Activités internes - Roleplay interne

Alex Scker

Message par Alex Scker »

Triades mayongaises
Tous les coups sont permis...


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  • Crédits : Chris Otrowski (DA : najtkriss)
L'alcool coulait à flot, leurs réceptacles translucides emportés dans une danse que l'on pourrait croire, épileptique. La vieille caisse enregistreuse s'emballait, pièces après pièces, le tiroir-caisse s'ouvrant et se refermant en rythme, produisant une musique envoûtante, hypnotique. Et en ces soirs là, les clients étaient nombreux. Le vieux comptoir brillait, sa surface en un bois exotique patiné reflétait les visages et les verres des clients, riant, hurlant, emportés par cette énergie nocturne, des songes et des sens.

Le patron était un vieux vétéran ayant servi pour diverses organisations en des temps plus anciens. Son crane rasé laissait place d'un coté, à un impressionnant dragon rouge et céladon, parcourant les pigments de sa peau jusqu'à descendre dans son dos, agressif. Sa chemise blanche et immaculée en marquait le contraste...saisissant. Ses mains fortes et calleuses nettoyaient sans cesse les verres laissés là, servant aussi aux clients, à un rythme effréné, des cocktails et boissons de toute sorte, les plongeant lentement dans un univers aux frontières brouillés, aux sens amoindris et voilés.

Une femme...elle ressemblait à toutes les autres, sa présence était discrète, s'approcha du comptoir. Elle ne commanda qu'un petit cocktail faiblement alcoolisé, visiblement concentrée sur autre chose. Contournant le vacarme ambiant et la forte ambiance sonore faisant vibrer les lieux...elle fit quelques signes au patron, tapotant une fois de chaque, de son index et de son majeur, sur le comptoir, levant légèrement et rapidement sa main avant de donner deux dernier tapotements de son pouce sur la surface lisse et boisée; elle souhaitait le voir, en privée.
Luan Phong était un ancien membre de la Nongju-Babaa, autrefois soldat, il avait abandonné ses anciennes prérogatives au sein de l'organisation à son entrée...dans l'établissement carcéral de Vinhoa. A sa sortie, il s'était réservé une existence plus tranquille, tenant un bar à Nankin pour le compte de l'organisation, familier aux trafics, aux activités d'extorsion, du jeu et des vices, il en connaissait l'univers.
Tapotant l'épaule d'un de ses serveurs, il lui laissa le loisir de la gestion du comptoir, ouvrant une porte menant à l’arrière-boutique, laissant entrer la dame.

La pièce bien qu'encombrée, suffisait à conserver une certaine intimité et discrétion pour des discussions qui se voulaient plus tranquilles, échappant aux yeux et oreilles des clients. Avançant deux chaises qui avaient connu de meilleurs jours, Phong invita son invitée à s'asseoir, sortant un petit carnet jauni de sa poche arrière, sa longue natte noire se balançant dans un même temps.

Luan Phong :
Patron


« Bien, que me voulez-vous ? »

Femme :
Inconnue


« J'ai du travail à proposer, ça paye bien. »

Le visage impassible, la jeune femme aux traits habituels d'une austro-makarane lambda sortit une petite fiche assortie de diverses informations sur un modèle de terminal bancaire, utilisé en interne dans les banques du Mayong, servant au contrôle des billets et de leur validité. Elle ne laissait transcrire aucune émotion, laissant son discours monotone, vidé de tout mouvement en surface, dicter sa volonté.

Femme :
Inconnue


« Trouvez-en un fonctionnel...j'aurai aussi besoin d'en savoir la provenance exacte. »

Luan Phong :
Patron


« Hum...pour combien ? »

Femme :
Inconnue


« Une fois ramené, nous paierons l'heureux...dépositaire, 500 000 dollars raksasan en cash. Je vous laisse mon mail, le contrat est ouvert... »

Se faisant, Phong nota d'un revers de main les quelques informations lapidaires dispersées de ci et là par l'inconnue, se levant en inclinant légèrement le buste avant de la laisser repartir. Le contrat était juteux...il trouverait bien preneur, et même une fois partagée, la récompense restait diablement alléchante. Le patron ne ressortit pas de la pièce, s'approchant d'un vieux combiné datant parait-il...de la colonisation, bien qu'il ait été réparé et plus ou moins remis au goût du jour depuis. Tournant à de multiples reprises le cadran téléphonique, désuet.

Luan Phong :
Patron


« Allo, Gia Bào ? Oui...oui, écoute j'ai un contrat qui pourrait t’intéresser... »
Alex Scker

Message par Alex Scker »

Au pays
Les affres électoires...


Alors que la Ligue Nationaliste Panmakirane hurle à grand cris, manifestant un profond dégoût, jouissant d'une liberté retrouvée avec la mise à terme de la coopération gouvernementale obligée de celle-ci et des natcaps en position de force, une relative redistribution des cartes est en cours.
La volontée affichée des directeurs restant de soutenir une formation plus frêle mais non moins dynamique, par la véléité de propulser Saensurin au pouvoir, relève d'un choix purement idéologique et pratique suite aux dernières dérives de la faction nationaliste, sacrifiant une majorité parlementaire confortable au profit d'une formation moins importante mais plus souple à manœuvrer.
L'unité retrouvée du Mouvement Surintha, sous l'égide de Saensurin, pourrait bien être en ces temps là, un point fort crucial alors que celui-ci avait pour ainsi dire « raté » sa chance lors de la naissance de la République du Mayong il y a de cela quelques années, divisé et paralysé par des luttes intestines. La montée d'une figure forte, rassemblant sa formation au-delà des dissensions est source d'un certain prestige.

Majoritairement composé de natcaps, pour près de 90 sièges sur 201, Saensurin, parlementaire-délégué de Wonjin, séduit fortement cette frange politique, par son dynamisme et son orientation idéologique, tourné vers un liberalisme bien plus compatible avec l'univers dogmatique prôné jusqu'ici.

Cette accession est facilité par son adaptabilité, magnant parti et assemblée avec subtilité, afin de concilier les attentes des uns et des autrez, en situation d'être le lien de la coalition. Bien que favorable à la présence fiémançaise dans le cadre des échanges et perspectives économiques du Nankin, il n'en est pas moins en désaccord officieux, masqué pour le jeu politique, avec la ligne du pouvoir, privilégiant une réintégration complête si l'outre-mer fiémançais venait à être abandonné.

Et c'est la chute, plus que la succession qui soulève bien des questions, des inquiétudes quand à la stabilité du pays. L'agitation contenue de la faction nationaliste permettait une gestion plus simple des autres récalcitrants, communistes. Jusqu'alors les problèmes étaient mineurs, résolus avec plus d'aisance au nom de « l'unité gouvernementale et politique du pays ». Argument ne faisant plus autorité, il se pourrait que les démonstrations de force s'intensifient, faisant craindre pour la structure interne du régime, d'ores et déjà confronté à des problèmes serieux, litiges avec le Wapong comme délitement de l'Empire Makan.

Dans certains districts violemment secoués par la nouvelle, de timides émeutes et manifestations plus ou moins violentes ont éclatées, laissant place à une présence militaire gouvernementale renforcée, alors que celle-ci se retirait progressivement des territoires étiquettés comme agités avec la signature des dispositions du Maïkminh.

Les doutes et inquiétudes sont nombreux quand à l'avenir, mais celui-ci pourrait, s'il est correctement abordé par les acteurs en place, apporter bien plus de force et d'unité au Mayong sorti il y a peu finalement, de longues années de guerre civile.
Alex Scker

Message par Alex Scker »

Au pays
Opium mon amour...


[img]https://lh3.googleusercontent.com/94XPcFdTeYOKwqN8SH_CTSvDN0R4HJlYKs8HGZxU5g=w523-h143-no[/img]

L'Opium est pour ainsi dire un produit culturel du Mayong, et plus largement de toute la péninsule austrobeysinoise. Il tire ses effets puissants de ce que l'on appelle communément Pavot Somnifère ou Pavot des Jardins. Avec l'incision de certains éléments internes des capsules, des fruits secs desdites plantes, celles-ci se remplissent progressivement d'une substance blanchâtre à l'apparence du latex, séchant en une résine brune, consistant en de l'opium brut, qui sera récoltée peu de temps après la première coupe.
Au Mayong, le Chandoo a été popularisé avec la colonisation pré-fiémançaise. Cette nouvelle préparation, unique, longue et minutieuse, rend la substance bien plus attractive, véritable opium à fumer dont les dosages, considérant principalement la teneur en dross, substance toxique de la préparation, sont adaptés à chaque fumeur particulier.

La production d'opium au Mayong ferait vivre près de deux millions de nationaux pour une production totale estimée entre 4 600 tonnes et 5 300 tonnes selon la méthodologie utilisée, dégageant globalement entre 2,7 et 3,8 milliards de $ Rak. L'ouverture des frontières a favorisée le développement exponentiel des trafics en direction des grands marchés solvables tels que le Raksasa, l'Oceania et de feu le Pelabssa. Sans être l'apanage unique des mafias, les multiples utilisations de la « drogue divine » sont largement légalisées par le pouvoir en place, transcendant la société, s'infiltrant dans les moindres tissus de la structure sociale mayongaise, véritable habitude culturelle normalisée. La création des premiers salons de massage et bars à opium a popularisée et démocratisée sa consommation au sein des classes les plus paupérisées, les prix baissant avec l'augmentation substantielle de sa production. Il n'est pas rare de se voir proposer un joint impérial ou tout simplement quelques bouffées d'opium à son arrivée au pays du matin calme comme le démontrent régulièrement les officiels et autorités mayongaises à la moindre occasion.

Le Kurong est ainsi par excellence l'espace géographique où se concentre la majorité de la production mayongaise pour près de plus de 60%. Enclavé et sans autre possibilité de développement, loin des velléités modernistes impulsées dans le reste du pays, la région est attachée à cette culture millénaire qui endosse aujourd'hui encore le rôle d'unique subsistance de ses habitants. Le contrôle plus ou moins direct de la région est un levier de choix pour la PMJ pouvant en quelque sorte interrompre les joies de millions de mayongais. Et chaque source de grandes richesses entraine à coup sûr envies et jalousies, lubrique.
Bien qu'apportant de nombreuses richesses, son exploitation pourrait être menacée à l'avenir, tant par les volontés d'Etats touchés par lesdits narco-commerces, de voir ce qu'ils considèrent comme un fléau, être éradiqués, que par les comportements préventifs affichés d'Etats voisins soucieux de stopper le développement des mafias et flux illicites transcendant les Etats, passant outre les frontières et les lois. Chose qui ne peut être aisée tant le gouvernement lui-même et son administration sont versés dans ce commerce transcendant les âges, les simples désirs fugaces et passagers. L'opium est autant produit culturel au Mayong que la terre est symbole et attachement pour les fiémançais.
Alex Scker

Message par Alex Scker »

Le Triumvirat
L'avenir du Nankin...


Yoon Shin, la cinquantaine, les yeux verts, arborait une moue déçue et dépitée, les coudes posés sur la table rectangulaire qu'il présidait, trônant dans son grand siège en cuir, il entrecroisait ses doigts. Il lissa d'un petit geste mécanique de la main son costume bleu sombre de bonne facture, réajustant sa cravate mauve. D'un seul et même mouvement il tendit les bras, se relevant entre son siège et la table qui lui faisait face, la tête droite, les mains à plat. Les écrans muraux retransmettaient les images en direct de caméras suspendues au sommet de la plus haute tour de Nagwon, offrant une vue impressionnante sur la capitale, balayée par une intense pluie.

La porte s’ouvrit avec un grincement, laissant entrer un Jun à l'expression faciale effacée, une cigarette en bouche. Le regard vide, il expirait de longues et denses bouffées de tabac, s'asseyant avec une mollesse presque dérangeante dans le siège qui lui était attribué. Le rêve d'un Mayong sans négation de son métissage culturel dû à la période coloniale en avait pris un sacré coup. La Fiémance avait représenté une grande opportunité, armée de perspectives à long terme, et sûres pour le développement de la région. Les risques inutiles pris par le petit groupe, les plans de développement sur le long terme, le rapprochement diplomatique et politique amorcé avec les anciens colonisateurs du pays...tout semblait s'effondrer comme un château de cartes. Bien heureusement les efforts passés auront encore une résonance...qu'il fallait assurer.

Saensurin, fraîchement nommé, bénéficiant encore de son « Honeymoon period », ouvrit les deux portes à la volée, fringuant dans son costume noir, le cou semble-t-il serti de sa cravate bleue turquoise. Déplorant les potentiels bénéfices issus de l'expansion de Nankinville et de son commerce, du moins de ce qui avait été prévu, le nouvellement-élu directeur restait sceptique quant à une prise d'autonomie trop importante de la concession, privilégiant une réintégration dans le giron mayongais ainsi qu'une application lente mais nécessaire du modèle prôné par le gouvernement. En soi, il constituait le seul véritable danger, au sein même du gouvernement, pour le Nankin dans son état actuel.

Yoon Shin :
Directeur Exécutif du Triumvirat


« Bien, messieurs, vous êtes tous au courant des derniers événements et de... »

Hwang Jun :
Directeur Exécutif Adjoint du Triumvirat


« ...la foutue missive de Vaast Heunechart. »

Yoon Shin :
Directeur Exécutif du Triumvirat


« ...oui. Les services diplomatiques fiémançais sont en pleine négociation avec les nôtres sur le devenir technique du Nankin, actuellement en proie à une simili insurrection populaire communarde. On peut comprendre les doutes et le soucis des populations en ce sens où leur situation est ma foi plutôt incertaine malgré quelques bonnes paroles. Inutile de rappeler que nous avons d'ores et déjà pris position publiquement, exprimant notre volonté de garantir une certaine forme d'autonomie avancée de la concession, intégrée en tant que district à régime particulier. »

Hwang Jun :
Directeur Exécutif Adjoint du Triumvirat


« Ce qui est, et je le réaffirme, une solution très insuffisante au problème, inadaptée à l'identité et le fonctionnement du Nankin. Les populations l'ont bien compris. La milice communale s'est soulevée elle-aussi, regroupée en fédérations communales unies dans un même organe qu'ils appellent eux-même, Fédération républicaine de la Milice Nankinoise. Bien que nous disposons de forces armées occupant Nankin pour sa propre sécurité à l'origine, il ne me semble pas pertinent de persister sur la voie originelle, bien plus radicale que celle présentement prévue, l'utilisation de certains leviers n'étant pas souhaitable. Nous ne voulons aucunement que ces soulèvements protestataires ne dégénèrent, si près de la frontière wapongaise. »

Saensurin :
Directeur Exécutif Adjoint du Triumvirat


« Puisque vous détenez un degré d'analyse si élevé et limpide, que proposez-vous ? » demanda-t-il, sa main droite posée sur sa joue droite, avec un soupçon d'ironie et de sarcasme.

Hwang Jun :
Directeur Exécutif Adjoint du Triumvirat


« M'est avis que la concession ne devrait pas acquérir de statut qui l'assimilerait à une province mayongaise. Etant donné l'organisation politique, économique et sociale du Nankin, ainsi que les velléités de ses habitants, nous devrions considérer les demandes de cet embryon d'Etat en construction tout en cadrant les conditions de leur existence sous l'égide et la tutelle du Mayong. En quelque sorte un traité de protection ad vitam aeternam, avec une présence militaire mayongaise permanente sur le sol de la concession et les droits d’ingérence qui vont avec dans le respect des institutions politiques, économiques et sociales locales. C'est un moyen comme un autre de rattacher le Nankin au Mayong, de jure et de facto, en un fonctionnement souple et un statut nuancé. Pour tout ce qui comprend la mise en valeur de ces terres...la Mayese Investment and Development Agency s'en chargera, comme extension de l'Etat central. Les nankinois ne souhaitent qu'une liberté politique et de gestion, donnons-la. » reprit-il, un air et une expression extrêmement posée marquant sa gestuelle.

Saensurin :
Directeur Exécutif Adjoint du Triumvirat


« Vous substituez un affaiblissement temporaire et nécessaire à un affaiblissement de notre souveraineté sur le long terme. »

Hwang Jun :
Directeur Exécutif Adjoint du Triumvirat


« Vous sous-estimez bien l'étendue des troubles et des maux que nous pourrions causer. Ce n'est pas en faisant la négation des politiques menées au Nankin, de la situation si particulière du territoire que nous arriverons à quelque chose de constructif. Respectez la volonté de ses habitants, nous n'avons pas besoin de traiter ce lieu là comme n'importe qu'elle autre district qui ne demande qu'une forme de domination radicale de notre Etat. Le Nankin se rattachera de lui-même à notre souveraineté, à nos prérogatives, tant qu'elles soient négociés en contentant ses habitants, en sauvegardant un modèle qui semble sur le point de s'écrouler. Les conditions sont suffisantes et réunies pour contenter chacune des parties. »

Yoon Shin :
Directeur Exécutif du Triumvirat


« Je crois que ce que Hwang Jun souhaite dire est que les statuts traditionnels, normalisés disons, ne suffiront pas à répondre aux exigences et attentes de la situation du Nankin. Nous avons besoin d'innover, de nous adapter afin de réintégrer le territoire dans le respect de ses particularismes. Il nous faut un autre statut, exceptionnel dans sa définition comme dans ses prérogatives et son fonctionnement, ça ne peut être que la base des négociations avec les fiémançais et les communes locales. » se décidant enfin à intervenir, après de nombreuses minutes de silence et de réflexion.

Saensurin :
Directeur Exécutif Adjoint du Triumvirat


« Formulé de la sorte, c'est déjà plus compréhensible... »

Yoon Shin :
Directeur Exécutif du Triumvirat


« Maintenant, messieurs, accourons aux affaires qui nous attendent, il nous faut finement et habilement mener la danse des négociations, éviter tout impair qui pourrait se retourner contre une réintégration de Nankin. Je dois vous laisser. L'avenir du Nankin est sur le point de prendre un tournant inédit. »
Alex Scker

Message par Alex Scker »

Au pays
Une journée type au Mayong...


Journée type de Linh, jeune ouvrière du district de Thap Giang, classe inférieure

6h - 6h50 | Linh se lève pour une journée de travail à l'usine. Elle prend le temps d'enfiler son bleu de travail orange, tout en mangeant rapidement ce qu'il reste des maigres repas quotidiens, en guise de petit-déjeuner. Toilette matinale au bidon.
6h50 - 8h | Les transports encore à un état de développement approximatif ne permettent pas à la makarane de se rendre rapidement dans le quartier industriel à l'ouest de Sundae, elle doit longtemps marcher.
8h - 13h45 | Casque à la main, elle arrive à l'usine d'assemblage, se mettant au travail à la chaîne n°9. Et ce pendant 5h45, sans interruptions. Elle changera une fois de chaîne au cours de la matinée afin d'éviter un travail trop répétitif, potentiellement nuisible à la qualité.
13h45 - 14h05 | Pause de 20 minutes. Linh mange ce qu'elle a amenée dans sa petite boite rouge métallique. Morceaux de viande séchée et champignons. Court temps de discussion avec ses « camarades », partagés entre LCM et LNP.
14h05 - 18h45 | Repartie pour 4h40 de travail, elle changera de nouveau une fois de chaîne. Petite pause de 10 minutes entre 16h et 16h10.
18h45 - 20h15 | Linh touche sa paye journalière. Un bus la dépose à 40 minutes de chez elle. Elle marche pendant le reste du trajet.
20h15 - 21h | La jeune mayongaise s'occupe de ses enfants, leur prépare à manger, les couche et allume la vieille radio dégotée au marché flottant du coin.
21h - 21h30 | Entre actualités et allocutions du gouvernement, de la LCM ou de la LNP, elle finit par éteindre le poste.
21h30 - 22h | Toilette et prière bouddhiste du soir. Coucher au plus tôt.

Journée type de Sáng Tiến, instituteur privé à Nagwon, classe moyenne inférieure

6h30 - 7h30 | Réveil dans une banlieue de Nagwon.
7h30 - 8h | Utilisation des premiers tronçons de métro pour se rendre dans un lycée d'enseignement privé, à l'ouest de Nagwon. Son arrivée ainsi que son trajet est enregistré via les premières puces biodégradables wapongaises nanowares, récemment commercialisées sur le marché mayongais. Sur conseil de ses employeurs il s'en est implanté une.
8h00 - 8h20 | Arrivé au lycée, il se rend dans la salle réservée aux professeurs. Café court, relecture des cours de la matinée. Discussion rapide entre collègues.
8h20 - 10h00 | Deux temps d'heures de cours de 50 minutes, jusqu'à la récréation. Les cours sont dispensés alternativement en adelien pour un temps puis en mayongais pour un autre.
10h00 - 10h25 | Café entre collègues. Ecoute de la radio, allocutions et interviews de ténors national-capitalistes.
10h25 - 12h15 | Deux fois 50 minutes de cours.
12h15 - 13h45 | Pause de midi. Déjeuner entre collègues, plats traditionnels commandés et consommés dans de petits restaurants de rue, peu chers. Sortie des baguettes.
13h45 - 16h25 | Rentrée en cours enregistrée automatiquement. Poursuite de programmes de travaux pratiques et théoriques jusqu'à la fin de la journée.
16h25 - 16h50 | Récréation. Café et discussion entre collègues.
16h50 - 17h40 | Fin de journée. Dernier cours à être dispensé.
17h40 - 18h10 | Aide supplémentaire pour les élèves en difficulté, sur un point particulier de la journée.
18h10 - 18h40 | Chemin du retour. Prise du métro, déplacement enregistré automatiquement.
18h40 - 19h50 | Ecoute de la radio. Moment passé en famille. Partie de Pai Sho avec les voisins. Lecture du Moning Kam.
19h50 - 20h30 | Repas du soir. Plat traditionnel préparé pendant la soirée par les jeunes filles de Tiến.
20h30 - 21h45 | Préparation des cours du lendemain.
21h45 - 22h45 | Lecture et activités diverses.
22h45 - 23h | Coucher.
Alex Scker

Message par Alex Scker »

Holy war (1)
Agonie rougeoyante...

  • [img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440507048-soldatsmayong.png[/img]

    « Mais le capitalisme, état naturel des choses, trouve toujours un chemin. »
    - Cat Tuong, wapongais, père du National-capitalisme
La fin de l'ère guerrière soumise aux folies des puissants enchaînant une danse mortelle et distordante, prêts à détruire l'humanité dans un torrent de souffre et de flammes, aurait dû voir émerger une période de paix, ouverte aux échanges et à la stabilité, à l'entente des peuples. Mais la géhenne, tant expressive en cette époque sombre, avait semble-t-il semée la corruption profondément enfouie à de multiples recoins du globe. Instillant dans le cœur de chacun, mensonges et illusions, sentiments déraisonnables de jalousie et de haine, de possession et de domination.
Les « Temps promis » étaient accessibles, mais le futur du Projet Unique n'était pas encore en sécurité pour autant.
A l'aube d'une guerre mondiale entre le Kirep et le Raksasa avec le ravivement des tensions entre les deux Etats, les menaces communistes apparaissaient de ci et là, promettant la mise à mort de la « bête » qui les avait nourri.
Et cela légion étaient ceux qui ne pouvaient l'accepter.

La chaussure en cuir sombre se posa dans un bruit d'éclaboussures, le sol boueux giclant avec modération autour du point d'impact, sur le sol riche de la luxuriante forêt qui y puisait sa subsistance quotidienne.
C'est une main bien nourrie qui épousseta d'un coup rapide et irrité le pan humide du manteau de même teinte.
Une voix retentit dans son dos, d'un ton volontairement sans retenue, l'abordant sans manières.

Wu :
Inconnu


« Ça vous change des rues pavées de Nagwon hein !! »

Yoon Shin :
Directeur Exécutif du Triumvirat


« Pardon ? »

Wu :
Inconnu


« Sans vouloir vous manquer de respect. Enfin juste pour engager la conversation, je ne dis pas que...que je...que vous ne connaissez pas nos campagnes hein !! »

Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS


« Shin, laissez-moi vous présenter Wu. » intervint-il, une expression d'amusement imprimant ses traits alors qu'il regardait l'agent s'empêtrer dans un démêlé de paroles maladroites.

Yoon Shin :
Directeur Exécutif du Triumvirat


« Vos agents s'appellent tous Wu... » tirant une mèche rebelle qui tombait un peu en avant de son front, il répondit d'un ton las.

Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS


« Presque ! Venez, suivons W...l'agent, il nous reste deux trois petites choses à examiner. » accorda-t-il, malicieux.

Le Directeur Exécutif se laissa conduire dans ce qui ressemblait à un camp d'entrainement en pleine cambrousse.
Il laissa ses yeux bleus, signes d'un lignage métis adelomakiran, divaguer en passant en revue les jeunes recrues qui s’entraînaient, conseillées par leurs aînés.
Les corps auxiliaires se devaient d'être suffisamment bien formés dans le temps afin de ne pas transformer toute première altercation en débandade.
Passant devant les baraquements et arsenaux dispersés dans les différentes réserves du campement, le petit groupe s’arrêta à la rencontre d'un officier.
Le Général Lee selon les dires de Sovann...un officier compétent qui avait d'ores et déjà fait ses preuves.
Expérimenté pour son âge, il s'occupait d'organiser l'arrivée des nouvelles têtes et de former la troupe.
Prodiguant conseils, observant et racontant de pas si vieilles scènes de guerre que ça.

Lee :
Général


« Ravi de vous rencontrer, votre excellence. » dit-il en saluant ses interlocuteurs avec toute la rigidité militaire qui lui seyait.

Wu :
Agent du MIS


« Ça aussi ça doit vous changer des gens en costume cravate h... !! » lança-t-il avant d'être dans l'impossibilité physique de terminer la fin de sa phrase, le coup de coude puissant du maître espion lui ayant comprimé plus ou moins discrètement la cage thoracique.

Lee :
Général


« Comme vous le voyez, les recrues s’entraînent dur pour satisfaire aux exigences demandées.
Choisies au sein des couches favorisées des quartiers fermés d'ores et déjà effectifs, comme conseillé par votre ami.
Elles ont l'air pour la plupart convaincues des idéaux que nous leur faisons porter.
Les fonds sont employés à bon escient. »

Yoon Shin :
Directeur Exécutif du Triumvirat


« Qu'ils se rappellent de leur appartenance au dernier rempart contre la terreur rouge et les autocrates qui parcourent encore tranquillement notre monde, c'est tout aussi important.
La vermine doit plus que tout être écrasée avec ferveur ! »

Wu :
Agent du MIS


« Kof kof...ferveur hein... !! »

Levant sa tête vers le ciel pluvieux, amoncellement de nuages de teintes grisâtres faisant disparaître le beau ciel bleu du pays du matin calme, Shao Gen Sovann jeta son mégot de cigarette dans une flaque verdâtre.
Désignant la salle des officiers, il se tourna vers Shin.

Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS


« Allons à l'intérieur, pour les derniers points...ce sera plus commode. »

Franchissant les derniers mètres qui les séparaient des salles d'observation stratégique des officiers, le général ouvrit d'un coup sec l'épaisse porte en bois, laissant ses invités entrer.
Tirant la porte, il alluma les vieilles lumières légèrement crépitantes au démarrage, révélant une immense carte du globe accrochée à un large pan de mur boisé.
La main posée sur son menton, le maître espion observait l'exposé du gradé et du Directeur Exécutif.
Ces derniers désignaient plusieurs points sur la carte, laissant leurs doigts vaguer de l'extrémité orientale du Jeekim à l'extrémité orientale de l'Alméra jusqu'au Nord-Ouest Zanyane tout en passant par le Barebjal pour revenir enfin au Makara, Mayong et Axe Impérial compris.
Tapotant la localisation géographique d'Opemont, d'Ophrone et de quelques autres villes semblant importantes.
Ils divaguaient parfois, sortant de leur exposé initial pour converser de plusieurs autres sujets associés.
Wu avait été éclipsé depuis un petit moment déjà.

Les deux mayongais semblaient satisfaits et se serrèrent une ultime fois la main avant de sortir.
Les corps auxiliaires avaient trouvés une importance justifiée lors des conflits impliquant l'OTH ou le Wapong. Le modèle était parfaitement réutilisable.
Les quelques makarans présents provenaient d'Endo, du Wapong...et de bien d'autres contrées du Makara.
Et bientôt ce seront des dizaines à centaines de milliers d'autres qui défileront sous les yeux des officiers.
Le Directeur du MIS se surprenait à [url=https://youtu.be/jdXQVFzo-xE?t=1m25s]chantonner en sifflotant[/url] l'air d'une vieille chanson fiémançaise, sortant lentement de la pièce désormais seulement éclairée par la lumière filtrant de la porte ouverte.
Il dansait presque d'un pied sur l'autre, meumeumant en rythme avant de claquer doucement la porte.

Shao Gen Sovann :
Directeur Général du MIS


« ♫...De Pesak à Ophrone...♬♪...et du Barebjal au Makara...♫♩...je foulerai les pavés des belles cités...♭ ♪ »
Alex Scker

Message par Alex Scker »

Rp obsolète.

[spoiler="Cliquez-ici"]The Blue Lotus (1)
La Voie du petit scarabée...

  • [img]https://lh3.googleusercontent.com/UZ7F1Zi2iOGVtdrHMOmdLfiPAxvd4QMYg27MZuj5kA=w523-h143-no[/img]

    Crédits : Edges of the Himalaya (DA : Reicheran)

    « Kurong is a land of myths, occultism and religious candles plunged into darkness. »
    - The Way in Northlands par Hoạ Mi Sổ (1897-1995), moine bouddhiste zen
Hoạ Mi Sổ est un moine kurongais. Il enseigna et étudia durant toute sa vie la voie du bouddhisme zen fortement influencé par le taoïsme, marqué notamment par des postures méditatives assises.
A l'instar de ses pairs, il apprit et transmis les enseignements shaolin, en terme d'arts martiaux, à des générations de jeunes appelés à être mayongais à l'indépendance de celui-ci.
Philosophant et méditant sur les textes et la Voie, il n'en était pas moins un homme d'action, acteur politique à son échelle des évolutions de la région au cours de l'histoire.
Ses écrits rassemblés au sein du recueil The Way in Northlands ou La Voie des Terres du Nord sont un témoignage solide des pratiques et croyances du Kurong d'hier tout en restant enrichissants et très actuels dans leur contenu, leur analyse.

Bien loin de ces terres isolées, au sein même de la Maison Céladon à Nagwon, demeure des directeurs depuis la création récente de la République, Hwang Jun se frottait les mains en essayant de se réchauffer, le crachin du dehors refroidissant rapidement l'ambiance.
Ses deux confrères occupés à d'autres recoins du pays, le troisième se pensait bien tranquille.
Triste erreur.

Quelle ne fut pas sa surprise à la découverte d'un pour le moins excentrique visiteur.
Vêtu du traditionnel habit de moine ocre, il posa son bâton sculpté contre le mur, gardant un sac en toile de jute à la main.
Se présentant comme un moine du Kurong, il s'exprima simplement, tordant entre ses doigts ses longues moustaches noires et fines lui arrivant en haut des hanches.
Son crâne rasé laissait place plus bas à une expression impassible.
Autant dire que le personnel qui l'avait introduit semblait tout aussi surpris que Jun.

Wa Tuyen Hoa :
Messager


« Excellence, j'ai un colis pour vous...ne l'ouvrez pas !! »

Hwang Jun :
Directeur Exécutif Adjoint


« ...hein ? »

Wa Tuyen Hoa :
Messager


« Non, non je plaisantais hahaha...vous pouvez l'ouvrir maintenant. » commença-t-il rieur avant de terminer abruptement, le visage fermé.

Jun plissa les yeux, fixant avec une méfiance à peine voilée l'étrange personnage qui lui faisait face. Ce dernier entortillait autour de ses doigts les fines mèches noires partant dessous son nez, habituellement relâchées en un mouvement vertical parfaitement rectiligne. Dégrafant la toile de jute qui enveloppait une boite en bois simple et sobre d'ornements; il en retira le souple tissu.
Posant avec une lenteur volontaire le coffret sur la table du salon, il en souleva le couvercle.

Hwang Jun :
Directeur Exécutif Adjoint


« Mais...mais qu'est-ce que c'est ? »

Sans bouger une seule fois ses pieds restant fixes, l'étrange individu pencha légèrement son buste, regardant de travers l'intérieur de la petite boite avec une moue comique.
Se redressant, droit sur ses pieds, il l'expliqua avec lenteur, détachant chaque syllabe.

Wa Tuyen Hoa :
Messager


« C'est u-ne Nym-pha-ea cae-ru-lea, ap-pe-lée com-mu-né-ment lo-tu-s bleu ex-ce-llen-ce. »

Un lotus bleu reposait en évidence au sein de la petite boite.
Seule la signification échappait à Jun qui ne savait pas comment prendre ce qui semblait être un...présent ?
Et l'expression impassible de son interlocuteur, mêlée à ce qui semblait être un dédain désintéressé n'arrangeait pas les choses.
L'exaspération du directeur était visible avec l'augmentation du rythme de battement de ses pointes de pied sur le parquet vieilli de la bâtisse.
Ses deux sourcils se contractant au même moment que les rides et traits de son front; il grimaça tout en desserrant son nœud de cravate avant de reprendre.

Hwang Jun :
Directeur Exécutif Adjoint


« Je le vois bien mais à quoi cela... »

Wa Tuyen Hoa :
Messager


« A Langkha Daiolk* vous aurez toutes les réponses à vos questions, excellence. On vous attend. Ils ont beaucoup de choses à vous dire. »

Hwang Jun :
Directeur Exécutif Adjoint


« ...pourquoi ne me l'avez-vous pas dit plus tôt ? »

Wa Tuyen Hoa :
Messager


« Vous ne me l'avez pas demandé excell... »

Hwang Jun :
Directeur Exécutif Adjoint


« ...pourtant vous venez de me le dire à l'instant avant que je ne... »

Wa Tuyen Hoa :
Messager


« ...j'ai anticipé excellence. »

Le moine était décidément...insupportable !
S'il ne s'agissait pas de sa région natale, Jun aurait eu vite fait de l'expédier dehors, chiens à ses trousses.
Mais son altitude, bien qu'insolente, l'intriguait.
Couplée au mystérieux lotus bleu à la signification inconnue...impossible de résister.
Il se risqua à poser une question...le dos tourné, levant les yeux au ciel avant d'entrouvrir sa bouche.

Hwang Jun :
Directeur Exécutif Adjoint


« Mei Shahar ? »

Seul le silence lui répondit, Wa ayant d'ores et déjà levé le pied, bâton en main, ouvrant la porte à la volée, s'engageant sur le chemin battu par les vents et la pluie.
Le directeur se passa une main dans les cheveux. Le voyage allait être long, très long.
_________________
*[url=http://www.simpolitique.com/post253907.html#p253907]Langkha Daiolk[/url] : monastère bouddhiste zen situé dans le Kurong où Hwang Jun a passé toute son enfance, après avoir été recueilli en orphelin par les vénérables du lieu.[/spoiler]
Alex Scker

Message par Alex Scker »

Nagwon à l'alpha
Historique...

  • « Brumes délétères disparaissent lorsque,
    se révèle à moi la magnificence de ton éclat. » - Le Jeanneret


    [url=https://lh3.googleusercontent.com/lFEs9fFrSVByBOWd78YTTroSK6VWZwJTFRhorGN9b2pkoZ0t9bap62Y9AOo9wm_RL-sqcC1CBXyYmgc9qGQnX73HYkpmmHddynTScELynNl8SZJDJyCzQlEHrqd4uxgAPi9XaNYeefJAL4nPdU6evpgpQRIwUoou_SSLVLNr6cLL3GVAINTYs9nHEW1MMi4F373u_sJ28Ep70E4wB4NRmuCy9-AYD_Q63NknhYdPZf2Qk3T7RH0TeH-6Ejz5Z6ARef2NQNC_lS6j0pAzJUvY3WZWYKEIStTwS0_EQEP4jQOaIpUKUemC2t0hMsQ0Vfam10kxaWIOhpD0xfBg5mLhheuuoYEX8mB87JA3FmKw4hsOssbdXw1RrDGzX5L7_vMq0aTYXN4w3VPEUjkfyScHb3i50J5YohYCiAelRlJoNIxTaEW5V4rECpUr-wrOVg13FlWjmgt-ve4jmfPahj_1pfNYTT77kzd65dc-vrwrC_gR0cwsEtmTS782B-QtvNBrz8Y0dnulCJ1DBGi7QtD-bHl0CMgFWE1zGm5cdzk_HeVRX5OjzSePHrndFXI-wIg=w1505-h897-no]Croquis urbain 1.0[/url]

    Ville ancienne, fondée aux premières heures par les peuples môngs sortis tout droit des entrailles de l'antique Beysin voisin, Nagwon est un héritage.
    Un leg qui, aux premières heures, laissait entrevoir une cité encombrée, succession de rues tortueuses et disparates s'enroulant autour des récifs de l'urbain. On ne pensait pas la ville, on la vivait avant tout sans autre conscience que l'échelle d'un quartier, d'une habitation et de ses voisins.
    Génératrice d'un chaos, d'un mal-être naissant dans l'obscurité de l'entrée dans une ère en totale rupture, la ville était synonyme d'un certain degré d'horreur.

    Un chaos chassé par les nouvelles « lumières alméranes ».
    Accumulation successives de pensées, d'histoires et de cultures différentes et parfois antagonistes, la cité a vu son visage se transformer sous la houlette adélienne. La pensée occidentale a fait émerger une vision éclaircie, réfléchie et rationalisée de la cité.
    Il s'agissait de donner place au monumental par le vide, à la façade sa beauté, de détruire les dangereuses et tortueuses rues qui jetaient une ombre grandissante sur des pans entiers de l'espace urbain. Un cadastre orthogonal s'est substitué au tracé coutumier, dopant les flux, la vitesse atteignable et les échanges d'un point à un autre de la capitale. Places se sont dessinées, agrandies, faisant ressortir par le vide les monuments ou du moins ce qui avait de caractère monumental dans cette cité, vaste en devenir. On s'adaptait à la modernité almérane dans cette petite partie du monde.
    Tout en prenant au sérieux les mouvements contestataires qui s'élevaient contre la puissance modélatrice de l'Etat, contre sa force coercitive et dominatrice dans les colonies comme en métropole. Et les grandes voies, utiles à la circulation, qu'il s'agisse de civils ou de troupes armées, n'étaient pas comme telles par hasard.

    La montée en puissance de Chen Lin Dara, chassant les colons et les maîtres servis, amena dès 1949 à l'application d'une nouvelle vision pour un Mayong en recomposition. Il s'agissait de modeler la société, dans une optique progressiste répondant aux besoin d'une après-guerre étalant aux yeux de tous la dévastation et la destruction sur des territoires autrefois prospères. Le Général développait la puissance de l'Etat, traçant, modelant le pays qu'il guidait dans les limbes simpomondiales. L'homme devait s'adapter à un nouveau modèle qui se voulait total, aussi bien d'un point de vue macro (quartiers, villes, régions entières) que d'un point de vue micro (objets de consommation, mobilier, agencement des pièces...). Et c'est ainsi que sous influence des E.U.P et par les moyens qui étaient accordées, la structure sociale, urbaine et économique mayongaise s'adaptait à de nouvelles réalités imposées. Villes ex-nihilo destinées à être des cœurs de croissance surgissaient de ci et là, dans l'espace péri-urbain de cités d'importance. Alors qu'autrefois le privilège était accordé à des structures basses, de grands et massifs immeubles sortaient dès à présent de terre sous l'impulsion des imaginations conjointes de ses architectes. L'urbanisation était en marche, outil de puissance dopé par un Etat qui se voulait prépondérant dans l'organisation des pouvoirs.

    L'homme adore les certitudes, elles rassurent, confirment dans un sentiment de tranquillité une vision sur le moyen-long terme.
    Ce qui, face à l'évolution perpétuelle du monde, n'est pas exempt de contradictions, menant un modèle érigé comme le meilleur possible, pouvant être appliqué partout et pour tous, à la faillite.

    Poussé par la chute du Général dans les années 1980, le modèle culturaliste conforté par la pensée natcap s'est diffusé et superposé aux idéaux déchus qui avaient dominé les politiques publiques mayongaises, renversant du tout au tout la donne. La prétention ne va pas jusqu'à édicter de nouvelles normes à l'homme moderne, il ne sert que son instinct, ses désirs rationnels, bien que limités, suivant le cours reproductif des choses, accompagné par la notion de progrès. La ville, la société, l'homme se développent en continuité avec les legs du passé, ils adaptent la modernité, résolvent les problèmes existants sans rupture totale avec un passé lourd d'incidences et de significations. Il s'agit de s'articuler à la géographie physique, sociale et humaine et de laisser place nette aux initiatives tout en favorisant l'émergences de grands axes commandés par un univers idéologique nouveau. Sortant d'une guerre civile fratricide, le Mayong cherchait avant tout à laisser place à une forme de souplesse d'organisation, de relatif consensus malgré les fortes oppositions. L'espace urbain suivant un cadastre orthogonal adopte désormais des caractéristiques radio-concentriques, la logique de pôles interconnectés s'était lancée, mis en marche par la division, les spécialisations et bientôt les normes édictées par la mondialisation.
    L'Etat, l'organisation natcap pose les bases d'une société nouvelle, sûre, juste et libre, véhiculant les idées propices à favoriser coopération et entente au sein d'espaces sociaux pluriels. Et dans un pays où le développement rapide a entraîné l'apparition d'une fracture des territoires, dans un pays soumis aux menaces extérieures et destructrices comme pour tous les autres, et enfin dans un monde où l'individualisme grandissant progresse, apparaissent des utopies tournées vers un entre-soi protecteur. Les « gated communities » d'ores et déjà existantes se sont institutionnalisées avec le cloisonnement interne des districts, des résidences, des immeubles. Les initiatives, sentiments et désirs de chacun produisent des impératifs sécuritaires qui, en étant répétés et diffusés, finissent pas s'imposer à tous de façon autonome. Sans que la puissance coercitive de l'Etat n'en ait été réellement pour quelque chose.
Alex Scker

Message par Alex Scker »

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  • [img]https://lh3.googleusercontent.com/NzZcV0zOH1xKSkAcMqBb9zUqfPlpMo5QrG6cXG-QrmBuHyhqLnOSJRLgLDU9fuaehtfrGqgR5JBnh5ohzXpAnL6Re6i0kx_DBdqvrIIifn6KQlhufQKBLAlxbEHITGEgNEr7ySmd7O5ZTLI3zVk1gPNw76YZiLTt_KP83ODHapN0EPecjSdjdGVXlRLZM1SOx0Y2dJFaaSBfvgJ8EuSiuJNEk9Tee0SSqelamXCZ2MiYStJtL96xXqSGGbMza_xe6EMUhjtd74Fr39HntZuY5UIf4f9-NjL5X_MSGj4zuaBgw5ZivE_BVfuFMbrKMLm9fYRj2n6Lkjm7_BAXNOnjS__oBZZ8bRGh4pTXAwwCY_xsgOgyGVkx_TDkIrkueddvNTlwPocxzturM3L5waY3hV4bMFGWf28--lQOTiw0jlalsKBCKnLneNNRjAXXzV-cYU4dGuUM_V8_ziQBHytEjAIFZcmCqKLhZz2mW0ZehKsUjdhjmyvX-9uxcEc30g9kvs4mi1TvNVo_fS-iL6WDqcYzckiDN4hZ-MtMQw=w523-h143-no[/img]

    Crédits : inconnus.

    « It has been a real pleasure dealing with you, mister Decker. »
    - S.E Yoon Shin, enregistrement audio, conversation téléphonique.
Yoon Shin :
Dir. Ex. du Triumvirat


« Your deckerness...- rires - passons aux choses sérieuses. Hailong, notre invité est-il arrivé ? »

Le makaran avait posé cette question dos à son interlocuteur, trop occupé à contempler le petit écosystème que formait le jardin zen extérieur, les yeux rêveurs.
Un verre d'alcool adelien dans la main, il se laissait aller à de grandes bouffées d'un mélange de tabac et d'opium.
La meilleure cuvée de Jun parait-il...d'ailleurs ses plans poussaient sous le soleil du jardin, grandissant de jours en jours, soignés par ses mains avides de la précieuse récolte.
La Maison Céladon était décidément une tentative assez atypique.
Comme si le Triumvirat formait une famille, habitant au même endroit selon le bon vouloir de chacun, partageant des moments de vie commune...étranges pour des hommes d'Etat.
Qui pouvaient très bien se poignarder dans leur sommeil.

Mais bien étrangement, un équilibre s'instaurait.
Couplé à une certaine proximité, due à des orientations politiques proches, se sédimentant parfois sur certaines branches théoriques.
Rendant la Maison Céladon un bien agréable endroit pour vivre.
S’adaptant aux touches successives des directeurs s'y succédant.
Et dans ce cadre là, Hwang Jun faisait bien les choses, trouvant le temps pour s'y consacrer.
Étrangement, même avec autant de choses à faire, il avait TOUJOURS le temps.
A se demander s'il était humain.

Lee Hailong :
Inconnu


« On m'a dit qu'il vous attendait dans le salon. Quant à son nom, Wat... »

Yoon Shin :
Dir. Ex. du Triumvirat


« Watson, oui oui je sais, comme tous les agents gouvernementaux de la Shawricie et des ex-E.U.P vous savez. »

Posant son verre à la volée sur le bois d'ébène qui formait l'établit de son bureau, le cinquantenaire ouvrit les deux battants boisés de la porte qui donnait sur son bureau, les laissant claquer en se faufilant à l'extérieur.
Hailong suivant, les verrous de la porte coulissèrent, se verrouillant en un cliquetis à peine audible, une petite diode rouge assurant la sécurisation de la pièce.
les deux hommes descendirent les marches, fringuant dans leur costume de tons différents, débouchant sur le salon où attendait un shawriçois d'âge mûr.
Il se leva, laissant son costume bleu marine sans un pli, redressant d'un geste la mèche de ses cheveux grisaillant courts, légèrement dressée.
Les premiers s'exprimèrent dans un adelien mayongais tinté d'un étrange accent oriental tandis que leur interlocuteur laissait tout le palais shawriçois faire vibrer ses cordes vocales.

Watson :
Agent shawriçois


« Nice to meet you sir.
Le voyage m'a été agréable, je dois dire que votre pays est tout simplement incroyable !
Mais nous ne sommes pas là pour parler vacances et orientalisme.
Laissons ça aux citoyens hébétés habitués au menu proposé par Burger Royal.
Nous assurons la sécurité de la nation aujourd'hui.
Et c'est bien différent que de commander à bouffer...si vous me permettez l'expression !! »

Yoon Shin :
Dir. Ex. du Triumvirat


« Bien évidemment.
Et c'est un plaisir de traiter avec le gouvernement Decker.
Seul individu à faire prospérer la nation shawriçoise tout en conservant son unité.
J'en suis...sûr. »

Se dirigeant vers l'extérieur, le trio s'installa dans une voiture luxueuse, de la Faishan Motors, se laissant conduire.
Les camps n'étaient pas si loin que cela.
Rendus encore plus proche grâce aux travaux des fiémançais, assurant au pays un premier système autoroutier développé.
Le gouvernement shawriçois y avait d'ores et déjà dépêché des hommes, afin d'en superviser la construction, et d'en assurer la sécurité et la discrétion.
Perdu dans les campagnes mayongaises, loin dans l'épaisse forêt qui s’apercevait au loin, le dernier point était déjà assez assuré.
Et cette visite de liaison, de routine et d'exception à la fois, permettrait de s'assurer de l'avancée de ces choses là.
Alex Scker

Message par Alex Scker »

Holy war (2)
Sweet Osvletenia...

  • [img]https://lh3.googleusercontent.com/SSyAEqmixpCFfFFvhRWiD2MPFuxH5Mmd_pbUKARyxkT0TuGxqdjwJ5C-tRxFbv2vWiV9SLlwpuJBvpWckPevdTG0OHiQVcnmmUqBujRcCRxlZhsHJTI0moVdyyVmKehN0ABdw-GAkhqlibBagVbNdVK0Nhgnq5FWlyDTKpZgQ6UXMiHNGl-2WMP6Cr793Fso2vrMf4NB9xkd6EXnDADOCm6KTUMzCTfK6lidHx1yf7lzMhMerdjYL0JMvPGRRveYlIm8mtGY4E1lioG-5akgXhwF7dYdUD06gQX8kAm-XnXDd8X9CDy1jULG-3lmrcarJgRUONJpG706Ax_kiASmwM2r1GuDsa0tSR7s9zX5FLKvPdTE8OyHey8BPdnwK9t1HIftjw9vUt_sykqGscI8S5uk4QkNnd1efALpSQNnNGWtGaGy5P3Bbafy-MmXbJXKU_zD55KhLhyquHDq-ExYgohEFdgDGABvHFW5TDzMFiOkid3-bitClctxLzRgvIcedS1rSb-8U6QhWMwlrFGmkl8fwvf6v8Ey6Z2zUQ=w108-h200-no[/img]
    - Milan Husák (1978 - ?)

    « La Géhenne est bien vaste dans ses manifestations.
    Et l'utilisation de dociles qui s'en approchent dangereusement est un moyen de rédemption.
    Pour en faire des instruments serviles du nouvel ordre qui s'étendra au-delà de nos fragiles et brumeuses frontières terrestres. »
    - Yoon Shin, mayongais, théoricien national-capitaliste


    [url=https://youtu.be/sYD_U1CChew]Thème musical[/url]

    Milan Husák était un homme pieu par habitude et éducation, plus que par une véritable foi profonde et sincère. Élevé entre l'épicerie de son père et la droguerie de sa mère, il avait connu des conditions d'existence satisfaisantes. Malgré quelques coups durs, des hivers longs et froids, il avait toujours réussi à manger à sa faim. Sacrifiant l'avenir de sa sœur pour se lancer dans des études de médecine, il débuta un parcours convenable, si ce n'est brillant, se spécialisant par la suite dans la neurologie et la psychologie. Son avenir tout tracé, rien ne semblait le destiner à guider un jour sa « glorieuse patrie ».

    Dans un climat de tensions internes et d'un endormissement morbide du continent qui l'avait vu naître, les orientations politiques d'Husák se tournèrent vers les milieux nationalistes. Et le souvenir de la terreur et des souffrances infligées maintes et maintes fois à ce monde par des guerres dont la violence innommable avait plus d'une fois fait écrier les peuples : « plus jamais ça ! », n'avait pas arrangé les choses. Plus que jamais à ses yeux, l'Etat-nation prenait sens avec le repli des peuples.
    En même temps que germait en lui et autour de lui les idées d'un Etat fort et puissant capable de protéger ses citoyens, et les vies de sa nomenklatura, des folies de ces grands-là. Les guerres au nord du Jeekim, les tensions croissantes entre l'UDJ et le Kirep, les folies de la Main Noire et de Terienkov...tant d’événements alimentant les fantasmes sécuritaires, légitimant son action. Seule une société réactive organisée autour d'un leader charismatique et mesuré s'appuyant sur la base d'un parti autoritaire couronnant un Etat puissant aux leviers étendus, saurait, pensait-il, abattre les moindres menaces qui se présenteraient à eux. Ou tout du moins faire au mieux. Et ce qui se passait ci et là le rendait méfiant, comptant sur ses tendances paranoïaques.

    Sa vie étudiante était rythmée par une vie politique parallèle dans la république qui le nourrissait, agitée par une instabilité gouvernementale chronique. La Ligue Populaire Osvětlène connaissait dans ce contexte une montée importante de sa popularité. Ses idées propectives, nationalistes et anti-parlementaires alimentant un discours autoritaire qui cherchait à rétablir la « stabilité, la paix et la justice ». Montée favorisée par une crise économique frappant localement, mais au niveau opportun. Emportant le pays dans une valse à l’extrême aux énièmes élections anticipées de la frêle république. Offrant une majorité suffisante pour assurer l'accession au pouvoir du prédécesseur de Milan Husák à la tête de la présidence.

    Prédécesseur qui avait étrangement terminé ses jours, poignardé par un sympathisant socialiste, l'arme correctement identifiable et visible, preuves à l'appui dans les locaux de ces derniers. Occasion parfaite pour prendre la tête du pouvoir, après avoir conquis auparavant le parti. Et réprimer les partis socialistes existant...quoi de mieux ? Le régime restait toutefois relativement pluraliste ou tout du moins offrait une scène pour le faire croire.

    Yoon Shin :
    Dir. Ex. du Triumvirat


    « Nice to meet you mister President, Husák.
    Ou...Zdravím, comme on dit chez vous, je crois. »

    Milan Husák :
    Président de l'Etat osvětlène (B13)


    « Zdravím !
    Vous vous ferez aux mœurs du pays.
    Plaisir partagé pour ce que nous avons à traiter ensemble.
    J'ai cru comprendre que vous avez des besoins... »

    Yoon Shin :
    Dir. Ex. du Triumvirat


    « Et des offres pour répondre aux vôtres.
    Ce n'est pas un secret de polichinelle, nos différences sont parfois grandes.
    Mais ce qui nous rassemble est d'autant plus profitable pour nos deux parties.
    Et les moyens de chacun finiront par être acceptés. »

    Le makaran abaissa indolemment son champ de vision, regardant ses pieds et par là-même les motifs du vaste tapis qui couvrait une grande partie du sol. Le salon, sous ses aspects de boudoir, restait relativement austère, sobre et simple par son architecture discrète. La grande silhouette fine de son homologue s'était tournée, préparant semble-t-il deux verres d'un fort alcool local. Husák se nourrissait d'idées dangereuses, donnant au concept d'Etat-nation une importance exacerbée. Si utile à sa propre place tant cela pouvait semble-t-il se rapporter à « L'Etat c'est moi ». Ou plutôt les corporations et agglomérations d'organismes étatiques qui se battaient en duel. Mais il restait un outil potentiel contre les rouges...Sans aucun doute bien pires que la politique comparativement modérée que l'osvětlène avait mis en place et favorable à un développement capitaliste ! Un droit à s'enrichir en quelque sorte.

    Les deux hommes s'étaient assis face à face, légèrement de coté, sur le doux coussin des chaises de facture traditionnelle qui les accueillaient dans toute leur rigidité. L'osvětlène entrecroisait ses doigts, le regard vif et concentré, l'esprit...calculateur.
    C'était un homme pratique plus qu'idéologique, malgré ses opinions tranchées. Le résultat importait plus que le reste et c'est bien en ça que le duo se retrouvait et s'entendait à sa manière.

    Milan Husák :
    Président de l'Etat osvětlène (B13)


    « Nos gouvernements respectifs ont d'ores et déjà établis les modalités de notre petite entente.
    Et j'en suis ravi. Seulement, nous aimerions bien voir la couleur de l'argent promis.
    Les makarans ne sont pas plus sournois que les autres à ce que l'on dit.
    Pas d'avidité ici, seulement afin de recevoir les moyens de nos actions.
    Votre soutien nous est vital dans le redressement qui sera le nôtre, il faut le reconnaître. »

    Yoon Shin :
    Dir. Ex. du Triumvirat


    « C'est en partie pour cette raison que je suis ici. » dit-il laconiquement, le regard vague.

    Prenant par le dessus la mallette noire qui l'accompagnait, le directeur la disposa sur ses genoux, couchée. Un cliquetis caractéristique accompagna l'ouverture des deux serrures scellant l'attaché de case. La partie supérieure se soulevant au rythme voulu, révélant une rangée complète de liasses raksasanes en coupures de 1000 dollars. Shin en pris soigneusement une, prenant le temps de lécher le bout de ses doigts afin de correctement prendre en mesure le feuillage. Il la tendit à celui que l'on donnait le surnom de « Docteur », sans être forcément chargé d'intentions positives.

    Yoon Shin :
    Dir. Ex. du Triumvirat


    « Il en suivra bien d'autres.
    Dans des sacs bien plus gros.
    Et plus nos actions conjointes seront efficaces, plus la somme augmentera proportionnellement à nos besoins.
    Big Daddy nous donne suffisamment d'argent de poche pour répondre aux nécessités qui sont désormais les vôtres.
    L'avenir embrasé qui nous attend ne sera pas une déception.
    Du moins nous ferons tout pour ne pas être du mauvais coté du bâton.
    Eden n'attend pas. » le bleu glacial de ses yeux brillant presque dans l'obscure clarté de la pièce.
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