Colloque de la Chrétienté (Saint-Siège, Thorval)

Saint-Siège

Message par Saint-Siège »

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Le temps était écoulé, Dieu appelle ses ouilles


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Sa Sainteté, le Pape Alexandre IX, accueillant les monarques catholiques sollicités


C’est à son humble domaine « provisoire », au cœur du Royaume du Thorval, que Sa Sainteté, le souverain pontife en personne, décida accueillir, dans son habituelle humilité d’apparat, tous les souverains de la Chrétienté, afin d’organiser un sommet comme il n’en avait plus eu depuis des décennies.

Le Grand Pontife, ainsi, profita de la situation pour convenablement saluer, avec sourire et politesse, chacun des monarques, ce, individuellement, avec ses quelques cardinaux, formant sa suite.

La basilique, qui servait de refuge au Clergé, ainsi que de demeure temporaire du Saint-Siège, recevait donc, en une journée ensoleillée et peu nuageuse, caractéristique du Thorval, les têtes couronnées, mais tous ne savaient guère de quoi il était exactement question. Certains croyaient que le pape se faisait peut-être âgé pour endosser sa lourde responsabilité, et avait donc sagement décidé d’abdiquer, d’autres, à l’occurrence, osaient prétendre que le roi de la Chrétienté voulait se rapatrier à Urba, comme quelques rumeurs le laissaient subtilement entendre, mais encore là, certains, parmi les plus curieux, divaguaient sur les désirs du chef temporel, qui relevaient, à la fois de l’ambition, mais aussi, d’un profond intérêt pour la Pace Catholica, ou Paix des Catholiques, qui était une thèse sur la primauté que le pape actuel accordait au libre arbitre du Saint-Siège sur ses fiefs, et sur une prétendue restauration des États pontificaux, ou du moins, d’une institution autonome, et non gouvernée par un autre gouvernement. Quoi que pouvait être les fruit non retiré de l’arbre saint, tous attendaient avec légère impatience les dévoilements et les déclarations sur les « projets » du Saint-Père.


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Le Collège des Cardinaux qui était heureux de l’activisme de Sa Sainteté, et de l’accueil des souverains chrétiens

Le Pape Alexandre IX, après avoir été entièrement applaudis par ses « Sujets », et après avoir reçu les respects, et les avoir gracieusement retournés, il débuta son allocution. Toutefois, pas avant que tous soient convenablement assis et abreuvés.

Il invita tous les gens sollicités à s’installer à l’intérieur de la large et majestueuse bâtisse, qui servait de refuge, et demanda à se que tous, prennent la peine de s’asseoir confortablement. Il affirma qu’à un moment, chacun allait avoir la possibilité d’obtenir le droit à la parole. Tout d’abord, le pape fit distribuer, par des diacres, quelques coupes d’eau. Il affirma que quelques carafes demeureraient disponible,et qu’il suffirai d’en faire la demande, pour un remplissage. C’est uniquement une fois que tous s’étaient retrouvés confortables, que le pape commença.



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Le Souverain Pontife, siégeant sur son trône, pour présenter l’allocution tant espérée

[quote]« Chers Filles et Fils, Création de notre Seigneur, je vous remercie de vous être déplacés de vos lointaines contrées pour notre Église, et ainsi, d’avoir sciemment répondu à l’appel que j’ai fait personnellement lancé par le Cabinet d’Annabelle II. Ma gratitude lui est bien sûr présentée.

Je suis heureux de voir enfin le visage de chacun des guides incarnant les figures de proue de la Chrétienté dans notre Monde si perturbé par les troubles, si instable et en proie aux séductions malhonnêtes de Lucifer.

Si aujourd’hui, j’ai sollicité vos personnes, ce n’est que dans un but, un objectif, une seule et unique raison : La Destiné terrestre de notre Saint-Siège.

J’ai consulté mes conseillers, observé longtemps, avec contemplation, les œuvres de notre Seigneur, et longuement prié pour avoir le consentement de notre Père, de Dieu, le Créateur de l’Univers, et de tout s’y trouvant. Ce faisant, j’ai fini par ouvrir mon cœur vers l’avenir, et non vers l’immobilisme.

Enfants de notre Seigneur, j’ai décidé, et ce, avec votre assistance, si vous l’accréditez, de restituer le Saint-Siège à Urba, réelle capitale de l’Église, et j’ai pour projet, de rebâtir les États pontificaux, avec vous, pour voir enfin l’indépendance de notre Église envers les gouvernements, et faire revivre un âge d’or à notre institution, et aux enseignements de notre Seigneur.

Je désire, de manière aussi ardente que vous, si même plus, voir le succès de nos actes rejaillir sur Dieu, afin de le couvrir d’une chose…Non pas seulement de gloire, de prestige et d’honneur, mais bien, de fierté envers les Enfants, les siens. Quel père ne désire-t-il point éprouver de la fierté pour ses enfants, et quel enfant ne voudrait-il pas que son père soit heureux et sans regret, sans inquiétude et confiant, face à l’avenir de ses Enfants ? Ce n’est ni les hurlements de la gloire, ni les fracas des tambours festifs, qui honoreront notre Seigneur, mais bien, le sentiment de connaître et savoir, que l’avenir des êtres qu’il a engendré, connaisse le fruit de son amour et de sa prospérité.

Me suivrez-vous ? M’accompagnerez-vous dans ce combat ?
»[/quote]

Une fois le discours achevé, Sa Sainteté laissa un silence se répandre, afin d’entendre les possibles réactions, questions et positions sur ses propos.
Arios

Message par Arios »

Le Roi de Fiémance s'était levé pour s'adresser au Pape. Il avait fait quelques pas vers l'intéressé pour s'agenouiller, jambes à terre il demanda.

Charles-Philippe : Très Saint Père, Sa Sainteté demande à reprendre Urba aux mains de ceux l'ayant fait sombré dans le plus hideux des États temporels, mais le demande-t'elle par l'épée ?
Saint-Siège

Message par Saint-Siège »

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Entretien de la scéance

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Sa Sainteté, le Pape Alexandre IX


Le silence, qui était jusqu’alors de mise, à l’attention de tous, fut poliment rompu par nul autre que le Roi Charles-Philippe de Fiémance, qui se contenta de tout bonnement soumettre l’interrogation que tout le monde dans la salle désirait franchement poser.

La question n’était nullement déplacée, et Sa Sainteté, lui, dans sa mansuétude, pointa du regard le monarque, et répondit, dans un discours calme et gradué
: « Mon Fils, comme tout bon chrétien, je considère, et ce, personnellement, que ce n’est pas le corps des athées qui est souffrant, mais bien leur âme, grièvement blessée, recouverte de pustules infectées par la corruption ou la pauvreté d’esprit. L’usage du Glaive de Dieu, donc, ne sera nécessaire qu’en dernier recours. J’encourage ainsi vos Majestés, à entamer des procédures, quelles qu’elles soient, pour faire retrouver la Voie des apprentissages de notre Seigneur, aux pauvres et malfamées brebis égarés. Donc, Majesté, armons-nous de ce que seuls des Chrétiens possèdent dans leur enseignement : La Tempérance.

Y a-t-il d’autres questionnements qui ne viennent vous envahir, Roi Charles-Philippe ?
»
Zaldora

Message par Zaldora »

Au moment ou son cousin de fiémance eu terminé, la reine du Thorval s'avança au devant du Pape, n'omettant pas la révérence.

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Annabelle II : Votre Sainteté a-t-elle réfléchit aux contours que prendront ses nouveaux États Pontificaux ? Les anciens se sont effondrés et il est important de comprendre les causes ayant conduits au désastre.
Saint-Siège

Message par Saint-Siège »

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Entretien de la scéance

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Sa Sainteté, le Pape Alexandre IX


Il ne fut pas long, avant qu’une autre personne ne vienne se présenter, puis légèrement ployer dans l’œuvre d’une saillante révérence, face au Saint-Père. Cette dose de respect était vivifiante pour l’homme de Dieu, qu’incarnait le monarque de la Chrétienté.

Sa Sainteté se démontra attentif, envers l’interrogation de la Reine Annabelle II du Thorval, qui semblait se caractériser par sa profondeur, car effectivement, ce genre de question pouvait donner lieu à une vaste discussion, de long en large. Toutefois, cela était sans problème. Après tout, tous étaient là tout justement pour se concerter.
: « Les paramètres des nouveaux États pontificaux, ma Fille ? Si je dois prendre en compte que les premiers États pontificaux entièrement indépendants ont été annihilés par les fracas des canons, et que le dernier Vatican d’Urba, lui, a chuté par laïcisation, et donc, par la déchristianisation des institutions catholiques, je crois qu’il y a quelques solutions envisageables.

La première solution est de rétablir les États pontificaux dans leur complète souveraineté, comme autrefois, mais dorénavant, avec des royaumes loyaux pour intervenir, en cas de sévères difficultés. La dernière est d’établir un territoire autonome, constitué en une sorte de fief. Cependant, je me refuse de simplement restaurer le Vatican dans l’état d’enclavement qu’il était auparavant, tout bonnement attaché à Urba, au centre-ville, ne disposant que d’un domaine dans la cité, sans plus.
»
Braunschweig

Message par Braunschweig »

Le Saint-Empereur vint poser genou à terre au pied du Saint Père puis baisa l'Anneau du Pécheur.

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Friedrich
Saint-Empereur</center>
Saint-Père, la siège de la Chrétienté ne peut que résider en des Terres Pontificales pleinement restaurées. Ainsi, c'est tout le territoire urbain qui doit trouver toute essence de sa souveraineté dans votre autorité. Il ne peut en être autrement. Les princes catholiques seront les boucliers du Saint Siège restauré. Nous avons toujours juré fidélité aux enseignements du Christ et nous défendrons, corps et âme, jusqu'à notre dernier soupir les intérêts supérieurs de l'Eglise.

Vous trouverez au Saint-Empire foule de bonnes gens prêtes à servir la cause de Sa Sainteté. Considérez nos sujets comme les vôtres et disposez de nous comme il vous plaira. Nous suivrons vos commandements.
Zaldora

Message par Zaldora »

Après que l'empereur eut faire part de son opinion et dévouement, Annabelle intervint de nouveau.

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Annabelle II : Très Saint-Père, il me parait d'avantage souhaitable que les nouveaux États prennent la forme d'une communauté autonome, sans monarque à proprement parlé. Elle serait votre demeure, depuis laquelle vous guiderez, instruirez et soutiendrez les fidèles dans la quête du salut. Une communauté basée sur le modèle de Saint-Honorat (HRP : équivalent Simpolitique du Mont Athos). De cette façon, l'autorité morale et spirituelle que Sa Sainteté représente aura la possibilité de remplir sa mission ici-bas, tout en ne devant aucunement subir les vicissitudes de la sphère temporelle. Ceci n'est que mon humble opinion. En tous cas, chacune des solutions proposées requiert de chasser la tiédeur des Urbains et de faire reculer l'athéisme par le juste apostolat.
Saint-Siège

Message par Saint-Siège »

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Entretien de la scéance

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Sa Sainteté, le Pape Alexandre IX


Le Saint-Père observa pendant quelques secondes, d’un visage compréhensif, la jeune dame qui venait de recevoir sa réponse, quand, tout à coup, l’Empereur Friedrich vint s’agenouiller face au Pontifex maximus, tout en omettant point de remettre une tendre et respectueuse bise sur la Anulus piscatoris du vieil homme en soutane blanche.

Sa Sainteté écouta les dires pratiquement patriotiques du souverain germanique, avec une attention particulièrement fixe, avant d’acquiescer tranquillement et silencieusement face aux propos de l’empereur. Cependant, il était visible, que le pape disposait de deux appréhensions des paroles du monarque impérial ; la première était, qu’il se sentait considérablement flatté par la fidélité et le sens du dévouement que faisait preuve l’homme barbu, mais d’un autre côté, et au final, Sa Sainteté conservait des réserves quant à la prompte exubérance de mots de l’empereur.

C’est néanmoins après avoir réfléchi 3 à 5 secondes, que le Pape Alexandre IX poursuivit, toujours avec calme
: « Cher Fils, très cher Friedrich, votre dévouement semble inébranlable, ce qui honore Dieu, ainsi que son Fils, Jésus-Christ, mais démontrons-nous raisonnablement mesurés dans nos actions, et conservons notre sang froid. Néanmoins, Sire, je demeure profondément flatté par la loyauté que vous exhibez ici, et de la piété que vous faites constamment preuve lorsque vous êtes sur vos territoires.

Nonobstant, le Glaive de notre Seigneur ne sera utilisé qu’en finalité, et non en possibilité, mon Fils. Rappelez-vous en bien. Nous sommes ici des gens et peuples civilisés, et doués. Par conséquent, en Chrétiens de bonne Foi, nous nous devons de montrer l’exemple par l’acte.

Mes Filles et Fils, les actions que vous entreprendrez, quelles qu’elles soient, devront être exemplaires. Méfiez-vous, surtout, sur le chemin de votre quête, des vils su-pots de Satan, qui abreuvent, d’un liquide noirâtre et visqueux, d’où mijotent les frelons de Belzébuth, les plus démunis d'entre-nous, dans le seul but de rallier à la cause de Lucifer, toutes les pauvres âmes, qui se pervertiront et qui se transformeront en âme-en-peine, damnée, souillée et corrompue, par la volonté d’idoles démoniaques, usant de leurs fourbes tours de passe-passe, seulement pour charmer inlassablement les influençables, et les agripper, afin de les faire chuter dans les abysses de l’Enfer. Tous seront défiés par Mammon, et tous devront confronter les plans malicieux de Méphistophélès. Prenez bien garde, Enfants du Seigneur, car la tentation qui s’offre aux brebis égarées est grande, et Asmodée désirera les mettre à ses pieds, dans la soumission. Le Diable, désormais, fait mûrir dans les cœurs le fruit interdit ! Fille et Fils, œuvrons donc pour ramener les Enfants perdus dans la vallée de Dieu, et animons-nous sur la voie des grands desseins de notre Seigneur.
»

Une fois avoir parlé, Annabelle proposa avec déférence, une autre configuration au possible nouvel État pontifical, mais la question n'était toujours pas réglé, par pour le pape, la question de souveraineté était relativement importante. Cependant, il demeurait un modéré dans ses propos et un pieux homme, alors, il écouta, analysa et essaya de répondre correctement aux paroles d'Annabelle: « Ma Fille, je suis assurément persuadé qu'il existe une issue louable, pour la restauration des États pontificaux, mais la question relevant des pouvoirs et des obligations est hasardeuse. Certes, les caprices du pouvoir peuvent enlaidir et soumettre plus quotidiennement à la Tentation, mais tout n'est pas impossible, et, bien que je sois l'Élu de l'Église, je reste aussi humain que vous, et donc, en proie aux erreurs. Toutefois, afin que nous puissions tous bénéficier de vos vues, je vous invite, Majesté, à venir affirmer, face à auditoire, vos théories. »
Arios

Message par Arios »

A nouveau sur les genoux.

Charles-Philippe : Très Saint Père, nos royaumes souffrent grandement et comme la religion catholique de voir cette sainte ville d'Urba dépossédée de tout écho spirituel et de votre sainte présence là-bas. Ce n'est pas seulement une regrettable situation pour l'Église, mais un affront fait à toute la Chrétienté qui se trouve ridicule face au monde entier et aux autres religions. Urba dé-sanctifiée est le symbole d'une modernité condamnée aux régimes de nos ennemis.

C'est pourquoi je ne saurai être qu'enthousiaste à votre décision si je pouvais servir avec mon royaume au recouvrement complet de vos territoires, et non au simple maintien d'une entité symbolique sur la ville même d'Urba.

Les États Pontificaux, selon notre point de vue, seraient plus respectable avec de véritables moyens financiers et militaires outre que symboliques, et une assise territoriale correcte.

Il y a, Très Saint Père, au nord de votre royaume terrestre, un pays en pleine décadence et envahi autant dans son âme que dans son être, et il fût longtemps le symbole de l'Alméra protestante puis libérale. Une partie de son territoire pourrait devenir celui de la reconquête spirituelle du catholicisme, et une source de revenus importants pour la Couronne de Pierre.

Mais toute décision de guerre ne saurait venir de notre propre libre-arbitre, mais bien de votre commandement, pour l'agrandissement de vos États mais avant tout pour la reconquête de ceux-ci.
Braunschweig

Message par Braunschweig »

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Friedrich
Saint-Empereur</center>
Saint Père, nous ne lèverons notre glaive que si l'Eglise le veut. Notre volonté est la vôtre. Notre Cousin le Roy de Fiémance partage à priori nos opinions. Notre libre arbitre, notre pouvoir temporel de souverain ne saurait outre passer vos seuls désirs. Il convient de guider les brebis. Les enseignements du Christ sont précieux. Les Écritures Saintes seront la source de notre inspiration pour prendre des décisions. Nous tournons notre coeur vers le Seigneur, dans l'amour du prochain et en prenant pitié de ceux qui se sont égarés. Le sang chrétien ne doit pas couler. Il existe en chacun une âme à sauver. Qu'elle soit libérale ou communiste soyons miséricordieux comme le fut Jésus Christ notre Sauveur.
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