[RP] The tears of time

Arios

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<center>the tears of time
[url=http://www.youtube.com/watch?v=_mkHJK4yLYI]ambiance musicale[/url]</center>

Alors tout se terminait là, le chauffeur repartait après s'être assuré d'un Goo'night sir que son maître tiendrait le coup, l'écho des gravillons raisonnait au portail de l'immense propriété tandis que la voiture s'éloignait. Sur sa canne de PVC qui s'enfonçait dans le sol artificiel, le vieux baron avançait dans la désolation la plus totale vers la morgue triste qu'il avait quitté en pleurant le matin même, affolé, défaillant, à moitié mort. Elle n'avait pas changé d'endroit, comme pour le narguer, la haute propriété menaçante à l'allure d'intransigeance sans pitié, aux pierres blanches et fenêtres effrayantes. Le ciel portait un voile de deuil mais les yeux humides du septuagénaire ne l'observait pas, ils scrutaient de leur portée faible l'allée maussade qui avait vu beaucoup de voitures et peu de bonheur, beaucoup d'argent et trop peu d'enfants.

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Si encore il y avait pu avoir des fantômes, des tombes perdues dans les bois d'à côté, si encore il avait pu sentir le regard maudissant d'une aïeule abominable s'échappait des buissons makarans taillés à l'adélienne, si une marre au lointain avait pu habiter un temps effrayante une lavandière morte, mais sur cette terre artificielle, dans cette propriété qui n'avait connu qu'une race, la sienne, et très peu d'ancêtres, aucun visage revenant n'aurait pu hanter son avancée désormais résignée vers la petite chambre. C'était un dimanche, un jour de roses blanches, qui arrivaient trop tard et qu'il avait laissé sur le perron du magasin à l'appel de son domestique. Ce dernier s'en été allé pour laisser le maître seul avec ses souvenirs et le silence, dans le crépuscule de la vie et la froideur des couloirs à boisements. Pouvait-on prolonger cette douleur ?

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À la droite du lent marcheur on pouvait distinguer un étang, et fidèle à la saison il gelait. Un pont au loin, sur lequel travaillaient ces jours-ci les équipes de Makarans qui l'entretenaient malgré la température afin qu'il ne s'écroulât pas, joingnait bien inutile deux rives voisins de cent pas. Tout était à l'adélienne, tout était superficiel, rien n'était réel sauf la sensation de déchirement, d’écœurement vif d'une âme souffrant comme dans un feu glacé, comme un enfer sur terre quand tous semblent ailleurs et heureux, quand lui tout seul n'avait que sa mémoire pour aide et dans laquelle il pouvait plonger autant de fois qu'il voulait, jamais ne trouver un quelconque réconfort, jamais une quelconque personne à qui témoigner de sa douleur et qui en eût quelque chose à redire, un mot feutré d'encouragements, d'amitié, d'accompagnement.

Il montait à la porte de son grand château, pour atteindre au sommet la petite chambre. La porte de bois ne résistait point à ses clefs, elle s'ouvrait presque d'elle-même, comme s'il était question qu'il souffrît et que rien ne devait point l'éloigner de cette évidence. Un souffle inutile sur son genou d'acier, qu'il avait pu changer l'année dernière, et qui d'habitude le faisait rager, glaça sa jambe qu'il posait néanmoins sur le parquet, et il referma la porte. L'escalier, en face de lui, trônait plus railleur encore que le manoir ou la porte lui avait paru le faire. Bêtes de patrimoines, monstres matériels, qui guettent chacun des instants de la vie des plus heureux aux plus tristes, ou des moins tristes aux plus terribles. Montant marche par marche, de sa jambe la plus valide, la masse grabataire de son ventre rabougri, de sa cage thoracique élargie avec le temps, de ses rides pendantes sur un torse à seins avoués, la grosse main d'homme aux fins doigts d'entrepreneurs frottant et serrant à reprises la balustrade de chêne importée d'outremer. Il pouvait bientôt tourner à droite, escalader les dernières marches et contempler d'en haut le billard, le salon en poussières, la cuisine fermée jusqu'à lundi, le téléphone débranché et le bureau couvert de papiers. Tout était si vain, et si banal de le dire vain ; la grossièreté des moments communs où rien ne va plus et l'on se pense exceptionnel.

Poussant maintenant la porte blanche,

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celle qui était sorti de son éphémère attachement il y a quelques vingt années gisait morte vraie sur le satin broché d'une couche à une place. Refermant derrière lui, solennel envers la morte, il venait s’asseoir aux côtés de son enfant perdu, plus blanche que jamais possible, plus morte qu'on ne le fût jamais. Il voulait prendre cette gorge dans le creux de sa main chaude pour la réchauffer si c'eût été possible, lui donner toute la vie qui rognait encore ses os pour qu'elle fasse bondir hors du lit cet âme qu'il ne pensait pas tant aimer. Peut-être était-ce lui qu'il exécrait par cette tristesse à l'égard de sa fille, voulant se faire souffrir quand il ne restait plus personne pour le faire à sa place. Elle était si maigre, elle étudiait si bien, elle n'était pas heureuse mais au fond personne ne l'est vraiment voulait-il penser, ses livres de Jane Austen ne seraient plus ouverts, ses rideaux seraient tirés pour toujours ; oui pour toujours, on garderait la place ! Dans l’entrebâillement de la porte, il regardait pour jamais le visage de flanelle et les grands yeux fermés, et laissait à demain, aux gens qui l'emmèneraient en terre, le dernier regard fermé de l'héritière partie.

Se posant au bureau des requêtes concrètes, il relisait une lettre parmi d'autres, et se décidait à y répondre par l'affirmative. Plus vite partirait-il, mieux ce serait. En attendant, il envoyait avec sa lenteur d'ancêtre un message à son chauffeur. "Back, John. We go to Jilljis." Et puis il rebranchait le téléphone, pour son secrétaire qui arriverait dans la soirée depuis la gare de Southcareer. Mais au moment où il enfilait un par-dessus pour quitter la maison où sa fille attendait qu'on la réduise en cendres et la pose en terre, le téléphone se mit à sonner. Heureux d'un contact humain, si l'on pouvait le dire ainsi en abusant de la langue, il répondait sans enthousiasme. Et au fil de la discussion, dans un globish aux accents pointus.

"- Autant que vous voudrez, mais vous traiterez bientôt avec un autre. Non, rien de grave, je laisse la succession. Cela ne changera rien pour vous, les locaux peuvent se construire dès demain. Je sais. Je sais. Oui, je sais que là-bas, vos problèmes ne peuvent qu'empirer. Ici, vous serez beaucoup plus prêts des sièges sociaux. Certes. Mieux que rien. Il s'en foutra autant que moi. N'employez pas les locales, par contre, j'ai des types armés un peu partout qui défendront mes employés et viendront vous voir de nuit, si vous tentez. Je n'en doutais pas. Au revoir, Monsieur Fan."

Maintenant il refermait la porte plus vite qu'il ne l'avait ouverte. Il reprenait l'allée, le soleil avait baissé dans le ciel. Son chauffeur ne tarderait plus. Ce soir, il avait besoin d'une épaule, d'une présence animale, d'un petit cœur humain généreux et tolérant. Direction Jilljis.

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Arios

Message par Arios »

<center>Petits fours et poignées de main</center>

Dans un avion de passagers à destination de Jilljis...

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Homme : Que venez-vous faire ici ? Vous allez nous faire repérer.

Femme : J'ai regardé durant vingt minute les personnes assises autour de vous, aucune ne vous a regardé avec insistance, aucune n'a évité le contact visuel ; ou ce sont des types de notre équipe, ou bien de parfaits inconnus. J'ai oublié de vous donner ça tout à l'heure...

Elle sort une enveloppe de lui tend.

Homme : Agent Creek ? Je ne viens pas au Jilljis pour faire de la mécanique, Yvette.

Femme : Non, moi ce sera Isabella pour nos petites vacances.

Agent Creek : Au moins vous, ça a du charme. Maintenant retournez vos asseoir à votre place, on se retrouvera une fois au sol. Mais dîtes, attendez, pourquoi Isabella ? ce n'est pas censé être...

Isabella : La fille du patron. Elle n'avait qu'une mauvaise grippe, en réalité. Me voilà ressuscitée.

Agent Creek : Mais les gens sur place, ils vont bien voir qu'elle n'a pas ressuscité, que vous êtes une pâle copie ? En plus elle était censée être blonde... Vous n'y êtes pas.

Dame charriot : Hellou. Do you want some tea ? a cup of chocoulate ?

Agent Creek : No sir, thanks to you.

Isabella : Votre adélien est effroyable...

Agent Creek : Un peu de respect, jeune freluquette, vous parlez à un vieux de la vieille. Et d'ailleurs je devrais être en vacance, ma présence ici est tout à fait anormale, après tout ce que je me suis démené au Zanyane. Et avec vos manquements à la discipline, on va finir par se faire repérer, Isabella.

Isabella : Vous auriez peut-être préféré partir avec Martine.

Agent Creek : C'est sûr qu'avec Martine, niveau couverture... une femme obèse, grosse de surcroît, et ses cheveux en bataille, on air de tâche ; c'est sans doute un des meilleurs agents de Sa Majesté.

Isabella : On dit que c'est elle qui a fait explosé le gouvernement lychakien, au bureau... Bon, je retourne à ma place...

Arrivés à l'aéroport... sortant enfin à l'air libre de la métropole... un homme les attendait.

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Guillermo Pandragones : Hola, Mademoiselle Isabella... Monsieur Lacuillère.

Agent Creek : Merdas. C'est Pueblo Vallavas. Hola Vallavas, Monsieur Lahurtière pour ma part.

Isabella : Mais ne lui dîtes pas votre nom !

Guillermo Pandragones : Pandragones, pour vous servir. Il fait beau à Jilljis n'est-ce pas ? Je me promenais et j'ai vu mon vieil ami Latablière sortir de l'aéroport en charmante compagnie.

Agent Creek : Lahurtière !

Guillermo Pandragones : Enfin ces vacances méritées Monsieur Lateillère ? Que venez-vous faire à Jilljis ? Pardon, ça ne me regarde pas. Je tenais simplement à vous prévenir, avant de partir rapidement vacher à mes occupations. On dit vacher n'est-ce pas ? Dans un soucis de pure neutralité, et pour ne pas qu'on m'accuse de vous faire gagner du temps, j'ai dû vous dénoncer à quelques partenaires ; mais ne le prenez pas comme un mal, il s'agit d'une simple question de neutralité.

Agent Creek : La vache !

Isabella : Nous perdons du temps, Hubert.

Guillermo Pandragones : Je vous salue, Mademoiselle Isabella, votre papa va être content de vous revoir.

L'homme disparaît dans son coupé sport... nos deux amis prennent un taxi, et se dirige de l'autre côté de la ville. Arrivés dans une zone en construction du Louis, le taxi les arrête et leur demande de descendre. Il renonce alors à leur argent, et les supplie de descendre. Ils s'exécutent. Les attend une autre voiture dont sort un personnage inquiétant.

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Thomas Hopkins : Bonnejour, Monsieur Lahurtière. Mademoiselle Yvette. Un petit moment de faiblesse, et les Fiémançais en profitent toutejours pour venir nous la faire à l'envers.

Agent Creek : Nous sommes là en vacances, Thomas.

Thomas Hopkins : Vous êtes là depuis combien de temps, une heure ? deux ? Votre couverture, je paris, ne vous a pas encore été efficace une seule fois, Hubert. Nous vous connaissons, l'Adélie vous suit depuis longtemps.

Agent Creek : Ce n'est pas à moi que tu vas apprendre que tes copains me veulent la peau, Thomas.

Thomas Hopkins : Nous ne sommes pas des barbarians, Hubert. Je vais vous conduire jusqu'au vieil Oliver, si vous le voulez bien. Je préfère que vous y arriviez avant d'autres, j'ai appris que Vallavas était ici et son esprit sportif aurait pu inviter d'autres gens dans la partie.

Pendant ce temps là... dans une rue embouteillée de Little Numancia...

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Cho : Pou-tain ! On va core ête en retade !

Chi : C'est la so-cié-té capi-talisde qui nous met en retade !

Chu : Tout vient à point à qui sait attendre, Messieurs, nous n'avons pas la même mentalité. Mais pour la grandeur de notre grandeur, je vous propose une trêve.

Au même moment, sur les terres d'Oliver...quelqu'un était arrivé avant nos amis au manoir du vieux bougre...

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Von Breslau : Che fous attendais. Mes chômages cher Mademoiselle. Monsieur Hubert, quel plaisir de fous ici voir ! Ah, fous êtes accompagnés. Ce n'est pas graf. Herr Hopkins ! Che fous invite à passer au salon, Monsieur Oliver et moi nous attendions pour trinquer à la prospérité de la Chrétienté.

Agent Creek : Vous avez été malin, Von Breslau. Rapide et malin. Mais cette fois-ci, la race supérieure n'aura pas raison. C'est nous qui avons signé avec Oliver.

Von Breslau : Au salon ! Au salon ! Monsieur Oliver fous montrera lui-même l'authentique reconnaissance qu'il a fait à mon gouvernement.

Isabella : Hubert, vous devez faire quelque chose !

Et prenant à part Mademoiselle Yvette...

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Thomas Hopkins : Il est trop tôte pour faire quelque chose, Mademoisel.

Isabella : Trop tard, voulez-vous dire.

Thomas Hopkins : J'ai ce qu'il faut pour faire taire cette crapule. La reconnaissance ne sortira pas du manoir. Il n'y a qu'un propriétaire ici, c'est l'Adélie ; travaillez contre moi et vous perdrez.

Isabella : Pour tout ce qui relève de l'ego national, voyez avec Hubert.

Autour de la petite table du salon... les invités de Sir Oliver boivent un vin adélien de première qualité...

Agent Creek : Dîtes-moi, Thomas, c'est la République chez vous n'est-ce pas ?

Thomas Hopkins : Je le crois, pourquoi cette question ?

Agent Creek : Pour rien, pour rien... Ça ne vous fait pas un peut mal ?

Thomas Hopkins : Je le crois... ce n'est pas votre affaire, Hubert.

Agent Creek : Parce-que pour la grandeur adélienne, il faudra repasser.

Von Breslau : Foyons Messieurs, tout cela est terminé ! Heil à notre belle Chrétienté ! Unité retrouvée ! Sérénitas !

Thomas Hopkins : Nous devrions guetter les arrivées au château, au lieu de s'envoyer des tables en pleine tête.

Von Breslau : Nein ! Ch'ai fait installé des caméras de surveillance un peu partout dans l'allée, dans les arbres, sur le petit pont en contre-bas, sur un point de l'étang aussi. Tout à l'heure ils en mettaient une sous l'eau. Sécuritas !

Agent Creek : Inquiétant... Monsieur Von Breslau, vous n'aviez pas dit que Monsieur Oliver était au salon ?

Von Breslau : Fos histoires l'ont fatigué, le vieil homme afait besoin de repos, il a dû monté pendant que nous crions dans le hall.

Agent Creek : Inquiétant...

Isabella -bas- : S'il est arrivé quelque chose à Monsieur Oliver nous somme dans de beaux draps, c'est la misère !

Agent Creek : Lahurtière !

Thomas Hopkins : Résumons, essayons de nous entr'aider si comme le dit Von Breslau, Monsieur Oliver a fait son choix. Vallavas est à Jilljis, il a prévenu probablement certains services... Nous risquons d'avoir des Makarans sur le dos. Et Vallavas. Une autre menace ?

Von Breslau : Quoi qu'il en soit, le Saint Empire fous invite chez lui pour la nuit, fous avez déchà fos chambres de prêtes. Ch'ai fait installé deux chambres différentes pour fous et Mademoiselle Isabella.

Agent Creek : Vous avez bien fait. Bon, à part les Sushis et Vallavas, il n'y a rien à craindre. Mange-t'on à 18 h ? ou à 20 h ?

Pendant ce temps là, à l'aéroport de Jilljis...

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Elena Rapfill : Rendez-vous compte, boy. Si nous avions pris l'autre proposition de chemin pour arriver à l'aéroport d'Azude, nous aurions pu prendre le vol d'avant ; en d'autres termes, nous aurions économisé 17 minutes, sans compter le changement inutile à Hispalis... soient 48 minutes en tout. Il y aurait sans doute eu plus de monde... nous aurions économiser tout au plus 30 minutes, mais avec de la chance, nous aurions pu trouver un taxi plus facilement : à cette heure-ci, ils sont rentré se coucher une ou deux heures pour attaquer leur veille de nuit. Quelle vie... Dîtes, boy, vous êtes toujours là où je parle seule à mes lunettes ?
Arios

Message par Arios »

<center>Embuscades</center>

La nuit tombait dans les chambres...Yvette avait rejoint Hubert...

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Agent Creek : Yvette ! Quelle bonne surprise. Je nettoyais mon arme.

Isabella : Vous devriez vous plier à la couverture, quand les choses commenceront vraiment, vous risquez de vous méprendre.

Agent Creek : Pas de risque !

Isabella : Justement si, il y a risque. Vous n'êtes pas dans une bonne phase, CREEK, n'oubliez pas que vous avez eu cette mission grâce à moi... personne ne voulait vous faire repartir !

Agent Creek - s'esclafant - : Voyons, Yvette, ne dîtes pas n'importe-quoi. Concentrons nous plutôt sur la mission qui vous tient tant à cœur.

Isabella : Il faudrait déjà savoir si Monsieur Oliver est dans le château...

Agent Creek : Il n'y est pas, ou alors ligoté dans un coin, mais je ne l'ai vu nulle part et ce n'est pas si grand. L'important maintenant, c'est d'empêcher Von Breslau de s'en aller : il a probablement déjà envoyé une photographie du document à Wilhelmstad, mais ils la garderont pour eux jusqu'à avoir l'originale. Et cette originale, il est de notre devoir de la détruire.

Isabella : Comment comptez-vous faire ?

Agent Creek : Thomas va s'en occuper pour nous. Vous n'avez pas lu le dossier ? Il y a des milices armées un peu partout ici, elles sont toutes fidèles à l'Adélie. Ce sont de gros adelo-saxons, un peu affamés par le patron de temps à autres pour les maintenir en alerte. Dès qu'ils apprendront que les frigolins en veulent à leur business, ils rappliqueront en masse. Thomas a déjà dû les mettre au courant.

Isabella : Je me sauve.

Se dirige vers la porte, l'ouvre, constate un fin laser rouge qui traverse le couloir.

Isabella : C'est piégé. Je vais dormir avec vous.

Agent Creek : Ah ! Je prendrai le canapé, dans ce cas.

Au matin, réunis sur la terrasse, face au long jardin...

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Thomas Hopkins : Je vais chercher du jus d'orange, qui en prend ?

Von Breslau : Laizez, laizez. Che m'en occupe.

Agent Creek : Hm.

Isabella : Il ne veut pas qu'on fouille partout, Thomas.

Agent Creek : Il le faudra bien. Saperlipopette ! Je bois mon café, et ça va chauffer.

Thomas Hopkins : En attendant, je vais lui dire deux mots.

Isabella : Au fait, vous êtes sorti le premier ce matin, pas de pièges ?

Agent Creek : Si, il était toujours en route à 6h et demi, je suis passé sous le capteur... arrivant dans la salle de bain pour faire pipi, pas d'eau. Par contre, quelqu'un avait très clairement essuyé une flaque de sang, il en restait entre les carreaux. J'ai pris un échantillon. Vous aurez la réponse dans une heure, le schmilblick est dans ma chambre en train de comparer.

Isabella : Vous me le dîtes que maintenant ?

Agent Creek : Attendez, c'est pas le meilleur... en rentrant dans la chambre, j'ai failli mettre mon pied dans un piège à loup. Et à 7h, tout avait été enlevé. Un malade.

Un coup de feu, deux. Trois autres qui partent d'affilé. Encore un autre. Ils viennent du salon. Un poids qui tombe par terre. Plus rien. Creek se précipite, maintenant Isabella en arrière, armes en mains. Thomas est par terre, deux balles dans la tête.

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Von Breslau : Fous foyez, la curiosité est un laid défaut !

Agent Creek : Le protocole, Von Breslau ! Un peu de tenue, vous êtes décidément un piètre agent...

Von Breslau : Nous nous zommes combattus entre hommes, à chances égales. Pas les chances de la nature, bien zûr, car à ce petit jeu là l'Adélien s'est effondré, il a mondré son infériorité. Mais il voulait en zavoir drop.

Agent Creek : Et maintenant ?

Von Breslau : Économizez vos balles, Hubert, vous risquez d'en avoir bezoin.

Un cri lointain, et cent autres, au bout du jardin. Von Breslau quitte par l'arrière. Creek est trop concentré sur les bruits pour agir.

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Zu : Chuagu ane go angua fauen chana luagnae chin !!!!

Cent voix : Hua ! Hua ! Hua !

Les agents fiémançais n'ont d'autres choix que de suivre Von Breslau. Dans sa course, Hubert remonte les escaliers de la terrasse et va poser sa montre sur la grosse poutre du salon. Il la règle avant ça.

Courant sur la pelouse de la propriété, au milieu de nains de mauvais goût, ils entendent les coups de feu et les voix qui raisonnent dans le salon, grimpent les escaliers et fouillent les chambres. D'autres commencent à tirer dans leur direction.

Ils pénètrent un petit bois où chaque arbre est entretenu à ses pieds frêles dans des copeaux et de la mousse artificielle. Derrière, escaladant un muret, ils trouvent la route et...


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Agent Creek : Coquin de Dieu ! Christine Godard !

Elena Rapfill : Montez, ne perdons pas de temps. Votre papier est dans le coffre, avec Von Breslau.

Une explosion dans la propriété. Des bruits d'effondrement.
Arios

Message par Arios »

<center>Kilomètres</center>

Ils roulaient le plus vite possible sur les chemins déserts des landes sans horizons. La propriété de Monsieur Oliver qui venait d'exploser se trouvait à trois heures de route de Jilljis, Creek et Isabella avaient donc le temps de se mettre au point avec la mystérieuse "Christine Godard"...

Agent Creek : Christine ! Qu'est-ce que vous faîtes ici ?

Elena Rapfil : C'est à moi de vous poser la question, Martial. Alors, votre doctorat de diplomatie ? Vous n'avez jamais été efficace, Martial, ni en Strohorie, ni ici, où vous venez de faire tuer Sir Oliver dans l'effondrement de sa maison.

Isabella : Vous êtes sûr qu'il était là-bas ?

Elena Rapfil : Où voulez-vous qu'il soit, sinon chez lui, et comment Von Breslau aurait pu lui faire signer le papier.

Agent Creek : Le papier ! Je vais essayer de l'avoir en passant par le trou de la banquette... C'est terriblement vintage, un trou dans la banquette...

Elena Rapfil : Vintage mais efficace. Mais ce n'est pas ma voiture, je l'ai volée.

Isabella : Alors Hu.Martial ?

Agent Creek : Il n'est pas signé.

Isabella : Von Breslau nous a roulé dans la farine. Il n'a jamais vu Oliver là-bas...

Agent Creek : Que dîtes-vous de ça, Christine ?

Elena Rapfil : Si Oliver n'était pas dans la maison, c'est qu'il est avec sa milice.

Isabella : C'est improbable, Oliver voulait régler la succession et s'en aller au plus vite ; il craignait sa milice.

Elena Rapfil : Sa milice ne le craignait pas. Vous les trouverez à Jilljis, ils guettent votre arrivée à l'aéroport, prévue demain.

Agent Creek : Dîtes-moi Christine...

Elena Rapfil : Arrêtez de m'appeler Christine, nous ne sommes pas au Zanyane, je ne travaille pas pour votre gouvernement, et encore moins avec vous. La dernière fois, vous avez failli nous faire tuer.

Agent Creek : Vous êtes pratique, j'ai eu ma réponse avant la question. Vous n'êtes donc pas dans notre camps, Christine.

Isabella : Vous êtes des agents ménoviens qui ont infiltré les corps diplomatiques lors des négociations avec la Strohorie et voisins ?

Elena Rapfil : Oui, j'ai joué la diplomate fiémançaise. Si ce n'est pas la pire mission de toute ma vie... j'ai perdu 20 points de classement, frôlé l'accident diplomatique ; enfin heureusement, personne n'a jamais su que c'était la Fédération qui voulait s'implanter au centre Zanyane...

Agent Creek : Si vous aviez été plus actifs, aussi ; vous comptiez sur du tout cuit, il nous a manqué cinquante pourcent du boulot au final. Ce serait autre chose.

Isabella : Au final pour qui travaillez-vous ici, Madame ?

Agent Creek : Vous auriez une montre à me prêter ?

Elena Rapfil : Circonstances spéciales. Ménovie. Nous installons une cellule à Jilljis, d'ailleurs une fois là-bas je vous laisserai.

Agent Creek : Ah ! Vous voyez que vous travailliez avec nous.

Elena Rapfil : Je vous ai filé un coup de main. Voilà tout.

Agent Creek - bas - : je lui avais tapé dans l’œil.

La voiture s'arrêta à la douane de Jilljis. Le drapeau ciel du libéralisme flottait sur une hampe unique, un simple agent de circulation payé par un corps privé auto-constitué attendait sur une barrière de sécurité. Il laissa passer la voiture sans fouiller, les véhicules ne se bousculant jamais à son péage.

La ville s'éveillait.

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Elena Rapfil déposa, une heure plus tard, les deux agents à un hôtel de périphérie. Ils devraient alors se concentrer sur l'enquête, trouver une tentative d'approche pour les milices d'Oliver, si possible trouver Oliver, et régler la succession...
Arios

Message par Arios »

<center>1066</center>

Après avoir potassé le dossier et pris un déjeuner makaran, les deux agents en arrivent à des conclusions difficiles...

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Agent Creek : C'est malheureux Isabella, mais quelque chose nous échappe. Pourquoi avoir tué Von Breslau, si au final, Christine disparaît dans la cité et reprend sa mission ?

Isabella : Je n'osais pas trop vous en parler. Nous avons été pris dans l'action, et sans doute fait une bourde...

Agent Creek : L'acte de propriété, non signé... je vous parie 120 livres que c'est un faux ! Elle est partie avec le vrai ! Elle va sans doute essayer de le revendre au Schlessien... Mais si ...

Isabella : Oliver était bien dans la maison !

Agent Creek : C'est malheureux... nous sommes piètres sur cette affaire.

Isabella : On ne peut plus attendre, allons à la rencontre des fameuses milices. Quand arrivons-nous à l'aéroport ?

Agent Creek : Nous avions signalé 18h20. En route.

Les membres du CIRGEF descendre prendre un taxi et se dirigent vers l'aéroport...

Agent Creek : Il va nous falloir du renfort, très probablement... Et une voiture, bon sang, ce n'est pas sérieux de genre de courses.

Isabella : Au moins Hopkins ne sera plus là pour nous tendre des pièges.

Agent Creek : Vous allez en voir des Hopkins dans la soirée, sans doute moins malins, probablement meilleurs tireurs. J'ai lancé la procédure.

À quelques kilomètres de là, dans la métropole, le placard d'une famille comme une autre se met à sonner étrangement. La maîtresse de maison l'ouvre, et identifie une pile de vêtement à son mari qu'elle ne regarde presque jamais comme étant la source de la sonnerie. Elle l'appelle.

Jennifer : Maurice !

Maurice : Voilà, j'arrive, qu'y a t'il ?

Voyant le placard ouvert, la pile se teinter de rouge, il se met brutalement à transpirer. Il est emporté dix ans en arrière. Le sentiment que sa fille qui lui passe entre les jambes sur un camion de plastique est une étrangère le ramène comme à une seconde vie ; il se sent usurpateur.

Jennifer : Maurice ! Qu'est-ce que c'est ?

Maurice : Un téléphone. Laissez-moi.

L'homme, seul dans la chambre, hésite. Il regarde par la fenêtre, les 47 étages auraient raison de l'appareil. Il a de l'argent, il pourrait partir avec sa famille. Mais comme un rappel, une cicatrice lui fait mal sous le triceps. Il passe ses doigts dans sa chemise et les pose sur la brûlure. Il tâtonne la fleur de lys qui lui rappelle sa promesse ; il a tranché ; il n'a pas le choix. Il doit retrouver les autres.

Au même moment, dans le taxi,


Agent Creek : L'Agent Rapière...

Isabella : L'Agent Rapière est à Jilljis ??

Agent Creek : Oui, l'Agent Rapière est prévenu, mis sous tension. Il doit réunir les autres de la cellule, se rendre aux caches d'armes, aux caches d'argent, se préparer, et nous rejoindre à l'adresse communiquée à son téléphone spécial.

Isabella : Mais ça fait au moins 7 ans qu'il est en planque.

Agent Creek : 10 ans, ça ne change rien. Vous êtes bien d'Innimond ? Quelle est la devise de votre pays ?

Isabella : Je n'oublie pas...

Agent Creek : Et bien voilà, Rapière n'a pas dû oublié, ce n'est pas un de ces hommes qu'emporte le vent. Il a des convictions, c'est un homme droit, et on lui a marqué au fer rouge. Il devait savoir qu'un jour il serait mouillé. Surtout à Jilljis...

Isabella : Nous arrivons à l'aéroport... Arrêtez-nous là, s'il vous plaît.

Devant l'entrée de l'aéroport, outre les camionnettes suspectes et la foule de gens et de voitures qui allez et venez, des hommes chauves, en blousons de cuir, portant tous des lunettes de soleil patrouillaient parmi les inconnus, avec une affiche décomplexée. L'un d'eux avec une photographie dans les mains.

<center>[img]http://nsa34.casimages.com/img/2013/10/13/131013103637446021.png[/img]</center>

Douglas : Que font-ils... ils ont atterris il y a 10 minutes...

Alcott : Nous n'en savons rien, finalement, ils sont peut-être déjà là.

Douglas : Non, c'est impossible. De toute façon, j'ai 180 types dans le périmètre, nous allons les coincer, et leur passer l'envie de nous spolier.

Dunham : Regardez là-bas, avec la brunette, ça y ressemble !

Farley : siffle

Des camionettes démarrent, coupent la circulation. Douglas tire plusieurs coups de feu en direction des agents. Des types déboulent du hall de l'aéroport. Creek et Isabella, Hubert et Yvette, commencent à courir dans la foule terrifiée, les craintes de l'une dans la main de l'autre.
Arios

Message par Arios »

<center>So intricate</center>

Les deux agents, en courant, s'engouffrent dans le premier centre commercial qui leur parait assez vaste, en évitant de peu les tirs en rafales qui brisent les vitres au dessus de leur tête. La foule est apeurée, elle commence à courir dans tous les sens.

Agent Creek : Je crois qu'on va pouvoir balancer notre couverture, Yvette...

Isabella : On parlera de ça plus tard !

Ils arrivent de l'autre côté du centre commercial, dératés. Une esplanade, avec des cafés, surplombe un quartier boursier. Ils empruntent toujours à la va-vite un escalier qui descend vers la route. Ils essuient quelques tirs. Se rendent compte qu'on les couvre désormais. Deux camionettes estampillées par une marque de radiateurs servent de barricades à des hommes armés qui tirent sur leurs agresseurs.

Agent Creek : Larapière ! À temps ! Grouillez-vous Yvette.

Ils parviennent à longer le mur, les poubelles, et à contourner le champs de tir qui s'étend sur la route et crée un début d'embouteillage. Ils vont se mettre à l'abris derrière les camionnettes, et tandis que la femme va se protéger dans le fond d'une, Hubert rejoint ses camarades et tire sur les Adéliens. Il s'arrête bientôt pour ramasser un camarade qui, figure de mort, saigne du coup atterré sur l'asphalte, et le traîne avec Yvette dans la camionnette.

Labidoche : Une minute et je démarre.

Tapeboeuf : Reçu !

Dans les deux camps plusieurs hommes sont blessés, certains morts. Un des agents fiémançais commence à répandre discrètement des sachets de drogue synthétique sur les lieux du crime, ainsi que du sang venant de poches entreposées dans le camion. Le coups de feu continuent à fuser. Le camps adélien se scinde pour contourner les Fiémançais.

Farley : HEADSHOT !

Larapière tombe au sol, le crâne ouvert par une munition étrangère. On traîne sont corps avec les autres dans la camionette. On embarque en continuant de tirer, tandis que les conducteurs démarrent et s'engagent sur le trottoir. À destination de l'ennemi, un des Fiémançais lance une grenade qui jette l’assistance dans une surdité et une aveuglette terrible, le temps de quelques minutes, avant de refermer la portière du fourgon. Les voitures fonçent.

Agent Creek : Au nom de Dieu nous sommes dépassés sur toute la ligne dans cette mission ! Par tous les Saints regardez la gueule de Larapière ! On aura pas échangé un seul mot, voilà 10 ans, il meurt ici pour que dalle !

Sylvestre : J'ai répandu le sang, la drogue, des seringues. Le corps. Ça restera un règlement de comptes.

Labidoche : Oùsqu'on va Agent Creek ?

Yvette, en pleurs au fond du coffre, regarda alors Hubert que le conducteur venait d'appeler par son nom de mission, et comprit que leurs objectifs restaient les mêmes ; seule la stratégie changerait, mais ils devraient arriver à leurs buts. Ils avaient désormais du soutien, qui venait déjà de leur sauver la vie.

À l'autre bout de la ville, dans un bureau haut-perché, quelques heures plus tard.

<center>[img]http://nsa34.casimages.com/img/2013/10/14/131014042215270026.png[/img]</Center>

Willy Sharem : Oliver est mort, Messieurs. Coup du destin, heureuse nouvelle. Il n'aura pas survécu de longtemps à sa... pauvre fille. C'est l'ordre des choses, donc, c'était écrit ; le destin.

Denis Olivetto : Le BTP marche avec vous.

Jimmy Farenberg : Le marché que vous nous avez proposé tout à l'heure, les Vodka Farenberg signent avec vous.

Toute l'assemblée était plutôt d'accord.

Willy Sharem : Je fais confiance à vos presses. Vous aurez mon marché. Mais d'abord je dois signer.

Jimmy Farenberg : Prenez mes employés.

Willy Sharem : Sur quoi je comptais. Mais d'abord, Olivetto : nous restons d'accord pour les 500% du m².

Denis Olivetto : Je vous ai dis que je marchais.

Willy Sharem : Un grand jour pour Jilljis ! Envoyez les "chiens", nous devons trouver les milices...

Un homme entra sans frapper, son Iphone à la main.

Karl Berge : Un réglement de compte devant la Bourse du San José.

Willy Sharem : Et bien alors ?

Karl Berge : C'est votre secteur ; or vos hommes sont en paix avec les nôtres. Je n'ai donné aucun ordre, à moins que vous si, à moins que quelqu'un ici nous la joue, ou encore à moins qu'ils viennent de plus loin, ce n'était pas une affaire de drogue.

Willy Sharem dubitatif.

Karl Berge : Et le type là, sur la photographie, c'est Farley Morrison, un porte-flingue ancien du vieil Oliver.

Willy Sharem : Dans vos journaux, taisez l'affaire messieurs, ce n'est qu'un règlement de comptes ; soyons d'accords. Il ne faut pas mettre d'autres gens dans la course. Des types essayent déjà de s'en prendre à Oliver, enfin à ce qu'il en reste. Olivetto, vous avez de bons services pour cela : enquêtez sur ... les chauffages Donald.

Jimmy Farenberg : Bien, moi je vous laisse, mes hommes vous obéissent dès demain 8h. Dès ce soir, une équipe sera sur les lieux de l'attentat.

Plus loin, dans un appartement au-dessus d'une salle de danse Zumba, l'équipe au moral défait de l'Agent Creek revoyait sa copie...

Labidoche démontait un fusil mitrailleur, assis à un bureau ; Creek nettoyait son arme pour oublier son ami. Isabella relisait des rapports sur les membres des milices d'Oliver, et essayait avec Tapeboeuf, Gauthier, Sylvestre et Haufleury, de faire le détail des pertes.


Tapeboeuf : Ils sont 43 à être rentrés dans l'ouest de la ville, sur 50. Ils ont eu 7 morts.

Isabella : Ils étaient au moins deux fois plus nombreux de l'autre côté...

Tapeboeuf : C'est un carnage, mais nous n'avions pas le choix.

Isabella : Pourquoi sont-ils si agressifs de l'autre côté ?

Gauthier : Vous avez probablement tué leur chef ; mais sinon, ça les a bien arrangé, ils ne respectaient plus sa décision de vous céder le bébé. De toute manière vous les auriez eu sur l'échine.

Labidoche : Nous les aurions eu ! Les ordres sont clairs, au diable les couvertures, on se fait tous porter pâle mais... cette fois, nous ne sortons pas de cette mission. On est dedans jusqu'au cou, ou on sort les jambes, ou on y passe.

Agent Creek : Bon.

Il renifla, se leva et rangea enfin son arme, pour enfiler un veston par-dessus son débardeur.

Agent Creek : Labidoche, tu prend la route d'ici une heure pour aller à Grasserhouse ; tu prends le matériel, il faut trouver du sang et l'analyser. Ils ont surement déjà enlever le corps, mais dans les débris, pas le sang.

Labidoche : J'veux bien mais c'est dangereux ce truc là, il me faut des types.

Agent Creek : T'en prend dix, pas plus, on ne peut pas s'éparpiller. Préviens-les de suite. Sylvestre, tu retrouves Vallavas, je suis sûr que c'est lui qui nous met dedans depuis le début. Gauthier, tu as le meilleur morceau, tu mets la main sur Christine Godard.

Gauthier : La gonzesse du Cécopia ? Oah merci.

Agent Creek : Yvette, Tapeboeuf et moi-même... nous allons viser la tête des milices. Une balle bien placée, ce sera plus efficace que tout à l'heure.
Arios

Message par Arios »

<center>Draconiens</center>

<center>[img]http://2.bp.blogspot.com/-dYbMfXFKseA/T26OMFVJLuI/AAAAAAAAAcI/O8ph-x-nZ-k/s1600/katrina.jpg[/img]</center>

Le dénommé Gauthier arrivait penaud, en camionette, dans un quartier miteux.

Gauthier : Heureusement que l'autre a placé un mouchard dans son coffre...

Alphonse : Quelle voiture ?

Gauthier : Ça doit être la verte, là-bas. Elle est à moitié cramée. On y va.

Ils quittèrent le véhicule et allèrent inspecter la voiture ; à quelques heures de là...

<center>[img]http://r-ec.bstatic.com/images/hotel/250x200/918/9184350.jpg[/img]</center>

Portier : C'est ici que Monsieur Pandragones a passé la nuit, avant-hier.

Sylvestre : Merci Monsieur, voilà pour vous. Et voilà pour que vous ne répétiez pas.

Le portier fermait la porte.

Octave : Quel est le topo ?

Sylvestre : On a aucun système d'écoute dans cet hôtel. Par contre... Va voir si tu peux faire quelque chose du téléphone.

Octave : Reçu.

Sylvestre commença à remuer la chambre, les tiroirs, à la recherche d'on ne sait quels indices...

Octave : C'est du bon ça, il a une puce. Modèles modernes à la con.

Sylvestre : Trouve moi les numéros appelés avant-hier !

Octave : Deux minutes.

Sylvestre ramassait un long cheveu dans la salle de bain...

Sylvestre : C'est pas à lui ça. Une connasse de femme de ménage. Ah, j'ai peut-être quelque chose. Octave ! Quand t'as fini tu me compares ça avec l'ADN de Vallavas.

Octave : Je lance le machin mais il faudra bien une heure.

Sylvestre : On la prendra, en attendant, nous allons éplucher les caméras surveillances du quartier ; si il a prit un taxi, il faut retrouver lequel.

Octave : J'ai deux numéros... Une pizzeria... cliché... et... la réception. Au temps pour moi.

Sylvestres : Aux caméras alors...

<center>[img]http://static.skynetblogs.be/media/8420/3146398943.jpg[/img]</center>

La nuit tombait à Olivertown...dans un restaurant réservé, deux Adéliens - c'étaient leurs sales gueules qui les trahissaient -, mangeaient leur gelée sur le coup des 18 heures...

Elford Aedelpride : Ils ont massacré un des leurs à Grasserhouse, un gros fiémançais qui puait le vin rouge.

Farley Johnson : Excellent.

Elford Aedelpride : Des complices sont partis, avec l'idée que Oliver était décédé, puisque nous gardions son cercueil...

Farley Johnson : Oh ! Excellent.

Elford Aedelpride : Ils vont lâcher l'aff...

Coupé dans sa phrase par le bruit du verre éclaté de la fenêtre, tenant malgré tout entre deux couches de plastique fin, car la vitre était blindée. Le verre se répandit après un troisième impact de balle sur le bœuf en gelée que grignotaient les deux compères. Une cinquième balle fit exploser le visage abasourdi d'Aedelpride et le cochon finît dans sa propre gelée. Farley avait roulé sous la table et rampait maintenant pour atteindre la cuisine. Des types s'étaient précipité au-dehors, ainsi qu'aux fenêtres du haut d'où des projecteurs éclairaient maintenant la pelouze. Le visage comme convulsionné, passant maintenant par la fenêtre et courant de table en table pour rattraper Johnson, l'Agent Creek donna une rafale de son fusil mitrailleur dans le dos atterré de Farley Johnson.

Medwin Sheppard : Go go ! Here the fiemench !

Des gros bras commençaient à ravager la pièce avec leurs fusils, mais Hubert était passé dans la cuisine et avait déjà abattu trois de ses adversaires, sans compter le petit Johnson Farley. Une balle vînt lui finir dans le ventre et il en perdit l'équilibre avant de se relever, s'aidant de ses bras sur la table derrière lui. Il reprenait le combat et abattait trois autres tireurs, caché entre le mur et l'armoire.

Les Adéliens organisaient leur siège fasse à lui, mais très rapidement et ne prenant pas garde à ce qui arrivait dans leur dos, ils furent surpris par d'autres tireurs et terminèrent au sol avant qu'ils ne parviennent à mettre une deuxième balle dans Creek.


Tapeboeuf : Hubert ! Vous allez bien ?

Hubert glissait contre la porte coupe-feu. Quelques heures auparavant, au petit matin, dans le parc de Grasserhouse...

<center>[img]http://www.diaphane.org/images2/grange/challe_02_V.jpg[/img]</center>

Labidoche : Voilà, on longe ces vignes décoratives... vous suivez tous les gars ?

Une dizaine de types répondirent que oui, ils suivaient, et si ça ne tenaient qu'à eux, cela ils ne le dirent pas, ils avanceraient plus vite.

Labidoche : Vous voyez, c'est là-bas, il y a un tas de ruines, on le distingue entre les deux cimes, suivez moi doigt. Là ! Mais vous êtes aveugle ou quoi ? J'ai mon petit plan, sinon...

Il regardait avec une paire de jumelles.

Labidoche : J'avais raison, c'est gardé jusqu'aux dents. Ils ont quelque chose à cacher... Merde, un cercueil !

Il passait les jumelles.

Labidoche : Ils gardent un cercueil, les corniauds. C'est le big boss, Oliver est mort.

José : J'envoie qu'il est mort ?

Labidoche : Non, il faut qu'on vérifie. Ca va être un challenge, ils sont
40 au moins. On pourrait peut-être creuser un trou, mais ça nous mettrait trois jours d'arriver sous la barraque, et puis on a pas de Ragondin... Oùsqu'on est allé se fourrer encore...

José : Moi si vous me le dîtes, je prend mes dix hommes, et en passant par les bois, on les prend par surprise. Si c'est pas vallonné, sur la partie qu'on voit pas, et même, ça se tente. Ça se réussit même.

Labidoche : Vous butez tout ce qui bouge ?

José : Tout... Ah bah faîtes pas cette tête, quand un mec s'engage dans ce genre d'organismes, il connaît ses risques.

Labidoche : Je repense à la femme de Larapière. Que doit-elle penser ?

José : Que son mari est un trafiquant de drogue, un meurtrier qui lui a caché ses véritables activités. Et là pareil, en se mariant, il savait qu'il jouait une double vie sur laquelle il devrait faire une croix un jour.

Labidoche : Je doute que nous ayons le choix, quoi qu'il en soit. Va pour la forêt.
Arios

Message par Arios »

<center>Pertes et profits</center>

Le corps sublime d'Elena Rapfill s'essouflait dans les rayons de la lampe brisée au sol. Son mouvement pensé trop tard se répétait après le tir, comme si elle n'avait plus la force d'arrêter de pointer du doigt.

Gauthier : Elle veut... elle montre l'armoire, putain, fouille, fouille.

Alphonse et Gauthier se jetèrent sur les revues, livres, et vinyles, qu'ils sortaient des couvertures puis jetaient au sol.

Alphonse : Je l'ai !

Gauthier : Au nom de Dieu... c'est l'acte officiel, celui pour les boches et... il n'est pas signé.

Alphonse : On ne cherchait pas un machin signé ?

Gauthier : Faut croire qu'Oliver n'a jamais signé pour Von Breslau, ils ne se sont peut-être jamais croisés. On se casse.

Gauthier mit une balle dans la tête de la belle, à contre-cœur de gâcher un si beau visage, mais pour abréger ses souffrances.

C'était à peu près à ce moment là que Labidoche et ses types arrivaient à proximité de la maison écroulée, gardée par les miliciens.

José : Nous c'est simple, on escalade le talus, mes trois tireurs d'élites se répartissent les cartons, et on fait venir le petit monde par ici.

Il montra alors les grenades qui pendaient à sa ceinture.

Labidoche : Et je contourne ?

José : C'est ça. Avec ce gilet au cas où.

Labidoche : Ah non, je pourrais pas courir, ça pèse un cheval mort ces machins. J'ai déjà le sac...

José : Comme vous voudrez. Hommes ? en place.

Attendant une dizaine de minutes que Labidoche parvient à leur perpendiculaire par rapport au tas de débris... les tireurs avaient pris position à la lisière du haut du talus. Ils se répartissaient les têtes à faire exploser.

José : À mon commandement. Prêts. FEU !

L'atmosphère lourde due aux plantes grasses qui épanchaient leurs apparats se déchira d'une odeur de poudre, et d'un vacarme mêlé du bruit des silencieux sur certains canons. Labidoche de son côté avait commencé à foncer vers les ruines, à l'abri de nombreux regards et tirs des adversaires. Se traînant jusqu'au cercueil qui n'était plus guère gardé, il constata le vide qui l'occupait. Il essaya alors de trouver du sang quelque part, sans succès, car l'amoncellement de ruines ne donnait pas accès aux par-terres de quelconques pièces. Il commença à ne plus croire en cette mission, trop étrange, trop meurtrière, et où depuis le début son camps avait été mauvais. Lucide, précautionneux, il envoyait de suite le résultat de ses observations à son chef. Reprenant sa course vers le bois, il essuya des tirs qui le couchèrent au sol. Dans sa chute mortelle, il s'était cassé le nez.

À Jilljis, les dénommés Sylvestre et Octaves était parvenu à retrouver la piste de Vallavas, cette dernière les avait conduite dans une boîte de nuit dont la partie bar commençait à ouvrir, pour ce peuple noctambule qui ne veut pas se faire voler une heure par le déroulement normal des journées.


Barman : Whadoyowannadrink.

Sylvestre : Rhum.

Octave : The same.

S'adressant à son compatriote.

Octave : Vallavas bosse ici, c'est le genre. Les horaires correspondent sur les bandes caméras.

Sylvestre : Quand tout ça sera fini, il faudra renouveler tout le réseau à Jilljis. Mettre des nouveaux. Nous, on est grillés. Les couvertures aussi, il faudra les refaire. Ne pas prendre de risques.

Octave : Il faut qu'on isole le type, sans lui faire peur, sinon ça va rappliquer.

Sylvestre : Je te parie que les services qui ont eu affaire à nous, vu le relâchement des gâchettes, ont une dent contre nos dernières méthodes.

Octave : Le voilà.

Sylvestre : Et je sens que ce n'est pas fini.

Contrairement à ce qu'ils avaient imaginé, Vallavas vînt droit sur eux.

Pandragones : Hé ! Mes amigos, fiemancès ; je te prend un salon Kim, sur ma note.

Il entraîna les deux agents dans un salon, et le bruit grandissant de la soirée dans le bar était désormais assourdit par la porte matelassée.

Pandragones : Votre petite enquête avance ?

Sylvestre : Voila, Vallavas, on est venu savoir si tu étais candidat pour le trou.

Pandragones : Rien que ça ? Je comprend que vos amis aient eu peur que je les mette dans la merde, depuis l'aéroport. Je reconnais avoir prévenu mes amis makarans, mais, je me suis gardé de leur expliquer pourquoi vous étiez ici, et d'ailleurs je n'en sais rien moi-même. Depuis qu'ils se sont pris le manoir d'Oliver sur la tronche, ils semblent avoir laissé tomber...

Sylvestre reçu un message sur son téléphone de service :
Allons donner l'assaut sur Aedelpride. Aucune piste à Grasserhouse. Labidoche est mort. Acte des fritz retrouvés non-signé.

Pandragones : Hein, non de Dieu, ça pète de partout depuis deux jours, ils ont retrouvé Rapfill déglinguée il y a une heure, dans un hôtel de passe miteux au nord. C'est vous ça ?

Sylvestre : Faut croire.

Pandragones : J'espère que vous vous êtes fait plaisir avec elle avant. Hein mes hijos de la puta !

Octave : On a pas eu le temps, elle était armée, elle s'est décidée à parler juste après que je lui en ai mis une dans les tripes. Maintenant Vallavas, si tu veux pas me forcer à recommencer, il faut être coopératif.

Pandragones : Ho là les cow-boys ! Vous avez musclé votre discours depuis quelques mois. Où est l'esprit de la belle époque ? Quand on jouait aux boules tous ensembles ?

Sylvestre : Nous n'étions peut-être pas en guerre, pour commencer. Tu as envoyé des dizaines de types sur la tronche de notre équipe pour un paquet de pognon, alors que tu roules déjà dedans.

Pandragones : C'était aussi une question de neutralité. Quand j'apprends un truc, j'ai pas très longtemps pour le filer à ceux qui m'ont parrainé quand je suis arrivé au Makara. Parce-qu'à part Jilljis, au Makara j'ai des points d'appui partout, et on ne peut pas dire ça des Fiémançais. Vous êtes très forts où vous êtes implantés, mais si vous voulez bouger d'endroit, il faudra peut-être me contacter. Donc évitons d'en venir aux armes.

Une pute aux seins libres entra dans la pièce sans frapper, elle avait vraisemblablement bu, et Pandragones lui dit de dégager.

Sylvestre : Soit. Comment as-tu appris que Lahurtière et la gonzesse arrivaient à Jilljis ?

Pandragones : Mais c'est Oliver qui me l'a dit ! Nous sommes proches, c'est un sacré pouvoir d'argent.

Sylvestre : Et tu ne sais rien sur sa mort ?

Pandragones : Sa mort ?

Il riait.

Pandragones : Oliver s'est tapé une fille à moi à deux salons d'ici, ce matin-même. Et il vient ce soir.

Sylvestre - à Octave - : Je fais venir un de nos notaires.

Deux semaines plus tard, dans sur la terrasse d'un charmant cottage.

<center>[img]http://www.dididou.fr/imagesr/salon-resine.jpg[/img]</Center>

Hubert de Lahurtière : La pire mission de ma vie.

Sir Richard Granville of Kilkhampton : Et votwe ventwe ?

Hubert de Lahurtière : Un bleu offusquant, tenez, regardez ! Heureusement que j'avais mis cette rudelière.

Yvette : Voyons Hubert, ne montrez pas votre ventre comme ça... surtout dans son état.

Hubert de Lahurtière : Pas de secrets entre votre futur mari et moi ! Je vous garde à l'oeil.

Les trois essuyèrent quelques rires.
Arios

Message par Arios »

<center>Reborn</center>

In the name of his exile imperial majesty of Adelia,

<center>[img]http://nsa33.casimages.com/img/2013/10/17/131017105309143859.png[/img]</center>

Sir Richard Granville of Kilkhampton annonce son mariage avec Lady Oliver unique héritière de William Oliver propriétaire utile d'une grande partie de Yil Is, et sa reprise en main des milices civiques du territoire lui devant fidélité au nom de la grandeur de l'Adélie et pour le secours des populations du territoire.

Sir Richard Granville of Kilkhampton désire engager avec la cité de Jilljis les démarches administratives pour reconnaître l'autonomie du territoire durant les quatre prochains fois, en basant la nouvelle capitale du refuge adelo-saxon du continent à Saint Louothains sur la côte du pays. Le territoire reprend le nom usité un temps au XVIIIème siècle du Moistmedow, ou l’appellation due à la capitale effective de Saint Louothains of Makara.

<center>[img]http://nsa34.casimages.com/img/2013/10/17/131017110107752044.png[/img]</center>

Sir Richard Granville of Kilkhampton, sa gracieuse épouse et les milices protectrices du territoire ne reconnaissent pas la République adélienne. En vertu duquel choix idéologique c'est le fanion royal qui flotte sur la bannière du Moistmedow accompagné de la fleur du Moistmedow, territoire revenant à la couronne royale adélienne.

Sir Richard Granville of Kilkhampton, sa gracieuse épouse et les milices protectrices du territoire dénoncent la politique raciste au Fallsland et invitent les adelo-saxons ayant été chassés de leurs droits à rejoindre Saint-Louothains pour mettre un frein au déclin de leur terre originelle et de son empire moral.

<center>[img]http://nsa34.casimages.com/img/2013/10/17/131017110530874250.png[/img]</Center>
Arios

Message par Arios »

<center>Requalification</center>

Appels d'offres :

<center>[img]http://www.maisondelanature.eu/wp-content/uploads/ocmx-gallery/small/chantier%20janvier%202011%20-%20bo%C3%AEtes%20sortent%20de%20terre.jpg[/img]</center>

-Pour l'aménagement de 18 000 villages, d'une capacité d'hébergement de 700 personnes l'un. [ Contrainte de rentabilité de l'espace forte ; Contrainte esthétique faible ]

-Pour la construction de 500 000 logements dans les villes. [ Contrainte écologique forte ]

-Pour l'aménagement d'une double voie ferrée reliant Yong à Heuan et Jilljis, par Olivertown et Christ. [ Embauche des locaux à 25% ]
-Pour l'aménagement d'une double voie ferrée reliant Saint-Louothains à Jilljis. [ Embauche des locaux à 25% ]

Appel à l'immigration :

<center>[img]http://francaisdefrance.files.wordpress.com/2011/10/chinois.jpg[/img]</center>

Le Moistmedow a besoin d'immigrants. Il a une capacité d'accueil de 13 000 000 personnes, pour une population actuelle de 2 000 000 personnes.
Nous recherchons des personnes dynamiques et indépendantes qui sauront, en échange d'une faible imposition, mettre en valeur le territoire par l'agriculture, l'artisanat ou l'entreprise.
Après cinq années de location obligatoire d'un logement détenu par l'État, une famille de migrant pourra devenir propriétaire de ce type de logement. N'importe quel migrant peut faire construire sur une parcelle de terre dont il devient propriétaire sans durée de location obligatoire.

Wapongais ? Obtenez 5 hectares immédiatement si vous faîtes une procuration pour les élections de district du Wapong à un de nos [url=http://www.simpolitique.com/post100454.html#100454]partenaires.[/url]*

*et que vous occupez l'espace dans un délai d'un mois pour une installation définitive et une mise en valeur.

Vous ne pouvez pas prétendre à l'installation dans le Moistmedow ( statut d'employé dans la firme Ananasol jusqu'à indépendance notariée du territoire ) si :
  • - Vous n'avez pas un fond d'au moins 500$.
    - Vous avez fait parti, milité ou adhéré à une association communiste.
    - Vous avez servi dans l'armée d'un pays communiste.
    - Vous êtes un fondamentaliste islamiste.
    - Vous avez fait parti, milité ou adhéré à une association nationaliste.
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2013/10/17/131017074028424383.png[/img]

Tout se règle ici : http://www.simpolitique.com/privmsg.php?mode=post&u=513
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