Vikland libre

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Georges Haurès

Message par Georges Haurès »

À Falbier, capitale du Vikland, les rues sont désertes. Quelques coups de feu retentissent, rarement. Des prisonniers sont faits et les soldats sécurisent la ville quartier par quartier. C'est la même situation dans toutes les villes et villages du Vikland. Les résistants sont venus se montrer dans les bourgs.

Au camp d'internement, plus d'un millier de soldats efstlandais constatent les dégâts et portent secours aux civils les plus touchés. Quelques heures plus tôt, des tonnes de nourriture ont été parachutées. Les 30 000 viklandais ne sont plus que 12 000 et la plupart sont squelettiques. Des images terrifiantes s'offrent aux yeux des soldats efstlandais. Les locaux montrent les fosses communes du camp et détaillent leurs conditions de vie pendant tous ces mois. Les soldats efstlandais sont applaudis, on leur fait une haie d'honneur : sur le visage des ex-prisonniers, un sourire, et dans leurs yeux, une étincelle. L'armée a déployé trois stands : un pour l'identification, un pour la distribution de nourriture et l'autre pour les sacs de couchage et les soins. Bientôt, des camions de transport interviendront et les civils seront relogés dans leurs foyers originels.


Vikland libre !
Les liaisons radio sont rétablies et la nouvelle est annoncée dans le monde entier.
Dans les rues de Starfalgur, les efstlandais sont sortis et fêtent la nouvelle. Les chaînes d'information de bon nombre de pays passent la nouvelle en boucle et des photographies fraîchement prises par des journalistes crédités.

William O. Bjartur
Efstlandais, efstlandaises, le Vikland est libéré.
Enfin, nos frères, internés dans le camp, sous le joug de la cruauté andrésienne, mangent, et mangent chaud. Les soldats liberians et tel-eribiens sécurisent actuellement la zone et nos soldats ont pris en charge les prisonniers. Dans quelques jours, ces 12 000 personnes, qui étaient à l'origine 30 000, les autres ayant été tuées par la faim et la maladie du camp, pourront retrouver leur foyer, leur ville, leur famille. Enfin, les viklandais, qui attendaient au Thorval, en Efstland, au Lochlann, retourneront sur leur terre, sur leur île sacrée !
Mais dans cet océan de joie, nous pensons aux viklandais morts. Aux 177 000 viklandais qui, pendant le Blodbad, étaient au Lochlann et ont subi, avec leurs frères lochlannais, l'attaque chimique que nous connaissons tous. Aux 18 000 viklandais qui, internés dans ce camp inhumain, sont morts. La population viklandaise a été réduite de 65% par des agissements abominables, terribles.[...]
Nous statuerons, avec les autorités lochlannaises, sur le futur statut du Vikland. Aujourd'hui, le pays est mis sous tutelle de l'Efstland. Cette situation sera très brève et permettra de réorganiser le pays. Nous garantissons que dans moins de deux mois, l'avenir de l'île sera décidé.[...]


Que se passe-t-il maintenant ?
- Les soldats de l'Axe néo-mondial resteront à sécuriser la totalité du pays.
- L'armée efstlandaise déploiera des avions et véhicules de transport pour acheminer la population viklandaise jusqu'à leurs foyers.
- Les officiers de l'état civil efstlandais envoyés sur place ont perquisitionné les mairies pour y trouver les archives de l'état civil viklandais afin d'éviter toute installation frauduleuse sur une propriété appartenant à une autre personne.
- De nouveaux papiers seront délivrés en cas de perte.
- Une aide humanitaire est envoyée depuis l'Efstland. Une aide venue du Thorval completera sûrement cette dernière.
- Dans deux semaines, les troupes de l'axe néo-mondial embarqueront vers leur pays d'origine.
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