaissance du domaine économique.
« Bien, je pense qu’il puisse être envisageable de passer au prochain chapitre. Vous aviez mentionné précédemment la question des affaires économiques. Avez-vous une idée précise de ce que vous voulez faire comme accord ou coopération dans le domaine économique entre nos deux pays? »
« Il est vrai que la situation dans la péninsule est particulière. Ce n’est pas qu’il manque de prêtres pour soutenir le développer religieux, mais il s’avère que les changements religieux brutaux qui surviennent depuis des mois font que le nombre de chrétiens ne cesse d’augmenter. Le résultat est que l’administration quotidienne des communautés chrétiennes se fait souvent sans l’appui d’un prêtre ordonné en bonne et due forme. Vous pouvez vous imaginer quels problèmes ceci peut engendrer sur le long terme. Heureusement, des religieux du Thorval, du Viertenstein et du Saint-Siège ont commencé à venir soutenir l’église péninsulaire depuis quelques semaines. Nous sommes donc favorables à voir le Maok envoyer à son tour des missionnaires dans notre contrée. Ceci pourra que renforcer la collaboration entre nos deux pays. Au sujet de la question des origines des prêtres, ce qui compte avant tout c’est que le message du Christ soit répandu. Le simple fait que les missionnaires qui viennent dans notre pays devront apprendre le tarnois pour communiquer avec leurs ouailles, reviendra à une forme d’intégration culturelle ad minima. »
Karn Belm attendit quelques secondes avant de reprendre la parole. Il lui semblait convenable de faire une petite pause car les questions d’ordre diplomatiques avaient été largement traités. C’est ainsi qu’il pensa judicieux de proposer de passer au prochain chapitre. Celui-ci semblait être voué aux questions économiques, domaine dans lequel le prêtre n’excellait pas et pour lesquels il n’avait ni affection ni attirance quelconque. Malheureusement le monde était fait de telle sorte qu’on ne pouvait pas se permettre d’ignorer cet aspect particulier des relations internationales. Il avait entre autre été contraint de s'informer sur la situation économique des territoires tarnois pour avoir un minimum de bagage dans la connaissance du domaine économique.
« Bien, je pense qu’il puisse être envisageable de passer au prochain chapitre. Vous aviez mentionné précédemment la question des affaires économiques. Avez-vous une idée précise de ce que vous voulez faire comme accord ou coopération dans le domaine économique entre nos deux pays? »
-
Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre sentait une certaine approbation émaner de son interlocuteur, et ne pouvait qu'en être contente. Elle sentait également une certaine réticence pour le sujet suivant, mais le savait incontournable. Néanmoins, avant de l'aborder directement, elle souhaita placer une dernière réponse sur le sujet précédent.
« Croyez bien que ce serait un honneur de voir des moines et prêtres maokoriens venir aider à la christianisation du Tarnosia, si vous y êtes ouverts. Vous pouvez déjà les considérer sur le départ, si je puis dire. Vous les trouverez ouverts à apprendre la langue, et d'ailleurs plutôt doués pour cela, vu notre propre multi-linguisme, et peut-être plus ouverts d'esprits aussi que leurs confrères almérans. Au Maok, nous croyons que la foi en Christ doit être pure et qu'en même temps l'émailler de nos petites touches à nous, non pas hérétiques mais simplement personnelles, est un bon moyen de l'encrer en profondeur. »
Malinia sourit, avec sincérité. Il était vrai que les prêtres maokoriens, avec leurs visages souvent ouverts, et leur tendance au dialogue plutôt qu'au dogmatisme, leur façon de mêler ouverture dans la discussion et fermeté sur la foi elle-même, avait parfois une approche un peu différente de certaines autres, mais elle croyait profondément en la vertu positive de celle-ci. Après une courte pause, elle passa, donc, au sujet suivant.
« Concernant l'économie hé bien... non, car j'ignore si le Tarnosia a des besoins que nous pourrions combler. Est-ce le cas ? De notre côté, nous recherchions en nous ouvrant surtout des sources d'approvisionnement pour améliorer la nutrition de notre peuple, ce qui est chose faites, de sorte que le Maok recherche en vérité peu de choses... mais si vous avez une proposition de quelque chose dont vous pensiez que cela pourrait nous intéresser, surtout n'hésitez pas ! Nous sommes toujours ouverts à toute discussion ! »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre sentait une certaine approbation émaner de son interlocuteur, et ne pouvait qu'en être contente. Elle sentait également une certaine réticence pour le sujet suivant, mais le savait incontournable. Néanmoins, avant de l'aborder directement, elle souhaita placer une dernière réponse sur le sujet précédent.
« Croyez bien que ce serait un honneur de voir des moines et prêtres maokoriens venir aider à la christianisation du Tarnosia, si vous y êtes ouverts. Vous pouvez déjà les considérer sur le départ, si je puis dire. Vous les trouverez ouverts à apprendre la langue, et d'ailleurs plutôt doués pour cela, vu notre propre multi-linguisme, et peut-être plus ouverts d'esprits aussi que leurs confrères almérans. Au Maok, nous croyons que la foi en Christ doit être pure et qu'en même temps l'émailler de nos petites touches à nous, non pas hérétiques mais simplement personnelles, est un bon moyen de l'encrer en profondeur. »
Malinia sourit, avec sincérité. Il était vrai que les prêtres maokoriens, avec leurs visages souvent ouverts, et leur tendance au dialogue plutôt qu'au dogmatisme, leur façon de mêler ouverture dans la discussion et fermeté sur la foi elle-même, avait parfois une approche un peu différente de certaines autres, mais elle croyait profondément en la vertu positive de celle-ci. Après une courte pause, elle passa, donc, au sujet suivant.
« Concernant l'économie hé bien... non, car j'ignore si le Tarnosia a des besoins que nous pourrions combler. Est-ce le cas ? De notre côté, nous recherchions en nous ouvrant surtout des sources d'approvisionnement pour améliorer la nutrition de notre peuple, ce qui est chose faites, de sorte que le Maok recherche en vérité peu de choses... mais si vous avez une proposition de quelque chose dont vous pensiez que cela pourrait nous intéresser, surtout n'hésitez pas ! Nous sommes toujours ouverts à toute discussion ! »
-
Amaski
L’archevêque n’hésita pas à répondre à son homologue concernant les potentielles complications linguistiques. En vue de la bonne volonté affichée par la ministre, le prêtre pensa que le Gouvernement fédéral pourrait sans aucun doute faire un geste en faveur du Maok. Il lui proposa alors son idée.
« Nous pouvons vous rassurer que vos moines et prêtres seront bienvenus chez nous. Le Gouvernement pourra même être disposé à mettre en œuvre un programme de formation linguistique au profit des missionnaires afin de leur faciliter leur travail dans notre contrée. »
C’est alors que son homologue entama les discussions sur les affaires économiques. En apparence, le Maok n’avait pas de véritables besoins économiques majeurs. Karn Belm réfléchit quelques secondes et se souvenait alors comment le Ministre de l’Industrie l’avait recommandé de conclure des accords d’importation et surtout d’investir dans l’énergie, domaine dans lequel la péninsule était en grande nécessité. Le prêtre répliqua alors un peu timidement.
« Nous ne voyons aucun mal à ce que votre pays soit déjà comblé en terme d’importations. Notre contrée est surtout intéressée par pouvoir conclure des accords de libre importation, ceci signifie pouvoir librement importer des produits depuis votre pays. Ceci vous intéresse ? Je suis convaincu que ceci pourra qu’être favorable à votre économie.
Aussi, notre pays est très nécessiteux dans le domaine énergétique. J’ai entendu dire que votre pays avait des importantes réserves en pétroles. Nous pourrions envisager une collaboration dans ce domaine. Par exemple, nous pourrions moderniser gratuitement vos installations d’exploitation pétrolières en échange de quelques concessions pétrolières. Toutes les deux parties seraient gagnantes. Nous pourrons exploiter un peu de pétrole et vous aurait un accroissement radical de votre production nationale. Après, nous ne savons pas quelle est votre politique dans le domaine énergétique et si une telle collaboration est possible. »
« Nous pouvons vous rassurer que vos moines et prêtres seront bienvenus chez nous. Le Gouvernement pourra même être disposé à mettre en œuvre un programme de formation linguistique au profit des missionnaires afin de leur faciliter leur travail dans notre contrée. »
C’est alors que son homologue entama les discussions sur les affaires économiques. En apparence, le Maok n’avait pas de véritables besoins économiques majeurs. Karn Belm réfléchit quelques secondes et se souvenait alors comment le Ministre de l’Industrie l’avait recommandé de conclure des accords d’importation et surtout d’investir dans l’énergie, domaine dans lequel la péninsule était en grande nécessité. Le prêtre répliqua alors un peu timidement.
« Nous ne voyons aucun mal à ce que votre pays soit déjà comblé en terme d’importations. Notre contrée est surtout intéressée par pouvoir conclure des accords de libre importation, ceci signifie pouvoir librement importer des produits depuis votre pays. Ceci vous intéresse ? Je suis convaincu que ceci pourra qu’être favorable à votre économie.
Aussi, notre pays est très nécessiteux dans le domaine énergétique. J’ai entendu dire que votre pays avait des importantes réserves en pétroles. Nous pourrions envisager une collaboration dans ce domaine. Par exemple, nous pourrions moderniser gratuitement vos installations d’exploitation pétrolières en échange de quelques concessions pétrolières. Toutes les deux parties seraient gagnantes. Nous pourrons exploiter un peu de pétrole et vous aurait un accroissement radical de votre production nationale. Après, nous ne savons pas quelle est votre politique dans le domaine énergétique et si une telle collaboration est possible. »