[center]Un jour en Slézanie...[/center]
Ici seront postés différents RP sur la vie en Slézanie
Un jour en Slézanie...
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Nizam
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Le Palais Royal de Bolków, déjà orné depuis quelques jours de diverses décorations de Noël, était très calme en cette fraiche aube de Décembre. Mise à part quelques secrétaires et gardes, il était désertique. Seul le nouveau Roi de Slézanie, Grzegorz III, s'était installé dans les jardins du Palais, contemplant l'horizon, l'air pensif. Ces derniers jours avaient probablement étaient les plus mouvementés de toute sa vie, entre le décès de son père et son accession au trône slézan, à tout juste 38 ans. Néanmoins, ce jeune âge pour un monarque ne devait pas être un poids, mais bien une force. C'est avec cette mentalité conquérante qu'il avait demandé au Chancelier du Royaume, le conservateur Michal Rudzoski, de se rendre au Palais Royal pour une entrevue.
Une demi-heure plus tard, un garde royal vint à l'oreille du Roi pour lui prévenir de la venue imminente du chef du gouvernement pour cette rencontre confidentielle et informelle. Il décida donc de regagner le Palais et son bureau. Une fois arrivé, le Chancelier fut guidé jusqu'au souverain, qui l'attendait patiemment dans son fauteuil, verre d'eau à la main.
Grzegorz III : "Bonjour monsieur le Chancelier, je vous en pris asseyez-vous !"
Michal Rudzoski : "Je tiens à vous renouveler personnellement mes plus sincères condoléances, Sire. J'imagine à quel point cette période doit être difficile sur le plan personnel."
Grzegorz III : "Je vous remercie. Il est vrai que, bien qu'étant préparé à ce jour, j'osais espérer avoir encore un peu de temps, mais le Seigneur en a décidé autrement, et nous devons tous nous adapter à ses choix."
Michal Rudzoski : "Je ne peux que vous souhaiter un long et prolifique règne."
Grzegorz III : "Merci, et si je vous ai demandé de venir ici, c'est justement pour parler de cet avenir et de ce règne. Vous n'avez pas côtoyé mon défunt père bien longtemps, j'imagine donc que vous n'avez pas eu grand temps pour le connaitre. Mais je suis sûr que vous avez remarqué à quel point il n'interférait jamais dans vos décisions de Chancelier, me trompais-je ?"
Michal Rudzoski : "Il est vrai, Sire, que votre père a toujours été extrêmement conciliant et, disons le, en retrait des affaires publiques, que ce soit depuis mon arrivée à la Chancellerie ou bien avant celle-ci."
Le Roi eu soudainement un sourire, et regarda dans les yeux le chef du gouvernement.
Grzegorz III : "J'espère que vous ne vous y êtes pas trop habitué, monsieur le Chancelier, car c'est terminé."
Le Chancelier paru interloqué.
Michal Rudzoski : "Que voulez-vous dire par terminé ?"
Grzegorz III : "Le laxisme en retrait de mon père était une erreur. Laisser les partis politiques, les gouvernements, les parlementaires avoir trop de pouvoir et d'importance au détriment de la couronne n'a jamais rendu service au Royaume et à la Slézanie. Dorénavant, je compte m'impliquer bien plus que ne le faisait mon père dans les affaires politiques du pays."
Le Chancelier, loin de s'aplatir, se rapprocha du souverain slézan.
Michal Rudzoski : "Sauf votre respect, Sire, mais je vous recommande de relire la Constitution royale, en admettant que vous l'avez déjà lue."
Grzegorz III : "Je vous remercie de ce conseil, mais je vous rassure, je l'ai lu assez de fois déjà. Simplement, il y a une grande différence entre vous et moi qui est aussi expliquée dans la Constitution. Vous êtes ici pour 4 ans, peut être 8 si vous êtes chanceux. Je serai encore dans ce fauteuil dans 30 ans si Dieu me préserve. Ma légitimité me permet bien des choses, monsieur le Chancelier. Vos prédécesseurs et peut être vous se sont habitués à ne pas avoir de Roi impliqué, mais cela va désormais bien changer."
Après un silence prolongé pour le moins gênant où beaucoup de choses tournaient dans l'esprit du Chancelier Rudzoski, il décida soudainement de se lever, et de saluer symboliquement le Roi en baissant la tête. Il lui adressa un grand sourire et quitta la pièce.
Grzegorz III : "N'oubliez pas, Michal. Ce sont les Rois qui ont fait la Slézanie, pas les Chanceliers", lui assena le Roi lors de son départ.
Une fois parti, le chef du gouvernement se jeta dans son véhicule et souffla un grand coup, le regard noir perdu dans sa fenêtre. Il avait eu le pressentiment que ce nouveau Roi lui causerait des ennuis non-prévus lors de son arrivée à la Chancellerie, mais il était tout de même satisfait de ne pas s'être couché et de lui avoir montré qu'il ne se plierait pas à tous les désirs du Roi. Ce dernier, de son côté, n'espérait pas une telle réaction de son Chancelier. Il avait très certainement sous-estimé sa capacité à lui tenir tête, mais cela ne changeait en rien sa volonté de renforcer son pouvoir.
Le Palais Royal de Bolków, déjà orné depuis quelques jours de diverses décorations de Noël, était très calme en cette fraiche aube de Décembre. Mise à part quelques secrétaires et gardes, il était désertique. Seul le nouveau Roi de Slézanie, Grzegorz III, s'était installé dans les jardins du Palais, contemplant l'horizon, l'air pensif. Ces derniers jours avaient probablement étaient les plus mouvementés de toute sa vie, entre le décès de son père et son accession au trône slézan, à tout juste 38 ans. Néanmoins, ce jeune âge pour un monarque ne devait pas être un poids, mais bien une force. C'est avec cette mentalité conquérante qu'il avait demandé au Chancelier du Royaume, le conservateur Michal Rudzoski, de se rendre au Palais Royal pour une entrevue.
Une demi-heure plus tard, un garde royal vint à l'oreille du Roi pour lui prévenir de la venue imminente du chef du gouvernement pour cette rencontre confidentielle et informelle. Il décida donc de regagner le Palais et son bureau. Une fois arrivé, le Chancelier fut guidé jusqu'au souverain, qui l'attendait patiemment dans son fauteuil, verre d'eau à la main.
Grzegorz III : "Bonjour monsieur le Chancelier, je vous en pris asseyez-vous !"
Michal Rudzoski : "Je tiens à vous renouveler personnellement mes plus sincères condoléances, Sire. J'imagine à quel point cette période doit être difficile sur le plan personnel."
Grzegorz III : "Je vous remercie. Il est vrai que, bien qu'étant préparé à ce jour, j'osais espérer avoir encore un peu de temps, mais le Seigneur en a décidé autrement, et nous devons tous nous adapter à ses choix."
Michal Rudzoski : "Je ne peux que vous souhaiter un long et prolifique règne."
Grzegorz III : "Merci, et si je vous ai demandé de venir ici, c'est justement pour parler de cet avenir et de ce règne. Vous n'avez pas côtoyé mon défunt père bien longtemps, j'imagine donc que vous n'avez pas eu grand temps pour le connaitre. Mais je suis sûr que vous avez remarqué à quel point il n'interférait jamais dans vos décisions de Chancelier, me trompais-je ?"
Michal Rudzoski : "Il est vrai, Sire, que votre père a toujours été extrêmement conciliant et, disons le, en retrait des affaires publiques, que ce soit depuis mon arrivée à la Chancellerie ou bien avant celle-ci."
Le Roi eu soudainement un sourire, et regarda dans les yeux le chef du gouvernement.
Grzegorz III : "J'espère que vous ne vous y êtes pas trop habitué, monsieur le Chancelier, car c'est terminé."
Le Chancelier paru interloqué.
Michal Rudzoski : "Que voulez-vous dire par terminé ?"
Grzegorz III : "Le laxisme en retrait de mon père était une erreur. Laisser les partis politiques, les gouvernements, les parlementaires avoir trop de pouvoir et d'importance au détriment de la couronne n'a jamais rendu service au Royaume et à la Slézanie. Dorénavant, je compte m'impliquer bien plus que ne le faisait mon père dans les affaires politiques du pays."
Le Chancelier, loin de s'aplatir, se rapprocha du souverain slézan.
Michal Rudzoski : "Sauf votre respect, Sire, mais je vous recommande de relire la Constitution royale, en admettant que vous l'avez déjà lue."
Grzegorz III : "Je vous remercie de ce conseil, mais je vous rassure, je l'ai lu assez de fois déjà. Simplement, il y a une grande différence entre vous et moi qui est aussi expliquée dans la Constitution. Vous êtes ici pour 4 ans, peut être 8 si vous êtes chanceux. Je serai encore dans ce fauteuil dans 30 ans si Dieu me préserve. Ma légitimité me permet bien des choses, monsieur le Chancelier. Vos prédécesseurs et peut être vous se sont habitués à ne pas avoir de Roi impliqué, mais cela va désormais bien changer."
Après un silence prolongé pour le moins gênant où beaucoup de choses tournaient dans l'esprit du Chancelier Rudzoski, il décida soudainement de se lever, et de saluer symboliquement le Roi en baissant la tête. Il lui adressa un grand sourire et quitta la pièce.
Grzegorz III : "N'oubliez pas, Michal. Ce sont les Rois qui ont fait la Slézanie, pas les Chanceliers", lui assena le Roi lors de son départ.
Une fois parti, le chef du gouvernement se jeta dans son véhicule et souffla un grand coup, le regard noir perdu dans sa fenêtre. Il avait eu le pressentiment que ce nouveau Roi lui causerait des ennuis non-prévus lors de son arrivée à la Chancellerie, mais il était tout de même satisfait de ne pas s'être couché et de lui avoir montré qu'il ne se plierait pas à tous les désirs du Roi. Ce dernier, de son côté, n'espérait pas une telle réaction de son Chancelier. Il avait très certainement sous-estimé sa capacité à lui tenir tête, mais cela ne changeait en rien sa volonté de renforcer son pouvoir.
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Nizam
Les températures commençaient à remonter en ce début de printemps sur la capitale slézane, Bolków. Alors que les slézans prenaient leur voiture ou les transports en commun pour se rendre à leur travail, un convoi d'envergure de véhicules noirs teintés débarqua dans la rue du ministère de l'économie et des finances. Dobroslaw Biederman, le plus grand homme d'affaire juif de Slézanie en descendit et se dirigea vers l'entrée du ministère. Il fut guidé directement vers le bureau du ministre, le social-démocrate Andrzej Lesniewski, sans que ce dernier ne soit au courant de sa venue. Sans toquer, il entra.
[img]https://i.imgur.com/JZeqzIM.jpg?1[/img]
Dobroslaw Biederman : Comment vas-tu Andrzej ?
Sans attendre la moindre réponse, il s'installa sur le fauteuil en face du ministre.
Andrzej Lesniewski : Euh, très bien Dobroslaw, je ne m'attendais pas à ta venue de façon si impromptue. Que puis-je faire pour toi ?
Dobroslaw Biederman : Dis-moi, comment avance le travail de sape au gouvernement pour faire bouger l'orientation actuelle ?
Le ministre soupira un coup, et se servi un verre de vodka, à 8h du matin. Il semblait nerveux.
Andrzej Lesniewski : C'est difficile et long, tu le sais. Je ne suis pas en position de force pour exiger grand chose aux conservateurs et...
Dobroslaw Biederman : ...je me moque de cela, tu as pris un engagement que tu dois tenir, tu as déjà oublié ? Moi, je n'ai pas oublié tes supplications incessantes depuis des années pour que je daigne financer ton parti. Tu ne serais même pas dans ton confortable siège de ministre sans moi, alors estime toi heureux de ce que tu as.
Andrzej Lesniewski : Ecoute, Dobroslaw, tu connais Rudzoski, il ne veut rien céder. Ce n'est qu'un mégalomane qui se prend pour l'homme providentiel. Tu es peut être un richissime homme d'affaire, mais tu ne connais pas la politique. Il ne suffit pas de lâcher des millions dans un parti défendant tes intérêts pour tout changer en quelques mois. La politique au contraire des affaires prend son temps. Les sociaux-démocrates sont minoritaires au gouvernement et au sein de la coalition. Je fais ce que je peux pour pousser vers un changement de cap économique mais mes mains sont très entravées.
Biederman se serva lui aussi un verre, avant de continuer, l'air pensif mais déterminé.
Dobroslaw Biederman : Certes, malgré les millions que je vous ai lâché, vous n'avez fini que deuxième des dernières élections... Mais le Chancelier ne peut rien faire sans toi et ton parti. Vous êtes mutuellement liés et tu le sais. Alors c'est très simple, bloque le. Entrave toutes ses initiatives, arrête la collaboration hypocrite et ré-enclenche le combat avec Rudzoksi à l'intérieur même du gouvernement et de la Diète Royale.
Andrzej Lesniewski : Tu crois vraiment que je n'y ai pas songé ? Mais si je fais ça, je fais exploser le gouvernement, et étant donné que la Diète Royale ne peut être dissoute, soit Rudzoksi démissionne et on repart sur des élections que nous perdrons vraisemblablement, soit nous entrons dans une crise politique avec un gouvernement minoritaire. Dans les deux cas, c'est contraire à nos intérêts. Je ne prendrais pas la tête du gouvernement royal, et toi tu n'auras pas ce que tu veux non plus.
Biederman termina son verre, et se dirigea vers la sortie.
Dobroslaw Biederman : Quoi qu'il en soit, Andrzej, nous ne pouvons pas rester dans cette situation bloquée. J'ai investi dans ton parti, et j'ai pour habitude de toujours avoir des retours sur mes investissements. Alors un conseil, trouve une solution et dégage Rudzoksi de façon civilisée avant que je ne m'en occupe.
[img]https://i.imgur.com/JZeqzIM.jpg?1[/img]
Dobroslaw Biederman : Comment vas-tu Andrzej ?
Sans attendre la moindre réponse, il s'installa sur le fauteuil en face du ministre.
Andrzej Lesniewski : Euh, très bien Dobroslaw, je ne m'attendais pas à ta venue de façon si impromptue. Que puis-je faire pour toi ?
Dobroslaw Biederman : Dis-moi, comment avance le travail de sape au gouvernement pour faire bouger l'orientation actuelle ?
Le ministre soupira un coup, et se servi un verre de vodka, à 8h du matin. Il semblait nerveux.
Andrzej Lesniewski : C'est difficile et long, tu le sais. Je ne suis pas en position de force pour exiger grand chose aux conservateurs et...
Dobroslaw Biederman : ...je me moque de cela, tu as pris un engagement que tu dois tenir, tu as déjà oublié ? Moi, je n'ai pas oublié tes supplications incessantes depuis des années pour que je daigne financer ton parti. Tu ne serais même pas dans ton confortable siège de ministre sans moi, alors estime toi heureux de ce que tu as.
Andrzej Lesniewski : Ecoute, Dobroslaw, tu connais Rudzoski, il ne veut rien céder. Ce n'est qu'un mégalomane qui se prend pour l'homme providentiel. Tu es peut être un richissime homme d'affaire, mais tu ne connais pas la politique. Il ne suffit pas de lâcher des millions dans un parti défendant tes intérêts pour tout changer en quelques mois. La politique au contraire des affaires prend son temps. Les sociaux-démocrates sont minoritaires au gouvernement et au sein de la coalition. Je fais ce que je peux pour pousser vers un changement de cap économique mais mes mains sont très entravées.
Biederman se serva lui aussi un verre, avant de continuer, l'air pensif mais déterminé.
Dobroslaw Biederman : Certes, malgré les millions que je vous ai lâché, vous n'avez fini que deuxième des dernières élections... Mais le Chancelier ne peut rien faire sans toi et ton parti. Vous êtes mutuellement liés et tu le sais. Alors c'est très simple, bloque le. Entrave toutes ses initiatives, arrête la collaboration hypocrite et ré-enclenche le combat avec Rudzoksi à l'intérieur même du gouvernement et de la Diète Royale.
Andrzej Lesniewski : Tu crois vraiment que je n'y ai pas songé ? Mais si je fais ça, je fais exploser le gouvernement, et étant donné que la Diète Royale ne peut être dissoute, soit Rudzoksi démissionne et on repart sur des élections que nous perdrons vraisemblablement, soit nous entrons dans une crise politique avec un gouvernement minoritaire. Dans les deux cas, c'est contraire à nos intérêts. Je ne prendrais pas la tête du gouvernement royal, et toi tu n'auras pas ce que tu veux non plus.
Biederman termina son verre, et se dirigea vers la sortie.
Dobroslaw Biederman : Quoi qu'il en soit, Andrzej, nous ne pouvons pas rester dans cette situation bloquée. J'ai investi dans ton parti, et j'ai pour habitude de toujours avoir des retours sur mes investissements. Alors un conseil, trouve une solution et dégage Rudzoksi de façon civilisée avant que je ne m'en occupe.
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Nizam
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008&p=357186#p357186]Suite aux récentes graves divisions déchirant le gouvernement de coalition[/url] et notamment le Chancelier conservateur Michal Rudzoski et le ministre de l'économie et des finances social-démocrate, Andrzej Lesniewski, le souverain slézan a décidé de réunir les deux hommes au palais royal.
[img]https://i.imgur.com/knbt0Tc.jpg?1[/img]
La situation politique slézane se dégradait de jour en jour. Si la grande coalition semblait être une brillante idée au soir de l'élection d'Octobre dernier afin d'éviter une crise parlementaire, cela n'a semble-t-il que retardé ce moment. Ainsi, Grzegorz III attendait les deux hommes dans la cours du palais. Une fois arrivés dans des cortèges différents, les trois hommes entrèrent dans le palais sous les flashes des journalistes qui avaient été explicitement invités par les services royaux pour médiatiser ce moment.
Une fois dans le bureau du Roi, le Chancelier a immédiatement pris la parole.
Michal Rudzoski : Excusez-moi, Votre Majesté, mais puis-je savoir pourquoi tant de journalistes étaient présents sans que nous soyons au courant ?
Le Roi leur fit signe de s'assoir sans dire un mot.
Grzegorz III : Il est pour moi essentiel que les slézans comprennent que la classe politique n'a pas tous les droits. Lorsque le gouvernement et la majorité parlementaire se ridiculisent de la sorte, le Roi doit intervenir et les slézans doivent le savoir.
Andrzej Lesniewski : Sire, permettez-moi de vous rappeler humblement que vous n'êtes pas le chef du gouvernement et que vous n'avez concrètement pas de rôle dans la gouvernance de ce pays.
Grzegorz III : Et permettez-moi de vous rappeler, monsieur le ministre, que je peux solliciter les Ducs du Royaume pour faire tomber votre gouvernement que vous ridiculisez chaque jour expressément. Pensez-vous réellement que le pays est dupe devant vos agitations puériles pour diviser le gouvernement ?
Le souverain slézan demanda à ce que de la vodka soit servie aux deux hommes. Lui piocha dans sa réserve personnelle.
Le ministre social-démocrate était partagé entre nier ces accusations et simplement ne pas rétorquer. Il n'eut pas le temps de répondre.
Michal Rudzoski : Il est évident que Lesniewski cherche à saboter le gouvernement et la coalition que j'ai formé, et ce depuis des semaines. J'imagine que vous avez lu, Sire, les différents articles de presse sur les potentielles raisons de ce comportement ?
Grzegorz III : En effet, même si cet article a suscité la polémique, il reste riche d'enseignements.
Andrzej Lesniewski : Enfin, Sire, vous n'allez pas accorder de crédit à ce torchon d'extrême-droite...
Grzegorz III : (en tapant du poing sur la table) Vous allez encore sortir vos accusations d'antisémitisme, à moi ? En critiquant de la sorte le Chancelier devant le pays et la Diète Royale, vous avez humilié le Royaume et le pays.
Andrzej Lesniewski : Je n'ai simplement qu'exprimé mon opinion ainsi que celle de ma famille politique. Cela est-il encore possible dans ce pays ?
Michal Rudzoski : Allons Lesniewski, vous pouvez mentir tant que vous voulez dans des discours ou des interviews, mais arrêtez de nier puérilement de la sorte. La question qui se pose ici est claire : Pouvons-nous encore gouverner ensemble ?
Le ministre social-démocrate termina son verre cul-sec.
Andrzej Lesniewski : Cela me parait difficile pour de multiples raisons.
Michal Rudzoski : (en se rapprochant de son ministre) Voulez-vous vraiment retourner aux urnes que je vous humilie vous et votre parti devant la Slézanie entière ? Cette fois-ci, je vous le garantis, il n'y aura nul besoin de former une coalition de la sorte.
Grzegorz III : Ça suffit. Pour moi c'est très simple messieurs. Le monde connait des conflits et crises d'importance, et les slézans attendent une action gouvernementale active et forte comme vous l'avez si bien promis durant vos longues litanies de campagne. Si vous persistez dans ce blocage stérile, je demanderai officiellement l'aval des Ducs du Royaume pour renverser le gouvernement et provoquer des élections. Et mon petit doigt me dit, que vous avez davantage intérêt à relancer le gouvernement plutôt qu'à subir mes initiatives.
Michal Rudzoski : J'y réfléchirai durant quelques jours. Sire, monsieur le ministre...
Grzegorz III : Je veux une réponse maintenant.
Michal Rudzoski : Les conservateurs étant majoritaires, je veux des concessions du côté des sociaux-démocrates. Le maintien de la coalition, mais le départ d'Andrzej Lesniewski.
Andrzej Lesniewski : Allons c'est de la folie, vous voulez maintenir une coalition avec les sociaux-démocrates mais limoger leur chef ?
Grzegorz III : Monsieur le ministre, si je ne me trompe pas, c'est vous qui avez lâchement instauré ce climat au sein du gouvernement et de la Diète Royale. Je ne peux qu'appuyer la proposition du Chancelier.
Sans lâcher un mot, avec un regard noir, le ministre Andrzej Lesniewski quitta la pièce.
Michal Rudzoski : Bon nombre de sociaux-démocrates veulent sa place et n'ont pas digéré sa défaite en octobre. Je lui trouverai aisément un remplaçant.
Grzegorz III : Il sait pertinemment qu'il refuse et persiste, les conséquences seraient très dommageables, bien plus que celles de celui dont il n'est qu'un larbin. Qui craindra-t-il le plus ? Un riche donateur ou le Roi de Slézanie ? J'ai mon idée. Quoi qu'il en soit, monsieur le Chancelier, je ne fais pas ça pour vous. Je veux que le gouvernement de mon Royaume fonctionne. Alors faites ce que vous avez à faire.
Le Chancelier se courba et salua le souverain slézan avant de quitter la pièce à son tour.
[img]https://i.imgur.com/knbt0Tc.jpg?1[/img]
La situation politique slézane se dégradait de jour en jour. Si la grande coalition semblait être une brillante idée au soir de l'élection d'Octobre dernier afin d'éviter une crise parlementaire, cela n'a semble-t-il que retardé ce moment. Ainsi, Grzegorz III attendait les deux hommes dans la cours du palais. Une fois arrivés dans des cortèges différents, les trois hommes entrèrent dans le palais sous les flashes des journalistes qui avaient été explicitement invités par les services royaux pour médiatiser ce moment.
Une fois dans le bureau du Roi, le Chancelier a immédiatement pris la parole.
Michal Rudzoski : Excusez-moi, Votre Majesté, mais puis-je savoir pourquoi tant de journalistes étaient présents sans que nous soyons au courant ?
Le Roi leur fit signe de s'assoir sans dire un mot.
Grzegorz III : Il est pour moi essentiel que les slézans comprennent que la classe politique n'a pas tous les droits. Lorsque le gouvernement et la majorité parlementaire se ridiculisent de la sorte, le Roi doit intervenir et les slézans doivent le savoir.
Andrzej Lesniewski : Sire, permettez-moi de vous rappeler humblement que vous n'êtes pas le chef du gouvernement et que vous n'avez concrètement pas de rôle dans la gouvernance de ce pays.
Grzegorz III : Et permettez-moi de vous rappeler, monsieur le ministre, que je peux solliciter les Ducs du Royaume pour faire tomber votre gouvernement que vous ridiculisez chaque jour expressément. Pensez-vous réellement que le pays est dupe devant vos agitations puériles pour diviser le gouvernement ?
Le souverain slézan demanda à ce que de la vodka soit servie aux deux hommes. Lui piocha dans sa réserve personnelle.
Le ministre social-démocrate était partagé entre nier ces accusations et simplement ne pas rétorquer. Il n'eut pas le temps de répondre.
Michal Rudzoski : Il est évident que Lesniewski cherche à saboter le gouvernement et la coalition que j'ai formé, et ce depuis des semaines. J'imagine que vous avez lu, Sire, les différents articles de presse sur les potentielles raisons de ce comportement ?
Grzegorz III : En effet, même si cet article a suscité la polémique, il reste riche d'enseignements.
Andrzej Lesniewski : Enfin, Sire, vous n'allez pas accorder de crédit à ce torchon d'extrême-droite...
Grzegorz III : (en tapant du poing sur la table) Vous allez encore sortir vos accusations d'antisémitisme, à moi ? En critiquant de la sorte le Chancelier devant le pays et la Diète Royale, vous avez humilié le Royaume et le pays.
Andrzej Lesniewski : Je n'ai simplement qu'exprimé mon opinion ainsi que celle de ma famille politique. Cela est-il encore possible dans ce pays ?
Michal Rudzoski : Allons Lesniewski, vous pouvez mentir tant que vous voulez dans des discours ou des interviews, mais arrêtez de nier puérilement de la sorte. La question qui se pose ici est claire : Pouvons-nous encore gouverner ensemble ?
Le ministre social-démocrate termina son verre cul-sec.
Andrzej Lesniewski : Cela me parait difficile pour de multiples raisons.
Michal Rudzoski : (en se rapprochant de son ministre) Voulez-vous vraiment retourner aux urnes que je vous humilie vous et votre parti devant la Slézanie entière ? Cette fois-ci, je vous le garantis, il n'y aura nul besoin de former une coalition de la sorte.
Grzegorz III : Ça suffit. Pour moi c'est très simple messieurs. Le monde connait des conflits et crises d'importance, et les slézans attendent une action gouvernementale active et forte comme vous l'avez si bien promis durant vos longues litanies de campagne. Si vous persistez dans ce blocage stérile, je demanderai officiellement l'aval des Ducs du Royaume pour renverser le gouvernement et provoquer des élections. Et mon petit doigt me dit, que vous avez davantage intérêt à relancer le gouvernement plutôt qu'à subir mes initiatives.
Michal Rudzoski : J'y réfléchirai durant quelques jours. Sire, monsieur le ministre...
Grzegorz III : Je veux une réponse maintenant.
Michal Rudzoski : Les conservateurs étant majoritaires, je veux des concessions du côté des sociaux-démocrates. Le maintien de la coalition, mais le départ d'Andrzej Lesniewski.
Andrzej Lesniewski : Allons c'est de la folie, vous voulez maintenir une coalition avec les sociaux-démocrates mais limoger leur chef ?
Grzegorz III : Monsieur le ministre, si je ne me trompe pas, c'est vous qui avez lâchement instauré ce climat au sein du gouvernement et de la Diète Royale. Je ne peux qu'appuyer la proposition du Chancelier.
Sans lâcher un mot, avec un regard noir, le ministre Andrzej Lesniewski quitta la pièce.
Michal Rudzoski : Bon nombre de sociaux-démocrates veulent sa place et n'ont pas digéré sa défaite en octobre. Je lui trouverai aisément un remplaçant.
Grzegorz III : Il sait pertinemment qu'il refuse et persiste, les conséquences seraient très dommageables, bien plus que celles de celui dont il n'est qu'un larbin. Qui craindra-t-il le plus ? Un riche donateur ou le Roi de Slézanie ? J'ai mon idée. Quoi qu'il en soit, monsieur le Chancelier, je ne fais pas ça pour vous. Je veux que le gouvernement de mon Royaume fonctionne. Alors faites ce que vous avez à faire.
Le Chancelier se courba et salua le souverain slézan avant de quitter la pièce à son tour.
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Nizam
[img]https://i.imgur.com/DktUbYM.jpg?1[/img]
Le président de la Ligue patriotique royale (LPR), Piotr Dembsky, était confortablement installé dans son bureau. Il se préparait à recevoir un interlocuteur d'importance, et cette réunion tenue confidentielle et secrète serait décisive pour le futur de la politique slézane. Après plusieurs dizaines de minutes à attendre, l'on annonça l'arrivée de son invité : le Chancelier conservateur, Michal Rudzoski.
Piotr Dembsky : Bienvenue monsieur le Chancelier, comment allez-vous ?
Michal Rudzoski : Très bien, merci monsieur Dembsky. Je suis néanmoins curieux de savoir pourquoi vous m'avez confié ici.
Le leader de la droite nationaliste servit un verre au chef du gouvernement slézan et entama la discussion.
Piotr Dembsky : J'imagine que vous avez une petite idée, vous n'êtes pas né de la dernière pluie. Avez vous les derniers [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18051&p=358884#p358884]sondages électoraux ?[/url]
Michal Rudzoski : Je me doutais que nous allions parler de ça. Bien évidemment, je les connais, et je sais avant même que vous me le rappeliez, que la LPR serait créditée d'environ 21% des suffrages.
Piotr Dembsky : Nous doublerions notre score par rapport aux élections d'Octobre 2039. Même votre parti progresserait et passerait l'importante barre des 40%. La conclusion de ce sondage, monsieur le Chancelier, est que la Slézanie veut droitiser l'action gouvernementale dans notre pays. La gauche recule partout.
Le Chancelier termina son verre de vodka avant de répondre, l'air amusé.
Michal Rudzoski : Droitiser, monsieur Dembsky ? Je ne suis pas assez de droite pour vous ? Pourtant l'opposition et leurs médias passent leur temps à me comparer à je ne sais quel dictateur nationaliste et antisémite sanglant. Aujourd'hui, j'ai fais le ménage au sein de la coalition gouvernementale et les sociaux-démocrates sont inoffensifs. Ils n'ont d'autre choix que de soutenir mon action sans sourciller, car ce sondage le montre effectivement : en cas d'élections, ils seraient balayés.
Piotr Dembsky : Je ne vais pas tourner autour du pot, Chancelier. Je considère que la Slézanie a besoin d'une vaste alliance largement majoritaire de la droite conservatrice et nationaliste, sans avoir besoin de passer des compromis avec l'opposition et d'édulcorer notre action pour maintenir une coalition artificielle comme c'est le cas aujourd'hui entre les conservateurs et les sociaux-démocrates.
Michal Rudzoski : Vous voulez que je provoque de nouvelles élections pour me débarrasser de ma coalition avec les sociaux-démocrates pour en former une avec vous, j'ai bien compris ?
Piotr Dembsky : C'est exactement cela, monsieur le Chancelier. C'est ce qui est nécessaire pour la Slézanie et les slézans le réclament comme le montrent toutes les enquêtes d'opinion.
Michal Rudzoski : Il est vrai que l'idée de me débarrasser des sociaux-démocrates est alléchante, monsieur Dembsky, mais cela est fortement risqué et pourrait provoquer une énième crise politique alors qu'actuellement, nos avons un gouvernement stable et effectif. Quoi qu'il en soit, je vais y réfléchir, et je vous recontacterai d'ici quelques jours.
Piotr Dembsky : Merci, je compte sur vous.
Après avoir salué le leader nationaliste, le chef du gouvernement s'empressa de passer un coup de fil de haute importance pour l'aider à prendre une décision quant à cette proposition d'alliance, tant alléchante que risquée.
Le président de la Ligue patriotique royale (LPR), Piotr Dembsky, était confortablement installé dans son bureau. Il se préparait à recevoir un interlocuteur d'importance, et cette réunion tenue confidentielle et secrète serait décisive pour le futur de la politique slézane. Après plusieurs dizaines de minutes à attendre, l'on annonça l'arrivée de son invité : le Chancelier conservateur, Michal Rudzoski.
Piotr Dembsky : Bienvenue monsieur le Chancelier, comment allez-vous ?
Michal Rudzoski : Très bien, merci monsieur Dembsky. Je suis néanmoins curieux de savoir pourquoi vous m'avez confié ici.
Le leader de la droite nationaliste servit un verre au chef du gouvernement slézan et entama la discussion.
Piotr Dembsky : J'imagine que vous avez une petite idée, vous n'êtes pas né de la dernière pluie. Avez vous les derniers [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18051&p=358884#p358884]sondages électoraux ?[/url]
Michal Rudzoski : Je me doutais que nous allions parler de ça. Bien évidemment, je les connais, et je sais avant même que vous me le rappeliez, que la LPR serait créditée d'environ 21% des suffrages.
Piotr Dembsky : Nous doublerions notre score par rapport aux élections d'Octobre 2039. Même votre parti progresserait et passerait l'importante barre des 40%. La conclusion de ce sondage, monsieur le Chancelier, est que la Slézanie veut droitiser l'action gouvernementale dans notre pays. La gauche recule partout.
Le Chancelier termina son verre de vodka avant de répondre, l'air amusé.
Michal Rudzoski : Droitiser, monsieur Dembsky ? Je ne suis pas assez de droite pour vous ? Pourtant l'opposition et leurs médias passent leur temps à me comparer à je ne sais quel dictateur nationaliste et antisémite sanglant. Aujourd'hui, j'ai fais le ménage au sein de la coalition gouvernementale et les sociaux-démocrates sont inoffensifs. Ils n'ont d'autre choix que de soutenir mon action sans sourciller, car ce sondage le montre effectivement : en cas d'élections, ils seraient balayés.
Piotr Dembsky : Je ne vais pas tourner autour du pot, Chancelier. Je considère que la Slézanie a besoin d'une vaste alliance largement majoritaire de la droite conservatrice et nationaliste, sans avoir besoin de passer des compromis avec l'opposition et d'édulcorer notre action pour maintenir une coalition artificielle comme c'est le cas aujourd'hui entre les conservateurs et les sociaux-démocrates.
Michal Rudzoski : Vous voulez que je provoque de nouvelles élections pour me débarrasser de ma coalition avec les sociaux-démocrates pour en former une avec vous, j'ai bien compris ?
Piotr Dembsky : C'est exactement cela, monsieur le Chancelier. C'est ce qui est nécessaire pour la Slézanie et les slézans le réclament comme le montrent toutes les enquêtes d'opinion.
Michal Rudzoski : Il est vrai que l'idée de me débarrasser des sociaux-démocrates est alléchante, monsieur Dembsky, mais cela est fortement risqué et pourrait provoquer une énième crise politique alors qu'actuellement, nos avons un gouvernement stable et effectif. Quoi qu'il en soit, je vais y réfléchir, et je vous recontacterai d'ici quelques jours.
Piotr Dembsky : Merci, je compte sur vous.
Après avoir salué le leader nationaliste, le chef du gouvernement s'empressa de passer un coup de fil de haute importance pour l'aider à prendre une décision quant à cette proposition d'alliance, tant alléchante que risquée.
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Nizam
[img]https://i.imgur.com/kNXiHlM.jpg?1[/img]
Après les révélations suite à la catastrophe minière de Dobra, une rencontre était prévue entre le chef du gouvernement et le Roi. De nombreux responsables politiques de l'opposition avaient appelé à la démission du Chancelier et de son gouvernement. Plus grave encore, une partie de plus en plus importante de slézans allaient dans ce sens également. Cette rencontre entre le Roi et le Chancelier serait décisive pour le futur politique de ce dernier.
Le Roi attendait dans le salon réservé aux entrevues hebdomadaires entre le souverain et le chef du gouvernement. Après plusieurs minutes d'attente, le Chancelier entra.
Michal Rudzoski : Votre Majesté.
Grzegorz III : Monsieur Chancelier, entrez je vous en prie.
Le Roi s'assit, suivi du chef du gouvernement.
Grzegorz III : J'imagine qu'il est inutile de rappeler ce que nous faisons ici. Plus qu'un terrible accident minier, nous sommes désormais confrontés à une crise politique potentiellement majeure.
Michal Rudzoski : Votre Majesté, une crise politique peut être évitée. Si nous cédons aux demandes saugrenues de l'opposition, oui, nous aurons une crise politique. Si je présente ma démission et celle de mon gouvernement, oui, nous aurons une crise politique. Mais si nous ne cédons pas et laissons passer l'orage, le Royaume évitera des élections inutiles.
Grzegorz III : Vous savez, Chancelier, je ne suis absolument pas enclin à ce que la Slézanie connaisse un énième blocage politique. Vous l'avez déjà évité l'an dernier en formant cette coalition bipartite, mais je doute que vous puissiez continuer à le faire plus longuement.
Michal Rudzoski : Si nous avons de nouvelles élections, les résultats et rapports de force seraient similaires à 2039. Bien sûr, mon parti perdrait probablement des sièges, mais personne ne pourrait former une coalition mise à part le Parti conservateur. L'opposition de gauche est en lambeaux et désunie, une nouvelle élection serait une perte de temps.
Grzegorz III : Malheureusement, Chancelier, il ne s'agit pas uniquement de calculs électoraux. Vous et votre gouvernement dirigez en mon nom. Comment pourrai-je rester silencieux et atone quand ce même gouvernement a commis un tel impair, une telle négligence ?
Michal Rudzoski : Votre Majesté, je n'ai jamais été averti de ces risques sur place. Jamais, à titre personnel, je n'en ai été averti.
Grzegorz III : Je veux bien vous croire sur ce point, mais vous auriez dû. Si vous l'aviez su, cela n'aurait pas eu lieu. Et je ne peux pas rester les bras croisés quand l'inactivité de politiciens tue mon peuple. Je pense que je suis assez clair.
Michal Rudzoski : Très clair, oui. Je persiste à penser que c'est une erreur, mais je ne peux que respecter votre position. Je vous présenterai dès demain ma démission et celle de mon gouvernement.
Après que le Roi se leva, Rudzoski en fit de même, se courba et sorti du salon.
Après les révélations suite à la catastrophe minière de Dobra, une rencontre était prévue entre le chef du gouvernement et le Roi. De nombreux responsables politiques de l'opposition avaient appelé à la démission du Chancelier et de son gouvernement. Plus grave encore, une partie de plus en plus importante de slézans allaient dans ce sens également. Cette rencontre entre le Roi et le Chancelier serait décisive pour le futur politique de ce dernier.
Le Roi attendait dans le salon réservé aux entrevues hebdomadaires entre le souverain et le chef du gouvernement. Après plusieurs minutes d'attente, le Chancelier entra.
Michal Rudzoski : Votre Majesté.
Grzegorz III : Monsieur Chancelier, entrez je vous en prie.
Le Roi s'assit, suivi du chef du gouvernement.
Grzegorz III : J'imagine qu'il est inutile de rappeler ce que nous faisons ici. Plus qu'un terrible accident minier, nous sommes désormais confrontés à une crise politique potentiellement majeure.
Michal Rudzoski : Votre Majesté, une crise politique peut être évitée. Si nous cédons aux demandes saugrenues de l'opposition, oui, nous aurons une crise politique. Si je présente ma démission et celle de mon gouvernement, oui, nous aurons une crise politique. Mais si nous ne cédons pas et laissons passer l'orage, le Royaume évitera des élections inutiles.
Grzegorz III : Vous savez, Chancelier, je ne suis absolument pas enclin à ce que la Slézanie connaisse un énième blocage politique. Vous l'avez déjà évité l'an dernier en formant cette coalition bipartite, mais je doute que vous puissiez continuer à le faire plus longuement.
Michal Rudzoski : Si nous avons de nouvelles élections, les résultats et rapports de force seraient similaires à 2039. Bien sûr, mon parti perdrait probablement des sièges, mais personne ne pourrait former une coalition mise à part le Parti conservateur. L'opposition de gauche est en lambeaux et désunie, une nouvelle élection serait une perte de temps.
Grzegorz III : Malheureusement, Chancelier, il ne s'agit pas uniquement de calculs électoraux. Vous et votre gouvernement dirigez en mon nom. Comment pourrai-je rester silencieux et atone quand ce même gouvernement a commis un tel impair, une telle négligence ?
Michal Rudzoski : Votre Majesté, je n'ai jamais été averti de ces risques sur place. Jamais, à titre personnel, je n'en ai été averti.
Grzegorz III : Je veux bien vous croire sur ce point, mais vous auriez dû. Si vous l'aviez su, cela n'aurait pas eu lieu. Et je ne peux pas rester les bras croisés quand l'inactivité de politiciens tue mon peuple. Je pense que je suis assez clair.
Michal Rudzoski : Très clair, oui. Je persiste à penser que c'est une erreur, mais je ne peux que respecter votre position. Je vous présenterai dès demain ma démission et celle de mon gouvernement.
Après que le Roi se leva, Rudzoski en fit de même, se courba et sorti du salon.
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Nizam
[justify]Une slézane ordinaire (1)
[img]https://i.imgur.com/68Cw6ZJ.jpg?1[/img]
En ce début de mois de Décembre, le soleil se levait doucement sur la petit village de Rybnik, dans le Comté d'Ostróda. La sonnerie des cloches accompagnaient religieusement le réveil des habitants de Rybnik, dont Milena, une jeune slézane de 13 ans. Elle vivait avec ses parents et ses deux frères dans ce petit village du centre du Royaume, baigné par la ruralité et l'isolement. Son père travaillait dans une exploitation agricole non-lointaine tandis que sa mère restait au foyer pour s'occuper de ses deux petits frères.
Lorsque sa mère la réveilla à 6h30, une demie-heure plus tôt que ses frères toujours en école primaire, son père était déjà debout. Il était installé dans le salon sur le sofa quelque peu usé du foyer, en train de regarder les actualités sur l'une des chaînes d'information en continue du pays. Ce matin là, il était chanceux, l'antenne fonctionnait sans sourciller. Milena, encore endolorie et endormie, entendit toutefois ce que racontaient les journalistes, répétant un nombre incalculable de fois que le Chancelier, Michal Rudzoski, avait démissionné la veille. Son père murmura quelques protestations, étant un fidèle soutien à Rudzoski. Mais la politique n'intéressait pas vraiment la jeune collégienne, qui englouti rapidement son petit-déjeuner, et se prépara à partir au collège. Une fois prête, elle monta dans la voiture de son père où la radio était allumée, parlant encore une fois de cet évènement politique. Après un trajet d'une dizaine de minutes glacial sans un mot du fait que son père écoutait attentivement la radio, ils arrivèrent à l'arrêt de bus. En effet, Rybnik étant un village isolé, le collège le plus proche était à une trentaine de kilomètres et le père de Milena ne pouvait pas l'emmener du fait de son travail.
Après quelques minutes d'attente, le bus arriva et Milena monta rejoindre l'une de ses amies, Daniela. Cette dernière lui demanda immédiatement si elle avait vu les informations, et ce qu'elle en pensait. Milena croyait être épargnée par la politique une fois installée dans le bus, mais que nenni. Les jeunes collégiens se racontaient les opinions politiques de leurs parents, et la radio bien que grésillante et hésitante continuait d'évoquer ce sujet.
Une fois arrivée au collège, une nouvelle journée des plus banales allait commencer pour cette jeune slézane, elle aussi des plus banales. Après avoir levé le drapeau slézan dans la cour et chanté l'hymne national, elle entra en classe, l'air pensif et triste.
[img]https://i.imgur.com/68Cw6ZJ.jpg?1[/img]
En ce début de mois de Décembre, le soleil se levait doucement sur la petit village de Rybnik, dans le Comté d'Ostróda. La sonnerie des cloches accompagnaient religieusement le réveil des habitants de Rybnik, dont Milena, une jeune slézane de 13 ans. Elle vivait avec ses parents et ses deux frères dans ce petit village du centre du Royaume, baigné par la ruralité et l'isolement. Son père travaillait dans une exploitation agricole non-lointaine tandis que sa mère restait au foyer pour s'occuper de ses deux petits frères.
Lorsque sa mère la réveilla à 6h30, une demie-heure plus tôt que ses frères toujours en école primaire, son père était déjà debout. Il était installé dans le salon sur le sofa quelque peu usé du foyer, en train de regarder les actualités sur l'une des chaînes d'information en continue du pays. Ce matin là, il était chanceux, l'antenne fonctionnait sans sourciller. Milena, encore endolorie et endormie, entendit toutefois ce que racontaient les journalistes, répétant un nombre incalculable de fois que le Chancelier, Michal Rudzoski, avait démissionné la veille. Son père murmura quelques protestations, étant un fidèle soutien à Rudzoski. Mais la politique n'intéressait pas vraiment la jeune collégienne, qui englouti rapidement son petit-déjeuner, et se prépara à partir au collège. Une fois prête, elle monta dans la voiture de son père où la radio était allumée, parlant encore une fois de cet évènement politique. Après un trajet d'une dizaine de minutes glacial sans un mot du fait que son père écoutait attentivement la radio, ils arrivèrent à l'arrêt de bus. En effet, Rybnik étant un village isolé, le collège le plus proche était à une trentaine de kilomètres et le père de Milena ne pouvait pas l'emmener du fait de son travail.
Après quelques minutes d'attente, le bus arriva et Milena monta rejoindre l'une de ses amies, Daniela. Cette dernière lui demanda immédiatement si elle avait vu les informations, et ce qu'elle en pensait. Milena croyait être épargnée par la politique une fois installée dans le bus, mais que nenni. Les jeunes collégiens se racontaient les opinions politiques de leurs parents, et la radio bien que grésillante et hésitante continuait d'évoquer ce sujet.
Une fois arrivée au collège, une nouvelle journée des plus banales allait commencer pour cette jeune slézane, elle aussi des plus banales. Après avoir levé le drapeau slézan dans la cour et chanté l'hymne national, elle entra en classe, l'air pensif et triste.
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Nizam
[justify]Ce jour était d'une grande importance. Pour la première fois depuis des décennies, le Chef de l'État de Dranavie se rendait en Slézanie pour une visite officielle. Ce geste fortement symbolique n'était motivé que par la situation catastrophique pour le gouvernement dranavien, en constant recul face aux milices du JTA. Le gouvernement dranavien et le président Kolek (à gauche), tentent désespérément de minimiser l'ampleur du désastre militaire et humanitaire, mais peu de gens étaient dupes, particulièrement le chef du gouvernement slézan qui savait pertinemment ce qu'allait lui demander le président dranavien. Une fois installés dans le bureau du Chancelier, la discussion commença.
Le président Kolek était toutefois assez intrigué lorsqu'il vit une photographie de la ministre sarkhovite des Affaires étrangères que le Chancelier s'empressa de cacher. Il se concentra nonobstant sur le moment.
[img]https://i.imgur.com/fHNw79b.jpg?1[/img]
Aleksander Kolek : Monsieur le Chancelier, je tenais à vous remercier d'avoir accepté généreusement ma proposition de rencontre, ici à Bolków. Une ville des plus animées, parait-il.
Michal Rudzoski : Je vous en prie, monsieur le Président. La situation dans votre pays l'imposait.
Aleksander Kolek : Comme vous le savez, les milices du JTA continuent leur avancée. Avancée que nous ne pouvons plus contenir, pour être franc. Vous comprenez, nous essayons de pas créer la panique au sein de la population catholique et blanche de Dranavie, mais la réalité est bien sombre.
Michal Rudzoski : Où en est le siège de Rajgród ?
Aleksander Kolek : La ville tombera d'ici quelques heures, quelques jours en étant optimiste. Mais sans aucun soutien extérieur immédiat, la ville tombera sans aucun doute. Et cela serait un désastre pour le gouvernement. Comme vous le savez, Rajgród est un port essentiel et hautement stratégique. S'il venait à tomber, nous ne pourrions plus avoir de revenus issus de nos exportations pétrolières et minières, et le JTA aurait une autoroute vers la capitale, Swiety Wislaw.
Après un certain silence durant lequel le chef du gouvernement slézan se servi un verre de vodka et se leva pour regarder au loin à la fênetre, le président dranavien se racla la gorge et osa rajouter quelque chose.
Aleksander Kolek : Je suis venu ici pour demander officiellement... le soutien militaire de la Slézanie.
Michal Rudzoski : Je me doute bien, monsieur le président. Votre visite n'a d'autre motivation, et c'est compréhensible. Vous savez, les liens historiques, culturels et religieux entre nos pays et nos peuples forceront la Slézanie à intervenir. Nous ne vous abandonnerons pas et ne vous laisserons pas vous faire massacrer par ces milices servant les intérêts de puissances étrangères régionales souhaitant vous abattre.
Aleksander Kolek : Je ne peux vous cacher que cela est un soulagement, monsieur le Chancelier.
Michal Rudzoski : Nonobstant, vous comprenez que mon pays ne peut s'engager dans un conflit lointain de la sorte s'il n'a pas certaines garanties en retour.
Aleksander Kolek : J'imagine...
Les deux dirigeants poursuivirent leur conversation privée pour trouver un arsenal d'accords assez satisfaisants pour que la Slézanie accepte d'intervenir sur place. Malgré tout, le Chancelier slézan était assez surpris par le président dranavien. La presse de gauche le décrivait comme un terrible tyran menant une guerre civile contre une religion qu'il ne tolérait pas. Mais il avait aujourd'hui face à lui un homme peu impressionnant faisant la moitié de sa carrure et profondément enclin à accepter n'importe quel terme pour obtenir le soutien des forces armées slézanes.
Vint ensuite la fin de la rencontre, les deux hommes se quittèrent sur le perron de la chancellerie. Le président Kolek repartait avec un accord, accord que Michal Rudzoski devait désormais présenter à la Diète royale et au pays.[/justify]
Le président Kolek était toutefois assez intrigué lorsqu'il vit une photographie de la ministre sarkhovite des Affaires étrangères que le Chancelier s'empressa de cacher. Il se concentra nonobstant sur le moment.
[img]https://i.imgur.com/fHNw79b.jpg?1[/img]
Aleksander Kolek : Monsieur le Chancelier, je tenais à vous remercier d'avoir accepté généreusement ma proposition de rencontre, ici à Bolków. Une ville des plus animées, parait-il.
Michal Rudzoski : Je vous en prie, monsieur le Président. La situation dans votre pays l'imposait.
Aleksander Kolek : Comme vous le savez, les milices du JTA continuent leur avancée. Avancée que nous ne pouvons plus contenir, pour être franc. Vous comprenez, nous essayons de pas créer la panique au sein de la population catholique et blanche de Dranavie, mais la réalité est bien sombre.
Michal Rudzoski : Où en est le siège de Rajgród ?
Aleksander Kolek : La ville tombera d'ici quelques heures, quelques jours en étant optimiste. Mais sans aucun soutien extérieur immédiat, la ville tombera sans aucun doute. Et cela serait un désastre pour le gouvernement. Comme vous le savez, Rajgród est un port essentiel et hautement stratégique. S'il venait à tomber, nous ne pourrions plus avoir de revenus issus de nos exportations pétrolières et minières, et le JTA aurait une autoroute vers la capitale, Swiety Wislaw.
Après un certain silence durant lequel le chef du gouvernement slézan se servi un verre de vodka et se leva pour regarder au loin à la fênetre, le président dranavien se racla la gorge et osa rajouter quelque chose.
Aleksander Kolek : Je suis venu ici pour demander officiellement... le soutien militaire de la Slézanie.
Michal Rudzoski : Je me doute bien, monsieur le président. Votre visite n'a d'autre motivation, et c'est compréhensible. Vous savez, les liens historiques, culturels et religieux entre nos pays et nos peuples forceront la Slézanie à intervenir. Nous ne vous abandonnerons pas et ne vous laisserons pas vous faire massacrer par ces milices servant les intérêts de puissances étrangères régionales souhaitant vous abattre.
Aleksander Kolek : Je ne peux vous cacher que cela est un soulagement, monsieur le Chancelier.
Michal Rudzoski : Nonobstant, vous comprenez que mon pays ne peut s'engager dans un conflit lointain de la sorte s'il n'a pas certaines garanties en retour.
Aleksander Kolek : J'imagine...
Les deux dirigeants poursuivirent leur conversation privée pour trouver un arsenal d'accords assez satisfaisants pour que la Slézanie accepte d'intervenir sur place. Malgré tout, le Chancelier slézan était assez surpris par le président dranavien. La presse de gauche le décrivait comme un terrible tyran menant une guerre civile contre une religion qu'il ne tolérait pas. Mais il avait aujourd'hui face à lui un homme peu impressionnant faisant la moitié de sa carrure et profondément enclin à accepter n'importe quel terme pour obtenir le soutien des forces armées slézanes.
Vint ensuite la fin de la rencontre, les deux hommes se quittèrent sur le perron de la chancellerie. Le président Kolek repartait avec un accord, accord que Michal Rudzoski devait désormais présenter à la Diète royale et au pays.[/justify]