Posté : mar. sept. 18, 2012 4:51 pm
Journaliste Axel Bertin : Bonjour et bienvenue sur GTV, la chaine d’information en direct du Genfin Pour cette émission spéciale consacrée aux élections présidentielle des 18 et 19 mai prochain. La liste des candidats à l’élection présidentielle a été publiée hier par le ministère de l’Intérieur, et elle est plus courte que ce que prévoyaient les analystes politiques. Rappelons que les personnes souhaitant briguer la présidence de la République doivent, outre être de nationalité génifinienne et résidentes du territoire national, obtenir les parrainages d’au moins cent maires de ce pays. Ces parrainages, envoyés au ministère de l’Intérieur, sont décomptés afin d’établir la liste des candidats, et il semble que cette année les bourgmestres de ce pays aient été quelque peu avares de signatures, puisque seuls six candidats pourront concourir dans cette élection. Outre les deux figures principales attendues, la présidente de la République sortante Aurélia Novantin et la présidente du parti social-démocrate, Laura Girard, ils ne seront donc que quatre candidats : la présidente de l’UDMR et actuelle ministre des Affaires étrangères, Alicia Daroux, le candidat du PCRG, Cédric Golier, le candidat du Parti Libéral, Fernand Pidart, ainsi que le leader du mouvement Vox Populi, Jean-Christophe Salmera.
<center>[img]http://img15.hostingpics.net/pics/571425AurliaNovantinFranoisedePanafieu3.png[/img]-------[img]http://img15.hostingpics.net/pics/595075LauraGirardValrieFourneyron.jpg[/img]-------[img]http://img15.hostingpics.net/pics/303191AliciaDarouxJuliaGillard2.png[/img]-------[img]http://img15.hostingpics.net/pics/833329CdricGolierMichelBarnier3.jpg[/img]-------[img]http://img15.hostingpics.net/pics/747808FernandPidartFernandPir.jpg[/img]-------[img]http://img15.hostingpics.net/pics/289912JeanChristopheSalmeraAndrSantini.jpg[/img]
Aurélia Novantin (MC) - Laura Girard (PSDG) - Alicia Daroux (UDMR) - Cédric Golier (PCRG) - Fernand Pidart (PL) - Jean-Christophe Salmera (VP)</center>
C’est aujourd’hui que sont prévus les meetings de lancement des campagnes de tous les candidats. Nous couvrirons en direct tous ces évènements, que les différentes équipes de campagne se sont arrangées pour placer à la suite, afin que les chaines télés puissent les suivre tous en direct à tour de rôle. Cette émission spéciale commencera donc par la retransmission en direct de la salle des fêtes Eric Elsamer d’Essla, où la présidente Novantin a choisi de lancer sa campagne. Nous y retrouvons Marc Vasseur, notre envoyé spécial sur place. Bonjour Marc, est-ce-que vous m’entendez ?
Journaliste Marc Vasseur : Oui Axel, oui je vous entends ! Je suis en direct, donc, de cette salle Elsamer d’Essla, salle qui est, je ne vous le cache pas, bondée de monde et d’ores et déjà chauffée à blanc ! On attend d’un moment à l’autre la présidente sortante, candidate à sa réélection, Aurélia Novantin. Je n’ai pas besoin de vous rappeler qu’Aurélia Novantin est à la tête de notre pays depuis 2005 et qu’elle a été réélue pour un second septennat en 2012. C’est ce septennat qui arrive à son terme avec cette élection. Disposant avec son seul parti, la Mobilisation Citoyenne, de la majorité absolue des sièges à la Comésie entre 2005 et 2015, elle avait pu gouverner sans avoir les mains liées par les habituelles luttes politiciennes dans lesquelles sombre fréquemment une assemblée sans majorité fixe. Cependant, après la perte de cette majorité absolue lors des élections législatives de 2015, elle a dû replonger dans ces mêmes luttes pour réunir dans une coalition hétéroclite assez de députés pour obtenir un vote de confiance de la part de la Comésie pour un gouvernement panaché, réunissant des hommes et des femmes politiques de tous horizons. Prisonnière des députés de l’UDMC, sans lesquels elle ne pouvait obtenir de majorité absolue, elle avait dû leur céder de nombreux postes gouvernementaux clefs ? Comme le ministère des Affaires étrangères, occupé par celle qui est désormais à la fois sa ministre et son adversaire, Alicia Daroux. Aurélia Novantin aborde cette campagne dans une position de favorite. En effet, les résultats économiques du pays pour l’année 2018 ont été récemment publiés, démontrant une forte hausse du PIB et des conditions de vie de la… Une musique retentit dans la salle. Ah, la candidate Novantin ne devrait pas tarder à arriver ! Elle devrait en principe entrer en fond de salle, s’offrir un bain de foule en allant vers la scène d’où elle doit s’adresser à la foule des sympathisants (peut-être 20'000 personnes) réunis pour l’entendre. Oui, la voilà. Je vais laisser les images tourner et vous pourrez ensuite entendre le discours.
A l’écran, Aurélia Novantin apparait. Elle traverse la salle, prenant près de trois minutes à parcourir les 150 mètres qui la séparent du pupitre. Elle serre quelques mains, signe quelques autographes sur le tout nouveau matériel de campagne. Embrasse même un petit enfant qui lui tend une fleur. Parvenue au pupitre, elle récupère d’un assistant le texte de son discours, qu’elle étale devant elle. Elle lève la main pour demander le silence, qui se fait. Et dure quelques instants.
Aurélia Novantin : Mes chers amis, mes chers concitoyens ! Cris, applaudissements. Mes chers amis… Mes chers amis, je suis heureuse d’être ici. Heureuse d’être ici parmi vous, dont je connais les aspirations, dont je partage les aspirations. Heureuse de m’adresser au peuple du Genfin à travers vous et à travers les moyens de télé-retransmission. La campagne qui commence aujourd’hui sera rude. Vous le savez tous, je le sais moi-même, rassurez-vous. Nous sortons de quatorze années au pouvoir. Deux fois déjà le peuple de ce pays m’a accordé sa confiance lors d’une élection présidentielle. Quatre fois il a voulu, avec une majorité à la Comesie, me donner les moyens de mener à bien la politique pour laquelle il m’avait élu. Ce peuple du Genfin, je vais me tourner vers lui une fois de plus. Je vais le regarder dans les yeux, comme je l’ai toujours fait, pour lui demander de me faire confiance une fois de plus.
Rappelez-vous, il y a quatorze ans, presque jour-pour-jour… Ensemble, nous nous lancions dans une aventure nouvelle pour notre mouvement politique. Ensemble, nous proposions aux génifiniens une nouvelle voie. Une voie qui n’était pas celle du libéralisme, qui soumet l’homme à l’argent. Une voie qui n’était pas celle d’un « réformisme » centriste perdu dans les méandres de ses luttes intestines. Une voie qui n’était pas celle, avilissante pour l’homme, menaçante pour ses droits les plus fondamentaux, que constituait et que constitue toujours le communisme internationaliste, à la botte de l’URKR depuis trop longtemps. Une voie qui n’était pas, enfin, celle qui, au pouvoir trop souvent et depuis trop longtemps dans ce pays, l’avait laissé stagner et s’endetter, qui avait laissé le rôle de l’Etat disparaitre au profit de l’anarchie totale, qui avait fait d’une nation brillante une masse de femmes et d’hommes inerte, condamnée à ignorer son histoire quand celle-ci voulait qu’elle avance, la voie de la social-démocratie, qui n’a jamais su, qui ne saura jamais répondre sans hésitation aux problèmes de ce pays. Nous avions ainsi, quatorze ans plus tôt, proposé au génifiniens de reprendre en main leur pays, avec nous. De ne pas renoncer à la grandeur de l’Etat, à la richesse que les avancées de la science et de l’homme mettaient désormais à sa portée. Nous avions, ensemble, convaincu nos concitoyens. Et ils ne nous ont jamais fait défaut depuis, car nous avions fait les bons choix.
Aujourd’hui on vient nous voir, la rose à la main, pour nous dire que l’avenir de ce pays, c’est de changer de politique. Huées dans la salle. Nous dire que nous avons trahit. Que nous avons échoué. Les huées redoublent. On nous dit « non, vous n’avez pas remis ce pays sur le chemin du progrès. Non, vous n’avez pas redonné à chaque femme et à chaque homme de ce pays un travail, un revenu. Non, vous n’avez rien fait pour cette grandeur que vous invoquez tout le temps. Non, vous n’avez pas réussi, vous avez échoué. » Alors je voudrais vous demander, mes amis… et répondez franchement, hors de tout clivage politique et de toute prise de position idéologique : ce pays a-t-il progressé, en quatorze ans ? La salle approuve. Le chômage est-il nul depuis trois ans ? La salle approuve. La parole de ce pays est-elle entendue à l’internationale, auprès de nos partenaires de l’Union du Jeekim ? La salle approuve. Enfin, ce que nous avions promis, l’avons-nous tenu ? La salle approuve et éclate en applaudissements. Voilà, je crois, le véritable bilan de ces quatorze dernières années. Je défie quiconque, dans ce pays, de venir me dire qu’il est faux et mauvais. Que nous n’avons pas fait les bons choix. C’est pour cela que j’ai décidé de me présenter de nouveau à la présidence de la République, sachez-le. Pour achever ce que nous avons commencé. Pour ne pas laisser la mémoire des grandes réformes que nous avons menées être salie par des politiciens aux mœurs archaïques, rancuniers.
Ce que je vous propose, c’est de continuer ensemble notre marche vers l’avenir, vers le progrès humain, vers le progrès économique, scientifique, démocratique. Et pour cela, j’aurais besoin de vous pour convaincre. Allez frapper aux portes, rencontrez nos concitoyens, recueillez leurs doléances. Discutez, écoutez, allez convaincre ! Pour assurer l’avenir, il faut mobiliser, réfléchir, proposer et convaincre. Et pour cela, il faudra que le peuple marche d’un même pas avec nous. Car vous qui êtes ici, vous êtes le peuple du Genfin ! Vous êtes les forces vives de cette nation que nous n’avons de cesse de construire ensemble depuis près de quatorze ans. Vous êtes les forces vives qui demain, pour que le peuple génifinien m’accorde à nouveau sa confiance, devront se mobiliser. J’ai confiance en vous ! Applaudissements bruyants. J’ai confiance en votre courage, j’ai confiance en votre conviction, j’ai confiance en votre résistance. Bien sûr, il y aura des moments difficiles. On invoquera des affaires, des trahisons, des renoncements, des faiblesses ! On nous chargera de tous les mots ! Ne lâchez rien, alors ! Je ne crains pas le jugement de nos concitoyens dans les urnes. Je n’en crains pas le résultat. Ce que je crains, c’est que l’élan formidable qui s’est levé dans ce pays il y a quatorze ans, que nous avons porté, conduit, ne soit brisé sur des mensonges, des diffamations. Mais je vous le dis, je ne laisserai pas des politiciens mentir au peuple génifinien et saboter son avenir pour le plaisir d’obtenir ce pouvoir qu’ils convoitent depuis si longtemps. Ensemble, je vous le promets, nous réussirons. Réussir ensemble, voici le projet, voici le slogan !
La présidente se tut pour écouter la foule qui criait son nom et répétait en boucle « ensemble ! » Elle s’éloigna de son pupitre pour saluer.
Journaliste Axel Bertin : Voilà chers téléspectateurs, c’était pour vous, en direct, le discours d’entrée en campagne de la présidente de la République, candidate à sa réélection, Aurélia Novantin. Le débriefe de ce discours comme de ceux, qui vont suivre, des autres candidats à l’élection présidentielle se fera sur ce plateau même dès que tous les candidats auront donné leur discours.
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Aurélia Novantin (MC) - Laura Girard (PSDG) - Alicia Daroux (UDMR) - Cédric Golier (PCRG) - Fernand Pidart (PL) - Jean-Christophe Salmera (VP)</center>
C’est aujourd’hui que sont prévus les meetings de lancement des campagnes de tous les candidats. Nous couvrirons en direct tous ces évènements, que les différentes équipes de campagne se sont arrangées pour placer à la suite, afin que les chaines télés puissent les suivre tous en direct à tour de rôle. Cette émission spéciale commencera donc par la retransmission en direct de la salle des fêtes Eric Elsamer d’Essla, où la présidente Novantin a choisi de lancer sa campagne. Nous y retrouvons Marc Vasseur, notre envoyé spécial sur place. Bonjour Marc, est-ce-que vous m’entendez ?
Journaliste Marc Vasseur : Oui Axel, oui je vous entends ! Je suis en direct, donc, de cette salle Elsamer d’Essla, salle qui est, je ne vous le cache pas, bondée de monde et d’ores et déjà chauffée à blanc ! On attend d’un moment à l’autre la présidente sortante, candidate à sa réélection, Aurélia Novantin. Je n’ai pas besoin de vous rappeler qu’Aurélia Novantin est à la tête de notre pays depuis 2005 et qu’elle a été réélue pour un second septennat en 2012. C’est ce septennat qui arrive à son terme avec cette élection. Disposant avec son seul parti, la Mobilisation Citoyenne, de la majorité absolue des sièges à la Comésie entre 2005 et 2015, elle avait pu gouverner sans avoir les mains liées par les habituelles luttes politiciennes dans lesquelles sombre fréquemment une assemblée sans majorité fixe. Cependant, après la perte de cette majorité absolue lors des élections législatives de 2015, elle a dû replonger dans ces mêmes luttes pour réunir dans une coalition hétéroclite assez de députés pour obtenir un vote de confiance de la part de la Comésie pour un gouvernement panaché, réunissant des hommes et des femmes politiques de tous horizons. Prisonnière des députés de l’UDMC, sans lesquels elle ne pouvait obtenir de majorité absolue, elle avait dû leur céder de nombreux postes gouvernementaux clefs ? Comme le ministère des Affaires étrangères, occupé par celle qui est désormais à la fois sa ministre et son adversaire, Alicia Daroux. Aurélia Novantin aborde cette campagne dans une position de favorite. En effet, les résultats économiques du pays pour l’année 2018 ont été récemment publiés, démontrant une forte hausse du PIB et des conditions de vie de la… Une musique retentit dans la salle. Ah, la candidate Novantin ne devrait pas tarder à arriver ! Elle devrait en principe entrer en fond de salle, s’offrir un bain de foule en allant vers la scène d’où elle doit s’adresser à la foule des sympathisants (peut-être 20'000 personnes) réunis pour l’entendre. Oui, la voilà. Je vais laisser les images tourner et vous pourrez ensuite entendre le discours.
A l’écran, Aurélia Novantin apparait. Elle traverse la salle, prenant près de trois minutes à parcourir les 150 mètres qui la séparent du pupitre. Elle serre quelques mains, signe quelques autographes sur le tout nouveau matériel de campagne. Embrasse même un petit enfant qui lui tend une fleur. Parvenue au pupitre, elle récupère d’un assistant le texte de son discours, qu’elle étale devant elle. Elle lève la main pour demander le silence, qui se fait. Et dure quelques instants.
Aurélia Novantin : Mes chers amis, mes chers concitoyens ! Cris, applaudissements. Mes chers amis… Mes chers amis, je suis heureuse d’être ici. Heureuse d’être ici parmi vous, dont je connais les aspirations, dont je partage les aspirations. Heureuse de m’adresser au peuple du Genfin à travers vous et à travers les moyens de télé-retransmission. La campagne qui commence aujourd’hui sera rude. Vous le savez tous, je le sais moi-même, rassurez-vous. Nous sortons de quatorze années au pouvoir. Deux fois déjà le peuple de ce pays m’a accordé sa confiance lors d’une élection présidentielle. Quatre fois il a voulu, avec une majorité à la Comesie, me donner les moyens de mener à bien la politique pour laquelle il m’avait élu. Ce peuple du Genfin, je vais me tourner vers lui une fois de plus. Je vais le regarder dans les yeux, comme je l’ai toujours fait, pour lui demander de me faire confiance une fois de plus.
Rappelez-vous, il y a quatorze ans, presque jour-pour-jour… Ensemble, nous nous lancions dans une aventure nouvelle pour notre mouvement politique. Ensemble, nous proposions aux génifiniens une nouvelle voie. Une voie qui n’était pas celle du libéralisme, qui soumet l’homme à l’argent. Une voie qui n’était pas celle d’un « réformisme » centriste perdu dans les méandres de ses luttes intestines. Une voie qui n’était pas celle, avilissante pour l’homme, menaçante pour ses droits les plus fondamentaux, que constituait et que constitue toujours le communisme internationaliste, à la botte de l’URKR depuis trop longtemps. Une voie qui n’était pas, enfin, celle qui, au pouvoir trop souvent et depuis trop longtemps dans ce pays, l’avait laissé stagner et s’endetter, qui avait laissé le rôle de l’Etat disparaitre au profit de l’anarchie totale, qui avait fait d’une nation brillante une masse de femmes et d’hommes inerte, condamnée à ignorer son histoire quand celle-ci voulait qu’elle avance, la voie de la social-démocratie, qui n’a jamais su, qui ne saura jamais répondre sans hésitation aux problèmes de ce pays. Nous avions ainsi, quatorze ans plus tôt, proposé au génifiniens de reprendre en main leur pays, avec nous. De ne pas renoncer à la grandeur de l’Etat, à la richesse que les avancées de la science et de l’homme mettaient désormais à sa portée. Nous avions, ensemble, convaincu nos concitoyens. Et ils ne nous ont jamais fait défaut depuis, car nous avions fait les bons choix.
Aujourd’hui on vient nous voir, la rose à la main, pour nous dire que l’avenir de ce pays, c’est de changer de politique. Huées dans la salle. Nous dire que nous avons trahit. Que nous avons échoué. Les huées redoublent. On nous dit « non, vous n’avez pas remis ce pays sur le chemin du progrès. Non, vous n’avez pas redonné à chaque femme et à chaque homme de ce pays un travail, un revenu. Non, vous n’avez rien fait pour cette grandeur que vous invoquez tout le temps. Non, vous n’avez pas réussi, vous avez échoué. » Alors je voudrais vous demander, mes amis… et répondez franchement, hors de tout clivage politique et de toute prise de position idéologique : ce pays a-t-il progressé, en quatorze ans ? La salle approuve. Le chômage est-il nul depuis trois ans ? La salle approuve. La parole de ce pays est-elle entendue à l’internationale, auprès de nos partenaires de l’Union du Jeekim ? La salle approuve. Enfin, ce que nous avions promis, l’avons-nous tenu ? La salle approuve et éclate en applaudissements. Voilà, je crois, le véritable bilan de ces quatorze dernières années. Je défie quiconque, dans ce pays, de venir me dire qu’il est faux et mauvais. Que nous n’avons pas fait les bons choix. C’est pour cela que j’ai décidé de me présenter de nouveau à la présidence de la République, sachez-le. Pour achever ce que nous avons commencé. Pour ne pas laisser la mémoire des grandes réformes que nous avons menées être salie par des politiciens aux mœurs archaïques, rancuniers.
Ce que je vous propose, c’est de continuer ensemble notre marche vers l’avenir, vers le progrès humain, vers le progrès économique, scientifique, démocratique. Et pour cela, j’aurais besoin de vous pour convaincre. Allez frapper aux portes, rencontrez nos concitoyens, recueillez leurs doléances. Discutez, écoutez, allez convaincre ! Pour assurer l’avenir, il faut mobiliser, réfléchir, proposer et convaincre. Et pour cela, il faudra que le peuple marche d’un même pas avec nous. Car vous qui êtes ici, vous êtes le peuple du Genfin ! Vous êtes les forces vives de cette nation que nous n’avons de cesse de construire ensemble depuis près de quatorze ans. Vous êtes les forces vives qui demain, pour que le peuple génifinien m’accorde à nouveau sa confiance, devront se mobiliser. J’ai confiance en vous ! Applaudissements bruyants. J’ai confiance en votre courage, j’ai confiance en votre conviction, j’ai confiance en votre résistance. Bien sûr, il y aura des moments difficiles. On invoquera des affaires, des trahisons, des renoncements, des faiblesses ! On nous chargera de tous les mots ! Ne lâchez rien, alors ! Je ne crains pas le jugement de nos concitoyens dans les urnes. Je n’en crains pas le résultat. Ce que je crains, c’est que l’élan formidable qui s’est levé dans ce pays il y a quatorze ans, que nous avons porté, conduit, ne soit brisé sur des mensonges, des diffamations. Mais je vous le dis, je ne laisserai pas des politiciens mentir au peuple génifinien et saboter son avenir pour le plaisir d’obtenir ce pouvoir qu’ils convoitent depuis si longtemps. Ensemble, je vous le promets, nous réussirons. Réussir ensemble, voici le projet, voici le slogan !
La présidente se tut pour écouter la foule qui criait son nom et répétait en boucle « ensemble ! » Elle s’éloigna de son pupitre pour saluer.
Journaliste Axel Bertin : Voilà chers téléspectateurs, c’était pour vous, en direct, le discours d’entrée en campagne de la présidente de la République, candidate à sa réélection, Aurélia Novantin. Le débriefe de ce discours comme de ceux, qui vont suivre, des autres candidats à l’élection présidentielle se fera sur ce plateau même dès que tous les candidats auront donné leur discours.