Lettres et écrits tarnois

Amaski

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<center>REFLEXIONS SUR l'HUMANITE

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Introduction

La Terre, cette belle planète que les plus courageux cosmonautes peuvent admirer, a depuis la nuit des temps été le berceau d'une espèce animale très spéciale. Elle n'est pas vraiment différente des autres espèces sur le plan biologique. Faisant partie des mammifères, elle est doté d'un cerveau composé de milliers de synapses, d'un système nerveux et toute une palette d'organes et de fonctionnalités que nous pouvons retrouver parmi des très nombreuses autres espèces de notre planète. Cette espèce c'est ce que nous nommons la race humaine. C'est ainsi que nous nous nommons, c'est le terme qui désigne le point zéro, le centre de notre conception du Monde.

Qu'-est ce qu'est un humain ?

Qu'est-ce qui est un humain ? Comment le définir ? Cette question a été depuis des nombreuses générations débattue et nous pouvons que conclure pour le moment que les définitions sont aussi nombreuses que les visions idéologiques. Il serait vain de vouloir donner une définition car elle serait immédiatement rejeté par les uns et contre-dit par les autres. Mais c'est la vanité des choses qui leur donne un particulier goût et c'est ainsi que je désire ajouter à cet océan des définitions une nouvelle goutte.

Pouvons-nous définir l'homme sur un plan purement biologique ? Cette tentative me semble être peu efficace pour les suivantes raisons : dans un premier lieu nous devons avouer que l'espèce humaine ne possède aucune caractéristique unique sur le plan biologique la différenciant d'autres espèces. Tous les organes peuvent être retrouvés chez d'autres espèces. Même le cerveau, chose que nous avons tendance à considérer comme notre monopole, ne domine pas par sa nature mais par sa dimension et même là des espèces comme les fourmis nous montrent que la taille de cerveau n'est pas le clé de la réussite civilisatrice. Il serait à mon avis assez primitive de vouloir définir la taille du cerveau comme la caractéristique de l'humain par rapport aux autres espèces.

Nous pourrions aussi avancer la thèse que l'homme se défini par un ensemble précis d'organes et de biologie. Néanmoins cette thèse se heurte à la réalité quotidienne. Si nous définissons l'homme comme un ensemble biologie précis, tous ceux qui ne correspondent pas à cet ensemble serait dépourvus de leur humanité à l'instar des personnes physiquement ou psychologiquement diminuées. Une idée qui, je pense la majorité refusera d'accepter. L'espèce humaine s'est aussi montré comme d'une diversité extraordinaire en taille, couleurs de peau et autres traits biologiques. En somme, une définition biologique est peu efficace. Oui, il existe des constantes biologiques qui nous caractérisent mais ils ne sont ni universels ni unique. Les uns ont des bras plus long en proportion, des yeux de deux différente couleur, d'autres naissent « mal-formés ». Il existe une régularité biologique mais elle ne peut pas servir de loi universelle car elle reste un régularité enrichie par des variations. Aussi, définir la régularité biologique en loi universelle de la définition de l'homme crée le problème de l'évolution. Nos très respectables et très poilus ancêtres avaient peu en commun avec nous sur la biologie, pire ils furent plus proche de nos très vénérables cousins primates que nous le sommes aujourd'hui d'eux sur le plan biologique. Mais cessent-ils d'être des humains ? Non, nous leur accordons bien le titre de homo suivi par un adjectif latin fort peu glorieux pour les premiers porteurs. En somme, la biologie est un point de définition intéressant mais qui perd son utilité quand il faut parler d'une définition universelle donc englobant le mieux que possible l'humanité.

Nous pourrions alors définir l'homme par les choses non-biologiques donc pour les scientifiques l'extraordinaire intelligence et pour les religieux, son âme. L'intelligence supérieur peut être un bon argument mais dans ce cas il faut apporter des précisions. Si nous parlons d'intelligence par rapport à notre cerveau, cette thèse s'écroule car si notre espèce est certes intelligente, pas tous les membres dépassent l'intelligence des autres espèces. Un enfant de deux semaines n'est pas plus intelligent que la majeure partie des animaux néanmoins nous lui concédons son humanité sans douter. Une personne mentalement diminuée, n'a pas l'intelligence d'un dauphin néanmoins elle reste humaine. Donc si nous parlons d'intelligence, nous devons parler d'intelligence collective donc la somme et non les unités. Considérer l'intelligence individuelle se heurterait aux mêmes difficultés qu'une définition basé sur les régularités biologiques. Nous devons donc dévier sur l'intelligence collective avec le plus de grâce qui nous soit possible.

Cette conception collectiviste de l'intelligence nous permet de poser la seconde question ? Sommes-nous vraiment comme espèce plus intelligente que les autres espèces et pouvons nous donc définir notre espèce par son extraordinaire intelligence? Le premier argument qui est avancé est de montrer nos exploits technologiques. Mais d'une part ils sont le fruit d'un long travail sur plusieurs millénaires et qui resta régional (une grande partie du Monde fut encore à l'âge de pierre avant l'ère coloniale connaissant peu voir aucun développement technologique). Et il nous suffit de regarder chez les fourmis pour découvrir une civilisation qui bâtit des mégapoles depuis des millions d'années. Bien évidemment on peut dire que les fourmis évoluent pas dans leur niveau technologique mais comme déjà dit, l'humanité n'a jamais eu comme règle général le progrès constant. Beaucoup de civilisations ont survécus des millénaires sans aucune innovation notable. Nous ne pouvons donc pas avec certitude affirmer que c'est notre intelligence qui nous sépare des autres espèces car sur le plan individuel elle est trop différente du cas par cas et sur un plan global, notre intelligence reste également très différente. Alors que les fourmis bâtissent des cités, beaucoup de peuples humains sont restés au stade de l'âge de pierre dédaignant faute de sens et de besoin d'ériger des cités. Sur le plan des prouesses technologiques, nous ne pouvons pas monopoliser le progrès qui est le fruit de notre intelligence.

Après on pourrait dire que c'est l'art et la philosophie qui nous distingue et nous rend ainsi différent des autres espèces. L'argument est excellent mais il se heurte à une difficulté. Nous ne pouvons pas affirmer avec certitude que d'autres espèces comme les dauphins et les fourmis n'ont pas une religion, une philosophie ou pratique l'art. Nous pouvons donner des arguments pourquoi ils ne peuvent pas mais la vérité est que faute de communication, nous ne pouvons pas confirmer que nous avons un monopole qui nous différence des autres espèces. Ca peut être un argument mais faute de communication réelle avec les autres espèces, nous pouvons pas prouver que ces deux domaines sont notre fief.

Pour les croyants, il existe une échappatoire : l'âme. L'homme se distingue des animaux et recoit ainsi son humanité par le fait de posséder une âme. Les chrétiens parlent même que Dieu forgea l'homme à son image. Certains esprits moqueur s'y amusent bien avec ce concepte comme un chat avec une balle de laine. Néanmoins la difficulté ici est que cette thèse est lié à la foi. Elle n'est pour le moment pas encore scientifiquement perceptible et donc une grande partie des gens n'ayant pas eu le don de la foi repousseront cette solution. Elle est bonne mais il serait difficile de la faire accepter comme une solution finale pour la question de ce qui définit l'homme vraiment. Ainsi vient la question, est-ce que d'autres espèces ont aussi une âme ? Est-ce que le chien a un âme ? La question doit être posée car au fil des siècles nous avons vu que la catégorie de personnes possédant une âme c'est toujours étendue sur le plan théologique. Pas plus tôt que la renaissance, on se demanda si les indiens du Nouveau Monde avaient une âme. La solution n'est pas encore assez bien définie et détient trop de zones d'ombres pour ceux qui ne croient pas en une puissance divine et surtout nous sommes face à un débat théologique délicat car bien dit, la catégorie de gens possédant une âme a souvent évolué et donc il n'est pas à exclure qu'un jour les animaux se verront théologiquement accordé le droit à l'âme. Après, pas toutes les religions affirment le monopole de l'âme. Les religions animistes au contraire soutiennent l'idée du Monde animé donc accordent à toute la créations une âme. La question de l'âme est une solution mais non seulement nous n'avons pas des preuves de son existence mais en plus nous n'avons pas la certitude que l'homme en ait le monopole. Le genèse, merveilleux livre biblique, ne saurait convaincre tous les esprits rationels.
Comment définir donc ce qui est un humain ? Sur le plan biologique, intellectuel et spirituel, les thèses sont intéressantes mais ne semblent pas convaincantes. Mais comment définir si ni la matière ni l'esprit peuvent servir de point de référence ?

Une solution potentielle est de partir d'une double condition. L'humain est défini par une double reconnaissance : celle de soi-même en tant qu'humain et surtout celle de ses pairs. Un être doit soi-même se considérer comme un humain et aussi être accepté par tous les autres humains comme tel. L'auto-reconnaissance est normalement le cas. Rare sont ceux qui ne se considèrent pas humains et même si on peut dire : comme je suis inhumain, je suis un monstre. Dans notre fort intérieur nous ne doutons pas un instant de notre humanité. La reconnaissance des autres est en notre époque aussi le cas courant. Rare sont ceux qui refusent à ceux qui se considèrent comme humains la reconnaissance. Mais l'histoire nous montre que ceci peut changer. Durant la renaissance on doutait de l'humanité des indiens. Ils se voyaient comme des humains, dans une forme philosophique à eux mais comme même comme humains, mais n'étaient pas reconnus par les européens favorisant ainsi un désastre humanitaire au Nouveau Monde. Le statut des juifs ou chinois durant la Seconde Guerre Mondiale sont des cas similaires. Mais cette non-reconnaissance fut toujours limitée. Jamais un groupe de personnes s'est vu refusé son humanité par tous les autres humains en même temps mais uniquement par une partie et ceci surtout pour des motifs idéologiques (national-socialisme), économiques (noirs d'Afrique et chinois) ou politiques. La double reconnaissance a en plus l'avantage de couvrir aussi les constantes biologiques en incluant aussi les cas particuliers (personnes diminuées). L'inverse est aussi le cas donc un être ne devient que réellement non-humain si tous les autres humains le considèrent comme non-humain et lui-même. Si un être se considère humain mais les autres refusent son humanité, il ne sera jamais totalement humain mais non plus totalement non-humain. Ce sera une situation très difficile.

Mais comme tout, cette thèse n'est pas sans faille. Que faire d'une personne incapable de se reconnaître comme un humain, disant un cas de déficience mentale grave, vulgus l'état de légume ? Sont-ils donc selon notre thèse non-humain ? Voila une sacrée et très dangereuse faille philosophique ! Que faire ? Nous devons donc inclure une exception, la langue française en a fait de l'exception son amant le plus fidèle. En cas d'incapacité de se reconnaître, nous devons avancer l'incapacité simultanée de se rejeter comme humain. Donc oui, certains ne peuvent pas se reconnaître mais en même temps sont incapables de se refuser l'humanité à eux-même. Dans ce cas alors nous appliquons le dubio pro reo, si un être ne peut ni se reconnaître ni se refuser sa reconnaissance, c'est le reste de l'humanité de statuer en sa faveur. Dans ce cas exceptionnel, nous avons une simple reconnaissance et devons faire appel au bon sens de toute l'humanité. C'est un cas philosophiquement dangereux car si toute la société humaine refuse de reconnaître l'humanité à un être incapable de de se reconnaître, nous courrons un dangereux chemin qui moralement peut créer des grands problèmes mais cette simple reconnaissance semble être le moindre des maux.

Maintenant cette définition de la double reconnaissance peut poser des sérieuses questions. Si un jour nous créons un robot doté d'une intelligence artificielle et que celui-ci se voit comme un humain (voir le magnifique film « L'homme bicentenaire »), devient-il si il est reconnu par les autres vraiment un humain ? Le film de l'homme bicentenaire répondit par oui et il semble que si tous les humains sont prêts à accepter un robot comme leur pair que ce robot devient humain. Ceci peut paraitre étrange et peut être mit en doute mais nous découvrons avec ce cas un avantage de la thése de la double reconnaissance : l'humanité peut être élargie et adaptée voir évoluer dans sa composition. Le film : l'homme bicentenaire, est à mon avis une chef d’œuvre qui nous permet de magnifiquement discuter sur la question de l'humanité. Le robot se considère comme humain mais il ne le deviendra que quand il sera reconnu par les autres humains. Je ne cache pas mon admiration pour ce cher Asimov.

Je n'ai pas la prétention de donner LA solution. Peut être même que je viens de dire ce qui a déjà été dit mais je considère que quand on veut philosopher et réfléchir aux grandes questions, mieux vaut dire ce qui a déjà été dit que ne rien dire. La question de l'humanité me semble très importante ou mieux dit extrêmement intéressant permettant d'être un sujet pour des longs débats passionnant et passionnés.
Amaski

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<center>LA RESTAURATION DU MANDAT DU CIEL

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Les dernières années ont été pour notre pays une période de grands et profonds changements. Le Kansteltatum, après trois siècles d’existence continue depuis la fin de la période de l'Interregnum, a prit fin, incapable de survivre d'avantage en cette nouvelle ère. Alors que l'espoir se portait de voir une république forte naitre, le chaos prit rapidement le dessus avec la rébellion de Bush Idokhan et la déclaration de la république anarchiste. Ciel et terre tombèrent dans le chaos. Les kaj's se perturbant provoquaient des désastres naturels. L'Empire tomba rapidement et de tout seul, d'une facon qui nous semble encore aujourd'hui inimaginable. Pourquoi ? Pouvons nous affirmer que la dynastie des Van Tarnos, après trois siècle avait finie par épuiser son mandat ? Est-ce que le Ciel avait-il enlevé aux Van Tarnos leur mandat ? Tout porte à croire que le Mandat du Ciel a fini par être retiré à cette monarchie incapable de se moderniser. Cette dynastie ayant en un siècle culminé une dette ingérable, affaiblie l'unité territoriale et empêché toute modernisation. Le jeune Oroskon ne porte peu de faute, il convient même d'affirmer qu'il avait mieux que qui d'autre comprit les problèmes de son époque mais qu'il avait commis l'erreur de sur-estimer la volonté de la population de voir le changement avoir lieu. On peut l'accuser d'avoir laisser la monarchie mourir sans s'assurer de l'avenir. Nous pouvons donc dire qu'avec l'abdication d'Oroskon le Mandat du Ciel a été retiré et est retourné dans la sphère des dieux et grands héros. Au moins qu'il ne l'ait pas été retiré déjà avant.

Le chaos de la guerre civile fut terrible et tout faisait à craindre qu'elle devait durer pendant des longues années mais c'est alors que le Ciel prit en main la destinée de notre peuple. Un jeune marin nommé Gorun Sun n'alla non seulement sauver les nôtres au-delà de l'océan mais en plus forma une puissante armée des Ymhall et créa la Fédération d'Aquanox. Le Mandat était revenu parmi les hommes via Gorun Sun unissant en lui le talent providentiel en terme de guerre mais aussi de gouvernance. En l'espace de quelques mois, le nouveau détenteur du Mandat céleste écrasa les ennemis de notre peuple et unifia le pays à nouveau dans une nouvelle structure de gouvernance : la Fédération d'Aquanox. Sous sa gouvernance, notre pays connu une modernisation rapide et brutale ainsi qu'un expansion sans précédant avec la chute d'Ymhall, la reprise d'Astara et la conquête du Tae Wan. Notre pays après un siècle de stagnation grandit à nouveau, se renforça et prospéra. Mais la mort fit mourir ce sage gouverneur trop tôt. Alors que Gorun Sun fut déposé dans le Mausolée de la Place Bleu, un homme nommé Blackwood lui succéda. Le Mandat du Ciel remonta dans la sphère céleste et Blackwood se lança dans des guerres désastreuses à l'Est causant sa chute. La situation se détériora alors avec Gorun Il Sun et à nouveau Blackwood pour s’achever dans la Guerre du Vicaskaran et la Guerre de l'Agression wapongaise. Des hommes courageux comme Khan Do tentait de faire revenir le Mandat mais ceci fut vain. Le sommet du désastre fut atteint avec la prise de pouvoir de Mushovik permettant au Mal de triompher sur la raison et la civilisation.

Il semblait que le Ciel avait en retirant le Mandat permit aux plus vils peuples d'attaquer nos terres et de faire régner folie et désordre. Mais alors que nous perdions tous espoir en l'avenir, un homme courageux et au coeur pur s'opposa à Mushovik et contribua à sa chute non par l'épée mais par la plume de la loi. Le nom de cet brave homme est Victor Kim qui se vit ainsi choisi de devenir le nouveau Président de la Fédération d'Aquanox pour avoir chassé Shaitan du temple de la patrie. C'est alors là que le Mandat du Ciel, après une aussi longue absence, redescendit sur notre pays par Victor Kim qui en raison de sa sagesse et culture se vit confier le Mandat du Ciel à fin de gouverner au nom du Ciel toutes les terres de la Fédération et de l'Empire. La prospérité est alors depuis là revenue et des grands bienfaits ont été donnés à notre pays en à peine une année de gouvernance céleste. La province de Sayakon fut reprise, non par la force mais par la sagesse. La ville d'Urba, jadis capitale de nos pires ennemis, ouvrit ses portes au grand stratège sans se battre. Les centrales nucléaires, grâce à l'aide des rostoves, furent achevés. La porte aux étoiles fut ouverte à notre peuple avec la bénédiction du Ciel. L'harmonie entre les peuples fut restaurée pour le bien de tous et l'infâme Icario reste divisé et affaiblie par les luttes internes.

Nous pouvons que nous réjouir de revoir le Mandat du Ciel à nouveau parmi nous et nos espoirs doivent maintenant se porter à ce que le Mandat puisse à nouveau rester durant les trois prochains siècles voir même d'avantage. Nous pouvons, si Victor Kim sait suivre la voie céleste, espérer que dans les années à venir la Préfecture du Ciel soit restauré sur Terre pour le bien de tous.
Amaski

Message par Amaski »

<center>CRITIQUE A LA DOCTRINE ANARCHO-LIBERALE

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La doctrine anarcho-libérale est une doctrine qui défendu par certains politiciens gagne en influence dans l'Organisation du Traité d'Helington. Elle est, ce qui est le kirovisme pour le communisme, une exagération fanatique dangereuse pour l'humanité. Si nous devrions simplifier, nous pourrions dire que chaque grande idéologie à son cancer : pour les communistes, c'est le kirovisme rostove et pour les libéral l'anarcho-libéralisme wapongais. Tous deux, aussi différents puissent-ils êtres, commettent des erreurs anthropologiques ou mieux dit sont basé sur l'ignorance de la réalité anthropologique et par ceci crée une doctrine dangereuse et destructrice.

Pour commencer, il est important de définir l'anarcho-libéralisme. L'anarcho-libéralisme wapongais, nationaliste ou internationaliste, prône la disparition de l'état en faveur des individus qui selon le principe de la concurrence régleront tous les aspects de la vie sociale dans un marché libre. L'individu libre remplace l'état pour le bien de tous. L'idée est que par ceci, les meilleurs deviendront les acteurs dominants et créeront un monde prospère, efficace et à la fin meilleur pour tous car assurant la distribution des biens et la domination des meilleurs.

Néanmoins cette conviction, de type presque religieux, est basé sur plusieurs erreurs dramatiques. La première, elle suppose que les hommes agissent toujours et en tout lieu de manière rationnelle. Ceci est faux car nous savons tous que l'homme agit selon une multitude de critères. Certains sont émotionnels, d'autres irrationnels. La complexité du cerveau humain et de son environnement ne peuvent pas suggérer une forme de rationalité permanente. La théorie du chaos, grande innovation de notre dernier siècle, nous confirme que tout système avec une multitude énorme de critères devient par définition chaotique donc non mesurable. L'esprit humain est influencé par trop de choses, par tellement de facteurs, que la rationalité n'est qu'illusion. Il agit selon des traumatisme, des expériences, ce qu'il croit avoir vécu et l'influence des autres. C'est ainsi que des humains sont prêts à mourir pour un dieu comme les martyre chrétiens sont avoir quelconque preuve. L'irrationalité est donc autant dominant que la rationalité. Un humain sans état devient donc un chien sans laisse. Il agira souvent de manière rationnelle mais aussi irrationnel. Également, l'anarcho-libéralisme nécessite un homme dont les besoins peuvent être satisfaits. Mais c'est là ou la biologie agit contre. L'homme est doté d'un instinct de survie qu'il est difficile à contourner, impossible en des circonstances normales. Cet instinct de survie stimule, par esprit de précaution, fille de l'instinct de survie, la notion de : faire des réserves. Ce concept de prévoir conduit à ce que nous nommons l'avidité qui est une aspiration vitale quand l'homme fut encore un être sauvage mais prend un caractère auto-destructeur dans la civilisation. Dans un monde anarcho-libérale, il aura une forte minorité parmi l'élite qui aspirera à amasser la plus grosse fortune que possible quelque soit le prix moral à payer. Ces hommes dépenseront que très peu pour assurer la croissance de la fortune et ceci créera la fameuse tésorisation des proportions encore inconnues. Nous le voyons déjà dans le système néo-libéral qui en donne un avant-goût. Cette croissance de fortune ne pourra pas seulement être accomplie par une hausse de productivité et devra, inévitablement, se faire au détriment des salaires. Également, dans un monde anarcho-libéral, arrivera le point ou on posera la question de l’utilité de laisser vivoter ceux qui sont pas productif. Ceci sonnera le glas de toute forme d'aide sociale.

L'irrationalité humaine rendra le système non-étatique vulnérable aux folies des uns surtout quand ceux-ci seront puissants. Qui punira l'assassin qui est au sommet de la pyramide ? Qui surveillera celui qui surveille ? Comment contre-carrer celui qui sabote le système économique pour une raison irrationnelle ? La nature humaine se dévoilera pleinement et ceci aboutira à un système social mal armé. Le grand avantage de l'état étant exactement d'avoir les ressources pour contrer les puissants et assurer la paix sociale par un système de justice. Oui, l'état est imparfait mais la nature irrationnelle de l'homme l'est encore d'avantage. L'Etat est donc une force qui permet de ne pas laisser à la nature des fois irrationnelle de l'homme de prendre le dessus. Quand un fou tue, la police l'arrête et le met en prison ou dans un asile. Elle le fait car l'Etat a la puissance et l'indépendance. Qui arrêtera un fou qui par sa fortune contrôle la police, paie les juges ? Que faire contre un fou ayant la plus grande milice ? Rien ne contrôle l'irrationalité des puissants. En voilà l'exemple le plus flagrant : Alors que la tésorisation menace l'économie, les riches amassent des fortune. Cet acte suicidaire et irrationnel est mondial et inhérent au capitalisme. Même les états ne voient pas la menace.

Ensuite, le problème de l'avidité humaine aboutira à un monde non paradisiaque mais infernal. Une minorité prendra le pouvoir soit par l'argent, l'influence ou le sexe (la trinité du pouvoir). Ils le feront car ils sont les meilleurs. Ils voudront, légitimement maximiser leur profit et vivre dans le luxe le plus total. Certes, il peut exister des milliardaires ascètes mais ils se font rare. La concurrence de l'anarcho-libéralisme conduira à l'oligarchie donc le règne des peu sur la masse. Il existera donc à nouveau une gouvernance. L'humanité civilisée revient toujours à la gouvernance quelque soit sa forme. Cette gouvernance néanmoins ne sera pas poussé par un devoir mais par la volonté de maximiser le profit. Cette gouvernance des meilleurs, aristokratia, aboutira à la logique de la plus grande productivité. Tous ceux qui n'auront pas la force économique ou n'étant pas productif, seront exclus du système. C'est une règle naturelle que quand les forts régneront, les faibles périront. A quoi maintenir en vie ceux qui apporte aucun profit ? N'est-il pas mieux de les laisser mourir ? Nous constaterons donc une nouvelle forme de gestion de la masse : l’eugénisme social que nous voyons déjà au Wapong. Les faibles sont systématiquement éliminés et seuls les forts survivent. La définition de faible étant dans ce cas non physique, moral ou religieux mais économique. Bien évidemment quelques oligarques philanthropiques conte-carrant cette tendance mais ils seront, ceci est une certitude, une minorité et donc l'évolution de l'humanité sera vers un monde peuplée par un 99% totalement exploité par 1%. L'humanité sera plus efficace et plus productive. L'avidité de la minorité sera le vent dans les voiles d'une humanité impitoyable.

Mais voilà que se dévoile la dernière et la plus grande des erreurs de l'anarcho-libéralisme. L'anarcho-libéralisme pense que le but de la vie est l'enrichissement matériel . Certes, ceci peut être le cas d'une minorité mais à la base, le but de l'existence humaine est la recherche du bonheur tout court. Le bonheur néanmoins est une aspiration universelle. Un droit humain. Mais l'anarcho-libéralisme ne peut que conduire vers un résultat : le malheur de tous pour le bonheur d'un petit groupe. L'anarcho-libéralisme par son caractère vicieux et utopique est donc aussi dangereux que le kirovisme. Quand les forts ne sont pas contrôlés par des institutions, ils font ce qu'ils veuillent et ceci inévitablement aux dépens de la masse qui payera tous les frais pour les vices et la faim de l'élite. Le Wapong nous offre un bon avant-goût de ce qui adviendra. Dans le cas de la Libertie, l'élite wapongaise défend l'idée de gazer le peuple de Libertie pour gagner du temps et de l'argent. Nous voyons déjà l'ombre de la mentalité anarcho-libérale. Que la masse périsse, pourvu que ceci sert à l'élite. Voilà le slogan de ces gens. La vie humaine n'a pas de valeur au-delà de la productivité de leurs bras. La morale a été assassiné sur l'autel du profit et la liberté. Pour que quelques uns soient totalement libres, il faudra que le reste soient des esclaves comme dans les anciennes cités du Hellas.

Ni le kirovisme ni l'anarcho-libéralisme sont des solutions. Elles sont au contraire des menaces qui doivent être combattues pour le bien de l'humanité. Il deviendra inévitablement clair que les extrémistes du Wapong et de la Rostovie devront être supprimés en faveur de régimes plus modernes. Le bien-être de l'humanité se trouvera le mieux réalisé via les systèmes hybrides, sachant tirer profit de chaque système d'économie en éliminant les dangers et problèmes. Des systèmes ayant comme souci le bonheur de tous et non seulement d'un petit groupe de ploutocrates ou commissaires du peuple. L'avenir sera celle des régimes modérées et mixtes ou ne sera pas.
Amaski

Message par Amaski »

<center>LE REGIME POLITIQUE PARFAIT

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Introduction

Depuis la nuit des temps les philosophes et hommes de qualité cherchent une réponse à la vielle question : quelle est le régime politique parfait ? Nombreuses sont les solutions qui ont été apportés allant de la république de Platon jusqu'à l'utopie communiste. Les bibliothèques sont remplies de papiers et parchemins théoriques sur le régime parfait et les essais pratiques nombreux dans la longue histoire de l'humanité. On ne peut donc pas prétendre que cette question est restée dépourvue d'attention. Combien de fois les politiciens n'ont pas vantés la perfection du système politique qui leur fut probre ? Combien de louages n'ont pas été chantés sur la perfection de la monarchie absolue, la république révolutionnaire, le socialisme ou le libéralisme ? Face à ce défis qu'est la tâche de trouver le régime parfait, je me permets de contribuer à ma modeste facon en proposant quelques points de réflexion.

Utopie ou réalité prochaine ?

Beaucoup ont critiqués le caractère utopique du communisme, régime politique qui ne subsiste dans notre monde plus que sous les formes les plus primitives et dans les contrées les moins développées. Irréaliste ! Voilà comme on nomme le rêve de l'égalité absolu. Est-ce que les gens qui critiquent la mise en pratique du communisme ont raison ? Si nous prenons note du caractère humain (avec ses défauts et vêrtus) et regardons ces derniers cinq cent mille années, nous constatons que l'avidité (source principale de l'inégalité) est présente dans toutes les groupes humains dépassant une certaine taille et un certain niveau de développement social. L'Union soviétique et la Chine de Mao, les deux plus grandes experiences communistes du 20ème siècle, ont dévoilé l'incapacité d'imposer l'égalité absolue par la force. Inévitablement une nouvelle caste dominante se formée basé sur d'autres sources de pouvoir. Le communisme nous semble donc irréalisable. Mais la question se pose maintenant à nous : quel est le régime politique parfait ? Le communisme donnait une réponse qui s'avéra d'être un échec. En même temps, la crise de 2008 démontra les failles du libéralisme, contre-projet au communisme basé sur l'idée que la liberté individuelle apportera une redistribution juste des ressources. Abus des banquiers, corruption entre politique et économique et inégalités sociales chaque fois plus criantes. En 2012, nous pouvons dire que ni le libéralisme ni le communisme semble apporter le paradis promu. Tous les deux semblent incapables d'offrir à chacun le paradis perdu, une vie dans la prospérité et le bonheur. Avons-nous une autre solution ? Pour le moment les solutions se montrent timides et n'ont pas encore atteints la sphère politique.

La plus part semblent être convaincus de l'existence d'un régime politique parfaite. Mais nous devons nous poser la question si finalement, un tel régime est inexistant ? Est-ce qu'il existe là haut dans la sphère des idées le régime politique parfait permettant de résoudre tous les problèmes et conflits humains ? Suffit-il qu'un humain de providence tend la main pour cueillir le fruit du salut de l'humanité et l'apporte aux hommes comme le fit jadis Promethé avec le feu volé aux dieux olympiens ?

Un peu de théorie

Avant de continuer cette réflexion, permettez-moi d'apporter un concept dans le débat. Les régimes politiques existent en des formes et quantités importantes mais nous pouvons avoir une approche visant à simplifier cet océan d'idées. En simplifiant de manière brutale, nous pouvons dire que parmi les différents idées politiques, il existe deux grandes catégories. D'un côté nous avons des régimes politiques qui favorisent un pouvoir exercé avant tout par les institutions : nous le nommerons l'institutionalisme. De l'autre côté nous avons des régimes basé sur un pouvoir personnalisé donc qui est détenu par des personnes et meurt avec eux : dans ce cas, permettez-nous de parler de personnalisme. Bien évidemment les régimes peuvent mélanger les deux formes de pouvoir mais le plus souvent un prédomine en faveur de l'autre. Après, rien exclu un régime avec un équilibre parfait entre les deux formes de pouvoir.

Le personnalisme, dans l'ère moderne surtout représenté par la dictature et jadis la monarchie, sont des régimes ou les institutions sont affaiblies et ou des personnes sont les acteurs du pouvoir. Ces formes de pouvoir ont un net avantage : on peut rapidement agir et de manière ciblée face à des crises comme par exemple une guerre. On peut concentrer des vastes ressources contre un grand problème. Néanmoins la faiblesse de ce pouvoir est le fait que les humains sont mortelles (chose si bien définie par Machiavel dans ses écrits) et que donc la mort d'un humain est aussi la mort du pouvoir qui si mal remplacé peut devenir destructeur. On n'a pas besoin d'ajouter que le personnalisme peut perdre tous ses avantages si les mauvaises personnes sont au pouvoir.

L’institutionnalisme lui fait primer les institutions. Les individus sont des serviteurs des institutions et leur capacité d'influencer celui-ci est défini par des régles très strictes. La volonté d'une seule personne ne peut donc pas s'imposer. Ces systèmes sont souvent plus lents mais plus consensuels et sont immunisös contre les crises de succession liés au personnalisme ainsi que capable de supporter des incompétents. Mais il est plus difficile d'agir vite face à une crise.

Pourquoi cette définition ? Le but est avant tout de démontrer que les régimes politiques sont surtout le fruit d'une stratégie visant à répondre à des problèmes précis. Les régimes personnalistes visent l'efficacité sur court terme et la vitesse alors que les régimes institutionnalistes veuillent stabiliser sur long terme et contrer les dangers de l’incompétence. On peut constater que presque tous les régimes peuvent être classé dans un des deux groupes ou sont un mixte entre les deux stratégies. La république romaine, une oligarchie plus ou moins institutionnalisée, acceptait le personnalisme sous forme de dictature durant les temps de crise pour une courte durée.

La démocratie, un régime parfait ?

En Europe, nous avons la conviction générale que la démocratie est le meilleur des régimes politiques. Ceci va aussi loin que nous considérons de facto les autres régimes comme inférieurs et décadents, corrompu de nature et faisant souffrir leur peuple. Nous sommes à un point presque religieux ou nous avons élevés la démocratie en dogme inviolable. Mais est-ce que la démocratie est vraiment le régime parfait ou au moins meilleur que les autres comme le disait si bien Winston Churchill ?

La seule facon de répondre à cette question est de nous éloigner de notre conviction en la démocratie. Oui, nous devons, pour un moment, cesser de croire en elle pour nous libérer du poids du dogme sur notre esprit. Ceci est une rébellion passagère, soyez en assuré !

Pour dire si un régime est parfait ou meilleur, il faut déjà nous montre d'accord comme définir un régime politique parfait. Quelles sont ces qualités ? Et voilà que nous tombons sur un des principaux problèmes politiques car nous avons deux grandes oppositions idéologiques. En restant très simple, nous pourrions dire que le régime parfait se doit d'assurer bonheur et prospérité. Retenons ces deux notions. Mais la question est de savoir maintenant pour qui et dans quelle mesure ? Certains pensent que la voie vers le bonheur et la prospérité est de le faire via un système politique totalement égalitaire. D'autres au contraire pensent que c'est via un système libertaire que les humains pourront se réaliser librement et ainsi atteindre bonheur et prospérité. De manière simplifiée, nous avons une opposition entre ceux qui sont pour un bonheur collectif et d'autres pour un bonheur individuel, ainsi de même pour la notion de prospérité. Nous devons avouer que nous ne pouvons pas donner une notion universelle du bonheur et la prospérité car les notions varient d'esprit en esprit.

Que faire maintenant ? Il faut donc faire une autre approche. Partons du principe qu'il n'existe pas de solution universelle donc un régime parfait unique satisfaisant tout le monde? Plusieurs points parlent en faveur d'une telle thèse. D'une part, un régime parfait devrait pouvoir répondre à toutes les formes de crises et de problèmes. Néanmoins nous savons tous que par exemple en temps de guerre, la démocratie finit inévitablement par devenir contre-productive. Egalement nous savons que la dictature s'avère incapable de satisfaire les besoins de libertés des humains. En tout, nous pouvons voir que chaque régime répond bien à certains problèmes mais s'avère incapable de résoudre certains problèmes. Si deux pays à la même puissance (économique, militaire, sociale et matérielle) s'affronte dans une guerre, la dictature pure primera sur la démocratie pure tout simplement que le pouvoir autoritaire réussit mieux à concentrer les efforts de guerre que la démocratie. En revanche, les deux pays mit en situation de tensions sociales internes, c'est la démocratie pure qui trouvera sur long terme les meilleures solutions. Tous les régimes semblent avoir des points forts et des points faibles. Peut-il donc exister une solution universelle ? Ceci semble être mit en doute.

Maintenant certains mettent en avant que certes en temps de guerre la dictature est supérieur à la démocratie mais que la dernière jouit d'une supériorité morale conférée par les droits de l'homme. En est-il vraiment ainsi ? Nous savons que la notion de bonheur est vague. La preuve, il n'en existe pas de définition précise. Rien ne dit donc que les droits de l'homme sont la solution au bonheur et la prospérité. Une démocratie incapable de fournir bonheur et prospérité, est-elle vraiment supérieur à une dictature qui assure à ses citoyens pas les libertés des droits de l'homme mais leur permet de vivre dans un pays prospère et dans un bonheur supérieur dans une démocratie en crise ? Le relativisme de la notion du bonheur et la prospérité font que les facons de les réaliser sont également relativisés et peuvent donc pas être le fruit d'un texte restreint par définition. Si pour un peuple le bonheur c'est la sécurité, alors les gens préférons sacrifier quelques libertés pour la sécurité et seront heureux à la fin. A ce sujet, n'oublions pas que dans notre experience rebelle, la liberté est qu'une denrée parmi d'autres donc au même rang que la sécurité ou la probreté des rues. Nous nous excusons officiellement auprès de l'ONU pour cette dégradation de la notion de la liberté.

Conclusion

A la fin, nous devons nous demander si le régime parfait n'existerait pas mais sous une autre forme ? A la place d'imaginer une solution universelle et miraculeuse contenu dans un petit flacon et étiqueté par le logos en personne, nous pouvons imaginer que le régime parfait n'est rien d'autre qu'un régime qui est adapté à la situation historique et culturelle. Ceci veut dire que si une certaine situation historique demande une dictature, alors la dictature devient le régime parfait. Mais si dix années plus tard l'histoire et les conditions environnements demandent une démocratie ou monarchie, alors ceux-ci deviennent le régime politique parfait. C'est ainsi qu'au fur à mesure que les sociétés mutent, les régimes politiques doivent aussi muter pour s'adapter aux nouvelles conditions. A la fin, il n'existe donc pas de bon ou mauvais régime politique mais simplement des régimes politiques qui sont adaptés ou pas. La dictature est donc égale à la démocratie ; la monarchie à la theocratie pourvu qu'ils accomplissent leur devoir principal : assurer bonheur et prospérité pour leurs sociétés. La définition de ce bonheur et cette prospérité reste propriété de chaque peuple qui doit définir ces objectifs car ne pouvant pas être le fruit d'une définition exacte, ils doivent être définis pour chaque peuple après que la société s'est mit d'accord dessus.

Le régime politique parfait ? Il semble peu probable qu'il ait une solution universelle et unique. Comme les animaux doivent s'adapter à chaque fois à leur environnement, les régimes politiques doivent s'adapter au moment historique et les peuples dans lesquels ils sont réalisés. Ils doivent évoluer, muter et se différencier. Aussi impensable il est de vouloir juger certains animaux meilleurs que d'autres sur base de leur stratégie de survie ; aussi peu pensable devrait-il être de vouloir juger certains régimes politiques meilleurs sur base de leur constitution. Tous se valent pourvu qu'ils apportent le bonheur et la prospérité que leur société demande.
Amaski

Message par Amaski »

<center>SUR LA GUERRE A VENIR

[img]http://imageshack.us/a/img210/2310/machine20gun20firing.jpg[/img]</center>
Introduction

Aujourd'hui le monde se trouve au bord de l'abysse. Jamais l'humanité a été aussi proche de connaître une destruction à échelle planétaire d'une ampleur inconnue. OTH et le Pacte se tiennent prêts à une guerre. Il suffit d'un souffle, d'un coup de vent pour que la paix mondiale s'écroule comme un château de carte. Comment sommes-nous arrivés à ceci ? Tout commença avec la Guerre de la Péninsule, guerre d'agression du monde libéral contre le Rike, qui déclencha une nouvelle vague de conflits et d'horreurs chaque fois plus importants. La Guerre de la Péninsule fut suivi par les Guerres astarannes donnant un premier dessin de l'avenir. Le génocide en Eussice provoqué par le Raksasa sonna le cor des horreurs futures. Génocides, utilisations massives des armes atomiques, utilisation des gaz, des armes chimiques et maintenant des armes biologiques. En six années, l'humanité s'est éloigné de l'âge d'or de la paix mondiale pour tomber dans les horreurs les plus infâmes et inimaginables. Nous sommes au bord de l'abysse et il n'y a plus de retour. La paix ne semble plus possible. Le refus de l'OTH de faire une médiation prouve que nous sommes déjà trop avancé dans ce processus de la guerre. Que pouvons-nous maintenant dire ? Il semble que si la paix est impossible, que le temps est venu de procéder à la guerre. Une guerre qui devra libérer les énergies négatives accumulées ces dernières années. Une guerre qui par sa violence et son horreur servira de monument et d'avertissement pour les futures générations. N'ayons plus d'espoir dans la paix et préparons nous à la guerre. Il faut que notre peuple s'assure le maintient de sa force pour pouvoir se faire sa place dans le nouveau ordre mondial qui suivra la guerre de l'OTH et le Pacte.

Conséquences potentielles d'une guerre ouverte

Qu'arrivera-t-il si l'OTH et le Pacte entrent en guerre ouverte ? Il est difficile d'estimer les conséquences. Ce qui est sûr c'est que ce conflit entraînera une destruction de richesse, d'armement et d'infrastructure sans précèdent et d'une ampleur gigantesque. Les stocks d'armes grossis ces dernières années seront vidés au grand damne du monde. La guerre aura pour principal effet de réduire drastiquement les écarts militaires entre les pays engagés dans le conflit et ceux qui sont neutres, souvent plus faibles. Quelque soit le résultat de la guerre, le monde d'après sera probablement un monde avec des arsenaux mieux équilibrés. Il est aussi clair que si la guerre dure plus que trois semaines que les conséquences seront massives. La guerre détruira des infrastructures dans tous les pays engagés. Dans un premier temps les infrastructures militaires et ensuite les forces économiques du pays. Les navires de commerce des deux camps ne pourront plus oser franchir l'océan devenu un champ de bataille. Le système financier de l'ouest s'écroulera, l'Est sera confronté à une crise de ressources. Sur long terme les populations des deux camps souffriront de pauvreté et faim. L'écart économique finira par se réduire entre un monde civilisé en guerre et un Tiers-monde épargné. L’utilisation d'armes atomiques ne fera qu’accélérer ce processus qui à la fin finira par équilibrer le monde. La principale conséquence sera donc d'un rééquilibrage en faveur des plus faibles.

Comment gagner la guerre ?

Comment gagner la guerre qui semble tellement inévitable ? La clé se trouve dans les arsenaux nucléaires. Aucun camp usera de ces armes dans les premières heures et c'est voici un moment stratégique. Le camp qui aura le plus de chance de remporter rapidement et avec un minimum de dommages la guerre, sera celui qui saura unir tous ses forces militaires pour détruire un maximum des arsenaux nucléaires de l'ennemi. Un raid aérien à échelle mondiale semble être le meilleur choix. Un tel super-raid aura comme effet de réduire drastiquement le nombre d'ogives disponibles, de désorganiser l'ennemi et aussi en cas qu'il userait de ses armes nucléaires restantes de les détruire via le bouclier anti-missile qui ne seront pas surchargés en raison d'un arsenal ennemi affaiblie et incapable de lancer un nombre critique de missiles. Ainsi le scénario de la guerre nucléaire sera réduit à néant et mieux, le camp victorieux dans cette opération aura un arsenal nucléaire intacte lui permettant d'en user comme moyen de pression sur l'ennemie désarmé. A partir de ce stade, c'est avant tout une guerre conventionnelle qui aura lieu.

Comment gagner la guerre conventionnelle ? Le premier point sera d'unifier le commandement militaire entre les mains de quelques généraux. On a vu dans le passé qu'un commandement multiple est contre-productif. Il faut que les deux factions unifient le commandement et leurs arsenaux dans la cause commune. A partir de là, on pourra user du plein potentiel militaire de son camp en faveur de la victoire. Il faudra aussi attaquer en premier lieu les unités navales et aériennes de l'ennemie pour remporter la domination des mers qui est indispensable pour mener une guerre sur longue terme. Ensuite il faudra détruire l'infrastructure militaire suivi par les centrales électriques pour rendre l'économie adversaire incapable de produire des nouvelles armes. A partir de ce point, il faudra arriver à asphyxier l'ennemie par tous les moyens. Des invasions terrestres et des débarquements sont trop hasardeux. Il vaut mieux ne pas en faire usage. La guerre se gagnera par l'usure et la destruction de la force industrielle et militaire de l'adversaire. Les seuls cas rentables sont des invasions Eran-Raksasa qui permettront une fois l'invasion fait avec succès d'arracher un des cœurs du camp adversaire. La chute de l'Eran voir le Raksasa sera déterminant pour la victoire. Le camp qui aura perdu sa force industrielle, militaire et son géant (Eran ou Raksasa), n'aura aucun autre choix que de se rendre. Le camp victorieux pourra alors profiter de son avancée restante sur le reste du monde pour l'influencer vers le mieux ou le pire.

Comment réduire les pertes

A fin de réduire les pertes civiles et économiques durant le conflit, il semble être évident qu'avant même le lancement du conflit, les gouvernements engagés entament d'évacuer leurs principales villes de toute personne ne travaillant pas dans l'industrie de guerre ou liée. Ceci concerne surtout les enfants et femmes sans emploi qui devront être évacués dans les campagnes. Si une guerre nucléaire aurait lieu, le pays frappé pourra éviter une saigné critique de sa démographie. Les femmes, vieillards et enfants protégés seront un réservoir humain indispensables pour rapdiement remettre le pays en marche après la victoire ou défaite. Aussi, il est conseillé de distribuer au mieux l'industrie de guerre dans le pays. Il faut privilégier les usines de petite taille, souterraines ou dans la campagne. Plus l'industrie est parsemée, moins l'ennemi aura de chance de pouvoir les détruire de manière efficace. Aussi, des la première heure de guerre, il semble important d'éteindre leurs centrales nucléaires et ouvrir lentement les barrages pour éviter un désastre par une frappe adversaire. En tout, il faut prendre en compte le besoin de fonder la base pour la période de l'après-guerre.

Conclusion

Peut la guerre être évitée ? Probablement que non, l'heure semble être trop avancée pour ça. Nous pouvons qu’espérer que cette guerre sera rapide, sans utilisation massive des armes atomiques et avec un gagnant clair qui permettra au monde de se reconstruire dans une unité idéologique bénéfique. Désormais, il nous reste qu'à prier pour le salut de nos âmes car les dieux des enfers vont avoir beaucoup de travail dans les semaines à venir.
Amaski

Message par Amaski »

<center>REFLEXION SUR LE CAPITALISME DE MASSE

[img]http://img543.imageshack.us/img543/3503/worldeconomy.jpg[/img]</center>
Introduction

L’étymologie nous enseigne que le mot apocalypse signifie traduit : la levée du voile. C'est le moment ou la vérité est offerte à l'humanité. La quête apocalyptique donc la recherche de révéler la vérité, est une phase finale du Monde comme nous le connaissons car toutes les certitudes, toutes les croyances s'écroulent face à la véritable nature du monde. Mais en même temps, ce écroulement de notre vision du monde permet d'offrir à l'homme la capacité d'embrasser une véritable liberté ou mieux dit de prendre conscience de son esclavage, première étape vers la liberté véritable.

La vérité sur notre monde est dure à accepter car elle ne flatte pas l'ego humain. L'homme est majoritairement prédestiné par son environnement et sa biologie. Tout homme qui né est soumis à des influences externes qui forment son caractère et sa pensée et les contraintes de sa probe biologie. L'homme né libre mais devient avec le premier souffle esclave de son corps et de son environnement. Cet esclavage n'est pas mauvais car il offre à l'homme la capacité de s'intégrer dans un monde complexe. C'est un esclavage qui est doux, un esclavage que dieu nous a offert pour nous épargner l'horreur de la liberté.

Que ce soit l'Empereur schlessois ou le mineur ranekikien, tous sont prédestinés. Ce qu'ils font, ce qu'ils pensent est non la conséquence d'un libre arbitre mais de leur biologie et leur environnement. C'est aussi pour cette raison que les humains sont poussés par les mêmes vices et vertus. On peut donc clairement définir des constantes anthropologiques, des attitudes et comportements qui à l'échelle de la masse sont identiques. Certes, les individus varient beaucoup entre eux mais à l'échelle de la masse nous trouvons des comportements identiques.

L'erreur des idéologies du 20ème siècle fut de croire qu'on peut forcer la nature humaine. Le communisme était convaincu que l'homme pouvait être éduqué vers l'égalité. Nous avons vu que l'homme n'est pas capable d'accepter l'égalité. Il aspire toujours à plus, à d'avantage et ne peut se contenter du statut quo. Cette aspiration historique des humains vers plus de liberté est défini par leur biologie la plus profonde : l’instinct de survie qui pousse l'homme à amasser le plus qu'il peut.

En même temps nous voyons aujourd'hui que le libéralisme commet la même erreur en croyant qu'en laissant l'homme une liberté totale, il prendra les décisions les plus rationnelles. Ceci n'est pas le cas. L'homme n'est pas une machine, pas un ordinateur mais un ensemble psychiques et physique complexe et poussés par des instincts plus vieux que la société humains. Haine, amour, avidité et altruisme sont des attitudes qui ne répondent pas à une logique mathématique mais aux pulsions les plus profondes. Certes, on peut classer et définir le profil psychologique d'une personne mais seulement en acceptant que l'esprit humain fonctionne au-delà de la rationalité mathématique. L'homme ne fera pas le meilleur choix mais ce qu'il pense être le meilleur avec une grande incapacité de calculer sur moyen et long terme. A partir de ce moment, toutes les considérations socio-économiques du libéralisme seront balayés par les pulsions humaines.

Le communisme veut vainement dompter la nature humaine alors que le libéralisme est convaincu que cette nature est rationnelle. Tous les deux se trompent. L'un voit ses efforts réduits à néant par une nature indomptable et l'autre met la société humaine entre les mains des pulsions les plus profondes de l'homme. Un humain dompté n'est pas un humain et un humain libre est ou deviendra inévitablement sauvage avec toutes les conséquences qui vont avec.

Est le changement possible ?

Peut-on créer une société qui saura contrôler d'une part les pulsions biologiques de l'humain sans néanmoins tomber dans les excès idéologiques du communisme ? Un tel projet est compliqué. Il est sans aucun doute possible d'amadouer la nature humaine, de la convaincre à des concessions mais ceci est que possible si on est prêt à jouer selon ses règles.

Pour réformer la société, il faut réformer l'économie car les humains sont poussés par deux puissances : celle de la religion et celle de l'argent. La religion n'étant plus d'actualité, c'est sur l'argent que nous devons concentrer notre regard.

L'homme est avide, ceci est un fait. La bonne société se doit donc de permettre à l'avidité de se montrer productive en lui mettant des barrières claires. L'avidité n'est pas mauvaise par essence, au contraire elle est un extraordinaire moteur de développement mais sans cadrage, elle peut devenir destructrice. Libéré elle donne naissance aux plus criantes inégalités, en cage, elle condamne l'humanité à la stagnation.

Le libéralisme a tenté de tirer profit de la puissance de l'avidité mais la principale erreur du libéralisme est de laisser à l'avidité libre cours ce qui a comme résultat que la richesse des pays se voit sur long terme concentré entre les mains de quelques uns créant une pauvreté massive qui à la fin détruit le système économique. Cette erreur est renforcé par le fait que le libéralisme pour assurer la concentration de richesse minimale nécessaire à l'économie travaille avec une élite économique composé d'une très petite partie de la population totale impliquée directement dans l'économie.

La réponse au problème de l'avidité est ni le libéralisme ni le communisme mais le capitalisme de masse. Ce capitalisme de masse ne prévoit pas de remplacer le capitalisme mais de le réformer vers une forme plus consciente de la véritable nature humaine. A la place de s'appuyer sur une élite composé de individus humains, le capitalisme de masse s’appuie sur une élite associative ou quelques associations concentre la richesse destiné à l'investissement. Ces associations se nourrissent des contributions des travailleurs. Avec la richesse ainsi acquise et concentrée, les associations investissent dans l'économie comme le faisait avant l'élite d'individus humains. Le fruit de ces investissement est en partie distribué entre les travailleurs. Bien évidemment un tel système fonctionnera qu'avec une classe de travailleurs payés au-dessus de leurs besoins quotidiens à fin que ceux-ci puissent investir une part de leur salaire sans malus dans les groupements associatifs et aussi en partie par la contrainte fiscale qui devra en même temps lutter contre l'enrichissement excessif de l'ancienne élite. Le système ne sera jamais parfait mais au moins il permettra de donner plus de rationalité en confiant la gestion de la richesse concentrée non à des individus mais des groupements associatives.

L'outil pour atteindre la mise en place du capitalisme de masse sera double. D'une part cette nouvelle forme économique devra être porté par le secteur privé, souffle véritable de l'économie moderne, et l'Etat qui par le monopole de la violence pourra briser le statut quo qui profite à quelques uns et nuit à tous. C'est par ce travail en couple entre le Léviathan étatique et le Titan économique que le capitalisme de masse pourra véritablement se mettre en place.

Le capitalisme de masse est la réponse à la prise de conscience de la nature humaine. C'est la réponse face à cette nature irrationnelle qui fait la force et la faiblesse de l'être humain. En assurant une meilleure redistribution des richesses par d'une part le salaire et d'autre part l’actionnariat de masse, nous aurons des sociétés mieux équilibrés laissant à l'individu de la marge pour faire fortune sans que néanmoins cette fortune mette en danger le collectif humain. C'est la réponse suniste aux problèmes économiques du 21ème siècle. Elle est à l'image de l'homme imparfaite mais certainement un bon début.
Amaski

Message par Amaski »

<center>CRITIQUE SUR LA REVOLUTION MONDIALE

[img]http://img255.imageshack.us/img255/4456/99694519.jpg[/img]</center>
Nous avons tous pu entendre ces discours pompeux sur la Révolution mondiale. A chaque instant, à chaque moment politique on nous tend l'idée de la Révolution mondiale comme une idole devant laquelle nous devrions nous prosterner. Rare sont ceux qui osent ne pas entamer les chants de louange de cette révolution mondiale.

Je dis ouvertement que la Révolution mondiale est une sottise en soi. Antonios Breks et sa bande de loyaux mignons croient dur comme fer en une destinée écrite d'avance, une victoire naturelle du Sunisme mais d'autre part gaspillent les ressources de notre pays dans des tentatives souvent infructueuses d'étendre cette soi-disante Révolution. Ne vous confondez pas, je crois au Sunisme et probablement d'avantage que ceux qui siègent actuellement au Directoire à Aghdapur mais je ne crois pas en cette volonté de vouloir étendre le Sunisme au monde en ce siècle et en détournant des énergies de notre pays que nous devrions consacrer autre part. Oui, un jour le Sunisme et le Humanisme en général permettront de créer un avenir heureux pour toute l'humanité mais ce jour n'est pas encore là et prendra encore des décennies voir des siècles avant de survenir. L'idée de provoquer une Révolution mondiale est stupide. Elle désire accélérer un processus qui ne doit pas l'être et en mettant en danger même son but principal en forçant le changement chez des peuples qui ne le sont pas encore prêts. C'est un empressement qu'on voit chez tous les révolutionnaires qui veuillent voir leur rêve se réaliser de leur vivant. Chaque fois ceci fut la tombe de l'idéal recherché.

Au contraire, nous devons réussir la Révolution chez nous, dans nos territoires et concentrer nos efforts sur notre pays en laissant le reste du monde être prit en charge par la Providence. Il faut un détour de cette volonté internationaliste et une remise au point, le retour de l'attention sur une échelle nationale et régionale. Le Commonwealth est une bonne chose mais à force de vouloir être la base de cette Révolution mondiale, perd son utilité pour les peuples sur lesquels s'étend sa juridiction. La Fédération d'Aquanox n'a pas échouée car elle fut trop nationaliste mais car elle avait renié les traditions culturelles et sociales de l'Empire tarnois. Ceci fut sa tombe. Si la Fédération aurait su cohabiter avec les traditions, être moins intolérants par rapport au passé et moins soucieuse de l'éradiquer, alors elle aurait continuer d'exister. Le Commonwealth à force de vouloir respecter toutes les cultures, à force de vouloir plaire à l'Humanité, cesse d'être serviable.

Le changement s'impose et maintenant. Nous devons agir contre la Révolution mondiale à fin de préserver le Sunisme et concentrer nos énergies sur nos pays. Gorun Sun n'a jamais soutenu une révolution suniste à l'extérieur. Pourquoi ? Faute de moyens ? Non, car il savait que l'Humanisme triomphera que si chaque peuple fait sa révolution chez lui et ne tend pas de libérer les esclaves qui ne sont pas encore prêts à être libres.

Les combats cruciaux de notre pays sont négligés par les gens à Aghdapur. Ils nous parlent de prospérité, de progrès et paix mais les plans d'industrialisation sont négligés, les soutiens à la science mises de côté, le programme nucléaire patauge et les questions d'ordre géopolitiques non-résolus. Nous avons toujours un problème de logement, une croissance démographique galopante et qui risque de nous conduire au cataclysme, des relations régionales négligées (Ranekika et Esmark), une économie qui tarde d'offrir une vraie égalité salariale, une richesse mal distribué et un PIB par habitant catastrophique. Tous ces défis doivent être engagés pour les surmonter.

Nous devons revenir à la source de notre histoire. Le Commonwealth sous cette forme est plus acceptable et sert uniquement la cause de quelques idéologues assit à Aghdapur. Nous devons restaurer la Fédération d'Aquanox mais en acceptant bien évidemment des réformes importantes pour lui enlever ce qui a provoqué sa chute il y a bientôt un an. Il nous faut non seulement respecter nos traditions et notre histoire mais aussi la valoriser. Le roi Arkos IV est une source de stabilité, d'unité et de culture pour notre pays ainsi que toutes les valeurs de la vielle monarchie. Au contraire de laisser la monarchie tarnoise vivoter dans un coin, nous devons en faire une vraie force culturelle et sociale en faveur du Sunisme national. Il nous faut aussi un retour de l'autorité centrale, la restauration des préfectures et des intérêts nationaux sur cette prétendue révolution mondiale pour résoudre les défis qui nous sont posés en matière de stabilité alimentaire, distribution de la richesse, croissance économique, innovation et notre démographie qui prend des proportions inquiétantes.

Nous sommes dans une lutte perpétuelle entre deux chemins mais ce n'est plus la lutte entre l'ancienne ou la nouvelle voie mais entre un chemin juste qu'est le retour à la nation et donc de l'équilibre ou de poursuivre une politique qui ruinera finalement la vision de Gorun Sun par excès de zèle.
Amaski

Message par Amaski »

<center>SUR NOTRE DESTINE MANIFSTE

[img]http://img15.imageshack.us/img15/9315/barbarians20at20the20ga.jpg[/img]</center>
Introduction

Nous savons tous que notre grande et belle civilisation n'a point d'égal sur le continent du Vicaskaran que ceci soit par sa qualité ou son âge. Alors que tout le continent fut soumis à la tyrannie du despote numancien, notre peuple sut se maintenir indépendant par la vaillance des armes et la sagesse des paroles de ces diplomates. Nous pouvons donc regarder en arrière et voir deux millénaires de civilisation, d'indépendance et d'histoire. Alors que le Vicaskaran sombrait dans la barbarie numancienne, nous sussions rester un havre de paix et civilisation.

Nous ne vivons pas le meilleur des siècles mais celui qui par ses défis pourra nous permettre d'établir la prospérité pour les deux millénaires suivants. C'est en ce siècle qui sera établi l'avenir de chaque peuple. Nous devons jamais douter de notre destinée manifeste qui est celle d'une nation s'engageant sur la voie d'un avenir incertain par son chemin mais glorieux dans sa finalité.

L'origine de notre civilisation

Si nous devrions chercher l'origine de notre grande civilisation, nous retrouverions son berceau dans la Cité des Césars. C'est dans le feu et les sang que notre peuple est né directement des ruines brûlantes de l'Empire urbain. Quand Urba est tombé en main des barbares germaniques, source de tant de malheur pour le monde jadis et aujourd'hui, cent quarante-quatre hommes et femmes prirent la fuite à bord de cinq navires. Leur monde détruit, ces fiers urbains prirent cap vers l'Astara, dernier bastion urbain en cette période de malheurs.

Mais le refuge fut de trop courte durée car les barbares germaniques, trop désireux de brûler le monde, envahirent aussi cette ile de grandeur et fierté. Les barbares germaniques furent terrifiants. Ils adoraient l'or et envahissaient sournoisement d'autres pays tuant des princes et mendiants. Ils prenaient le nom de Dieu dans leur bouche que pour tromper et leur piété n'était que fourberie au service de la politique.

Poussés par les barbares, les cent-quarante-quatre réfugies décidèrent d'oser un paris inimaginable : fuir au-delà de l'océan. Naviguant vers l'Ouest, ils arrivèrent vers les côtes d'un pays qu'ils baptisèrent Novus Mundus et qu'aujourd'hui doit se situer dans les terres que se combattent le Roderhaven et le Ranekika. Ils continuaient leur trajet remontant les fleuves du Vicaskaran central vers la Mer Interne Septentrional. Là ils prirent enfin repos, bien loin de la barbarie germanique et fondèrent la cité de Dremia à partir d’où des futures générations partiront fonder Titanua et avec elle la plus belle cité après l'Urba antique.

La naissance de nos peuples

Les cent-quarante-quatre réfugies n'étaient pas uniformes mais issus de toutes les couches sociales de l'Empire urbain et de toutes les parties de l'Imperium. On avait ainsi douze familles à douze têtes. Quatre familles du Zanyane urbain, quatre autres composés de marchands et esclaves de l'Orient extrême installés de longue date à Urba et quatre familles du plus pure origine urbain. Tous ces gens sont les ancêtres communs de nos peuples. Sayaken, Nameken ou Aquanox, tous peuvent retracer leur ligné jusqu'à ces pères et mères.

Parmi eux se trouvait en plus la plus belle et noble des femmes qui puisse être : la fille du dernier César nommée Claudia. Celle-ci prit comme époux durant le trajet un dénommé Titus. C'est dans la ville de Tarnos, une colonie hellène sur l'Astara qu'Arianna donna naissance à Arius que l'histoire nomme Arius de Tarnos ou Arkos van Tarnos. Arius de Tarnos épousa Melania pour donner naissance à Aurumluna, nommé Orkmon par nos historiens, qui lui aura comme fils Arius dit le premier roi tarnois et connu par les gens comme Arkos Brûleur-de-cité, descendant d'Arius de Tarnos. Orkomon, le premier empereur tarnois, en tant que petit-fils d'Arkos Brûleur-de-cité, fonda l'Empire qui dure jusqu'à aujourd'hui même si le titre d'Empereur n'est plus porté. Ainsi Arkos van Tarnos, quatrième du nom, est le descendant direct de la belle Claudia portant dans ses veines le sang impérial, la plus pure des légitimités.

Le droit à l'Empire

Notre civilisation descend directement de l'Empire urbain et à sa façon porte le flambeau de la civilisation helleno-urbaine. Nos monuments peuvent que témoigner du génie urbaine conservé de la férocité des despotes germaniques et wisigoths de la péninsule numancienne. C'est ainsi que comme les urbains ont reçus de Dieu l'Empire, notre peuple en a recu ce même droit par l'héritage qui marque les générations d'un même peuple. Mais au contraire des urbains, notre civilisation a su conquérir et maintenir son empire non par la force seule mais en faisant usage de la douceur sublime de notre civilisation pour convertir les autres peuples à notre très grand et très prestigieux empire. L'Astara ne fut pas libéré par les armes mais par l'habilité de nos diplomates et la beauté de nos monuments. Le Tae Wan ne fut pas acquis par la force mais par la beauté de nos monnaies marqués par le sceau de la liberté et égalité. La Nueva Esperanza, elle, n'a vu aucune balle était tirée quand elle a quitté la barbarie et l'anarchie pour rejoindre l'ordre et la douceur de notre civilisation. Mais tous savent qu'un jardin se doit d'être défendu des voyous wisigoths et germaniques et donc qu'une armée s'impose. Mais tout visiteur honnête de notre contrée saura confirmer qu'en deux mille ans de monarchie, nul guerre fut faite pour la conquête à part celle du roi foi qui fut punit par Dieu le Père pour son crime. Nous savons que la guerre nous convient pas pour accomplir nos ambitions car nous sommes trop civilisés pour pouvoir nous étendre par la force. Seuls les barbares bâtissent des empires à coup de hache, et les perdent pour la même raison aussi rapidement que bien de nos rois ont régné d'avantage que leur empires. Admirez les USP qui ont grandis et trépassé en moins de temps qu'a régné Arkos Brûleur-de-cité. Notre droit à l'Empire est un droit de prospérer et grandir en convaincant les autres peuples que notre civilisation leur apporte des bienfaits innombrables au point que pas l'adopter serait contraire au bon sens humain.

Nul maître sur terre à part le Pape

La monarchie tarnoise étant la plus sublime des dynasties, portant le sang des césars et du peuple en même quantité, ne saurait être soumise à d'autres. Seul Dieu peut gouverner et être suzerain de notre royauté et donc c'est le Pape en tant que représentant du Seigneur qui mérite l’obéissance et la fidélité du roi tarnois. Par conséquence le Pape s'impose comme cette autorité au-dessus de l'Empire et au-dessus des hommes. Quand un despote vient crier qu'il serait le premier des rois, alors nous devons rire pour rester poli car cette déclaration est de la démence. Quand un autre chef barbare vient clamer qu'il serait héritier des Césars, nous pouvons que nous taire par peur de faire à ce fou une politesse exagérée en nous moquant de lui. Ce sont, étrangement, les rois les plus barbares et à la généalogie la plus infestée qui prétendent le plus fortement de porter une couronne plus grande que les autres. Pire, plus un souverain porte de titres en même temps, plus il semble que son autorité est vaine et ridicule. Les empereurs tarnois n'ont jamais porté autre titre que celui de Kansteltan et dieu que ceci fut pour certains déjà trop. Ils furent ni marquis, ni barons, ni ducs, ni comtes, ni évêques mais tout simplement Kansteltan, un poids suffisamment lourd pour un seul homme. Idem pour les Césars et les vrais rois vivant tout au Nord de l'Alméra. La vanité et arrogance de certains despotes doit nous inciter à éviter leur exemple et continuer à suivre le chemin qui a si bien fait ses preuves en tant de siècles. Il y a sur terre nul maître à part le Pape qui détient cette autorité céleste de Dieu qui la donna à Pierre, la fondation de l'Eglise unique et véritable.

La nullité des races dans la construction nationale

Certains pensent avec bien de simplicité que la construction des nations est une question de religion ou de race. Ceci n'est pas dans le cas de notre pays qui peut se vanter d'avoir éliminé cette notion de race avec superbe. Alors que des peuples pensent toujours à séparer les humains sur la base de critères arbitraires, nous avons pu constater en deux mille ans que tous les peuples, si différents puissent-ils paraître, cohabitent avec leurs droits et devoirs respectifs dans un système de caste ou tous sont égaux. Il n'y a pas une soi-disant race supérieure comme croient les germaniques mais une cohabitation douce et simple entre toutes les ethnies. La fondation de notre nation néanmoins n'est pas une idée de race mais une idée de civilisation. Ce qui unit tous les peuples dans une même nation n'est pas une question liée à la biologie ou soi-disant un esprit commun mais la volonté de participer ensemble à un projet de civilisation supérieur à tous. Nous vivons ensemble et nous nommons tarnois pas pour nos yeux bleu mais parce que nous voulons tous vivre dans une même structure et espace politique offrant paix, stabilité et prospérité.

C'est ce projet qui définit finalement notre empire. C'est sur cette base que nous pouvons atteindre notre destinée manifeste de créer un empire basé sur les principes de la paix, la prospérité et le progrès acquis non par l'exploitation des faibles par les forts mais par la coopération entre tous.
Amaski

Message par Amaski »

[center][bask]L'esprit de la domination[/bask]

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[ve]Introduction

Les peuples naissent inégaux et vivent dans un état de constant affrontement. C'est une vision peu reluisante mais la vérité cruelle et froide est que notre monde est un lieu de combat. Si à l'intérieur des pays, on peut espérer l'instauration d'une paix civile, les rapports internationaux restent marqués par cette lutte pour les ressources, l'influence, le prestige et la domination idéologique. Dans cette lutte, il arrive que certains pays dominent d'autres. Les causes et conséquences peuvent être bien différentes mais cette domination est commune dans les rapports entre les pays. Les uns possèdent d'avantage d'un bien que leurs voisins et par ce simple fait de la nature sont enclins à en faire de ce surplus un outil de domination sur les autres. Pas tous les peuples le font mais presque tous arrivent à le tenter et souvent à la réussir. On connaît de l'histoire les grandes phases de domination. Celles qui sont éclatantes sous le regard de l'historien. Qui ne peut pas reconnaître dans la colonisation ou les grands empires l'expression de cet esprit de la domination ? Chaque enfant alméran peut citer au moins un nom d'un despote urbain alors que presque aucun saurait citer un homme de philosophie. Mais vouloir réduire l'esprit de la domination uniquement aux grands empires, serait réduire la domination à un simple phénomène passager. La vérité est que tous les peuples arrivent à un moment dans l'histoire à être confronté à l'esprit de domination. Soit car ils en sont l'auteur soit car ils en subissent les conséquences. Mais comme tant de choses, la domination est quelque chose de divers et complexe. On aime trop vouloir simplifier les grandes choses en quelques phrases simples. On adore prendre des principes élevés pour les faire descendre sur terre. Les philosophes proposent mille théories pour réduire la complexité à une simple règle. Des fois ils le font avec succès mais souvent ceci provoque que la dénaturalisation de l'objet qu'ils tentent d'éclairer.

Dans le cadre de la domination, on peut citer quatre grandes formes de domination. Très certainement qu'il en existe plus et que chacune de ces formes peut connaître mille degrés de variation, mais ils représentent assez bien les grandes types. Ils incarnent des idéal-types qui, comme dans l'esprit de Max Weber, sont des cas fictifs mais pas moins serviable pour analyser la réalité politique. Nous devons à cet homme bien de beaux concepts et il est tellement dommage que les contemporains almérans en ait porté autant de mépris à cet homme. Peut être qu'ils l'accusent de représenter cette science libre et violente, soumise au désir de changer le présent par la fusion avec le politique. On sait bien que les Almérans de cette décennie ont finis par abandonner leur liberté naturelle en échange d'un retour aux époques funestes du 19ème siècle.

La domination militaire

La domination militaire est la plus simple et en même temps la plus terriblement efficace des forces de domination. Presque tous les peuples en ont fait usage dans le passé. C'est une arme primitive que les grands esprits dédaignent de reconnaître dans sa terrible efficacité. Sous cette forme, un pays occupe une région qui n'est pas sienne par l'occupation militaire. Elle peut être faible donc par un simple contrôle via l'appareil militaire classique ou forte donc être accompagnée d'une forte répression politique avec des polices dont le but est non la paix des justes mais la paix de cimetière. Les peuples barbares en adorent user de cette domination car elle est la plus économe en terme de civilisation. Hélas cette domination possède le désavantage d'être très coûteuse sur le long terme. Occuper militairement un pays demande d'y garder en permanence une force suffisamment puissante pour éviter toute révolte. Comme l'occupant est vue comme naturellement illégitime, le peuple n'acceptera jamais dans sa majorité à l'obéir sans contrainte. Garder donc une domination militaire sur long terme est une chose très coûteuse. Et si des pays sont enclins à user de cette domination dans les premiers instants, ils finissent souvent par passer à des formes de domination plus subtiles et moins gourmandes en ressources. Des peuples ont tentés de maintenir cette domination militaire sur longue terme. On peut citer le cas de l'Eran sur le Viek Kong. Dans ce cas, on a bien vu que cette domination fut non seulement extrêmement coûteuse mais à la fin un échec. Plus l'Eran voulait dominer par la force, plus la résistance du peuple viek fut grande et forte. C'était donc une course éternelle entre la force brute de l'Eran face à un peuple devenant avec chaque répression plus fort et déterminé. Le Lochlann tenta de faire de même dans son projet de Grand Rike. Il eut néanmoins la sagesse de reconnaître la futilité de ce projet et abandonna assez rapidement toutes ces grandes conquêtes qu'il avait si aisément fait. Les empires dont la domination est que militaire ne sont pas destinés à vivre vieux. Ils demandent des telles quantités d'énergies pour maintenir la domination, qu'ils finissent par souffrir d'épuisement. Les peuples résistent et des fois se battent chaque fois avec plus de véhémence, forçant le dominateur à investir toujours plus d'énergie. Rapidement le bénéfice qu'il en tire de sa domination est ruiné par le coût de son maintien. Le Raksasa semble l'avoir bien compris car il ne forgea pas son empire par la force des armes mais en violant une jeune princesse. Cet grand empire naquit d'un mariage dont la funeste victime dû être amenée à l'autel comme est conduit un bœuf chez le boucher.

La domination diplomatique

Les peuples les plus évolués, donc ceux en dehors de l'Alméra, sont très différents des uns des autres. Certains, souvent mieux dotés en esprits éclairés, aiment poursuivre une domination diplomatique sur leurs voisins. Manquant de la barbarie pour penser la domination militaire, ils tentent d'influencer les élites des pays voisins en faisant concorder les désirs de ces derniers avec les objectifs du premier peuple. Souvent ils procèdent par des cadeaux et des gestes de corruption. Ils convainquent l'élite qu'une alliance ou même la servitude, finira par être leur plus grand profit. Cette domination est peu coûteuse en ressources matérielles. C'est surtout la richesse de l'esprit qui est exploité pour assurer la pérennité de la domination. Si c'est une domination douce, elle est aussi bien moins puissante que la domination militaire. On ne peut pas contraindre un autre peuple de faire des actes lui étant visiblement néfaste. La marge d'action est donc bien plus réduite surtout durant des époques troublés et désavantageux au dominateur, si celui-ci est vu comme perdant sur long terme. Si l'investissement est plus faible, son bénéfice l'est également mais il est rare à ce que dans ces opérations, en subissent un déficit de grande ampleur comme ça peut être le cas dans le cadre de la domination militaire. Une des grandes faiblesses de cette domination néanmoins est qu'elle est liée non aux armes mais aux hommes. Un dirigeant convaincu peut changer d'avis ou même périr et être remplacé par un qui ne partage pas la vision de son prédécesseur. La mort des hommes et l'aléa du destin sont donc les grands ennemis de la domination diplomatique. Un pays peut diplomatiquement contrôler un pays. La mort d'un dirigeant, un faux-pas diplomatique grave ou même une révolution peut tout changer. C'est ainsi que certaines dominations diplomatiques se sont retournés contre leurs auteurs. L'ingratitude des hommes aggrave la situation car étant une ressource infinie, elle peut jaillir en tout instant et en tout lieu.

Le cas le plus exemplaire de la domination diplomatique échouée est le cas des USP. Ils dominaient par leur puissance inhérente mais surtout leur réseau diplomatique de nombreux peuples. Parmi eux il y avait les Raksas. Ceux-ci se montreraient bien loyaux tant que le fait d'être diplomatiquement dominé par les USP leur convenait. Mais le jour ou leur puissance fut suffisante, qu'ils avaient pris ce qui pu être pris, ils se débarrassaient de cette domination sans regret. Les USP crurent dans leur domination d'ordre diplomatique mais négligèrent de reconnaître la nature profondément ingrate des pays qu'ils dominaient. Leur puissance s'écroula quand ils n'avaient plus rien à offrir. Les Raksas ne sont pas à blâmer. Ils firent ce qui fut juste pour leur peuple. Ils seraient vain de vouloir accuser ce peuple d'immoralité. L'espace géopolitique ne connaît ni lois ni dieux. C'est un espace de lutte souvent sans merci et rarement policé. L'histoire montre qu'ils eurent raison de trahir. C'est ainsi que les USP moururent sans aide et sans soutien. Leur domination avaient été diplomatique et s’évapora lentement pour à la fin se dissiper. Quand les bombes atomiques tombèrent, ils avaient déjà perdu cette domination depuis longtemps.

La domination culturelle

Il existe une domination qui est bien propre aux vieux peuples. C'est la domination culturelle. On peut des fois la confondre avec la domination diplomatique mais elle est nettement plus forte et bien moins coûteuse. Mais sa faiblesse est qu'elle peut exister que dans des conditions très précises et des espaces souvent restreints. Cette domination est celle qu'exerce un pays sur son voisin en raison de l'héritage commun, l'histoire et la culture qui les anime. Souvent un grand pays est source d'une culture particulière qu'il diffuse autour de lui. Ses voisins alors sont souvent attachés à ce pays par un lien d'esprit et/ou de sang. En faisant penser ses voisins comme soi-même, en leur faisant vivre dans une culture identique, un pays peut créer un lien fort. Ce lien peut être le début de nombreuses alliances, soutiens et aides. Ne dit-on pas que ce qui se ressemble, s'assemble ? La domination culturelle accompli de créer ses similitudes qui permettent l'union de type presque familiale. Les empires les plus endurants ont crées une culture commune qui faisaient tomber amoureux des peuples différents d'une même femme qui fut souvent la capitale et son élite. Les Urbains diffusaient ainsi leur urbanité partout, créant des villes servant de reflet de leur capital et distribuant leur culture sans hésitation. Des peuples ô combien différents finissaient alors par devenir plus urbain que les gens de la ville homonyme. Ils se battaient pour des mêmes idées et en priant des dieux similaires. La domination culturelle veut créer une unité dans les esprits de nombreux peuples. Ceci peut aller si loin que plusieurs peuples peuvent finir par se voir comme un seul. Ils abandonnent alors leurs origines pour marcher ensemble vers un nouvel avenir.

Parmi les peuples contemporains, c'est la Fiémance qui excelle dans cette domination. Elle incarne le cœur d'une culture franque d'exception. Autour d'elle existe des nombreux peuples avec leurs souverains et frontières mais qui sont marqués par une culture commune avec cette étrange Fiémance. Celle-ci cultive avec beaucoup d'attention sa culture qu'elle enrichie par l'esprit de la terre et en soignant chaque particularité régionale comme une perle dans un vaste collier qui entoure le cœur de l'Alméra. Sans le vouloir, elle domine car les autres sont rattachés à elle par un lien plus fort que la diplomatie ou l'oppression. En temps de crise, il serait certain que pour le despote de Fiémance, il serait aisé d'appeler ses peuples voisins et frères à l'aide. N'est-ce pas sur ce principe qu'il a pu élargir son pays ? N'est-ce pas par cette culture commune qu'il put ériger son empire actuel ? LaFiémance n'a pas conquis ses voisins par la force militaire mais par la culture qui la lie aux autres peuples.

La domination économique

L'économie a un impact non-négligeable sur la vie quotidienne des individus d'un pays. Les communistes, de manière bien exagérée, pensent que l'économie est la fondation des sociétés. Sans aller si loin, le contrôle de la production économique peut engendrer aussi une forme de domination entre pays. C'est ainsi qu'on a pu voir dans le passé et le présent que des pays ont usés de leur force économique pour saisir le contrôle d'une partie ou des pans entiers de l'économie d'un voisin. Ce contrôle engendre une domination avant tout d'ordre matérielle. Celui qui peut influencer une économie a les moyen d'augmenter ou diminuer la prospérité d'un peuple. C'est pour ça que les pays plus riches aiment investir dans les pays les plus pauvres car c'est par ceci qu'ils peuvent non seulement engendrer du profit mais également exercer de la domination sur les pays les moins avancés économiquement. C'est une domination qui peut se montrer très efficace sans atteindre la puissance de la domination militaire. Néanmoins elle s'expose a certains dangers. L'économie étant une chose aléatoire et peu scientifique, il peut arriver que du jour au lendemain, les profits de hier se transforment en pertes. Les crises qui frappent les économies libérales à intervalle réguliers, peuvent mettre en doute cette domination d'ordre économique. Aussi, l'économie étant un champ de bataille impitoyable, la concurrence pour les marchés fait que cette domination ne reste pas éternellement incontestée. Pire, si la domination s'avère trop impitoyable, elle peut engendrer des mouvements socialistes dans le pays dominé qui mettront en question cette domination par l'appel à la renationalisation des moyens de production. Le dominateur est donc confronté à ses concurrents mais aussi aux mouvements sociaux et socialistes de son dominion.

Le Wapong est un bon exemple de cette domination économique. Ce pays n'hésita pas à investir ou il lui fut possible Il n'hésita pas à conclure les accords les plus immoraux dans le but de garantir la naissance de profits mais aussi d'un contrôle sur des régions entières. On peut rappeler dans ce cas la situaton en Luania. Désireux de lutter contre le régime communiste de Luania, le Wapong établit un réseau de vente de drogue et de trafique d'arme allant de Nueva Esperanza et Nueva Hispalis jusqu'en Luania. Distribuant les profits auprès les élites locales, il s'assura la domination d'une vaste route à travers le Vicaskaran. Tout ceci servait à lutter contre le Luania, au moins officiellement et permettant au Wapong de créer un empire économique sur le passage. Il fit de même au Zanyane ou il arracha des territoires aux états-nations par la promesse de richesses et profits. Ce petit peuple avait compris que les géants étaient avides et qu'il suffisait de leur donner une part des profits, pour avoir leur complicité dans n'importe quel crime.

Conclusion

La domination ne doit pas être réduite dans sa nature et sa large diffusion. Les quatre formes expliqués jusqu'à maintenant, doivent dévoiler que l'esprit de la domination est doté de différents aspects et qu'il agit bien différemment en fonction de ceux-ci. Les grands empires ne sont qu'une expression de cette domination, probablement la plus visible et que secrètement chacun de nous apprend à aimer dans sa jeunesse. Mais il est urgent de voir au-delà des couronnes et des fastes pour comprendre que la domination s’exerce à différents niveaux et degrés. On peut sans hésitation dire que la petite république du Wapong a dominé bien plus de peuples que le prétendu Saint, soi-disant Empire de Schlessien le fit jamais dans son histoire. Dans une perspective de domination, le Schlessien fut une île dont le souverain se mit une couronne sur la tête et cria aux peuples : je suis un saint empereur. Même sa prise de contrôle du Lochlann fut sujette à peu de gloire. Le Schlessien ne construisit qu'un lien diplomatique sommaire, prétendant une culture commune inexistante, faisant des investissement économiques atteignant que mal la base économique du pays et avec une puissance militaire qui fut aussi maladroite que mal équilibrée. Le Schlessien leurra de la domination alors que le Wapong prétendit de ne pas l'avoir. Alors que la vérité est que le Wapong eut le contrôle diplomatique sur le Viek Kong et ses proches voisins. Il domina aussi le Raksasa sur la qualité des rapports économiques, jouant l'idiot qui fut en vérité le maître du jeu. Il s'en saisit de territoires entiers par la force économique au Vicaskaran et Zanyane. Tous ceci sans force militaire. Si ce pays eut une grande armée, alors il est certain qu'il eut conquit le monde. Mais c'est peut être l'absence de grande armée qui fut la cause principale de son succès. Ennemi de personne car trop petit et faible, il pouvait dominer sans craindre la concurrence. On voit ainsi donc une chose essentielle : la nature de la domination est une chose, son utilisation une autre. Le Schlessien eut tout pour réussir et il domina maladroitement. Le Wapong eut rien pour lui et il les domina tous. Il est certains que dans cent ans, les historiens diront que ce fut le Wapong qui fut la première puissance du Makara du premier quart de notre siècle.[/ve]

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Amaski

Message par Amaski »

[bask][center]LES LETTRES ALMERANES

- Lettre 1 : Sur les ruelles et moeurs religieuses -[/bask]

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[right]12 février 2025[/right]

Ma bien-aimée Marie-Jeanne,

Je t'écris depuis la cité de Sayakon où je visite notre fils Marc. Celui-ci, comme tu sais, a eu cette idée folle de quitter notre très pieuse et chrétienne terre pour venir travailler en cette contrée de paganisme et de félonie. Hélas, l'amour d'un père doit des fois accepter les erreurs de ses fils. Sache que j'espère que tout se passe bien chez toi et que nos deux autres fils, Jean et Mathieu, et nos trois filles, Marie-Anne, Marie-Sophie et Marie-Paule se portent bien. Je me lamente chaque jour de ne pas être auprès de toi et de devoir assister aux spectacles qu’offrent ces terres.

Je suis arrivé il y a deux jours dans cette ville. Comme le savent peu de gens, c'est ici que résident les dirigeants de la Fédération d'Aquanox, cette république impie, sauvage, esclavagiste et barbaresque. En descendant de l'aéronef, je fus pris de choc dès la première minute. Cette cité n'a rien à voir avec nos villes et elle est une véritable Babylone, fief de tous les vices et pêchés. Laisse-moi te donner un simple exemple. Cette cité n'a pas de grandes avenues comme chez les peuples civilisés, mais un dédale infini de petites ruelles avec au cœur une rue majeure qui suffit à peine à permettre à deux voitures de circuler en même temps. Quand Marc est venu m'accueillir, je fus outré de voir qu'il n'était pas surpris par les nombreux défauts de cette bourgade.

Il m'a fait passer à travers des nombreuses ruelles où des gens de toutes les couleurs, de tous les âges et de tous les sexes se mélangent sans vergogne. Le banquier côtoie la marchande de poisson avec une aisance inadmissible. Mais si ceci n’était pas suffisant, nous étions des fois forcés de faire demi-tour car un lama s'était couché au cœur de la ruelle. Les habitants de la ville étant un peuple primitif et crédule, ils pensent que ces animaux sont des messagers divins et que donc il n'est pas du droit des hommes de molester ces bêtes. Quelle stupidité ! Ce ne sont que des animaux sans esprit et puants. Mais ceci ne fut de loin pas le pire que j'ai découvert.

Marc me révéla que les sauvages du Nouveau Monde se considèrent égaux aux animaux. Sur le chemin vers sa demeure, nous firent la rencontre d'un vieux prêtre. Notre fils le demanda de l'expliquer la nature du rapport entre les hommes et les animaux. Je ne voulus pas connaître les mensonges de cet homme barbu, vêtue d'une soutane bleue et portant une amulette en acier, mais celui-ci me parla sans hésiter et sans demander ma permission. Il me dit que les humains n'étaient pas supérieurs aux animaux et que les Dieux avaient choisis les humains parmi toutes les bêtes pour les servir. Il m'assura que ceci était l'opinion de tous les hommes d'esprit de ce pays. Les humains seraient ainsi des animaux dont l'objectif unique serait de servir les Dieux ! Je n'ai pas besoin de te dire que ceci est en infraction avec tous les enseignements de notre Sauveur Jésus-Christ. Je voulu frapper ce prêtre païen pour le punir de sa vision vicieuse et fausse de la race humaine, mais Marc m'empêcha de défendre le nom du Christ dignement.

Arrivant à sa maison, je découvris avec stupeur que notre fils vivait dans un petit immeuble aux briques rouges et aux entrées arquées. Il me confessa que vivre dans une maison individuelle était chose impossible dans cette ville. Les gens semblaient avoir horreur de s'isoler les uns des autres. Entrant dans l'édifice, nous arrivèrent dans ce qui semblait être une sorte d'atrium avec au cœur un bassin rempli d'une eau translucide. Marc me dit qu'il était coutume dans ce pays d'enlever ces chaussures en entrant dans une demeure et de se nettoyer les pieds dans le bassin. Je m’adonnai à cette pratique insensée, pas heureux de cette coutume étrange. Ce sont des gens bien primitifs à vouloir imposer des pratiques si inutiles et peu intelligentes !

Au fond de l'atrium se trouvaient des alcôves abritant des étranges statues. Notre fils m'expliqua que c'étaient des divinités protectrices qui devaient protéger la demeure du Mal. Les habitants ont coutume d'apporter des sacrifices à ces idoles démoniaques. Je vis de mes propres yeux une vieille femme descendre l’escalier et déposer un bol de riz devant une sculpture d'une femme dénudée. Quelle horreur de voir des gens si âgés s'adonner à cette idolâtrie infâme. Je plains encore maintenant cette pauvre femme qui sera condamnée aux enfers. Heureusement notre fils m'assura qu'il ne s'adonnait pas à cette barbarie. Comme quoi son éducation le protège de la superstition des primitifs et le maintien dans le chemin de notre seigneur et sauveur. Je le fis alors savoir mes regrets pour l'âme de cette pauvre vieillarde. Notre fils m'assura alors que c'était une personne pleine de gentillesse, charitable et aimée par tous. Je pus que soupirer devant sa naïveté car il est connu que ces trois critères n'ont point de valeur durant le Jugement Dernier. Seule la foi dans le Christ, le baptême et la communion dans la Saint Eglise Catholique peuvent faire espérer le salut d'une âme. Uniquement Dieu est dans le droit d’accorder le Salut selon son bon vouloir. Dire le contraire est hérésie.

Notre fils a pris demeure au sixième étage de l'édifice. Bien évidemment il n'y a pas d'ascenseur ou mieux dit, il y avait, mais il a été enlevé pour élargir les escaliers. Apparemment ces barbares considèrent comme plus vénérable de monter les marches que d'user de la technologie de notre glorieuse civilisation…

Me voilà donc contraint de monter cinq étages pour arriver à l'appartement de Marc. Le fait que notre fils se trouve au sixième étage est dû à une coutume loufoque de ces sauvageons. Il existe dans cet immeuble de six étages, une prescription qui attribue les appartements en fonction de l'âge. Les plus jeunes et vigoureux se voient attribués des appartements au sommet pendant que les anciens vivent dans les premiers étages. Quelle stupidité de la part de ces primitifs ! Pire, certaines familles osent même prendre chez eux leurs grands-parents pour jouir d'un appartement plus proche de l'entrée ! Ainsi donc leurs lois font en sorte que les anciens soient pris en charge par les plus jeunes générations. On aura décidément tout vu dans ce bas monde ! Les gens de cette ville s'adonnent à des comportements si étranges et déraisonnés !

A l'étage où vit notre fils, habite un jeune couple. Tous les deux sont des fanatiques de la pire espèce. Ils se disent adepte d'une déesse de ces terres, une créature bestiale dont le dogme principale consiste à dire que l'homme doit chercher en tout instant de mieux comprendre la création et que toute chose est en constante évolution. Cette idole satanique force les gens à prendre le chemin des sciences et à devenir chimistes, biologistes, physiciens et mathématiciens pour satisfaire les demandes de l'infâme idole. L'hérésie de cette déesse maléfique va aussi loin que ses prêtres prétendent que c'est par la recherche que les humains prient au mieux. Nous savons tous que Dieu exige de nous une absolue humilité et une foi aveugle dans ses préceptes. Mais ces adeptes, eux, critiquent tout, mettent tout en question et exigent que la raison soit la source de la foi. Ils sont fous et dangereux ! Il n'y a rien à dire davantage!

La femme vivant en couple d'en face de nous vint nous faire une visite quelques heures après mon arrivée. Ayant été tenu au courant par notre fils Marc de ses pratiques diaboliques et de celles de son époux, je pus que me montrer incommodé de devoir lui ouvrir la porte. Cette sauvage me parla alors dans notre langue, dieu sait comment elle l'a apprise, et m'offrit un plat préparé par ses soins. C'était une sorte de salade mélangeant riz avec des fruits que je n’avais encore jamais vu. Elle prétendit vouloir m'offrir ceci en signe de bienvenue et d’amitié. Le Christ sait ce que cette créature avait manigancé comme ignoble plan ! Je refusa d'accepter cet offre, mais Marc arriva et prit le plat en répondant la barbare dans une langue incompréhensible. Il m'avoua ensuite qu'il avait appris quelques mots du bass-tarnois, la langue usuelle dans cette ville et de l'avait remercié dans la langue locale.

O tempores, o mores !

[center]~ Ton Jean-Etienne ~[/center]

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