[center]L'Ascension du Dragon Vert (2)
[img]http://www.watch-id.com/sites/default/files/upload/sighting/Longines-Conquest-Aaron-Kwok.jpg[/img]
Chen Chakriya, Chef du Mouvement du Dragon Vert[/center]
Angkor Boray, République du Pham Sin, 22 octobre 2030
Angkor Boray était devenu un véritable bastion du Mouvement du Dragon Vert, la ville avait été débarrassé de ses éléments nuisibles par une vaste purge au sein de l'administration municipale et de ses services publiques. Les policiers et fonctionnaires corrompus avaient été emprisonné dans l'attente de leur procès. À la mairie, le Maire intérimaire avait épluché le profil du reste des fonctionnaires en visant notamment ceux qui avaient reçu leur poste grâce au copinage au sein de la bourgeoisie et non pour leur compétence. Entre temps, les loyalistes avaient commencé à se réorganisé sous l'impulsion du Conseil des Cinq, déterminé à restauré son autorité dans le reste du pays. Des purges avaient débuté au sein des Ministères et institutions du gouvernement, ce qui se révélait efficace pour reprendre le contrôle des institutions, mais avait le désavantage d'affaiblir leur autorité et leur efficacité; la purge créant alors un certain désordre au sein de l'appareil gouvernemental. Mais face à la colère de la population qui continuait à manifester dans les rues, le Conseil des Cinq avait ordonné le déploiement de l'Armée, créant une scission au sein de celle-ci entre ceux refusant de réprimer par la force le Mouvement et ceux étant rester loyal à la bourgeoisie du Pham Sin. Ainsi, en cette fin du mois d'octobre, la guerre civile planait au dessus du pays. C'est pourquoi, les pontes du Mouvement du Dragon Vert c'était réunis dans leur bastion d'Angkor Boray afin de discuter de la situation et d'élaborer un plan d'action pour la suite des événements.
Dans la salle de conférence de l'hôtel de ville d'Angkor Boray se trouvait Chen Chakriya, le Leader du Mouvement du Dragon Vert, un jeune médecin Sinnois née de parent expatrié au Kaiyuan qui était retourné dans son pays natal en 2021 pour y exercer sa profession et qui avait fondé secrètement le Mouvement en 2024 comme un cercle privée de discussion politique qui avait vite tourné comme tribune pour des critiques envers l'actuel gouvernement et le régime oligarchique. Au fil de l'évolution du Mouvement, Chen avait su regrouper autour de lui des personnalités influentes de l'opposition au Conseil des Cinq, et ce, provenant de tout les horizons politiques, religieux et ethniques du pays. C'était ces personnalités qui formait actuellement la tête dirigeante du Mouvement et ils formaient en quelque sorte une coalition opposé au régime oligarchique du Conseil des Cinq. Il y avait le Commissaire Kristian Rudravarman, un catholique pratiquant surnommé l'incorruptible par les habitants d'Angkor Boray et réputé pour son opposition virulente au gouvernement et sa croisade contre les flics véreux. Suivait l'Archevêque d'Angkor Boray, Jen Rithipol qui faisait aussi office de Primat de l'Église Catholique Urbaine au Pham Sin, dont le combat acharné contre la destruction des lieux de cultes par des promoteurs immobiliers aux pratiques douteuses lui avait donné admiration et respect parmi les croyants de toutes les religions. Tout juste à sa gauche, était assis le Maphrien et Métropolite de Boray, That Achariya, en poste depuis plus de deux décennies en tant que chef de l'Église Syriaque Orthodoxe de Boray et connu pour ses encycliques particulièrement critiques envers le gouvernement et le Conseil des Cinq. Suivait Heang Boram, un moine bouddhiste dirigeant l'Organisme bouddhiste Lumière Compatissante, un organisme socialement engagé à Kampong Monorom et sa région métropolitaine qui perpétuait des actions philanthropiques liés à l'éducation, l'alimentation et la santé auprès des populations les plus démunis de la ville. L'organisme avait de nombreuse fois milité et critiqué le gouvernement sur les inégalités sociales, l'inaccessibilité de la population à une éducation de qualité et les conditions sanitaires désastreuses de certains quartiers de la ville. Le gouvernement le fit emprisonné sous prétexte de désordre à l'ordre publique, mais il fut relâché une année plus tard après que des émeutes aient éclaté à Kampong Monorom à la suite d'une grève de la faim orchestré par le moine activiste.
De l'autre côté de la table de conférence était assis Jin Jaw-Long, un intellectuel issu de la bourgeoisie, recteur de l'Université de Lucheon, figure importante de l'opposition au régime oligarchique. Sa position au sein des milieux bourgeois et intellectuels, ainsi que sa position de recteur et propriétaire d'une des plus grande université du pays, l'avait rendu littéralement intouchable. Ce qui lui avait permit de critiquer ouvertement le Conseil des Cinq sans être inquiété, et ce, de manière répété depuis plus de deux décennies. Tout juste à sa droite, il y avait Kiele Champasak, une avocate Khansi engagé connu par les Khansi pour ses combats judiciaires contre les injustices du gouvernement et de plusieurs entreprises envers les Khansi. Une attaque contre sa personne par des commanditaires encore inconnu il y a trois ans l'avait rendu paraplégique, mais n'avait en aucun cas ternis sa volonté. Suivait Ho Rainsey, rédacteur en chef du Pham Sin Doytreng et instigateur de l'actuelle croisade médiatique contre le Conseil des Cinq. Recherché par les autorités depuis la descente de police dans les locaux du journal durant les premières semaines de la crise, il avait réorganisé son journal de sorte que celui-ci continuait à être publier dans la clandestinité dans la capitale sous le nez du Conseil des Cinq et des Loyalistes. Finalement, la belle brochette se terminait par Jey Veha, un avocat syndicaliste très influent parmi les travailleurs ayant mené un combat acharné contre les nombreuses négligences en matière de sécurité des grandes entreprises, ainsi que les conditions de travail médiocre dans les usines et manufactures du pays. Sa lutte lui avait donné le respect des travailleurs, et ce, à un point tel qu'il pouvait en un claquement de doigt déclenché des grèves, devenant ainsi un adversaire particulièrement crains des entreprises sans scrupule.
À l'autre extrémité de la table, était assis Lu-Pan, officieusement chef des opérations des services secrets Kaiyuanais au Pham Sin et présenté au Mouvement du Dragon Vert comme étant un Agent de liaison des Services Secrets Kaiyuanais attaché à l'Ambassade du Kaiyuan au Pham Sin. Sa présence était le résultat d'une requête confidentielle du MDV à l'Ambassadeur du Kaiyuan au Pham Sin que celui-ci avait acquiescé discrètement après avoir consulté Fuxianji.
[Chen Chakriya]
Chef du Mouvement du Dragon Vert
Mes amis, le Conseil des Cinq a ordonné le déploiement de l'Armée dans les rues du pays. Nos sympathisants au sein de l'Armée ne peuvent plus maintenir le statut-quo, le temps nous manque.
[Kristian Rudravarman]
Chef de la Police d'Angkor Boray
Monsieur Lu-Pan, l'Empire n'envisage-t-il pas d'intervenir dans la crise Sinnoise ou restera-t-il les bras croisé en regardant les citoyens de ce pays se débattre pour se débarrasser du cancer siégeant à sa tête?
Lu-Pan ouvrit la bouche pour répondre mais Chen Chakriya fût plus rapide que lui.
[Chen Chakriya]
Chef du Mouvement du Dragon Vert
Commissaire, les Services Secrets Impériaux nous ont déjà offert sur un plateau d'argent les dossiers et informations sur l'affaire de Chongwon qui a été je vous le rappel l'élément qui a déclenché cette crise et ébranlé le pouvoir du Conseil des Cinq sur le pays.
[Ho Rainsey]
Rédacteur en Chef du Pham Sin Doytreng
Un cadeau précieux certes, mais pas désintéressé j'en ai bien peur. Je doute que l'Empire ne nous ai offert ces informations et son aide discrète par charité et bienveillance, sans vous manquer de respect monsieur Lu-Pan.
[Lu-Pan]
Agent de liaison attaché à l'Ambassade du Kaiyuan au Pham Sin
Nous n'avons jamais caché à Monsieur Chakriya les intérêts de l'Empire dans cette crise. Vous savez tous qu'une guerre violente secoue depuis plusieurs années le Cercle d'Or et les autorités provinciales et impériales aux Nord-Est du pays, plus particulièrement les territoires longeant la frontière entre le Kaiyuan et le Pham Sin . Ce n'est un secret pour personne que cette frontière principalement composé d'une jungle dense et sauvage est en réalité aussi poreuse qu'une roche volcanique. Le Cercle d'Or opère des deux côtés de la frontière sous l'indifférence du Conseil des Cinq.
[Kiele Champasak]
Avocate en droit des Khansi
J'ai déjà eu affaire avec les autorités des territoires frontaliers du sud dans plusieurs affaires judiciaires. J'ai entendu de nombreux témoignages sur la corruption endémique sévissant dans la région et de la mainmise du crime organisé sur celle-ci. Je suppose donc que l'Empire ne peut plus se permettre de fermer les yeux sur cette situation, en sachant qu'une grande partie de vos réserves énergétique se trouvent au cœur même du territoire infesté par les sbires du Cercle d'Or.
Lu-Pan émit un sourire.
[Lu-Pan]
Agent de liaison attaché à l'Ambassade du Kaiyuan au Pham Sin
Quelle perspicacité Madame. En effet, Fuxianji ne peut plus fermer les yeux sur l'incompétence et l'indifférence du gouvernement Sinnois concernant le combat contre le crime organisé, ainsi que sur la corruption endémique du pays et de ses institutions qui réduisent à néant nos efforts pour les combattre. Votre Mouvement combat justement la corruption enfanté par le régime oligarchique et les inégalités sociales, c'est pourquoi nous vous considérons comme une alternative enviable au gouvernement actuel. Toutefois, nous aurions espéré que cette transition se fasse dans la non-violence.
[Kristian Rudravarman]
Chef de la Police d'Angkor Boray
Ce qui nous ramène à ma première question. L'Empire envisagera-t-il d'intervenir dans la crise oui ou non?
Lu-Pan resta silencieux un moment, semblant chercher les bons mots à utiliser.
[Lu-Pan]
Agent de liaison attaché à l'Ambassade du Kaiyuan au Pham Sin
Il est évident qu'une guerre civile au Pham Sin n'est pas une option envisageable pour Fuxianji. Comme se fût le cas au Che, l'Empire ne tolèrera pas une bouffée de violence à proximité de ses frontières et sera prêt à intervenir militairement si il le faut afin de ramener l'ordre et la paix. Toutefois, vous devez comprendre que Fuxianji privilégiera avant tout la diplomatie et serait prêt à servir de médiateur dans d'éventuels négociations entre le Conseil des Cinq et votre mouvement, comme se fût le cas entre le Che et le Nanseido.
[Jen Rithipol]
Primat de l'Église Catholique au Pham Sin et Archevêque d'Angkor Boray
Nous sommes de l'avis de Monsieur Lu-Pan. Ne pourrions pas tenter une nouvelle fois de négocier avec le Conseil des Cinq afin d'éviter aux citoyens de ce pays les affres de la guerre.
[Kristian Rudravarman]
Chef de la Police d'Angkor Boray
Si le Conseil des Cinq découvre l'aide apporté par les Services Secret Impériaux au Mouvement, je doute qu'ils acceptent des négociations sous la direction de Fuxianji.
[Jen Rithipol]
Primat de l'Église Catholique au Pham Sin et Archevêque d'Angkor Boray
D'autres acteurs peuvent très bien joué un tel rôle tel que Sa Sainteté le Pape Zosime II ou bien Sa Majesté Annabelle II du Thorval.
[Jin Jaw-Long]
Recteur de l'Université de Lucheon
Je doute qu'impliquer l'ancienne puissance colonisatrice soit des plus judicieux. L'histoire n'est pas très flatteuse concernant la gestion de Thomas IX des révoltes Khansi de 1904, du mouvement d'indépendance Sinnois qui a suivit et du processus d'Indépendance du Pham Sin qui mena à la Guerre de Sécession Khansi entre 1907 et 1909. N'ouvrons pas de vieilles blessures et de vieilles rancunes qui ne ferait que diviser notre mouvement.
[Jey Veha]
Avocat Syndicaliste spécialiste en litiges entre Entreprises et travailleurs
Une négociation avec le Conseil des Cinq n'est pas envisageable et ne ferait que démontrer notre faiblesse alors que nous avons encore l'avantage. Les Loyalistes tentent de se réorganiser et les purges ont affaiblis considérablement les institutions et l'efficacité de l'appareil d'État. C'est l'occasion d'intensifier nos actions de manière coordonnée à travers tout le pays et au sein de toutes les classes sociales réceptives à notre cause.
[Heang Boram]
Moine bouddhiste et dirigeant de l'Organisme bouddhiste Lumière Compatissante
Nous devons sauvegarder nos principes de non-violence et d'intégrité afin de démontrer l'exemple et d'attirer la sympathie de la population et de la communauté internationale à notre mouvement. Le rayonnement et la justesse de notre cause seront notre bouclier contre l'épée vengeresse du Conseil des Cinq qui devra alors faire face à une double pression intérieur et extérieur.
[Chen Chakriya]
Chef du Mouvement du Dragon Vert
Nous sommes tous ici des membres influents de l'opposition au Conseil des Cinq, mais aussi des figures importantes de nos communautés respectives. Qu'elles soient religieuses, ethniques, sociales ou politique. Nous nous sommes appuyé jusqu'ici sur la grogne populaire apparu de manière spontanée des suites de l'affaire Chongwoon. Cette colère ne pourra pas durer éternellement, ni la spontanéité des manifestations à travers tout le pays. Nous devons organiser et canaliser cette fronde populaire, mobiliser nos communautés et rallier les dernières figures de l'opposition encore éparses à notre coalition.
[That Achariya]
Maphrien et Métropolite de l'Église Syriaque Orthodoxe de Boray
Les lieux de cultes catholiques, syriaques et bouddhistes pourraient facilement servir de plateforme structurelle et organisationnelle pour le Mouvement. Celles-ci sont éparpillés à travers tout le pays et touche une large majorité de la population. Nous avons déjà que la majorité des clergés catholique et de l'Église Syriaque soutiennent notre mouvement, sans compter les nombreux moines bouddhistes qui rejoignent régulièrement les manifestants dans la rue.
[Jey Veha]
Avocat Syndicaliste spécialiste en litiges entre Entreprises et travailleurs
Je peux mobiliser de nombreux syndicats et des milliers de travailleurs afin qu'ils fassent grève au sein des entreprises affiliés aux loyalistes.
[Jin Jaw-Long]
Recteur de l'Université de Lucheon
La petite bourgeoisie du Pham Sin est réputé pour son affiliation politique sociale Libérale et pourrait être porté à nous soutenir. Beaucoup sont des médecins, des avocats, des professeurs, des chercheurs et des artistes et nombreux sont ceux qui compose l'intelligentsia du pays.
Une quarantaine de minutes passa, les discussions s'éternisant maintenant autour de la question de l'armée sinnoise dont le statut-quo était devenu intenable. Une sonnerie particulièrement bruyante interrompis net les discussions et attira l'attention sur Lu-Pan qui se leva brusquement en s'excusant platement de cette interruption imprévu. Celui-ci quitta la pièce afin de prendre son appel et les différents participants de la réunions reprirent leurs discussions. Mais à peine avait-il quitté la salle de conférence que Lu-Pan revint en trombe, traversa la salle en courant et activa l'alarme d'incendie qui se trouvait au fond de la salle sous le regard éberlué des personnes présente.
[Lu-Pan]
Agent de liaison attaché à l'Ambassade du Kaiyuan au Pham Sin
Évacuez immédiatement!
Le ton était sec et autoritaire et pourtant l'assemblée resta figé sur place, ne semblant pas comprendre la situation.
[Lu-Pan]
Agent de liaison attaché à l'Ambassade du Kaiyuan au Pham Sin
Le Conseil des Cinq a décidé d'user de la manière forte. Un avion de chasse de dirige actuellement droit sur nous. Évacuez le bâtiment MAINTENANT!
L'information fit bondir les personnes présentes qui quittèrent prestement la pièce. Chen Chakriya s'empara de la chaise roulante de Kiele Champasak et aida celle-ci à s'y asseoir sous le regard pressant de Lu-Pan. Celui-ci fût le dernier à quitter la salle et se dirigea vers les escaliers de secours dont il remarqua rapidement le premier problème. Le Primat de l'Église Catholique au Pham Sin, un octogénaire à la fleur de l'âge, avait commencé à descendre les escaliers aidé par le Maphrien et Métropolite That Achariya nettement plus jeune que celui-ci. Deuxième problème, la chaise roulante de Kiele Champasak ne pouvait pas passer et l'ascenseur prenait beaucoup trop de temps à arriver. Lu-Pan se tourna vers Chen qui semblait lui aussi réaliser l'ampleur du problème et lui ordonna de prendre Kiele dans ses bras et d'abandonner la chaise. Chen s'exécuta et Lu-Pan descendit rejoindre Jen Rithipol en demandant à That Achariya de continuer à descendre. Lu-Pan prit délicatement le vieil homme dans ses bras qui pris soin de remballer sa fierté et déballa rapidement les escaliers de secours suivit de Chen Chakriya qui tenait fermement dans ses bras Kiele Champasak. Arrivé au rez-de-chaussée Lu-Pan se retrouvait parmi les employés de la mairie qui évacuait tranquillement sans se rendre compte du danger qui les guettait. Soudainement, un vrombissement lointain se fit entendre et Lu-Pan hurla quelque chose que personne ne compris. À peine avait-il franchit la sortir qu'un sifflement assourdissant retentis et qu'un missile frappa la façade nord dans un brouhaha assourdissant.
Lu-Pan ouvrit lentement les yeux et vit le regard vide et oppressant qui le fixait. Cela lui pris quelque secondes pour réaliser qu'il se trouvait couché sur le dos, au sol et que le cadavre d'un homme ensanglanté et poussiéreux se trouvait à côté de lui. Un sifflement constant dans ses oreilles lui fit comprendre qu'il souffrait d'un acouphène sévère, il n'entendait donc pas les cris, les pleurs et les hurlements tout autour de lui. Il se redressa lentement, remarquant la forme étrange qu'avait pris sa jambe droite. C'est à ce moment là qu'il ressentis la douleur, la douleur de sa jambe, mais aussi de sa tête, de son dos et de tout son corps. Du sang coulait le long de sa tempe et des écorchures parsemaient ses bras et son dos. Désorienté, Lu-Pan regarda autour de lui, incapable de voir à plus de cinq mètres à cause de la poussière de plâtre qui recouvrait la zone tel un brouillard matinal. Devant lui, il y avait un tas de briques et de débris poussiéreux qui recouvrait une femme qui semblait appeler à l'aide. À sa gauche, Kiele Champasak était couché au sol et tentait de réanimé Chen Chakriya qui semblait inconscient. Il remarqua une main orpheline au milieu de la chaussé qui tenait compagnie à une chaussure ensanglanté, duo incongrue dans une scène des plus grotesque. Il tourna sa tête vers le gauche, regardant de nouveau le corps sans vie de l'homme à ses côté, un deuxième corps se trouvait à quelques mètres de lui, empalé par une énorme barre métallique. Une minute passa, Lu-Pan était toujours incapable d'entendre quoi que se soit et semblait encore sous le choc. Il se souvint soudainement du Primat Jen Rithipol qu'il tenait dans ses bras avant l'explosion. Il fit de nouveau un tour des environs avant de se déplacer lentement et douloureusement afin de regarder derrière lui. Il vit d'abord le Maphrien qui semblait relativement indemne, celui-ci était agenouillé au sol et tenait dans ses bras le corps meurtris du Primat de l'Église Catholique murmurant dans paroles sans se soucier des alentours. Au vu des vêtements ensanglantés du vieil homme, Lu-Pan compris que le Maphrien lui donnait les derniers sacrements.
Quelqu'un lui toucha l'épaule et il se retourna pour voir Heang Boram, le Moine bouddhiste, lui parler sans pouvoir entendre la moindre parole. Lu-Pan lui fit signe qu'il ne pouvait rien entendre et le moine hocha la tête pour lui confirmer qu'il avait compris. La poussière avait commencé à retombé et Lu-Pan pu enfin voir l'énorme trou béant sur la façade nord du bâtiment, tout juste au niveau de la salle de conférence ou se tenait la réunion du Mouvement. Le Conseil des Cinq n'avait pas pu résisté à l'opportunité de coupé la tête du Dragon Vert. Il n'eu pas le temps de contenir sa rage qu'il ressentis une faiblesse, sa blessure à la tête lui donnait de vertiges. Heang Boram déchira une section de sa robe de moine et épongea le sang de Lu-Pan en insistant pour que celui-ci reste couché au sol. Lu-Pan tenta pendant un long moment de rester éveiller, mais sombra dans l'inconscience à l'arrivée des secours.
[A5] Pham Sin: La Perle du Nord
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Rumy
[center]Contrôle Médiatique (5)
Les unes des principaux journaux du pays le 23 Octobre 2030
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/539096PhamSinpost.png[/img]*
Le Gouvernement annonce le succès d'une frappe stratégique contre le bastion des terroristes du Dragon Vert.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/237822PhamSinDoytreng.png[/img]
Les Loyalistes bombardent Angkor Boray!!
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/630873BorayDaily.png[/img]
Terreur à Angkor Boray; la Direction du MDV visé.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/817934Samlengmonorom.png[/img]
Attaque d'Angkor Boray: Décès du Primat de l'Église Catholique au Pham Sin et Archevêque d'Angkor Boray Jen Rithipol
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/441926ArikanJournal.png[/img]
Bombardement d'Angkor Boray: 27 morts et 67 blessés selon un bilan provisoire du Chef de la police
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/835555LucheonShibao.png[/img]
Le Conseil des Cinq déclare la guerre à l'opposition![/center]
*Le Pham Sin Post est le premier journal du pays et actuellement sous contrôle du gouvernement et du Conseil des Cinq.
Les unes des principaux journaux du pays le 23 Octobre 2030
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Le Gouvernement annonce le succès d'une frappe stratégique contre le bastion des terroristes du Dragon Vert.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/237822PhamSinDoytreng.png[/img]
Les Loyalistes bombardent Angkor Boray!!
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Terreur à Angkor Boray; la Direction du MDV visé.
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Attaque d'Angkor Boray: Décès du Primat de l'Église Catholique au Pham Sin et Archevêque d'Angkor Boray Jen Rithipol
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/441926ArikanJournal.png[/img]
Bombardement d'Angkor Boray: 27 morts et 67 blessés selon un bilan provisoire du Chef de la police
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/835555LucheonShibao.png[/img]
Le Conseil des Cinq déclare la guerre à l'opposition![/center]
*Le Pham Sin Post est le premier journal du pays et actuellement sous contrôle du gouvernement et du Conseil des Cinq.
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Rumy
[center]L'Ascension du Dragon vert (3)
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/803924streetriotvol2bymaykrenderd5yz4fx.jpg[/img]
Crédit photographique : [url=http://maykrender.deviantart.com/]Maykrender[/url][/center]
L’attaque sur Angkor Boray avait choqué le monde entier et la mort du Primat de l’Église Catholique au Pham Sin avait causé la colère de la communauté catholique du Pham Sin qui avait commencé à se mobiliser en masse dans le nord du pays et dans la capitale. La Cathédrale Saint-Joseph de Pham Sin avait été rapidement occupée par la population en colère réunie autour de l’Archevêque de Pham Sin qui appelait ses fidèles à prier pour les victimes d’Angkor Boray, tout en les incitant à la désobéissance civile. Des émeutes avaient éclaté rapidement dans la capitale, ainsi qu’à Kampong Monorom et à Chongwon et les groupuscules anarchistes et communistes avaient commencé à lancer des attaques au cocktail Molotov et à planter des bombes artisanales visant les institutions gouvernementales. La scission de l’Armée fût effective lorsque celle-ci se déploya à Pham Sin, dans les régions centrales du pays encore sous contrôle des loyalistes, ainsi que dans les territoires sud frontalier à l’Empire du Kaiyuan. Toutefois, les Généraux sympathisant au Mouvement du Dragon vert déployèrent leurs troupes sur la côte nord et Est du pays, au sein des territoires Khansi et dans la région de Lucheon. Le pays était maintenant divisé en deux et les deux camps s’observaient l’un et l’autre dans un statu quo que seule la menace d’intervention du Kaiyuan empêchait d’éclater. Plusieurs dizaines de milliers de soldats Kaiyuanais avaient commencé à se rassembler à la frontière, présageant la tempête qui allait s’abattre sur celui osant déclencher les hostilités. Lu-Pan avait espéré une chute plus en douceur pour le Conseil des Cinq et pourtant celui-ci persistait malgré tout à se maintenir au pouvoir. La crise avait atteint une impasse.
Sur ces pensées, Lu-Pan leva la tête et regarda ses collaborateurs présents dans sa chambre d’hôpital à Angkor Boray. L’information qu’un représentant de l’Ambassade du Kaiyuan au Pham Sin avait été blessé lors de l’attaque n’avait pas fuité, et ce, par les bons soins des Services secrets impériaux. Tous les Chefs de division étaient présents, ainsi que Keo Chakriya, le chef du Mouvement du Dragon vert qui était de toute manière un agent des SSI au service de l’Empire chargé de créer le Mouvement afin d’organiser efficacement l’opposition au Conseil des Cinq. Les autres personnalités du Dragon vert croyaient toutes qu’ils avaient approché les SSI alors que c’était plutôt le contraire qui s’était produit, la présence de Lu-Pan à la réunion sous une fausse fonction n’avait pour but que de parfaire cette idée; que le Mouvement du Dragon vert avait par lui-même approché l’Empire. Or toutes ces précautions n’auraient servi à rien si le pays sombrait dans la Guerre civile, c’est pourquoi ses collaborateurs attendaient patiemment ses ordres. Lu-Pan soupira, puis leva de nouveau la tête regardant Keo Chakriya droit dans les yeux.
[Lu-Pan]
Chef des opérations au Pham Sin
Lancez l’Opération Rédemption.
Caserne numéro 12
7e district, Cité de Pham Sin
L’Adjuvant-Général Thanit Rusajavarman feuilletait les rapports qu’il avait reçus il y a une heure sur les patrouilles de ses hommes dans les rues du septième district. Plusieurs rassemblements avaient été dispersés, une centaine d'arrestations avait été effectuée aujourd’hui et trois civils avaient été tués dans les émeutes. Malgré la présence de ses troupes, rien ne semblait s’améliorer. L’Adjudant-Général soupira et fit pivoter son fauteuil pour contempler la cour de la caserne qui se trouvait à contrebas. Son bureau avait une vue d’assemble des installations et il pouvait même voir les traces de noircie laissé par les cocktails Molotov sur le toit du deuxième baraquement. L’incendie avait été mineur, mais restait tout de même assez symbolique. Les manifestants avaient tenté par trois fois de s’attaquer à la caserne, ce qui rendait ses hommes particulièrement nerveux et l’épuisement commençait à se faire sentir dans les yeux de ses soldats.
Sans crier gare, la porte de son bureau s’ouvrit à la volée, faisant sursauter l’Adjudant-Général qui se leva aussitôt de son siège pour faire face à cet évènement imprévu. Quatre soldats avaient pénétré dans son bureau, armé jusqu’aux dents, le prenant en joue. Rusajavarman n’eut pas le temps de protester, puisque son second pénétra dans la pièce, une liasse de papier dans les mains.
[Officier] : Adjudant-Général Rusajarvarman…
[Adjudant-Général Rusajarvarman] : Mais que se passe-t-il officier?!
[Officier] : Vous êtes en état d’arrestation pour les chefs d’accusation de corruption, de meurtres de masse, d’abus de pouvoir et d’abus de confiance envers la population du Pham Sin…
[Adjudant-Général Rusajarvarman] : Mais c’est n’importe quoi!
[Officier] : …vous serez incarcéré au Centre pénitencier de Cerak jusqu’à votre proc…
[Adjudant-Général Rusajarvarman] : Vous ne me prendrez pas vivant!
L’Adjudant-Général venait de saisir le pistolet qu’il gardait toujours dans le tiroir gauche de son bureau. Il n’eut même pas le temps de tirer que les quatre soldats avaient fait feu de manière simultanée faisant éclaté la baie vitrée derrière l’officier qui s’écroula sur le sol, laissant d’énormes éclaboussures de sang sur son fauteuil et les rapports de la journée. L’officier en second regarda, contrarié, l’énorme gâchis qui se trouvait devant lui et émit un soupir profond.
[Officier] : …quel crétin.
Centrale électrique B6
15e district, Cité de Pham Sin
Les travailleurs de la centrale regardèrent avec surprise leurs collègues les mettre en jour avec des pistolets qu’ils avaient soigneusement cachés dans leurs boites à lunch. Les cadres et les travailleurs loyalistes furent enfermés dans la cafétéria alors que le reste des employés sympathisants du Dragon Vert ou les non-affiliés étaient amenés dans une salle de réunion en leur offrant le choix de prendre congé en rentrant chez eux ou bien de les aider dans leur tâche. Une vingtaine de minutes après la prise de contrôle de la centrale, les lumières de la ville s’éteignirent brusquement plongeant la capitale dans les ténèbres de la nuit. Une autre vingtaine de minutes plus tard, les lueurs orange commençaient à apparaître ici et là causées par les feux de rue et l’incendie des véhicules de police. La population avait interprété la coupure électrique comme un signal et une opportunité à saisir. Des dizaines de milliers de personnes sortaient dans les rues défiant le couvre-feu et affrontant les policiers et soldats loyalistes débordés et dont les communications venaient tout juste d’être coupées avec la chaîne de commandement.
Siège de Pham Gaz
1er district, Cité de Pham Sin
Pham Gaz était la plus grande entreprise du pays et était actuellement détenu par Sanit Kolam et sa famille, membre du Conseil des Cinq depuis des décennies. L’entreprise représentait la puissance et la richesse de cette puissante famille bourgeoise dont les revenus gaziers lui avaient permis de se construire un puissant réseau de collaborateurs, de partenaires et de biens à travers le monde. Mais ceux-ci s’étaient révélés inutiles face à la crise que traversait actuellement le pays. La consommation intérieure de gaz des ménages avait chuté de 40% et les revenus des exportations de près de 34% à cause d’incidents de sabotage, de grèves de travailleurs et d’agression sur plusieurs cadres de l’entreprise. Des travailleurs en grève occupaient actuellement la moitié des puits du pays et la production avait chuté dramatiquement sans que Sanit Kolam puisse y faire quoi que ce soit. La police était soit mutiné ou bien trop occupé à maté la révolte et l’armée se trouvait dans la même situation. Il avait tenté d’engager des mercenaires pour régler le problème, mais le bain de sang qui s’en était suivi avait incité les employés de ses terminaux gaziers de se mettre en grève, empêchant son entreprise d’exporter quoi que ce soit. Alors qu’il croyait que rien ne pouvait surpasser une telle catastrophe, voilà que la ville était plongée dans le noir et qu’une foule en colère se massait aux portes du bâtiment avec des torches, des pieds-de-biche et des machettes. Sous le regard inquiet de son secrétaire, Sanit fit plusieurs appels brefs avec son téléphone portable. Les communications furent brusquement coupées et il sut qu’il était temps de partir. Quinze minutes plus tard, la sécurité de l’immeuble fut submergée par la foule qui s’engouffra dans le bâtiment saccageant tout sur leur passage. Ils ne virent pas l’hélicoptère de Sanit Kolam décoller au sommet de la tour et prendre la direction de son aérodrome privé.
Domaine des Song
Province de Lucheon
Le Général Song était en train de vider son coffre-fort situé sous le plancher de sa chambre à coucher lorsque son chef de la sécurité pénétra en trombe dans la chambre.
[Aek Nari] : Monsieur, ils ont défoncé la grande porte. Mes hommes ne sont pas assez nombreux pour les retenir plus longtemps vous devez quitter immédiatement la propriété.
[Général Song] : L’hélicoptère est-il prêt?
[Aek Nari] : Oui, et votre avion est prêt à décollé. Pour l’instant votre aérodrome n’a pas été pris pour cible.
[Général Song] : Faites monté ma femme et mes deux filles dans l’hélicoptère immédiatement.
Un bruit sonore se fit entendre et Naril se retourna vers la source du bruit. Un ordinateur portable était posé sur le lit et affichait une fenêtre de transfert bancaire qui venait tout juste d’être complété. Naril reconnut le logo d’une grande banque Sélénienne. Le Général Song, qui semblait satisfait de l’opération, ferma l’ordinateur portable et le mit dans la valise accueillant le contenu de son coffre-fort. Les deux hommes sortir précipitamment de la pièce, rejoignant sa femme et ses filles qui l’attendait dans le jardin. À peine avait-il mis le pied dehors qu’il entendit le bruit de verre brisé derrière lui. La foule en colère avait atteint l’entrée du bâtiment. Une fois dans l’hélicoptère, il regarda avec regret les lueurs orangées dégagées par les incendies que les pillards avaient commencé à allumer au rez-de-chaussée. C’était certainement les dernières heures de cette magnifique demeure coloniale qui appartenait à sa famille depuis plus d’un siècle. De quoi faire tressaillir ses ancêtres et son défunt père dans l’au-delà.
Prison de Cerak
14e district, Cité de Pham Sin
La prison de Cerak avait toujours été un symbole fort du régime des Cinq. Ceux-ci utilisant la prison comme leur principal lieu de détention des opposants politiques. Mais voilà que le Directeur avait fait arrêter plusieurs gardiens et libéré la majorité des prisonniers sous le regard médusés des gardiens loyalistes qui avaient été tous réunis dans une seule et même cellule. Quelque temps après, l’établissement pénitencier fût plongé dans le noir et les générateurs de secours furent activés promptement. Une heure plus tard, les premiers prisonniers arrivèrent dans l’établissement escorté de policiers fidèles au Dragon Vert. Leur nombre grandissait d’heure en heure allant d’officiers de l’armée à des fonctionnaires gouvernementaux. La purge de l’élite corrompue avait commencé.
Ville de Tuol Sarika
Province de Vinheru
Tuol Sarika était une ville de 40 000 habitants situé en plein centre de la jungle du delta intérieur du Luban Reap et un des principaux centre urbain de la région et la province aux côtés d'Angkor Sâng, la capitale, Sangkat et Domrey. Il était de notoriété publique que la province était gangréné par la corruption et était partiellement contrôlé en coulisse par le Cercle d'Or qui y avait établis un vaste réseau de logistique et ses principaux camps d'entraînement. Tuol Sarika exprimait cruellement cette situation puisque le Maire de la ville était en réalité officieusement un membre du Cercle d'Or. Celui-ci avait réorganisé la police et l'administration pour servir les intérêts de l'organisation et il avait pris soin de rester neutre au sujet de la guerre en cours pour la tête de l'organisation depuis la mort du commandant du cercle d'or il y a presque un an. La moitié des taxes foncières était détourné vers les coffres de l'organisation criminelle et la moitié des forces de police municipale étaient en réalité des combattants du Cercle d'Or. La population vivait dans la terreur et Jay Mittapheap éliminait généralement toute opposition par la force. Il avait d'ailleurs fait assassiné ses rivaux lors des dernières élections municipales qui l'avait porté au pouvoir. Bien entendu, il devait chaque année envoyé une généreuse donation au Gouverneur de la province pour qu'il ferme les yeux sur la situation, ainsi que de nombreux pots-de-vin à des fonctionnaires du Ministère de l'Intérieur et de l'Information afin de garder à distance le Conseil des Cinq. Si cela ne suffisait pas, Jay Mittapheap gardait dans un coffre fort de la Banque de la ville une quantité d'or d'une valeur de plusieurs millions de $RAK destiné à servir de pot de vin pour une des familles du Conseil des Cinq.
Tout allait bien jusqu'ici pour Jay Mittapheap, se réjouissant même de la crise que traversait le pays, puisque les autorités se souciait guère des activités du Cercle d'Or, trop occupé à maté la révolte. Or, la multiplication des incidents dans sa ville commença à l'inquiéter l'obligeant à durcir sa répression et a traquer les récalcitrant. Mais c'est les nouvelles provenant d'Angkor Sâng qui le rendit particulièrement nerveux; l'Armée marchait sur la capitale de la province et arborait les couleurs du Dragon vert. Le Gouverneur avait été arrêté et une purge avait commencé pour se débarrasser des éléments corrompus. Jay Mittapheap avait perdu le contact avec ses collaborateurs à Angkor Sâng et il appréhendait une attaque du Dragon Vert contre SA ville. C'est pourquoi, il avait fait acheminé des combattants du Cercle d'Or et organisé une purge au sein de la population pour dénicher les sympathisants du Dragon Vert. Jay Mittapheap était bien déterminer à défendre son fief coûte que coûte. Or sa détermination s'effondra lorsque la ville fût plongé dans le noir et que les flammes commencèrent à dévoré le commissariat de police, la mairie et les casernes de la ville. Mittapheap tenta de fuir la ville dans un véhicule civil alors que les coups de feu résonnait au loin, témoignant que des combats avaient débuté, mais il se retrouva face à face avec un char d'assaut arborant un drapeau du Dragon Vert et qui pointait son énorme canon sur le véhicule de Jay Mittapheap. Des soldats apparurent brusquement, éclairé par les lueurs oranges des flammes qui dévorait la Mairie et pointèrent leurs armes sur le véhicule en ordonnant au maire déchu de sortir de celui-ci. Mais Jay Mittapheap préféra prendre son arme et de se tirer une balle dans la tête.
Village de Sot Mek
Province de Jittwe
Le petit village de Sot Mek accueillait près de 800 âmes et était dirigé ou plutôt dominer par Asem Launaek du clan Launaek. Sa famille était propriétaire de toutes les terres autour du village, ainsi que de la majorité des propriétés foncières de celui-ci. Sa famille contrôlait le commerce local, les loyers et même l’approvisionnement en électricité des villageois, les obligeant continuellement à voter pour lui lors des élections municipales sous peine de coupure d’électricité ou d’une augmentation des loyers. Ainsi, Asem Launaek régnait sur son petit fief tel un despote, et ce, avec la bénédiction du Conseil des Cinq. Or, malgré sa toute-puissance, il se trouvait maintenant ligoté à un poteau de bois, complètement nu aux côtés de ses proches collaborateurs et de ses miliciens réputés pour leurs pratiques du racket envers la population. Un homme de la ville portant le brassard du Dragon Vert était arrivé le matin même au village et avait exigé la démission d’Asem Launaek de son poste de Maire. Celui-ci avait alors refusé et fait tabasser le pauvre homme qui fût jeté dans la boue d’un enclos de porcs. Le jour suivant, le Despote se réveilla en trouvant devant sa porte plusieurs centaines de villageois armées de faux, de machette, de bâtons et de torches dirigés par l’homme du Dragon vert arrivé le jour précédent. Les miliciens avaient tous été neutralisés durant la nuit et les fonctionnaires municipaux avaient tous été arrêtés durant leur sommeil. Du jour au lendemain, l’univers de Launaek c’était effondré et il se trouvait maintenant pris au piège dans un procès public devant une foule en colère armée de légumes pourris qui lui était certainement destinée.
Palais du Conseil des Cinq
1e district, Cité de Pham Sin
Depuis la chute en disgrâce du général Song et de sa famille, le Conseil des Cinq avait désigné un nouveau membre pour le remplacer et c'était Lim Rangsei et sa famille qui avait fait fortune dans le transport maritime de marchandise, la gestion portuaire et le transport ferroviaire. La moitié des ports du pays lui appartenait et il détenait plus du tiers des voies ferroviaires du pays. D'autant plus que la moitié du commerce intérieur et extérieur passait directement ou indirectement par l'une de ses entreprises. Mais son ascension au Conseil des Cinq avait été à un moment peu enviable pour Lim Rangsei qui devait faire face à la crise actuelle. Étant le membre le moins expérimenté des Cinq familles, on ne lui donnait que très peu de pouvoir ou de responsabilités pour gérer la crise. C'est pourquoi, il se retrouvait souvent seul au Palais du Conseil des Cinq à remplir la paperasse du Conseil qui requérait une signature de l'un des membres. Il gérait aussi à distance ses entreprises qui faisaient face à de nombreux problèmes lié à la crise. Les grèves générales c'était multiplié dans la majorité des ses installations, ses trains étaient en majorité immobilisés et son personnel portuaire refusait de travailler. Il n'avait d'autre choix que d'engager des travailleurs étrangers venant du Wapong, d'Endo et du Kaiyuan pour remplacer les grévistes. Il allait sous peu signer un contrat de mercenariat destiner à déloger les grévistes afin de laisser entrer les travailleurs étrangers, il ne restait plus qu'a négocier les coûts avec les agences concernés. Il était ainsi en pleine vidéoconférence lorsque le palais fût plongé dans le noir, l'obligeant à allumer son téléphones cellulaire pour voir quoi que se soit. Il remarqua avec inquiétude que son cellulaire n'avait plus de réseau et sortie de la pièce tranquillement en appelant son secrétaire personnel qui l'accueillit dans son bureau, un pistolet pointé sur sa poitrine.
[Lim Rangsei]: Mais qu'est-ce que...
[Yous Noreaksey]: Monsieur, veuillez vous asseoir derrière votre bureau et attendre tranquillement sans faire le moindre mouvement.
[Lim Rangsei]: Je ne comprend pas...
Un grondement sourd fit tressaillir la baie vitré du bureau.
[Yous Noreaksey]: En ce moment même, des hommes armées investissent le Palais et seront là d'ici peu afin de procéder à votre arrestation.
[Lim Rangsei]: Mais comment...
Lim, éberlué, remarqua alors le brassard vert affichant un dragon que portait son secrétaire sur son bras gauche. Lim s'effondra sur sa chaise comme une roche, comprenant enfin la situation et ne semblant pas faire attention au brouhaha qui commençait à éclater au loin.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/803924streetriotvol2bymaykrenderd5yz4fx.jpg[/img]
Crédit photographique : [url=http://maykrender.deviantart.com/]Maykrender[/url][/center]
L’attaque sur Angkor Boray avait choqué le monde entier et la mort du Primat de l’Église Catholique au Pham Sin avait causé la colère de la communauté catholique du Pham Sin qui avait commencé à se mobiliser en masse dans le nord du pays et dans la capitale. La Cathédrale Saint-Joseph de Pham Sin avait été rapidement occupée par la population en colère réunie autour de l’Archevêque de Pham Sin qui appelait ses fidèles à prier pour les victimes d’Angkor Boray, tout en les incitant à la désobéissance civile. Des émeutes avaient éclaté rapidement dans la capitale, ainsi qu’à Kampong Monorom et à Chongwon et les groupuscules anarchistes et communistes avaient commencé à lancer des attaques au cocktail Molotov et à planter des bombes artisanales visant les institutions gouvernementales. La scission de l’Armée fût effective lorsque celle-ci se déploya à Pham Sin, dans les régions centrales du pays encore sous contrôle des loyalistes, ainsi que dans les territoires sud frontalier à l’Empire du Kaiyuan. Toutefois, les Généraux sympathisant au Mouvement du Dragon vert déployèrent leurs troupes sur la côte nord et Est du pays, au sein des territoires Khansi et dans la région de Lucheon. Le pays était maintenant divisé en deux et les deux camps s’observaient l’un et l’autre dans un statu quo que seule la menace d’intervention du Kaiyuan empêchait d’éclater. Plusieurs dizaines de milliers de soldats Kaiyuanais avaient commencé à se rassembler à la frontière, présageant la tempête qui allait s’abattre sur celui osant déclencher les hostilités. Lu-Pan avait espéré une chute plus en douceur pour le Conseil des Cinq et pourtant celui-ci persistait malgré tout à se maintenir au pouvoir. La crise avait atteint une impasse.
Sur ces pensées, Lu-Pan leva la tête et regarda ses collaborateurs présents dans sa chambre d’hôpital à Angkor Boray. L’information qu’un représentant de l’Ambassade du Kaiyuan au Pham Sin avait été blessé lors de l’attaque n’avait pas fuité, et ce, par les bons soins des Services secrets impériaux. Tous les Chefs de division étaient présents, ainsi que Keo Chakriya, le chef du Mouvement du Dragon vert qui était de toute manière un agent des SSI au service de l’Empire chargé de créer le Mouvement afin d’organiser efficacement l’opposition au Conseil des Cinq. Les autres personnalités du Dragon vert croyaient toutes qu’ils avaient approché les SSI alors que c’était plutôt le contraire qui s’était produit, la présence de Lu-Pan à la réunion sous une fausse fonction n’avait pour but que de parfaire cette idée; que le Mouvement du Dragon vert avait par lui-même approché l’Empire. Or toutes ces précautions n’auraient servi à rien si le pays sombrait dans la Guerre civile, c’est pourquoi ses collaborateurs attendaient patiemment ses ordres. Lu-Pan soupira, puis leva de nouveau la tête regardant Keo Chakriya droit dans les yeux.
[Lu-Pan]
Chef des opérations au Pham Sin
Lancez l’Opération Rédemption.
Caserne numéro 12
7e district, Cité de Pham Sin
L’Adjuvant-Général Thanit Rusajavarman feuilletait les rapports qu’il avait reçus il y a une heure sur les patrouilles de ses hommes dans les rues du septième district. Plusieurs rassemblements avaient été dispersés, une centaine d'arrestations avait été effectuée aujourd’hui et trois civils avaient été tués dans les émeutes. Malgré la présence de ses troupes, rien ne semblait s’améliorer. L’Adjudant-Général soupira et fit pivoter son fauteuil pour contempler la cour de la caserne qui se trouvait à contrebas. Son bureau avait une vue d’assemble des installations et il pouvait même voir les traces de noircie laissé par les cocktails Molotov sur le toit du deuxième baraquement. L’incendie avait été mineur, mais restait tout de même assez symbolique. Les manifestants avaient tenté par trois fois de s’attaquer à la caserne, ce qui rendait ses hommes particulièrement nerveux et l’épuisement commençait à se faire sentir dans les yeux de ses soldats.
Sans crier gare, la porte de son bureau s’ouvrit à la volée, faisant sursauter l’Adjudant-Général qui se leva aussitôt de son siège pour faire face à cet évènement imprévu. Quatre soldats avaient pénétré dans son bureau, armé jusqu’aux dents, le prenant en joue. Rusajavarman n’eut pas le temps de protester, puisque son second pénétra dans la pièce, une liasse de papier dans les mains.
[Officier] : Adjudant-Général Rusajarvarman…
[Adjudant-Général Rusajarvarman] : Mais que se passe-t-il officier?!
[Officier] : Vous êtes en état d’arrestation pour les chefs d’accusation de corruption, de meurtres de masse, d’abus de pouvoir et d’abus de confiance envers la population du Pham Sin…
[Adjudant-Général Rusajarvarman] : Mais c’est n’importe quoi!
[Officier] : …vous serez incarcéré au Centre pénitencier de Cerak jusqu’à votre proc…
[Adjudant-Général Rusajarvarman] : Vous ne me prendrez pas vivant!
L’Adjudant-Général venait de saisir le pistolet qu’il gardait toujours dans le tiroir gauche de son bureau. Il n’eut même pas le temps de tirer que les quatre soldats avaient fait feu de manière simultanée faisant éclaté la baie vitrée derrière l’officier qui s’écroula sur le sol, laissant d’énormes éclaboussures de sang sur son fauteuil et les rapports de la journée. L’officier en second regarda, contrarié, l’énorme gâchis qui se trouvait devant lui et émit un soupir profond.
[Officier] : …quel crétin.
Centrale électrique B6
15e district, Cité de Pham Sin
Les travailleurs de la centrale regardèrent avec surprise leurs collègues les mettre en jour avec des pistolets qu’ils avaient soigneusement cachés dans leurs boites à lunch. Les cadres et les travailleurs loyalistes furent enfermés dans la cafétéria alors que le reste des employés sympathisants du Dragon Vert ou les non-affiliés étaient amenés dans une salle de réunion en leur offrant le choix de prendre congé en rentrant chez eux ou bien de les aider dans leur tâche. Une vingtaine de minutes après la prise de contrôle de la centrale, les lumières de la ville s’éteignirent brusquement plongeant la capitale dans les ténèbres de la nuit. Une autre vingtaine de minutes plus tard, les lueurs orange commençaient à apparaître ici et là causées par les feux de rue et l’incendie des véhicules de police. La population avait interprété la coupure électrique comme un signal et une opportunité à saisir. Des dizaines de milliers de personnes sortaient dans les rues défiant le couvre-feu et affrontant les policiers et soldats loyalistes débordés et dont les communications venaient tout juste d’être coupées avec la chaîne de commandement.
Siège de Pham Gaz
1er district, Cité de Pham Sin
Pham Gaz était la plus grande entreprise du pays et était actuellement détenu par Sanit Kolam et sa famille, membre du Conseil des Cinq depuis des décennies. L’entreprise représentait la puissance et la richesse de cette puissante famille bourgeoise dont les revenus gaziers lui avaient permis de se construire un puissant réseau de collaborateurs, de partenaires et de biens à travers le monde. Mais ceux-ci s’étaient révélés inutiles face à la crise que traversait actuellement le pays. La consommation intérieure de gaz des ménages avait chuté de 40% et les revenus des exportations de près de 34% à cause d’incidents de sabotage, de grèves de travailleurs et d’agression sur plusieurs cadres de l’entreprise. Des travailleurs en grève occupaient actuellement la moitié des puits du pays et la production avait chuté dramatiquement sans que Sanit Kolam puisse y faire quoi que ce soit. La police était soit mutiné ou bien trop occupé à maté la révolte et l’armée se trouvait dans la même situation. Il avait tenté d’engager des mercenaires pour régler le problème, mais le bain de sang qui s’en était suivi avait incité les employés de ses terminaux gaziers de se mettre en grève, empêchant son entreprise d’exporter quoi que ce soit. Alors qu’il croyait que rien ne pouvait surpasser une telle catastrophe, voilà que la ville était plongée dans le noir et qu’une foule en colère se massait aux portes du bâtiment avec des torches, des pieds-de-biche et des machettes. Sous le regard inquiet de son secrétaire, Sanit fit plusieurs appels brefs avec son téléphone portable. Les communications furent brusquement coupées et il sut qu’il était temps de partir. Quinze minutes plus tard, la sécurité de l’immeuble fut submergée par la foule qui s’engouffra dans le bâtiment saccageant tout sur leur passage. Ils ne virent pas l’hélicoptère de Sanit Kolam décoller au sommet de la tour et prendre la direction de son aérodrome privé.
Domaine des Song
Province de Lucheon
Le Général Song était en train de vider son coffre-fort situé sous le plancher de sa chambre à coucher lorsque son chef de la sécurité pénétra en trombe dans la chambre.
[Aek Nari] : Monsieur, ils ont défoncé la grande porte. Mes hommes ne sont pas assez nombreux pour les retenir plus longtemps vous devez quitter immédiatement la propriété.
[Général Song] : L’hélicoptère est-il prêt?
[Aek Nari] : Oui, et votre avion est prêt à décollé. Pour l’instant votre aérodrome n’a pas été pris pour cible.
[Général Song] : Faites monté ma femme et mes deux filles dans l’hélicoptère immédiatement.
Un bruit sonore se fit entendre et Naril se retourna vers la source du bruit. Un ordinateur portable était posé sur le lit et affichait une fenêtre de transfert bancaire qui venait tout juste d’être complété. Naril reconnut le logo d’une grande banque Sélénienne. Le Général Song, qui semblait satisfait de l’opération, ferma l’ordinateur portable et le mit dans la valise accueillant le contenu de son coffre-fort. Les deux hommes sortir précipitamment de la pièce, rejoignant sa femme et ses filles qui l’attendait dans le jardin. À peine avait-il mis le pied dehors qu’il entendit le bruit de verre brisé derrière lui. La foule en colère avait atteint l’entrée du bâtiment. Une fois dans l’hélicoptère, il regarda avec regret les lueurs orangées dégagées par les incendies que les pillards avaient commencé à allumer au rez-de-chaussée. C’était certainement les dernières heures de cette magnifique demeure coloniale qui appartenait à sa famille depuis plus d’un siècle. De quoi faire tressaillir ses ancêtres et son défunt père dans l’au-delà.
Prison de Cerak
14e district, Cité de Pham Sin
La prison de Cerak avait toujours été un symbole fort du régime des Cinq. Ceux-ci utilisant la prison comme leur principal lieu de détention des opposants politiques. Mais voilà que le Directeur avait fait arrêter plusieurs gardiens et libéré la majorité des prisonniers sous le regard médusés des gardiens loyalistes qui avaient été tous réunis dans une seule et même cellule. Quelque temps après, l’établissement pénitencier fût plongé dans le noir et les générateurs de secours furent activés promptement. Une heure plus tard, les premiers prisonniers arrivèrent dans l’établissement escorté de policiers fidèles au Dragon Vert. Leur nombre grandissait d’heure en heure allant d’officiers de l’armée à des fonctionnaires gouvernementaux. La purge de l’élite corrompue avait commencé.
Ville de Tuol Sarika
Province de Vinheru
Tuol Sarika était une ville de 40 000 habitants situé en plein centre de la jungle du delta intérieur du Luban Reap et un des principaux centre urbain de la région et la province aux côtés d'Angkor Sâng, la capitale, Sangkat et Domrey. Il était de notoriété publique que la province était gangréné par la corruption et était partiellement contrôlé en coulisse par le Cercle d'Or qui y avait établis un vaste réseau de logistique et ses principaux camps d'entraînement. Tuol Sarika exprimait cruellement cette situation puisque le Maire de la ville était en réalité officieusement un membre du Cercle d'Or. Celui-ci avait réorganisé la police et l'administration pour servir les intérêts de l'organisation et il avait pris soin de rester neutre au sujet de la guerre en cours pour la tête de l'organisation depuis la mort du commandant du cercle d'or il y a presque un an. La moitié des taxes foncières était détourné vers les coffres de l'organisation criminelle et la moitié des forces de police municipale étaient en réalité des combattants du Cercle d'Or. La population vivait dans la terreur et Jay Mittapheap éliminait généralement toute opposition par la force. Il avait d'ailleurs fait assassiné ses rivaux lors des dernières élections municipales qui l'avait porté au pouvoir. Bien entendu, il devait chaque année envoyé une généreuse donation au Gouverneur de la province pour qu'il ferme les yeux sur la situation, ainsi que de nombreux pots-de-vin à des fonctionnaires du Ministère de l'Intérieur et de l'Information afin de garder à distance le Conseil des Cinq. Si cela ne suffisait pas, Jay Mittapheap gardait dans un coffre fort de la Banque de la ville une quantité d'or d'une valeur de plusieurs millions de $RAK destiné à servir de pot de vin pour une des familles du Conseil des Cinq.
Tout allait bien jusqu'ici pour Jay Mittapheap, se réjouissant même de la crise que traversait le pays, puisque les autorités se souciait guère des activités du Cercle d'Or, trop occupé à maté la révolte. Or, la multiplication des incidents dans sa ville commença à l'inquiéter l'obligeant à durcir sa répression et a traquer les récalcitrant. Mais c'est les nouvelles provenant d'Angkor Sâng qui le rendit particulièrement nerveux; l'Armée marchait sur la capitale de la province et arborait les couleurs du Dragon vert. Le Gouverneur avait été arrêté et une purge avait commencé pour se débarrasser des éléments corrompus. Jay Mittapheap avait perdu le contact avec ses collaborateurs à Angkor Sâng et il appréhendait une attaque du Dragon Vert contre SA ville. C'est pourquoi, il avait fait acheminé des combattants du Cercle d'Or et organisé une purge au sein de la population pour dénicher les sympathisants du Dragon Vert. Jay Mittapheap était bien déterminer à défendre son fief coûte que coûte. Or sa détermination s'effondra lorsque la ville fût plongé dans le noir et que les flammes commencèrent à dévoré le commissariat de police, la mairie et les casernes de la ville. Mittapheap tenta de fuir la ville dans un véhicule civil alors que les coups de feu résonnait au loin, témoignant que des combats avaient débuté, mais il se retrouva face à face avec un char d'assaut arborant un drapeau du Dragon Vert et qui pointait son énorme canon sur le véhicule de Jay Mittapheap. Des soldats apparurent brusquement, éclairé par les lueurs oranges des flammes qui dévorait la Mairie et pointèrent leurs armes sur le véhicule en ordonnant au maire déchu de sortir de celui-ci. Mais Jay Mittapheap préféra prendre son arme et de se tirer une balle dans la tête.
Village de Sot Mek
Province de Jittwe
Le petit village de Sot Mek accueillait près de 800 âmes et était dirigé ou plutôt dominer par Asem Launaek du clan Launaek. Sa famille était propriétaire de toutes les terres autour du village, ainsi que de la majorité des propriétés foncières de celui-ci. Sa famille contrôlait le commerce local, les loyers et même l’approvisionnement en électricité des villageois, les obligeant continuellement à voter pour lui lors des élections municipales sous peine de coupure d’électricité ou d’une augmentation des loyers. Ainsi, Asem Launaek régnait sur son petit fief tel un despote, et ce, avec la bénédiction du Conseil des Cinq. Or, malgré sa toute-puissance, il se trouvait maintenant ligoté à un poteau de bois, complètement nu aux côtés de ses proches collaborateurs et de ses miliciens réputés pour leurs pratiques du racket envers la population. Un homme de la ville portant le brassard du Dragon Vert était arrivé le matin même au village et avait exigé la démission d’Asem Launaek de son poste de Maire. Celui-ci avait alors refusé et fait tabasser le pauvre homme qui fût jeté dans la boue d’un enclos de porcs. Le jour suivant, le Despote se réveilla en trouvant devant sa porte plusieurs centaines de villageois armées de faux, de machette, de bâtons et de torches dirigés par l’homme du Dragon vert arrivé le jour précédent. Les miliciens avaient tous été neutralisés durant la nuit et les fonctionnaires municipaux avaient tous été arrêtés durant leur sommeil. Du jour au lendemain, l’univers de Launaek c’était effondré et il se trouvait maintenant pris au piège dans un procès public devant une foule en colère armée de légumes pourris qui lui était certainement destinée.
Palais du Conseil des Cinq
1e district, Cité de Pham Sin
Depuis la chute en disgrâce du général Song et de sa famille, le Conseil des Cinq avait désigné un nouveau membre pour le remplacer et c'était Lim Rangsei et sa famille qui avait fait fortune dans le transport maritime de marchandise, la gestion portuaire et le transport ferroviaire. La moitié des ports du pays lui appartenait et il détenait plus du tiers des voies ferroviaires du pays. D'autant plus que la moitié du commerce intérieur et extérieur passait directement ou indirectement par l'une de ses entreprises. Mais son ascension au Conseil des Cinq avait été à un moment peu enviable pour Lim Rangsei qui devait faire face à la crise actuelle. Étant le membre le moins expérimenté des Cinq familles, on ne lui donnait que très peu de pouvoir ou de responsabilités pour gérer la crise. C'est pourquoi, il se retrouvait souvent seul au Palais du Conseil des Cinq à remplir la paperasse du Conseil qui requérait une signature de l'un des membres. Il gérait aussi à distance ses entreprises qui faisaient face à de nombreux problèmes lié à la crise. Les grèves générales c'était multiplié dans la majorité des ses installations, ses trains étaient en majorité immobilisés et son personnel portuaire refusait de travailler. Il n'avait d'autre choix que d'engager des travailleurs étrangers venant du Wapong, d'Endo et du Kaiyuan pour remplacer les grévistes. Il allait sous peu signer un contrat de mercenariat destiner à déloger les grévistes afin de laisser entrer les travailleurs étrangers, il ne restait plus qu'a négocier les coûts avec les agences concernés. Il était ainsi en pleine vidéoconférence lorsque le palais fût plongé dans le noir, l'obligeant à allumer son téléphones cellulaire pour voir quoi que se soit. Il remarqua avec inquiétude que son cellulaire n'avait plus de réseau et sortie de la pièce tranquillement en appelant son secrétaire personnel qui l'accueillit dans son bureau, un pistolet pointé sur sa poitrine.
[Lim Rangsei]: Mais qu'est-ce que...
[Yous Noreaksey]: Monsieur, veuillez vous asseoir derrière votre bureau et attendre tranquillement sans faire le moindre mouvement.
[Lim Rangsei]: Je ne comprend pas...
Un grondement sourd fit tressaillir la baie vitré du bureau.
[Yous Noreaksey]: En ce moment même, des hommes armées investissent le Palais et seront là d'ici peu afin de procéder à votre arrestation.
[Lim Rangsei]: Mais comment...
Lim, éberlué, remarqua alors le brassard vert affichant un dragon que portait son secrétaire sur son bras gauche. Lim s'effondra sur sa chaise comme une roche, comprenant enfin la situation et ne semblant pas faire attention au brouhaha qui commençait à éclater au loin.
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Rumy
[center]Contrôle Médiatique (6)
Les unes des principaux journaux du pays le 18 Mai 2031
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/539096PhamSinpost.png[/img]*
Violence et Coup d'État dans la capitale!
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/237822PhamSinDoytreng.png[/img]
Crie de victoire dans les rues de Pham Sin.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/630873BorayDaily.png[/img]
Chute du gouvernement! Le Conseil des Cinq en fuite! 12 346 cadres, haut-fonctionnaire et militaire arrêtés!
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/817934Samlengmonorom.png[/img]
Keo Chakriya forme un gouvernement provisoire à Angkor Boray!
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/441926ArikanJournal.png[/img]
L'Élite politique bourgeoise en fuite à l'étranger avec 3 milliards de $RAK!
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/835555LucheonShibao.png[/img]
Le Général Darany annonce la reprise de contrôle entière de l'Armée nationale et son allégeance au gouvernement provisoire.[/center]
Les unes des principaux journaux du pays le 18 Mai 2031
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/539096PhamSinpost.png[/img]*
Violence et Coup d'État dans la capitale!
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/237822PhamSinDoytreng.png[/img]
Crie de victoire dans les rues de Pham Sin.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/630873BorayDaily.png[/img]
Chute du gouvernement! Le Conseil des Cinq en fuite! 12 346 cadres, haut-fonctionnaire et militaire arrêtés!
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/817934Samlengmonorom.png[/img]
Keo Chakriya forme un gouvernement provisoire à Angkor Boray!
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/441926ArikanJournal.png[/img]
L'Élite politique bourgeoise en fuite à l'étranger avec 3 milliards de $RAK!
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/835555LucheonShibao.png[/img]
Le Général Darany annonce la reprise de contrôle entière de l'Armée nationale et son allégeance au gouvernement provisoire.[/center]