Encyclopédie Royale du Thorval

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[center]Encyclopédie Royale du Thorval[/center]

TABLE DES MATIÈRES :

Introduction au Thorval - 100%

I. Informations Générales - 100%
II. Histoire - 80% (reste à écrire XVII, XVIII et XIXe siècles)
III. Géographie - 90% (hydrographie à écrire)
IV. Cartographie - 100%
V. Institutions - 100%
VI. Loi Thorvaloise - 100%
VII. Société - 100%
VIII. Famille Royale - 100%
IX. La Noblesse de Thorval - 100%
X. Défense et Sécurité - 10% (à refaire)
XI. Économie - 100%
XII. Enseignement et apprentissage - 100%
XIII. Santé et Recherche - 0% (à écrire)
XIV. En images - 60% (à compléter rubrique monastères et édifices historiques)
XV. Calendrier civil et religieux - 100%
Annexe encyclopédique - 100%
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Introduction au Thorval :


Drapeau du Royaume de Thorval :


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/34/1440021072-drapeau-thorval.png[/img][/center]
  • Le rouge symbolise le pouvoir royal
  • Le blanc symbolise l'amour et la fidélité à Dieu
  • Le orangé symbolise la lumière des valeurs chrétiennes
  • Le Blason est celui de la Maison du Thorval
Fleurs de lys or sur fond de gueules est le symbole de la famille du Thorval (les fleurs de lys incarnent la Foi et les Œuvres)
Cœurs-sacrés du Christ est le symbole de la profonde confiance et de la soumission de la famille du Thorval au Christ (trois comme Trinité)
Saint Michel est le Saint Patron du Thorval ainsi que celui du Duché de Østlandet, fief historique de la Maison du Thorval
Nef argentée est le symbole de la communauté de Foi Chrétienne
Le cerf d'or est un symbole christique


Armoiries du Royaume de Thorval :

[center]Blason royal (version grande)
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/42/1444957419-grand-blason-royal-du-thorval.png[/img]

Blason royal (version allégée)
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/42/1444956870-petit-blason-royal-du-thorval.png[/img]

Devise du Royaume de Thorval (Sa Majesté) :

« Au nom de Dieu, en garde ! »

Hymne du Royaume de Thorval

Titre : [url=http://youtu.be/pRSYhLQ_XJM]Il est un doux pays[/url] (version courte)
Parole : Ernst Schläger (1781)
Musique : Adam Krøyer (1796)
Adopté : 1803 (jusqu'en 1952 ; ré-adopté en 2012)

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440547344-hymne-thorval.png[/img][/center]
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[justify]I. Informations Générales


Dénomination officielle : Royaume de Thorval
Nom courant : Thorval
Langue officielle (État) : Thorvalien/ois
Langues co-officielles et/ou reconnues : Dialectes thorvalois, Flamand, Semptranien, Qabaran
Capitale : Adursted
Gentilé : Thorvalien,ienne / Thorvalois,e
Monnaie : la Couronne Thorvalienne/oise - Thorvalske Kroner (1$RAK = 17,250)
Population totale : 54 565 552 habitants (Thorval continental uniquement : 48 465 123 habitants)
Superficie : 1 519 000 km² (Thorval continental uniquement : 1 384 100 km²)
Densité de population : 35,92 habitants au km² (Thorval continental uniquement : 35,02 habitants au km²)
Ressource en eaux : 9,1%
Les grandes villes (comptant intra-muros + faubourgs directs) : Mänttä, Adursted, Vigenbjerg, Kestborg, Tversted, Voksted, Damsholte, Varkaus, Alavus [environ 92% de la population urbaine à janvier 2026]

Forme de l'État : Monarchie de droit divin
Reine : Sa Majesté Annabelle II, de Thorval
Fête nationale : 24 novembre
Philosophie politique : Traditionalisme chrétien
Entités administratives (deux échelons) :
  • Échelon provincial - Domaine royal, Duchés, Margraviats, Comtés, Seigneuries (« Kongsgård », « Hertugdømme », « Markgrevskab », « Grevskab », « Herredømme »)
  • Échelon communal - Baronnies, Vicomtés, Communes/Paroisses* (« Baroni », Vicegrevskab », « Kommune/Sogn ») *notion synonyme
Religion d'État : Christianisme catholique
  • tolérance ordonnée conformément a la doctrine catholique traditionnelle à l'égard de l'orthodoxie (forte minorité) et du protestantisme (petite minorité)
  • Intégrité physique garantie aux païens (petites minorités)
  • Discrétion pour les non-chrétiens dans la sphère publique.

Système économique : Communautés chrétiennes de métier, catholicisme social
Statut : Puissance mondiale
Produit Intérieur Brut : 731 milliards $RAK
P.I.B par habitant : 14 954 $RAK
I.D.H : 0.884 (Pologne IRL)

Répartition ethnique de la population (à janvier 2030)
Thorvaliens/ois : 48 282 115 (88,48%)
Qabarans : 6 100 422 (11,18%)
Rostoves : 95 000 (0,17%)
Flamands : 50 000 (0,09%)
Semptraniens : 6 800 (0,01%)
Schlessois : 1 000 (0,002%)
Autres (Sébaldes, Tchononaliens, Pelabssiens, Fiémançais etc) : 30 208 (0,06%)

Répartition religieuse de la population (à janvier 2031)
Chrétiens catholiques : 54 348 398 (99,6020%)
Catholiques urbains : 43 254 113
Catholiques-Thorvalois : 11 094 285

Chrétiens orthodoxes : 195 000 (0,3574%)
Protestants luthériens : 20 026 (0,0367%)
Divers païens (nordique ou autochtone du Qabar) : 1 146 (0,0021%)
Non-déclarés (athées, agnostiques, autres) : 982 (0,0018%)

Lieu de vie (à janvier 2030)
Citadins (villes et faubourgs directes) : 12,30%
Ruraux (bourgs/bourgades, villages et hameaux) : 87,70%

Lieu de travail
Citadins (villes et faubourgs directes) : 12,30%
Ruraux (bourgs/bourgades, villages et hameaux) : 87,70%

Définitions au 1er février 2030

Ville (« By ») : zone urbaine (urbanisation majoritaire) sauf près des faubourgs, concentrées à l'intérieur d'une enceinte et dont plus de la moitié de la population ne relève pas de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche, de l'exploitation forestière ou de l'artisanat rural. Doit posséder au moins 1200 habitants.
Faubourg (« Brokvarter ») : zone semi-rurale (urbanisation gagnée par la ruralité) ou zone rurale (urbanisation absente) située au delà de l'enceinte d'une ville qui lui est rattachée administrativement grâce sa proximité (agglutinée sur les murs), et ne s'étendant pas au delà de 2 km à la ronde. Au minimum la moitié de la population relève de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche, de l'exploitation forestière et de l'artisanat rural. Le nombre d'habitants n'est pas une donnée significative.
Banlieue (« Forstadsby ») : La notion est désormais obsolète au Thorval.

Grande ville : 100 000 habitants +
Ville moyenne : 23 000 à 99 999 habitants
Petite ville : 1200 à 22 999 habitants

Village (« Landsby ») : zone rurale (urbanisation absente) dont au moins neuf dixième de la population relève de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche et de l'exploitation forestière. L'artisanat rural est le second pilier de l'économie du village. Le nombre d'habitant se situe entre 10 et 1199.
Hameau (« Flække ») : zone rurale (urbanisation absente) dont toute la population relève de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche et de l'exploitation forestière. Le nombre d'habitant se situe entre 4 et 9.

Bourg ou bourgade (« Landsbyen ») : Nom cérémoniel d'un village (urbanisation absente) accueillant les marchés hebdomadaires et/ou un pouvoir politique local. Le reflet socio-économique reste identique que celui du village simple.[/justify]
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[justify]II. Histoire



Les origines (-1100 à -984)



[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1396971894-syrad-o.png[/img]
Syrad ø de nos jours[/center]

L'histoire connut remonte l'age de bronze almeran, en -1100 avant Jésus-Christ. En ce temps, les Thorvalois s'appelaient les Tarubins. Leurs origines se situent dans le grand nord glacial sur la petite île de Syrad ø où ils vivaient de la pêche et étaient protégés par les « hommes du lac » (Lochlannais), avec lesquels s'effectuait par ailleurs un commerce de troc. L'organisation sociale Tarubine était clanique. En -1100, il existait cinquante clans dotés de particularismes culturels marqués, dirigés par un « chef » (jarl). Il était souvent le plus fort et le meilleur guerrier. Le pouvoir des jarls était plutôt modérée qu'absolue. Ils étaient élu par les assemblée saisonnières (« Thing ») composée des hommes libres ou héritaient avec l'autorisation du Thing. La hiérarchie sociale s'articulait autour des chefs de clans (« jarlar »), des hommes libres (« Boendr »), des pauvres (« Umagi ») qui vivent grâce à la solidarité des clans et des Thraellar (« captures de guerre ») dont le statut était plus proche du serf que de l'esclave. A l'intérieur des clans, la famille tenait le premier rôle et était considérée comme sacrée. Les membres d'un clan était très solidaires, d'une nature insoumise et marqués par un fort individualisme collectif. Un tel état de fait avait le don de provoquer d'intenses et sanglantes luttes de domination entre clans. La société clanique se caractérisait en outre par une forte pudicité et des mœurs sexuelles strictes. L'homosexualité était par exemple hors-la-loi. La vie était rude et les rapports sociaux violents, surtout d'un clan a l'autre. En -1079, la famille d'Haldrek l'Avide entreprit un vaste plan de réunification clanique des Tarubins. Ce dernier n'eut guère de mal à soumettre les faibles mais rencontra une féroce résistance de la part des plus forts. Au final, les opposants d'Haldrek jetèrent son corps ligoté dans l'océan en -1071. Le statu-quo fut alors restauré. La période entre -1065 et -1051 vit la réalisation de dessins pétroglyphes représentants la vie des Tarubins à cet age. L'épisode historique est considéré comme celui de la fondation et des premiers balbutiements de la culture Thorvalienne. Les trois siècles suivant se divisèrent entre temps de paix et théâtres de luttes inter-claniques chaotiques, sanglantes.

En -991, le tiers de la population fut décimée par une épidémie. Cet épisode effraya les Tarubins qui furent alors convaincus que les terres sur lesquelles ils vivaient étaient maudites par les Dieux et qu'il fallait les abandonner. Afin de s'attirer la bienveillance des dieux, on organisa des Blót durant lesquels on sacrifia des humains à la place des animaux. Les sources historiques estiment le nombre de sacrifiés entre vingt et cinquante personnes sur onze ans. En -980, les peuples Tarubins se mirent à construire des embarcations plus ou moins adaptée à la navigation hauturière, basées sur des techniques que les hommes du Lac leur avaient appris (coque à membrures, voile carrée). Pour cela, ils défrichèrent, on estime, la quasi-totalité des forêts présentes au sud de l'île. Les navires au nombre de soixante furent prêt en -970. Après le chargement en nourriture, tous fut parés pour prendre la mer. Néanmoins, le départ ne se déroula qu'au printemps -968 à cause d'une prophétie propagée dans les villages annonçant mauvaise fortune aux navires Tarubins. Le plan de route était simple : voguer vers l'ouest en suivant les ilots lochlannais sur la Mer Blanche (dont plusieurs disparurent jusqu'à nos jours). Toutefois, la flotte équipée pour la première fois de voile et de quille se perdit. Le peuple de pêcheurs erra durant six mois en mer avant de finalement s'abattre sur les côtes qui verront, plus tard, la fondation Adursted. Environ trois milles cinq cent au départ, seul la moitié survécut au périple. Les Tarubins n'avaient pas réussi à rejoindre Jarrstad mais étaient tombés sur des terres accueillantes et inhabitées. Les Jarls décidèrent que leurs peuples allaient s'y installer durablement.


Nouvelle vie sur le continent (-968 à -392)



[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/21/1400597748-images-encyclopedie.png[/img]
La poupe d'un navire typique Tarubin.[/center]

Les pertes liés à la tempête obligèrent les Jarls à réorganiser les clans. Ainsi les plus touchées furent englobées, réduisant leur nombre à seulement une trentaine. Comme sur Syrad ø, chaque clan disposait d'une parcelle de terre proportionnelle à la grandeur de sa population, sauf que cette fois-ci, l'espace vital était beaucoup plus grand. En effet, les Tarubins s'étaient installés sur un pays qui s'étalait de la région d'Adursted jusqu'à Narvik à l'est et à Tversted à l'ouest. Les clans étaient toujours indépendants et le territoire morcelé mais un début de fraternité émergea. Ainsi, il n'était plus rare de voir les membres de différents groupes aller ensemble à la cueillette, à la chasse, de couper du bois ou de travailler la peau de concert. L'unité n'était cela dit pas encore possible et des conflits inter-claniques plus ou moins graves surgirent ponctuellement chaque année. Les Tarubins découvrirent l'agriculture en -926 et bâtirent des cabanes en bois, des fermes et des greniers. En -923, la première école archaïque de la civilisation clanique fut édifiée. Les enfants y apprenaient les rudiments du travail de la terre, de la chasse et du rôle de chef de famille. En -810, les terres Tarubéennes eurent des échanges commerciaux avec le peuple Lochlannais grâce aux routes commerciales protégées qui existaient en ce temps. Les Tarubins envoyaient leurs gibiers et peaux vers les grands marchés en échange de fourrure, d'épices ou de miel (principe du troc). Le commerce fut abondant et l'on échangea pendant plusieurs siècles toute sorte de marchandises. En -631, le lieu de vie des Tarubins s'était beaucoup élargit : il s'étalait désormais jusqu'à Kestborg à l'Est, Valborg au sud et Vigenbjerg à l'Ouest. La population avait augmenté, passant de mille à près de cent sept mille. La vie fut relativement calme et prospère des centaines d'années. En -407 des rumeurs affirmèrent qu'aux vingt prochaines lunes, des géants aux pieds d'aciers marcheraient sur les terres Tarubéennes et massacreront la population. En -392, une expédition armée du Lochlann pénétra les terres contrôlées par les Tarubins.


Les Tarubins dans le premier Forbund Lochlannais (-392 à 125)



[center][url=http://www.casimages.com/img.php?i=100723013227991966446622.jpg][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/23//mini_100723013227991966446622.jpg[/img][/url]
Un grenier traditionnel de la période[/center]

Devant la supériorité numérique et organisationnelle des troupes Lochlannaises, les Jarls se rendirent rapidement et le territoire fut intégré au Forbund. Pour échapper à la soumission, des clans fuirent vers le sud et l'est du Thorval contemporain et le nord de la Franconie actuelle. Sur la décennie suivante, Jarrstad lancera plusieurs incursions contre eux mais échouera toujours à les défaire. Le rig respecta comme sur Syrad ø les coutumes particulières des Tarubins mais diminua (sans les effacer) la prépondérance des clans. Une décennie plus tard, Adursted fut fondée. En -371, les Lochlannais partagèrent avec les Tarubins toutes les connaissances qu'ils avaient acquis par leurs voyages à la rencontre des peuplades méridionales. Ils dotèrent la Tarubie d'un égout en -364 et de moulins à eau en -351. En plus de ses nombreuses infrastructures, les Lochlannais introduisirent l'hydromètre en -328, le miroir et l'abaque en -314, ainsi que le soufflage de verre en -306. Il partagèrent également nombre de leurs savoirs-faire concernant la médecine, la conservation des aliments et le travail du fer. A partir de -200, le Forbund fut confronté aux incursions de tribus celtes dont les assauts furent repoussés au prix de lourdes pertes, notamment chez les guerriers Tarubins. En -41, le Forbund subit une nouvelle attaque celte mais parvint à la repousser derechef. Malheureusement, la persévérance des hordes étrangères finit par prendre le dessus en -33. Les défenses cédèrent et la Tarubie fut envahit, puis pillée. Épuisé par les barbares, le Forbund Lochlannais se disloqua en 125.


Les trente sept principautés Tarubiennes (125 à 395)



[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/44/1445963856-jarls.png[/img]
La Tarubie divisée en principautés jarliques[/center]

En 125, à la disparition du Forbund, le territoire tarubin vit une résurgence de l'ancienne organisation sociale clanique, par la montée en puissance de trente sept principautés jarliques pour défendre les familles de leurs clans contre les barbares celtes. Les jarls étaient néanmoins également rivaux entre eux et se faisaient la guerre. Les celtes furent définitivement chassés en 135 mais les guerres entre clans laminèrent le pays. La relative fraternité aperçue jadis semblait être de l'histoire ancienne. La période fut aussi celle qui vit naitre la pratique du pillage nordique. Ainsi, les tarubins menèrent des raids réguliers sur plusieurs terres méridionales. Remontant les fleuves à l'aide de leurs langskib à faible tirant d'eau, les viking tarubins pillèrent et semèrent la terreur en Franconie, en Froncer, en Fivardie, en Edravie, au Cobrac et en Iconie. Ces attaques se réduisirent au moment de la réintégration au sein du Forbund, avant de prendre fin lors de la christianisation. Ainsi, la pratique du pillage par les tarubins s'étendit sur trois siècles (130-437 après JC). L'explication du phénomène n'est pas certaine mais il pourrait s'agir du réveil de la mystique païenne du destin et de la gloire, si présente durant les luttes claniques antérieurs et forte caractéristique de la vieille poésie du Nord. A cela s'ajouterait le goût du butin de chefs isolés plus ou moins autonomes. Cette thèse est corroborée par les cibles privilégiées des guerriers, les marchés et les ports, comparées aux destructions anecdotiques qu'ont pu subir les monastères chrétiens de la région, excluant de fait l'idée d'un fanatisme religieux païen ou d'une haine vis-à-vis du jeune monothéisme.

Les Tarubins/Thorvaliens dans le second Forbund du Lochlann et christianisation (395 à 833)



[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/23/1465403536-tableau-evangelisation-thorval.png[/img]
Peinture de la christianisation du Thorval[/center]


En l'an 395, le Lochlann renaquit de ses cendres et réimposa sa prévalence sur le territoire des trente sept principautés Tarubéennes. Comme précédemment, les combattants locaux se distinguèrent au cours de nouveaux combats, non pas contre les celtes, mais d'autres barbares d'orient : les Sirs, peuple turco-mongol. Les Tarubins montrèrent un grand courage et se sacrifièrent vaillamment au cours d'une flopée de batailles. C'est à cette occasion que, selon les écrits anciens, on entendit pour la première fois parler des Thorvalois. Impressionné par leur hardeur sur le bassin de de Krajer (396), un guerrier du Forbund leur rendit hommage en appelant le peuples des clans « Thorvalois », venant du vieux-norrois « Thor » et « val(r) » : Thor est la divinité principale du panthéon nordique et val(r) renvoie, selon les définitions, à « champs de bataille » ou « guerriers morts au champs de bataille ». Thorval signifierait donc aussi bien « champs de bataille de Thor » que « guerriers tombés sur le champs de bataille de Thor », et par extension « la terre des guerriers tombés sur le champs de bataille de Thor. » Les Thorvalois désignerait donc le peuple de ce champs de bataille, la descendance des guerriers sacrifiés pour Thor. L'appellation pénétra les mœurs de la région entière, touchant y compris les gens installés hors du Forbund et semblait pleinement adoptée dès le VIe. Désormais, le vieux peuple des clans nordiques se faisait connaitre comme Thorvalois. Entre temps, leurs contrées furent visités en 437, par un mouvement missionnaire de l'Église d'Urba. Conduit par Hyacinthe du Nord, les prêches de celui-ci menèrent rapidement une poignée de femmes au culte du Christ tandis que la majorité était encore très attachée aux croyances nordiques. La christianisation prit un tournant lorsque une année plus tard, Hyacinthe convertit sept scaldes. Dès lors, l'implantation de la religion du Christ se fit plus simplement. A coté du zèle évangélique des poètes, les femmes baptisées se montrèrent également très dévouées à la propagation du Christ et mirent un panache singulier à mener leurs maris et leurs enfants au baptême. Leur rôle dans l'évangélisation fut ainsi considérable et elles participèrent tant à la conversion des peuples thorvalois du Forbund que ceux au sein des clans thorvalois libres du sud et de l'est. Si bien qu'aux prémisses du VIIe siècle, l'ancien peuple des clans s'était largement convertit au christianisme de rite urbain (Nicéen). Le sentiment d'appartenance à un clan se perdit peu à peu, sans que les particularismes culturelles ne s'effacent néanmoins.

C'est à la même époque que les Thorvalois refusèrent de lever les armes contre l'Empire chrétien d'Urba. Sous la juridiction du pape, l'église s'ordonna localement : des lieux de culte furent élevés, des évêques ordonnés, et partout fleurirent des calvaires, des cloitres, des chapelles et des autels forestiers. Fort de leur nouvelle croyance, il germa peu à peu un esprit d'indépendance chez les peuples Thorvalois qui se sentaient différents des païens du Forbund. A l'aube du VIIIe siècle, des chefs politiques et militaires comme Årsted, Følsgaard, Bjørnlund ou Elgaard se rebellèrent ensemble et haranguèrent les peuples Thorvalois à les suivre. S'ils mouraient, c'était leurs fils qui reprenaient la lutte. Ainsi, révoltes et combats émaillèrent tout le siècle (719, 725, 739, 750, 761, 799) jusqu'à l'obtention de la liberté tant recherchée. La victoire des guerriers thorvalois à la bataille de Lamvaskning le 24 novembre 833 constitua un tournant décisif et le Rig lochlannais, défait, se résigna à perdre le territoire.

Le Royaume de Thorval (833 à 1952)


Suivant la proclamation d'indépendance, deux chefs possédaient suffisamment de renommée pour porter le titre royal : Årsted et Elgaard. Il fut d'abord proposer de les départager par un duel judiciaire sans mort mais le clergé s'y opposa, argumentant que les mœurs guerrières étaient dignes d'un peuple païen, pas chrétien. On décida alors de réunir une assemblée des grands chefs de guerre et des hommes d'Église afin de nommer un roi. En la soirée du 19 décembre à Adursted, le choix se porta sur Jens Årsted qui reçu le soutien de l'évêque Erland et de tous les ecclésiastiques. L'évènement fut interprété comme absolument exceptionnel et porteur de la volonté divine. Jens Årsted fut proclamé souverain le 20 décembre au matin et appelé quelques heures plus tard devant l'autel pour se faire administrer le sacramental du sacre, destiné à le soutenir sur le chemin d'un règne chrétien. Par l'onction, celui-ci soumettait son autorité à Dieu et se voyait bénit. Le roi devenait responsable du salut de ses sujets et était obligé de montrer l'exemple en religion. Le souverain ne revêtait malgré tout nul habit religieux susceptible de fournir un caractère sacerdotal à son titre. Il était un roi chrétien, serviteur de Jésus-Christ. Le trône parut donc ouvert aux reines régnantes dès les origines. Le droit divin des monarques thorvalois repose sur cette vieille tradition maintenue jusqu'à nos jours.

Dynastie Årsted (833-1503 ; 2012-)

Maison Årsted (833-1010)

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/09/1425002401-dynastie-galerie-arsted-directs.png[/img]

Jens Ier (833-857) - Jens II (857-904) - Jens III (904-952) - Jens IV (952-976) - Christian Ier (976- 1003) - Christian II (1003-1010)[/center]

Jens Årsted fut sacré roi par l'évêque Erland le 24 novembre 833 en l'église-cathédrale de Tversted. L'édifice religieux devint rapidement une nécropole royale, constituant un lieu de culture monarchique par excellence. Jens Ier s'appliqua tout d'abord à ordonner son royaume qui ne pouvait plus reposer sur le vieux système clanique. En 835, il confia des fiefs à ses capitaines, à ses alliés au combat, à ses fidèles et à des boendr influents. Par cela, il voulait tant récompenser ses loyaux, que contenir les ambitieux, gérer le territoire, maintenir l'honneur, subvenir aux besoins de ses sujets et les protéger des barbares. Les terres n'étaient alors pas transmissibles de descendants à descendants. Le pouvoir était peu centralisé, ce qui permettait de faire vivre sous une unique Couronne des gens aux particularismes culturels, aux coutumes, aux traditions et aux parlers différents. Le roi était maître en son royaume, toutefois, il devait respecter les libertés locales. Ce fonctionnement des premiers temps est décrit par les contemporains du souverain Jens comme le "sain équilibre". En 837, le roi fit savoir que les lois de Dieu et de son Église seront celles du Thorval et éleva la cité d'Adursted au rang de capitale. En 850, suivant des mois de controverses, Jens trancha définitivement pour l'hérédité de la Couronne, argumentant que les monarchies électives n'évitaient pas l’écueil de la corruption humaine et que le royaume avait besoin de stabilité pour vivre en paix. Peu avant sa mort, le souverain fit sacrer son fils afin de parer toutes velléités de rébellion des féodaux. Cette pratique se perpétua ensuite jusqu'à Harald II. Dans un dernier effort, Jens Ier essaya en vain de rallier les thorvalois qui avaient fuit le Forbund et peuplé les contrées nord-orientales et celles au delà du St Hyacinth. Les princes souverains restèrent intransigeants. Jens mourut le 1er mai 857 du typhus. Son fils lui succéda sur le trône le 8 mai 857 mais ne put régner à cause de son jeune age. Une régence menée par la reine Grete s'installa et mena les affaires courantes sans soubresauts jusqu'en 866. Les début de Jens II après la régence furent principalement marqués par l'amélioration des chantiers navals sur les ports de Vigenbjerg et d'Adursted afin de doter le Thorval d'une marine de guerre plus efficace. En 896, la puissance publique s'affaiblit au profit des seigneurs locaux qui s’accaparèrent des pouvoirs « régaliens » et devinrent ducs, comtes et margraves héréditaires.

Le roi essaya d'équilibrer le pouvoir seigneurial en 903 en offrant des terres à ses cousins. Néanmoins, la décision n'était pas suffisante et les aristocrates ambitieux l'assassinèrent le 16 août 904. Son héritier Jens III lui succéda le 1er septembre 904 et jura l'élimination des meurtriers de son père. Soutenu par ses proches, il détruisit les osts ennemis et fit successivement condamner à mort les frères de Thisted, Jens et Magnus, ainsi que leurs complices, les comtes d'Hårland et d'Halsnæs. Dans le but de soumettre les grands vassaux à la discipline sans sacrifier les fortes libertés locales, le roi créa les baillages en 905, des entités superposées aux fiefs à la tête desquels siègent des baillis chargés de surveiller l'application des décisions royales, d'organiser la collecte des impôts du roi et de maintenir la justice royale. Le monarque confia en outre des terres à ses cousins et se rapprocha des vavasseurs (barons, vicomtes), plus loyaux à sa personne. Son pouvoir enfin stabilisé, Jens III pouvait alors entamer sa vision : étendre son royaume sur les terres que les Thorvalois peuplaient depuis l'Antiquité, à la suite de l'exode causée par l'invasion Lochlannaise.

Impitoyable et fin tacticien, il lança des offensives fructueuses contre les fiefs féodaux à l'est puis au sud en 915 et 922. Les batailles d'Elverum (929), d'Åleno (934) ou de Lieksa (938) permirent au Roi Jens III de mettre en déroute les ost seigneuriaux et d'étendre, entre 915 à 949, les frontières du Thorval jusqu'aux contrées d'Hudiksvall, de Stege, de Treenigheden, de Stensele, de Samborg, d'Østlandet et de Tårnlund. Les nombreuses victoires de Jens III à la tête de ses hommes, ainsi que sa poigne de fer face aux seigneurs le firent aimer de ses sujets. Jens III mourut à Adursted le 21 octobre 952 des suites de la gangrène provoquée par une entaille a la jambe droite. Son héritier Jens IV lui succéda le 3 novembre 952. Comme il était de coutume, ce dernier poursuivit les opérations de son père et écrasa les armées féodales, permettant ainsi au Thorval de s'étendre dans toutes les directions en 969. Ces nouvelles conquêtes apportèrent d'imposants acres de vallées et de plaines fertiles, haussant la prospérité et la sécurité du pays à l'encontre des disettes. En 971, des négociations de paix s'ouvrirent. Charismatique et fin diplomate, le Roi thorvalois obtint un mariage favorable et la soumission des faibles seigneurs encore insoumis. Néanmoins, comme il le faisait déjà dans le royaume, le roi s'évertua à garantir la liberté et l'identité locales des terres conquises. Fort d'un très vaste territoire s'étendant plus ou moins sur les terres thorvaloises contemporaines et d'un fort orgueil, Jens IV conduisit ses hommes sur le Froncaad (C29) en 972 mais fut écrasé avec fracas en 974. L'opération fut un désastre et le vit perdre un grand nombre de conflits. Il mourut le 27 novembre 976 au combat lors de l'attaque d'une citadelle ennemie. Cela força le Thorval à signer une paix humiliante, l'obligeant à payer un tribu de 1000 pièces d'or et à offrir le prince cadet Olaf en otage au roi froncaadien. Une régence mena les affaires courantes jusqu'au 25 ans de Christian Ier. Dès le début de son règne, le jeune Roi fut confronté aux caisses vides royaume. En effet, les incessantes guerres menées par ses ancêtres avaient été extrêmement couteuses. En 994, le Royaume fut frappé par une récolte exécrable, propageant de graves famines qui décimèrent 1/3 de la population. Un règne catastrophique qui arriva a son terme le 19 octobre 1003 par le trépas de Christian Ier d'une crise cardiaque. L'héritier Christian II s'assit sur le trône le 5 novembre 1003. Sa Couronne était un fardeau car de grands problèmes l'attendaient : famines, crise financière et de fortes ardeurs indépendantistes chez les seigneuries du sud. Les disettes prirent fin en 1004 grâce à une bonne récolte mais les caisses restèrent vides. Christian II effectua une réforme fiscale en 1005 afin d'améliorer la collecte de l'impôt. Cette mesure eu un effet négatif sur sa côte de popularité. Néanmoins, l'acte permit un léger mieux au niveau des finances. Le 3 avril 1010, le monarque perdit vie sans le moindre héritier, assassiné par un païen fanatique dans les rues de Vigenbjerg. Le trône revint alors à Harald Årsted-Østlandet, plus jeune frère du roi Christian II. Le patronyme Østlandet provient de l’apanage tenu par la branche cadette des årstedois.

Maison årstedoise de Østlandet (1010-1503 ; 2012-)

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Harald Ier (1010-1049) - Harald II (1049-1075) - Niels Ier (1075-1123) - Niels II (1123-1146) - Niels III (1146-1180) - Niels IV (1180-1207) - Niels V (1207-1232) - Niels VI (1232-1269) - Niels VII (1269-1311) - Niels VIII (1311-1312) - Niels IX (1312-1329) - Niels X (1329-1352) - Erik Ier (1352-1370) - Erik II (1370-1389) - Erik III (1389-1412) - Annabelle Ière (1412-1455) - Svend Ier (1455-1471) - Svend II (1471-1494) - Peter Ier (1494-1503)[/center]

Harald Årsted-Østlandet est sacré roi le 30 avril 1010 à la cathédrale de Tversted, fraichement rénovée et considérablement agrandit. Il débuta son règne en luttant contre les nobles rebelles avant de les les défaire en 1015. La même année, Harald Ier publia un ordonnance augmentant les taxes. Cette décision le rendit assez impopulaire et des protestations traversèrent le royaume en 1016 et en 1017 mais furent réprimées efficacement. En 1019, Harald Ier établit une route commerciale avec l'Alméra méridionale et démarrèrent alors les échanges avec cette partie du continent : le royaume y exportait du bois, du blé, du vin de cassis et de l'huile. Cette nouvelle source de revenue conjuguée au commerce nordique et à la hausse des impôts, permit au Thorval de sortir de la crise financière en 1025. La popularité royale repartit à la hausse et la situation générale était bonne. En 1028, le roi nordique suivit le mouvement de la chevalerie médiévale instituée par l'Église et adouba une dizaine de chevaliers pour que ces derniers deviennent la fine fleure de ses armées. En 1031, le souverain fut à nouveau confronté à des inspirations indépendantistes chez les féodaux que Jens III avait soumis à la Couronne. Une guerre éclata entre ces derniers et le roi. Le conflit se montra long et difficile mais vit Harald Ier l'emporter en 1045 pour ainsi garantir une emprise définitive sur ces contrées. En 1047, la popularité d'Harald était au plus haut parmi ses sujets car ces derniers reconnurent en lui un grand souverain. Il décéda le 3 janvier 1049, sans doute d'épuisement. Son frère, Olaf prit le contrôle de la régence (1049-1052) jusqu'à la majorité d'Harald II. Celui-ci consacra les premières années de son règne à améliorer les relations avec les États franconiens. En 1052, il y envoya un émissaire afin de solidifier la concorde régionale. Son dessein fut atteint en 1055 à la suite de rudes négociations. L'effort faillit dégénérer en guerre ouverte en 1053 à cause d'un scandale sexuel impliquant une cousine du roi, Grete d'Østlandet et le prince franconien Thibaud. Par la suite, Harald II se pencha sur les relations avec le Froncaad. Pour cela, il reçu le monarque Alrik VI à Sarspborg en 1057. Ses talents de diplomate le firent convaincre son homologue des bienfaits de la paix et de la bonne entente. Ainsi, les deux Royaumes engagèrent leur parole à ne pas s'attaquer et conclurent un mariage royal entre le prince héritier Niels et la princesse Abigail, fille cadette d'Alrik VI. L'union fut célébrée à la Cathédrale de Tversted le 15 février 1067. Une ère de paix s'installa et des communautés religieuses de type cathares s'installèrent à l'extrême-sud du royaume, dans le Søndermandland. Mais dès 1100, le Thorval fut frappé des conséquences de la crise religieuse de 1054, entre chrétiens latins et chrétiens orientaux.

Des prélats locaux prêchèrent contre l'ajout du Filioque qui relevait selon eux d'une infidélité et de l'hérésie. Ils convinrent une myriade de villages de l'est du royaume, avant de pousser la population locale à se dégager de l'autorité du Saint Père et à se constituer en église locale se déclarant orthodoxe et en pleine communion avec le christianisme oriental. En conséquence, des échauffourées confessionnelles survinrent en 1091 avant de revenir au calme trois ans plus tard. Malgré l'apaisement, les relations entre catholiques et orthodoxes demeurèrent exécrables. En 1095, Niels Ier, premier roi à ne pas être sacré du vivant de son père, invita les différents chefs religieux locaux à dialoguer au Château royal. Mais ce fut un échec. Des combats entre fidèles commencèrent en 1100 et s'étendirent jusqu'en 1101. L'état de guerre civile eut un effet négatif sur le commerce et les moissons, qui s'effondrèrent et virent l'apparition de disettes. En 1102, des aristocrates influents tels que les Bjergen poussèrent Niels Ier à agir pour mettre définitivement fin aux agitations. Le monarque thorvalois envoya des ministres du culte latin vers les orthodoxes, avec l'ordre de faire revenir les "égarés" à l'Église. L'acte causa le courroux du clergé orthodoxe rival. En vengeance, l’évêque-primat orthodoxe Poul II s'allia à la famille princière rostovique et l'entente arriva à son point culminant et définitif le 3 novembre 1102 : la dite année, le prince Vladislav de Rostovie fut sacré roi du royaume thorvalien orthodoxe par l'évêque-primat.

Le pays éclata alors en deux États géographiques : le Royaume de Thorval à l'ouest et le Royaume Thorvalien "Orthodoxe" à l'est. Furieux d'avoir perdu le tiers de ses terres, Niels Ier déclara la guerre aux territoires sécessionnistes en janvier 1103. Les victoires de Niels, à la tête de son ost lors des batailles de Milvend (1104), de Holstebro (1105), d'Åbenrå (1107) et de Telborg (1108) ouvrirent les portes des contrées orthodoxes où furent bâtit des postes avancés. La progression fut, toutefois, contrecarrée par la contre-offensive des troupes de Vladislav Ier en 1115, secrètement soutenues et armées par la Rostovie. Les armées royales thorvaloises reculèrent mais restèrent malgré tout ancrées dans le territoire sécessionniste. Une trêve fut signée en 1121. Niels Ier mourut de vieillesse deux ans plus tard, le 22 décembre 1123. Son héritier Niels II fut sacré souverain le 16 janvier 1123. Il se rendit dans la capitale Froncaadienne en 1127 avec la ferme volonté de convaincre le roi Alrik VIII de lui prêter mains forte dans la lutte contre les "schismatiques". Le monarque atteignit son but en 1129 par la conclusion d'un traité d'alliance entre le Royaume de Thorval et le Royaume de Froncaad, fondant ce qui deviendra l'Alliance Catholique. La nouvelle provoqua la fureur de Vladislav I qui rompit aussitôt la trêve. Les combats reprirent et se prolongèrent des mois durant. Des villages furent pillés et des citadelles incendiées. Les renforts du Froncaad furent déterminants et offrir le dessus au Thorval catholique, particulièrement à partir du trépas de Vladislav Ier en 1134. Ainsi, Niels II conquit Saprsborg (sud-est) en 1135, Buskerud (centre-est) en 1136 et Samborg en 1140. A partir de 1144, le royaume thorvalois orthodoxe ne s'étendait plus qu'aux seuls fiefs de Kestborg, Loland et Hedland. Niels II expira en pleine tel un illustre chef militaire le 20 octobre 1146. Niels III succéda à son père. Les premiers mois de son règne furent caractérisés par des protestations populaires dû à des débuts de famines et d’épidémies. Les années de guerre avaient sérieusement réduites les réserves de nourriture, tout comme les nombreux cadavres jonchant les rivières contribuaient à la désolation sanitaire. Contre l'avis de ses conseillers, le monarque conclut une trêve avec les orthodoxes en 1149. Un calme précaire s'installa mais fut primordial afin de réduire la colère populaire. Les situations alimentaire et sanitaire s'améliorèrent sensiblement tandis que le connétable Karl Hansen revigora l'armée en organisant d'importantes campagnes de recrutement. Les hostilités reprirent en 1157 avec la Glorieuse Campagne qui devait mettre définitivement fin à la désunion. Après de nombreuses harassantes batailles, l'objectif fut accomplit en 1165. Néanmoins, le Thorval ne fut définitivement et officiellement réunifié qu'en 1168. C'est au cours de cette année que Niels III décida, sous les bons conseils du Pape Alexandre III, de publier l'édit de Telborg instaurant une tolérance proprement ordonnée à l'encontre des populations orthodoxes. De son coté, le synode orthodoxe prit la résolution de déposer, à l'avenir, tout primat qui aurait l'outrecuidance de suivre l'exemple de Poul II, en passant une alliance politique avec un prince et en règle général, à se compromettre en politique. Depuis ce jour, aucun évêque de l'Église orthodoxe de Thorval, depuis Ferdinand Ier jusqu'à Poul IV (en fonction depuis 1968) ne se mêla de politique. Les embryons de communautés cathares apparus avant la guerre avaient aussi disparu et ne ne réapparurent plus depuis.

Le bon roi voulut se faire aimer des thorvalois de rite non-catholique. En 1172, il ordonna la construction d'une église orthodoxe à Furdborg, tous comme dans nombres de villages entre 1173 et 1179. La magnanimité de Niels III pour le christianisme orthodoxe était indubitable et obtint pour cela le surnom de Niels l'orthodoxe. En 1174, des artisans de bonnes cités firent le choix de se regrouper en communauté professionnelles. Cela se fit notamment à Adursted, Vigenbjerg et Kestborg. Le modèle plut au souverain qui le trouva vertueux. C'est ainsi qu'en 1175, Niels III publia une ordonnance dans laquelle il exhorta ses loyaux sujets à s'unir en communautés chrétiennes de métier, dans le dessein de s'entraider, de réguler l'activité économique et de soumettre celle-ci à la vertu de Caritas. Le livre des métiers d'Adursted fut crée à ce moment là. Les historiens appellent cet épisode la Grande Exhortation. Parallèlement, le roi accorda des chartes aux communautés d'habitants rurales et urbaines, accordant le droit à ses sujets de gouverner collectivement dans leur lieu d'habitation, limitant ainsi beaucoup l'influence seigneuriale sur les plans politique et fiscal. Cela fut une révolution pour certaines provinces, alors que pour d'autres, la décision du roi ne fit qu’entériner une pratique déjà présente dans les faits, au moins au niveau politique : les villages et les villes dans lesquels ne se situait pas le logis seigneurial avaient déjà pour habitude de se gouverner ainsi depuis 1110. C'est à cette époque que le pouvoir seigneurial s'éloigna définitivement du milieu urbain. Cet élan populaire vit ensuite en 1177, l'émergence des communaux, biens et terrains fonciers que les gens de la localité possédaient en commun. Cela concerna des bois, des champs, des pâturages mais aussi plus rarement des moulins. La nouvelle coutume fut homologuée par la royauté en 1178. Cet épisode historique, de 1175 et 1178 est l'équivalent thorvalois de la révolution communale qui se propagea en l'Alméra au XIIe siècle. Certains seigneurs méridionaux ne l'acceptèrent pas sans broncher et c'est ainsi que le roi s'employa à mater des lignages qui se rebellèrent à son autorité. Au cours de ces luttes qui émaillèrent toute l'année 1179, la Couronne fit raser quarante manoirs de la rive-sud du Sankt Hyacinth. Après un règne aussi long que sage, le roi Niels III mourut en 1180 à la chasse, par une chute de cheval en forêt. Ce fut l'avènement de son héritier, Niels IV. Des doutes existaient sur ses capacités royales et ils n'étaient pas infondés. En effet, non content de ne pas posséder les aptitudes nécessaires à la royauté, Niels IV ne prenait pas son rôle de monarque au sérieux et brillait par sa désinvolture : il buvait et mangeait de manière irresponsable, adorait chasser l'élan sans arrêt et ne participait que rarement aux affaires du royaume. Sa popularité était basse et il est aujourd'hui considéré comme la plus grande honte de la Maison Østlandet. En 1204, la quatrième croisade pilla sauvagement Roméni et consomma définitivement la rupture entre l'Église d'Occident et d'Orient. Le sac de la cité historique du christianisme oriental provoqua quelques émeutes, disparates et faibles au sein de la campagne thorvaloise. L'évènement au Jeekim n'enflamma en effet pas le cœur des orthodoxes de Thorval et les causes probables sont multiples : souvenirs vivaces de la guerre civile, tentatives de rapprochement, royauté neutre dans la croisade et édit de Telborg garantissant tolérance et liberté de culte. Niels IV expira en 1207 sans marquer l'histoire d'une quelconque façon.

Son fils Niels V fut sacré souverain le 5 mai 1207. Contrairement à son père, ce dernier fut plus consciencieux et prit sa charge très au sérieux. Son jeune âge l'obligea à beaucoup étudié afin d'appréhender toutes les facettes du commandement. Cette propension à l'apprentissage poussa ses sujets à le surnommer Niels le Studieux. Par ailleurs, élevé par une mère qui lui transmit les principes d'une piété rigoureuse, ainsi qu'une foi inébranlable, Niels V se souciait du salut de ses sujets. En conséquence, il interdit les maisons closes, les prêts à taux et les jeux d'argent en 1220. La même année, le pieu roi proscrivit l'offre de cadeaux aux personnages en charge de la justice et limita la marge de manœuvre des seigneurs sur les impôts locaux. Niels V aidait les pauvres et faisait preuve d'une sublime charité, tout comme il s'arrangeait pour assister quotidiennement à la messe. Il était un exemple de Foi sincère inspirant ses sujets, tandis que ses proches le décrivaient tel un être sage, doux et épris de justice. Niels V était, en outre, un fin bâtisseur religieux : celui-ci inaugura l'église de la Sainte-Croix en 1224, l’église Notre Dame en 1226, l'église Sankt Hyacinthe en 1227, l'église Sankt Michael et la Chapelle de la Treenigheden en 1229. Son règne fut en outre celui qui connut la plus forte expansion du monachisme, avec des monastères et des abbayes qui s'édifiaient rapidement au quatre coins du royaume. La dite poussée monastique s'accompagna de la fondation de couvents mendiants dominicains au sein des grandes villes. La prédication mendiante pris par la suite grande ampleur durant les XIII et XIVe siècle. Ce développement religieux renforça la réputation spirituelle du Thorval et attira rapidement de très nombreux pèlerins, arrivant de l'ensemble de l'Alméra. En mars 1230, le dévot souverain inaugura sur son propre argent un Hôtel-Dieu à Tversted, fondant les premiers jalons d'un système de santé organisé. L'établissement recevait les indigents et prenait soin d'eux à titre gratuit.


Niels V mourut en 1232 des suites d'une intense fatigue. Il fut canonisé soixante dix huit ans plus tard par la Papauté, le 10 décembre 1310. Son fils ainé Niels VI fut sacré roi devant Dieu à l'hiver 1232, le 7 ou 8 octobre. Ce dernier était un intellectuel et il fut stupéfait par les illettrés en son royaume. Pour y remédier, Niels VI encouragea avec vigueur la fondation d'écoles épiscopales. Des établissements naquirent à Vigenbjerg en 1235 et 1237, ainsi qu'à Telborg et Adursted en 1242 et 1247. Par la suite, c'est la première université thorvaloise qui vit le jour à Adursted (1250). Peu à peu, les écoles paroissiales se multiplièrent dans les campagnes, garantissant un enseignement de base au plus grand nombre. Les écoles et l'université, mais aussi les couvents et monastères fondés quelques temps auparavant, devinrent d'importants épicentres intellectuels, impulsèrent un accroissement sans précédent des sciences, de la littérature et du théâtre médiéval. Cette époque voyait en effet la parution de nombreux fabliaux, soties, travaux théologiques, ainsi que le montage de pièces "mystère", "miracle" ou encore "morale". Les œuvres était en majorité de nature religieuse et leur propagation se réalisaient essentiellement oralement par déclamation des scaldes. Suivant ces faits en faveur de l'éducation, Niels VI imita son défunt père en posant la première pierre d'imposants édifices chrétiens : la Cathédrale Notre-Dame de Kestborg (1253), la Cathédrale Sankt Mikael de Thoringen (1256), la Chapelle de Notre Dame à Narvik (1257) et la Cathédrale de Notre Sauveur à Sankt Poul (1262). En 1264, le vieux roi chargea ses meilleurs marins d'explorer les océans. Diverses expéditions commencèrent et virent la découverte des Iles Blanches en 1266, des iles de Baskervind en 1274, de l'île de Concordia en 1278. Grâce à ces expéditions, un commerce maritime fut déployé en 1269 avec les iles Quetelannaises, les iles alémaniques (aujourd'hui le Viertenstein), les iles Kaldiennes et les terres insulaires de Cisplatine et d'Astara. Niels VI s'éteignit sept années après avoir posé la pierre de la Cathédrale à Presteid, laissant poindre l'avènement de son fils Niels VII.

A partir de 1271, le nouveau monarque s'entoura dans le but de réformer l'État en une administration moderne centralisée sur la personne du Roi. Niels VII entendait régner en monarque absolu sans devoir se soucier de l'état d'âme des ducs et seigneurs. En 1273, celui-ci réforma foncièrement le titre de prince en incorporant leur apanage au domaine royal. Il musela l'aristocratie en supprimant ou limitant ces droits en 1274 et un nouvel impôt réellement national vit le jour trois ans plus tard (1277). Il continua dans son élan réformateur en interdisant formellement les guerres privés à ses vassaux. Depuis 833, les différents pays du Thorval furent ravagés périodiquement par des luttes de seigneurs à seigneurs, surtout lorsque le pouvoir central s'affaiblissait. Ce genre de lutte se tint en particulier à la fin du IXe, au commencement des Xe et XIe siècles. Les rois se montraient souvent impuissants à calmer l'ardeur de féodaux très orgueilleux. Les décisions de Niels VII mécontentèrent les grands vassaux qui s'opposèrent au pouvoir royal et ces derniers furent au bout de quelques années (1281), rejoint par la bourgeoisie. Le comte Bjergen fut l'un des plus féroces opposants au pouvoir royal et alla jusqu'à accuser le roi de « comportements insensés et déloyaux. » Il multiplia les actes de défiance notamment par l'émission de sa propre monnaie, provoquant un surplus monétaire et causant une inflation si forte qu'elle tança la paix du royaume. Niels VII ordonna l'arrestation du comte rebelle en 1288 et convoqua des représentants de la fronde pour régler la crise. Après plusieurs mois d'intenses négociations, le trouble fut résolu par le rétablissement de certains droits seigneuriaux, ainsi que par la fondation du Conseil du roi, assemblée restreinte d'aides et de conseils au roi pour la gestion des dossiers politiques, financiers et juridiques. Les nobliaux et bourgeois révoltés en reçurent les charges et abandonnèrent Bjergen à son sort dans les cachots de la Tour Nordlige. Depuis ce jour, son frère Valdemar ne cessera de comploter afin de venger l'affront. En 1299, Niels VII relança les relations avec le Lochlann qui s'étaient affaiblit durant la guerre civile. Le commerce entre les deux États prospéra, si bien que le Thorval se retrouva dans un climat monétaire et social stable. En 1277 commença la construction de la monumentale Cathédrale Sankt Johannes d'Adursted qui était vouée à devenir le nouveau lieu de sacre des souverains du Thorval. Le Bien aimé décéda le 5 septembre 1311 à Adursted. Avant de mourir, il remit son testament à son ainé, l'avisant d'agir en bon chrétien, avec sagesse, tout en évitant de trop grosses dépenses pour sa maison. L'héritier Niels VIII fut sacré à la Cathédrale Sankt Johannes d'Adursted mais ne dirigea le royaume que durant 14 mois : il décéda d'une pneumonie pendant l'hiver 1312.

Le titre de roi revint à son unique enfant de 26 ans, fut sacré le 1er février 1312 sous le nom de Niels IX. Niels IX concentra ses efforts sur la diplomatie. En 1314, il revivifia les relations du royaume avec le sud de l'Alméra. Un dialogue commença avec le royaume de Fiémance principalement sur les affaires commerciales. Ceci ouvrit les portes à des marchands fiémançais qui contribuèrent à l'essor économique thorvalois. Parallèlement, des contacts furent également noués avec le duché de Niederrhein (actuellement le Schlessien). Niels IX admirait Frederik III pour son abnégation, sa force de caractère mais aussi pour ses talents de grand chef militaire. En 1325, le monarque thorvalien institua le concept embryonnaire des États-Généraux en ordonnant la réunion annuelle d'assemblées composées de représentants des trois ordres : le clergé, la noblesse et le troisième état. L'acte royal fut bien reçu et contribua à renforcer encore plus l'image d'un roi doux, sage et vertueux. Ce dernier trépassa au printemps 1329. Son ainé Niels X lui succéda à l'automne. Très vite, on comprit que Niels X n'allait pas suivre les traces de son prédécesseur. En effet, le nouveau souverain était doté d'une âpre personnalité, un être capricieux, colérique et plus superstitieux que pieu. En 1330, il fit atrocement réprimer les lépreux avec pour objectif d'éradiquer la maladie. Le 12 mars 1338, Niels suspendit le conseil du roi après une dispute avec le duc de Lindesbjerg. Sous la pression de la noblesse, l'institution fut restaurée en juin. Mais les frasques du roi fougueux ne s'arrêteront pas ici : en 1341, il congédia le Grand Chambellan et comme si cela ne suffisait pas, Niels X collectionnait les maitresses et se maria trois fois. Sa négligence causa d'importants tords à la demeure royale qui, selon plusieurs documents historiques, vit s'effondrer la Tour du Sommeil et des dommages sur la Galerie de la Reine. Une régence fut alors mise en place et conduite par la reine Helle jusqu'à la mort de son époux, le 7 octobre 1352, qui se fit dans l'indifférence générale Erik Ier succéda à son père et son début fut marquée par une extrême prudence, garantissant stabilité et relative aisance à ses peuples. Pour cela, on le surnomma "le Prudent" ou de manière bien moins élogieuse "le Craintif". La seconde partie de sa royauté fut moins heureuse et vit la Peste Noire s'emparer du pays en 1355. Plus de la moitié de la population fut décimée entre 1356 et 1359. Des archives commerciales contemporaines de l'épidémie témoignent de corps jonchant chemins et champs, de villages fantômes, de ciels noirs et d'un peuple sombrant dans un état de dépression terrible. Un désastre sans précédent dans l'histoire du royaume. Très catholique, se rendant à la messe et priant régulièrement, Erik Ier en fut littéralement bouleversé. Il soutint avec zèle les Hôtels-Dieu ainsi que la médecine du royaume pour arrêter la propagation et éradiquer la maladie. Celle-ci disparue en 1360 et on entreprit dès lors la renaissance du pays. Les tavernes ré-ouvrirent et les scaldes comptaient de nouveau chansons et poésies. Le denier du roi permit la reconstruction de chaumières, le réaménagement des bonnes terres arables et la réparation d’édifices communaux abimés, de routes et de ponts dégradés. Les moins bons sols retournèrent en friche et les seigneurs firent concession aux paysans en autorisant l'agrandissement des terres communales et une baisse des impôts seigneuriaux. La piété populaire, après le désastre, redoubla. Le roi fit enfin édifier deux édifices religieux afin d'attirer la protection divine sur son royaume : l'église Sankt Laurent à Sankt Mikkel (1367) et la Chapelle du Christ à Bleik (1369). Le roi Erik rendit son dernier souffle au matin du 24 décembre 1370 dans un Thorval plus soudé que dans le passé, encore davantage pieux et ayant quelque peu retrouvé sa joie de vivre. Son ainé, Erik II fut sacré monarque à la Cathédrale Saint-Jean d'Adursted le 15 août. Lorsque le royaume d'Iconie (C16) déclara la guerre au Froncaad en 1377, Erik II monta une armée forte de huit mille hommes et honora sans attendre l'alliance qui liait le Thorval à son voisin du sud-est. Les troupes alliés parvinrent en 1375 à contenir l'ennemi qui avançait sur Haraldsted lors de la Bataille des Trois Jours. Les armées de James Ier d'Iconie furent définitivement repoussées sur son territoire en 1378. Une trêve fut conclut mais prit rapidement fin. En effet, galvanisés par leurs victoires, Erik II et son ami Henri Ier profitèrent du répit pour repartir au combat dès 1382. L'alliance entra en terres Iconie en 1386. Telle une vague déferlante, son armée découpa tout opposant se dressant sur son passage, pillant et brûlant quantité de structures civiles. En novembre, les forces alliées menaçaient la capitale. En délicate position, James Ier proposa la paix par le paiement d'un tribu de 4000 pièces d'or aux vainqueurs. Ayant l'avantage dans les négociations, Erik II réclama également la vassalisation de l'Iconie à sa Couronne. Une requête d'abord refusée puis finalement acceptée par le souverain anglo-saxon en 1387. Après plusieurs années d'accalmie, le Thorval était parvenu à étendre ses terres et son emprise à l'ouest de l'Alméra. Erik II offrit néanmoins des chartes à l'Iconie pour respecter ses traditions et offrir à ces terres nouvellement rattachées au Domaine royal la possibilité de se gouverner en autonomie. Le roi mourut bien aimé de ses sujets le 2 avril 1389.

Son ainé Erik le troisième fut sacré le 13 janvier. Abasourdis par la hausses fiscales décidée par le baron de Dokkedal, les paysans de la baronnie se révoltèrent le 28 mai 1398. Des combats violents et sanglants enflammèrent le fief pendant deux longues semaines, anéantissant chaumières, moulins et installant un climat de peur et de désordre. L'issue de la révolte fut marquée par l'intervention du bailli de Molnland qui ordonna au nom de la Couronne une baisse du cens et de la gabelle seigneuriale. L'ordre revint finalement le 14 juillet 1398. L'épisode est aujourd'hui décrit comme la Révolte Paysanne Nordique. Quelques années plus tard, en 1403, le Thorval commença à sentir les effets du discrédit pontifical né à la suite du Grand Schisme d'Occident (débuté en 1378). Une crise du pouvoir spirituel qui causa tristesse et mélancolie dans les contrées nordiques où les populations s'imaginaient vivre la fin des temps. En 1408, le moine prédicateur quantarien zélé Thomas Müller prêchait une méthode de piété individuelle, ainsi que la méfiance à l'encontre du Pape et de la Tradition. Son prosélytisme se fit de ville en ville et il était, à cause de cela, souvent chassé par l'évêque en place qui ne souhaitait pas de concurrence religieuse. Le moine Müller fut proclamé hérétique en 1409. Cependant, la prédication du Quantarien convint la bourgeoisie urbaine qui en 1410, exigea des privilèges. Ceux-ci furent refusés par Erik III qui décéda en 1412 d'une insuffisance rénale. Sa fille Annabelle prit la succession et devint lors du sacre, la première Reine de Thorval. Les débuts de la jeune dame ne furent pas de tous repos. Cette dernière dû, en effet, faire face en 1413 à la révolte généralisée des Müllerois qui proclamèrent des cités indépendantes à Sankt Mikael, Presteid et Narvik. Annabelle Ière agit fermement et réprima la rébellion avant d'ordonner en 1414 l'exil des Müllerois en terre protestante. La quiétude revint définitivement en 1415 par l'arrestation et la mise a mort par le bûcher du pasteur Müller. Après les troubles initiaux, Annabelle Ière connut une seconde moitié de règne moins agitée. Elle profita de la concorde pour encourager le développement des arts. Ses décisions attirèrent une foule d'artistes, de commerçants et de savants. Elle fit également venir un important cortège d'artistes étrangers (Fiémançais, Stalagmantins, Valacides). Durant cette période (1415-1442), pléthores d'œuvres d'art fleurirent dans les domaines de la peinture et de la sculpture (bustes et statues). Elle vit aussi naitre l'Orchestre Royal du Thorval en 1420. La reine encouragea, d'autre part, le pavement de nombreuses routes et créa ce qui allait devenir la Poste Royale. A l'époque, l'institution se nommait la Stor Messaging (=la grande messagerie). L'année 1449 est d'une profonde tristesse pour la reine. Plaçant un grand espoir dans le Concile de Lurie en 1431 pour réunir catholiques et orthodoxes (et donc ses propres sujets), Annabelle Ière dû finalement se résoudre devant son échec lattant. Après un règne épuisant de quatre décennies, Annabelle Ière trépassa de vieillesse en 1455. Son fils ainé, Svend Ier, fut sacré le 23 décembre 1455. Sur demande de l'Évêque de Vigenbjerg, il finança avec le denier royal la fondation de nouveaux hôpitaux ecclésiastiques (Hôtel-Dieu) dans des villages isolés au sud du royaume. En 1465, Svend Ier rédigea un un édit interdisant la pratique de la corvée, du servage et de la manse, à ses vassaux mais ne réussit à l'imposer complètement qu'en 1468. Trois ans plus tard, le roi expira victime de violents maux de ventre. Ses successeurs eurent des règnes beaucoup moins heureux : les hivers rigoureux se succédèrent, plombant gravement les récoltes et donnant lieu à de grandes famines en 1478 et 1488. L'indépendance de l'Iconie en 1499 (conquise en 1387) aggrava la grogne populaire. Peter Ier tenta de faire échouer le coup de force mais son entreprise se révéla désastreuses. Il subit de cuisantes défaites lors des batailles de Steyr (1499) et de Traun (1501) et dû se plier à plusieurs retraites humiliantes. Valdemar Bjergen, comte de Bjergen, dont l'ancêtre avait succombé a la Tour Nordlige, revint sur le devant de la scène pour s'opposer à une dynastie accumulant les mauvaises passes. Fruit d'un long travail de négociation et de corruption, Bjergen parvint à rallier la bourgeoisie à sa cause. Aux États généraux de 1503, le troisième état, fort du développement urbain et de l'émergence de la civilisation bourgeoisie, réclama le départ du roi et l'intronisation de la famille Bjergen à sa place. Le clergé s'y opposa, ainsi que la plupart des aristocrates, à l'exception notables de grandes familles opportunistes associées à la bourgeoisie. Les paysans et les petits artisans furent exclus des débats et n'eurent pas leur mot à dire. Le complot fut trop parfaitement ficelé pour échouer. Peter Ier quitta le Thorval sous la contrainte physique le 10 juillet 1503, sans abdication formelle. Il se réfugia avec sa famille en Franconie et jura que si ce n'est lui même, sa descendance reviendra un jour sur le trône de Sankt Niels. Fort du soutien de la bourgeoisie montante et d'un scrutin contestable, Valdemar Bjergen devint roi, fondant ainsi une nouvelle dynastie sans lien généalogique avec la précédente : les Bjergen.


Dynastie Bjergen (1503-1952 ; 1999-2012)

Maison de Bjergen (1503-1952 ; 1999-2012)

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Valdemar Ier (1503-1520) - Valdemar II (1520-1541) - Valdemar III (1541-1573) - Olaf Ier (1573-1619) - Olaf II (1619-1650) - Thomas Ier (1650-1695) - Thomas II (1695-1721) - Thomas III (1721-1743) - Thomas IV (1743-1777) - Thomas V (1777-1801) - Thomas VI (1801-1834) - Thomas VII (1834-1869) - Thomas VIII (1869-1889) - Thomas IX (1889-1925)[/center]

L'Église objecta aux demandes du nouveau roi en refusant de le sacrer. Il dut se résoudre à un simple couronnement. Valdemar Ier entrepris alors un tour de son royaume dans l'espoir d'être acclamé par le peuple. A l'exception de la bourgeoisie de Damsholte, il ne reçut que protestations, quolibets, jets de pierre et le surnom d'Usurpateur. En effet, sa montée sur le trône avait majoritairement été comprise comme une usurpation, le fruit d'un travail d'intrigue très déshonorant. De plus, la paysannerie s'était depuis le IXe siècle attachée aux Årsted, les rois qui avaient battit le Thorval, lutté contre les grands et les seuls à pouvoir légitimement régner sur le pays. Déçu et ne se faisait guère d'illusion sur la fragilité de son pouvoir, Valdemar passa la majeure partie de son règne cloitré au château. Il sortait peu et chassait rarement. Les seigneurs en tirèrent profit pour rependre certaines de leurs prérogatives perdues sous Niels III et Niels VII. Les libertés politiques et concessions fiscales gagnées par les villes et les villages au XIIe siècle furent notamment restreintes et l'assise seigneuriale se renforça. Le roi mourut en 1520 au bénéfice de son fils. Ce dernier avait conscience du besoin de solidifier la position de sa lignée, vu la reprise du poids seigneurial et d'autant plus qu'un retour d'exil des Årsted était un danger réel. Valdemar II s'adressa à la Papauté dans l'insigne espoir que lui et sa maison soient légitimés. Pour cela, le roi Bjergen se montra conciliant et affable avec le légat apostolique Mgr Pietro Dandolo. Il entreprit même un voyage, long et éreintant à Urba en 1530. Face au pontife Clément VII, Valdemar plaida intelligemment sa cause en se réclamant du Christ, se présentant défenseur de l'Église et ardant promoteur de ses enseignements. Il jura en outre fidélité au Pape qui semblait, en dépit des efforts déployés, toujours circonspect. En 1536, le souverain Bjergen contrecarra in-extremis le complot des Nordiens visant à restaurer les Østlandet sur leur trône. Ce n'est qu'en 1539 et la désignation de Paul III sur le siège pétrinien que le la Papauté daigna finalement reconnaitre la dignité royale de la Maison des Bjergen. Valdemar II expira en 1541, heureux de léguer une Couronne solidifiée à son cadet. Valdemar III fut donc le premier parmi les Bjergen à être sacré roi en la Cathédrale Sankt Johannes. En dépit de la reconnaissance papale, le souvenir des Årsted était encore poignant parmi les peuples, surtout en milieu paysan. Ainsi, dans les faits, le trône resta fragile alors qu'un problème périlleux attendait Valdemar III : la foi Luthérienne s’immisça dans les quartiers bourgeois d'Adursted dès l'an 1444. La bourgeoisie d'Adursted se laissa convaincre par les écrits de Luther en lesquels elle perçue l'opportunité de se délier de l'autorité royale considérée comme trop rigide et contraignante en terme de commerce (corporations). Craignant la propagation aux autres cités du royaume et désireux de prouver sa fidélité aux catholicisme, Valdemar III publia un édit en 1547 dans lequel il réaffirma devant ses nobliaux que la religion catholique professée par Sa Sainteté le Pape était la seule du royaume et que l'unique exception en la matière résidait chez les thorvalois orthodoxes qui bénéficiaient depuis plusieurs siècles de la liberté de culte. Le texte révolta la bourgeoisie qui exigea une réunion des États-Généraux. La noblesse catholique et orthodoxe s'y opposa, au même titre que le clergé. Des années d'opposition menèrent à une situation délétère et instable. L'alliance ayant permis aux Bjergen de prendre le pouvoir au dépend des Årsted n'était plus qu'un lointain souvenir. Si bien qu'en 1560, la bourgeoisie de la capitale fit ostensiblement acte de sédition sous la férule du juriste luthérien Peder Magnussen, en proclamant Adursted cité libre. Au cours du Vibrant appel, ils encouragèrent toutes les bonnes villes éprises de liberté à se joindre à l'Union des Libres Communes. Cette révolte de la capitale fit grand scandale et ne fut possible qu'à cause de la proverbiale inefficacité des guets de l'époque, multiples et souffrant d'une organisation inexistante. L'appel ne créa que quelques remous à Tversted parmi les luthériens fraichement convertis; pas davantage. Le résultat fut loin de celui escompté par Magnussen et c'est résigné que les insurgés durent s'incliner devant les armées du roi dix jours plus tard, le 20 septembre 1560. Une domination courte mais qui fut toutefois témoin de persécutions anti-catholiques : cierges brisés, reliques menacées, vénération des saints réprimée, messes catholiques interdites. Peder Magnussen et ses compagnons furent pendus le 28 septembre 1560 et les communautés luthériennes adurstedoise et tverstedoise massacrées ou exilées en Iconie. En 1566, les ordres mendiants médiévaux tels que les Augustins ou les Franciscains reprirent de l'influence sur la société par la multiplication des prédications en faveur de la pauvreté évangélique et d'une Foi intégrale. En 1571, Valdemar III engagea le Thorval au coté de la coalition catholique lors de la Bataille de Juvna qui vit la flotte almérane remporter une victoire retentissante contre les Barebjaliens. Son souvenir se perpétue toujours de nos jours.

[...]

En 1922, le roi décida de soutenir une politique d'industrialisation du Thorval afin de rattraper l'immense retard d'un pays encore très rural et traditionnel, par rapport aux autres puissances alméranes. Entre 1922 et 1924, plusieurs villes changèrent de noms, dont Adursted, lors de conseils municipaux qui restèrent controversés. Ces affaires sont considérées comme les symboles du marasme de la monarchie en ce temps et de l'influence grandissante de la culture adélienne sur le pays, suite à la paix conclut avec les anglo-saxons quelques années plus tôt (Traité d’Apaisement en 1918). Thomas IX tomba gravement malade le 2 mai 1925 et trépassa trois semaines plus tard sans disposer du moindre héritier capable de régner. En effet, parmi ses enfants, trois moururent en bas-âge et le dernier n'était qu'un nourrisson. Selon les lois du Royaume, le rôle de régent revenait à la Reine consort Alexandrine. Toutefois, elle reçut une très large opposition du Premier Conseiller Royal, Son Excellence Gotthard Almurensen, qui ne l'estimait pas suffisamment compétente et souhaitant avoir lui même le poste. Il disposait par ailleurs du soutien de certains membres important de la cour. Une terrible bataille de pouvoir démarra. Plusieurs semaines passèrent sans que le Thorval ne dispose de gouvernement. En ce temps, le pays était sérieusement menacé par une milice communiste. Ainsi des rumeurs sur un supposé coup d'État provoquèrent de grandes paniques meurtrières le 10 novembre 1925. Effrayé par la situation, le Duc Pedersen (ou Duc af Lejre), général dans l'armée royale, prit le contrôle de la régence le 12 décembre 1925 mais promit de se retirer une fois le Prince Thomas en mesure de régner.

Régence inédite des grands

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Duc Peter Pedersen (1925-1927) - Duc Hans Biskop (1927 - 1948) - Duc Morten Bjørn Poulsen (1948-1952)[/center]

Le Duc Pedersen expliqua sa décision comme étant altruiste : il ne souhaitait pas que les rebelles communistes renversent la monarchie en se servant de l'instabilité. Son charisme permit de rapidement convaincre les membres influents de la noblesse et du clergé, tout comme les roturiers. Ainsi, le 1er janvier, le noble fut officiellement reconnut Régent du Royaume. Le 18 janvier 1926, le régent autorisa le retour des Østlandet au Thorval. Environ un mois plus tard, il ordonna le nettoyage de toute présence communiste au Thorval. La première bataille opposant les troupes royales aux rebelles marxistes eut lieu le 14 juillet à Voksted et fit quarante morts. Les combats se succédèrent jusqu'à la mort du Régent Pedersen qui intervint le 8 février 1927 des suites d'une jaunisse. Le Duc Biskop, ami proche de Pedersen, succéda à la régence, et reprit le combat anti-revolutionnaire là où son prédécesseur l'avait laissé. Entre 1929 et 1931, il multiplia les purges au sein des milieux marxisants. Sans réels soutiens extérieurs, les milices rouges étaient acculées. Le 1er aout 1933, le célèbre marxiste Jørgen Persen, chef de file de la lutte armée au Thorval, fut capturé par les gardes royaux au cours d'une escarmouche matinale. Il fut déclaré coupable de haute trahison et mis a mort le 12 janvier 1934. Cet évènement fut vu comme la défaite définitive du communisme thorvalien, permettant au Régent Biskop d'être comparé à celui ayant sauvé le pays de la "décadence rouge". La paix sociale restaurée, le régent concentra alors son attention sur le développement industriel du Royaume, encore fortement rural.

Devant les carences en matière de transport, il lança en 1936 la construction de nouvelles routes et de nouveaux chemins de fer. Deux ans plus tard, celui-ci fit appel au services d'industriels étrangers pour soutenir l'industrialisation et disposer des toutes dernières innovations. Citons à titre d'exemple le Rostov Alexandr Pavlov ou l'Adélien James White. Cette volonté de développement vit la fondation de Buudborg, toute première cité industrielle du pays en 1940. Impressionnée par son excellence dans la gestion des affaires d'État, la noblesse estimait beaucoup le Duc. En 1942, le Royaume de Thorval signa une entente avec les Empires Centraux. L'année suivante, il s'engagea aux cotés des Empires dans la Grande Guerre face à l'Alliance Démocrate. Le Royaume fut lourdement touché par les combats et subit de ruineux dégâts, tant humains que matériels. On estime que plus de trois cent mille thorvalois trouvèrent la mort pendant cette période. Le développement entamé par le régent fut, en quelques années, totalement remis en cause, tandis que la population s'épuisait dans l'effort de guerre. La paix fut rétablit en 1949, dans un Thorval dévasté et sanguinolent. En 1951, le régent Poulsen annonça son attention de rendre le pouvoir au Prince Thomas, désormais assez mûr pour régner. Beaucoup estimèrent que ce dernier fit l'annonce davantage pour se dérober que par réelle droiture. Six mois plus tard, la garde rouge renaquit de ses cendres sous l'impulsion et l'aide de la nouvellement formée Union des Républiques Socialistes de Rostovie. Si le peuple thorvalois ne voulait pas faire la Révolution, il fallait s'en charger pour lui. Mieux armée, plus organisée et faisant face à un adversaire très affaibli, un pays exsangue et détruit, la milice communiste de 5000 hommes prit d'assaut le Palais Royal le 3 mai 1952, renversant le système monarchique qui aura duré plus de dix siècles.


Fin du Royaume et naissance de la République populaire (1952-1963)



[center]Peter Persen (1952-1963)[/center]

Fils de Jørgen Persen, Peter Persen abolit la monarchie au profit de la république populaire. Contrairement à son père, ce dernier était plus proche du maoisme makaran, notamment sur le thème de la révolution culturelle, que du marxisme-léninisme classique. Le 19 mai 1952, il s'autoproclama secrétaire général du parti populaire et devint président à vie. S'en suivit une exode massive d'une grande partie de noblesse qui trouva refuge au Froncer, au même titre que la famille royale qui se sauva in extremis. En août, la population, abasourdie par ce qu'elle considéra comme une prise de pouvoir illégitime, un coup d'État, se révolta. Des insurrections se produisirent à Adusrted, Telborg, Voksted et dans les campagnes mais furent toutes réprimées dans le sang par les forces du pouvoir. Conscient de la nécessité d'un puissant appareil sécuritaire, Persen lança l'organisation d'une armée populaire pendant l'hiver 1952 mais se heurta au refus catégorique de paysans, de soldats, d'artisans et d'ouvriers de rejoindre la nouvelle armée. Des problèmes similaires furent rencontrées pour la réorganisation des forces de l'ordre. De nouvelles révoltes paysannes se dessinèrent au printemps 1953 et tancèrent sérieusement le pouvoir communiste. Mis en difficulté, Persen fit alors appel à l'URSR pour rétablir le calme. L'Armée Rouge entra au Thorval le 18 octobre de la même année. Cela eut pour effet d'intensifier les barricades et les protestations. De gigantesques manifestations pro-monarchiques se tinrent à Adursted en janvier 1954, tandis que les paysans, qui représentaient alors 90% de la population, affrontaient les miliciens tentant de spolier leur terres. Toutefois, à coté des monarchistes, l'opposition comptait également une frange républicaine libérale. Les deux camps ne s'appréciaient guère, ce qui avait le don d'affaiblir la rébellion. Les divisions et affrontements "fratricides" eurent finalement raison du soulèvement qui fut vaincu en décembre 1955.

Sous l'impulsion des conseillers rostoves, dans les arcanes du pouvoir depuis l'arrivée de l'armée rouge, le secrétaire général annonça le début de la Terreur afin de nettoyer le Thorval des ennemis de la révolution. Les opposants politiques furent arrêtés et exécutes, tandis que les récalcitrants furent envoyés sans ménagement dans les camps de travail établit en 1956. Dans le même temps, les autorités poursuivirent la réforme agraire, intensifièrent la collectivisation massive de l'appareil de production et entamèrent un programme de table rase de l'héritage, appelé révolution culturelle. L'armée rouge quitta le pays au début avril 1958. Un acte radical qui poussa le peuple des campagnes et de villes à se révolter de plus belle les semaines suivantes, à partir du 18 avril. Les États-Unis de Pelabssa fournirent des caisses d'armes et une importante aide logistique à la résistance libérale (sous le nom 'Front Républicain de Libération Nationale') menée par Per Halmarsen et Luukas Wilhelmssen. De son coté, la dissidence royaliste (sous le nom 'Mouvement pour Dieu et le Roi'), dirigée elle par le Duc de Stavanger, essaya aussi de s'organiser. Le 5 septembre 1959, celle-ci rassemblait soixante mille combattants contre seulement huit mille pour les libéraux. Toutefois, les fidèles du roi souffraient d'un cruel manque d'équipements qui les empêchait de briller, contrairement à leurs adversaires républicains profitant largement des soutiens extérieurs. Mis en difficulté par les soulèvements, le gouvernement communiste parvint, dans le sang, à maintenir son emprise sur le pays. Des manifestations furent réprimées les 5, 11, 19, 23, 25 et 30 octobre 1959, causant quatre cent morts et des milliers de blessés. Le 30 novembre, le parlement fut victime d'un attentat de la rébellion libérale, provoquant la mort de vingt individus et trente six blessés. Le 24 mars 1960, le membre important du Comité permanent du bureau politique, Bent Berger, fut assassiné lors de l'attaque de son convoi par des contre révolutionnaires royalistes. Le 8 janvier 1961, le camarade-président Persen échappa miraculeusement à un attentat préparé par les républicains. Cela renforça encore sa paranoïa et la répression qui en découla. A partir de janvier 1963, les combats de rue devinrent quotidien et provoquèrent des centaines de morts. A bout de souffle, la république populaire tomba le 3 mai lorsque la milice républicaine prit le contrôle du Palais de la Révolution, centre névralgique du pouvoir. Ces derniers abolirent le régime marxiste au profit de la république libérale, au grand dam des royalistes, plus nombreux mais moins bien équipés.


Le Thorval républicain et libéral (1963-1999)



[center]Per Halmarsen (1963-1979), Edvin Bjerg (1979-1983), Axel Borg (1983-1991), Jens Flodquist (1991-1995), Luukas Wilhelmssen (1995-1999)[/center]

Le 9 mai, le Duc de Stavanger, chef de file historique des forces royalistes, reconnut à contre-cœur la victoire des républicains, sans néanmoins renoncer à son rêve de voir un jour, la royauté restaurée. Une semaine plus tard, la noblesse exilée, ainsi que la famille royale, effectuèrent leur retour au pays. Le 12 juin 1963, la résistance républicaine muta en parti politique (le parti Démocrate) et commença la rédaction d'une constitution libérale et laïque, qu'elle proclama unilatéralement le 5 juillet 1963. Catholiques et Orthodoxes contestèrent la sécularisation de la société mais leur voix ne fut gère entendue par les nouveaux maitres. Un régime présidentiel fut mis en place. Per Halmarsen s'installa à la présidence, tandis que son numéro deux Luukas Wilhelmssen hérita du ministère de l'intérieur. Les royalistes se réunirent en congrès quatre jours plus tard et formèrent l'Alliance Royaliste. Il furent suivit ensuite par les sociaux-démocrates (Parti Socialiste) et les verts (Front pour l'Écologie). La présence de monarchistes au sein du paysage politique consterna Luukas Wilhelmssen. Malgré la proclamation républicaine, la monarchie semblait toujours jouir d'une illustre réputation auprès du peuple. Il craignait un vote massif en faveur du roi lors des élections législatives de 1967. De ce fait, ce dernier mit tout son poids dans la balance afin de convaincre sa famille politique du bienfondé de mesures radicales vis-à-vis du royalisme. Son dessein fut atteint en novembre 1966 lorsque les formations prônant le retour du roi furent interdites par décret présidentiel. La décision provoqua divers remous chez les Thorvaliens. Des manifestations populaires et cléricales eurent lieu à Adursted et Kestborg à l'automne 1966. Toutefois, devant l'intransigeance du gouvernement, elles s'éteignirent peu à peu. Le Parti Démocrate emporta haut la main les élections présidentielles/législatives de 1967 sur fond de fortes absentions (35,3% et 41,5%) et ne perdit plus le pouvoir jusqu'en 1999. La formation d'un nouveau gouvernement permit à Luukas Wilhelmssen de se retrouver au ministère de l'économie. Très vite, il entama de profondes réformes du système économique. Wilhelmssen s'attela en 1969 au démantèlement des entreprises publiques, pour ensuite assouplir la fiscalité et supprimer le code du travail en 1970. Ces mesures ultralibérales eurent un effet vertueux sur la machine économique qui redémarra. De 1971 à 1978, le pays connut une intense industrialisation couplée à une urbanisation non moins importante. Les conditions de travail furent dantesques et miséreuses. Les chiffres étaient néanmoins bons, avec une croissance à deux chiffres pendant sept années consécutives. Devant la misère paysanne et ouvrière, l'Église multiplia ses bonnes œuvres et le secours qu'elle apportait aux gens dans le besoin. L'Église catholique envoya, par ailleurs, de vives critiques au pouvoir, fustigeant l'immoralité de sa politique et l'accusant d'avoir vendu son âme au diable.

En 1979, la république réforma les programmes scolaires afin d'en réduire les éléments religieux et propager les valeurs associés aux Lumières. Les parents protestèrent face à un changement qu'ils jugeaient injuste et dictatorial. C'est ainsi que peu avant la rentrée scolaire de 1980, un tiers des élèves quitta l'école publique au profit de l'enseignement privé chrétien. Affaiblis par ce camouflet mais toujours confiants, les démocrates se lancèrent ensuite sur d'autres réformes sociétales. En 1982, ils proposèrent la légalisation de l'avortement mais butèrent sur la levée de bouclier populaire et ecclésiastique. La dite année, une association royaliste "Action Royaliste" vit le jour, composée d'anciens nobles menés par le vieux duc de Stavanger. Sa renommée explosa quelques années plus tard lorsqu'elle se fit chef de file des protestations populaires contre les volontés républicaines, notamment lors des tentatives gouvernementales en faveur du mariage civil et homosexuel (1983), des OGM (1985), de l'euthanasie (1987) et de la dérégulation des jeux (1988). Des manifestations massives qui paralysèrent le pays et effrayèrent le président Borg qui s'assit finalement en 1990 sur son programme progressiste. Pressée par l'ombre de l'Action Royaliste, le gouvernement libéral entama une procédure d'interdiction en 1991 mais n'y parvint pas. Luukas Wilhelmssen se présenta aux élections présidentielles de 1995, dans un Thorval épuisé et au bord de la régression économique, doublée d'une crise monétaire en fond. Il remporta l'échéance avec 63% des voix dans le désenchantement totale et en présence d'une grande abstention (40,3%). Ce qui devait être l'apogée de la carrière politique du vieux renard se transforma en véritable cauchemar. Sa politique pour maintenir stable le taux monétaire se révéla catastrophique et poussa la patrie au bord du gouffre de la banqueroute. Wilhelmssen quitta le pouvoir en panique le 24 aout 1999, pour s'exiler aux États-Unis de Pelabssa. Acculé de toute part par l'insurrection et les pillages, le parlement décida, le 28 aout, de porter au pouvoir l'unique personne capable d'empêcher le navire de sombrer : le roi. Thomas Bjergen monta sur le trône et choisit Thomas X comme nom de règne. La république avait vécut : la monarchie fut officiellement restaurée le 10 septembre 1999 lors de la proclamation du nouveau souverain devant le parlement, suivis cinq jours plus tard par un couronnement en la Cathédrale Sankt Johannes d'Adursted. Une cérémonie qui regroupa plus de quatre cent mille personnes.


La Restauration royale (1999 -)

Dynastie Bjergen (1503-1952 ; 1999-2012)

Maison de Bjergen (1503-1952 ; 1999-2012)

[center][img]http://nsm05.casimages.com/img/2011/09/01//110901124941991968672485.png[/img]

Thomas X (1999-2012)[/center]

Dynastie Årsted (833-1503 ; 2012-)

Maison årstedoise de Østlandet (1010-1503 ; 2012-)

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]

Annabelle II (2012-)[/center][/justify]
Zaldora

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[justify]III. Géographie

Le Thorval se situe dans la partie septentrionale du continent Alméran. Ses voisins frontaliers sont l'Iconie à l'ouest, la Franconie au sud et le [] à l'est. La superficie du Thorval est de 1 519 000 km² avec un littoral s'étendant sur environ 2000 km², composé de plages et de falaises avec de nombreux récifs. Les eaux territoriales comptent, en outre, six cent à sept cents petites îles, accueillant des phares. 54,56% du territoire sont des plaines, 31,53% des paysages montagneux et 13,91% des plateaux plus ou moins escarpés (Qabar non pris en compte).

A) Le relief

Le relief Thorvalois se décompose en plusieurs grands ensembles. Le gigantesque fleuve Sankt Hyacinth, parcourant le pays d'est en ouest et prenant sa source au sud pour ensuite se jeter dans l'Océan Nordique, sépare le Thorval en deux. A l'est, ses rives comprennent le grand bassin Søndermandlandais, avant que son cours ne bifurque vers l'ouest et le nord. A cet endroit, le Sankt Hyacinth traverse la Plaine des Saints, long bassin alluvial qui, en remontant vers le nord, est coupé par un groupe de plateaux, de vallées et de gorges que les rivières ont creusé en moyenne montagne (Mont Stornubben, Mont Sankt Gerhard, Mont Lodalskåpa...). A ces premières zones montagneuses succèdent de grandes plaines (Plaine des neiges, Plaine de la reine...) jusqu'au littoral. Au sud, après la Plaine des Saints, on rencontre d'autres bassins non moins imposants, régulièrement dominés toutefois par les monts environnants, en particulier sur les terres les plus méridionales, où se trouvent nombres de pics montagneux (Mont des martyrs, Mont de la croix...), leurs vallées (Vallée des pastoureaux, Vallée saint Michel...) et de plateaux (Beau plateau, Plateau des loups...). Les différents bassins thorvalois ne sont pas uniformes et comprennent un relief aussi bien plat que vallonné, selon la région. A l'extrême orient enfin, longeant la frontière avec le Lys, gît une chaine de hautes montagnes baptisée Galdhøpiggen. Son plus haut pic est le Højtkongen qui culmine à 2500 mètres d'altitude.

[url=http://www.casimages.com][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/02//100802125210991966503176.png[/img][/url]
Le Højtkongen est le sommet le plus élevé

B) Les Biomes

Le nord du Qabar présente une biome de basse-toundra océanique constituée de landes à arbustes, d'espèces de saules herbacés nains, de bouleaux et de pelouses à cypéracées et joncacées. La majeure partie de sa moitié sud est couverte de terres sans végétation et de glaces. Au Thorval, le nord consiste en une grande zone boréale qui s'étire sur toute la largueur du pays et plonge au sud jusqu'aux versants centraux. Les littoraux sont dépourvus d'arbre, à cause des vents, et présentent un paysage de landes herbeuses. L'intérieur des terres de la partie boréale renferme de significatives forêts de conifères (pins, épicéas, mélèzes et sapins) et de bouleaux, avec quelques autres feuillus éparses (aulnes). Le domaine forestier y côtoie des tourbières et des régions de prairies. En s'approchant des monts, on constate une diminution continue des conifères à l'avantage des feuillus, preuve du passage prochain aux forêts mixtes.

Faisant suite aux monts centraux, le biome devient un milieu de forêts mixtes qui comprend d'abord une bande étroite, s'étirant plus ou moins d'est en ouest, qui constitue une continuité transitionnelle avec la précédente biome où les conifères (pins et épicéas) sont toujours les plus présents mais avec un nombre non-négligeable de feuillus. Dès après, les chênes pédonculés, essence dominante des forêts mixtes locales, deviennent majoritaires et prennent largement le dessus sur les conifères en descendant vers le sud. Le hêtre, le bouleau et le frêne sont les autres feuillus constitutifs des forêts mixtes thorvaloises. Une exception à le biome présente se trouve en montagne, précisément au dessus de la base de l'étage montagnard où les conifères sont à nouveaux les rois. Les hauts sommets à l'extrême-est du pays sont une seconde exception, à partir de 1100 à 1300 mètres où le biome est alpin. Ce type d'environnement se forme sur l'ensemble des pics thorvalois atteignant l'étage alpin, Qabar y compris.

Ubac

Étage collinéen : 200 à 500 mètres
Étage montagnard : 500 à 850 mètres
Étage subalpin : 850 à 1050 mètres (Septentrion), 850 à 1200 mètres (Centre), 850 à 1300 mètres (Sud)
Étage alpin (limite des arbres) : Septentrion (environ +1050 mètres), Centre (+1150 mètres), Sud (+1300 mètres)
Étage nival (neiges éternelles) : 2000 mètres

Adret

Étage collinéen : 200 à 500 mètres
Étage montagnard : 500 à 900/1000 mètres
Étage subalpin : 900 à 1100 mètres (Septentrion), 1000 à 1300 mètres (Centre), 1000 à 1400 mètres (Sud)
Étage alpin (limite des arbres) : Septentrion (environ +1100 mètres), Centre (+1300 mètres), Sud (+1400 mètres)
Étage nival (neiges éternelles) : 2000 mètres

C) Le climat

Dû à sa position septentrionale, le Thorval est frappé par des climats tempérés froids (Dfc et Dfb) sur une grande partie du territoire, tandis que d'aucunes plaines au delà des monts centraux bénéficient de micro-climats plus tempérés (Dfa). Les pays d'altitude jouissent d'un climat montagnard et l'île du Qabar d'un climat de type océanique froid (Cfc). Le taux d'ensoleillement annuel est divers : sur le Thorval continental, il varie du nord au sud entre 1200 à 2000 heures, tandis que sur l'île australe, le soleil brille 1200 heures au maximum, surtout au nord de celle-ci.

Détails sur les climats

Tempérés froids

Les zones tempérées froides recouvrent 61,6% du territoire et peuvent être scindées en trois. Le nord du Qabar est traversé par un climat océanique froid (Cfc) soumis à l'arrivée des vents polaires. Néanmoins, la forte influence maritime couplée au relief montagneux au milieu du Qabar adoucissent la rigueur du climat à pareilles latitudes. Les hivers sont très froids mais rarement glaciaux, la pluviométrie varie de 500 mm à 1200 mm, tombant sous la forme de neige. L'île est frappée par de forts vents sous la forme de blizzards. Le mois le plus doux est juillet avec une moyenne de 13°C.

Sur le Thorval continental, la moitié nord allant jusqu'aux monts centraux est traversée par un climat boréal (Dfc). Il est influencé par la rencontre sur les reliefs des masses d'air froides du nord et chaudes du sud. Plus légères, ces dernières passent les sommets et permettent de tempérée l'influence des vents polaires sur cette partie du pays. Les conditions restent froides mais moins qu'escompté à pareilles latitudes. Le climat boréal thorvalois est marqué par des hivers longs (cinq à sept mois d'après la latitude) accompagnés de gel, de neige et de températures rigoureuses (-5,5°C en décembre, -8,5°C en janvier, -6,5°C en février, -4,5°C en mars). Les journées sont courtes, sombres et brumeuses. Les précipitations dépendent de la localisation et vont de 400 à 500 mm de pluie par an. La neige commence dès le cinquième jour de novembre mais ne se maintient pas encore. Les chutes augmentent peu à peu et s'installent réellement à la troisième semaine de novembre, jusqu'aux derniers jours de mars. L’automne est court et annonce l'hiver. Le printemps et l’été sont des périodes clémentes où les journées sont plus longues qu'au sud de l'Alméra. Entre le 25 mai et 16 juillet, au moment du solstice d'été, les contrées situées au dessus de 60° latitude nord jouissent de nuits blanches qui ne doivent pas être confondues avec le soleil de minuit, que l'on ne rencontre nulle part au Thorval continental, si ce n'est aux Iles Blanches. En période estivale, le thermomètre oscille entre 16 et 22°C, peut attendre 28°C en juillet.

Passant les montagnes centrales, qui bloquent les vents froids, le climat devient de type continental humide (Dfb) sur la majeure partie du territoire avec des influences montagnardes hors des plaines. A l'ouest, les façades maritimes jouissent de l'influence océanique et récoltent des températures plus douces qu'ailleurs, au même titre que la région des Grands Lacs au sud-est. Le climat continental humide ne comprend pas de saison sèche et voit des précipitations chuter tout au long de l'année. La fourchette de pluviométrie sous ce climat varie entre 500 et 1000 mm. La zone la plus sèche est la bande étroite, terre la plus au nord du dit climat, au sein de laquelle les pluies ne dépassent pas 500 à 550 mm annuel. Le reste reçoit au minimum 630 mm et davantage. Les mois les plus chauds sont juillet et août, dont les températures moyennes sont supérieures à 20°C mais ne dépassent pas 22°C. Les quatre périodes les plus douces ne descendent cependant pas sous 10°C. Les mois les plus froids sont décembre, janvier et février avec une moyenne respective de -5°C, -6°C et -4°C. Mars oscille en moyenne entre -2°C et 0°C avec même certaines températures légèrement positives par endroit. La répartition des saisons est la suivante, n'interdisant pas des variations :

Boréal (Dfc) :
  • Automne : septembre, mi-octobre (un mois et demi)
  • Hiver : mi-octobre, novembre, décembre, janvier, février, mars, mi-avril (six mois)
  • Printemps : mi-avril, mai (un mois et demi)
  • Été : juin, juillet et août (trois mois)

Climat continental humide (Dfb)
:
  • Automne : septembre, octobre (deux mois)
  • Hiver : novembre, décembre, janvier, février (quatre mois)
  • Printemps : mars, avril, mai (trois mois)
  • Été : juin, juillet et août (trois mois)
Tempéré (DfA)

Ce climat couvre 3% du territoire et peut être constaté au niveau des plaines au sud-est. C'est une variante plus douce du continental humide de Køppen. Les mois les plus cléments ont une température supérieure à 22°C, ce sont juillet et août. Les gelées hivernales ont lieu en décembre, janvier et février mais ne descendent pas sous -3,7°C. Le thermomètre en mars est positif et les précipitations sont plus abondantes avec au moins 800mm de pluie.

Montagnard

Le climat montagnard regroupe 32% du territoire et se localise dans les zones montagneuses. Les hivers sont longs et froids, tandis que précipitations et ensoleillement varient selon l'exposition, pouvant être abondants sur les Adrets. A basse et moyenne altitude, l'été est frais mais doux, souvent accompagné de tempêtes orageuses.

Polaire

Le climat polaire s'étend sur 3,4% du territoire, exclusivement sur les contrées méridionales du duché de Qabar Il est caractérisé par des températures froides toute l'année, sans chaleur estivale et des hivers glaciaux. Les températures moyennes du mois le plus chaud ne sont jamais supérieures à 10 °C et cela entraîne l'existence d'un pergélisol permanent qui ne permet aucune agriculture. Ses zones sont quasi-inhabitées, à l'exception de quelques côtes accueillant des populations inuits.

D) Hydrologie

[En cours de refonte]

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/24/1402351460-fleuve-st-hyacinthe.png[/img]
Le fleuve St Hyacinthe traversant le monde rural du pays.

E) La Faune

Le Thorval abrite une faune nombreuse, riche et variée.

Le Qabar est le lieu d'habitation d'animaux résistant parfaitement aux rudes conditions climatiques, tels que le lemming, le harfang des neiges, le tétraoniné, le bœuf musqué, le renard polaire, le renne et le loup.

La zone boréale n'est pas en reste. Elle est le foyer d'un considérable volume d'oiseaux tels que le rouge-queue à front blanc, le bruant à gorge blanche (introduit), la paruline à gorge noire (introduit), le Bec-croisé des sapins, l'aigle doré (royal), le busard, le coq de bruyère, le cingle plongeur, le lagopède, la grue cendrée, la mésangeais, la pic épeiche, le gorge bleue, le durbec, le goéland cendré, le troglodyte, le huitrier pie, le fulmar et la gelinotte. D'autres espèces animales comme l'élan, l'ours brun, le lièvre des neiges, le renard, le chevreuil, le canard, le lézard vivipare, la grenouille rousse, le damier de la succise, l'azuré de la sanguisorbe, le leucorrhinia pectoralis et une population abondante d'insectes en tout genre.

Le biome forêt mixte tempérée est l'habitat d'espèces communes tels que le sanglier, le daim, le lapin commun, le cerf, le perdrix, le vison, le chevreuil, le hérisson, le blaireau, le canard, la cigogne, la loutre et le bison d'Alméra.

L'étage alpin est la maison de marmottes.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/42/1444690577-faune.png[/img]

Le fleuve, les rivières et les eaux territoriales, réservoirs de faune ;

Le fleuve St Hyacinthe, les rivières et les lacs représentent un important réservoir de la faune. Les recensements estiment la présence d'environ cent espèces d'oiseaux telles que des martins pêcheur ou des pygargues à queue blanche. Par ailleurs, les eaux douces regorgent de poissons comme le barbu, la brème commune, l'omble chevalier, le brochet, le sandre, le saumon ou la carpe commune (uniquement dans le sud). Une importante faune marine habite également les eaux territoriales du royaume. On y retrouve la morue, le capelan, la morue polaire, la baleine, le requin pèlerin, le bar commun, le grand thon rouge, le hareng, etc.

F) La Flore

Le Thorval accueille des tourbières, des forêts boréales et des forêts mixtes. Ces lieux forestiers et humides sont d'importants foyers de flore, très riches : des pins, des épicéas, des sapins, des bouleaux, des aulnes, des saules, des sorbiers, des chênes pédonculés, des hêtres et des frênes. On y retrouve par ailleurs, cinquante espèces de champignons comestibles, des baies, ainsi que deux cents espèces de fleurs parmi lesquelles la sphaigne, la mousse, l'amanite, l'épilobe à feuilles larges, le lupin soyeux, le céraiste, l'oxytropis, la pyrole à grandes fleurs, l'œillet marin, le bleuet vivace, la drosera à feuilles rondes, l'utriculaire (plante carnivore), la linaigrette à feuilles étroites, la callune et au moins vingt espèces d'orchidées. Les deux plus grandes forêts boréales du Thorval sont Almidingen et Storstrom, situées respectivement au nord-est et au nord-ouest. La zone boréale, tout comme la toundra du Qabar, sont enfin tapissées de landes à arbustes et de pelouses naturelles.

G) Les espaces protégés

Le Thorval est reconnue internationalement comme étant un pays avec une diversité biologique riche dans laquelle cohabitent environ 60 000 espèces différentes. C'est pourquoi, les endroits abritant d'importantes faunes et flores sont protégés. Toutefois, la superficie des 8 parcs nationaux a été réduite en 2021 par la politique ruralisante de la Couronne et ne représente plus que 0,09% du territoire :

Les 8 parcs nationaux :
  • Vadehavet : 370 km²
  • Norstde : 211 km²
  • Toffsalet : 193 km²
  • Sandtyrest : 155 km²
  • Mols : 103 km²
  • Thy : 95 km²
  • Sarekhuvud : 88 km²
  • Fendbhor : 71 km²
[/justify]
Zaldora

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IV. Cartographie

Note: Ne figurent pas sur les cartes les centaines de rochers et ilots couvrant les eaux souveraines du pays.

RELIEF ET COURTS D'EAU

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/43/1477779971-carte-relief-thorval.png[/img]

VILLES

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/43/1477779971-carte-ville-thorval.png[/img]

CLIMATS

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/43/1477779971-carte-climat-thorval.png[/img]

BIOMES

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/17/1462046075-carte-de-biome-thorval.png[/img]


Note : Cartes à redessiner au niveau de certaines frontières.

PROVINCES (FIEFS)

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/43/1477747125-feodalites-thorval.png[/img]

DIALECTES

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/32/1471182537-carte-des-dialectes-thorvalois.png[/img]
Zaldora

Message par Zaldora »

[justify]V. Institutions

L'axiome fondamentale fondant la politique au Thorval est la suivante : Dieu est détenteur de l'autorité, Sa Majesté son dépositaire. La participation populaire à la politique est totale sur les enjeux proches (au sein du village, de la ville ou de la province), notable sur les enjeux plus grands relatifs au Bien commun du royaume dans son entièreté.

A) Le pouvoir royal

Le Royaume de Thorval est un [url=http://www.toupie.org/Dictionnaire/Etat_regional.htm]État régional[/url]. Il est une véritable monarchie, en ce sens, que la souveraineté temporelle se trouve entre les mains du Roi ou de la Reine régnante. Actuellement, Sa Majesté Annabelle II de Thorval, descendante en ligne directe de Harald Ier (1010-1042), lui même frère cadet de Christian II (1003-1010), également arrière-arrière-arrière-petit-fils de Jens Ier (833-857), est Reine de Thorval. Le caractère monarchique des institutions confère d'importantes prérogatives au souverain qui gouverne avec l'appui de son Conseil composé de conseillers, de grands officiers de la Couronne et de ministres royaux. Ces derniers doivent guider et fournir conseil avisé à Sa Majesté dans leurs domaines de spécialisation, aider à la préparation des textes royaux, s'assurer de la mise en application des décisions royales et diriger leur ministère et offices respectifs. Plus précisément, le Souverain peut : nommer et révoquer son conseil, nommer et révoquer un juge, retirer le fief, battre la monnaie, lever l'impôt, édifier des lois, accorder la grâce, commander des armées, maintenir l'ordre, nommer les ambassadeurs, déclarer la guerre et faire la paix. Le monarque est pleinement souverain, c'est pourquoi n'est-il soumis à aucune espèce de lobby, et gouverne au nom de Dieu en vu du Bien Commun. Ce principe fait de lui un arbitre essentiel face au litige et conflit pouvant apparaitre dans les murs de la société civile. Cependant, l'autorité royale n'est pas sans limite et se trouve tempérée par les différents corps constitués, ainsi que par les Lois Fondamentales du Royaume:

L'Hérédité : la progéniture du souverain lui succède.
La Primogéniture cognatique : sans préférence, homme ou femme, le plus âgé des enfants devient souverain.
La Continuité de la couronne : dès la mort du souverain, l'ainé(e) de sa progéniture lui succède automatiquement. Le principe est « le roi ou la reine ne meurt jamais ».
L’Indisponibilité de la couronne : le souverain ne peut ni désigner son successeur, ni renoncer à la couronne ou abdiquer. Une exception est faite pour les cas de maladie ou de folie. La couronne n'est pas le patrimoine du souverain.
Le Bien Commun : le souverain agit pour le Bien Commun.
L'indépendance : le souverain est indépendant de tout cercle d'influence.
La Catholicité : le souverain est chrétien catholique.

Les deux Parlements

[img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/08/100708110045991966371710.jpg[/img]

Le système parlementaire du royaume de Thorval est constitué par deux chambres : le Parlement royal réservé à la défense des sociétés domestiques (familles) et la Chambre des corporations qui est l'antre des acteurs économiques et éducatifs. Les représentants de ces assemblées sont élus directement et démocratiquement au sein des corps intermédiaires, que sont ici l'association paroissiale et la corporation. Les députés familiaux sont élus parmi les chefs de famille candidats, et les députés corporatifs parmi les membres de jurandes ou de chapitres universitaires. Les assemblées ne possèdent ni souveraineté, ni l'initiative des lois mais jouissent d'un droit de regard, ainsi qu'un levier de blocage via le droit de remontrance préalable, vis-à-vis des textes de Sa Majesté. Ce droit s'accompagne d'observations annotées à l'endroit du souverain visant à rendre la loi acceptable. Enfin, les familles et les corporations remplissent un cahier de doléance où sont consignés leurs aspirations, avis et problèmes. Avant d'être présentés à Sa Majesté, les cahiers doivent avoir parcourus les provinces, Qabar, Iles Blanches et ilots d'outre-mer inclus.

B) La Justice

La justice au Thorval est rendue au nom du roi ou de la reine. Le droit thorvalien (loi royale et lois provinciales) est en pleine communion avec la loi naturelle et repose de manière prépondérante sur la coutume, bien que certaines lois codifiées existent. La procédure judiciaire s'appuie sur un modèle mi-inquisitoire mi-accusatoire où cours de laquelle la présomption d’innocence est strictement respectée. Le Souverain possède des attributs judiciaires que l'on nomme la justice retenue : celle-ci regroupe, de nos jours, uniquement la Lettre de Grâce, permettant de gracier un condamné. Le système judiciaire exerce indépendamment du pouvoir politique.

L'organisation judiciaire est divisée entre la haute justice, la moyenne justice et la basse justice. Elle a été introduite en 2021, suivant la restauration de la noblesse dans ses prérogatives territoriales et suit le principe selon lequel le roi ou la reine est juridiquement source de toute justice :

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/07/1392227871-justice-royale.png[/img]

La Haute Justice traite sur l'ensemble du royaume les litiges avec la Couronne, les affaires criminelles (viol, torture, meurtre, esclavage, faux monnayage, banditisme, espionnage, sacrilège, lèse-majesté, attentat, complot, spéculation sur les denrées, exportation de denrée, etc.), les délit graves (violence aggravée, blasphème, sacrilège, etc), les litiges entre communautés de métier ainsi que les dossiers judiciaires dans lesquels les seigneurs risquent d'être parti et juge à la fois. Elle instruit en outre, au sein des terres royales, tout les cas et les prérogatives réservés d'habitude aux justices seigneuriales car on considère que les échelons judiciaires inférieurs sont contenus dans le supérieur. La Haute Justice est rendue par les juges royaux, c'est la justice « directe » du roi et dispose de la plénitude de juridiction au civil comme au pénal. Elle peut annuler, par appel (supplicatio), un arrêté judiciaire venant des échelons seigneuriaux, est la seule habilitée à prononcer la peine de mort et entretient des geôles. La justice royale comprend les procureurs de la Couronne, les greffiers, les assesseurs ainsi que les juges et les institutions ci-après :
  • Prévôt public : magistrat traitant des affaires opposants la société civile et une administration étatique.
  • Grand prévôt : magistrat traitant des affaires graves, crime ou délits. Le prévôt est sous sa juridiction.
  • Prévôt : magistrat subalterne du Grand prévôt auquel sont confiés les appels contre les justices seigneuriales, le règlement des litiges entre corporations, l'inspection des travaux et, dans les terres royales, les prérogatives judiciaires seigneuriales (l'instruction des affaires de basse et moyenne justice, le contrôle des prix, la régulation des marchés et la voirie).
  • Libre Prévôt : magistrat ne dépendant d'aucun magistrat si ce n'est le souverain et dont la tâche consiste à recevoir les appels contre une décision émanant des magistrats susnommés.
Quatre cours de justice cohabitent :
  • Cour de la Prévôté publique, siège du prévôt public.
  • Cour de la Grande Prévôté, siège du grand prévôt.
  • Tribunal de la Prévôté, siège du prévôt.
  • Tribunal de la Libre Prévôté, siège du libre prévôt.

La Moyenne Justice traite les délits de plus faible gravité (vol simple, calomnie, port d'arme prohibée, outrage à la pudeur, coup et blessure, dégradation de lieu public, etc) ainsi que les dossiers de succession, de propriété et de protection juridique des intérêts des mineurs. Elle joue aussi un rôle de police administrative en matière de voirie, des marchés, des octrois, des débits de boisson, du contrôle de prix et d'ordre public. C'est une justice de proximité, rapide, proche des justiciables et accessible. Elle est rendue au sein des frontières du fief, y compris des arrières-fiefs, par le possesseur (haute noblesse), ou par ses agents judiciaires, sur délégation du pouvoir royal. Le grand feudataire jouit par ailleurs d'une primauté sur ses arrières-vassaux lorsqu'une infraction de basse-justice se déroule en un lieu relevant de sa juridiction et cela pour les même raisons que la Haute Justice dans le domaine royal (les échelons judiciaires inférieurs sont contenus dans le supérieur). Les peines de la moyenne justice vont de l'amende jusqu'à la courte peine de prison, en passant par le pilori et l'amende honorable. La moyenne justice entretient des geôles. Tous cas de haute justice relève des juges royaux.

La Basse Justice instruit les infractions contraventionnelles (dégât des bêtes, rixe, menace, injure et toute affaire ne pouvant entraîner que de faibles sanctions financières) et les conflits de voisinage. C'est une justice de proximité, rapide, proche des justiciables et accessible. Elle joue aussi un rôle de police administrative en matière de tranquillité publique. Elle est rendue par le petit feudataire (petite noblesse) ou par ses agents judiciaires dans le cadre restreint de l'arrière-fief. Les peines ne dépassent pas la faible sanction financière qui peut être assortis d'une peine d'exemple de nature très variable. Si un délit relevant de la moyenne justice est commis sur le territoire d'un arrière-fief, c'est le grand feudataire et son droit de moyenne justice qui instruit le dossier. Si l'affaire est de haute justice, c'est le roi par l'intermédiaire des juges royaux. La basse justice entretient des geôles dans le dessein d'enfermer les délinquants avant de les mener vers un échelon plus élevé de la justice, ou les courtes peine de prison (inférieur à six mois).

C) L'administration territoriale

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/31/1437948746-hommage-feodal.png[/img]

L'administration du royaume de Thorval se base sur une architecture féodale à deux échelons, dont les traits, à l'exception d'adaptations et de mutations diverses, se trouvent dans l'ancienne coutume du moyen-age Thorvalien. Le système féodal du Thorval peut se résumer ainsi :
- le roi / la reine règne sur le royaume et tient un ensemble de fiefs que l'on nomme le domaine royal. Entité de type provincial.
- les grands feudataires (ducs, markgraves, comtes, franc seigneur) sont vassaux directs du roi / de la reine et tiennent le reste du territoire sous la forme de duchés, de marches, de comtés et de seigneuries. Entités de type provincial.
- les petits feudataires (vicomtes, barons) sont vassaux directs des grands feudataires et indirectement du roi / de la reine. Ils tiennent des portions de duchés, de marches et de comtés : les arrières-fiefs ou vavassories. Entités de type communal.
- Les localités sur lesquelles ne se trouvent pas de petits feudataires prennent le nom administratif de commune ou de paroisse et dépendent légalement de l'autorité d'un grand feudataire. Entités de type communal. Celles-ci sont les subdivisions uniques du domaine royal et des franches seigneuries, dépourvus de vavassories.

Sur le plan politique, un grand feudataire réside dans le chef-lieu et dispose d'un pouvoir de gouvernement de type provincial, pour l'ensemble de son fief, et un autre de niveau communal, pour les localités de son fief sur lesquelles nul de ses vassaux directs ne s'est installé. Les dits lieux sans hobereau portent le nom administratif de commune/paroisse. Le reste du territoire fiefal est divisé en arrière-fiefs à la charge des vavasseurs. Leurs terres correspondent à de petites fractions, de 5 km² en moyenne, nommées baronnies ou vicomtés. La Couronne consent à d'étendues libertés locales et régionales, respectant les usages, les coutumes, les traditions et n'intervient que dans le besoin de maintenir le Bien Commun. Le gouvernement provincial est réalisé par le grand feudataire et ses bras droits. Par rapport à l'État central, la province jouit d'une réelle autonomie politique et institutionnelle, illustrée par un pouvoir règlementaire, législatif et budgétaire autonomes. Dans la limite de la loi royale, qui fixe l'esprit et le cadre général avec souplesse, la province édicte des lois particulières et détient des compétences en matière d'instruction (hors écoles secondaires dédiées aux futurs militaires), de sécurité, de santé, de justice, de social, de culture, de fiscalité, de protection de l'environnement, de gestion et d’administration. La province a en outre la possibilité de réclamer des aménagements à la Couronne si une loi royale ne lui est pas favorable. Au niveau local, le gouvernement des villages et des hameaux est effectué par un hobereau ou un agent du grand feudataire, tandis que celui des cités revient à des syndics élus. L'autonomie de gestion y est maintenue, autant vis-à-vis de l'État central que du chef lieu de la province, avec laquelle les localités partagent des compétences. La prépondérance politique des nobles et des syndics à ces échelons est fortement tempérée par la loi qui oblige une participation et une influence accrue des peuples. Cela peut s'interpréter telle la renaissance des principes nés de la révolution communale au XIIe siècle, disparus ensuite au XVIe.

Au sein de chaque ville, village et hameau siège une assemblée populaire réunie selon la situation dans le logis seigneurial, la maison communale ou le parvis de l'Église. Ces conseils sont formés par les habitants du lieu et leurs missions sont de sanctionner les décisions locales ou provinciales, ainsi que de participer activement à la vie politique de la communauté par les discussions, les délibérations, les propositions et les votes. C'est une démocratie directe donnant un grand poids aux gens et contre laquelle la noblesse et les syndics ne peuvent rien. Au niveau organisation, c'est bien l'ensemble d'un village qui se réunit et vote ensuite par foyer ou par personne à main levée. Ce système évolua vite vers encore davantage de liberté, l'autogestion locale, notamment au sein du domaine royal et des petits villages qui en sont des pionniers. Le phénomène gagna en ampleur et s'étend désormais à la plupart des communautés d'habitants locales (90%). En ces lieux d'autogestion marquée, les seigneurs ou les syndics ne tiennent plus qu'une fonction d'arbitre, tandis que là où l'autogestion n'est pas encore suffisamment implantée, le seigneur ou le syndic joue un rôle moins effacé mais laisse toujours une importante marge de manœuvre à l'assemblée. Les parlements populaires locaux dominent la politique locale et jouent également un rôle prépondérant au rang régional en contrôlant l'action du grand feudataire, qui ne peut agir arbitrairement. Cette mutation n'étant pas contraire à l'esprit de son édit, la Couronne laissa l'organisation politique susnommée se faire consacrer par la pratique. L'autogestion s'éleva ainsi peu à peu au rang de coutume.

Note : les vavassories sont inconnues du domaine royal et des franches seigneuries, si bien que les communes/paroisses en sont les seules subdivisions administratives.

Le rétablissement de la noblesse foncière fut accompagnée par celui du baillage. C'est une entité territoriale sans personnalité juridique qui se superpose au fief et à la tête de laquelle se trouve le bailli royal. Son rôle n'est ni de gouverner, ni de s'ingérer dans les affaires des communautés d'habitants (ou paroissiales, terme interchangeable et synonyme) mais de transmettre les décisions royales aux seigneurs, aviser Sa Majesté sur les conflits locaux, collecter l'impôt royal dans le fief et y coordonner la haute justice (royale). C'est un représentant du souverain dans les provinces. Pour ces diverses missions, le bailli dépend respectivement du Grand Chambellan, de l'Architrésorier de Thorval et de l'Archichancelier de Thorval.

69 fiefs + Domaine royal (entités provinciales)
9440 arrière fiefs + 80 000 communes/paroisses (entités locales)

Les entités locales ci-dessus correspondent souvent aux paroisses ecclésiastiques. La paroisse ecclésiastique est une subdivision territoriale liée à l'Église. Sa taille est variable, elle peut s'étendre sur une rue, un quartier ou un village. Cœur de la vie spirituelle, elle se rattache à une église et à un curé. Les paroisses religieuses sont reconnus par l'État royal, à l'exception des protestantes (5) dont le statut est ambiguë et conflictuel, mais sans que la liberté de culte ne soit menacée. Les paroisses catholiques et orthodoxes jouissent d'une personnalité juridique et le patrimoine de ces paroisses est composé au minimum d'une église, d'une école, d'un cimetière et d'un presbytère. Dans le cadre des biens communaux, le curé peut jouir comme membre du village, de terres arables, d'un bois, d'un four ou d'un moulin. En 2028, le royaume renfermait 93 000 paroisses.[/justify]
Zaldora

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VI. Loi Thorvaloise

[justify]Le système juridique de Thorval est de droit coutumier, c'est-à-dire que la coutume y tient une place prépondérance face au droit écrit. Ce dernier n'est le plus souvent (75% du corpus) que la mise par écrit de coutumes existantes. L'axiome fondamentale est que la loi des hommes est inférieure et soumise à la Loi de Dieu (ordre divin et ordre naturel). Il n'appartient pas au législateur de définir ce qu’est la vie ou ce qu’est la mort ; ce qu'est le Bien ou ce qu'est le Mal.


Principales dispositions

Au 20 janvier 2025,

Majorité : 21 ans
Majorité royale : 16 ans
Service militaire : volontariat (durée : 1 an)

Droits fondamentaux

Liberté d'expression : garantie, dans la limite du respect de la personne royale et de la religion.
Liberté de culte : garantie. L'État est catholique. L'orthodoxie et le protestantisme sont tolérés conformément à la doctrine catholique traditionnelle.
Liberté de rassemblement : garantie, sans aucune restriction.
Liberté d'association : garantie, après homologation.
Droit de grève : garantie, sans aucune restriction.
Droit d'entreprendre : encadré par le système des communautés de métier d'essence chrétienne.
Droit des femmes : garantie
Droit des enfants : garantie
Droit des animaux : N'est pas un bien meuble, possède une « âme » propre, différente de l'homme.

Législation sur les mœurs

Mariage civil : aucun
Divorce : L'autorité ecclésiastique peut prononcée une nullité si les conditions traditionnelles demandées par l’Église ne sont pas réunies. Ce n'est pas un divorce car le mariage n'a de fait jamais eu lieu.
Relation extra-conjugale : interdite, mais non punit, ni traquée. Outrage public aux mœurs/à la pudeur : forte amende.
Relation sexuelle hors-mariage : interdite, mais non punit, ni traquée. Outrage public aux mœurs/à la pudeur : forte amende.
Relation et mariage consanguin : Indexé au droit de l'Église.
Polygamie : interdite, mais non punit, ni traquée. Outrage public aux mœurs/à la pudeur : forte amende.
Contraception : interdite. Le trafic est punit par trois ans de prison ferme.
Avortement : interdite. La femme n'est pas punit, à l'inverse du praticien(ne) ou d'un tiers qui aurait forcé la décision (peine de mort).
Euthanasie : interdite. Celui qui l'aura pratiqué est jugé pour homicide volontaire.
Homosexualité : considéré comme un péché grave mais non punit, ni traqué. Outrage public aux mœurs/à la pudeur : forte amende + proposition de retraite monastique.
Mariage et adoption homosexuelle : non-prévue.
Transsexualisme : non-prévue.
Exhibitionnisme : interdite. Outrage public aux mœurs/à la pudeur : forte amende.
Prostitution : interdite. Punition des proxénètes et des gérants de bordel pour banditisme (trente ans).
Pornographie : interdite. Le trafic est punit par dix ans de prison ferme.
Jeux de hasard : interdits. Punition des gérants pour banditisme (dix ans).
Sectarisme : interdit.

Législation sécuritaire

Arme à feu : vente, port et possession autorisée avec règlementation.
Espionnage domestique : interdite. Punition pour atteinte à la vie privée (forte amende, possibilité de prison selon le degré).
Offense à Sa Majesté : interdite. Punition pour Lèse Majesté mineur (travaux d'intérêt communautaire).
Torture : abolit complètement.
Peine capitale : en vigueur pour les crimes les plus graves. Peu pratiquée.

Autres législations

Statut de la théorie de l'Évolution : Présentée sous un regard purement chrétien.
Sociétés secrètes : interdites.
Clonage : interdit. Les travaux sont détruits et le praticien condamné à l'exil surveillé.
Organisme génétiquement modifié : interdit. Les cultures sont détruites et le cultivateur condamné à l'exil surveillé.
Engrais et pesticides non-biologiques : interdit. Peine de prison de quinze ans ferme et forte amende, autant pour le commerçant que le client.
Additifs alimentaires : interdit. Peine de prison de quinze ans ferme et forte amende, autant pour le commerçant que le client.
Drogue : interdit. Peine de prison de trente ans ferme pour le vendeur, forte amende pour le consommateur.[/justify]
Zaldora

Message par Zaldora »

[justify]VII. Société

Introduction

Malgré son ouverture à la globalisation pendant trente-six ans (1963-1999), la société est restée attaché à ses traditions grâce à l'Église catholique. Le Thorval est un pays traversé par des particularismes culturels, ainsi que d'innombrables usages, coutumes et traditions différents, respectés par la royauté. Les idées d'attachement à sa terre, de communauté, de vertu et de foi sont au centre de la vie des thorvalois. Le retour de la monarchie a fait renaitre l'ancienne société d'ordres composée du clergé (Oratores, « ceux qui prient »), de la Noblesse (Bellatores, « ceux qui combattent ») et du Troisième état (Laboratores, « ceux qui travaillent »). Chaque ordre est tenu de remplir son rôle traditionnel sans pratiquer d'autres activités. La hiérarchie des ordres repose sur la fonction : la logique spirituelle des premiers prévaut sur celle militaire et politique des seconds, qui elle même prévaut sur toutes les considérations économiques.

Absence de cosmopolitisme

L'absence de cosmopolitisme dans la société thorvaloise est un fait avéré mais les Thorvalois ne sont pas xénophobes pour autant. Au contraire, les touristes ou résidents étrangers sont accueillit selon les principes de la charité chrétienne. Sur la question ethnique, les Thorvalois représentent l'ethnie principale avec les populations du Qabar, également de culture nordique. Les autres cultures présentes sont celles de populations germaniques et flamandes originaires de pays frontaliers (Franconie, Cobrac, Froncer), de pays proches culturellement (Schlessien) et de pays en proie à l'intolérance religieuse ou à la guerre (Rostovie par exemple).

Le Thorval, une terre chrétienne et pieuse

Doit être retouché.

Au sein de la Cité, l'esprit chrétien pénètre les arts, la science, l'éducation, les traditions, les coutumes et le mode de vie des habitants. C'est cet attachement de la population qui empêcha la société de se séculariser et à d'autres religions comme l'islam ou le judaïsme de s'implanter. Les Thorvalois sont un peuple religieux, pieu et pratiquant, vivant au rythme des prières, des cantiques, des messes, du calendrier liturgique, du culte mariale, du culte des reliques, des fêtes religieuses, des fêtes patronales et des pèlerinages (exemple du grand pèlerinage de la Pentecôte depuis Sankt Mikael jusqu'à Valborg, pèlerinage mariale à Sankt Thoger tous les dix sept du mois etc). Ils goûtent peu au matérialisme, au rationalisme et au scientisme, leurs préférant la spiritualité, la raison et les sciences. Les catholiques représentent plus de neuf croyants sur dix, puis viennent les orthodoxes avec cent quatre vingt quinze mille fidèles. Les protestants luthériens, les néo-païens et les non déclarés – agnostiques et athées – ferment la marche avec des communautés très réduites. La messe catholique est célébrée d'après le rite tridentin et le rite thorvalois. Le monachisme catholique jouit d'une pratique vitale, sans doute la plus forte d'Alméra. La spiritualité des réguliers va de la modération ascétique à la plus intransigeante selon que la règle soit celle de Saint Benoit ou de Saint Colomban. Aux catholiques dans le siècle, on demande Foi, Espérance et Charité ; adoration de Dieu, vénération des saints, des reliques et de Marie, tous comme prières assidues, messes régulières, vertus, pénitence, persévérance dans le bien, esprit de sacrifice, fidélité et amour du prochain. La morale a des exigences, cela dit, le clergé s'évertue à comprendre la nature humaine et à ne pas exiger ce qui irait au dessus de la force des fidèles. L'Église catholique insiste sur le Salut pour la multitude et rappelle la puissance de la prière et des sacrements – en particulier sur la Communion eucharistique et la Pénitence. A tout péché miséricorde est une maxime qui résume de bonne manière la pastorale des prêtres catholiques, de plus en plus secondés dans leurs tâches par les frères des ordres mendiants. La communion orthodoxe thorvaloise a des similarités avec les catholiques notamment pour une majorité de dogmes, le culte des saints, la liturgie des heures, certains domaines de théologie ; aussi en terme de zèle, de pastorale, de monachisme, de respect de la Tradition des Pères, d'attachement vis à vis de la prière et de la messe. Celle-ci est célébrée d'après le rite thorvalois, à base réminienne mais modifiée en profondeur par les spécificités locales. Les deux confessions cohabitent en paix depuis des siècles, cependant, les pierres d'achoppement dogmatiques demeurent – sans exacerbation –  et empêchent le retour à la situation pré-schisme. Le filioque et l’infaillibilité pontificale sont les principaux, alors que l'immaculée conception de la Vierge Marie est acceptée par les orthodoxes locaux sans qu'elle ait été élevée au statut de dogme. Quant aux protestants, ils sont peu intégrés à la société et vivent en communautés semi-fermées. Leurs pratiques sont comparables à celles des luthériens du monde. Le Thorval a un saint patron principal, Saint Hyacinthe du Nord, évangélisateur du pays au Ve siècle, et trois saints patrons secondaires : la Sainte Vierge Marie, Saint Michel archange et Saint Niels de Thorval, roi de 1207 à 1232.

Les communautés paroissiales de Thorval

La communauté paroissiale, synonyme de communauté d'habitants, se rattache à une chapelle construite en son centre. Au delà des provinces, les Thorvalois s'identifient et vouent un très profond attachement à leur clocher. Tout visiteur est considéré comme étranger, y compris s'il réside au sein d'une paroisse voisine, sentiment dû à des habitudes autarciques remontant au système clanique. Il existe 93 000 paroisses religieuses qui se confondent aux diverses circonscriptions administratives et politiques. Elles sont toutes reconnues par la Couronne, à l'exception des cinq protestantes du fait d'un contentieux avec les catholiques. Une paroisse s'étend sur un hameau, un bourg, un village ou un quartier urbain. Un curé est à sa tête et sa mission est de mener, en bon berger, ses ouailles sur le chemin de Dieu à l'aide d'une vie pieuse, saine et morale. L'homme de Dieu est un guide et exerce des prérogatives spirituelles. En ce sens, il ne dispose d'aucune souveraineté politique. Chaque paroisse possède un patrimoine tenu en propre, il se compose d'une église, d'un presbytère, d'un cimetière, d'une école et parfois d'un lopin de terre arable.

Les congrégations religieuses, les sociétés de vie apostolique, les tiers-ordres et les confréries

Les congrégations religieuses, les sociétés de vie apostolique, les Tiers-Ordres ainsi que les confréries sont des formes de communauté rencontrées couramment sur les contrées thorvaloises. Les premières désignent des associations d'hommes et de femmes catholiques, unis par des vœux simples et ayant dédié leur vie à une mission envers Dieu. Les missions suivent un long faisceau d'actions de bienfaisance telles que l'accueil des orphelins, le soin des personnes, l'instruction des garçons, l'instruction des filles, les soupes populaires, l'aide aux indigents de toutes sortes, etc. Les sociétés de vie apostolique visent sensiblement les mêmes fins, sans toutefois prononcer de vœux religieux. Les Tiers Ordres sont des associations de fidèles catholiques s'inspirant de la règle d'un ordre religieux afin de mener une vie sainte à l'intérieur du siècle. Les confréries sont elles une forme de communauté laïque destinée à favoriser une entraide fraternelle et à perpétuer une tradition. Elles sont très souvent attachées à une paroisse ou à un couvent. Dans l'orthodoxie, les confréries sont, en revanche, constituées de prêtres et de laïcs destinés à répondre aux mêmes engagements que les congrégations religieuses du catholicisme mais sans la prononciation de vœux. En 2026, le Thorval accueillait 4150 congrégations religieuses, 900 sociétés de vie apostolique, 135 000 confréries laïcs d'inspiration religieuse, ainsi que des centaines de couvents représentant chacun des tiers ordres notables de la catholicité (franciscain, dominicain, carmélite et augustin).

Une société essentiellement paysanne et rurale

Après un XXe siècle marqué par une forte urbanisation, la primauté de la campagne et de l'agraire se réinstalla au Thorval au siècle suivant. Huit sujets de Sa Majesté sur dix habitent et travaillent à la campagne. Le monde rural est traversé par une succession d'usages, de pratiques, de coutumes et de traditions. Il est marqué par les champs, les prairies, les chemins naturels, les sentiers, les lacs, les forêts, les rivières, les bosquets. Les communautés d'habitants sont des hameaux et de petits villages de chaumières à colombages (logis typiques du Thorval, le sont secondairement les maisons en rondins de bois et celles en pierre enfin les foyers de briques) agglutinées autour de l'église paroissiale. De nombreux toits sont encore aujourd'hui exclusivement en en chaume. Le bourg est un village privilégié, lieu de résidence d'un pouvoir politique ou lieu du marché des paysans. On retrouve des communautés d'habitants en plaine, sur la rive du St Hyacinth, mais aussi près des forêts, sur les vallées, dans les gorges, et plus haut en montagne notamment au centre du royaume et à l'est. Les travaux quotidiens sont essentiellement agricoles et se repartissent entre l'entretien de la terre communale1, potagère2 ou individuelle3 (seigle, choux frisé, pomme de terre, gourgane, avoine, orge, pomme, framboise...), en plus de l'élevage d'animaux (moutons, vaches, porc, poules), de la glandée dans les forêts, de la transhumance en montagne, des foires, et de la chasse pour la fourrure et la viande. Les méthodes agricoles sont en majorité traditionnelles avec l'usage du cheval dans les champs, ainsi qu'en forêt pour le transport de bois. Les autres activités récurrentes sont la pêche, l'artisanat rural et la cueillette de champignons, de fleurs et de fruits sauvages. Les fêtes religieuses et de saints plus locaux sont un autre aspect incontournable et rythment l'existence de ruraux très pieux. Le printemps accueille diverses fêtes pour le divertissement des campagnes comme le conte oral, les spectacles de ventriloques, les compétitions sportives, les danses paysannes où les représentations de musique populaire traditionnelle. La vaine pâture et le droit de parcours, libertés paysannes immémoriales, sont accordées et affermies par la royauté. Le phénomène du bétonnage (concerne en 2030 uniquement 0,3% du total des villages) est minuscule, tandis que la rurbanisation est complètement absente. Les villages et hameaux ont su conserver leurs aspects authentiques.

1 Biens fonciers communautaires inclassables (entre privés et publics) – sans redevance quelconque
2 Biens fonciers privés appartenant en propre à un foyer – statut d'alleu
3 Biens fonciers privés – soumis au cens, sauf exceptions

Définition de la moisson commune : c'est le blé moissonné sur les champs communaux. Ceux-ci sont divisés en parcelles que chaque famille cultive. Si les moissons d'une parcelle donnée sont suffisantes pour combler les besoins en grains et en graine d'une famille, alors celle-ci revendique l'entièreté. Si une production supérieure se dégage, le destin du surplus est réglée par la communauté villageoise dont la famille en question est également membre. Soit le blé sera placé au sein des réserves de semences paysannes ou en prévision de futures mauvaises récoltes, soit il sera vendu au juste prix là où un manque existe. Soit les deux. Le bénéfice ira toujours à la famille productrice. La distribution des parcelles communales se fait de la façon la plus équitable possible afin de couper court a l'accaparement.

Les fiefs de Thorval

La noblesse a été replacée dans ses prérogatives territoriales en septembre 2021. Le système suit la hiérarchie féodale classique : les ducs, comtes, margraves et francs seigneurs sont à la tête de fiefs (dominants / francs) alors que barons et vicomtes forment la petite noblesse installée sur les arrières-fiefs, territoires à l'intérieur des fiefs. Une localité dépourvue de basse noblesse prend le nom administratif de commune ou de paroisse et dépend légalement d'un grand. Les nobles ont des devoirs envers le suzerain tels que le service d'ost, l'aide financière, le conseil et le gouvernement du fief/de l'arrière-fief. Sa Majesté doit réciproquement être juste avec ses vassaux et leur garantir une protection. Dans les cadres provinciaux et locaux, les nobliaux possèdent le droit de justice, le droit d'impôts, le droit de police et le droit de gouvernement. Néanmoins, la vie politique fonctionne sur la base d'assemblées populaires présentes partout où sont installés les communautés d'habitants qui délibèrent sur les affaires touchant au quotidien. Ce système est régionalisé et laisse d'importantes latitudes aux pouvoirs locaux. Il mena vers l'autogestion populaire, devenue assez courante depuis 2028. Les banalités ont été remplacées par les biens communaux, le seigneur garde toujours une réserve personnelle mais celle-ci n'est guère impressionnante et le cens ne concerne que les parcelles de fermes individuelles, ni les communaux, ni les potagers familiaux (à considérer comme des alleux). Le seigneur est la principale figure locale pour les paysans, un équilibre est recherché entre l'esprit populaire et l'esprit aristocratique au nom de la paix royale et du Bien Commun. Neuf aristocrates sur dix habitent à la campagne, sans éclat, sans grande richesse, un niveau de vie modeste, correcte.

Propriété utile et propriété éminente de la terre : en finalité, le roi jouit de la propriété éminente des terres du royaume. Il partage celles-ci (en pouvant la reprendre par commise !) en concédant des fiefs à ses vassaux, qui à leur tour concèdent des des portions à leurs arrières-vassaux. En terme de propriété utile, celle-ci est reconnue, sans acquittement d'une redevance, à une famille sur son potager et au village sur les biens communaux. Toute autre terre n'entrant pas dans le cadre ci-avant est soumise au cens dû au seigneur. Ce dernier possède la propriété utile sur sa réserve personnelle et s'il désire l'agrandir, il doit payé la somme au paysan visé, l'expulsion n'est pas admise.

Les communautés de métier de Thorval

La structure organique de la société thorvaloise est confirmée par la présence de communautés professionnelles dont la restauration remonte à la deuxième moitié de 2020. Ce sont des associations professionnelles qui regroupent les personnes pratiquant un métier identique au niveau local ou national (plus rare). L'appartenance à ces corporations est obligatoire à la pratique. Les corporations existent sous différentes vocations : marchandes, productives, éducatives, culturelles, médicales, scientifiques et militaires. La hiérarchie s'associe souvent à la vocation. Une communauté économique ou marchande est, sauf exception des professions paysannes, constituée d'un apprenti, d'un compagnon et d'un maitre. La communauté culturelle, éducative, médicale, scientifique ou militaire se limite au maitre et à l'apprenti, à moins qu'il n'y ai aucune hiérarchie comme c'est le cas pour la communauté des Généraux de Thorval (armée). L'appellation des grades peut aussi être spécifique à un métier, à l'image des Chirurgiens qui sont licenciés, maîtres et professeurs. Une corporation est jurée - indépendante de la royauté dont le rôle consiste à homologuer les chartes - ou réglée - sous régime et administration royale. Les membres d'une guilde se considèrent fraternellement et partagent la même foi Chrétienne. Ces derniers sont très pieux et s’attelleront à protéger et à faire grandir leur métier, tout en s'entraidant et en veillant l'un sur l'autre. Leur charité va d'ailleurs bien au delà de la sphère communautaire et soulage les pauvres, les orphelins et les faibles. Un important folklore entoure les corporations, via les bannières, les costumes, les rites de passage etc.

Communautés de métier économiques/marchandes : [url=http://www.simpolitique.com/post50519.html#50519]première liste[/url], [url=http://www.simpolitique.com/post50520.html#50520]deuxième liste[/url]
Communautés de métier éducatives et culturelles : [url=http://www.simpolitique.com/post76160.html#76160]liste (non-exhaustive)[/url]
Communautés de métier scientifiques : [url=http://www.simpolitique.com/post142256.html#142256]liste (non-exhaustive)[/url]

La famille, une notion respectée au Thorval

Le système familial dominant est celui de la famille élargie, sous sa variante de la famille de souche incomplète. Les relations entre parents et enfants sont autoritaires, marquées par le respect du père, chef de famille, bien que la mère, maitresse du foyer et éducatrice, incarnation de la pureté et porteuse de l'Amour, jouit également d'une certaine influence. Les relations successorales entre frères et sœurs sont relativement égalitaires, l'ainé recevant l'essentiel de l'héritage et les cadets les parts restantes selon les coutumes de chaque province. Étant l'héritier, l'ainé continue de vivre au sein de la maison familiale avec épouse et enfants, en présence du père. Les puinés peuvent également y vivre s'ils sont célibataires, et même s'ils sont mariés, mais jusqu'au trépas du père seulement. Quand ils doivent finalement quitter la maison avec leurs familles, les cadets ne s'établissent, en règle générale, jamais très loin et les relations entre frères et sœurs sont exacerbées, très solidaires. Si la majorité du Thorval répond à ce modèle familial, la façade ouest du pays penche davantage vers la famille souche pure où l'ainé hérite en totalité des biens familiaux, alors que les puinés n'obtiennent rien, si ce n'est des donations et doivent, aussitôt marier, s'établir ailleurs. Enfin, des traces de familles nucléaires à relations claniques existent à Kestborg, Damsholte, et Tversted.

Art de vivre & caractère Thorvalois

Les Thorvalois présentent les traits d'un peuple peu porté sur l'exubérance, plutôt discret et réservé. Étaler son égo est mal vu, tout comme ses frivolités, et l'on y préfèrera toujours l'humilité. D'un naturel chaleureux, les sujets de Sa Majesté se montreront souvent gentils, serviables et charitables. Ils ne refuseront jamais une franche rigolade et une bonne beuverie. Dans des situations conflictuelles ou injustes, il n'est toutefois pas rare de les voir s'emporter et de réagir avec force dans la mesure où ces derniers n'ont pas l'habitude de se laisser marcher sur les pieds, traduisant un fort caractère malgré des personnalités en général discrètes. Cela est particulièrement vrai à la campagne où vivent des paysans endurcis par le milieu naturel. Enfin, les peuples de Thorval sont industrieux, pieux, attachés à leurs traditions et très peu ouverts au changement.

La langue et ses nombreux dialectes

Le Thorvalois se compose du Thorvalois standard, ainsi que de plus de trois cent dialectes parlés à l'échelon local. A l'origine, la langue des ancêtres était le proto-norois, dialecte du proto-germanique, commun à tous les nordiques. A l'aube du IVe siècle, le proto-norois se sépara du germanique commun (synonyme de proto-germanique) et évolua séparément du reste des langues germaniques. C'est au VIe siècle que le proto-norois muta en vieux norrois et se divisa en deux groupes dialectaux : le scandinave oriental (Thorval, Scanemark) et le scandinave occidental (Lochlann, Quetelann). Il faut ensuite attendre le IXe siècle pour que le scandinave oriental se scinde en deux branches et donne naissance au vieux-thorvalois, qui évoluera lui même vers le thorvalois moyen au XIIIe siècle et le thorvalois moderne à partir du XVIe siècle. En raison d'une tentative de standardisation tardive (XIXe siècle), les dialectes usités hors de la capitale et de son voisinage sont généralement peu compréhensibles à une personne ne maitrisant que la langue standard. Leur usage diminua au XXe siècle sous l'effet de l'exode rural mais repris fortement au XXIe grâce au repeuplement des campagnes. Afin de parfaire la compréhension inter-dialectale, certaines provinces connaissent des sabirs mélangeant parfois cinq dialectes différents, d’où une intelligibilité encore plus difficile pour les adurstedois.

Chronologie linguistique:
Jusqu'en 300 après JC : le proto-norois est un dialecte du germanique commun.
300 après JC : le proto-norois se sépare du germanique commun et évolue indépendamment.
570 après JC : le proto-norois change en vieux-norois constitué notamment du scandinave oriental.
711 après JC : le scandinave oriental se scinde en plusieurs langues dont le vieux-thorvalois.
1270 après JC : le vieux-thorvalois évolue vers le thorvalois moyen.
1503 après JC : le thorvalois moyen mute en thorvalois moderne.
1800 après JC : tentative de standardisation amorcée, jamais complétée. L'usage de la langue standard et des évolutions de l'alphabet était néanmoins obligatoire pour la haute société dès 1805.

La culture thorvaloise

Dès les prémisses de la christianisation des Thorvalois, la culture fut mise au service de la Foi. C'est pourquoi, l'immense héritage scandinave et chrétien, teintée d'influence latine, constitue la grande majorité des sources de la culture thorvaloise. Les autres sources, païennes ou étrangères, sont marginales.

Palais, châteaux, citadelles
La royauté fait intégralement partie de la culture et de l'identité thorvaloise. Elle est indissociable. La longue histoire de Thorval a vu l'élévation de trois mille châteaux, citadelles, manoirs et palais sur les terres thorvaloises. Imposantes places fortes, donjons, salles médiévales, beaux salons, avec néanmoins une sobriété toute nordique, ces édifices sont d'apparence gothique, renaissance, baroque et néogothique. Après les lieux de culte, ces bâtisses représentent le patrimoine munit de la plus grande valeur. Parmi eux, le Kongelig Palads, le Diamant Palads et le Vestens Juvel, construits tous à partir de l'époque moderne, se démarquent allègrement. Une myriade d'architectes ont marqué l'histoire du royaume et l'on retient plus particulièrement Theophil Willumsen (XIIe siècle style médiéval), Viggo Kobborg (XVIe siècle style renaissance) et Kjald Johanesen (XIXe siècle style néo-renaissance), à qui l'on doit le Diamant Palads. A l'époque contemporaine, l'architecture est vigoureuse grâce à des éléments confirmés ou prometteurs tels que Erik Paulsen (style néoclassique) et Holger Petersen (style néogothique). Dans ce domaine, les architectes profanes cherchent à magnifier, renouveler, innover, dans une quête sans fin du Beau.

Églises, cathédrales
Chrétien depuis d'innombrables siècles, le Thorval accueille un incroyable parterre d'églises, d'abbayes, de chapelles, de calvaires, de basiliques, de cathédrales, d'oratoires, de prieurés, de couvents et de monastères. Dont plus de 700 abbayes actives et 3000 monastères. Les styles architecturaux sont dans l'essentiel gothique et roman. L'intérieur des lieux de culte catholique est décoré de magnifiques vitraux, de sculptures, de fresques, de retables et d'autres mobiliers liturgiques adaptés aux caractéristiques architecturales. Les églises orthodoxes et leurs murs recouvert d'icônes n'en sont pas moins somptueuses. Le plus grand édifice religieux du Thorval est la Cathédrale Sankt Johannes d'Adursted. De style gothique flamboyant, elle est l'endroit au sein duquel se déroule le sacre des souverains du pays. A l'époque actuelle, le royaume renferme près de deux cent quarante mille lieux de culte chrétien, dont 99,79% sont catholiques, 0,209% orthodoxes et 0,001% protestants luthériens. Une partie de ce patrimoine est récent, corolaire au renforcement prononcé de la Foi et de la grande vigueur offerte par Sa Majesté dans la fondation d'églises. Le royaume possède, à cet effet, la prestigieuse réputation d'ardent bâtisseur religieux. Les matériaux de construction sont la pierre, la brique et le bois ; les aspects architecturaux sont par ordre décroissant : 65% gothique (néogothique thorvalois, gothique thorvalois, église-halle, gothique de briques, gothique flamboyant, gothique classique), 27% roman thorvalois (roman et néo-roman thorvalois), 5% stavkirke (nordique), 3% art byzantin (ancien et nouveau), 0,5% renaissance thorvaloise, 0,3% classique et 0,2% baroque thorvalois. Les bâtiments religieux de l'Église orthodoxe thorvaloise comportent souvent des éléments néo-byzantins, à l'exemple des coupoles. A noter aussi que les édifices peuvent mélanger plusieurs styles, de type gothique dominant et une part de roman, ou l'inverse. Les paysages du royaume sont enfin jonchés de crucifix et de deux monumentales statues du Christ (Rédempteur à Narrus, Christ-Roi à Mänttä). Dans le cercle des architectes historique de renom, l'histoire reconnait au moins trois noms en les personnes de Frederik Olesen (XIIIe siècle pour le gothique rayonnant), Morten Braksen (XVe siècle pour le gothique tardif) et Jørn Nansen (XVIIIe siècle pour le baroque nordique). A l'ère contemporaine, Arne Petersen est unanimement le plus talentueux et s'exprime dans les styles néo-gothique. Les architectes religieux visent à enrichir leurs style de prédilection de nouveaux détails et d'innover les ordonnancements avec leurs obsession du Beau qui supplante les conceptions fonctionnelles. Le crédo est "Ni copie, ni dénaturation, mais surpassement".

Littérature, théâtre
Le Thorval est réputé pour sa littérature médiévale qui eu son age d'or entre 1235 et 1309. Les œuvres se présentaient sous la forme de chants (chanson de geste), de récits (fabliau, sotie, roman, conte, travaux théologiques), de poésies (virelai, balade, scalde) et de pièces de théâtre (mystère, miracle, morale, drame liturgique, farce). Un véritable foisonnement littéraire que la poésie scaldique symbolise parfaitement. Style poétique épique, le scaldique était pratiqué par des scaldes qui voyageaient de cour en cour. Certains sont foncièrement célèbres comme Jen Horheim, Hans Tromborg, Lars Hadlaub ou Christian Sonnenbjerg. Il est difficile de définir clairement les techniques de la scaldique tellement celles-ci sont diverses. Néanmoins, l'on remarque une recherche poussée en terme d’accents, d’assonances, d’allitérations, de strophes, de syllabes et de syntaxe. Le foisonnement de la littérature et du théâtre se poursuivit à travers les ages – à l'exception de la fin du XIVe où ils reculèrent à cause des ravages de la Peste –. Le théâtre se diversifia vers l'opéra, redécouvrit l'art antique de la comédie et de la tragédie à la Renaissance. Des œuvres littéraires de renom ont été écrites par des auteurs thorvalois, on peut citer : les aventures inattendues de Niels l'oisif (de Karl Madvig en 1211), l'aveugle de Johan Hansen (1237), vie de Sankt Knud de Mogens Henningsen (1240), les damnées du Nouveau Monde de Martin Madsen (1662) ou De savoureux aveux de Thorkild Dinesen (1755). Sur les planches de théâtre, on peut retenir le Génie du Christianisme de Søren Jessen (1173), les pérégrinations de Søren Jesen (1209), les deux Cités de Kjeld Rasmussen (1253), Jesus-Christ de Thomas Clausen (1268), l'épopée du Roi de Thomas Clausen (1275), les sentiers de perdition de Peter Poul Larsen (1284), Les talents de Sophus Agersen (1299), la Passion de Sophus Agersen (1309), le visage de Dieu d'Ejnar Mikkelsen (1411), la belle joyeuse de Folmar Persen (1429), vie près des dunes de Kjeld Jespersen (1433), monstres et épopées merveilleuses en orient de Frederik Olafsen (1442), la montagne sacrée de Kåre Jensen (1635), le Divin fort de Kåre Jensen (1673), au Paradis de Harald Pedersen (1704) ou l'effrontée de Christian Tafdrup (1900). En 2027, deux cent pièces de théâtre de différents genres (religion, comédie, tragédie, historique, drame, toujours assortis d'un fond religieux) furent mises en scène ; trente milles contes, essais, travaux religieux, poésies, nouvelles, épopées et romans publiés. Globalement, les auteurs littéraires mettent un point d'honneur à créer des œuvres novatrices, inspirantes et originales. La copie du passé constituerait une preuve de décadence. En ce début de XXIe siècle, les genres de prédilection sont le mystère, le drame semi-liturgique, le drame historique, le drame marin et la comédie (théâtre) ; les thèmes littéraires plébiscités vont de l'intrigue médiévale au policier jusqu’à la vie des saints et aux épopées. Frederik Molbech pour le théâtre et Johannes Jesen pour le narratif sont les auteurs thorvalois les plus éminents de l'époque actuelle.

Peintures, statues, bustes
Le premier age d'or de la peinture et de la sculpture se tint au même moment que la littérature et le théâtre (1235 et 1309) avant de connaitre un énorme coup d'arrêt à cause de la peste. Ce n'est qu'un siècle plus tard, entre 1415 et 1442, alors que le Thorval jouissait d'une période stable, que l'art repris et vit une recrudescence de peintres et de sculpteurs. A cette période, on estime que des milliers de peintures, principalement religieuses, furent peintes et tout autant de statues, de motifs et de bustes taillés. Les peintres à notre époque s'expriment par les styles néogothique et néo-romantique. Les peintres contemporains cherchent à renouveler, à enrichir et à innover les styles anciens ("néo") par le biais de leurs inspirations, d'idées nouvelles et de la quête transcendantale du merveilleux et de l'humilité. Le thème principal est la peinture religieuse puis arrivent, derrière, la peinture historique, la scène de genre et le paysage. Au sujet de la sculpture, les représentations étaient et sont toujours essentiellement religieuses ou relatives à la monarchie et aux illustres thorvalois : saints, jésus-christ non pantocrator, apôtres, Vierge Marie, décorations d'églises, statues équestres royales, savants (voir les exemples de sculptures et de peintures en fin de page). En ce début de XXIe siècle, l'artiste religieux Johannes Kobborg (50 ans) est le chef de file de la peinture contemporaine thorvaloise et la corporation des sculpteurs de Kestborg la plus reconnus dans son art. Le Musée Royal d'Adursted est l'établissement majeur de la culture du royaume. En 2027, entre deux et trois milles huiles sur toile furent peintes, ainsi que cent sculptures diverses taillées.

Musique
La première musique de Thorval naquit à la fin VIIIe siècle avec le chant grégorien nouvellement répandu en Occident. Quelques siècle plus tard, au XIe siècle, apparut une forme de chant du peuple prenant la religion, les campagnes et la mer pour source. On l'a nomme aujourd'hui musique traditionnelle, populaire ou folklorique. Ses instruments originels sont la vièle et le luth. Plus tard, au cour des siècles, la flute, l'accordéon diatonique & chromatique et le violon furent à leur tour adoptés. La musique populaire est faite de compositions appelant à la piété (religieux et pieux) ou à l'amusement populaire (champêtres et marins). En parallèle, le Thorval est dotée d'une musique savante propre. Elle prend vie au XVIIe siècle grâce aux travaux des intendants à la musique de la cour du roi Olaf II, le Fiémançais Jean François Lully et le Schlessois Ludwig Muller. La musique baroque et classique thorvaloise a connu des artistes historiques célèbres dans toute l'Alméra tels que Bent Nørgård, Jacob Bentsen, Dankrad Osgeir ou Bernhard Bruhns. Ils composèrent de populaires symphonies, sonates, quatuors, opéras, hymnes grégoriens et motets : Magnus Dominus (Nørgård), Extremum Dei judicium (Osgeir), In nativitatem Domini canticum (Nørgård), Missa assumpta est Maria (Nørgård), la Fête de l'Aurore (Bruhns), Sonates en trio op. 2 pour deux violons et b. c (Bruhns) ect. De nos jours, les compositeurs les plus reconnus sont Erik Flindt, Sigurd Lander, Ole Baggesen et Anders Hegaard. Ils ont la musique sacrée pour prédilection et s'appliquent à apporter leurs touches personnelles. En 2027, sept opéras, quatre ballets et cinquante motets sacrés ont été composés. La musique traditionnelle ne décline pas. Le répertoire populaire s'agrandit chaque jour avec l'arrivée de nouveaux artistes, gratifiant ce répertoire d'un avenir assuré. Keld Madsen est un jeune artiste. Doué au vièle et à l’accordéon, il est perçu comme l'éminent représentant de la nouvelle génération. Des exemples de musique populaire : [url=https://youtu.be/4PKx8cvkbBA]Exemple 1[/url], [url=https://youtu.be/XuK0bMFrXm8]Exemple 2[/url], [url=http://youtu.be/Bh5zMKjZ9mQ]Exemple 3[/url], [url=https://youtu.be/UCE8we71wWs]Exemple 4[/url], [url=https://youtu.be/2YW2i4bOyqg]Exemple 5[/url], [url=https://youtu.be/V5U-0kDTHQo]Exemple 6[/url]

Gastronomie
Les piliers de l'alimentation quotidienne au Thorval sont traditionnels, c'est-à-dire fait essentiellement de céréales, de laitages (plus ou moins), de légumes, de fruits et de poissons. La viande rouge, blanche et noire est plus rare mais d'excellente qualité. Les baies et champignons cueillit en forêt complètent des repas qui font la part belle aux ragoûts. Les pays du royaume renferment une humble variété de fromages locaux tels le Tybo au lait de vache, ou le Faarost au lait de brebis, dont les mentions remontent aussi loin que le Moyen-Age. Le pain le plus courant est noir, du fait de la prééminence du seigle dans les champs: le Rugbrød rectangulaire ou rond. Au moins les 4/5 des sujets de Sa Majesté en mangent tous les jours. Les alcools sont par ordre de préférence le vin, l'hydromel et la bière. Plus récente par son apparition, l'eau-de-vie à la pomme Brandhøj est également consommée mais de moindre importance au XXIe siècle. Le petit déjeuner peut se composer d’œufs ou de pâté, cela dit, le plus courant est l'Havregrød, une bouillie d'avoine que l'on peut assaisonner de miel. Enfin, parmi les plats typiques du pays, il y a le ragoût Havflad à base de truite, de carotte et de navet, la soupe Bondensuppe au chou frisé nordique et au navet, la soupe Sejleresuppe au hareng et aux endives, la soupe Ærtsuppe au pois cassé, le ragoût Grøntsaglask à base de saumon et de carotte, la bouillie d'orge Vandgrød, le ragoût Vrødal à base de pomme de terre et de lard fumé, l'Elgskive, un plat de viande d'élan aux champignons, la Nordkag, une tourte fourrée aux pois et à l’oignon ou le ragoût Gamlegryderet composé de moutons, d'endives, de carotte, d’échalote et de gourganes.

Septième art
Le cinéma du royaume fut fondé en 1913. Les productions sont pour la plupart crées au légendaire studio cinématographique Det Syvende Art. Le cinéma thorvalois profite d'une aide de la part du Conseil Thorvalois du Cinéma qui est chargé de favoriser l'aboutissement des projets, de former les futures réalisateurs et de promouvoir le cinéma du pays à travers le monde. La plus grande réussite du Conseil est justement d'avoir rendu possible l'exportation de films à l'étranger. Malgré cela, le septième art passe au second plan, dépassé par la vitalité de l'architecture, de la littérature, de la peinture, de la sculpture, de la musique ainsi que dans l'attention que l'on porte à ces arts-ci. En 2023, soixante films ont été réalisés dont quarante cinq courts métrages et quinze longs. Seule une poignée intéressa les distributeurs cinématographiques.

Une nation sportive

Le sport est important au Thorval. Deux tiers de la population en fait un loisir. Les sports les plus populaires sont le football, le basket-ball, le volley-ball et le cyclisme. En y rajoutant le handball, cette liste regroupe les sports pratiqués de façon semi-professionnelle. Tous les autres sports, que ce soit le rugby, l'athlétisme, la boxe, l'escrime, le tir à l'arc ou l'équitation sont purement amateurs et n'aspirent pas à rejoindre l'échelon supérieur.

Conclusion

La société thorvaloise ne présente pas de similarités à celle de l'Occident moderne. Le royaume est un bastion du christianisme, de la tradition et des valeurs classiques. La tradition est perçue comme l'héritage des pères, une tradition vivante que chaque génération enrichit par ses talents. La piété est omniprésente et les traditions farouchement respectées. Cela se distingue dans l'école chrétienne non-mixte, les hôpitaux, l'architecture authentique des villes, la campagne rustique, le mode de vie simple, et même en politique par la royauté chrétienne. Le sentiment de communauté, mêlé à une haute considération du Bien Commun, imprègne la société et développe une forte solidarité entre tous. Traditions, identité, culture, famille et Foi sont les valeurs fondatrices du Thorval.


Quelques œuvres

1) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=110207122414991967602789.jpg][img]http://nsm05.casimages.com/img/2011/02/07//mini_110207122414991967602789.jpg[/img][/url] 2) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=110207122415991967602790.jpg][img]http://nsm05.casimages.com/img/2011/02/07//mini_110207122415991967602790.jpg[/img][/url] 3) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=110207122917991967602797.jpg][img]http://nsm05.casimages.com/img/2011/02/07//mini_110207122917991967602797.jpg[/img][/url]

4) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=1311261100079919611769566.png][img]http://nsm08.casimages.com/img/2013/11/26//mini_1311261100079919611769566.png[/img][/url] 5) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=100511123348991966007283.jpg][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/11//mini_100511123348991966007283.jpg[/img][/url] 6) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=100511123348991966007284.jpg][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/11//mini_100511123348991966007284.jpg[/img][/url] 7 ) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=100511123347991966007282.jpg][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/11//mini_100511123347991966007282.jpg[/img][/url]

8) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=100522124016991966077933.jpg][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/22//mini_100522124016991966077933.jpg[/img][/url] 9) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=100522124016991966077934.jpg][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/22//mini_100522124016991966077934.jpg[/img][/url] 10) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=100522124015991966077932.jpg][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/22//mini_100522124015991966077932.jpg[/img][/url]

11) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=100524062513991966093780.png][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/24//mini_100524062513991966093780.png[/img][/url] 12) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=100524062513991966093781.png][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/24//mini_100524062513991966093781.png[/img][/url] 13) [url=http://www.casimages.com/img.php?i=100524062513991966093782.png][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/24//mini_100524062513991966093782.png[/img][/url] 14) [img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/24//mini_100524062513991966093783.png[/img] 15) [img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/23/1465403536-tableau-evangelisation-thorval.png[/img]

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1) Peinture de la résurrection du Christ - Mavadam Berger (1423)

2) Peinture de Niels III enfant - Frans Teliensen (1445)

3) Statue de marie avec jésus crucifié - Alrik Ramensen (1489)

4) Église Sankt Frank de Narvik (style renaissance) - construite en 1498

5) Porte du Paradis - construite en 1512

6) Peinture Lamentation sur le Christ Sacrifié - Gunnar Persen (1416)

7) Peinture Adam et Eve - Alexander Tovaldsen (1455)

8) Peinture Le Colosse - Bernulf Pedersen (1734)

9) Peinture Paysages Thorvalois - Jens Stamensen (1625)

10) Peinture Cathédrale Sankt Johannes - Detlef Erensen (1790)

11) Icône orthodoxe de la Vierge avec l'Enfant Jésus - Anders Jensen (1121)

12) Icône orthodoxe de Jésus Christ - Peter Ygmarsen (1244)

13 ) Sculpture la Vierge et l'Enfant - Asmus Velbsen (1326)

14) Sculpture du Savant Thorvalois Thomas Ingersen - Jens Ditbersen (1510)

15) Peinture Baptême Thorvalois - Andreas Asger (1832)
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Zaldora

Message par Zaldora »

VIII. Famille Royale

La famille royale de Thorval est de la dynastie Årsted, dans sa branche cadette des Østlandet (apanage). Ces derniers ont régné une première fois sur le pays entre 1010 et 1503 après Jésus-Christ, avant de reprendre le trône de leur pères en 2012. La reine actuelle est Sa Majesté Annabelle II.

Note: les deuxièmes prénoms ne sont mentionnés que pour la branche ainée.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/42/1444957419-grand-blason-royal-du-thorval.png[/img][/center]

1- Branche ainée :

Sa Majesté Annabelle II
X Prince Consort Erik (membre du Conseil Royal)
----- Prince Royal Kjeld Niels Christian (1e héritier en ligne directe)
----- Prince Royal Poul Svend Christian (2e héritier en ligne directe)
----- Princesse Royale Mathilde Annabelle Marie (3e héritière en ligne directe)
----- Prince Royal Alexander Erik Christian (4e héritier en ligne directe)
----- Prince Royal Niels Harald Christian (5e héritier en ligne directe)
----- Princesse Royale Viktoria Marie Helle Annabelle (6e héritière en ligne directe)
----- Princesse Royale Grete Annabelle Else Marie (7e héritière en ligne directe)
----- Prince Royal Olaf Søren Jens Christian (8e héritier en ligne directe)
----- Prince Royal Knud (9e héritier en ligne directe)

2- Branches cadettes

Prince Frans (frère cadet de la reine - études militaires - 1e héritier présomptif)
X Princesse Adelheid (roturière)
----- Princesse Royale Ditta (1e héritière du 1e héritier présomptif)
----- Princesse Royale Kajsa (1e héritière du 1e héritier présomptif)
Prince Alf (frère cadet de la reine - études militaires - 2e héritier présomptif)
X Princesse Estrid (21 ans - roturière)
----- Princesse Royale Elsemarie (1e héritière du 2e héritier présomptif)

3- Autres branches (tierce) :

Prince Jens (oncle de la reine coté père - amiral dans la marine royale thorvalienne - héritier en ligne collatérale)
X Princesse Svetlana (de la famille impériale rostov)
----- Prince Per (gouverneur de la banque centrale - héritier en ligne collatérale)
----- X Princesse Ingrid (de la noblesse laaglandaise)
----- -------- Prince Maarten (héritier en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Royale Hilda (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Royale Maria (héritière en ligne collatérale)
----- Prince Christoffer (sergent dans l'armée de l'air royale thorvalienne - héritier en ligne collatérale)
----- X Princesse Aslinn (de la noblesse coor)
----- -------- Prince Lars (héritier en ligne collatérale)
----- -------- Prince Bent (héritier en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Brynja (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Helle (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Julie (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Prince Niels (héritier en ligne collatérale)
----- Princesse Kirsten (héritière en ligne collatérale)
----- X Prince Horst (de l'ancienne noblesse quantarienne)
----- -------- Princesse Freja (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Louise (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Prince Mads (héritier en ligne collatérale)
----- -------- Prince Kjeld (héritier en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Esja (héritière en ligne collatérale)
----- Princesse Birgitte (héritière en ligne collatérale)
----- Prince Arne (héritier en ligne collatérale)

Prince Anselme (oncle de la reine coté père - général dans l'armée royale thorvalienne - héritier en ligne collatérale)
X Princesse Anastasie (de la famille royale terdussienne)
----- Prince Marcus (sous officier de l'armée royale thorvalienne - héritier en ligne collatérale)
----- X Princesse Angela (de la noblesse schlessoise)
----- -------- Prince Marcus (héritier en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Anastasie (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Prince Bjørn (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Margrethe (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Prince Thomas (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Prince Leif (héritier en ligne collatérale)
----- -------- Prince Erik (héritier en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Marta (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Inge (héritière en ligne collatérale)
----- Princesse Ingeborg (héritière en ligne collatérale)
X Prince Svend (roturier thorvalien)
----- -------- Prince Hansgeorg (héritier en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Gretel (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Prince Hubertus (héritier en ligne collatérale)
----- Prince Sebastian (héritier en ligne collatérale)
----- Princesse Rikke (héritière en ligne collatérale)
----- Princesse Tove (héritière en ligne collatérale)
----- Prince Knud (héritier en ligne collatérale)

Prince Gunnar (oncle de la reine coté père - commandant de la garde royale)
X Princesse Irene (roturière thorvalienne)
----- Prince Martin (garde au sein de la garde royale - héritier en ligne collatérale)
----- X Princesse Natacha (de la famille impériale rostov)
----- -------- Prince Martin (héritier en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Lone (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Princesse Simona (héritière en ligne collatérale)
----- -------- Prince Niels (héritier en ligne collatérale)
----- -------- Prince Ole (héritier en ligne collatérale)
----- Prince Jesper (études militaires - héritier en ligne collatérale)
----- Prince Gunnar (études militaires - héritier en ligne collatérale)
----- Prince Matthias (héritier en ligne collatérale)
----- Princesse Annabelle (héritière en ligne collatérale)
----- Prince Simon (héritier en ligne collatérale)
----- Princesse Helle (héritière en ligne collatérale)
----- Prince Peter (héritier en ligne collatérale)
----- Prince Erik (héritier en ligne collatérale)
----- Princesse Maria (héritière en ligne collatérale)
----- Prince Jens (héritier en ligne collatérale)
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