Opération "Douceur Rouge" (SECRET)

Chaarden

Message par Chaarden »

<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=4943029832304C5F813AA65DAC589162E1FB1.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/4943029832304C5F813AA65DAC589162E1FB1.jpg[/img][/url]</center>

Sven est un jeune slavek de 27 ans.
Marxiste-léniniste depuis toujours, Sven a toujours voté pour le PCP en espérant une victoire ainsi qu'un changement radical, comme bon nombre de pasjonstanais. Il avait vécu l'arrivée de Iossif Kipov au pouvoir comme comme une libération, l'aube d'une ère nouvelle. Et au lieu de ça, Kipov est mort vite, très vite, trop vite. Sa dernière volonté fut la prise du pouvoir du Pasjonstan par Vladimir Stramine, dirigeant Kirkstanais. Oh ! Bien sur ! Stramine est sans aucun doute un excellent dictateur, il en a fait les preuves dans son pays. Néanmoins, les idées de Sven le porte aussi sur un sentiment nationaliste, et donc, de ce fait, la perte de la souveraineté de son pays natal ne l'enchantait pas le moins du monde. Le communisme, oui. Le Kirkstan, non. Pourquoi ne pouvait-on pas être les meilleurs alliés du Kirkstan ? Pourquoi doit-on se rattacher à ce pays ?
Le Pasjonstan n'existe officiellement plus. Toutefois, Sven fait partie de ceux qui veulent conserver la souveraineté du Pasjonstan. Il prit donc la décision de descendre dans la rue avec des pancartes "Le communisme, oui. Le Kirkstan, NON !". Cette manifestation, personne ne savait où elle allait mener mais on espérait que les autorités n'y accorderait pas trop d'importance. Après tout, les manifestants sont pacifiques. Les autorités doivent respecter les droits de l'homme... enfin, elles devraient...


Nous sommes le 11 février 2018, il est 10h

Sven sort de son appartement et rejoint son ami d'enfance, Andreï. Ce dernier tend une pancarte à Sven et tous deux se dirigent vers le QG, une petite salle polyvalente au centre ville.

Sven : Tu penses que ça se passera comment ?

Andreï : Honnêtement je sais pas. Stramine a des tendances colériques et en ce moment, ces manifs mettent ses nerfs à rudes épreuves.

Sven : Nous sommes pacifiques ! Nous ne sommes pas des brigands, il n'a aucune raison de faire intervenir l'armée !

Andreï : Les manifestations sont interdites et réprimées au Kirkstan, je me suis renseigné. Et... nous sommes officiellement kirkstanais !

Sven : Non ! Pasjonstanais pour toujours !

Andreï : Stramine n'a pas pour habitude de tolérer l'opposition...

Sven : Bah ! On vera bien ce que ça donne. Plutôt crever pasjonstanais que vivre kirkstanais. J'ai rien contre le Kirkstan personellement, mais je trouve Stramine trop impérialiste !

Andreï : Quel mal à vouloir étendre le communisme pour raser le fléau capitaliste ? Regarde dans quoi on vivait avant ! On était bien mieux avec Kipov qu'avec Bachtoï ! Et d'ailleurs, pourquoi Movtenko ne prend pas le pouvoir ?

Sven : Il a dit que Kipov lui aurait révélé sur son lit de mort qu'il place le Pasjonstan sous la tutelle de Stramine...

Andreï : Mouais... pas très net tout ça, j'ai des doutes.

Sven : C'est pour ça qu'on est dans la rue, on est arrivés !

Andreï et Sven rentrèrent dans la salle. Le discours du porte parole était déjà entamé. C'était un homme grand et chauve, qui vantait depuis toujours son sans "purement pasjonstanais". Un peu chauviniste sur les bords, il était néanmoins apprécié par les pasjonstanais anti-Kirkstan pour son charisme et sa détermination. Il débitait son discours d'une voix gutturale et forte, fustigeant la soumission des institutions politiques du pays, les accusant de se laisser dominer par les kirkstanais.
Quelques minutes après, tout le monde applaudit, puis, on se leva, prit les pancartes, ces dernières arborant divers slogans, tels que "Oui au communisme, Non au Kirkstan" ou bien "Kipov, d'accord, Stramine, dehors !". Sven remarqua que personne ne semblait s'inquiéter. Les manifestants étaient bien sur pacifiques, mais ils semblaient ignorer avec quelle dureté les marches anti-gouvernement étaient mattées au Kirkstan.
Confiants, ils sortirent, et commencèrent à crier dans leurs mégaphones, ils avaient prévu de faire plusieurs fois le tour du centre ville puis de former une chaine humaine devant le Kremlin.

Sven remarqua que devant les immeubles qui défilaient, des gens ouvraient leurs stores, certains acclamaient les manifestants, puis les rejoignaients, tandis que d'autres, ("les collabos soumis" selon Andreï) jetaient sur la foule des objets en tout genre. On reçu successivement des tomates, puis des chaussures, parfois des pierres.


Sven : NON A STRAMINE ! VIVE LE PASJONSTAN LIBRE !

Andreï : Tu trouves pas que c'est calme ?

Sven : Pas de flics, pas de soldats, oui, tout va bien !

Andreï n'était pas du tout rassuré. Il tourna la tête et, en effet, la foule des manifestants était suivis par les agents de la MPV, très discrètement... qu'allait-il se passer ?
Chaarden

Message par Chaarden »

La manif se passe bien. Sven et Andreï voyait à présent le Kremlin. On se mettait bras dessus bras dessous et on criait les habituels slogans. Aucun réaction de la part des autorités ne se faisait sentir. En effet, les manifestants ont refusé toutes formes de violence, sinon, cela aurait donné une raison à l'armée de tirer dans le tas.

Ce que les manifestants n'avaient pas prévus, c'est que Slaveki est à présent sous autorité kirkstanaise. Les règles ne sont plus les mêmes...

Dans les immeubles avoisinants, sur les toits et dans les rues adjacentes, ça bougeait. Oui, ça bouge. On ne sait pas trop... ça bouge. Andreï l'a vu.


Andreï : Sven ! Sven ! Regarde ! Dans la rue là-bas ! Et celle-ci ! Sur le toit ! Y a des gens partout !

Sven : C'est le principe d'une manifestation abruti !

Andreï : Regarde mieux !

Sven plissa les yeux et après quelques secondes d'observation, il les rouvrit brusquement.

Sven : C'est la MPV avec l'armée ! Ils sont armés et bloquent les rues avec leurs engins. Des chars et des blindés ! On est foutu !

Andreï : Attends, regarde là-bas ! Ils ont pas encore bloqué cette rue ! Si on se dépêche, on peut peut-être s'en sortir, magne toi le train !

Sven retint Andreï par le bras.

Sven : Attend ! Et les autres ? Faut les prévenir !

Andreï : Non ! Ils vont s'affoler et ça va partir en couilles ! Viens !

Sven : Non ! Je préfère rester ! Je mourrais pour cette cause, je te l'ai dit !

Andreï : Oui, ben sauve ta peau ! Aller ! Ne sois pas stupide !

Sven : Non ! Vas-y toi ! Moi, je reste.

Andreï regarda son ami, en se disant qu'il ne le verrait peut-être plus... puis, il se retourna et courut vers la seule rue libre. Il passa devant un immeuble et il s'immobilisa net. Des blindés venaient d'appraitre. Haletant, il entra dans l'immeuble et monta les escaliers aussi vite que lui permettait ses jambes fatiguées. Il arriva en haut de l'immeuble et jeta un coup d'oeil par la fenêtre : on voyait la place avec tous les manifestants. A cause de la hauteur, Andreï ne voyait pas les rues. Il attendit quelques minutes l'instant fatidique. Il venait de voir Sven dans la foule, criant ses slogans avec d'autres manifestants.

Tout à coup, un coup de sifflet ultra-puissant retentit. Du toit des immeubles tombés des objets. Ces derniers, en heurtant le seul, dégagaient une épaisse fumée blanchâtre. Au même moment, des militaires de l'armée nationale kirkstanaise et des agents de la MPV jaillirent de toutes les rues. En quelques secondes, les manifestants, aveuglés par les fumigènes, étaient au centre de la place, encerclés par un nombre incroyable de policiers et de soldats. La fumée se dissipait. Personne ne bougeait. Les agents et militaires resseraient le cercle, puis, des camions de transports blindés arrivèrent.

Un à un, les manifestants furent jetés dedans. Pas un seul n'en réchappa, ceux qui résistaient étaient emmené dans un coin sombre et fusillés sur-le- champ. Andreï regardait la scène avec effroi. "Heureusement que je suis sorti à temps, sinon, c'en était fait de moi...". Tout à coup, il vit Sven monter dans un camion, les mains sur la tête, de loin, on apercevait sa mine dépitée d'homme qui vient de commettre une faute grave.

On faisait entrer environ une cinquantaine de personnes dans chaque camion, puis, quelques agents montaient et le camion démarrait. Ce petit manège dura pendant plusieurs heures. Jusqu'à cinq heures du matin, les manifestants étaient emmenés jusqu'à ce qu'il n'en reste plus.
Andreï regardait chaque camion partir avec un pincement au coeur.

Une fois que la place fut entièrement vidée, il descendit lentement les escaliers et sortir de l'immeuble en se dirigeant vers son appartement. Arrivé chez lui, il s'écroula sur son lit et versa plusieurs larmes. Il alluma la télé et vit le gros titre du matin.


Bien sur... on ne parlait pas de la manifestation réprimée... le journal, la radio, les médias officiels, tous pareil. La manifestation n'a même pas été raconté...

Andreï pleura de plus belle, il aurait du être avec Sven, ne pas l'abandonner et purger sa peine avec lui au Gelev... mais le destin en avait décidé autrement...
Décidément, Stramine ne céderait pas le pouvoir. Et maintenant, que se passerait-il ? A travers le pays, toutes les manifestations étaient mattées de cette façon...
MJ Coordinateur

Message par MJ Coordinateur »

Secret

[quote]De : Andros Kiplef, résistant Pajonstanais
A : Gouvernement Sébalde

Objet : A l'aide ![/quote]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

Afin de déstabiliser le Kirkstan, des agents des Renseignements Intérieurs Sébaldes (RIS) avaient été dépêchés secrètement par le gouvernement dans le Pajonstan, récemment annexé par le Kirkstan. La légitimité de Vladmir Stramine, responsable de la mort de Stefan Zavek, devait être contestée, au moins dans cette région. L'annexion avait causé des manifestations contre le pouvoir kirkstanais, le climat politique était donc propice à l'arrivée du RIS. Leur mission était d'appeler à l'insurrection civique les locaux, qu'en importent les moyens.

Pour mettre en œuvre leur plan, le RIS avait pris le soin de s'éloigner des frontières, fortement militarisées. Des hommes du RIS avaient donc lieu domicile dans de petites villes urbaines différentes, suffisamment influentes et petites pour à la fois échapper au contrôle militaire et pour que leur action ait un impact.

Pour leur première nuit au Pajonstan, les membres du RIS distribuèrent des tracts traduits dans la langue locale dans tous les foyers, qu'ils glissèrent sous les portes des maisons :


[quote]Pajonstanais, le Kirkstan n'est pas une fatalité !

« Pajonstanais, la propagande officielle vous oblige à croire que l’annexion de votre territoire, de la terre de vos ancêtres, est à votre avantage. Mais seule la misère vous attend, vous ne servirez qu’à défendre les intérêts de la métropole kirkstanais en lui assurant la prospérité industrielle et militaire voulue par Vladimir Stramine.

Ces derniers mois, vous avez manifesté avec courage, au péril de votre vie. Le combat n’est pas vain, il doit persévérer ! Et dans ce combat, sachez que vous n’êtes pas seuls. La République Sébalde est à vos côtés et tente d’y allier la communauté internationale.

Le régime kirkstanais est dépendant de vous : vous lui fournissez des armes. Sabotez toute la production industrielle ! Gardez celle qui vous sera utile pour poursuivre le combat ! Et surtout, utilisez votre principale arme : la parole. Parlez-en autour de vous, distribuez ce tract au maximum de personnes de votre entourage. Le combat sera long mais s’il unit toutes les forces, intellectuelles, physiques et matérielles, il sera efficace. Mais surtout, restez méfiants, ce tract ne doit pas tomber dans les mains d'hommes du régime de Stramine.

Pajonstanais, défendez votre territoire de l’ignoble étranger ! »[/quote]

Après cette nuit de tractage, les agents du RIS regagnèrent leurs campements, en espérant une première répercussion le lendemain.
Chaarden

Message par Chaarden »

Des milliers de tracts anti-Kirkstan appelant à la résistance ont été signalés par des policiers, des militaires, des civils qui les ont trouvés en se levant ce matin, sur leurs perrons.

Des centaines de ces tracts ont étés faxés à Kritev, pour Vladimir Stramine.
Ce dernier est en train de les lire.

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[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=8987421060AlexandreLoukachenkoA1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/8987421060AlexandreLoukachenkoA1.jpg[/img][/url]

Vladimir Stramine remarqua que les tracts étaient tous identiques et en saisit donc un au hasard et entreprit de les lire lorsque Vassili Iakov entra dans le bureau.

Vassili Iakov : Monsieur ! Plein d'autres tracts nous ont étés envoyés par plusieurs postes de police ex-pasjonstanais.

Vladimir Stramine : Je sais Vassili, j'en ai ici des centaines, asseyez-vous ici et vérifiez que ce sont tous les mêmes.

Vassili Iakov : Bien monsieur.

Vassili Iakov observa les tracts un par un tandis que Vladimir Stramine lit dans sa tête un de ces tissus de conneries.

Vladimir Stramine : "la misère"... "courage"... "combat... persévérer" ... "sébalde" ... "sabotez" ... "gardez" ... "parole"..."défendez votre territoire"...

Vassili Iakov : Monsieur, ces tracts sont tous les mêmes.

Vladimir Stramine : Bien bien... écoutez moi bien Vassili : vous allez envoyez ce message a toutes les postes de police et de l'armée en ex-pasjonstan.

Vladimir Stramine se saisit d'un bout de papier et commença à écrire.

[quote]Camarades !
La Sébaldie a franchi une ligne interdite. Elle a osé entrer dans notre territoire pour monter le peuple contre le gouvernement kirkstanais avec un tissu de mensonges. Je donne l'ordre d'arrêter toutes personnes qui sera surprise avec un de ces tracts sur elle. De plus, nous devons attraper les agents du RIS, les services secrets cannibales, qui ont surement dû distribuer ces tracts dans le but de déstabiliser. Nous devons arrêter l'hémorragie maintenant avant qu'une vraie répercussion se fasse sentir dans tous le pays. Camarades, le communisme compte sur vous ![/quote]

Vassili Iakov saisit le message et partit le faxer à toutes les gendarmeries et les bases militaires pasjonstanaises. Une fois que Vassili fut sorti, Vladimir Stramine prit le téléphone et composa un numéro.

Vladimir Stramine : Allô Sergueï ? Où en sont les Iskanders ?

...
Sébaldie

Message par Sébaldie »

Ivan fait partie de ces Pajonstanais pour lesquels l’annexion de sa patrie au Kirkstan a été mal digérée. Ce jeune homme d’une vingtaine d’années n’est pas connu des services de police, il a préféré rester en retrait de la résistance « active », demandée par la Sébaldie. Le Kirkstan l’a attelé à une usine de fabrication d’armes pour servir l’armée. Malgré le salaire confortable qu’il touche – bien plus qu’il n’osait espérer dans son ancien métier – il a décidé d’entrer en résistance… dans une résistance « passive ». Tout en obéissant aux ordres des garde-fous du régime straminien qui lui exigent, comme ses collègues (ou compagnons d’infortune), une production maximale, il tend à bien profiter de sa place sur la chaîne de production.

Une pièce oubliée « par mégarde » par ci… Une autre défectueuse par-là… Les armes inutilisables pour l’armée se multipliaient. Sur une arme, par exemple, la gâchette s’actionne mal. Sur une autre, c’est la culasse qui fait défaut. Autant de désagréments que les soldats kirkstanais ne découvriraient qu’au moment où il sera déjà trop tard, c’est-à-dire sur le terrain. Ivan ne pouvait qu’être fier de sa production défectueuse, d’autant qu’ils sont nombreux, partout dans le pays, à faire de même.
Chaarden

Message par Chaarden »

De nouveaux messages arrivaient au Kremlin de Kritev.

Lors des séances d'entrainement, plusieurs soldats ont du être hospitalisés, blessés à cause de défauts de fabrication de leurs armes. La MPV rencontre aussi ce problème.

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Les ouvriers pasjonstanais sabotent les armes.
Les usines sont grandes et l'ont y travaille à la chaîne, impossible de savoir qui fait ça.
En revanche, une chose est sure.

Les tracts pasjonstanais ont été distribués en masse et avant que l'on puisse réagir, tout le monde les avait lus.

Maintenant, chaque soldat se doit de vérifier son arme.


Là, c'en est trop.

[url=http://www.simpolitique.com/post156096.html#156096]Vladimir Stramine vient à l'instant même de rédiger un ultimatum à l'encontre de Karina Rawald, président sébalde.[/url]
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