La Pucelle à la rencontre du Puceau

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Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

LA PUCELLE A LA RENCONTRE DU PUCEAU

[ merci à Zaldo pour le titre :D ]

La "VXisation" du Lochlann par l'armée pelabssienne la nuit du 9 Août 2016 provoqua le plus grand génocide de tous les temps. Les conséquences diplomatiques furent multiples. Parmi elles, une éventuelle revanche pelabssienne contre la Rostovie quant Hellington pris connaissance de l'appui apporté par la Rostovie aux armées lochlannaises et schlessoises. A cela s'ajoutait le retour de l'affermissement de la puissance de l'OTH malgré quelques crises politiques passagères (Brown aux USP et Abby au Quantar) et surtout, la résignation totale du Lochlann, pays laissé pour mort par ses dirigeants qui s'enfonce dans la haine et le désespoir.
Aux yeux de Novgorod, même une mort lente et silencieuse du seul rempart qui séparait les deux blocs Est/Ouest représenterait un danger et une opportunité pour l'ennemi d'avancer ses pions en direction du Pacte.
C'est pour cette raison que Kirov était déterminé à prendre possession de Syrad Ö, l'île la plus orientale de l'Empire en déclin qu'est le Lochlann génocidé.

Malheureusement pour Novgorod, la Sainte-Alliance tenait à conserver cette île. Ou plutôt, à la laisser sous souveraineté lochlannaise. Car en effet, la SA de son côté n'était pas morte, loin de là.
Une présence rostove sur cette île, berceau historique du Thorval, représenterait à son tour un danger redoutable face aux pays chrétiens-conservateurs qui se trouveraient alors à la merci directe de la projection de puissance rostove.
Ce qui signifie qu'au cas où les rostovs s'empareraient de l'île, la guerre serait déclarée entre l'Est communiste et le Centre conservateur... et présagerait ainsi la chute définitive de cet axe central qui, déjà fatigué de sa défaite contre l'Ouest, ne se relèverait sans doute pas après une seconde défaite contre le monstre rouge.

Nina Saratova, surnommée "la Pucelle", ancienne dirigeante rostove, avait pour mission d'éviter cette guerre.
Avec l'aide du SNSI, et l'escorte personnelle du plus célèbre agent thorvalien, Ridder, elle se rendrait au cœur de "l'Empire du Mal" pour négocier directement avec son Chef Suprême, Kirov. Ce dernier (qu'on surnomme plus volontiers "l'Ascète" au lieu de la dénomination critique de ce titre) avait accepté de la rencontrer officiellement et promis par la même occasion de ne pas la tuer.
Mais qui empêchera Terienkov ou encore, Markov, de l'assassiner ?
Si un titre assez moqueur d'un journal satirique pelabssien a dénommé cette opération officielle : "la Pucelle à la rencontre du Puceau" [HRP : par Zaldo le comique], celle-ci n'en est pas moins extrêmement risquée sachant que les deux envoyés, une fois sur le sol rostov, risqueront la mort à tout moment.
Zaldora

Message par Zaldora »

La majestueuse grille laissa pénétrer la berline dans la cour d'honneur du Palais. Vêtu d'un costume noir trois pièces, Ridder devança le chauffeur et, tel un vrai gentilhomme, tint la porte à Nina. L'antiféminisme caractérisant le Thorval n'empêchait pas les hommes d'être courtois, galant et respectueux avec les femmes.

Ridder : Très content de vous revoir en forme, Nina !

Nina : Merci de m'avoir sauvé.

Ridder : Je vous en prie, c'est normal... je ne recule jamais devant le danger.

Nina : Nous devrons être très prudents une fois à Novgorod. Je n'ai pas une entière confiance en Kirov.

Ridder : Et à juste titre ! Soyez rassurée, je vous protègerais contre les malades. Vous n'aurez qu'à vous blottir contre moi et j'agirais comme un bouclier !

Saratova sourit au Thorvalien, elle connaissait le personnage. La voiture avait démarré depuis plusieurs minutes et se trouvait déjà sur l'autoroute.

Ridder : Dites-moi, Kirov sera-t-il accompagné de son gigolo ?

Nina : Excusez-moi ?

Ridder : Ah, bien, c'est le surnom de Terienkov à la SNSI.

La Rostov ria franchement.

Nina : Je ne sais pas. Il ne sera probablement pas loin.

Ridder : Parfait, c'est l'occasion rêvée de lui régler son compte.

Était-il sérieux ? Saratova hésitait.

Ridder : Je plaisante ! Votre sécurité est la seule chose qui m'intéresse. J'aurais plein d'autres occasions de lui faire ravaler ses lunettes.

L'aéroport international d'Ademtown apparut à l'horizon. Élu huitième meilleur aéroport au monde, devant Lyöns, par la fondation Athéna, il voyait transiter, chaque jour, de très nombreux passagers. Après avoir passé sans encombre les formalités d'usage, Nina et Ridder s'installèrent dans un avion de la Thorval Airways. Derrière eux, un Midlandais faisait la conversation à un Thorvalo-Rostov...

Midlandais : Je participe à une visite guidé de la Rostovie, organisé par le tour opérateur John Cook qui est spécialisé dans les destinations à risque. J'ai envie de voir, de mes propres yeux, à quoi ressemble une nation ou l'on ne respecte pas les droits de l'homme. Pourtant, c'est la chose la plus naturelle au monde. N'est ce pas ? La proclamation des droits de l'homme est probablement le plus grand...

Ridder appela une hôtesse.

Hôtesse : Puis-je vous aider ?

Ridder : Oui. Vous n'auriez pas un puissant somnifère pour l'énergumène derrière moi ?

Midlandais : Hé ho, monsieur. Que se passe-t-il ? Je ne vous ai rien fais.

Ridder : Oh si, vous déblatérez connerie sur connerie depuis tout à l'heure et je commence à en avoir par dessus la tête : Je défèque sur vos droits de l'homme à la con !

Midlandais : Comment ? Vous êtes odieux Monsieur.

Ridder : Ah oui, complètement. Et je vais de ce pas vous balancer dehors !

Une main se posa sur son épaule, c'était celle de Saratova.

Nina : Ne laissez pas vos émotions prendre le dessus sur vous.

Ridder : Je ..., oui, vous avez raison.

Hôtesse : Merci, Mademoiselle. Nous allons bientôt décoller.

L'aéronef prit son envol. Un voyage de trois heures trente les attendaient. Une longueur plutôt modeste qui n'empêchait pas le personnel de s'activer pour rendre le vol le plus agréable possible. On distribua de la lecture et diverses collations. Suite à l'altercation, le Midlandais ne disait mot.

Nina : Que lisez-vous ?

Ridder : Providence, un article sur le Lochlann. Le pays sombre dans la désespérance et la folie.

Nina : Un génocide entraine des répercussions psychologiques sévères. Le problème est, peut-être, encore plus grave que le trou démographique.

Ridder : Ouais, et leur paganisme n'arrange rien.

Nina : Le christianisme aurait, sans conteste, été un refuge efficace pour le peuple Lochlannais. Mais que voulez-vous, ils ont, de tout temps, refusé la Vérité.

Ridder : Malheureusement, ils ne sont pas les seuls. La planète est remplie d'impies, les démocraties ont toute un franc-maçon à leur tête. L'attaque au VX était planifié depuis longtemps dans le but de réduire la population mondiale.

Nina : Bien qu'il y ait une part de vérité dans toute théorie du complot, n'en faisons pas des vérités absolues. Y-a-t-il encore des franc maçons au Thorval ?

Ridder : Non, nous avons fermé toutes les loges issues de la période libérale. Aujourd'hui, les "Frères" sont soit exilés à vie, soit en prison au Wapong. Toutefois, je soupçonne ces tocards de sociaux-démocrates d'en cacher dans leurs rangs. J'en parlerais bientôt à mes supérieurs. Un nettoyage de printemps ne serait pas de refus.

Nina : Excellent. Une fois la République chrétienne proclamée, je m'attellerais à empêcher le poison libéral de revenir en Rostovie.

Ridder : La République ? Au diable ce régime couteux et soumis à la tyrannie des partis politiques. Adoptez la monarchie ! Vous avez la légitimité suffisante pour monter sur le trône et l'Eglise Orthodoxe vous sacrera Reine sans la moindre hésitation. Vous tiendrez votre couronne du Divin !

Nina : Je ne suis pas certaine que...

Ridder : Je vous le garantie. Enfin, ce scénario a une chance de se réaliser uniquement si nous parvenons à zigouiller les hurluberlus actuels. Et n'oublions pas Serguei II, cet imposteur ! Il mérite qu'on lui crève les yeux !

Nina : N'oubliez pas l'ANR qui est un puissant obstacle.

Ridder : Purges des officiers et des récalcitrants. Le Wapong sera heureux de les accueillir dans leurs prisons insalubres.

C'est alors que le voyant lumineux priant les passagers d'attacher leurs ceintures s'illumina. La descente allait débuter dans quelques minutes...
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

L'ENTRÉE AU MORDOR

Aéroport de Sheremetïevo, Novgorod, le 31 Août 2016.

Vingt-et-un jours s'étaient écoulés après la fin de la deuxième guerre d'Alméra, et le génocide du Lochlann. Kirov avait déjà donné l'ordre à ses troupes de prendre l'île de Syrad ö à compter du 19 Septembre. A cette date, une nouvelle guerre serait déclarée, une guerre pour détruire le bloc des monarchies chrétiennes, peut-être avec l'aide secrète des USP ? Qui sait ?
Kirov était un grand manichéen, et pour lui, il ne pouvait donc y avoir « d'entre-deux » : il n'y a point de troisième camp dans un échiquier.

Une fois au sol, l'avion roulait lentement sur la piste durant quelques minutes jusqu'au point de débarquement.
Nina semblait peu confiante...


Ridder : Qu'y a-t-il Nina ?

Nina : Il est probable qu'il n'y ait pas de voyage de retour pour nous, Ridder...

Ridder : Mais enfin, Kirov n'oserait pas vous tuer ! Oui c'est vrai, peut-être que nous ne sommes que deux, que vous êtes jeune, mais... il vous craint ! Et... il n'oserait pas entrainer son pays dans une guerre totale contre la Sainte-Alliance, n'est-ce pas ?

Nina : Kirov est totalement imprévisible. Alors qu'en début-2015, même les libéraux et les gakistes, tous pensaient que la Rostovie chrétienne rejoindrait la Sainte-Alliance... et à la surprise générale, il s'est une fois de plus éveillé parmi les morts pour rebâtir son Empire et réduire à néant tous nos efforts.

Ridder : Il est pas immortel ce gars, je suis sûr que si je le prend sur le ring...

Nina : -rire léger- Mais il s'arrangera toujours pour avoir l'avantage. Il est un cerveau, un réseau neuronal extrêmement développé camouflant une humanité réduite, écrasée voire... bientôt peut-être, complètement disparue.

Ridder : Parait-il que vous êtes douée pour changer les cœurs, aider les esprits, faire renaître les âmes ! Vous allez le séduire, le guérir et lui redonner l'Humanité qu'il a perdu jadis !

Nina : Les esprits les plus forts et déterminés sont hors de ma portée. Je ne suis pas une « magicienne ensorceleuse » comme le prétend le fameux chef du NKRD. Mais il est vrai que.. je ne sais pourquoi, il y a encore au fond de moi-même une voix qui me dit de garder espoir, concernant sa guérison spirituelle.

Ridder : Hum... Guérir un meurtrier de ce niveau, je doute que se soit très juste. Après tout, ces chiens de communistes athées ne le méritent pas !

Nina : Je peux vous assurer qu'un Kirov converti au christianisme laissera la main. Il abandonnera son pouvoir aux profits des chrétiens rostovs pro-SA, et se repentira d'une force qui risque même de le conduire à la mort. Un sacrifice pour offrir son pardon au Seigneur.
Seulement voilà... il est plus déterminé que jamais dans son idéologie, ses pouvoirs mental et matériel sont immenses et... ses conseillés sont encore pires que lui.

Ridder : Ah... ce gigolo à lunettes. Alors lui, je vous jure que...

Nina : Surtout ne tentez rien, vous risqueriez de faire échouer notre mission !

Ridder : Ah, oui, bien-sûr. -sourire- Je vais essayer au mieux de frigorifier mes vaisseaux sanguins.
Et qu'en est-il de ce salopard de petit... rrrhâ, ce démon de Markov ?

Nina : Normalement, il devrait être absent. Kirov a jugé bon de l'envoyé en mission sur l'île Jules Guesde (ex-Concordia).

Ridder : Eh bien, peut-être avait-il trop envie de nous tuer... dommage pour lui !

-l'avion s'arrête, les portes sont prêtes à s'ouvrir.

Nina : N'oubliez pas : vous entrez au cœur du camp ennemi. Ne dites pas un mot, et suivez les instructions que l'on vous donne. Nous risquons la mort à tout instant, alors n'aggravons pas la situation.

Ridder : Affirmatif.

-C'est alors que l'agent thorvalien suivait, surveillait, couvrait et défendait Nina Saratova, la meilleur ennemie de Kirov qui se rendait là où elle fut invitée pour négocier. Contrairement à ce qui a été dit précédemment, la Rostovie, de part son long et profond passé chrétien-orthodoxe autant que part le mystérieux manichéisme kirovien, conservait dans son ensemble, bien que discrètement, un honnête respect envers l'ennemi le plus sérieux de l'Esprit rovostranien, le seul qui avait la capacité de le mettre à bas : la Sainte-Alliance, ou plutôt... le christianisme authentique, catholique ou orthodoxe, le seul rival qui avait encore une présence « spectrale » mais bien réelle, dans l'inconscient populaire de la Rostovie communiste. Le Thorval d'Annabelle II, par sa proximité culturelle passée avec l'Ours oriental, était ainsi la seule Nation qui détenait les moyens pour découvrir la faille et terrasser « le monstre rouge-noir de l'athéisme ultra-révolutionnaire » rostov.

Sortis de l'avion, « les deux chrétiens » furent accueillis par trois soldats de l'ANR, sans doute des cévékazes, membres sur-entrainés des forces spéciales rostoves. Ils étaient munis d'un équipement NBC noir -camouflage de nuit, léger et pratique. Ils étaient également équipés des nouveaux masques à gaz rostovs ré-adaptés pour la vue et les mouvements, fruits de la dernière vague d'innovation dans les centres de recherche secret du pays. Leur voix transformée, leur apparence ténébreuse... la Peur allait s'infiltrer peu à peu dans les profondeurs physiologiques des deux arrivants.


Ridder, aussi courageux soit-il, se senti un peu inutile et impuissant face à ces trois « humanoïdes », comme il avait tendance à les surnommer, ces agents de Terienkov, froids, insensibles et armés jusqu'aux dents. L'angoisse le guettait. Mourir était un honneur... mais voir Nina périr aurait été insupportable.

On les conduisit alors en silence, vers un arrêt de bus, l'autocar qui les attendait devait les emmener au point de rendez-vous.
Une fois les deux chrétiens montés dans le véhicule, les agents du CVK repartirent. Dans cet autocar étaient présent des citoyens lambdas de Rostovie, des citadins de la capitale qui circulaient comme chaque jour vers leur lieu de travail. Un jeune policier était également présent.
Saratova se cachait le visage à l'aide de son long manteau gris, de peur qu'on ne la reconnaisse. Ridder, lui, se demandait pourquoi on les avait « jeté dans la nature ». Mise à part ce policier qui visiblement ne les connaissait pas, cet autocar ne comportait aucun agent du gouvernement. Saratova lui chuchota que souvent en Rostovie, des agents espions au service du renseignement intérieur kirovien se cachaient parmi les civils.
Des civils rostovs silencieux, où la peur se lisait aisément dans leurs yeux.
Comme dans toutes les grandes cités de Rostovie, le silence absolu était obligatoire. Mais Ridder, russophone, ne pu s'empêcher de dire tout fort :


Ridder : Eh bien... c'est plus gai dans un cimetière !

Saratova le regarda en fronçant les sourcils, tandis que les autres occupants du véhicule en mouvement le fixèrent avec étonnement.
Le jeune policier se leva, et demanda la carte d'identité de Ridder.


Policier : Vos papiers, s'il vous plait, Camarade.

Ridder : Euh...
Il regarda Nina d'un air gêné... Ridder n'avait évidemment pas de papiers et risquait de finir sa vie au Perelag...

Nina : Excusez-nous monsieur, mais...

Policier : Vous êtes mariés ?

Ridder : Euh... eh bien...

Nina : Non, c'est juste un ami.

Policier : Donc vous voyagez tous les deux en amis pour faire du tourisme, sans carte d'identité, et vous bombardez les tympans des travailleurs par un boucan assourdissant en plein centre-ville...

Ridder : Quoi ? Mais je n'ai sorti que dix mots à voix haute !

Nina : Ridd... euh... hum, Boris !

Policier : D'ailleurs, ne croyez pas que j'ai rien remarqué... : vous avez un drôle d'accent, camarade « BORIS »...

Les autres occupants de l'autocar avaient le sourire aux lèvres. Mais tout en regardant la scène, ils restèrent muet, par peur d'être arrêtés à leur tour... non-pas par le jeune policier, mais par un probable espion du NKRD infiltré parmi eux...

Ridder : Bon, j'en ai marre. -Il regarda droit dans les yeux le policier de haut en bas (Ridder faisait deux têtes de plus que lui)-
Écoutez... voilà la Vérité : nous sommes venus du Thorval pour rencontrer Kirov. Le but de notre rencontre est connu de tous : nous voulons empêcher que les fous qui vous dirigent ne prennent la décision de déclencher une guerre totale avec les pays de la Sainte-Alliance, dont celui qui devait être votre meilleur allié, le Thorval. Sa majesté Annabelle II et Nina Saratova se cassent le cul depuis à essayer de libérer votre pays du diktat de votre supérieur, je parle de ce misanthrope illuminé... voilà pourquoi vous devez nous laisser faire.
Pour faire plus court, on nous a dit de monter dans cet autocar et de descendre une fois arrivé à l'arrêt du Kremlin. Votre intervention n'a donc pas lieu d'être, ni dans nos intérêts, ni dans ceux de Kirov... et ni les vôtre d'ailleurs. Compris ?

Policier : -Intimidé (c'est la première fois qu'on était aussi violent avec un agent de police)-
Je... -il sort son avtorev et pointe Ridder, qui lève les mains-
Vous vous foutez de moi ! Pas un geste, sinon je tire !
Là s'en est trop ! Vous circulez illégalement dans notre capitale et insultez le Guide Suprême, vous méritez la peine de mort ! -alors que Ridder, bien qu'un peu inquiet, gardait son calme -du moins en apparence, le jeune policier semblait déterminé à tirer ne serait-ce par légitime défense.

Nina se rapprocha du policier et usa un peu de son charme. Aidée de la grande beauté de son visage, et surtout de son regard perçant, capable de s'introduire dans les pensées de sa victime, elle paralysa de ses yeux le jeune policier inexpérimenté qui n'avait, jamais auparavant, subit une telle situation.


Nina : Gardez votre calme et écoutez moi très attentivement. Je suis sûr que vous ne tirerez pas.
Nous ne sommes pas venu pour destituer le régime que vous servez par la crainte. Du moins, pas encore -elle jeta un œil vers Ridder.
Nous sommes là pour traité avec lui sur un sujet extrêmement sensible. La paix mondiale est en danger, et votre « Guide Suprême », mal conseillé, menace militairement d'autres nations souveraines, anciennement alliées de la Rostovie. Alors je suis certaine que vous n'irez pas tout gâcher. -elle le fixe droit dans les yeux avec un magnifique (et menaçant !) sourire.

Policier : -paniqué et tremblotant- Mais... je... qui... Qui êtes-vous ? Une terroriste religieuse ?

Nina : Vous vous souvenez de la Rostovie chrétienne ? Oui, je suis une partisane de cette Rostovie, tout comme vous l'êtes, j'en suis convaincue. Alors pour notre intérêt à tous, vous baissez immédiatement votre arme et retournez à votre place sans dire un mot.

Nina avait raison : le jeune policier, malgré sa profession, regrettait l'époque saratovienne. Il admirait Saratova -bien qu'il ne l'ait point reconnu ici- et avait une peur démesurée pour Kirov et ses « apôtres ».
Déjà intimidé par la force physique de Ridder, le jeune policier était alors paralysé par le charme de la jeune chrétienne, et finit par suivre ses instincts : il obéit à Nina et abaissa lentement son arme. Il retourna à sa place dans le bus, sans rien dire, honteux, en regardant au sol.


Ridder : -en chuchotant, car maintenant qu'il connaissait la loi, il essaya de la respecter- Eh bien, vous m'épatez ! Je comprends pourquoi le régime rostov vous craint tant !

Nina : Tu me croyais inoffensive ? Je ne suis peut-être qu'une jeune Pucelle, mais à la longue expérience, et... ce n'est pas pour rien que mes ennemis me surnomment « la sorcière » -sourire-

Le bus s'arrêta. C'était l'arrêt le plus proche de la résidence officielle du gouvernement rostov : le Kremlin de Novgorod. Ils descendirent. En bas, trois agents du NKRD les attendaient.
Nina chuchota à Ridder qu'il fallait bien faire la différence entre "le milicien" (policier « normal » rostov), et l'agent du NKRD, la police politique de Markov. Les premiers pouvaient être faibles et influençables comme on l'a vu précédemment, mais parfois doux et généreux. Les agents du NKRD bien au contraire, étaient des pros en arts martiaux, du tir, de la résistance à la torture, de la guerre électronique et avant-tout, de la subversion mentale. Des hommes déshumanisés, des agents sans peur, sans passion, ni désir, des machines au service total de la volonté du Rovostran. Bref, il fallait s'en méfier et Ridder était sur ses gardes.

Les agents fouillèrent les deux chrétiens avec des détecteurs de métal. On vérifiait aussi manuellement qu'ils n'avaient pas d'autres objets qui pouvaient servir à assassiner un être humain. On leur dit que s'ils tentaient quoi que se soit contre la personne de Kirov pendant cette rencontre, non-seulement qu'ils le payeraient de leur vie, mais aussi qu'Ademtown serait détruite par une frappe nucléaire immédiate.
Heureusement, l'inspection et l'escorte se déroulèrent sans incident particulier.

Enfin arrivés devant la porte principale du Grand-Palais, les agents du NKRD laissèrent Nina et Ridder entrer. Les portes s'ouvrirent : ils virent alors un immense couloir, une grande allée centrale vide, aux deux côtés parallèles remplis d'une grande foule de politiques rostovs, observant l'ancienne Présidente « ressuscitée », marcher lentement en direction de son ennemi N°1, au milieu de l'allée.
Le silence était de rigueur.
La règle imposée par Kirov aux "spectateurs" ne pouvait être plus clair : « Quiconque l'applaudira sera déporté, quiconque l'insultera sera fusillé ».

Nina s'avança la première, suivit de derrière, un peu plus timidement, par Ridder, inquiet de cette étrange atmosphère diabolique qui dominait ce couloir immense. La foule fixait unanimement avec mépris l'ancienne présidente rostove... dans un silence glacial.
Au début, tout comme Ridder, Nina avait un peu peur, mais cachait ses émotions avec une grande habileté. Puis elle continua son chemin, d'un air froid et déterminé, aux côtés d'un Ridder inquiet qui fronçait les sourcils : cette pluie de regards menaçants lancés par tous les haut-membres du Parti Communiste énervait au plus haut point le thorvalien.
Saratova s'approcha enfin de la porte de la salle principale via un couloir plus réduit, enfin à l’abri des regards de la foule... Mais la porte en question était gardée à sa gauche par des agents des forces spéciales de l’État -cévékazes, et à sa droite par Ivan Terienkov, le « terrible N°2 », GenSek du Parti, dirigeant du CVK et Exarque du Rovostran. Ses célèbres lunettes noires effrayaient encore un peu plus les deux invités. Mais Ridder se tenait prêt. Il était prêt à en découdre, prêt à donner sa vie pour la jeune Pucelle, isolée au cœur même de « l'Empire du Mal ».

Des agents du CVK ouvrirent les portes de la salle où se trouvait le Guide Suprême. Ils facilitèrent le passage à Nina, mais empêchèrent Ridder de rentrer. Ce dernier se fâcha mais, avant que le pire n'arrive, Nina fit signe à son coéquipier que tout se passerait bien, qu'il pouvait l'attendre devant la porte.
Ridder s’exécuta... Inquiet et énervé, il du attendre devant la porte, sous la surveillance attentive de Terienkov et de ses hommes.

Une fois les portes fermées, Nina se retrouva de nouveau face à un couloir, un couloir menant tout droit au bureau, sombre et austère, de Kirov lui-même. Une fois entrée dans son bureau à marche lente, elle vit l'Unique, le Leader, le Chef Suprême de la Première puissance mondiale. L'homme qui, disait-on, était un Prophète, un envoyé de Dieu, son fléau venu pour accomplir une mission précise de droit divin : exterminer l'espèce humaine.
Cet homme ne ressemblait pas à un tyran. Il n'était rien de plus qu'un fonctionnaire du Rovostran, travaillant -sueur aux fronts, dans un vieux bureau délabré, remplis de livres et de dossiers. Pas d'or, pas d'argent, pas de fauteuil en velours, pas de belles secrétaires-serviles. Non. C'était la solitude dans l'ascétisme et le travail dans la pauvreté, ou plutôt, le strict nécessaire.
Il leva la tête vers Nina, avec un timide sourire.


Kirov : Heureux de vous revoir, ma sœur.

À suivre.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

LA BELLE ET LA BÊTE

Une fois dans le bureau de travail du "Guide Suprême", Saratova regarda Kirov avec étonnement : il ne ressemblait pas à un tyran mais plutôt à un fonctionnaire en surmenage, enfermé dans son bureau à travailler sur de vieux dossiers techniques. Elle savait bien que sa présence ne déplaisait pas à l'étrange dictateur : bien que fort peu sociable, ce dernier avait comme un respect naturel pour sa "meilleure ennemie" et sa présence apportait un peu de "couleur" à cette pièce de travail sombre et austère. Si Kirov était extrêmement méfiant à toute relation personnelle et physique trop rapprochée, il n'était pas au mieux de sa forme et la grande beauté de la jeune chrétienne ne pu le laisser indifférent, surtout pour un homme aussi peu "expérimenté".
Pensant que Kirov n'était pas prêt de faire marche arrière (notamment à propos de Syrad Ö) sans un échange intéressé, elle tenta d'en profiter.


Nina : -regard froid et déterminé- Zdravstvouïtié.

Kirov : Dobriï Vietcher.
Alors, êtes-vous prêtes pour ma revanche ? J'ai un plateau d’échecs juste là !
-sourire- (c'était une référence à son vieux rêve où elle gagna une partie d'échec contre Kirov)

Nina : Vous savez pourquoi je suis venue, monsieur Kirov, n'est-ce pas ? Vous savez ce que je veux.

Kirov : Toujours aussi directe, Mademoiselle Saratova. -sourire-

Nina : Je vais être une fois de plus très directe, en effet. Je ne suis pas là pour votre partie d'échec et malheureusement, je ne suis pas là non-plus pour parler avec vous de votre immonde politique intérieure... même si mon sens du devoir moral de patriote rostove me pousse à le faire. La planification d'un massacre organisé d'un million de personnes est une preuve de faiblesse et de grande lâcheté de votre part. Mais je vous connais trop bien, inutile que j'en rajoute.

Kirov : -calme et posé- Peut-être pas autant que vous ne le pensez.

Nina : Un jour croyez-moi je connaîtrais vos derniers secrets. Et ce jour là, vous serez enfin à genoux, à répondre devant Dieu et le peuple rostov pour le mal que vous avez causé.
Maintenant, j'attends votre approbation pour continuer.


Kirov : Je vous écoute.

Nina : Avant de commencer la négociation je voulais savoir s'il était possible d'arrêter immédiatement ce trafic que vous entreprenez secrètement depuis un bon moment déjà, au moins au Thorval. Ce commerce n'est guère une fierté pour les idéaux socialistes, n'est-ce pas ? Voilà un secret de plus dont j'ai pris connaissance et il serait dommage que j'en tire profit à votre désavantage et vous savez probablement ce que j'ai en tête à propos de Juvna. -Elle esquissa soudainement un grand et jolie sourire, elle le fixa dans les yeux et se rapprocha de lui en avançant de deux pas.

Kirov : C'est donc bien la reine Annabelle qui vous envoie. La témérité est votre point commun à toutes les deux. Eh bien, Mademoiselle Saratova, j'accepte votre demande. Les livraisons seront complètement à l'arrêt dès demain. Le Thorval n'est plus dans la liste des marchés pour le commerce juvnien. Si votre menace est aussi pertinente que votre affirmation, sachez avant-tout que nous nous devions d'avoir un certains respect pour nos "meilleurs ennemis". Là est la raison principale, quoique vous pensiez. -Il se penche légèrement avec un léger sourire en ne la perdant pas des yeux.-

Nina : Je vous crois Monsieur Kirov.
Maintenant, allons dans le vif du sujet...
-elle avance d'un pas dans sa direction. Je connais tous vos plans concernant Syrad ö, et... -elle se rapproche encore, lentement, jusqu'à ce qu'elle se tienne juste en face de lui-

Kirov : Que voulez-vous, ma sœur ?

Nina : -elle le regarde droit dans les yeux- J'aimerai que vos projets d'invasion de Syrad ö soient immédiatement annulés et que vous ne tentiez rien contre la Sainte-Alliance à l'avenir. Je ne veux plus que vous nuisiez à nos intérêts premiers. En retour, je pourrais peut-être... -Saratova se rapproche une fois de plus... usant de ses talents de séductrice elle place délicatement ses bras autour de son cou.-

Contre toute attente, Kirov l'a repousse calmement les deux mains sur les épaules, tout en la fixant des yeux-
Kirov : Non, Non, Mademoiselle Saratova, vous êtes absolument magnifique mais je n'attends aucun retour de votre part. A l'échelle de l’État je suis peut-être un "monstre" sans aucune empathie, humainement j'ai un devoir de respect pour tous mes frères, amis ou ennemis. -signe de tête amical et honnête sourire-

A l'instant même où Kirov la repoussa gentiment, elle su qu'elle avait échouée dans sa mission de séduction... alors que Kirov (gardant en réalité tout contrôle) fit quand même un pas de conciliation vis à vis des revendications de la Sainte-Alliance. L'objectif final était atteint, mais pas de la manière souhaitée... ce qui était initialement prévue tomba vite dans l'oubli. Saratova fut grandement surprise par cette résistance mêlée à tant de respects. Elle en était même presque choquée : l'esprit de Kirov était constamment aux commandes. Elle compris alors pourquoi on le surnommait... "l'Incorruptible".
Mais le but était atteint, là était l'essentiel.
Néanmoins, Kirov resta en position défensive. Si elle cachait -sur un tout autre sujet- des vérités plus obscures, sa sincérité personnelle ne faisait aucun doute.


Kirov : Votre simple présence ici m’impressionne et en toute honnêteté je dois avouer que je suis loin d'avoir votre courage.

Nina : Parce que vous n'oseriez pas venir au Thorval ? -sourire-

Kirov : Peut-être, mais par l'intermédiaire de l'un de mes... sosies. -sourire-

La jeune chrétienne était impressionnée par la franchise et le respect que lui témoignait le leader rostov.

Nina : Je n'ose vous remercier... disons que je vous en suis reconnaissante.
-Le visage de la jeune chrétienne redevint froid et son regard refléta à nouveau une grande méfiance.-
La question que je me pose est... "pourquoi ?" Vous avez quelque chose derrière la tête.

Kirov : Je n'ai jamais changé mademoiselle Saratova. Mon but reste le même, il l'a toujours été, seulement à mesure que je m'en approche, je gagne en espoir, ce qui me laisse le droit de respecter mes ennemis.

Nina : Vous aviez à une époque permis à la Rostovie de retrouver ses racines chrétiennes -et après tout, je peux toujours espéré que vous reviendrez sur cette politique car aujourd'hui ce n'est plus vraiment le cas, n'ai-je pas raison ?

Kirov : Il fut un temps où j'ai osé tendre la main aux chrétiens. C'était l'époque du bicéphalisme "néokirovien"... [url=http://www.simpolitique.com/post77076.html#77076]vous vous en souvenez[/url] ? Vous m'aviez lâchement trahis, j'ai été exclu, je suis parti en exil pendant que vous aviez fait reculer notre pays 60 ans en arrière. Terienkov a été exclu à son tour et tout cela a conduit à la mort du Camarade Davanrov et au coup d’État des trois vendus à l'Impérialisme : Ahradinur-Riazanov-Terrerov.
Cela n'a nullement résulté d'un "complot communiste". Tout était de l'initiative de cette même "Troïka" juvno-rostove capitaliste et des parlementaires corrompus qu'ils tenaient alors en laisse.


Nina : Je veux bien vous croire sur ce dernier point. J'ai reconnu mes erreurs, mais je suppose que vous en avez grandement profité. Je sais que Dzérine était l'une de vos taupes au sein du gouvernement Riazanov. C'est avec lui que vous avez mené à bien vos projets de reconquête du pouvoir.
Quand à l'abominable décès de Davanrov... et mon empoisonnement... Dzérine aurait très bien pu l'en empêcher, n'est-ce pas ?


Kirov : Il est vrai que j’éprouvai le même respect pour Davanrov que pour vous et la Reine Annabelle. De grands patriotes chrétiens qui croient sincèrement en leurs idéaux. Votre philosophie culturelle n'est pas si éloignée de la mienne... Cependant, nos politiques, c'est à dire nos moyens sont radicalement différents. Et disons que la Renaissance communiste de la Rostovie relevait d'une mission un peu plus... prioritaire que le secours d'un seul ou deux petits êtres... humains. -il insista sur ces deux mots avec un sourire calculé.

Nina : Votre nouvelle Troïka n'est pas moins inhumaine que l'ancienne, je me trompe ?

Kirov : Et désormais, voilà le peuple rostov à l'unisson, en droit chemin vers sa Rédemption. -grand sourire-

Nina : Un génocide total ? Est-ce vraiment votre but ?

Kirov : Vous me prendriez vraiment pour un vulgaire "Youri" ? Un Kherovitch emporté par la folie, le résultat d'un absurde mécanisme dont les engrenages seraient ses propres passions psycho-politiques ?

Nina : Non, vous êtes différent sur la forme, vous êtes bien plus malin... mais le fond ne change pas. J'ai peur qu'une idéologie monstrueuse ne soit nichée derrière votre socialisme humaniste apparent.
Quels peuvent-être vos projets ?
-elle le regarde droit dans les yeux-

Kirov : Mes projets ? Voyons, tout le monde le sait : sauver le pauvre prolétariat de l'exploitation bourgeoise ! -sourire

Nina : Vous vous fichez de moi. La chrétienne baissa la tête et toussa soudainement et violemment pendant de longues secondes.

Kirov : Nina, Nina Saratova... j'admire votre courage et votre franc parler. Mais vos sorcelleries ne peuvent rien face au Rovostran : vous n'êtes "qu'une" humaine. Vous ne savez rien, rien de tout ce que j'ai déjà bâti et de ce que nous préparons en ce moment même, sous le nez d'un monde inconscient du sort qui l'attend. Vous ne pouvez imaginer tout ce que j'ai réservé pour l'Humanité, toutes les vérités d'un Futur inévitable.
Toutefois, peut-être méritez-vous de découvrir l'une d'entre-elle... celle qui mènera droit vers le Salut universel.


Nina : -tousse- Que m'avez-vous fait ?

Kirov : Cette substance n'est pas létale et n'a aucun effet secondaire durable. Vous serez remise sur pieds d'ici quelques heures, et votre esprit n'y aura vu passer que quelques minutes. -Kirov quitte la pièce avec un masque à gaz.

-Tourmentée par ses migraines et ses quintes de toux, Saratova eu soudain d'effroyables visions.
Elle vit d'abord en pleine nuit d'hiver un vieux camp à ciel ouvert, travailleurs gelés et épuisés enfermés dans un grillage de fil de fer barbelés et de miradors... un Perelag comme un autre... ?
...Ceci n'était que la partie émergée de l'iceberg.
Elle rejoignit ensuite un immense bunker dans lequel se trouvait un couloir souterrain sous haute surveillance qui s'enfonçait toujours plus bas dans la croûte terrestre. Enfin sorti de ce tunnel incliné, elle vit l'inimaginable... un immense centre industriel où se pressaient hommes, femmes et enfants défigurés pour l'Industrie d'armement, des laboratoires et chambres expérimentales et de confinement chimique, radiologique et bactériologique pour la R&D, où des cobayes humains sacrifiaient leur vie par centaines, milliers ou... par dizaine de milliers... elle avait très mal à la tête.
Puis de l'obscurité d'un nouveau couloir qui remontait à la surface elle vit un point de lumière.
Ses maux de tête ne cessaient de la tourmenter. Elle voulait se réveiller.
Au bout de cet autre tunnel un être nouveau se dessina devant-elle. Elle s'approcha lentement... une autre race ? un autre homme ? C'était un humanoïde fait de chair dure et de métal froid... les veines ressortaient sur toute l'étendue de son corps et son œil... un œil rouge au milieu d'un visage mécanisé sans aucune expression la transperçait. Elle avait peur, très peur. Puis tout s'effaça brutalement dans le Noir, et lentement se dessina dans l'obscurité cet étrange visage bleuté... abominable.

Quand Nina se ressaisit, elle était déjà dans une autre pièce, aux côtés de son célèbre garde du corps, Ridder, et du Président de l’exécutif rostov, Svetozar Dzérine.


Svetozar Dzérine :Kirov vous a donné sa parole, la Rostovie n'interviendra pas militairement à Syrad ö et ne nuira pas aux intérêts de la Sainte-Alliance tant que vous en ferez autant. Il est évident que nous n'avons pas la possibilité d'affronter à la fois l'OTH, ses deux gros porcs avec tous leurs valets et l'ensemble de la SA avec ses satellites. Je suppose qu'il en va de même de votre côté.
Dites-moi, êtes-vous sûr qu'elle va bien ?

Ridder : Mademoiselle Saratova ? Vous semblez bien étrange depuis tout à l'heure ?

à suivre...
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