[center]Département de l'Agriculture
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Département de l'Agriculture
-
Siman
20 mai 2022 - Rapport de la mission interministérielle sur la mécanisation agricole
[quote]Introduction
L’accroissement de la production agricole dépend généralement de l’introduction de variétés culturales améliorées et de la création d’un environnement propice où les plantes et aux animaux peuvent évoluer au mieux. Planter, cultiver et récolter requiert à la fois beaucoup d’énergie et une grande diversité d’outils et de matériels. La mécanisation de l’agriculture a permis d’étendre les superficies cultivables et d’accroître les rendements, en améliorant essentiellement la précision des techniques culturales. De fait, la plupart des paysans des pays en développement dépensent chaque année davantage par an en intrants énergétiques qu’en engrais, semences ou produits agrochimiques.
Au cours du dernier siècle, les systèmes de production agricole ont connu une rapide évolution qui s’est traduite par une augmentation des rendements. Malheureusement, ils ont parfois créé des effets indésirables pour l’environnement, comme la dégradation et l’érosion des sols, la pollution due aux engrais chimiques et une perte de biodiversité. En outre, certains systèmes se sont avérés écologiquement et économiquement insoutenables. On a également observé dans certains cas que seul le travail des hommes était mécanisé. Les tâches traditionnellement accomplies par les femmes demeuraient tout aussi lourdes, alors même qu’elles tendaient à augmenter avec l’accroissement des superficies ensemencées et des rendements.
Stratégie de mécanisation agricole
Elle a pour finalité de créer un environnement adéquat dans lequel les agriculteurs et les utilisateurs finaux pourront choisir les équipements répondant à leurs besoins dans des filières durables d’approvisionnement et d’appui. Elle signifie également la manière dont les politiques sont réalisées, elle doit assoir un calendrier de réaliser une politique ou un niveau d’activités nécessaires. Elle doit créer un environnement institutionnel et de marché dans lequel un niveau approprié de mécanisation agricole durable peut être atteint dans le secteur agricole. Elle est traduite sur le terrain grâce à des programmes et des projets. La stratégie de mécanisation agricole du Raksasa doit reposer sur trois acteurs dont nous précisons ci-dessous les exigences pour chacun d’entre eux.
1. Un agriculteur suffisamment équipé
Disposer d’un savoir-faire adéquat
Le paysan doit être doté du faire savoir nécessaire en tenant compte de ses capacités d’assimilation. Ce faire savoir doit être adapté en fonction de l’évolution technologique du secteur agricole. Il doit concerner également les problèmes de protection de l’environnement ainsi que les moyens de lutte. Les données sur les performances des équipements agricoles font défaut. Le paysan doit avoir des référentiels sur le matériel agricole lui permettant de faire le choix approprié.
Disposer des équipements requis et de qualité
L’acquisition du matériel agricole dépend souvent des possibilités de financement de l’agriculteur. Le paysan doit avoir accès à un système de crédit prenant en considération ses capacités de financement, sa trésorerie, son système de production etc. Une diversification des sources de revenu serait un moyen très appréciable pour améliorer les capacités de financement du paysan. La majorité des agriculteurs équipés louent le service de leur matériel quand ils ont fini de réaliser leurs travaux avant les délais prévus. Ils pratiquent principalement le labour et le transport des produits agricoles. La prestation de service peut donc résoudre les problèmes de certaines catégories de paysans lui permettant d’avoir accès au matériel pour subvenir à leurs besoins. Il ne suffit pas d’avoir des équipements agricoles pour produire plus, mais il faut que ce matériel soit de bonne qualité. Par conséquent il faut que le paysan soit doté de matériel de qualité permettant de mieux valoriser les différentes opérations agricoles.
Opérer dans des conditions physiques, climatiques et de marché favorables
La dégradation de l’environnement et surtout les problèmes de fertilité du sol constitue l’un des problèmes que connaissent actuellement certains pays en raison d’une intensification exagérée. Ainsi, des mesures doivent être prises pour atténuer ces problèmes et pour sensibiliser davantage les paysans. Le régime foncier constitue également une entrave à la production. Des décisions politiques et courageuses doivent être prises pour résoudre ce problème de manière à encourager les paysans à investir davantage et à produire plus. Il est prouvé partout où la mécanisation a connu un essor, que les problèmes fonciers constituent de nouvelles contraintes. En effet, le régime foncier détermine les conditions d’accès aux ressources naturelles notamment de la terre. Le problème foncier, peut avoir des conséquences préjudiciables sur la production, du coup sur les actions de mécanisation. Le revenu du paysan dépend également des filières de commercialisation des produits agricoles qui doivent être privées et bien organisées. Les paysans doivent être informés sur les marchés de commercialisation des produits agricoles leur permettant de prédire les prix de leur production et de trouver des acheteurs. Le rôle des associations peut être déterminant dans la restructuration de la production et de la commercialisation. Ces associations auront à développer un pouvoir négociateur face aux différents partenaires surtout que le secteur agricole reste caractérisé par la dominance de la micro exploitation.
2. Un secteur privé dynamique
Etre doté d’une technicité de haut niveau
Si de gros efforts ont été en matière de formation des fabricants, des insuffisances sont encore notées et qui affectent malheureusement la qualité des équipements fabriqués. Ceci s’observe particulièrement pour les machines nécessitant plus de précision telles que les batteuses à poste fixe, les décortiqueuses, les semoirs etc. En plus des aspects techniques, le secteur du machinisme agricole requiert également une base solide en marketing et en gestion. Il lui incombe également de promouvoir son matériel et de mener des campagnes de diffusion et de marketing. Ceci ne peut que stimuler davantage la demande et jouer un vrai rôle dans l’introduction de nouvelles technologies. La technicité des opérateurs chargés des opérations d’entretien et de réparation du matériel agricole constitue également un élément important. Ainsi le recyclage est nécessaire pour permettre à ces techniciens de s’adapter à l’évolution technologique du matériel agricole. Le secteur privé doit être également en mesure de conseiller les paysans sur l’utilisation des machines agricoles. Comme c’est le cas des paysans, le secteur privé du machinisme agricole doit être doté d’informations lui permettant de s’adapter aux évolutions technologiques. Des informations sur des marchés au niveau régional seraient d’une grande utilité pour permettre à ce secteur d’étendre ses activités à d’autres pays avoisinants.
Avoir accès aux équipements de fabrication et à la matière première
Le financement des facteurs de production joue également un rôle important dans le dynamisme du secteur privé. Les problèmes d’accumulation des crédits impayés constituent une contrainte de taille pour la promotion du secteur privé. Ainsi la nécessité d’assainir le portefeuille des crédits impayés semble être une condition à la mise en place d’un système financier décentralisé et l’instauration d’une nouvelle plateforme de collaboration entre les opérateurs pour assurer une couverture durable de leurs besoins de financement.
Un environnement fiscal favorable
Les entreprises publiques bénéficient d’allégements fiscaux auxquels les entreprises privées n’ont accès que plus difficilement ou bien pas du tout. Les entreprises artisanales, sont par contre pénalisées par leur faible productivité, l’impossibilité de soumissionner sur les marchés publics et par le coût de leur matière première, du fait de droits de douanes particulièrement élevés. Les importations et les exportations du matériel agricole doivent se faire dans un cadre douanier assez encourageant. De même une réduction de taxes sur la matière première et les équipements de fabrication est nécessaire.
Un mouvement associatif fort
Plusieurs associations se sont créées et particulièrement par les fabricants du matériel agricole. Malheureusement beaucoup d’efforts sont encore à déployer pour que ses organisations jouent leur vrai rôle et constituent des interlocuteurs vis à vis des partenaires en matière d’approvisionnement et de commercialisation. L’organisation de ce secteur est un impératif permettant de gagner au niveau de la qualité et de mieux organiser ce secteur pour que la concurrence soit plus loyale.
3. Renforcer le rôle de l’Etat dans le développement de la mécanisation agricole
Renforcer ses structures d’appui
Le renforcement des fonctions d’appui en matière de mécanisation agricole est indispensable à la modernisation de l’agriculture puisqu’il permettrait aux agriculteurs d’avoir accès aux différents services en matière de formation et d’information susceptibles d’influer sur les stratégies et les décisions de production. Un service gouvernemental chargé de la mécanisation agricole pourrait avoir entre autres, les fonctions de (i) planification et d’orientation avec le développement d’un système de collecte et d’analyse des données, la conception des programmes et l’identification et la formulation des projets de mécanisation agricole, (ii) coordination intra et interministériel avec les universités, les banques, les centres de recherches et les autorités régionales et locales. La population doit bénéficier d’un flux d’informations sur les changements qui peuvent permettre le progrès. La recherche, la formation et la vulgarisation sont des facteurs essentiels que l’Etat doit renforcer. Cependant ces facteurs ne doivent concerner uniquement les aspects techniques de la mécanisation agricole mais doivent considérer également les interactions avec les autres facteurs de production agricole, économiques sociaux et extra agricole. L’Etat doit veiller également à assurer un système de suivi et d’évaluation pour les différents programmes de mécanisation agricole.
Un système d’incitation rationnel pour l’acquisition de matériel agricole
Compte tenu du rôle que joue le secteur agricole dans l’économie nationale, l’Etat doit lancer des mesures incitatives permettant d’encourager l’acquisition du matériel agricole. Ces mesures, qui doivent être bien étudiés au préalable, doivent permettre de réguler les prix du matériel agricole ainsi que les services d’appui du secteur privé. Agir sur la fiscalité est l’une des solutions pour encourager la fabrication locale. Ainsi l’Etat doit promulguer des tarifs douaniers assez cohérents et doit concerner tous les facteurs de production pour éviter que l’on encourage plus un facteur au détriment de l’autre. Comme un système de taxation dirigé peut être utilisé pour décourager les paysans à utiliser certains outils susceptibles de porter préjudice à l’environnement. La fiscalité interne doit être homogénéisée et ne pas favorisée un secteur par rapport à un autre.
Un système de crédit adapté
Pour faire face aux besoins des producteurs ruraux, des formes de systèmes financiers décentralisés ont vu le jour. Ainsi le développement du micro crédit à travers l’épargne rurale connaît de plus en plus de l’essor, mais reste limité au regard des besoins en crédit des populations (absence de crédits moyen et long terme, faible couverture géographique, coût élevé des structures d’appui etc.). La promotion d’un crédit rural susceptible de soutenir le développement durable du secteur rural reste un défi majeur à relever. La politique des crédits ne doit pas être orientée de manière à favoriser un facteur par rapport à l’autre. Le système de crédit doit être diversifié et adapté en fonction des régions. L’intervention de l’Etat reste primordiale et particulièrement en développant des systèmes de garantie notamment vis-à-vis de la perte de confiance de la part des banques en raison des crédits impayés. Des mesures strictes doivent être instaurées et un suivi rigoureux doit être mené pour garantir un taux de recouvrement élevé.
Opter pour une meilleure gestion de l’environnement pour une agriculture durable
L’importance d’une meilleure gestion de l’environnement n’est plus à démontrer. Cette meilleure gestion constitue une condition de durabilité de l’activité agricole. On sait maintenant que l’on ne peut s’attaquer aux problèmes posés par la restauration des sols qu’en responsabilisant les usagers. La situation foncière constitue l’une des principales contraintes pour une responsabilisation accrue des usagers ainsi que la mise en œuvre de disciplines à caractère collectif.
Amélioration des infrastructures rurales de base
L’augmentation des activités économiques est fortement dépendante du niveau de réalisation des infrastructures rurales (aménagements hydro-agricoles, pistes, marchés etc.) et la politique nationale dans ce domaine influe sur la mécanisation agricole de diverses manières. Les aménagements hydro-agricoles incitent généralement le recours aux moyens mécaniques. L’investissement dans ses infrastructures ne peut être rentable qui si les méthodes de productions agricoles sont optimales nécessitant généralement des facteurs de productions plus performants. Le développement des réseaux routiers s’avère très important pour le développement rural certes mais également pour le développement de la mécanisation agricole en facilitant la commercialisation des équipements agricoles ainsi que les autres services d’accompagnement. Pour la mécanisation basée sur la traction animale, les marchés des animaux de trait, les services vétérinaires, les fournisseurs d’aliments sont des structures nécessaires. Egalement pour la mécanisation basée sur la traction mécanique, les stations de carburant, les ateliers de réparation et de maintenance constituent des éléments de soutiens indispensables. Au niveau des infrastructures, l’électrification constitue également un élément important. Aussi bien pour la fabrication au niveau du village qu’au niveau d’autres activités nécessitant de l’énergie telles que le pompage, les transformations, l’emploi de l’électricité reste très pratique et moins onéreux.
(Source : Document de travail sur le génie rural et alimentaire, FAO, Rome, 2008) [/quote]
[quote]Suivi du processus institutionnel sur les conclusions du rapport :
Avis du ministre de l’Agriculture : Positif
Avis du ministre du Développement et des réformes : Positif
Avis du ministre de l’Education : Positif
Avis du ministre des Finances : Positif
Avis du ministre du Commerce extérieur : Positif
Avis définitif du Premier ministre : Positif. Toutes les conclusions du rapport seront mises en œuvre par l'Etat.
« La remise de ce rapport et la mise en application de ses recommandations entrainent le début de la grande Révolution Verte du Raksasa. »
Mme Yuriko Koike, Jiyuan, le 20 mai 2022.[/quote]
[quote]Introduction
L’accroissement de la production agricole dépend généralement de l’introduction de variétés culturales améliorées et de la création d’un environnement propice où les plantes et aux animaux peuvent évoluer au mieux. Planter, cultiver et récolter requiert à la fois beaucoup d’énergie et une grande diversité d’outils et de matériels. La mécanisation de l’agriculture a permis d’étendre les superficies cultivables et d’accroître les rendements, en améliorant essentiellement la précision des techniques culturales. De fait, la plupart des paysans des pays en développement dépensent chaque année davantage par an en intrants énergétiques qu’en engrais, semences ou produits agrochimiques.
Au cours du dernier siècle, les systèmes de production agricole ont connu une rapide évolution qui s’est traduite par une augmentation des rendements. Malheureusement, ils ont parfois créé des effets indésirables pour l’environnement, comme la dégradation et l’érosion des sols, la pollution due aux engrais chimiques et une perte de biodiversité. En outre, certains systèmes se sont avérés écologiquement et économiquement insoutenables. On a également observé dans certains cas que seul le travail des hommes était mécanisé. Les tâches traditionnellement accomplies par les femmes demeuraient tout aussi lourdes, alors même qu’elles tendaient à augmenter avec l’accroissement des superficies ensemencées et des rendements.
Stratégie de mécanisation agricole
Elle a pour finalité de créer un environnement adéquat dans lequel les agriculteurs et les utilisateurs finaux pourront choisir les équipements répondant à leurs besoins dans des filières durables d’approvisionnement et d’appui. Elle signifie également la manière dont les politiques sont réalisées, elle doit assoir un calendrier de réaliser une politique ou un niveau d’activités nécessaires. Elle doit créer un environnement institutionnel et de marché dans lequel un niveau approprié de mécanisation agricole durable peut être atteint dans le secteur agricole. Elle est traduite sur le terrain grâce à des programmes et des projets. La stratégie de mécanisation agricole du Raksasa doit reposer sur trois acteurs dont nous précisons ci-dessous les exigences pour chacun d’entre eux.
1. Un agriculteur suffisamment équipé
Disposer d’un savoir-faire adéquat
Le paysan doit être doté du faire savoir nécessaire en tenant compte de ses capacités d’assimilation. Ce faire savoir doit être adapté en fonction de l’évolution technologique du secteur agricole. Il doit concerner également les problèmes de protection de l’environnement ainsi que les moyens de lutte. Les données sur les performances des équipements agricoles font défaut. Le paysan doit avoir des référentiels sur le matériel agricole lui permettant de faire le choix approprié.
Disposer des équipements requis et de qualité
L’acquisition du matériel agricole dépend souvent des possibilités de financement de l’agriculteur. Le paysan doit avoir accès à un système de crédit prenant en considération ses capacités de financement, sa trésorerie, son système de production etc. Une diversification des sources de revenu serait un moyen très appréciable pour améliorer les capacités de financement du paysan. La majorité des agriculteurs équipés louent le service de leur matériel quand ils ont fini de réaliser leurs travaux avant les délais prévus. Ils pratiquent principalement le labour et le transport des produits agricoles. La prestation de service peut donc résoudre les problèmes de certaines catégories de paysans lui permettant d’avoir accès au matériel pour subvenir à leurs besoins. Il ne suffit pas d’avoir des équipements agricoles pour produire plus, mais il faut que ce matériel soit de bonne qualité. Par conséquent il faut que le paysan soit doté de matériel de qualité permettant de mieux valoriser les différentes opérations agricoles.
Opérer dans des conditions physiques, climatiques et de marché favorables
La dégradation de l’environnement et surtout les problèmes de fertilité du sol constitue l’un des problèmes que connaissent actuellement certains pays en raison d’une intensification exagérée. Ainsi, des mesures doivent être prises pour atténuer ces problèmes et pour sensibiliser davantage les paysans. Le régime foncier constitue également une entrave à la production. Des décisions politiques et courageuses doivent être prises pour résoudre ce problème de manière à encourager les paysans à investir davantage et à produire plus. Il est prouvé partout où la mécanisation a connu un essor, que les problèmes fonciers constituent de nouvelles contraintes. En effet, le régime foncier détermine les conditions d’accès aux ressources naturelles notamment de la terre. Le problème foncier, peut avoir des conséquences préjudiciables sur la production, du coup sur les actions de mécanisation. Le revenu du paysan dépend également des filières de commercialisation des produits agricoles qui doivent être privées et bien organisées. Les paysans doivent être informés sur les marchés de commercialisation des produits agricoles leur permettant de prédire les prix de leur production et de trouver des acheteurs. Le rôle des associations peut être déterminant dans la restructuration de la production et de la commercialisation. Ces associations auront à développer un pouvoir négociateur face aux différents partenaires surtout que le secteur agricole reste caractérisé par la dominance de la micro exploitation.
2. Un secteur privé dynamique
Etre doté d’une technicité de haut niveau
Si de gros efforts ont été en matière de formation des fabricants, des insuffisances sont encore notées et qui affectent malheureusement la qualité des équipements fabriqués. Ceci s’observe particulièrement pour les machines nécessitant plus de précision telles que les batteuses à poste fixe, les décortiqueuses, les semoirs etc. En plus des aspects techniques, le secteur du machinisme agricole requiert également une base solide en marketing et en gestion. Il lui incombe également de promouvoir son matériel et de mener des campagnes de diffusion et de marketing. Ceci ne peut que stimuler davantage la demande et jouer un vrai rôle dans l’introduction de nouvelles technologies. La technicité des opérateurs chargés des opérations d’entretien et de réparation du matériel agricole constitue également un élément important. Ainsi le recyclage est nécessaire pour permettre à ces techniciens de s’adapter à l’évolution technologique du matériel agricole. Le secteur privé doit être également en mesure de conseiller les paysans sur l’utilisation des machines agricoles. Comme c’est le cas des paysans, le secteur privé du machinisme agricole doit être doté d’informations lui permettant de s’adapter aux évolutions technologiques. Des informations sur des marchés au niveau régional seraient d’une grande utilité pour permettre à ce secteur d’étendre ses activités à d’autres pays avoisinants.
Avoir accès aux équipements de fabrication et à la matière première
Le financement des facteurs de production joue également un rôle important dans le dynamisme du secteur privé. Les problèmes d’accumulation des crédits impayés constituent une contrainte de taille pour la promotion du secteur privé. Ainsi la nécessité d’assainir le portefeuille des crédits impayés semble être une condition à la mise en place d’un système financier décentralisé et l’instauration d’une nouvelle plateforme de collaboration entre les opérateurs pour assurer une couverture durable de leurs besoins de financement.
Un environnement fiscal favorable
Les entreprises publiques bénéficient d’allégements fiscaux auxquels les entreprises privées n’ont accès que plus difficilement ou bien pas du tout. Les entreprises artisanales, sont par contre pénalisées par leur faible productivité, l’impossibilité de soumissionner sur les marchés publics et par le coût de leur matière première, du fait de droits de douanes particulièrement élevés. Les importations et les exportations du matériel agricole doivent se faire dans un cadre douanier assez encourageant. De même une réduction de taxes sur la matière première et les équipements de fabrication est nécessaire.
Un mouvement associatif fort
Plusieurs associations se sont créées et particulièrement par les fabricants du matériel agricole. Malheureusement beaucoup d’efforts sont encore à déployer pour que ses organisations jouent leur vrai rôle et constituent des interlocuteurs vis à vis des partenaires en matière d’approvisionnement et de commercialisation. L’organisation de ce secteur est un impératif permettant de gagner au niveau de la qualité et de mieux organiser ce secteur pour que la concurrence soit plus loyale.
3. Renforcer le rôle de l’Etat dans le développement de la mécanisation agricole
Renforcer ses structures d’appui
Le renforcement des fonctions d’appui en matière de mécanisation agricole est indispensable à la modernisation de l’agriculture puisqu’il permettrait aux agriculteurs d’avoir accès aux différents services en matière de formation et d’information susceptibles d’influer sur les stratégies et les décisions de production. Un service gouvernemental chargé de la mécanisation agricole pourrait avoir entre autres, les fonctions de (i) planification et d’orientation avec le développement d’un système de collecte et d’analyse des données, la conception des programmes et l’identification et la formulation des projets de mécanisation agricole, (ii) coordination intra et interministériel avec les universités, les banques, les centres de recherches et les autorités régionales et locales. La population doit bénéficier d’un flux d’informations sur les changements qui peuvent permettre le progrès. La recherche, la formation et la vulgarisation sont des facteurs essentiels que l’Etat doit renforcer. Cependant ces facteurs ne doivent concerner uniquement les aspects techniques de la mécanisation agricole mais doivent considérer également les interactions avec les autres facteurs de production agricole, économiques sociaux et extra agricole. L’Etat doit veiller également à assurer un système de suivi et d’évaluation pour les différents programmes de mécanisation agricole.
Un système d’incitation rationnel pour l’acquisition de matériel agricole
Compte tenu du rôle que joue le secteur agricole dans l’économie nationale, l’Etat doit lancer des mesures incitatives permettant d’encourager l’acquisition du matériel agricole. Ces mesures, qui doivent être bien étudiés au préalable, doivent permettre de réguler les prix du matériel agricole ainsi que les services d’appui du secteur privé. Agir sur la fiscalité est l’une des solutions pour encourager la fabrication locale. Ainsi l’Etat doit promulguer des tarifs douaniers assez cohérents et doit concerner tous les facteurs de production pour éviter que l’on encourage plus un facteur au détriment de l’autre. Comme un système de taxation dirigé peut être utilisé pour décourager les paysans à utiliser certains outils susceptibles de porter préjudice à l’environnement. La fiscalité interne doit être homogénéisée et ne pas favorisée un secteur par rapport à un autre.
Un système de crédit adapté
Pour faire face aux besoins des producteurs ruraux, des formes de systèmes financiers décentralisés ont vu le jour. Ainsi le développement du micro crédit à travers l’épargne rurale connaît de plus en plus de l’essor, mais reste limité au regard des besoins en crédit des populations (absence de crédits moyen et long terme, faible couverture géographique, coût élevé des structures d’appui etc.). La promotion d’un crédit rural susceptible de soutenir le développement durable du secteur rural reste un défi majeur à relever. La politique des crédits ne doit pas être orientée de manière à favoriser un facteur par rapport à l’autre. Le système de crédit doit être diversifié et adapté en fonction des régions. L’intervention de l’Etat reste primordiale et particulièrement en développant des systèmes de garantie notamment vis-à-vis de la perte de confiance de la part des banques en raison des crédits impayés. Des mesures strictes doivent être instaurées et un suivi rigoureux doit être mené pour garantir un taux de recouvrement élevé.
Opter pour une meilleure gestion de l’environnement pour une agriculture durable
L’importance d’une meilleure gestion de l’environnement n’est plus à démontrer. Cette meilleure gestion constitue une condition de durabilité de l’activité agricole. On sait maintenant que l’on ne peut s’attaquer aux problèmes posés par la restauration des sols qu’en responsabilisant les usagers. La situation foncière constitue l’une des principales contraintes pour une responsabilisation accrue des usagers ainsi que la mise en œuvre de disciplines à caractère collectif.
Amélioration des infrastructures rurales de base
L’augmentation des activités économiques est fortement dépendante du niveau de réalisation des infrastructures rurales (aménagements hydro-agricoles, pistes, marchés etc.) et la politique nationale dans ce domaine influe sur la mécanisation agricole de diverses manières. Les aménagements hydro-agricoles incitent généralement le recours aux moyens mécaniques. L’investissement dans ses infrastructures ne peut être rentable qui si les méthodes de productions agricoles sont optimales nécessitant généralement des facteurs de productions plus performants. Le développement des réseaux routiers s’avère très important pour le développement rural certes mais également pour le développement de la mécanisation agricole en facilitant la commercialisation des équipements agricoles ainsi que les autres services d’accompagnement. Pour la mécanisation basée sur la traction animale, les marchés des animaux de trait, les services vétérinaires, les fournisseurs d’aliments sont des structures nécessaires. Egalement pour la mécanisation basée sur la traction mécanique, les stations de carburant, les ateliers de réparation et de maintenance constituent des éléments de soutiens indispensables. Au niveau des infrastructures, l’électrification constitue également un élément important. Aussi bien pour la fabrication au niveau du village qu’au niveau d’autres activités nécessitant de l’énergie telles que le pompage, les transformations, l’emploi de l’électricité reste très pratique et moins onéreux.
(Source : Document de travail sur le génie rural et alimentaire, FAO, Rome, 2008) [/quote]
[quote]Suivi du processus institutionnel sur les conclusions du rapport :
Avis du ministre de l’Agriculture : Positif
Avis du ministre du Développement et des réformes : Positif
Avis du ministre de l’Education : Positif
Avis du ministre des Finances : Positif
Avis du ministre du Commerce extérieur : Positif
Avis définitif du Premier ministre : Positif. Toutes les conclusions du rapport seront mises en œuvre par l'Etat.
« La remise de ce rapport et la mise en application de ses recommandations entrainent le début de la grande Révolution Verte du Raksasa. »
Mme Yuriko Koike, Jiyuan, le 20 mai 2022.[/quote]