Ceci est bien entendu totalement facultatif. Bien qu’adéquat pour une meilleure compréhension des diverses trames qui se déroulent, s’emmêlent et se nouent, on peut très bien profiter du spectacle ex nihilo.
Ceci est un rp révolutionnaire interne et qui, donc, n’aura que peu ou prou d’influence sur la géopolitique mondiale (sauf dégénérescence incontrôlée et lubie fanatique du MJ). Il est cependant ouvert à tous. Quiconque souhaiterait intervenir dans le conflit (aider les révolutionnaires, le gouvernement, prendre le contrôle de ressources ou tout autre fantaisie) y sera libre. Je souhaiterais juste qu’il me contacte par MP au préalable afin que je lui expose ma vision du dénouement du conflit (vous le verrez, il est très modeste). Bien entendu, pas d’obligations, mais je souhaiterais tout de même que vous respectiez mes souhaits. Je suis un petit joueur, ne demande pas trop, fait mes premières armes et aimerait bien ne pas être annihilé par la fougue égoïste de joueurs plus expérimentés.
N’écoutez surtout pas le discours du directeur du service de greffe : l’aide de la SA est, bien sûr, la bienvenue, et je ne considère pas personnellement Annabelle II comme « une vache abrutie qui se fait passer pour naïve et sympathique ». Juste une opinion d’un de mes citoyens que je ne partage absolument pas.
Et n’ayez pas peur du rédacteur-en-chef du journal Mi-figue mi-raisin. Bien qu’étant omniscient, il ne fera jamais part d’informations cruciales. ]
<center>Révolution et conspirations
[url=http://www.casimages.com/img.php?i=12091306301544084.jpg][img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/09/13/12091306301544084.jpg[/img][/url]
Journal radiophonique de Stalagmanque
9 février 2019
Les ondes des Hérauts !
Canal 31.4159
Bonjour, chers auditeurs.
Nous tenons en premier lieu à nous excuser du retard prit malencontreusement dans nos diffusions radiophoniques, mais un nid de cigogne posé sur l’antenne principale provoqua des interférences avec le système de communications. De plus, les presses rotatives de la guilde des Métiers du Livre se trouvant grippées par le froid de l’hiver, tout moyen de diffusion médiatique s’est trouvé paralysé.
Mais laissons là le passé, et passons aux nouvelles.
La première information est, bien entendu, la nuit des ouvertures qui s’est achevée, comme d’habitude, par les quatre ouvertures fondamentales, qu’il est ici inutile de répéter. Comme chaque année, le succès fut au rendez-vous, et spectateurs comme interprètes se donnèrent rendez-vous l’an prochain pour une nouvelle cession des Nuits des Ouvertures. Puisse la musique toujours servir de liant pacifique pour les peuples.
Information secondaire du jour : le pays est entré en révolution depuis début janvier. Le mouvement populo-kirovo-marxo-socialo-communiste, ou peu s’en faut, a revendiqué les divers attentats que l’on a pu observer à Bel Proximus et Héphaïs, respectivement harmonique et épicentre du mouvement révolutionnaire.
Nous rappelons que Don Paolo Forcina, juge de San Luca, est toujours retenu prisonnier dans son palais secondaire d’Héphaïs. Les prédictions les plus réalistes font état de sa mort et même de sa putréfaction. Les révolutionnaires semblent même lever une armée rudimentaire, prête à convertir les opposants à leur idéologie à coups de savates s’il le faut.
Selon certains experts, la confluence d’évènements ne put que s’organiser au mieux pour les révolutionnaires amateurs. Outre les fêtes de fin d’année, plongeant les oligarques dans une torpeur toute méritée, les récents évènements au Viek Koing – virus puis bombardements – mettaient le gouvernement dans une position de fragilité, de solitude et d’impuissance.
Le Sénat de Stalagmanque, réunit, comme chaque année, le 15 janvier pour discuter budget et diplomatie, s’est vu obligé de rallonger extraordinairement la séance de plusieurs semaines pour étudier le cas. Cette lenteur est la preuve même de l’incapacité des patriciens à se mettre d’accord, et grâce est rendue à Dieu de l’incompétence des révolutionnaires à être efficaces ; le cas contraire se serait vu confirmer par le renversement complet du pays en quelques jours. Vive l’esprit bête et rébarbatif du paysan stalagmantin !
La question qui brûle les lèvres est : aurions-nous pu éviter ceci ? La plupart affirment que non. Il est vrai que nous étions en carence flagrante d’informations. Quels éléments auraient pu nous mettre sur la voie ? Pas le moindre petit attentat revendiqué, la moindre lettre, le moindre discours. La moindre des choses, quand on fomente une révolution, est bien entendu de donner des indices afin que l’Inquisition puisse nous arrêter avant la réalisation effective. Toutes les révolutions se sont déroulées ainsi, et la république s’en est toujours bien sortie.
Nous repassons, en son intégralité, le discours de Vladimir Tetri, chef autoproclamé de la résistance spasmodique, qui lança en bonne et due forme la révolution kirovo-populo-communo-marxo-socialiste, ou quelque chose d’approchant… »</center>
Pendant la retransmission du discours, un haut-parleur de médiocre qualité diffusait les informations dans le Palais Jaune, dans lequel la totalité des patriciens s’étaient réunis.
Chacun observait un silence de mort. La question brûlante « comment n’a-t-on rien vu venir » était au cœur de chacun d’entre eux.
Pour Stalagmanque, une chose n’est officiellement admise dans l’esprit que si elle est accompagnée d’un discours officiel, d’une allocation publique. Bref, si cette « chose » est présentée en bonne et due forme.
Et cette fois-ci, la chose avait été présentée en bonne et due forme : la révolution avait éclaté.
Les trois juges métropolitains, en leur qualité de juge et de doyens du pays, présidaient la réunion. Les trois cousins Doppiezza, en tant que régisseurs, ne savaient quelle décision prendre. Une seule chose était sûre : les choses allaient mal finir.
Don Francesco Doppiezza, le doyen du Conseil des III, se leva et prit la parole. Dans cette absence totale de son, point besoin de micro pour faire porter sa voix chevrotante et sépulcrale.
« Mes amis, nous voici en bien fâcheuse posture. Le peuple gronde, et de telle manière que cela ne s’était jamais vu depuis… Eh bien, force est de constater que jamais il ne gronda ainsi. Oh, certains diront que les révolutions et le nouveau morcellement du pays était pareil, au fond. Mais il ne s’agissait que de l’envie des peuples de redevenir libres et indépendants, comme il l’était prévu dans les Tables Furibalditaines. Ici, point de respect de Tables, de Code, de Lois. Le peuple sombre dans la crainte du Sénat : l’Anarchie.
Il nous faut donc réagir, messieurs. Mais n’agissons pas comme des barbares. Nous sommes les héritiers de 2000 ans de préceptes chrétiens et de 1300 ans de lois républicaines. Nous sommes les dépositaires d’une longue lignée d’hommes civilisés, et nous ne nous abaisserons pas au rang avilissant du barbare ou de la bête.
C’est pourquoi il faut utiliser la force brute pour venir à bout de ce peuple terrestre et paysan. Comme il est prescrit dans les Tables Furibalditaines.
C’est pourquoi je passe cette motion au vote : l’usage de l’armée dans la répression des peuples qui pillent et sabotent nos villes, séquestrent nos magistrats et n’ont aucun respect pour la foi ni la loi. Un patricien a-t-il une objection à faire ? »
Aucune main ne se leva. Les yeux restaient fixes. Bon nombre d’objections avaient été formulées au cours du mois dernier, et maintenant, les faits sont là. Les juges métropolitaines firent donc passer le ballotino dans les rangs des quelques 5000 patriciens afin de recueillir leurs votes, par le principe des billes dorées ou argentées. Au vu du nombre exorbitant de délibérants, la session de vote dura près d’une heure. L’attente se fit dans un calme presque cultuel.
Enfin, le ballotino, aidé par quelques patriciens, revint, les bras chargés d’urnes remplies. Les cousins Doppiezza se mirent donc en devoir de compter, avec comme témoins les plus proches sénateurs, le nombre de billes argentées et le nombre de billes dorées.
Le résultat était sans équivoque : 89% d’argentées, 8% de dorées, 3% de charbonneuses. Le verdict était tombé. Don Francesco Doppiezza se leva donc, pour l’annoncer :
« Messieurs, en ce jour du 9 janvier 2019, le Sénat de Stalagmanque entre en guerre civile contre les révolutionnaires, avec soutien de la force armée. Dont acte. »
…………………………………………………………………………
<center>Palais des Doges
Bureau du Conseil des VII</center>
Un message fut prestement envoyé au Conseil des VII. Les six conseillers se réunissaient quotidiennement, pour attendre en vain certaines dispositions.
Mais aujourd’hui, ô miracle ! Une réponse avait été envoyée, disant ceci :
<center>« A l’adresse des pouvoirs exécutifs de la Sérénissime République de Stalagmanque,
De la part du Sénat de Stalagmanque,
Nous vous informons que la décision a été prise : il faut mater les actions révolutionnaires, et ce par la force. L’utilisation complète et indéfectible de l’armée est donc autorisée, et même encouragée.
Nous tenons également à vous prévenir que les quelques informations lâchées par le CES furent très intéressantes. Veuillez suivre également au maximum lesdites informations, afin d’essayer de gérer les populations au mieux.
Vu la faible santé du Doge, nous accordons, en accord avec nos lois, les pleins pouvoirs au Conseil des VII, qui devra agir collégialement pour prendre toutes les mesures nécessaires pour endiguer ce problème.
Vous avez l’appui indéfectible du Sénat, et, par conséquent et en théorie, rien ne peut vous arrêter.
Que Dieu vous protège,
Don Francesco Doppiezza, Don Alidoro Doppiezza & Don Ludovico Doppiezza, juges métropolitains de Stalagmanque et Furibaldi »</center>
Les six conseillers se regardèrent et soupirèrent d’aise. Enfin, on allait pouvoir agir.
Comme chaque jour, ils avaient réuni autour d’eux un conseil d’Etat-major large, afin de pallier à toute éventualité. Se trouvaient, au complet :
- -Les cinq autres juges de Stalagmanque, représentant l’armée ;
-Guglielmo Malatesta, maréchal de république et coordinateur de l’armée ;
-Les patrons des quatre guildes les plus importantes de la république ;
-Les chefs des institutions culturelles, à savoir l’évêque de la Basilique, le grand aumônier de l’Hôpital, le chancelier de l’Université, le conservateur du Muséum, le doyen de l’Asile et le régisseur de la Soffitta – une dérogation spéciale lui avait été fournie pour être présent ;
-Le Grand-Maître de l’Inquisition ;
-Les deux magistrats des Eaux de Stalagmanque ;
-Le directeur du Service de greffe du Sénat, en tant que maître de la diplomatie et des services d’espionnage du pays.
Don Figaro Mercante, porte-parole du Conseil des VII, se leva et prit la… parole, justement :
« Messieurs, l’heure est grave, et la révolution est à nos portes. C’est pourquoi nous demandons à tous de coopérer.
En premier lieu, nous devons coordonner l’armée afin, tout d’abord, de contenir cette armée de pacotille. Messieurs les juges, vos armées sont-elles opérationnelles, où ont-elles subit de plein fouet l’ire communiste ?
-Certains ont basculé du côté obscur à 70% de la force, Don, répondit Don Umberto Zetti. Peut-être ont-ils oublié de la qualité de liberté qu’ils possèdent dans nos services.
-Bien, c’est ce que je pensais. Il va falloir essayer de galvaniser un peu nos troupes. Les convaincre de se battre. Et pour cela, il faudra faire des discours publics. Vanter notre système, dénigrer les révolutionnaires. Très important, il faut mettre l’opinion publique de notre côté. Et pour cela, toutes les forces vives intellectuelles du pays doivent s’unir. Nous savons que le principe d’ingérence de Stalagmanque dans les affaires culturelles et intellectuelles est un principe sacré. Aussi, nous laissons le libre choix. Sachez juste qu’une révolution sonnera le glas de l’anticléricalsme, des universités d’Etat, de la sécurité sociale publique et de l’Art – et Opéra – national. A vous de voir où se trouve vos intérêts.
» Il faudra également – et principalement – agir dans les provinces. Messieurs les juges, nousvous prions de bien vouloir faire tout votre possible pour rallier les forces intellectuelles – et principalement les écoles, l’enseignement – à notre cause.
» Nous demandons également aux guildes de nous apporter tout le soutien financier dont elles sont capables. En vertu des lois sacrées de notre belle cité, nous vous offrons la protection et l’indépendance, mais en échange vous devez participer à tout effort de guerre. Et la guerre civile est et restera une guerre, quoiqu’il en soit.
-Et pour la Nursie ? Faut-il faire quelque chose ?
-La Nursie ? Rien de spécial, je pense. Le CES ne nous a pas encore donné ses conclusions quant à l’île. Nous vous demandons juste de rester le plus vigilant possible. Ces bourgeois n’attendent peut-être qu’un instant pour créer des entreprises indépendantes, des non-guildes. Ah, si, je me rappelle : le CES parle de maintenir une cohésion nationale. Il faudra convaincre les nursiens du bien-fondé de leur annexion.
-Raviver l’identité nationale ? Mais cela va à l’encontre des Tables Furibalditaines ! Il faut laisser aux peuples présents la possibilité de garder leurs us et coutumes.
-La question ne se pose pas tant que ça au niveau continental. Les républiques Furibalditaines furent toujours de culture semblable.
» Bien. Messieurs, je pense que, pour l’instant, c’est tout. Veuillez vous référez au Conseil des VII pour toute action, afin d’obtenir notre aval. Nous tenterons d’associer notre Sérénissime Doge au maximum d’actions, même si sa santé reste défaillante.
-Dîtes, je pense à quelque chose, fit le Grand-Maître de l’Inquisition. Ne faudrait-il pas faire appel à la Sainte Alliance pour nous venir en aide ? Ce serait le moment de vérifier le bien-fondé de leurs paroles.
-Fadaises ! s’exclama le directeur du service de greffe. Ce serait proprement désastreux. Avec les affaires au Viek Koing, se serait remmuer la scène internationale pour rien. Mieux ne vaut pas les embêter. Nous ne lancerons un appel que lorsque la situation dégénèrera vraiment. Voici mon avis.
-Sans compter que, continua Don Figaro Mercante, que la Sainte Alliance n’est pas forcément la meilleure des organisations. Rien que cette Annabelle II : comment faire confiance à cette vache abrutie qui se fait passer pour naïve et sympathique uniquement pour s’attirer les faveurs des autres monarques ? »
Tous le regardèrent d’un drôle d’air.
« Bon, bon, oubliez ça. Vous avez tous bien compris ? Bien. Rendez-vous demain, ici, à 15h, pour faire un point sur les divers moyens que vous pourrez mettre en place. Et je pense essentiellement aux militaires. »
…………………………………………………………………………
<center>9 canal aux Truites, 3e étage, Stalagmanque, S.R. de Stalagmanque
Siège du Mi-figue mi-raisin</center>
Le rédacteur-en-chef du journal Mi-figue mi-raisin étala les documents qu’il avait recueillis sur son bureau.
Il avait sous les yeux tous les chiffres, informations et quotas relatifs à la révolution, ainsi qu’un duplicata secret du compte-rendu du CES – bien que les informations ne soient pas vraiment nouvelles pour le rédacteur-en-chef.
La question qu’il se posait est : qu’allait-il faire avec tous ces documents ? Il savait parfaitement où étaient ses intérêts. La Sérénissime République offrait une liberté de presse que l’on a du mal, parfois, à trouver dans les autres pays communistes, et même capitalistes. De plus, au fond de son esprit, on ne pouvait renverser le système. Il est présent depuis si longtemps que cela équivaudrait à déplacer des montagnes.
Mais la position d’absolue neutralité du journal l’empêchait de se placer dans un camp quelconque. La seule alternative restait donc de lâcher une à une les informations intéressantes, avec une parfaite équité envers les deux camps.
Enfin, ces informations seraient probablement ignorées. Cela faisait longtemps que l’on attribuait à ce journal un rôle de Cassandre.
Mais on oublie trop souvent que Cassandre, bien que folle, avait toujours raison.
Le rédacteur-en-chef fit donc le tri, et classa les informations, et surtout les forces, des deux camps en présence, afin de se faire une idée générale et concise.
<center>Camps en présence : </center>
-Sérénissime République de Stalagmanque
But :
- -Maintien des institutions millénaires
-Rétablir stabilité économique, politique et sociale
-Endiguer tout mouvement violent (sabotage, émeutes, soulèvements)
-Capture des chefs de file révolutionnaires pour jugement
-Libération du juge de San Luca Don Paolo Forcina
- -Hommes : 10137 (armée régulière terrestre), 150000 (armée régulière maritime), 120 (forces aériennes), 279.200 (volontaires)
-Armement : dirigeables bombardiers (70), frégates (112), arquebuses, armes chimiques et bactériologiques, véhicules, mortiers (82), canon d’artillerie mobiles (82), blindés légers (19), chars légers (16),
-Moral : parfait, d’un nationalisme presque inébranlable
-Mouvement Communo-populo-marxo-socialo-kiroviste
But :
- -Renverser le régime en place
-Instaurer un régime globalement communiste.
- -Hommes : 350.800 (armée régulière révolutionnaire), 1.025.700 (volontaires)
-Armement : arbalètes, arcs, bombes artisanales, foultitude d’objets contondants
-Moral : excellent, proche du fanatisme
-Mouvement républicain indépendantiste nursien (pour l’instant secret)
But :
- -Rendre l’indépendance politique et économique de l’île de Nursie
- -Hommes : 500.300 (volontaires)
-Armement : arquebuses, bombes artisanales, armes chimiques et bactériologiques artisanales
-Moral : beau fixe, quoiqu’indolent
-Populations locales
But :
- -Continuer à vivre une vie sans problèmes
- -Hommes : le reste de la population
-Armement : néant
-Moral : amorphe