[A5] Pham Sin: La Perle du Nord

Rumy

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[center]La Perle du Nord

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/494626tropicalislandsbymissvelanced4nuj5e.jpg[/img]
Crédit photographique: [url=http://evakedves.deviantart.com/]EvaKedves[/url]

''Dans les annales du Premier Empire, il était mentionné que le pouvoir Impérial s'étendait au delà de la Chaîne de Taizhou Septentrionale, par delà les plateaux boisés d’Ang Suol et des Monts Kravanh. A l’extrême nord de la Péninsule d’Elghin, une Cité de Merveilles avait épousé le pouvoir Impérial et intégré l'Empire. L'on racontait parmi les Mandarins que cette Cité accueillait une centaine de somptueux palais, des milliers de jardins luxuriants et des temples gigantesques ornés d'or, de jade et d'ivoire. Une magnificence rivalisant avec la Cité Impériale elle-même et qui lui vaudra le surnom de Perle du Nord. Cette Cité tant admiré portait le nom de Pham Sin, fondé à l'apogée du Royaume de Dak Hoà et ancienne capitale du Royaume Dakan du même nom. ''

La Cité de Pham Sin
Histoire du Premier Empire, Volume 2, Page 124.

[url=http://www.youtube.com/watch?v=Cxp9kTrr-nQ]Proposition de trame sonore[/url][/center]

Pham Sin (A5), 2020

La Cité de Pham Sin n’avait plus rien de comparable à l’ancienne Cité merveilleuse tant décrite dans les nombreux écrits impériaux du Premier Empire. D’ailleurs, l’emplacement de la ville avait changé, la version moderne c’était déplacé davantage vers l’est lors de la domination du Thorval, plus propice à un port en eaux profondes, dénué de temples et d’idoles païennes et ayant davantage de possibilité d’expansion urbaine. L’ancienne Cité fût donc abandonnée vers 1597 et ses ruines furent oubliées jusqu'à l’indépendance du Pham Sin en 1905. Les ruines de la Cité endormi furent déblayées et redécouverte sous l’initiative des premiers gouvernements du pays. Or, au fur et mesure que le système Républicain Bourgeois s’installait, les travaux diminuèrent et l’argent attribué à ceux-ci cessa d’être versé et fût détourné vers des secteurs économiquement plus utile. Toutefois, les ruines sont toujours visité, par des touristes aventureux, des nostalgiques ou des universitaires venu admiré les ruines bien conservé de cette Cité de légende.

Or, a une centaine de km à l’est de l’ancienne cité, se dressait la Pham Sin moderne, autrefois appelé Port-Thomas par les Almérans, et renommé Pham Sin lors de l’indépendance. Une ville de béton et de verre, où se dressaient les gratte-ciel brillant et dénué de style du centre-ville, des autoroutes et centres commerciaux miteux et sans oublier les milliers de HLM fade et gris où la misère côtoyait un espoir entretenu soigneusement par les médias contrôlé par de puissants empires médiatiques nationaux, appartenant à ceux qui dirigeait actuellement le pays. Seules les banlieues avaient sauvegardé une certaines particularités architecturales Dakane traditionnelles. Et c'est sans compter les temples bouddhistes, Confucéens et Taoïstes qui contrastaient avec le béton, le verre et le métal des infrastructures qui les entouraient. Même l’ancien quartier Alméran avec la Cathédrale Thorvalienne et ses bâtiments coloniaux contrastait avec le mauvais goût de la bourgeoisie Sinnoise, prônant davantage l’efficacité économique que le goût architectural. Pham Sin était devenu une ville à la Pelabsienne, du moins elle était devenu se qu’une ville Pelabsienne pouvait donner de plus pire, puisque apparemment celles-ci avaient plus de goût que la Bourgeoisie Sinnoise.

Mais heureusement, Pham Sin était le cas le plus critique du pays. Des villes comme Lucheon, Jittwe et Angkor Boray avaient atteint des stades beaucoup moins inquiétant que celui de Pham Sin. Notamment en termes d’urbanisation rapide résultant la construction à outrance d’HLM hideux, véritable gifle pour tout architecte de bon goût. Bref, Pham Sin était laide. Une laideur que 2 millions de personne côtoyait chaque jour dans la morosité la plus profonde.

C’était le cas de Vay Suek, professeur d’histoire sans histoire dans un Lycée privée de la capitale. Il exposait à ses élèves, obnubilés par leur téléphone cellulaire et l’horloge au dessus du bureau du professeur, l’histoire oubliée de cette ville autrefois nommé la Perle du Nord. Non pas cette Perle du Nord exposé par les médias et les publicités destiné aux investisseurs désireux d’investir dans la capitale, mais cette Perle du Nord décrite dans les annales du Premier Empire et dont les ruines bien conservé persistait à l’ouest de la ville moderne, et ce, dans l’indifférence générale. Et comme tous les jours, les élèves du Professeur Suek semblait totalement indifférent à se qu’il racontait, excepté quelques parents qui lui demandèrent d’apprendre à leur progéniture uniquement les bases utile de l’histoire du pays et de cessez de revenir sur un passé révolu et sans intérêt d’un vulgaire tas de roches abandonné.

Mais Suek persistait toujours, abordant le sujet plusieurs fois par semaine, ne semblant jamais se décourager face aux mines déconfites de ses élèves et des grognements sourd de quelques Cro-Magnon réactifs. D’où trouvait-il sa motivation? Comment pouvait-t-il supporté toute cette animosité silencieuse. Si un observateur s’installait confortablement dans un coin de sa salle de cours, tout juste devant les élèves analphabétiquement alignées, et qu’il observait ceux-ci avec attention. Il pourrait alors remarquer au beau milieu de cette torpeur de matière grise, une jeune fille au regard attentif, buvant chaque parole du professeur et dont l’avidité d’apprendre semblait former un rayon de soleil dans cette salle de cours chaleureusement morose. Elle était sa source de motivation, une lueur d’espoir. L’espoir de voir un jour les Sinnois et les Sinnoises chérir leur héritage, redécouvrir leur culture et se réapproprier leur identité qu’ils ont oubliés. Et ainsi rejeté cette pâle copie occidentale où le matérialisme et l’individualisme domine, et où la culture se résume aux billets verts et aux talk shows du samedi soir.
Rumy

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[center]La Perle du Nord (2)

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/947510d39747125f733a18d6b8f42a142d773bd5jrd3b.jpg[/img]

Crédits photographique: [url=http://tituslunter.deviantart.com/]TitusLunter[/url]

''La voie la plus rapide pour atteindre la Cité de Pham Sin, était la route de Lucheon, sur la côte ouest de la Péninsule d’Elghin. Cette route débutait à Taichuan, puis longeait une mince bande escarpée entre la Mer Elghinoise et la chaîne de Taizhou Septentrionale. La route continuait dans la vallée du fleuve Jonzhen avant d’atteindre la Cité de Lucheon. Le voyageur avait ensuite deux choix. Celui de traverser le Col d’Hopei, ou de contourner le petit massif de Kuangmei en longeant la côte jusqu'à la Cité de Pham Sin.''

La Route de Lucheon
Histoire du Premier Empire, Volume 2, Page 126.[/center]

Pham Sin, 2020

Vay Suek regardait d’un regard emplit de colère la façade ouest du temple bouddhiste du quartier Verûng, au sud de la capitale. Le petit temple d’une architecture purement traditionnelle Kai, contrastait avec l’énorme HLM à quelques centaines de mètres de là. Seul le petit jardin traditionnel séparait le temple du béton et de la laideur de la ville. Mais cela n’était qu’une frontière symbolique, puisque les graffiti vulgaires que Vay Suek regardait sur la façade ouest du temple semblaient jeter le site dans la réalité étouffante d’une ville grise et sans âme. Un vieil moine bouddhiste se tenait calmement aux côtés de Vay Suek, sa toge orange soyeuse étouffait dans l’air pollué de la capitale.

[Moine]:Ils sont venu cette nuit. Ils ont fait leurs dessins sur cette façade et à l’intérieur du temple.

[Vay Suek] :Ne me dite pas qu’ils ont profané…

[Moine] : Oui, mais ils n’ont rien volé.

[Vay Suek] : Le bois sera difficile à restaurer. Le seul moyen serait de sabler et de peinturer à nouveau. Je pourrais vous aider, mais je n’ai aucun talent dans de tels travaux pratiques.

[Moine] : Ne vous inquiétez pas. Nous avons tout comme vous des âmes charitable qui peuvent nous offrir leur savoir-faire. Nous vous avons fait venir toutefois sur la restauration du Bouddha à l’intérieur du temple. Cette pièce date de 700 ans et il n’a fallut qu’une seule nuit pour l’endommager. Nous n’avons que peu de moyen. Nous ne connaissons personne ayant le savoir-faire nécessaire pour restaurer ce Bouddha.

[Vay Suek] : Je connais plusieurs personnes qui pourrait vous aider. Mais ils sont au Kaiyuan. Là-bas, la restauration d’antiquité est devenue une véritable profession.

[Moine] : Je vous remercie beaucoup.

[Vay Suek] : Mais je suis étonné qu’il ne l’ai pas volé. Au vu du trafic grandissant d’antiquités de ce genre vers l’Alméra. Et ce, depuis a montée de l’influence Fiémançaise dans le Nord.

[Moine] : Les Fiémançais? Je croyais qu’ils n’avaient installé que des missions commerciales?

[Vay Suek] : Oh oui. Mais les informations que le Gouvernement a véhiculées sont contradictoires avec certains médias, et certaines rumeurs. Les plus folles rumeurs affirment que le Gouvernement a vendu la souveraineté de Chongwoon à la Fiémance. Mais à mon avis, c’est un peu extrême.

[Moine] : On ne peut plus vérifier la véracité des informations qui circulent aujourd’hui malheureusement.

[Vay Suek] : En effet, surtout si ces informations viennent du gouvernement lui-même ou des médias qu’il contrôle.

[Moine] : En effet.

Pendant une dizaine de minute, les deux hommes regardèrent en silence les graffiti sur la façade du temple bouddhiste. Puis Vay Suek salua poliment le Moine, puis quitta les lieux vers sa motocyclette, stationné à l’entrée du jardin du temple. Malheureusement pour lui, un agent municipal était en train de remplir un constat d’infraction. Vay Suek soupira et l’agent municipal le regarda s’approcher.

[Vay Suek] : Combien?

[Agent municipal] : 20 livres Sinnoise et j’oublis le constat.

Vay Suek gardait toujours une liasse de billets verts pour ce genre de situation. Les policiers et les agents municipaux étaient tous corrompu. En fait, la corruption était généralisée dans l’entière totalité de la société Sinnoise. Certaines mauvaises langues affirmaient que le gouvernement ne finançait plus les forces de l’ordre et que celle-ci se finançait elle-même par la corruption. Vay Suek donna ses 20 livres Sinnoises à l’Agent Municipal, puis il enfourcha sa motocyclette en remarquant que sa réserve d’essence avait dramatiquement diminué. On avait siphonné son essence. Vay Suek émit un grognement, descendit de sa motocyclette, puis marcha dans la rue en la poussant lentement vers la station d’essence la plus proche. Il émit un deuxième grognement une trentaine de minute plus tard, lorsqu'il arriva à une station d'essence. Le gouvernement avait récemment de nouveau émit des taxes sur l’essence, faisant explosé les prix. Bienvenue au Pham Sin.
Rumy

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[center]Portrait d'une Ethnie: Les Khansi (1)

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/363517burmabytonyhurstd4ztw2y.jpg[/img]

Crédits photographique: [url=http://tonyhurst.deviantart.com/]tonyhurst[/url]

''Les Khansi est un peuple ethniquement proche des Dakans mais ne parlant pas la même langue. Celle-ci est une langue Aôm-Dakan, issu de la famille des Langues Elghinoises, et tout comme le Dakan et l'Aôm, son alphabet comporte de nombreuses similitudes avec l'Alphabet Dakan. Ils sont estimé à environ 6,1 millions d'individu au Pham Sin et environ 100.000 individus au Nanzhao, et leur diffusion géographique correspond essentiellement à l'étendu des anciens territoires liés aux trois anciens Royaumes Khansi historique, soit le Royaume de Jittwe, le Royaume d'Ambo et le Royaume d'Arikan.''

Les Khansi
Les Peuples du Continent Makara, Page 231.

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/557027Carteethnique.png[/img][/center]

L'Histoire du peuple Khansi est étroitement lié au destin des Royaumes Khansi qui on existé au Nord de la péninsule Elghinoise. Ces Royaumes virent le jour dans la cendre, le sang et la mort, lorsque les peuplades Khansi se révoltèrent contre les Royaumes Dakan c'étant alors divisé le territoire de l'ancien Royaume de Dak Hoà. Cette révolte sera mentionné dans les annales de l'histoire des trois royaumes, mais sa date exacte reste particulièrement sujet à spéculation. Mais la date la plus probable serait vers l'affaiblissement des Royaumes Dakans suite à la création du Premier Empire du Kaiyuan en -3030 av. J-C. Mais la preuve la plus ancienne de l'existence du Royaume d'Arikan est situé sur le site du Temple de Sithuênth, tout près du site de la ville antique d'Arikan. Une preuve qui atteste l'existence du Royaume d'Arikan en -2835 av. J-C. Pour le Royaume de Jittwe et le Royaume d'Ambo, les plus anciennes preuves existante datte respectivement de -2712 et -2640 av. J-C.

Or, à cette époque, l'Empire du Kaiyuan est en pleine expansion, les Royaumes Dakans tombent un a un. Seul les Mont Kravanh et la jungle épaisse du delta intérieur du Luban Reap empêchera l'Empire de dominer le nord de la péninsule d'Elghin pendant plus de 1.000 ans. Se n'est que vers -1200 av. J-C qu'une guerre de conquête débute contre le Royaume Dakan de Pham Sin, dernier Royaume Dakan encore indépendant. Or, les Royaumes Khansi se retrouvent alors entre l'Empire du Kaiyuan et le Pham Sin. Ils décideront alors de s'allier avec l'Empire et de mettre à genoux le Royaume de Pham Sin. Cette action permettra aux Royaumes Khansi d'éviter une annexion et de détenir un statut spécial auprès de l'Empire. Vassaux et allié de l'Empire, les Royaumes Khansi sauvegarderont ce statut pendant près de 2500 ans, malgré les changements de dynastie et les quelques guerres entre les clans Impériaux prétendant au trône. Or, l'ère du trône vacant s'installe en 1320 par la mort du dernier Empereur de la Dynastie Hin et le lien de vassalité entre les Royaumes Khansi et l'Empire se fragilise. Les Rois Khansi refusant alors de se déclarer vassaux à la Noblesse Princière autoproclamé qui dirige alors l'Empire. C'est pourquoi, les Royaumes Khansin s'allieront aux Roumaliens lors de la Guerre de Succession de l'Empire de Kaiyuan qui éclata en 1321. Ils quitteront ensuite l'Empire en 1384, lors de la trêve de 31 ans signé entre les Roumaliens et la Noblesse Princière.

Les trois Royaumes Khansi resteront indépendant et ils resteront neutre lors de la Guerre de Kaiyuan entre les Almérans du Thorval et du Schlessien et l'Empire du Kaiyuan très affaiblit. Ainsi, les Khansi verront les Thorvaliens s'installer progressivement au Pham Sin sans toutefois oser affronter les trois Royaumes. Notamment dans un contexte de montée en puissance du Deuxième Empire du Kaiyuan qui signera une alliance avec les trois royaumes Khansi dès 1652. Or, à la veille de la révolution Fiémançaise en 1775, les Thorvaliens envisage alors de s'attaquer aux Royaumes Khansi suite aux disparitions répétés de ses missionnaires envoyé sur place.


[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/553667Kaiyuan1775.jpg[/img][/center]

La révolution Fiémançaise éclate et le Deuxième Empire du Kaiyuan se lance alors dans de longues guerres d'annexion des protectorats Fiémançais de Caiouanes alors ne pouvant plus compter sur la protection de leur Protecteur de Fiémance. Ainsi, le pouvoir Impérial occupé, les Thorvaliens en profiterons pour lancer une série de guerre sanglante, appelé, les Guerres Khansi qui se dérouleront entre 1790 et 1840. Une série de guerre qui mènera la vie dure aux Thorvaliens qui, malgré leur victoire à la toute fin, affaiblira leur pouvoir sur le Pham Sin. Se fût le Royaume d'Ambo qui tomba en premier en 1796, puis le Royaume de Jittwe en 1817 et finalement le Royaume d'Arikan qui tombera en 1840 après la bataille navale d'Arikan en 1840.

Suivra par la suite 65 ans de domination colonial du Thorval qui tentera de convertir massivement la population au Catholicisme, chose extrêmement difficile dans les régions encore sauvage des anciens Royaumes Khansi, sans compter la présence d'une guérilla ne permettant aux Thorvaliens que de contrôlé les grandes villes dans les faits. La révolte sanglante des Khansi en 1904 couplé à des mouvements indépendantiste au Pham Sin, incite Thomas IX a précipiter l'indépendance du Pham Sin. Les Khansi se séparent automatiquement du Pham Sin indépendant. La sécession sera écrasé par la jeune République du Pham Sin en 1907 et les Khansi seront de nouveaux intégré au pays, mais de force. Une marginalisation des Khansi au sein du Pham Sin débuta alors, ne participant que peu à la vie politique du pays. Le changement du système politique et la domination de la bourgeoisie au sein de cette République Censitaire Bourgeoise, accentuera cet état de fait.
Rumy

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[center]Portrait d'une Ethnie: Les Khansi (2)

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/424211Khansi2.png[/img]

Crédit photographique: [url=http://www.kehblog.com/2012/01/top-10-tips-for-traveling-with-photo.html]Mark Olwick[/url]

«Le Temple de Sithuênth est le plus célèbre des temples antiques de la Cité d'Arikan. Il se situe sur la plaine de Mkau Ü, tout juste à proximité des vestiges de l'ancienne cité d'Arikan, à une douzaine de km à l'ouest de la ville moderne d'Arikan. Selon la légende, Tchântrea (la Lune) et Thngay (le soleil) décidèrent de se promener dans la plaine de Mkau Ü, ne se souciant guère du brouillard et de la brume perpétuelle qui ensevelissait toute la région. Les deux âmes sœurs se perdirent alors dans ce brouillard et furent séparé sans avertissement par le voile brumeux de la plaine. Ainsi, chaque jour, Thngay (le soleil) se lève afin de traverser la plaine à la recherche de sa dulcinée, disparaissant à la fin de la journée derrière les Mont Kravanh. À la nuit tombée, Tchântrea (la Lune) se levait alors et traversait elle aussi la plaine brumeuse à la recherche de sa flamme éternelle, disparaissant au petit matin, elle aussi, derrière les Monts Kravanh. Ainsi, à l'endroit même où les deux âmes sœur furent séparé, le Temple de Sithuênth fût érigé en leur honneur, afin d'espérer un jour leurs retrouvailles après une éternité de recherche et d'errance dans la brume de la plaine de Mkau Ü.»

La Légende de Tchântrea et de Thngay
Mythes et Légendes Khansi, Page 36.[/center]

Le peuple Khansi a longtemps été connu au sein de l’Empire comme un peuple littéraire particulièrement foisonnant. Nombreux sont les contes, légendes, mythes, histoires et nouvelles qui ont traversé les âges en de nombreuses versions différentes, en langue Dakane, Surinoise ou en Mandarin. La culture littéraire des Khansi furent d’une grande influence lors de l’ère Ziyang au sein de l’Empire, lorsque le Kaiyuan assiste à une véritable explosion culturelle, littéraire et artistique. Nombreux sont les Khansi qui se sont fait un nom dans l’histoire littéraire de l’Empire et nombreux sont les littéraires Kaiyuanais qui se sont inspiré de leurs œuvres pour créer de véritable chef-d’œuvre. Cette tradition écrire peut se remarquer au sein même des anciens temples Khansi des Royaumes de Jittwe, d’Ambo et d’Arikan. Nombreux sont les murs recouvert d’innombrable inscriptions racontant histoires, légendes et faits historiques. Et le tout, en très bonne conservation, contrairement aux ruines Dakanes des anciens Royaumes Dakans, ensevelit dans la jungle due à leur abandon par leurs habitants. En effet, les sites anciens Khansi ont toujours été entretenus par les Khansi eux-mêmes, par tradition. Une tâche qui a été alloué aux moines Bouddhiste qui ont la réputation dans toute la région, comme au Kaiyuan, de réoccuper les lieux anciens et de les restaurer avec les moyens qu’ils ont. Ainsi, les traditions littéraires Khansi ont pu survivre à 3.000 ans d’histoire.

Évidemment, les temples de l’époque furent érigés à l’instigation de cultes païens, une des raisons qui expliquent que nombreux d’entre eux furent détruit par les Thorvalien durant la période colonial. Or, la majorité de ces temples furent réoccupé par les moines bouddhiste et progressivement transformé en lieux de cultes Bouddhiste. Et ce, avec l’ajout progressif des statuts de Bouddha sous différente forme et taille. Mais la majorité des symboles, statues et fresque furent sauvegardé, malgré leurs caractères païens et superstitieux. D’ailleurs, certaines superstitions persistent encore au sein de la population Khansi. Notamment celle de travailler le lendemain d’une pleine lune porterait apparemment malheur à toute sa famille. De ce fait, chez les Khansi, le jour suivant une pleine lune est généralement un jour fériée, bien qu’une large majorité de la population continu de maintenir cette tradition sans avoir l’exact connaissance de l’origine de celle-ci.


[center][img]http://www.routard.com/images_contenu/communaute/Photos/publi/006/pt5291.jpg[/img]
Temples d’Arikan[/center]

L’architecture des temples Khansi et même l’architecture traditionnelle Khansi est généralement très similaire à l’architecture que l’on retrouve au sein du Royaume de Dak Hoà et au sein du Royaume de Kine. Toutefois, de petites différences sont perceptibles au sein de l’architecture Khansi, notamment la largeur du sommet des pagodes. En effet, alors que les pagodes Dakanes sont généralement élégante et effilé, les pagodes Khansi sont nettement plus large et boursoufler vers le sommet. L’exemple de la Grande Pagode de Jittwe exprime bien cette différence. Selon certains historiens, cette particularité tirerait son origine des cultes païens des anciens temps, notamment celui attribué au Soleil, et dont la zone boursouflé pourrait représenter ledit astre. Mais il est toutefois a noter que cela reste une théorie. Certains autres historiens apportent plutôt une origine plus physique, notamment la représentation des Monts Kravanh, très présente dans la culture Khansi.

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/682688pagode.png[/img]
Grande Pagode de Jittwe[/center]
Rumy

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[center]Contrôle Médiatique (1)

[img]http://cdn.freshome.com/wp-content/uploads/2011/07/miura-hotel_meeting-room.jpg[/img]

«Celui qui contrôle les médias contrôle les esprits»

Jim Morrison
Chanteur et Poète Pelabsien[/center]

Pham Sin, quartiers sud, immeuble 67 Rue Sonzen

La petite salle de conférence était d'un style moderne typiquement occidental. Métallique, épuré, seul le plancher de bois donnait du caractère et de la personnalité à cette pièce. Lu-Pan n'aimait pas ce genre de mobilier. Il était avait été habitué à un mobilier traditionnel makaran et non à celui fade et gris en provenance du Pelabssa. En fait, aujourd'hui, ce type de design intérieur était très courant au Pham Sin, notamment dans les milieux économiques. Les locaux appartenaient à un quotidien régional récemment acquise par une société écran appartenant en fait Ameonshen Médias, entreprise Kaiyuanaise. En fait, depuis des mois, des quotidien locaux, régionaux et nationaux, ainsi que des imprimeries locales et régionales, sans oublier des stations radiophonique étaient systématique acheté par Ameonshen Média et la Nueng Group Média via des sociétés écran avec des fonds secrets provenant de la FIEK (Fond d'Investissement du Kaiyuan). La liberté d'expression était contrôlé au Pham Sin, bien que les autorités entretenaient un semblant de liberté et de démocratie en laissant quelques quotidien les critiqués. Mais la majorité passait par la censure, bien qu'appartenant à des intérêts privée. Mais bientôt, une large partie de la capacité médiatique du pays serait entre les mains d'entreprise Kaiyuanaises, dont les représentants étaient présent dans la petite pièce de conférence.

[Lu-Pan]
Agent des Services Secret Impériaux
Messieurs, nos opérations d'acquisition sont un succès particulièrement retentissant. Bientôt, vos deux sociétés détiendront discrètement le monopole médiatique du pays, sans que les autorités ne puisse savoir quoi que soit.

[Wu Naeido]
Représentant de la Ameonshen Média
Remarque, nous risquons gros en vous suivant dans cette affaire Monsieur Lu-Pan. Nous n'avons pas l'habitude d'être sollicité par les Services Secrets Impériaux, ni de participer à l'une de leur opération.

[Taek Sopok]
Représentant de la Nueng Group Média
Voyons Naeido, ils nous fournissent les fonds et nous gardons nos acquisitions après l'intégration du Pham Sin au sein de l'Empire, les avantages sont énormes! Et puis cela nous permet d'entrer dans les bonnes grâces du gouvernement impérial. Qu'est-ce que les empêche de nationaliser tout le secteur médiatique du pays à travers la Société Impérial aux Communications?

[Lu-Pan]
Agent des Services Secret Impériaux
On nous accuserait d'atteinte à la liberté d'expression et de complot pour le contrôle des médias monsieur Sopok, c'est pourquoi nous prenons soin de maintenir une certaine concurrence dans le secteur des médias. Expliquant ainsi le fait de solliciter vos deux entreprises au lieu d'une seule.

[Taek Sopok]
Représentant de la Nueng Group Média
C'est trop généreux de votre part. Tant que vos supérieurs soient satisfait des opérations d'acquisition, mes patrons observent les événements au Pham Sin avec intérêt. Ils ont d'ailleurs été étonné que vous ne visiez point le secteur télévisuel.

[Lu-Pan]
Agent des Services Secret Impériaux
Il est plus difficile de porter acquisition de chaîne de télévision. Le gouvernement Sinnois détient un contrôle plus grand sur ceux-ci. Et puis la radio et les journaux reste les média les plus répandu dû à leur faible coût et leur diffusion particulièrement aisée.

[Wu Naeido]
Représentant de la Ameonshen Média
Et comment allez-vous faire pour éviter la censure lorsque vous utiliserez les médias pour vos opérations au Pham Sin?

[Lu-Pan]
Agent des Services Secret Impériaux
C'est là que les imprimeries entre en jeux. En contrôlant celles-ci nous pouvons aisément contourner la censure lorsque le moment sera venu.

[Taek Sopok]
Représentant de la Nueng Group Média
C'est bien beau de contrôler les médias du pays, je ne vois toujours pas comment vous allez faire pour intégrer le pays à l'Empire.

[Lu-Pan]
Agent des Services Secret Impériaux
Votre rôle se limite à l'acquisition de ces médias. Je n'ai aucune obligation de vous fournir d'autres renseignements ou des détails concernant les opérations des Services Secrets Impériaux. Vaut mieux pour vous que vous ne sachiez rien du tout.

[Wu Naeido]
Représentant de la Ameonshen Média
C'est bien dommage...

[Taek Sopok]
Représentant de la Nueng Group Média
Pour dire vrai, je m'en balance complètement...

[Wu Naeido]
Représentant de la Ameonshen Média
Vous me surprendrez toujours...

[Taek Sopok]
Représentant de la Nueng Group Média
Ouais, je me surprend moi-même des fois...

Lu-Pan soupira.
Rumy

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[center]Les Chrétiens de Saint Thomas

[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fc/St_Thomas_Basilica,_Mylapore,_Chennai.jpg/320px-St_Thomas_Basilica,_Mylapore,_Chennai.jpg[/img]

«La Basilique Saint-Thomas de Boray a été construite en 1877 sur une crypte antique accueillant le tombeau supposé de Saint Thomas, apôtre de Jésus, évangélisateur de l'Orient dont les exploits et les actes sont cité dans le texte chrétien antique; les Actes de Thomas. La découverte du tombeau par des fouilles Thorvaliennes, alors colonisateur du Pham Sin, a permit l'érection de l'édifice religieux largement financé par des mécènes Thorvaliens, le gouvernement colonial, ainsi que quelques financements venant du Monarque Thorvalien de l'époque.»

La Basilique Saint-Thomas de Boray
Les Chrétiens de Saint-Thomas, Chapitre 4, p.89[/center]

Saint Thomas aurait quitté Bardaran en 47 ap. J-C pour parcourir la côte nord du Barebjal et y prêcher la bonne parole. Il aurait atteint en l'an 50 la côte sud du Jeekim, puis le Rémino en 51, avant de débarqué à Angkor Boray en 52, s'y établissant définitivement jusqu’à sa mort, en martyr, en 70 ap. J-C, exécuté par les autorités locales en raison de troubles religieux. Or, son héritage survécu à sa mort, permettant l'établissement d'une importante communauté chrétienne orientale qui n'eut aucuns contacts avec l'Église Catholique Urbaine, mais ayant toutefois eut quelque contact avec les Églises orientales du Barebjal, puis, plus tard avec le Patriarcat de Roméni jusqu’à l'arrivé des premiers Almérans en 1521 qui vit sept décennies de tensions entre l'Empire et les puissances alméranes sur la question épineuse des Chrétiens de Saint-Thomas. Les Schlessois et les Thorvaliens désiraient alors rallié ces Chrétiens des premiers temps sous la bannière Urbaine, faisant craindre les autorités impériales de troubles perpétrés de l'intérieur par les Almérans. Se fût l'une des raisons qui mena à la guerre de 1587, permettant au Thorval de s'emparer du Pham Sin et aux Schlessois de s'emparer des îles de Mojin et de Zhao. Les Thorvaliens tentèrent alors d'intégrer ces Chrétiens à l'autorité du Pape Urbain avec des succès mitigés. Ces contacts nombreux avec le Patriarcat de Roméni et l'influence Thorvalienne créa un schisme au sein des Chrétiens de Saint-Thomas qui se sont alors réunit en deux Églises bien distinct.

La première, l'Église Syriaque Catholique de Boray, regroupe environ 2,5 millions de fidèles au Pham Sin. Elle se caractérisent par le fait d'être en communion avec le Pape Urbain, dont elle reconnait la primauté, et son utilisation des rites liturgiques Syriaque Oriental originaire du Barebjal (Chaldéens). Elle est définit dans la terminologie catholique comme étant une Église autonome ou « Église de droit propre », et est considérée comme étant pleinement l'Église catholique, au même titre que l'Église Urbaine latine. La deuxième Église, est l'Église Syriaque Orthodoxe de Boray qui est rattaché au Patriarcat de Roméni et utilise des rites liturgiques Syriaques Occidental d'influence Réminienne. Cette deuxième église est composé de 3,5 millions de fidèles au Pham Sin et une centaine de millier au Kaiyuan. L'on désigne par ''Chrétiens de Saint-Thomas', les fidèles de ces deux Églises réunit, en excluant les 1,5 millions de Catholiques Urbain qui vivant au Pham Sin, ainsi que la petite communauté de Chrétiens Orthodoxe Réminien de 40.000 Individus vivant à Kampong Monorom. Les Chrétiens de Saint-Thomas représentent donc prêt de 80% des Chrétiens au Pham Sin et 20% de la population totale du pays.


(avec accord du MJ)
Rumy

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[center]Contrôle Médiatique (2)

[img]http://cdn.freshome.com/wp-content/uploads/2011/07/miura-hotel_meeting-room.jpg[/img]

«Les rumeurs et les potins sont les plus vieux médias du monde»

Auteur Fiémançais inconnu[/center]


Pham Sin, quartiers sud, immeuble 67 Rue Sonzen

Cela faisait maintenant presque 10 ans que Lu-Pan planifiait, rencontrait, fomentait, analysait et travaillait dans ces locaux. Il y avait été un simple agent, puis un lieutenant et maintenant il avait été promu chef des opérations des SSI au Pham Sin. Il se trouvait en compagnie des six chefs de division du réseau des SSI au Pham Sin, une réunion exceptionnelle au vu de la tournure des derniers événements.

[Lu-Pan]
Chef des opérations au Pham Sin
Je dois avouer Chian que votre coup d'éclat fût particulièrement retentissant. Vous avez utilisé à bon escient les informations que nous avons recueillies sur les déviances sexuelles du Général Su. Le tout synchronisé avec nos amis les médias qui ont fait fit de la censure de l'État.

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Le rédacteur en chef, un de nos agents, nous a avisés que des représentants du Ministère de l'Information l'on contacter afin d'exprimer leur mécontentement face au coup d'éclat médiatique. Il va s'en dire que cette couverture médiatique a forcé la main du gouvernement concernant le traitement à réserver au Général Su. Malgré son influence dans l'actuel gouvernement, celui-ci doit être jugé afin d'éviter de perdre la face, d'autant plus que le mécontentement gronde parmi la population et la censure devient de moins en moins efficace.

[Mony Nhek]
Chef de la division de Boray
Une perte d'efficacité soigneusement orchestrée par nos soins évidemment.

[Lu-Pan]
Chef des opérations au Pham Sin
Je crois que cette affaire est l'occasion d'amorcer un nouveau tournant dans nos opérations au Pham Sin et dans l'émergence du Mouvement du Dragon vert. Le Général Su est le premier domino à tomber, faisons en sorte d'en faire tomber de nouveaux.

[Wu Taifan]
Chef de division de Lucheon
Pourquoi ne pas déballer sur la place publique toute l'affaire de Chongwoon? Les médias ont toujours dévoilé l'affaire comme une concession économique spéciale du gouvernement envers la Fiémance alors que la réalité est tout autre. D'autant plus que l'argent de la transaction n'a jamais atterri dans les coffres du gouvernement, mais dans les comptes en banque du Général Su et de plusieurs autres figures importantes du Gouvernement Sinnois. La récente mésaventure du Général Su nous donne une occasion en or de déballer toute l'affaire sur la place publique en accusant le gouvernement Sinnois d'avoir vendu ses citoyens à une puissance étrangère.

[Lu-Pan]
Chef des opérations au Pham Sin
Un tel scandale pourrait être suffisant pour servir comme déclencheur d'une fronde sociale envers le gouvernement et surtout contre l'oligarchie des cinq familles.

[Joseph Om]
Chef de division de Monorom
Nous contrôlons la majeure partie des médias à l'exception du premier quotidien du pays, de la chaîne télévisée nationale et de quelques médias régionaux de seconde zone. En déballant la nouvelle de manière synchronisée à travers le pays, ils n'auront d'autre choix que de se désavouer aux yeux de la population en suivant la ligne de censure du gouvernement ou bien suivre le mouvement en portant un coup fatal au système de censure du Ministère de l'Information.

[Rathana Veng]
Chef de division d'Arikan
Je ne doute pas du succès de cette opération médiatique. Je m'inquiète plutôt du moment où la population se retrouvera dans la rue pour renverser le régime en place. Sommes-nous prêts à procéder à l'étape suivante? Avons-nous suffisamment le contrôle sur la police, les institutions et l'armée pour que ce mouvement soit pacifique et ne tourne pas en bain de sang?

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Comme par le passé, le Conseil des cinq réprimera le mouvement social par la violence et des arrestations de masse. La dernière manifestation, il y a 20 ans, avait été réprimée dans le sang et de nombreux journalistes avaient été emprisonnés après plusieurs simulacres de procès. La majorité des accusés s’était suicidée en prison dans des circonstances douteuses démontrant toute la corruptibilité du régime actuel. Il est donc évident qu'une telle chose pourrait se reproduire. Déjà, nos agents ont pu empêcher une dizaine de tentatives d'arrestation sur des membres du Mouvement du Dragon vert, sans oublier la tentative d'assassinat du porte-parole du mouvement la semaine dernière. Sans l'intervention de nos agents, nous aurions eu sa mort par overdose d'héroïne à la une des médias.

[Mony Nhek]
Chef de la division de Boray
Sauf qu'aujourd'hui nous avons des agents au sein des principales forces de police du pays et même au sein des forces armées. En presque une décennie, nos agents ont gravi les échelons de la hiérarchie et sont devenus des officiers, des lieutenants, des capitaines de police et même des commissaires! Nous avons même recruté le commissaire d'Angkor Boray à notre cause; le commissaire Rudravarman surnommé ''l'incorruptible'' parmi la population. Le grand nettoyage que nous avons fait ces deux dernières années au sein de 60% des forces de police du pays nous à permis d'écarter les policiers véreux et de mettre de l'avant des flics de confiance ou sympathisant à la cause du Mouvement du Dragon vert. Et ce, sous le nez du Ministère de l'Intérieur qu'il n'a eu rien à redire!

[Lu-Pan]
Chef des opérations au Pham Sin
Il faut quand même préciser que le Sous-ministre de l'Intérieur est un agent de nos services. Il a soigneusement filtré l'information arrivant sur le bureau du ministre, nous offrant toute liberté à procéder à un changement discret, mais cohérent des principaux effectifs de la police.

[Rathana Veng]
Chef de division d'Arikan
Donc si la population se soulève demain, rien n'empêcherais celle-ci de prendre d'assaut les institutions gouvernementales et de renverser le gouvernement sous le regard indifférent des forces de police? Du côté de l'armée, avons-nous atteins les objectifs que nous nous étions fixés?

[Lu-Pan]
Chef des opérations au Pham Sin
L'Armée a été plus difficile à infiltrer que toute autre institution au Pham Sin. Toutefois, les exercices militaires entre l'Armée impériale et les forces militaires du Pham Sin nous avaient permis de repérer les officiers les plus proches de la bourgeoisie et les soutiens potentiels à la cause. Nous avons pu mettre à la retraite forcée trois généraux jugés trop proches du pouvoir et nous avons écarté une dizaine d'autres officiers de haut rang grâce à divers procédés tels que des accidents les obligeant à une démobilisation ou le dévoilement de comportements ou d'actes graves menant inévitablement au renvoi des forces armées. Cela a permis à plusieurs de nos agents et sympathisants à monter en grade. Donc, si l’on compte nos agents au Ministère de la Défense, je doute fortement que l'armée puisse faire quoi que soit dommageable au mouvement de contestation, du moins sur le cours et moyen terme.

[Seyha Tomsek]
Chef de division de Jittwe
La question est donc; quand devons nous allumer la mèche?

[Lu-Pan]
Chef des opérations au Pham Sin
Le plus tôt possible sera le mieux. L’affaire du Général Su est encore fraîche, autant profiter encore de l’onde de choc qu’elle à causé au sein de l’appareil d’État et les empêcher d’effectuer des ajustements fâcheux.

[Mony Nhek]
Chef de la division de Boray
Sans oublier que notre rapidité pourra faire en sorte d’empêcher les familles bourgeoises au pouvoir de préparer leur fuite du pays. Nous savons que beaucoup d’entre eux détiennent des comptes bancaires en Sélénie, en Sébaldie, en Cyrénanie, en Océania et au Raksasa, mais la majorité de leurs biens se trouvent au pays. Dans la foulée de leur arrestation, la majorité de leurs biens seront éventuellement saisis par l’État afin de rembourser les centaines de millions de $RAK détournés vers des comptes étrangers.

[Seyha Tomsek]
Chef de division de Jittwe
En parlant de pays étrangers, nous n’avons pas abordé la possibilité d’une ingérence étrangère en marge du mouvement de contestation.

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Je doute que se soit une véritable menace. Notre présence dans le pays depuis une décennie nous a permis d’infiltrer le pays et ses institutions profondément, mais aussi de surveiller toute autre intrusion étrangère. Nous ne sommes pas les meilleurs services de renseignement du monde, mais nous sommes suffisamment performants pour détecter la moindre activité clandestine d’envergure au pays.

[Seyha Tomsek]
Chef de division de Jittwe
Et qu’en est-il des autres factions politiques?

[Rathana Veng]
Chef de division d'Arikan
Vous voulez parler des communistes? Il me semble que chaque division avait fait une liste des principaux sympathisants communistes du pays afin de faire en sorte qu’ils ne puissent s’approprier la contestation populaire. Et puis de toute manière, les communistes ont longtemps été persécutés par le régime, ils ne représentent pas véritablement une menace pour nos opérations.

[Lu-Pan]
Chef des opérations au Pham Sin
Alors, s’il ne nous reste plus aucun obstacle se dressant sur notre chemin, nous n’avons plus qu’a démarré les festivités!
Rumy

Message par Rumy »

[center]Contrôle Médiatique (3)

Les unes des principaux journaux du pays le 10 juillet 2030


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/237822PhamSinDoytreng.png[/img]

Affaire de Chongwoon: Le Conseil des Cinq dans la tourmente!


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/630873BorayDaily.png[/img]

Et si votre Gouvernement décidait de vous vendre à des intérêts étrangers?


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/817934Samlengmonorom.png[/img]

Mensonges, cupidité et corruption à la tête du pouvoir!


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/441926ArikanJournal.png[/img]

Le Général Sun instigateur de la vente de Chongwoon avec la complicité du Conseil des Cinq.


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/835555LucheonShibao.png[/img]

Affaire de Chongwoon: La majorité de l'argent de la vente aurait été détourné, dit un haut-fonctionnaire.[/center]
Rumy

Message par Rumy »

[center]L'Ascension du Dragon Vert (1)

[img]http://orig09.deviantart.net/fd44/f/2013/082/9/2/street_riot_by_maykrender-d5yz3n7.jpg[/img]

«L'émeute qui fini par étrangler ou détrôner un sultan est un acte aussi juridique que ceux par lesquels il disposait la veille des vies et des biens de ses sujets.»

Jean-Jacques Rousseau (1712 - 1778), philosophe Fiémançais [/center]


Pham Sin, 28 juillet 2030, 18e jour de Crise.

La soirée était fraîche dans la capitale, malgré la chaleur de la journée et les averses de l'après-midi qui avait eu raison des émeutes de la journée. Cela faisait maintenant dix-huit jour que les citoyens de la ville exigeaient par millier la démission du conseil des cinq et de tout le gouvernement dans des manifestations pacifiques dans le centre-ville. Les premiers jours de la crise, le gouvernement oligarchique avait cru pouvoir étouffer la crise en bâillonnant la presse, puis en sacrifiant le général Sun dans un procès-propagande destiner à calmer l'opinion publique. Mais tout c'était déroulé de travers. Jour après jour, les médias dévoilaient de nouvelles affaires scandaleuse; un ministre associé aux triades du Soleil de Jade, une affaire de corruption touchant un haut-fonctionnaire, le cousin d'une des grandes familles bourgeoises dirigeant le pays trempé dans un scandale sexuelle impliquant un harem de prostitués, un Préfet de police accusé de détention de matériel pédopornographique. La valve était ouverte et la censure était inopérante, les médias s'en donnaient à cœur joie et la population avait dorénavant l'impression de pouvoir s'exprimer librement sans représailles. Au douzième jour, la situation avait commencé à dégénérer lorsque des forces de police sur ordre du Ministère de l'Intérieur avait saccagé les bureaux du Pham Sin Doytreng, deuxième journal du pays en arrêtant tout le personnel présent pour des accusations de diffamation, des fraude et d'entrave à la justice. Le quatorzième jour, la moitié des forces du police du pays refusa d'obéir à l'ordre de gouvernement de mâter les manifestants que le Ministère de l'Intérieur qualifiait dorénavant de ''dissidents'' et de ''terroriste''. La 16e jour, le Maire d'Angkor Boray était démis de ses fonctions pour corruption par des manifestants soutenu par le Commissaire Rudravarman et le drapeau du Dragon Vert flottait au dessus de la ville en fin de journée. Le 17e jour, les manifestants partout dans le pays commencèrent à porter des brassard vert, associé au mouvement du Dragon vert qui fût déclaré comme mouvement politique illégal par le gouvernement la même journée. Le 18e jour, les premières émeutes éclatèrent lorsque la police tira dans la foule.

Jusqu'ici pacifique, la fronde sociale se transforma rapidement en colère sanguinaire que des groupuscules communistes et anarchistes tentèrent d'exploiter à leur avantage. Il n'aura fallu que des pluies diluvienne ne s'abattent sur la ville pour que les émeutiers se dispersent, laissant derrière eux des corps ensanglantés et des voitures calcinés. En quelques heures, une trentaine d'individus avaient perdu la vie principalement à cause de mouvement de foule ou de projectile divers. C'était les corps de ces manifestants que le commissaire Ru Naofan regardait d'un air contrarié en fumant une cigarette Kirépienne alors que des bâches verdâtres était déployé au dessus des corps alignés au milieu de la rue. Le Commissaire ne broncha même pas lorsqu'un homme en imperméable alluma une cigarette à ses côtés, regardant lui aussi les rangées de cadavre devant lui.

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Qui a tiré?

[Ru Naofan]
Commissaire de police du 7e arrondissement et agent infiltré des Services Secret Impériaux.
Un flic du commissariat du 4e arrondissement, hors de notre contrôle.

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Et les émeutes?

[Ru Naofan]
Commissaire de police du 7e arrondissement et agent infiltré des Services Secret Impériaux.
Comment prévoir l'imprévisible? Le comportement d'une foule peut changer drastiquement en quelques secondes et c'est ce qui c'est passé aujourd'hui. Je croyais que vous aviez ces putains de communistes et d'anarchistes à l’œil!

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Oui, mais on ne peut pas les empêcher de sortir de chez eux. D'autant plus que leur implication a été spontanée et non prémédité, donc difficilement prévisible.

[Ru Naofan]
Commissaire de police du 7e arrondissement et agent infiltré des Services Secret Impériaux.
Je crains d'autres débordement demain , je suppose que vous n'allez aucunement étouffé ce bain de sang?

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Non, nous laissons à nos collaborateurs médiatique toute liberté sur leurs publications, n'allons pas ternir la crédibilité qui se sont forgé en marge de cette crise. Nous avions espéré la chute du gouvernement sans violence ni sang versé mais nous avons été trop confiant sur cet objectif. D'autant plus que le gouvernement envisage maintenant de déployer l'armée.

[Ru Naofan]
Commissaire de police du 7e arrondissement et agent infiltré des Services Secret Impériaux.
Si tôt? Nos hommes ne peuvent-ils pas empêcher celle-ci d'intervenir.

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Oui, mais pas éternellement. Nous craignons qu'une scission au sein de l'armée n'éclate entre les officiers réactionnaires fidèles au Conseil des Cinq et les officiers soutenant le statut-quo ou étant secrètement partisan du mouvement du dragon vert.

[Ru Naofan]
Commissaire de police du 7e arrondissement et agent infiltré des Services Secret Impériaux.
La guerre civile couve si nous ne faisons rien!

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Nous croyons qu'il est temps d'accélérer le processus. Pour le moment, voici la liste des individus associés aux groupuscules communistes et anarchistes que nous avons pu identifié parmi les émeutiers.

Chian Khay lui passa une enveloppe.

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Faites en sorte qu'ils puissent faire un tour en prison durant toute la durée de nos opérations et éviter de nouveaux débordements.

Le commissaire hocha la tête, jeta sa cigarette au sol et pris l'enveloppe qui disparu sous son manteau.

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
La deuxième enveloppe contient des documents cryptés expliquant la suite des événements. Le nom de code de l'opération est Rédemption et comporte une liste d'individu de votre district que vous devrez arrêter en temps voulu.

[Ru Naofan]
Commissaire de police du 7e arrondissement et agent infiltré des Services Secret Impériaux.
Je suppose que cette opération ne se cantonne pas seulement à mon district?

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Non, l'opération Rédemption concerne la totalité du pays. Une opération coordonnée visant à l'arrestation de 9 348 individus clés des gouvernements municipaux et provinciaux, du gouvernement national, des forces de police, du système judiciaire, d'importantes entreprises et de diverses institutions variée dont nos services ont réussit à recueillir des preuves solides de corruption, de fraude et de d'autres félonies. Inutile de vous précisez que la majorité du gouvernement se trouve sur cette liste, ainsi que les membres du Conseil des Cinq.

[Ru Naofan]
Commissaire de police du 7e arrondissement et agent infiltré des Services Secret Impériaux.
En gros, c'est un coup d'État.

[Chian Khay]
Chef de la division de Pham Sin
Je dirais plutôt un nettoyage de la vermine.

[Ru Naofan]
Commissaire de police du 7e arrondissement et agent infiltré des Services Secret Impériaux.
Si vous le dites.

C'est à ce moment même que la pluie recommença à tomber sur la ville, mettant fin à la conversation des deux hommes qui se quittèrent sans se dire au revoir sous l'indifférence des autres policiers présents qui étaient heureusement tous affiliés officieusement au mouvement du dragon vert.
Rumy

Message par Rumy »

[center]Contrôle Médiatique (4)

Les unes des principaux journaux du pays le 4 Août 2030


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/237822PhamSinDoytreng.png[/img]

Discorde dans les forces de police municipale de Pham Sin entre loyalistes et sympathisants du Dragon Vert

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/630873BorayDaily.png[/img]

Le Maire par intérim d'Angkor Boray annonce le soutiens de la ville au Mouvement du Dragon Vert

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/817934Samlengmonorom.png[/img]

Vague de vandalisme sur les propriétés foncières des familles bourgeoises du Conseil des Cinq

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/441926ArikanJournal.png[/img]

Les Khansi se rangent derrière la bannière du MDV!

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/835555LucheonShibao.png[/img]

Les familles des victimes du massacre du 28 juillet pointe du doigt le Conseil des Cinq[/center]
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