[center][cen]Encyclopédie du Kirep[/cen][/center]
[center][img]https://image.ibb.co/nkdpon/borislav.png[/img]
Evangile de Borislav, premier récit connu en langue kirepienne (1147)
[/center]
[center]----[/center]
[center]I) Généralités
A) Données générales
B) Symboles
Drapeau
Armoiries
Hymne
C) Principales régions
II) Géographie
A) Géographie physique
Climat
Relief et hydrographie
B) Géographie humaine
Régions
Podelis
Villes et transports
Paysages
III) Démographie
A) Ethnies
Répartition ethnico-linguistique
Les huit communautés kirepiennes
B) Religions
Répartition religieuse
Le multiconfessionnalisme
C) Statistiques
IV) Histoire
A) Antiquité (3200 av. J-C. - 854 ap. J-C.)
Les origines (3200 av. J-C. - 1400 av. J-C.)
Le chaos et le royaume d'Etkar (1400 av. J-C. - 1000 av. J-C.)
Division et réunification (1000 av. J-C. - 350 av. J-C.)
Le royaume d'Ophrone (350 av. J-C. - 854 ap. J-C.)
B) De la principauté d'Ophrone au Royaume du Kirep (854 - 1474)
L'âge sombre (854-1168)
L'essor de la principauté du Kirep (1168-1474)
C) Le Royaume des Kirepiens, des Pesakiens et des Meteniciens (1474-1888)
Le temps des ambitions (1474-1728)
Un royaume centralisé dans l'ère moderne (1728-1871)
Conflits internes et retrait de la scène internationale (1871-1888)
D) Le Kirep contemporain (1888-2022)
Les derniers soubresauts du Royaume du Kirep (1888-1971)
La République Populaire du Kirep (1971-1980)
L'intermède fasciste (1980-1991)
La République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep (1991-2022)
V) Politique
A) Institutions
Organigramme
Autorité royale et autorité populaire
B) Lois
Droits
Peines encourues
VI) Economie et infrastructures
A) Agriculture
B) Industrie
C) Services
VII) Culture
A) Gastronomie
B) Littérature
C) Peinture et sculpture
D) Musique
E) Sports
F) Principales fêtes
G) Education[/center]
Encyclopédie du Kirep
-
Vliduj Gak
[cen]I) Généralités
A) Données générales
Nom officiel : Royaume du Kirep
Nom courant : Kirep
Système politique : Monarchie constitutionnelle
Chef de l'Etat : Bogoljub III
Système économique : Semi-étatisme
Capitale (politique, économique, institutionnelle) : Ophrone (4 742 000 habitants)
Principales villes : Pregrada (capitale historique), Vuzvushen, Provjilski, Kalup, Devetak, Novöje
Devise : Le Kirep est la religion des Kirepiens
Langue officielle : Kirepien (serbo-croate)
Langues reconnues : Pesakien (croate), Metenicien (albanais), Kardjalien (bosniaque)
Langues non-reconnues : Helléno-pesakien, Kir, Germano-nihjovien
Population globale : 45 234 278 habitants
Superficie globale : [?] km²
Densité de population : [?] hab/km²
Découpage administratif : 6 régions et 110 districts à l'autonomie variable
Devise nationale : Dinar Kirepien (Dnk)
Animal national : Loup
Produit intérieur brut par habitant : [?] Dnk/hab
Revenus majeurs : Tabac, industrie légère, agriculture
Taux de chômage : 5,1%
Fête Nationale : 21 février (anniversaire du mariage royal entre la principauté du Kirep et le Grand-Duché du Pesak)
B) Symboles
Drapeau
[center][img]https://i.imgur.com/kHzkh5P.png[/img][/center]
Le drapeau kirepien, adopté en 2022, a abandonné toute référence au socialisme et à son passé gakiste, au profit d'un retour aux couleurs plus sobres de la monarchie et du nationalisme. L'étoile, la faucille et le marteau, le rouge et le vert ont disparu.
Le blason représente le loup kirepien, animal vigilant et indépendant, surmonté du croissant de lune couché, symbole à l'origine utilisé par les nationalistes pesakiens et opportunément récupéré par les néonationalistes kirepiens des années 2020. Le bleu, associé au caractère éminemment marin de la nation kirepienne, et le noir, souvent associé à la sobriété et au souvenir des générations perdues par les épreuves que le pays a traversé entourent le blanc, symbole de la paix civile.
Hymne
Silence et passion (Kirepien)
Composé en 2023 par Alexey Probastak
Notre chemin n'est pas encore tracé
Camarade, regarde au loin
Vois, sous le vent, ce drapeau levé pour nous
Qui donne l'ordre de marche
Pour nous, il n'existe qu'une seule voie
En avant. Vers le socialisme kirepien
Les effluves de sang nous desservent. Inutile de viser
Le hibou qui ne verra pas le jour se lever
Le jour ne meurt jamais sans laisser une traînée d'espoir
Dont se nourissent les enfants de demain
Le travail indû finira payé
L'histoire ne se répète pas en vain
La Nation n'a qu'une voix
Dans les tornades et les épreuves
Quelle union plus longue ? Mais plus fertile
Et désormais c'est l'ennemi qui gémit
Nos malheureux n'ont pas vécu en vain
Le Kirep en est l'histoire
Toi, l'illettré, tu connaîtras ta fin
Toi aussi orphelin, tu finiras debout
C) Principales régions
[center][img]https://i.imgur.com/HBpFNA2.png[/img][/center]
[center][url=https://i.imgur.com/K6W7vJr.png]Background culturel[/url][/center]
Vieux-Kirep
Le coeur historique du Kirep, autrefois simplement dénommé Kirep, est le plus souvent désormais nommé "Vieux-Kirep", "Kirep continental", voire "Petit Kirep" afin de le distinguer du pays dans sa globalité. Il est majoritairement serbophone et orthodoxe, bien que le Kardjali, qui en forme une subrégion, soit majoritairement peuplé de Kirepiens islamisés ayant peu à peu développé une identité régionale forte (Bosniaques). Le Vieux Kirep est donc découpé entre son coeur historique, la Nihjovie, la patrie des Kardjaliens, le Kardjali, et une vaste étendue peu peuplée, occupée au Moyen-Âge par des colons kirepiens à la recherche de nouvelles terres, la Zvezdanie. Le Vieux Kirep a historiquement accueilli de nombreuses populations : Kirs (Tziganes), Germano-nihjoviens (colons allemands arrivés au XVIIème siècle à la faveur d'une grande ouverture du Royaume du Kirep à cette époque), Judéo-Kirepiens (établis majoritairement au XIème siècle). Plus récemment, à la faveur de l'essor industriel des années Gak, de la centralisation administrative et du retour des Kirepiens sur leurs vieilles terres meteniciennes et pesakiennes, des migrants des deux autres espaces se sont largement établis dans les grandes métropoles continentales.
Pesak
Patrie du peuple le plus proche des Kirepiens, le Pesak a lui-même été réuni en 1474 au Royaume du Kirep, jusqu'en 1888, date à laquelle l'effondrement de la monarchie a poussé les Pesakiens à déclarer leur indépendance et à se constituer en république, jusqu'à réintégrer le Kirep en 2012. Les Pesakiens parlent une langue extrêmement proche du Kirepien continental, tant et si bien qu'on la considère souvent comme un simple dialecte. Une autre différence est leur religion, catholique.
Le Nord du Pesak a été largement colonisé par les Kirepiens après l'union de 1474, et se trouve aujourd'hui culturellement beaucoup plus proche du continent que du Pesak lui-même. Cette région à la pointe Nord du Pesak est appellée le Nouveau Kirep (Nova Kirep).
Metenica
Région la plus éloignée culturellement du Kirep continental, Metenica a été opportunément rattachée au Royaume en 1728 et a progressivement lié son destin à celui des Kirepiens. Cette enclave kirepienne, de loin plus pauvre que les autres régions du pays -surtout en ce qui concerne ses zones rurales- forme le premier ensemble musulman dans le Royaume du Kirep, devant le Kardjali.
A) Données générales
Nom officiel : Royaume du Kirep
Nom courant : Kirep
Système politique : Monarchie constitutionnelle
Chef de l'Etat : Bogoljub III
Système économique : Semi-étatisme
Capitale (politique, économique, institutionnelle) : Ophrone (4 742 000 habitants)
Principales villes : Pregrada (capitale historique), Vuzvushen, Provjilski, Kalup, Devetak, Novöje
Devise : Le Kirep est la religion des Kirepiens
Langue officielle : Kirepien (serbo-croate)
Langues reconnues : Pesakien (croate), Metenicien (albanais), Kardjalien (bosniaque)
Langues non-reconnues : Helléno-pesakien, Kir, Germano-nihjovien
Population globale : 45 234 278 habitants
Superficie globale : [?] km²
Densité de population : [?] hab/km²
Découpage administratif : 6 régions et 110 districts à l'autonomie variable
Devise nationale : Dinar Kirepien (Dnk)
Animal national : Loup
Produit intérieur brut par habitant : [?] Dnk/hab
Revenus majeurs : Tabac, industrie légère, agriculture
Taux de chômage : 5,1%
Fête Nationale : 21 février (anniversaire du mariage royal entre la principauté du Kirep et le Grand-Duché du Pesak)
B) Symboles
Drapeau
[center][img]https://i.imgur.com/kHzkh5P.png[/img][/center]
Le drapeau kirepien, adopté en 2022, a abandonné toute référence au socialisme et à son passé gakiste, au profit d'un retour aux couleurs plus sobres de la monarchie et du nationalisme. L'étoile, la faucille et le marteau, le rouge et le vert ont disparu.
Le blason représente le loup kirepien, animal vigilant et indépendant, surmonté du croissant de lune couché, symbole à l'origine utilisé par les nationalistes pesakiens et opportunément récupéré par les néonationalistes kirepiens des années 2020. Le bleu, associé au caractère éminemment marin de la nation kirepienne, et le noir, souvent associé à la sobriété et au souvenir des générations perdues par les épreuves que le pays a traversé entourent le blanc, symbole de la paix civile.
Hymne
Silence et passion (Kirepien)
Composé en 2023 par Alexey Probastak
Notre chemin n'est pas encore tracé
Camarade, regarde au loin
Vois, sous le vent, ce drapeau levé pour nous
Qui donne l'ordre de marche
Pour nous, il n'existe qu'une seule voie
En avant. Vers le socialisme kirepien
Les effluves de sang nous desservent. Inutile de viser
Le hibou qui ne verra pas le jour se lever
Le jour ne meurt jamais sans laisser une traînée d'espoir
Dont se nourissent les enfants de demain
Le travail indû finira payé
L'histoire ne se répète pas en vain
La Nation n'a qu'une voix
Dans les tornades et les épreuves
Quelle union plus longue ? Mais plus fertile
Et désormais c'est l'ennemi qui gémit
Nos malheureux n'ont pas vécu en vain
Le Kirep en est l'histoire
Toi, l'illettré, tu connaîtras ta fin
Toi aussi orphelin, tu finiras debout
C) Principales régions
[center][img]https://i.imgur.com/HBpFNA2.png[/img][/center]
[center][url=https://i.imgur.com/K6W7vJr.png]Background culturel[/url][/center]
Vieux-Kirep
Le coeur historique du Kirep, autrefois simplement dénommé Kirep, est le plus souvent désormais nommé "Vieux-Kirep", "Kirep continental", voire "Petit Kirep" afin de le distinguer du pays dans sa globalité. Il est majoritairement serbophone et orthodoxe, bien que le Kardjali, qui en forme une subrégion, soit majoritairement peuplé de Kirepiens islamisés ayant peu à peu développé une identité régionale forte (Bosniaques). Le Vieux Kirep est donc découpé entre son coeur historique, la Nihjovie, la patrie des Kardjaliens, le Kardjali, et une vaste étendue peu peuplée, occupée au Moyen-Âge par des colons kirepiens à la recherche de nouvelles terres, la Zvezdanie. Le Vieux Kirep a historiquement accueilli de nombreuses populations : Kirs (Tziganes), Germano-nihjoviens (colons allemands arrivés au XVIIème siècle à la faveur d'une grande ouverture du Royaume du Kirep à cette époque), Judéo-Kirepiens (établis majoritairement au XIème siècle). Plus récemment, à la faveur de l'essor industriel des années Gak, de la centralisation administrative et du retour des Kirepiens sur leurs vieilles terres meteniciennes et pesakiennes, des migrants des deux autres espaces se sont largement établis dans les grandes métropoles continentales.
Pesak
Patrie du peuple le plus proche des Kirepiens, le Pesak a lui-même été réuni en 1474 au Royaume du Kirep, jusqu'en 1888, date à laquelle l'effondrement de la monarchie a poussé les Pesakiens à déclarer leur indépendance et à se constituer en république, jusqu'à réintégrer le Kirep en 2012. Les Pesakiens parlent une langue extrêmement proche du Kirepien continental, tant et si bien qu'on la considère souvent comme un simple dialecte. Une autre différence est leur religion, catholique.
Le Nord du Pesak a été largement colonisé par les Kirepiens après l'union de 1474, et se trouve aujourd'hui culturellement beaucoup plus proche du continent que du Pesak lui-même. Cette région à la pointe Nord du Pesak est appellée le Nouveau Kirep (Nova Kirep).
Metenica
Région la plus éloignée culturellement du Kirep continental, Metenica a été opportunément rattachée au Royaume en 1728 et a progressivement lié son destin à celui des Kirepiens. Cette enclave kirepienne, de loin plus pauvre que les autres régions du pays -surtout en ce qui concerne ses zones rurales- forme le premier ensemble musulman dans le Royaume du Kirep, devant le Kardjali.
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Vliduj Gak
II) Géographie
A) Géographie physique
Climat
Le Kirep connaît, pour la globalité de son territoire, un climat tempéré méditerranéen relativement clément, marqué, comme tout climat méditerranéen, par des étés secs et des averses automnales. Un climat continental est sensible, néanmoins, au-delà du massif de l'Ostar (notamment à Ebrevac), et montagnard d'influence méditerranéenne dans les monts Strakavoc. La Zvezdanie connaît des climats semi-continentaux d'influence méditerranéenne, avec des hivers doux et des vents peu violents de par sa situation de couloir entre les Strakavoc et l'Ostar.
3 exemples de relevés climaciques annuels :
Ophrone (Nihjovie orientale), climat méditerranéen abrité, précipitations relatives importantes et étés doux
[center][img]https://i.imgur.com/VGJcXI0.png[/img][/center]
Vitocha (Zvezdanie centrale), climat semi-continental, étés doux, hivers froids et secs
[center][img]https://i.imgur.com/VGRnAlW.png[/img][/center]
Kalup (Pesak), climat méditerranéen, étés chauds et secs, hivers doux, averses rares mais extrêmement violentes
[center][img]https://i.imgur.com/7kI4pPQ.png[/img][/center]
Relief et hydrographie
[center][img]https://i.imgur.com/SAti8fq.png[/img][/center]
[center][url=https://i.imgur.com/CIcyL7b.png]Carte agrandie[/url][/center]
Globalement, le Kirep ne comporte pas de reliefs exceptionnels, seulement des chaînes de montagne secondaires en comparaison d'autres pays de la région.
Le Kirep continental accueille deux principaux reliefs, les Monts Strakavoc, à quelques centaines de kilomètres à l'Est d'Ophrone, dont les sommets les plus importants n'atteignent pas 1500 mètres d'altitude, et qui ont longtemps été la limite entre le Kirep médiéval (actuelle Nihjovie) et les peuples étrangers. Historiquement, ils furent le premier obstacle naturel à l'expansion kirepienne, qui ne les brava qu'au XIIème siècle pour s'accaparer la Zvezdanie centrale. Un second relief, plus important, le massif de l'Ostar, accueille le point culminant du territoire kirepien, le pic Strasla (2998 mètres d'altitude), et constitue encore aujourd'hui un confin du Royaume. Si les Kirepiens furent un peuple de marins et de cultivateurs bien plus qu'un peuple de montagnards et de bergers, ils surent cependant exploiter les avantages de ces deux grands massifs, d'une part, la protection naturelle qu'ils offraient contre les envahisseurs, d'autre part, l'important réseau hydrographique qui en descend. Les grands fleuves de l'Istina, de la Bastin et de la Stranaja furent ainsi exploités dès le Moyen-Âge par les Kirepiens à des fins de navigation et d'irrigation.
Notons enfin, pour le Vieux-Kirep, la présence d'une frontière naturelle au sud-est du pays, l'estuaire de la Bastin, aussi dénommée par les Kirepiens la "petite mer kirepienne". Aux confins de la Kardjali et jusque très récemment sous exploité, ce territoire est depuis la chute du communisme en plein développement touristique.
Metenica ne comporte pas de grand relief, ni de fleuve majeur, notons néanmoins la présence du Pletern, qui, en dépit de sa longueur et de son débit relativement faible, est considérée comme l'épine dorsale de la province metenicienne, après avoir été asséchée par des ingénieurs kirepiens suite au rattachement de 1728.
Le Pesak comporte une frontière naturelle à l'Ouest, la chaîne des Snosto, qui représente en terme d'altitude le troisième ensemble montagneux kirepien après l'Ostar et les Strakavoc. Un fleuve important, le Gostompritsvo, s'écoule depuis cette chaîne et forme une vallée remarquablement encaissée entre les Snosto et les plateaux de Povratak. Cette situation de protection en a fait l'axe privilégié de colonisation de l'espace pour les Pesakiens, dès le VIIème siècle, puis plus tard pour les colons kirepiens, à partir du XVIème siècle.
B) Géographie humaine
Podelis
[center][img]https://i.imgur.com/4kNma8J.png[/img][/center]
[center][url=https://i.imgur.com/TylxkKv.png]Carte agrandie[/url][/center]
Le Kirep est découpé en 110 podelis qui fonctionnent selon trois statuts différents :
- Les préfectures, au nombre de 36, représentent les podelis les plus intégrés à l'administration kirepienne et gérés de façon extrêment centralisés. Leurs lois sont strictement les mêmes que celles votées par les deux chambres royales, et les libertés accordées aux représentants régionaux sont très limitées. Les préfectures représentent le plus souvent les villes centrales du pouvoir kirepien et les zones densément peuplées par des Vieux-Kirepiens, c'est-à-dire des zones au régionalisme assez faible.
- Les okrugs, au nombre de 47, représentent un statut intermédiaire entre la centralisation connue dans les préfecture et l'autonomie des districts autonomes. Ils possèdent des agences régionales consultatives, les "malasobas" (petites chambres, chambrettes) dont les représentants sont nommés par les maires et les dirigeants locaux. Une fois par mois, la malasoba de chaque okrug est réunie en présence d'un intendant royal afin qu'il les informe des décisions du pouvoir central et puisse écouter leurs demandes. La malasoba n'a pas de pouvoir législatif, aussi ne se réunit-elle jamais seule, mais peut lever des fonds afin d'entreprendre des actions locales dans les domaines de l'audiovisuel, des médias, de la culture, et ce sans l'aide du gouvernement central. Les okrugs sont pour la plupart des zones moyennement éloignées des lieux de pouvoir, peu régionalistes mais suffisamment particuliers pour se voir permettre une assemblée consultative.
- Les districts autonomes, au nombre de 27, sont les régions les plus isolées du pouvoir central et sont la plupart du temps peuplées presque entièrement par des minorités (Pesakiens, Kardjaliens et Meteniciens). Elles bénéficient d'une plus grande liberté d'action, et élisent tous les deux ans une assemblée autonome qui possède plusieurs prérogatives : vote des impôts locaux, défense des langues régionales, développement économique. Elles peuvent, fait unique dans l'appareil administratif kirepien, communiquer dans une des trois langues reconnues (Pesakien, Kardjalien ou Metenicien) pour leurs actes officiels, à condition qu'il existe également une retranscription en Kirepien.
[quote]
1- Préfecture d'Ophrone
2- Préfecture de Cap Isidore
3- Préfecture de Novajovic
4- Préfecture des Hauts d'Ophrone
5- Préfecture de Sebranovic
6- Préfecture d'Arjenevac
7- Préfecture de Nihjovie occidentale
8- Préfecture d'Osnobor
9- Préfecture de Kaljvograd
10- Préfecture de Stapric
11- Préfecture de Provjilski
12- Préfecture de Bobovik
13- Préfecture de Donja Feketic
14- Préfecture de Pregrada
15- Préfecture de la Stranaja maritime
16- Préfecture de Katarnovici
17- Préfecture de Jabukovik
18- Préfecture de Vinodolski
19- Okrug de Kraljevic-Sipulja
20- Okrug de la Stranaja centrale
21- Okrug d'Obolic
22- Préfecture des Monts de la Stranaja
23- Préfecture de Dobromir
24- Okrug d'Hizardzik
25- Okrug d'Izvarica
26- Okrug de Koman
27- Okrug de Zelenik
28- Préfecture de Mionici
29- Okrug des plaines de l'Ostovak
30- Okrug de l'Ostovak
31- Okrug de Sveticevo
32- Okrug du lac Nijebol
33- Okrug des Monts Strakavoc
34- Okrug de Rudnjik
35- Okrug d'Orljevici
36- Okrug de Kakurovici
37- Okrug d'Igniste
38- Okrug des Hauts-du-Nijebol
39- Okrug du Nijebol central
40- Okrug de Drenovac
41- Préfecture de Jelenac-Kosice
42- Préfecture du Nijebol maritime
43- Okrug de Toponica
44- Okrug de Lazarevac
45- Okrug de Kamendol
46- Okrug de Bustranje
47- Okrug de Glozan
48- Okrug de Leovici
49- Okrug de Vitocha
50- Préfecture de Mandelos
51- Okrug de Mramorski-Sarajinovac
52- Préfecture de Novagrad
53- Okrug de Nikolinci
54- District autonome des Dvorak
55- Okrug des Dvorak
56- Okrug de l'Istina
57- Okrug de Dumbijelic
58- District autonome de Suseoka
59- District autonome d'Eliotgrad
60- District autonome de Vuzvushen
61- District autonome de Dedinici
62- District autonome de l'Estuaire de la Bastin
63- Okrug d'Istina-Bastin
64- District autonome d'Ostrovotaci
65- Okrug de Novi Radosevac
66- Okrug de Suvi-Vitasi
67- District autonome d'Elenij
68- District autonome de Zunjevici
69- Okrug d'Usce-Trbusac
70- District autonome de Silkajovi
71- District autonome de Malo Krtok
72- District autonome d'Izvor
73- District autonome d'Ebrevac
74- Préfecture de Devetak
75- Préfecture de Gornja
76- Préfecture de Ribnik
77- Okrug de Sitnice
78- Préfecture de Feketic
79- Préfecture de Kalup
80- Préfecture de Fekitic-Halovo
81- Okrug de Makarska
82- Okrug de Kudres
83- Okrug de Jajcic
84- Préfecture de Besenovo
85- District autonome de Milina
86- Okrug d'Aleksinac
87- Okrug du Gostompritsvo
88- District autonome de Dolneni
89- District autonome des Snosto
90- District autonome de Plazic
91- District autonome de Radusa
92- District autonome de Beli-Desilovici
93- Préfecture d'Aznarici
94- Okrug de Ljukovo
95- Préfecture de Stajkovce
96- District autonome de Zelena
97- District autonome des côtes du Snosto
98- District autonome de Svabonic
99- Préfecture de Novöje
100- Préfecture d'Ithmek
101- Okrug de Dhüje
102- Okrug de Nasseber
103- Okrug d'Arislatuj
104- Okrug de Bojölve
105- Okrug d'Ibrahimosec
106- District autonome du Metenica oriental
107- District autonome d'Erisli
108- District autonome du Metenica occidental
109- District autonome d'Anarghüje
110- District autonome d'Oslomeï
[/quote]
Régions
Les 110 podelis kirepiens sont regroupés en 6 régions ("regijas"), qui sont la traduction approximative des provinces historiques kirepiennes. Le Vieux-Kirep compte trois régions (Nihjovie, Zvezdanie et Kardjali), le Pesak deux régions (Valjevo et Zezvénie), et Metenica forme la sixième région.
[center][img]https://i.imgur.com/kb20jrQ.png[/img][/center]
Nihjovie
Capitale : Pregrada
Population totale : 18 452 000 habitants
Composition ethnique : Kirepiens (88,19%), Germano-nihjoviens (5,27%), Pesakiens (4,15%), Meteniciens (1,24%), Kardjaliens (0,94%), Kirs (0,14%), Judéo-kirepiens (0,07%)
Région la plus peuplée du Royaume du Kirep et centre historique de la culture kirepienne, la Nihjovie concentre plusieurs des principales villes du pays, au premier rang desquelles Ophrone, la capitale. C'est cependant Pregrada qui est le siège de cette région, statut qui lui a été donné en 2022 lors du retour de la monarchie, en raison de sa longue histoire. C'est en effet Pregrada qui est considérée unanimement comme la capitale historique du Kirep, bien qu'elle n'en soit désormais plus que la troisième métropole, après Ophrone et Kalup.
La Nihjovie est purement kirepienne, très majoritairement orthodoxe, mais accueille une certaine diversité ethnique. Des populations germanophones et protestantes établies sur la façade Nord de la région aux XVIème et XVIIème siècle ont adopté l'alphabet cyrillique kirepien, tout en maintenant leurs us et coutumes, leur langue, leur religion et leur gastronomie. Meteniciens, Pesakiens et Kardjaliens ont également largement immigré vers Ophrone depuis les années 1990 et 2000, et la ville compte également une communauté juive relativement discrète et intégrée, les Judéo-Kirepiens.
D'un point de vue géographique, la Nihjovie est marquée par un relief très plat à l'Ouest, la plaine nihjovienne. Les Kirs, nomades romanophones implantés depuis 2000 ans au Kirep, y vivent sporadiquement. La plaine est parcourue de nombreux fleuves descendant les monts Strakavoc qui forment la limite historique de la province. Son vaste littoral en a fait, dans l'histoire, une importante façade commerciale de la région et la base des expéditions kirepiennes outre-mer. Elle est de bien loin la région la plus puissante démographiquement, économiquement et politiquement.
Zvezdanie
Capitale : Vitocha
Population totale : 4 421 000 habitants
Composition ethnique : Kirepiens (79,99%), Kardjaliens (17,88%), Kirs (2,13%)
Historiquement première région colonisée par les Kirepiens, des monts Strakavoc au massif de l'Ostar s'étend la Zvezdanie, région abritée et protégée naturellement par des massifs montagneux, au relief plat et bien irrigué. La Zvezdanie fut pendant des siècles le grenier à blé du Royaume du Kirep, et la base arrière de son ravitaillement, à travers des routes tracées dès le Moyen-Âge par les Kirepiens dans les monts Strakavoc pour relier Ophrone et Pregrada aux vastes cultures céréalières du centre du pays. Les confins de la Zvezdanie sont largement moins exploités, encore mal contrôlés par le pouvoir central et peuplés de minorités relativement calmes, mais demeurées à l'écart de la modernité, dont les Kirs et une importante communauté kardjalienne.
Kardjali
Capitale : Vuzvushen
Population totale : 2 739 000 habitants
Composition ethnique : Kardjaliens (67,45%), Kirepiens (25,01%), Pesakiens (7,54%)
Peu peuplée et périphérique, le Kardjali est la patrie des Kirepiens slaves musulmans, les Kardjaliens, ayant adopté le sunnisme au XIIème siècle tout en conservant l'essentiel des traits culturels kirepiens, dont l'alphabet cyrillique. Leur langue, le kardjalien, s'est néanmoins relativement distinguée au cours des siècles, tant et si bien qu'à l'instar du pesakien, les linguistes hésitent à la qualifier de dialecte ou de langue à part entière.
Largement colonisé par les Kirepiens au XVIIème siècle, le Kardjali est aujourd'hui une région duale, polarisée autour de l'estuaire de la Bastin, ou petite mer kirepienne. Au Sud, des cités largement multiethniques, dominées par une élite kirepienne et où de nombreux Pesakiens sont venus travailler durant les années gakistes, reléguant les Kardjaliens au Nord de la province, sur des terres relativement pauvres et mal maîtrisées. Vuzvushen, la capitale, est ainsi peuplée à 45% de Kirepiens, à 10% de Pesakiens et à 45% de Kardjaliens, ces derniers n'étant, depuis les années 2010, plus majoritaires dans leur propre capitale historique. Les zones les plus reculées du Kardjali sont, avec Metenica, les régions présentant le plus de difficultés économiques au Kirep.
Valjevo
Capitale : Kalup
Population totale : 9 375 000 habitants
Composition ethnique : Pesakiens (71,86%), Kirepiens (23,41%), Helléno-pesakiens (4,22%), Judéo-Kirepiens (0,51%)
Valjevo est souvent considérée comme la seconde grande région kirepienne. Elle l'est en effet de par sa puissance économique, sa population, et sa capitale, Kalup, seconde métropole du Royaume du Kirep. Valjevo forme la moitié Nord (quoiqu'un peu davantage) de la région historique du Pesak. Historiquement développée sur son vaste littoral et dans la vallée du Gostompritsvo, le plus long fleuve kirepien qui prend sa source au Sud, dans la chaîne des Snosto.
Valjevo est démographiquement et culturellement dominée par les Pesakiens, quoique divisée en trois ensembles nettement distincts. Au Nord, le Nouveau Kirep, centré autour de Devetak, a été colonisée par des Kirepiens de Nihjovie à partir de 1474 et de l'union du Pesak au Kirep, et est aujourd'hui encore majoritairement orthodoxe et kirepophone. A l'Ouest, à l'intérieur des terres, entre Dolneni et Makarska s'étend le Pesak hellénique, peuplé en grande partie par les Helléno-pesakiens, une minorité grecque venue du reste de l'île et représentant presque 5% de la population de la province. Enfin, le reste de la province, dont la capitale Kalup, le "Valjevo pesakien", est peuplé par la population originelle de l'île, des Pesakiens suivant le rite catholique romain et utilisant l'alphabet latin.
Zezvénie
Capitale : Zelena
Population totale : 5 958 000 habitants
Composition ethnique : Pesakiens (93,81%), Kirepiens (3,27%), Meteniciens (2,94%)
Plus éloignée du pouvoir central kirepien et largement restée à l'écart de la colonisation kirepienne, la Zezvénie présente une majorité beaucoup plus écrasante de Pesakiens, les Kirepiens étant réduits à une portion congrue de 3% de la population totale, principalement des fonctionnaires et des représentants des services décentralisés de la monarchie. Zelena, sa capitale, est considérée, à l'instar de Pregrada pour les Vieux-Kirepiens, comme le foyer historique de la culture pesakienne, quoique cette question soit sujette à débat aujourd'hui, de nombreux historiens attribuant davantage ce statut à la vallée du Gostompritsvo.
Région historiquement rétive aux incursions kirepiennes, la Zezvénie est demeurée une principauté indépendant jusqu'au milieu du XVIème siècle, presque un siècle après le Valjevo, et est encore aujourd'hui fortement marquée par le régionalisme et une certaine méfiance vis-à-vis d'Ophrone.
Notons enfin la présence d'un peuplement minoritaire metenicien sur la côte Sud de la province, principalement centré autour du secteur de la pêche et du petit artisanat traditionnel, qui date du milieu du XXème siècle, lors de la guerre civile metenicienne.
Metenica
Capitale : Novöje
Population totale : 4 287 000 habitants
Composition ethnique :Meteniciens (92,87%), Kirepiens (4,47%), Pesakiens (2,66%)
Semi-enclavée au sein du Royaume de Turquanie avec lequel elle partage une culture commune -albanaise-, Metenica se distingue du reste du Royaume à bien des égards. Région la plus pauvre du Kirep, mais aussi la plus différenciée culturellement puisque la seule à ne pas être majoritairement peuplée de Slaves, mais d'Illyriens. Il s'agit également de la région réunie la plus tardivement au Royaume, en 1728, et de la principale région musulmane du pays, devant le Kardjali.
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Villes et transports
[center][img]https://i.imgur.com/dpqKtOs.png[/img][/center]
[center][url=https://i.imgur.com/555CSfm.png]Carte agrandie[/url][/center]
Le Kirep présente un taux d'urbanisation de 63%, urbains principalement répartis le long des littoraux et dans les plaines de Nihjovie. L'axe du Gostompritsvo et l'axe du littoral pesakien au Pesak sont les deux principales voies d'accès à la métropole kirepienne. Le Pesak est donc relativement bien connecté à Ophrone, ce qui n'est pas cependant le cas des régions meteniciennes, kardjaliennes et des extrémités orientales et septentrionales de la Zvezdanie.
[quote]1- Ophrone : 4 742 000 habitants
2- Kalup : 2 872 000 habitants
3- Pregrada : 2 224 000 habitants
4- Provjilski : 1 743 000 habitants
5- Vitocha : 1 248 000 habitants
6- Vinodolski : 1 087 000 habitants
7- Makarska : 1 023 000 habitants
8- Novöje : 941 000 habitants
9- Vuzvushen : 898 000 habitants
10- Zelena : 749 000 habitants
11- Sebranovic : 741 000 habitants
12- Devetak : 734 000 habitants
13- Ebrevac : 704 000 habitants
14- Sitnice : 681 000 habitants
15- Ithmek : 604 000 habitants
16- Novagrad : 597 000 habitants
17- Mionici : 542 000 habitants
18- Dolneni : 511 000 habitants
19- Koman : 428 000 habitants
20- Adzibegovo : 423 000 habitants
21- Dobromir : 407 000 habitants
22- Besenovo : 369 000 habitants
23- Nasseber : 267 000 habitants
24- Radusa : 201 000 habitants
25- Elenij : 184 000 habitants
26- Ljukovo : 162 000 habitants[/quote]
A) Géographie physique
Climat
Le Kirep connaît, pour la globalité de son territoire, un climat tempéré méditerranéen relativement clément, marqué, comme tout climat méditerranéen, par des étés secs et des averses automnales. Un climat continental est sensible, néanmoins, au-delà du massif de l'Ostar (notamment à Ebrevac), et montagnard d'influence méditerranéenne dans les monts Strakavoc. La Zvezdanie connaît des climats semi-continentaux d'influence méditerranéenne, avec des hivers doux et des vents peu violents de par sa situation de couloir entre les Strakavoc et l'Ostar.
3 exemples de relevés climaciques annuels :
Ophrone (Nihjovie orientale), climat méditerranéen abrité, précipitations relatives importantes et étés doux
[center][img]https://i.imgur.com/VGJcXI0.png[/img][/center]
Vitocha (Zvezdanie centrale), climat semi-continental, étés doux, hivers froids et secs
[center][img]https://i.imgur.com/VGRnAlW.png[/img][/center]
Kalup (Pesak), climat méditerranéen, étés chauds et secs, hivers doux, averses rares mais extrêmement violentes
[center][img]https://i.imgur.com/7kI4pPQ.png[/img][/center]
Relief et hydrographie
[center][img]https://i.imgur.com/SAti8fq.png[/img][/center]
[center][url=https://i.imgur.com/CIcyL7b.png]Carte agrandie[/url][/center]
Globalement, le Kirep ne comporte pas de reliefs exceptionnels, seulement des chaînes de montagne secondaires en comparaison d'autres pays de la région.
Le Kirep continental accueille deux principaux reliefs, les Monts Strakavoc, à quelques centaines de kilomètres à l'Est d'Ophrone, dont les sommets les plus importants n'atteignent pas 1500 mètres d'altitude, et qui ont longtemps été la limite entre le Kirep médiéval (actuelle Nihjovie) et les peuples étrangers. Historiquement, ils furent le premier obstacle naturel à l'expansion kirepienne, qui ne les brava qu'au XIIème siècle pour s'accaparer la Zvezdanie centrale. Un second relief, plus important, le massif de l'Ostar, accueille le point culminant du territoire kirepien, le pic Strasla (2998 mètres d'altitude), et constitue encore aujourd'hui un confin du Royaume. Si les Kirepiens furent un peuple de marins et de cultivateurs bien plus qu'un peuple de montagnards et de bergers, ils surent cependant exploiter les avantages de ces deux grands massifs, d'une part, la protection naturelle qu'ils offraient contre les envahisseurs, d'autre part, l'important réseau hydrographique qui en descend. Les grands fleuves de l'Istina, de la Bastin et de la Stranaja furent ainsi exploités dès le Moyen-Âge par les Kirepiens à des fins de navigation et d'irrigation.
Notons enfin, pour le Vieux-Kirep, la présence d'une frontière naturelle au sud-est du pays, l'estuaire de la Bastin, aussi dénommée par les Kirepiens la "petite mer kirepienne". Aux confins de la Kardjali et jusque très récemment sous exploité, ce territoire est depuis la chute du communisme en plein développement touristique.
Metenica ne comporte pas de grand relief, ni de fleuve majeur, notons néanmoins la présence du Pletern, qui, en dépit de sa longueur et de son débit relativement faible, est considérée comme l'épine dorsale de la province metenicienne, après avoir été asséchée par des ingénieurs kirepiens suite au rattachement de 1728.
Le Pesak comporte une frontière naturelle à l'Ouest, la chaîne des Snosto, qui représente en terme d'altitude le troisième ensemble montagneux kirepien après l'Ostar et les Strakavoc. Un fleuve important, le Gostompritsvo, s'écoule depuis cette chaîne et forme une vallée remarquablement encaissée entre les Snosto et les plateaux de Povratak. Cette situation de protection en a fait l'axe privilégié de colonisation de l'espace pour les Pesakiens, dès le VIIème siècle, puis plus tard pour les colons kirepiens, à partir du XVIème siècle.
B) Géographie humaine
Podelis
[center][img]https://i.imgur.com/4kNma8J.png[/img][/center]
[center][url=https://i.imgur.com/TylxkKv.png]Carte agrandie[/url][/center]
Le Kirep est découpé en 110 podelis qui fonctionnent selon trois statuts différents :
- Les préfectures, au nombre de 36, représentent les podelis les plus intégrés à l'administration kirepienne et gérés de façon extrêment centralisés. Leurs lois sont strictement les mêmes que celles votées par les deux chambres royales, et les libertés accordées aux représentants régionaux sont très limitées. Les préfectures représentent le plus souvent les villes centrales du pouvoir kirepien et les zones densément peuplées par des Vieux-Kirepiens, c'est-à-dire des zones au régionalisme assez faible.
- Les okrugs, au nombre de 47, représentent un statut intermédiaire entre la centralisation connue dans les préfecture et l'autonomie des districts autonomes. Ils possèdent des agences régionales consultatives, les "malasobas" (petites chambres, chambrettes) dont les représentants sont nommés par les maires et les dirigeants locaux. Une fois par mois, la malasoba de chaque okrug est réunie en présence d'un intendant royal afin qu'il les informe des décisions du pouvoir central et puisse écouter leurs demandes. La malasoba n'a pas de pouvoir législatif, aussi ne se réunit-elle jamais seule, mais peut lever des fonds afin d'entreprendre des actions locales dans les domaines de l'audiovisuel, des médias, de la culture, et ce sans l'aide du gouvernement central. Les okrugs sont pour la plupart des zones moyennement éloignées des lieux de pouvoir, peu régionalistes mais suffisamment particuliers pour se voir permettre une assemblée consultative.
- Les districts autonomes, au nombre de 27, sont les régions les plus isolées du pouvoir central et sont la plupart du temps peuplées presque entièrement par des minorités (Pesakiens, Kardjaliens et Meteniciens). Elles bénéficient d'une plus grande liberté d'action, et élisent tous les deux ans une assemblée autonome qui possède plusieurs prérogatives : vote des impôts locaux, défense des langues régionales, développement économique. Elles peuvent, fait unique dans l'appareil administratif kirepien, communiquer dans une des trois langues reconnues (Pesakien, Kardjalien ou Metenicien) pour leurs actes officiels, à condition qu'il existe également une retranscription en Kirepien.
[quote]
1- Préfecture d'Ophrone
2- Préfecture de Cap Isidore
3- Préfecture de Novajovic
4- Préfecture des Hauts d'Ophrone
5- Préfecture de Sebranovic
6- Préfecture d'Arjenevac
7- Préfecture de Nihjovie occidentale
8- Préfecture d'Osnobor
9- Préfecture de Kaljvograd
10- Préfecture de Stapric
11- Préfecture de Provjilski
12- Préfecture de Bobovik
13- Préfecture de Donja Feketic
14- Préfecture de Pregrada
15- Préfecture de la Stranaja maritime
16- Préfecture de Katarnovici
17- Préfecture de Jabukovik
18- Préfecture de Vinodolski
19- Okrug de Kraljevic-Sipulja
20- Okrug de la Stranaja centrale
21- Okrug d'Obolic
22- Préfecture des Monts de la Stranaja
23- Préfecture de Dobromir
24- Okrug d'Hizardzik
25- Okrug d'Izvarica
26- Okrug de Koman
27- Okrug de Zelenik
28- Préfecture de Mionici
29- Okrug des plaines de l'Ostovak
30- Okrug de l'Ostovak
31- Okrug de Sveticevo
32- Okrug du lac Nijebol
33- Okrug des Monts Strakavoc
34- Okrug de Rudnjik
35- Okrug d'Orljevici
36- Okrug de Kakurovici
37- Okrug d'Igniste
38- Okrug des Hauts-du-Nijebol
39- Okrug du Nijebol central
40- Okrug de Drenovac
41- Préfecture de Jelenac-Kosice
42- Préfecture du Nijebol maritime
43- Okrug de Toponica
44- Okrug de Lazarevac
45- Okrug de Kamendol
46- Okrug de Bustranje
47- Okrug de Glozan
48- Okrug de Leovici
49- Okrug de Vitocha
50- Préfecture de Mandelos
51- Okrug de Mramorski-Sarajinovac
52- Préfecture de Novagrad
53- Okrug de Nikolinci
54- District autonome des Dvorak
55- Okrug des Dvorak
56- Okrug de l'Istina
57- Okrug de Dumbijelic
58- District autonome de Suseoka
59- District autonome d'Eliotgrad
60- District autonome de Vuzvushen
61- District autonome de Dedinici
62- District autonome de l'Estuaire de la Bastin
63- Okrug d'Istina-Bastin
64- District autonome d'Ostrovotaci
65- Okrug de Novi Radosevac
66- Okrug de Suvi-Vitasi
67- District autonome d'Elenij
68- District autonome de Zunjevici
69- Okrug d'Usce-Trbusac
70- District autonome de Silkajovi
71- District autonome de Malo Krtok
72- District autonome d'Izvor
73- District autonome d'Ebrevac
74- Préfecture de Devetak
75- Préfecture de Gornja
76- Préfecture de Ribnik
77- Okrug de Sitnice
78- Préfecture de Feketic
79- Préfecture de Kalup
80- Préfecture de Fekitic-Halovo
81- Okrug de Makarska
82- Okrug de Kudres
83- Okrug de Jajcic
84- Préfecture de Besenovo
85- District autonome de Milina
86- Okrug d'Aleksinac
87- Okrug du Gostompritsvo
88- District autonome de Dolneni
89- District autonome des Snosto
90- District autonome de Plazic
91- District autonome de Radusa
92- District autonome de Beli-Desilovici
93- Préfecture d'Aznarici
94- Okrug de Ljukovo
95- Préfecture de Stajkovce
96- District autonome de Zelena
97- District autonome des côtes du Snosto
98- District autonome de Svabonic
99- Préfecture de Novöje
100- Préfecture d'Ithmek
101- Okrug de Dhüje
102- Okrug de Nasseber
103- Okrug d'Arislatuj
104- Okrug de Bojölve
105- Okrug d'Ibrahimosec
106- District autonome du Metenica oriental
107- District autonome d'Erisli
108- District autonome du Metenica occidental
109- District autonome d'Anarghüje
110- District autonome d'Oslomeï
[/quote]
Régions
Les 110 podelis kirepiens sont regroupés en 6 régions ("regijas"), qui sont la traduction approximative des provinces historiques kirepiennes. Le Vieux-Kirep compte trois régions (Nihjovie, Zvezdanie et Kardjali), le Pesak deux régions (Valjevo et Zezvénie), et Metenica forme la sixième région.
[center][img]https://i.imgur.com/kb20jrQ.png[/img][/center]
Nihjovie
Capitale : Pregrada
Population totale : 18 452 000 habitants
Composition ethnique : Kirepiens (88,19%), Germano-nihjoviens (5,27%), Pesakiens (4,15%), Meteniciens (1,24%), Kardjaliens (0,94%), Kirs (0,14%), Judéo-kirepiens (0,07%)
Région la plus peuplée du Royaume du Kirep et centre historique de la culture kirepienne, la Nihjovie concentre plusieurs des principales villes du pays, au premier rang desquelles Ophrone, la capitale. C'est cependant Pregrada qui est le siège de cette région, statut qui lui a été donné en 2022 lors du retour de la monarchie, en raison de sa longue histoire. C'est en effet Pregrada qui est considérée unanimement comme la capitale historique du Kirep, bien qu'elle n'en soit désormais plus que la troisième métropole, après Ophrone et Kalup.
La Nihjovie est purement kirepienne, très majoritairement orthodoxe, mais accueille une certaine diversité ethnique. Des populations germanophones et protestantes établies sur la façade Nord de la région aux XVIème et XVIIème siècle ont adopté l'alphabet cyrillique kirepien, tout en maintenant leurs us et coutumes, leur langue, leur religion et leur gastronomie. Meteniciens, Pesakiens et Kardjaliens ont également largement immigré vers Ophrone depuis les années 1990 et 2000, et la ville compte également une communauté juive relativement discrète et intégrée, les Judéo-Kirepiens.
D'un point de vue géographique, la Nihjovie est marquée par un relief très plat à l'Ouest, la plaine nihjovienne. Les Kirs, nomades romanophones implantés depuis 2000 ans au Kirep, y vivent sporadiquement. La plaine est parcourue de nombreux fleuves descendant les monts Strakavoc qui forment la limite historique de la province. Son vaste littoral en a fait, dans l'histoire, une importante façade commerciale de la région et la base des expéditions kirepiennes outre-mer. Elle est de bien loin la région la plus puissante démographiquement, économiquement et politiquement.
Zvezdanie
Capitale : Vitocha
Population totale : 4 421 000 habitants
Composition ethnique : Kirepiens (79,99%), Kardjaliens (17,88%), Kirs (2,13%)
Historiquement première région colonisée par les Kirepiens, des monts Strakavoc au massif de l'Ostar s'étend la Zvezdanie, région abritée et protégée naturellement par des massifs montagneux, au relief plat et bien irrigué. La Zvezdanie fut pendant des siècles le grenier à blé du Royaume du Kirep, et la base arrière de son ravitaillement, à travers des routes tracées dès le Moyen-Âge par les Kirepiens dans les monts Strakavoc pour relier Ophrone et Pregrada aux vastes cultures céréalières du centre du pays. Les confins de la Zvezdanie sont largement moins exploités, encore mal contrôlés par le pouvoir central et peuplés de minorités relativement calmes, mais demeurées à l'écart de la modernité, dont les Kirs et une importante communauté kardjalienne.
Kardjali
Capitale : Vuzvushen
Population totale : 2 739 000 habitants
Composition ethnique : Kardjaliens (67,45%), Kirepiens (25,01%), Pesakiens (7,54%)
Peu peuplée et périphérique, le Kardjali est la patrie des Kirepiens slaves musulmans, les Kardjaliens, ayant adopté le sunnisme au XIIème siècle tout en conservant l'essentiel des traits culturels kirepiens, dont l'alphabet cyrillique. Leur langue, le kardjalien, s'est néanmoins relativement distinguée au cours des siècles, tant et si bien qu'à l'instar du pesakien, les linguistes hésitent à la qualifier de dialecte ou de langue à part entière.
Largement colonisé par les Kirepiens au XVIIème siècle, le Kardjali est aujourd'hui une région duale, polarisée autour de l'estuaire de la Bastin, ou petite mer kirepienne. Au Sud, des cités largement multiethniques, dominées par une élite kirepienne et où de nombreux Pesakiens sont venus travailler durant les années gakistes, reléguant les Kardjaliens au Nord de la province, sur des terres relativement pauvres et mal maîtrisées. Vuzvushen, la capitale, est ainsi peuplée à 45% de Kirepiens, à 10% de Pesakiens et à 45% de Kardjaliens, ces derniers n'étant, depuis les années 2010, plus majoritaires dans leur propre capitale historique. Les zones les plus reculées du Kardjali sont, avec Metenica, les régions présentant le plus de difficultés économiques au Kirep.
Valjevo
Capitale : Kalup
Population totale : 9 375 000 habitants
Composition ethnique : Pesakiens (71,86%), Kirepiens (23,41%), Helléno-pesakiens (4,22%), Judéo-Kirepiens (0,51%)
Valjevo est souvent considérée comme la seconde grande région kirepienne. Elle l'est en effet de par sa puissance économique, sa population, et sa capitale, Kalup, seconde métropole du Royaume du Kirep. Valjevo forme la moitié Nord (quoiqu'un peu davantage) de la région historique du Pesak. Historiquement développée sur son vaste littoral et dans la vallée du Gostompritsvo, le plus long fleuve kirepien qui prend sa source au Sud, dans la chaîne des Snosto.
Valjevo est démographiquement et culturellement dominée par les Pesakiens, quoique divisée en trois ensembles nettement distincts. Au Nord, le Nouveau Kirep, centré autour de Devetak, a été colonisée par des Kirepiens de Nihjovie à partir de 1474 et de l'union du Pesak au Kirep, et est aujourd'hui encore majoritairement orthodoxe et kirepophone. A l'Ouest, à l'intérieur des terres, entre Dolneni et Makarska s'étend le Pesak hellénique, peuplé en grande partie par les Helléno-pesakiens, une minorité grecque venue du reste de l'île et représentant presque 5% de la population de la province. Enfin, le reste de la province, dont la capitale Kalup, le "Valjevo pesakien", est peuplé par la population originelle de l'île, des Pesakiens suivant le rite catholique romain et utilisant l'alphabet latin.
Zezvénie
Capitale : Zelena
Population totale : 5 958 000 habitants
Composition ethnique : Pesakiens (93,81%), Kirepiens (3,27%), Meteniciens (2,94%)
Plus éloignée du pouvoir central kirepien et largement restée à l'écart de la colonisation kirepienne, la Zezvénie présente une majorité beaucoup plus écrasante de Pesakiens, les Kirepiens étant réduits à une portion congrue de 3% de la population totale, principalement des fonctionnaires et des représentants des services décentralisés de la monarchie. Zelena, sa capitale, est considérée, à l'instar de Pregrada pour les Vieux-Kirepiens, comme le foyer historique de la culture pesakienne, quoique cette question soit sujette à débat aujourd'hui, de nombreux historiens attribuant davantage ce statut à la vallée du Gostompritsvo.
Région historiquement rétive aux incursions kirepiennes, la Zezvénie est demeurée une principauté indépendant jusqu'au milieu du XVIème siècle, presque un siècle après le Valjevo, et est encore aujourd'hui fortement marquée par le régionalisme et une certaine méfiance vis-à-vis d'Ophrone.
Notons enfin la présence d'un peuplement minoritaire metenicien sur la côte Sud de la province, principalement centré autour du secteur de la pêche et du petit artisanat traditionnel, qui date du milieu du XXème siècle, lors de la guerre civile metenicienne.
Metenica
Capitale : Novöje
Population totale : 4 287 000 habitants
Composition ethnique :Meteniciens (92,87%), Kirepiens (4,47%), Pesakiens (2,66%)
Semi-enclavée au sein du Royaume de Turquanie avec lequel elle partage une culture commune -albanaise-, Metenica se distingue du reste du Royaume à bien des égards. Région la plus pauvre du Kirep, mais aussi la plus différenciée culturellement puisque la seule à ne pas être majoritairement peuplée de Slaves, mais d'Illyriens. Il s'agit également de la région réunie la plus tardivement au Royaume, en 1728, et de la principale région musulmane du pays, devant le Kardjali.
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Villes et transports
[center][img]https://i.imgur.com/dpqKtOs.png[/img][/center]
[center][url=https://i.imgur.com/555CSfm.png]Carte agrandie[/url][/center]
Le Kirep présente un taux d'urbanisation de 63%, urbains principalement répartis le long des littoraux et dans les plaines de Nihjovie. L'axe du Gostompritsvo et l'axe du littoral pesakien au Pesak sont les deux principales voies d'accès à la métropole kirepienne. Le Pesak est donc relativement bien connecté à Ophrone, ce qui n'est pas cependant le cas des régions meteniciennes, kardjaliennes et des extrémités orientales et septentrionales de la Zvezdanie.
[quote]1- Ophrone : 4 742 000 habitants
2- Kalup : 2 872 000 habitants
3- Pregrada : 2 224 000 habitants
4- Provjilski : 1 743 000 habitants
5- Vitocha : 1 248 000 habitants
6- Vinodolski : 1 087 000 habitants
7- Makarska : 1 023 000 habitants
8- Novöje : 941 000 habitants
9- Vuzvushen : 898 000 habitants
10- Zelena : 749 000 habitants
11- Sebranovic : 741 000 habitants
12- Devetak : 734 000 habitants
13- Ebrevac : 704 000 habitants
14- Sitnice : 681 000 habitants
15- Ithmek : 604 000 habitants
16- Novagrad : 597 000 habitants
17- Mionici : 542 000 habitants
18- Dolneni : 511 000 habitants
19- Koman : 428 000 habitants
20- Adzibegovo : 423 000 habitants
21- Dobromir : 407 000 habitants
22- Besenovo : 369 000 habitants
23- Nasseber : 267 000 habitants
24- Radusa : 201 000 habitants
25- Elenij : 184 000 habitants
26- Ljukovo : 162 000 habitants[/quote]
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Vliduj Gak
III) Démographie
A) Ethnies
Répartition ethnico-religieuse
[center][img]https://i.imgur.com/Cct8SNB.png[/img][/center]
[center][url=https://i.imgur.com/5r3gmIg.png]Carte agrandie[/url][/center]
Les huit ethnies kirepiennes se répartissent comme suit, formant une population totale de 45 234 278 habitants (recensement 2036).
Kirepiens : 23 075 560 habitants ==> 51,02%
Pesakiens : 13 412 635 habitants ==> 29,65%
Meteniciens : 4 385 304 habitants ==> 9,69%
Kardjaliens : 2 812 222 habitants ==> 6,22%
Germano-nihjoviens : 972 420 habitants ==> 2,14%
Helléno-pesakiens : 395 625 habitants ==> 0,88%
Kirs : 120 000 habitants ==> 0,27%
Judéo-kirepiens : 60 512 habitants ==> 0,13%
Chacune des huit communautés possède un drapeau et une culture propres, culture néanmoins conditionnée par l'appartenance globale au Royaume du Kirep. Parmi ces huit communautés, seules quatre sont reconnues à l'échelle nationale, les Kirepiens, les Pesakiens, les Meteniciens et les Kardaliens, qui forment d'après la Constitution de 2022 "les quatre branches de la nation kirepienne" et ont leur langue reconnue.
[center]Kirepiens, "Vieux-Kirepiens"
[img]https://i.imgur.com/fAuwwI9.png[/img][/center]
L'appellation de Kirepien étant sujette à confusion avec la nationalité globale du Royaume du Kirep, les analystes préfèrent aujourd'hui les appellations de "Vieux-Kirepiens", "Kirepiens de Nihjovie", "Nihjoviens" -ou encore "Kirepiens continentaux" pour la littérature et la presse pesakiennes notamment-. Ils sont l'ethnie dominante du Royaume, sur un plan historique, économique, démographique et politique, et ont toujours été le peuple le plus imposant de la région. Traditionnellement orthodoxes, les Vieux-Kirepiens sont cependant devenus, à la faveur du gakisme qui s'est imposé chez eux plus que chez n'importe quel autre peuple du royaume, largement irreligieux. Les revendications identitaires kirepiennes sont cependant toujours vivaces, qu'il s'agisse de l'emploi de l'alphabet cyrillique, de la prédominance d'Ophrone sur toutes les autres villes kirepiennes, ou encore de l'emploi du kirepien comme seule langue officielle du Royaume.
[center]Pesakiens
[img]https://i.imgur.com/ak5KPHw.png[/img][/center]
Seconde ethnie du Kirep, les Pesakiens professent la religion catholique, écrivent au moyen de l'alphabet latin et parlent une langue sensiblement différente, quoiqu'apparentée, au kirepien. Kalup est la capitale des Pesakiens qui sont majoritaires dans les provinces de Valjevo et de Zezvénie, mais une diaspora pesakienne s'est formée ces dernières années, au Kardjali, à Metenica et en Nihjovie, profitant des efforts d'intégration que le Royaume du Kirep met en place à leur égard.
[center]Meteniciens
[img]https://i.imgur.com/sfRm2mc.png[/img][/center]
Illyriens musulmans rattachés au Royaume du Kirep en 1728, puis devenus indépendants sous la forme d'une principauté en 1888. Largement déficitaire et impopulaire, ce régime a fini par être précipité dans une guerre civile entre communistes, monarchistes et nationalistes de 1948 à 1964, jusqu'à la victoire finale des communistes. De 1971 à 1994, la République Populaire de Metenica a vécu à l'ombre des communistes kirepiens, avant d'être rattachée à la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep sur le papier en 1994, régime dont elle était déjà largement tributaire depuis vingt ans.
[center]Kardjaliens
[img]https://i.imgur.com/CpSxhhg.png[/img][/center]
Slaves islamisés et essentiellement ruraux, relativement pauvres et devenus minoritaires dans nombre de leurs cités historiques suite à la poussée démographique kirepienne principalement, mais également pesakienne. Ecrasés tant en nombre qu'en puissance par leurs voisins vieux-kirepiens, les Kardjaliens ont émigré en masse vers des provinces plus riches du Kirep.
[center]Germano-nihjoviens
[img]https://i.imgur.com/OD08Wwc.png[/img][/center]
Colons allemands dytoliens établis entre 1632 et 1728 sur la côte Nord de Nihjovie, ayant adopté l'alphabet cyrillique mais conservé leur langue et leur religion luthérienne. Ils forment, tout comme les Judéo-Kirepiens, une minorité qui, ayant souffert des discriminations et du manque de reconnaissance politique durant plusieurs siècles, a compensé ces tares par un essor commercial impressionnant, constituant une véritable élite économique de la Nihjovie septentrionale.
[center]Helléno-pesakiens
[img]https://i.imgur.com/aO2pBC0.png[/img][/center]
Minorité héllenophone du Pesak dont on ne sait pas bien si elle a immigré au Pesak, ou bien si elle a été progressivement asservie et assimilée au Grand-Duché du Pesak durant le Moyen-Âge. Seule population orthodoxe du Kirep en dehors des Vieux-Kirepiens et des Kirs, les Helléno-pesakiens suivent néanmoins une branche orthodoxe différente, l'Eglise orthodoxe arcadienne. Ils ont abandonné depuis plusieurs siècles leur alphabet au profit de l'alphabet latin transmis par les Pesakiens, et certains tendent à adopter l'alphabet cyrillique, depuis le retour du Royaume du Kirep.
[center]Kirs
[img]https://i.imgur.com/KHeiWKV.png[/img][/center]
Population nomade, de loin la plus pauvre du Kirep, bien qu'une des plus anciennes. Leur langage, le kir, est un dialecte roman lié à ceux parlés en Turquanie. Les Kirs pratiquent, comme les Kirepiens, le rite orthodoxe de Pregrada.
[center]Judéo-Kirepiens
[img]https://i.imgur.com/6oUtbf7.png[/img][/center]
Les 60 000 juifs kirepiens, ou Judéo-Kirepiens, se concentrent principalement autour des centres commerciaux littoraux, particulièrement Ophrone, Kalup et Devetak. Historiquement liés à la colonisation kirepienne du Pesak du Nord, ils forment aujourd'hui une élite commerciale non négligeable qui se remet des répressions du régime gakiste qui doutait de leur fidélité à la Nation.
B) Religions
Répartition religieuse
[center][img]https://i.imgur.com/ADZT7SH.png[/img][/center]
Christianisme ==> 83,96%
---- Orthodoxie ==> 52,17% (Eglise orthodoxe kirepienne : 51,29% / Eglise orthodoxe arcadienne : 0,88%)
---- Catholicisme romain ==> 29,65%
---- Protestantisme (luthérianisme) ==> 2,14%
Islam sunnite ==> 15,91%
Judaïsme ==> 0,13%
----
Le multiconfessionnalisme
Le Kirep est un état multiconfessionnel, ce qui signifie qu'il ne reconnaît pas une, mais plusieurs religions officielles. Les religions officielles du Royaume du Kirep sont l'Eglise orthodoxe kirepienne, l'Eglise catholique romaine, l'Islam sunnite. Le protestantisme luthérien des Germano-nihjoviens, l'Eglise orthodoxe arcadienne suivie par les Helléno-Pesakiens et le Judaïsme ne sont pas reconnus officiellement. Les membres des trois religions reconnues élisent -la religion figure sur la carte d'identité-, proportionnellement à leur importance démographique, des représentants ecclésiastiques qui siègent au sein d'un Conseil des confessions, dirigé par le Patriarche du Kirep -orthodoxe, représentant le plus haut placé du culte majoritaire-. Le Conseil des confessions est chargé de veiller au respect des cultes, de planifier les jours fériés -y compris profanes-, de gérer les relations et les tensions interreligieuses et d'oeuvrer à une bonne entente entre les trois cultes kirepiens.
Eglise orthodoxe kirepienne (ou Patriarcat kirepien, ou Patriarcat de Pregrada)
Représentant : Borislav IV (Patriarche kirepien, Archevêque de Pregrada)
[center][img]https://i.imgur.com/meWqs35.png[/img][/center]
Eglise catholique romaine au Kirep
Représentant : Monseigneur Marko Novjac (archevêque de Kalup)
[center][img]https://i.imgur.com/u4Ya8iK.png[/img][/center]
Conseil central des Musulmans du Royaume du Kirep
Représentant : Ibrahim Dhüje (recteur de la Mosquée de Novöje)
[center]Pas d'organisation territoriale
[/center]
C) Population
Population totale : 45 234 278 habitants (21 941 363 hommes et 23 274 043 femmes)
Accroissement naturel : +1,26%
Indice de fécondité : 3,12 enfants par femme
Taux de natalité : 23,98 pour mille
Taux de mortalité : 11,36 pour mille
Taux de mortalité infantile : 2,54 pour mille
Espérance de vie à la naissance : 67,34 ans
Âge médian : 31,24 ans
Données socio-économiques :
Alphabétisation : 94,24%
Taux de chômage : 5,4%
Taux de population vivant sous le seuil de pauvreté : 15,24%
Taux de suicide : 47,28 pour 100 000
Taux d'homicides : 1,84 pour 100 000
Médecins : 2,12 pour 1 000 habitants
----
[center][img]https://i.imgur.com/tlIVz7K.png[/img][/center]
A) Ethnies
Répartition ethnico-religieuse
[center][img]https://i.imgur.com/Cct8SNB.png[/img][/center]
[center][url=https://i.imgur.com/5r3gmIg.png]Carte agrandie[/url][/center]
Les huit ethnies kirepiennes se répartissent comme suit, formant une population totale de 45 234 278 habitants (recensement 2036).
Kirepiens : 23 075 560 habitants ==> 51,02%
Pesakiens : 13 412 635 habitants ==> 29,65%
Meteniciens : 4 385 304 habitants ==> 9,69%
Kardjaliens : 2 812 222 habitants ==> 6,22%
Germano-nihjoviens : 972 420 habitants ==> 2,14%
Helléno-pesakiens : 395 625 habitants ==> 0,88%
Kirs : 120 000 habitants ==> 0,27%
Judéo-kirepiens : 60 512 habitants ==> 0,13%
Chacune des huit communautés possède un drapeau et une culture propres, culture néanmoins conditionnée par l'appartenance globale au Royaume du Kirep. Parmi ces huit communautés, seules quatre sont reconnues à l'échelle nationale, les Kirepiens, les Pesakiens, les Meteniciens et les Kardaliens, qui forment d'après la Constitution de 2022 "les quatre branches de la nation kirepienne" et ont leur langue reconnue.
[center]Kirepiens, "Vieux-Kirepiens"
[img]https://i.imgur.com/fAuwwI9.png[/img][/center]
L'appellation de Kirepien étant sujette à confusion avec la nationalité globale du Royaume du Kirep, les analystes préfèrent aujourd'hui les appellations de "Vieux-Kirepiens", "Kirepiens de Nihjovie", "Nihjoviens" -ou encore "Kirepiens continentaux" pour la littérature et la presse pesakiennes notamment-. Ils sont l'ethnie dominante du Royaume, sur un plan historique, économique, démographique et politique, et ont toujours été le peuple le plus imposant de la région. Traditionnellement orthodoxes, les Vieux-Kirepiens sont cependant devenus, à la faveur du gakisme qui s'est imposé chez eux plus que chez n'importe quel autre peuple du royaume, largement irreligieux. Les revendications identitaires kirepiennes sont cependant toujours vivaces, qu'il s'agisse de l'emploi de l'alphabet cyrillique, de la prédominance d'Ophrone sur toutes les autres villes kirepiennes, ou encore de l'emploi du kirepien comme seule langue officielle du Royaume.
[center]Pesakiens
[img]https://i.imgur.com/ak5KPHw.png[/img][/center]
Seconde ethnie du Kirep, les Pesakiens professent la religion catholique, écrivent au moyen de l'alphabet latin et parlent une langue sensiblement différente, quoiqu'apparentée, au kirepien. Kalup est la capitale des Pesakiens qui sont majoritaires dans les provinces de Valjevo et de Zezvénie, mais une diaspora pesakienne s'est formée ces dernières années, au Kardjali, à Metenica et en Nihjovie, profitant des efforts d'intégration que le Royaume du Kirep met en place à leur égard.
[center]Meteniciens
[img]https://i.imgur.com/sfRm2mc.png[/img][/center]
Illyriens musulmans rattachés au Royaume du Kirep en 1728, puis devenus indépendants sous la forme d'une principauté en 1888. Largement déficitaire et impopulaire, ce régime a fini par être précipité dans une guerre civile entre communistes, monarchistes et nationalistes de 1948 à 1964, jusqu'à la victoire finale des communistes. De 1971 à 1994, la République Populaire de Metenica a vécu à l'ombre des communistes kirepiens, avant d'être rattachée à la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep sur le papier en 1994, régime dont elle était déjà largement tributaire depuis vingt ans.
[center]Kardjaliens
[img]https://i.imgur.com/CpSxhhg.png[/img][/center]
Slaves islamisés et essentiellement ruraux, relativement pauvres et devenus minoritaires dans nombre de leurs cités historiques suite à la poussée démographique kirepienne principalement, mais également pesakienne. Ecrasés tant en nombre qu'en puissance par leurs voisins vieux-kirepiens, les Kardjaliens ont émigré en masse vers des provinces plus riches du Kirep.
[center]Germano-nihjoviens
[img]https://i.imgur.com/OD08Wwc.png[/img][/center]
Colons allemands dytoliens établis entre 1632 et 1728 sur la côte Nord de Nihjovie, ayant adopté l'alphabet cyrillique mais conservé leur langue et leur religion luthérienne. Ils forment, tout comme les Judéo-Kirepiens, une minorité qui, ayant souffert des discriminations et du manque de reconnaissance politique durant plusieurs siècles, a compensé ces tares par un essor commercial impressionnant, constituant une véritable élite économique de la Nihjovie septentrionale.
[center]Helléno-pesakiens
[img]https://i.imgur.com/aO2pBC0.png[/img][/center]
Minorité héllenophone du Pesak dont on ne sait pas bien si elle a immigré au Pesak, ou bien si elle a été progressivement asservie et assimilée au Grand-Duché du Pesak durant le Moyen-Âge. Seule population orthodoxe du Kirep en dehors des Vieux-Kirepiens et des Kirs, les Helléno-pesakiens suivent néanmoins une branche orthodoxe différente, l'Eglise orthodoxe arcadienne. Ils ont abandonné depuis plusieurs siècles leur alphabet au profit de l'alphabet latin transmis par les Pesakiens, et certains tendent à adopter l'alphabet cyrillique, depuis le retour du Royaume du Kirep.
[center]Kirs
[img]https://i.imgur.com/KHeiWKV.png[/img][/center]
Population nomade, de loin la plus pauvre du Kirep, bien qu'une des plus anciennes. Leur langage, le kir, est un dialecte roman lié à ceux parlés en Turquanie. Les Kirs pratiquent, comme les Kirepiens, le rite orthodoxe de Pregrada.
[center]Judéo-Kirepiens
[img]https://i.imgur.com/6oUtbf7.png[/img][/center]
Les 60 000 juifs kirepiens, ou Judéo-Kirepiens, se concentrent principalement autour des centres commerciaux littoraux, particulièrement Ophrone, Kalup et Devetak. Historiquement liés à la colonisation kirepienne du Pesak du Nord, ils forment aujourd'hui une élite commerciale non négligeable qui se remet des répressions du régime gakiste qui doutait de leur fidélité à la Nation.
B) Religions
Répartition religieuse
[center][img]https://i.imgur.com/ADZT7SH.png[/img][/center]
Christianisme ==> 83,96%
---- Orthodoxie ==> 52,17% (Eglise orthodoxe kirepienne : 51,29% / Eglise orthodoxe arcadienne : 0,88%)
---- Catholicisme romain ==> 29,65%
---- Protestantisme (luthérianisme) ==> 2,14%
Islam sunnite ==> 15,91%
Judaïsme ==> 0,13%
----
Le multiconfessionnalisme
Le Kirep est un état multiconfessionnel, ce qui signifie qu'il ne reconnaît pas une, mais plusieurs religions officielles. Les religions officielles du Royaume du Kirep sont l'Eglise orthodoxe kirepienne, l'Eglise catholique romaine, l'Islam sunnite. Le protestantisme luthérien des Germano-nihjoviens, l'Eglise orthodoxe arcadienne suivie par les Helléno-Pesakiens et le Judaïsme ne sont pas reconnus officiellement. Les membres des trois religions reconnues élisent -la religion figure sur la carte d'identité-, proportionnellement à leur importance démographique, des représentants ecclésiastiques qui siègent au sein d'un Conseil des confessions, dirigé par le Patriarche du Kirep -orthodoxe, représentant le plus haut placé du culte majoritaire-. Le Conseil des confessions est chargé de veiller au respect des cultes, de planifier les jours fériés -y compris profanes-, de gérer les relations et les tensions interreligieuses et d'oeuvrer à une bonne entente entre les trois cultes kirepiens.
Eglise orthodoxe kirepienne (ou Patriarcat kirepien, ou Patriarcat de Pregrada)
Représentant : Borislav IV (Patriarche kirepien, Archevêque de Pregrada)
[center][img]https://i.imgur.com/meWqs35.png[/img][/center]
Eglise catholique romaine au Kirep
Représentant : Monseigneur Marko Novjac (archevêque de Kalup)
[center][img]https://i.imgur.com/u4Ya8iK.png[/img][/center]
Conseil central des Musulmans du Royaume du Kirep
Représentant : Ibrahim Dhüje (recteur de la Mosquée de Novöje)
[center]Pas d'organisation territoriale
[/center]
C) Population
Population totale : 45 234 278 habitants (21 941 363 hommes et 23 274 043 femmes)
Accroissement naturel : +1,26%
Indice de fécondité : 3,12 enfants par femme
Taux de natalité : 23,98 pour mille
Taux de mortalité : 11,36 pour mille
Taux de mortalité infantile : 2,54 pour mille
Espérance de vie à la naissance : 67,34 ans
Âge médian : 31,24 ans
Données socio-économiques :
Alphabétisation : 94,24%
Taux de chômage : 5,4%
Taux de population vivant sous le seuil de pauvreté : 15,24%
Taux de suicide : 47,28 pour 100 000
Taux d'homicides : 1,84 pour 100 000
Médecins : 2,12 pour 1 000 habitants
----
[center][img]https://i.imgur.com/tlIVz7K.png[/img][/center]
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Vliduj Gak
IV) Histoire
A) Antiquité (3200 av. J-C. - 854 ap. J-C.)
Les origines (3200-1400 av JC)
Les premières tribus slaves seraient arrivés en Nihjovie en 3200 av JC. Leur développement rapide favorise l'agriculture dans la région, particulièrement fertile et riche en terres arables. La ville de Mauzk, aujourd'hui Pregrada aurait d'abord été un petit village nommé Mazkit, fondé aux alentours de 2800 avant JC, qui prendra de l'ampleur avec le temps. On estime la population totale dans la vallée à 20 000 personnes en 3000 av JC, à 70 000 en 2800 av JC (dont 500 à Mazkit), et à 130 000 en 2700 av JC, dont 20 000 à Mazkit. La ville de Mazkit est une des premières grandes métropoles de la région arcadienne, et peut être même de tout le continent. Entourée de toute part de terres fertiles et cultivées de facon novatrice pour l'époque, irrigées par le Stranaja, la cité connaît la prospérité et initie la tradition agricole et la culture céréalière de la région qui perdure encore, 4000 ans après, le grenier à blé de la région.
Les peuplades mazkites parlaient vraisemblablement une langue protoslave mêlée d'influences diverses, romanes et grecques principalement, avant de la troquer contre un embryon de ce qui allait devenir le Kirepien aux alentours des débuts de l'ère chrétienne. Le système économique de la région ressemblait assez au collectivisme primitif, mêlé cependant de certains éléments d'individualisme.
La première entité politique fut créé en 2250 environ, sous le nom de Kram Maz (la communauté des Maz). Elle fut un exemple inédit d'organisation dans une société encore primitive. La hiérarchie qui régissait la ville est un modèle dans le genre. Tout en haut de l'échelle sociale se manifestait un conseil des sages, lui même situé au dessus de nombreux conseils, chacun étant plutôt une corporation de métiers : agriculteurs, forgeurs, puiseurs, porteurs.
Le reste du pays, lorsque la vallée de Mazkit s'épanouissait, était encore à ses premeirs pas : des populations troglodytes éparses habitaient sur les côtes, vivant d'une pêche rudimentaire.
Mais la civilisation Mazkite fut victime d'une catastrophe climatique, ce qu'on retrouve dans les inscriptions des murs de Mazkit sous le nom de Bloz Grertim (Colère des esprits) : un refroidissement important dispersa les populations et sonna le glas de la prospère civilisation mazkite, construite en plus d'un millénaire, en seulement 5 années.
Le chaos et le royaume d'Etkar (1400 - 1000 av JC)
Les populations mazkites furent forcées de se disperser dans les plaines aux alentours de leur métropole d'origine. La population de Mauzk est brusquement, suite à la catastrophe du Bloz Grertim, de 45 000 habitants à seulement 5 000 habitants. Les premiers comptoirs sont installés à Oron (future Ophrone), Kam (Provjilski) et Stup (future Vinodolski) aux alentours de 1700 av JC. Le long de la côte, après la catastrophe passée, la prospérité revient lentement. Les colons reproduisent, en compagnie des populations troglodytes, le système collectiviste hiérarchisé est restauré avec de nombreuses modifications.
Aux alentours de 1500 av JC, les différentes communautés reprennent contact avec les mazkites, restés dans la région et qui retrouvent une ère de prospérité. Les communautés -Kram- commencent à s'unifier et à se fédérer. En 1400 apparait le royaume d'Etkar (étymologiquement par déformation, royaume des Kram, royaume des communautés). Il est le premier état de la région à se doter dès les années 1300 d'une armée organisée qui lui permet de gagner une influence certaine dans la région.
[center][img]https://i.imgur.com/dH7aCJC.png[/img]
Céramique etkarienne (fin du deuxième millénaire avant notre ère)[/center]
Division et réunification (1000 - 350 av JC)
Le royaume d'Etkar sera mysterieusement divisé en de nombreux domaines en 1000 av JC, vraisemblablement du fait d'un héritage malencontreux. La division du royaume en plusieurs états rivaux et hostiles fait baisser l'influence de l'Etkar dans la région, sans pour autant sonner le glas de la civilisation etkarienne. Les grands ensembles de communauté sont réduits, mais pas détruits. Il convient cependant de noter durant la période de faiblesse de la région l'usage des premiers vaisseaux maritimes. La tradition maritime millénaire du Kirep vient de naître. Des pêcheurs d'Ophrone accostent à Caru, sans pour autant y rester du fait de la pauvreté de l'île, puis fondent un premier village de commerce au nord de Charmi, dans les îles des Sand.
Le royaume d'Ophrone (350 av JC - 854 ap JC)
Cependant, le dynamisme économique de la région orientale du pays, et notamment de la ville d'Ophrone : la ville dépasse le demi-million d'habitants en 300 av JC. Est fondé à ce moment là un nouveau royaume, qui, sans guerre, par influence économique, acquierra à nouveau l'intégralité du territoire etkarien, appellé aujourd'hui "Vieux Kirep", ou abusivement Nihjovie. Le royaume se dotera pour la première fois d'une armée de conscrits, et imposera une première forme de levée en masse qui jouera un grand rôle dans sa pérennité. Un royaume s'opposera cependant à son extension : l'empire de Chirvan, aujourd'hui Trek, à l'ouest du pays. La guerre durera de 122 à 198 ap JC. La victoire des ophronais sur les chirvanais, au bout d'une guerre essoufflante de 76 ans , signera la naissance du Kirep.
L'avancée technologique du royaume d'Ophrone sur ses voisins, notamment sur les premières cités-état proto-pesakiennes situées à proximité de l'actuelle Kalup, lui permettra d'accroitre son influence. La flotte ophronaise est réputée invincible dans la région. Elle adopte une tactique très impérialiste et influente dans la région, ce qui mène à de nombreux conflits. La victoire de Charmi détruira complètement la flotte des cités pesakiennes liguées par le pacte de Grovolnenic en 373, mais l'armée de terre ophronaise ne permettait pas l'invasion du pays, les capacités de débarquement étant encore faibles.
En 678 après JC, enfin, la seconde guerre kiro-pesakienne est déclarée. Elle permet à l'Ophrone de faire preuve de sa puissance maritime écrasante : le premier débarquement massif a eu lieu. 50 000 hommes sont débarqués à Charmi, principale cité de la coalition pesakienne, à 32km au sud de Kalup. La flotte kirepienne concoit alors des vaisseaux de taille impressionnante pour l'époque : mais les pesakiens mènent une résistance acharnée. Une guerre interminable s'engage, l'infanterie des ophronais n'étant pas adaptée aux combats de brousse, et défaits à Sitisne en 681, dans la vallée du Gostompritsvo, pris aux pièges d'un défilé montagneux. C'est le début des combats irréguliers, voire de "guerilla". Certaines cités-états pesakiennes se placent sous la protection de l'Union d'Ophrone, mais la plus grande part du Pesak demeure indépendant.
En 854, une crise dynastique ébranle le royaume. Le prince Sabon, héritier, est contesté par son frère Vlokor. Il fait massacrer tous les siens, la cour, les courtisans. La capitale est déplacée à Pregrada, une stagnation économique inédite s'engage, tandis que les différentes factions de l'armée prennent une place inédite dans la société : le royaume d'ophrone disparaît au profit de luttes intestines.
[center][img]https://i.imgur.com/hphyJ69.png[/img][/center]
[center]Extension du Royaume d'Ophrone et principaux affrontements du premier millénaire[/center]
B) De la principauté d'Ophrone au Royaume du Kirep (854 - 1474)
L'âge sombre (854-1168)
A la fin du IXème siècle, la Nihjovie se retrouve divisée par des luttes intestines et plusieurs roitelets émergent, dont la plupart ne règneront que peu de temps, l'espace kirepien de l'époque se désorganisant et se réorganisant extrêmement rapidement, tant et si bien qu'il est quasiment impossible pour les historiens d'avoir une idée précise des forces en présence à un quart de siècle d'intervalle. On dénombre ainsi jusqu'à environ 500 entités politiques différentes -Cités-états, républiques, duchés, baronnies, comtés, royaumes et même tsarats autoproclamés-, d'après les estimations. Ces entités éphémères ne battent la plupart du temps pas leur monnaie, et n'ont pas le temps ni le loisir, dans un contexte de guerre civile larvée et permanente, de mettre en place une administration efficace pour assurer leurs fonctions régaliennes. Des pièces vieilles de plusieurs siècles circulent vraisemblablement encore à cette époque, mêlées à des bijoux, du troc, du laiton battu de mauvaise qualité. Le système économique kirepien de l'époque est en plein déclin.
Cependant, certaines entités finissent par émerger, et on les retrouve à des intervalles réguliers dans les rares chroniques que cette époque nous a sauvegardées, nous permettant d'avancer l'hypothèse qu'elles ont eu une vie et un destin bien plus long que leurs voisines moins organisées. Notons le comté de Pregrada, l'Archevêché de Sebranovic -état gouverné par des religieux constitués quasiment en ordre militaire-, et la principauté d'Ophrone. Cette dernière est demeurée dans l'historiographie officielle kirepienne, que ce soit sous le socialisme ou sous la monarchie, comme l'héritier de l'Etat kirepien antique et la fondation de l'Etat kirepien moderne. La principauté d'Ophrone a vraisemblablement émergé au début du Xème siècle à la suite d'une révolte de paysans contre une puissance étrangère alors maîtresse de la ville, révolte appuyée par des nobles locaux qui parvinrent à se constituer en famille régnante après la reprise en main de la cité.
La dynastie, régnante au Kirep jusqu'en 1578 sous le nom de Borides a, d'après une chronique qui est demeurée, couronné son premier prince en 947 à Ophrone, nommé Boris Ier. Il s'agit vraisemblablement, d'après les camps militaires retrouvés à quelques kilomètres d'Ophrone au XXème siècle d'une des premières entités politiques de l'époque à avoir mis sur pied une armée régulière et permanente afin de protéger ses routes commerciales. Le port d'Ophrone connaît une nouvelle extension à partir du XIème siècle, et la principauté possédait probablement également une marine professionnelle, ainsi que d'autres prérogatives qui allaient lui assurer la prééminence sur la région : contrôle de la monnaie, suppression des ordres militaires religieux et mise sous tutelle du clergé, levée d'impôts, et rédaction de chroniques officielles tenues par des scribes du prince, entre autres.
A partir du XIIème siècle, ces chroniques commençent à troquer le terme de "principauté d'Ophrone" pour celui de "principauté kirepienne" ou "principauté du Kirep", appellation qui deviendra exclusive à partir de la moitié du siècle. En 1168, un conflit d'héritage avec le comté de Pregrada, d'après les chroniques le seul Etat susceptible de rivaliser avec les princes du Kirep dans la région, se solde par une victoire kirepienne décisive : l'ensemble du Kirep tombe entre les mains de Boris VII, vingt-et-unième prince du Kirep depuis 947.
L'essor de la principauté du Kirep (1168-1474)
Devenue maîtresse de l'ensemble de la Nihjovie après plus de trois siècles de divisions, la principauté du Kirep devient au XIIIème siècle une puissance régionale incontestable, tant sur terre que sur mer. En 1204, un impôt exceptionnel est levé par le prince sur ses sujets, permettant la construction en deux ans de 20 vaisseaux de guerre et la lancée d'expéditions sur les côtes pesakiennes. Le Pesak est alors divisé entre un Grand-Duché depuis le milieu du XIème siècle, et centré sur l'actuelle Kalup, et plusieurs républiques marchandes aux allégeances incertaines, davantage soucieuses de protéger leurs routes commerciales que de leur indépendance. Le Kirep a pu user de la méfiance de ces diverses républiques vis-à-vis du Grand-Duché pour les placer progressivement sous un régime de protection, tant et si bien qu'à la fin du XIVème siècle, ce sont, d'après les actes officiels, 27 républiques pesakiennes -dont la population n'excède pas 20 000 habitants- qui reconnaissent la principauté du Kirep comme leur unique suzerain. La supériorité maritime établie par les Kirepiens et les difficultés rencontrées par les Pesakiens face aux Héllènes dont la poussée se fait sentir à l'intérieur de l'île assure à Ophrone une nouvelle ère de prospérité dans la région.
Parallèlement à cet influence grandissante au Pesak, le prince du Kirep décide d'une autre politique qui aura, elle aussi, des conséquences radicales sur l'histoire du pays : le franchissement des monts Strakavoc et la colonisation de la Zvezdanie. Vraisemblablement en phase de croissance démographique, la principauté voit alors dans les vastes plaines zvezdanes une opportunité évidente d'expansion, plaines alors peuplées majoritairement par des nomades kirs organisés en tribus qu'il fut facile, pour un Etat fort, d'assujettir. On estime qu'à l'orée du XVème siècle, ainsi, la principauté du Kirep contrôle la plus grande part de la Zvezdanie jusqu'aux pieds du massif de l'Ostar, et jusqu'à l'embouchure de la Bastin.
Finalement, devenu l'homme fort du Pesak aux détriments des locaux, la principauté du Kirep parvint, encore une fois par diplomatie, à forcer l'histoire, à travers ce qui est reconnu comme l'acte fondateur de la nation kirepienne : le 18 mars 1474, le mariage royal entre Tomislav Ier, prince du Kirep et Jelena, seule héritière du Grand-Duché du Pesak, assurant à leur aîné à naître la gouvernance des deux ensembles. A la mort de son père en 1498, Brodomir II devient ainsi le premier roi du Kirep unissant l'intégralité des provinces actuelles du Kirep, à l'exception de Metenica.
C) Le Royaume des Kirepiens, des Pesakiens et des Meteniciens (1474-1888)
Le temps des ambitions (1474-1728)
Le jeune Royaume du Kirep se cherche encore au XVIème siècle, semi-ouvert sur le Pesak au Sud, semi-belliqueux à l'encontre des Meteniciens au Nord, dont les premières incursions sur les côtes kirepiennes en 1524 vont marquer le début d'une longue adversité qui ne se terminera qu'en 1728 avec l'annexion de Metenica au royaume. La cour d'Ophrone, néanmoins, devient un centre régional d'envergure, offrant refuge et mécénat aux artistes pesakiens, arcadiens, météniciens à condition qu'ils participent à l'essor du régime et promeuvent son souverain dans leurs oeuvres. De nombreuses chansons de geste, certes tardives, nous sont parvenues de cette époque, vantant les mérites de tel monarque, tel héraut, tel marin.
La colonisation progressive du Nouveau Kirep se fait à cette époque et jusqu'au milieu du XVIIIème siècle, à partir de la pointe Nord du Pesak, face à Ophrone, ainsi que la conversion culturelle d'une partie des Pesakiens à la langue kirepienne et à la religion orthodoxe -les nationalistes pesakiens du XXème siècle nommeront "Pesakiens perdus" ces populations devenues kirepiennes du XVIème siècle-. Devetak est, semble-t-il, une métropole de première ampleur à partir du XVIIème siècle, tant et si bien que nous avons des traces de notables devetakiens songeant à en faire, à terme, la nouvelle capitale du royaume, en lieu et place d'Ophrone.
L'expansion démographique kirepienne au Pesak cessera au XVIIIème siècle, à l'entrée des gorges du Gostompritsvo. Les historiens avançèrent divers hypothèses quant à cet arrêt net d'une colonisation qui s'affichait exponentielle quelques décennies plus tôt. Les plus probables sont celles d'un manque de bras, d'une inadaptation des Kirepiens aux milieux continentaux et montagnards, ou encore d'une plus grande disponibilité de terres à l'Est, en Zvezdanie, et à plus bas prix. Toujours est-il que c'est de cette époque que date la frontière linguistique entre Pesakiens et Kirepiens.
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[center]Palais de Sesnice (1597), siège de l'intendance royale et symbole de l'Etat central kirepien[/center]
Une autre évolution démographique, plus originale, se fait à cette époque : à partir de 1632, suite à un accord avec plusieurs principautés dytoliennes, le Roi du Kirep autorise l'implantation de colons germaniques sur les côtes septentrionales de Nihjovie. Le flux de population se poursuivra jusqu'en 1728. La raison de ce peuplement tardif est probablement liée à une dépopulation des côtes nihjoviennes du Nord, victimes de raids meteniciens et progressivement désertées par les Kirepiens au profit du Pesak, plus lointain mais plus sûr, et en plein essor commercial et économique.
Les raids meteniciens se poursuivirent jusqu'au XVIIIème siècle, au moment où, convaincu de la nécessité pour le Kirep d'éradiquer toute entrave à son commerce extérieur, le Roi Borislav IX choisit de lancer une expédition sur les côtes meteniciennes. La première expédition kirepienne dans la principauté illyrienne fut un succès retentissant, tant et si bien que les Kirepiens décidèrent d'étendre leurs ambitions en vue d'une annexion totale de Metenica. Stoppés dans leur soif de conquête par la menace posée par les Turquaniens plus au Nord, ils fondèrent les frontières actuelles de Metenica en 1728, lors du traité de Nasseber établi avec les dirigeants locaux, au bout d'une guerre longue de six ans.
Les frontières actuelles du Royaume du Kirep sont alors presqu'identiques à celles d'aujourd'hui, à l'exception de certaines seigneuries pesakiennes à l'extrême sud de la province.
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Dynamiques politiques et démographiques kirepiennes du XVème au XVIIIème siècle[/center]
Un royaume centralisé dans l'ère moderne (1728-1871)
Suite à l'annexion de Metenica, le Kirep connaît durant tout le XVIIIème siècle et la première moitié du XIXème siècle un ensemble de bouleversements politiques et culturels qui fondèrent en grande partie la mentalité kirepienne contemporaine : Ophrone avait conquis le Kirep, il fallait désormais le pacifier.
De grandes réformes administratives ont marqué cette période, notamment le redécoupage du Royaume en 7 regijas qui se superposent presque parfaitement aux régions kirepiennes actuelles. La septième région qui existait alors était le Nova Kirep, que le Royaume tenait à séparer du Pesak, ce qui ne fut plus possible lors de la réunification de 2012 en raison de l'opposition féroce des Pesakiens.
Un nouveau système d'intendance fut posé, qui permit à l'Etat kirepien d'accroître ses revenus et de lever ses impôts de manière optimale, ce qui permit à son tour d'accroître les effectifs de la marine kirepienne et de former, dans le triangle Devetak-Ophrone-Novöje et jusqu'à Ljukovo au Sud une véritable Mare Nostrum kirepienne, définitivement à l'abri des incursions étrangères.
On compte cependant des échecs à cette période, notamment la tentative infructueuse, par le pouvoir central kirepien, d'imposer l'alphabet cyrillique à l'ensemble des sujets royaux : la réticence conjointe des Meteniciens et des Pesakiens eut finalement raison de la persévérance kirepienne.
Conflits internes et retrait de la scène internationale (1871-1888)
Durant les années 1860, les idéaux nationalistes enflamment la Dytolie et bientôt, les premières contestations dans le Royaume se font sentir, d'abord à Metenica, où des manifestations débutent en 1871, avant de dégénérer à partir de 1878, inaugurant le premier mouvement séparatiste de grande ampleur au Kirep. Ces événements qui durèrent jusqu'en 1888 demeurent connus chez les nationalistes meteniciens sous le nom de "Révolution Metenicienne", mais les Kirepiens les nomment "Pozars", "incendies", car ce qui marqua l'opinion kirepienne à cette époque furent les récits de propriétés et d'habitations possédées par des émigrés kirepiens qui furent brûlés par les insurgés meteniciens. Quel que soit leur nom, ces événements débouchèrent en 1888 sur l'indépendance de Metenica et engagèrent le Royaume du Kirep dans une phase de repli de la scène internationale, et du commerce mondial.
D) Le Kirep moderne (1888-maintenant)
Les derniers soubresauts du Royaume du Kirep (1888-1971)
Le début du XXème siècle est marqué par deux problématiques majeures dans le Royaume : l'émergence, à la suite de l'indépendance metenicienne, d'un nationalisme pesakien, et la crise céréalière qui touche la Nihjovie et dont les premiers mouvements socialistes kirepiens vont tirer parti pour gagner en puissance. En 1912, 1914 et 1924, des émeutes paysannes de grande ampleur enflamment le Kirep continental, menaçant de faire sécession sous forme de républiques autonomes et devant être réprimées dans le sang, créant parmi la classe paysanne un profond traumatisme et un sentiment de trahison qui alimentera les autoritarismes de la fin du siècle.
Finalement, alors que le Royaume ne peut faire face à deux ennemis intérieurs en même temps, un mouvement séparatiste pesakien, les "Jeunes Pesakiens" finit par déclarer l'indépendance de la région en 1929, inquiétant grandement les néo-kirepiens, dont une grande partie quitte le Pesak pour retourner en Nihjovie. La population de Devetak aurait ainsi été divisée par deux entre 1929 et 1939.
Les derniers rois du Kirep au XXème siècle ne parviendront pas à enrayer ce déclin, convainquant davantage encore l'opinion publique, déjà grandement acquise aux idées socialistes et républicaines, que la monarchie a fait son temps au Kirep.
La République Populaire du Kirep (1971-1980)
À Ophrone, un groupe de révolutionnaire communiste dirigé par Višeslav Debeljak renverse Marinko Ier qui est fusillé avec toute sa famille, à l'exception du jeune Bogoljub II qui est envoyé se réfugier au Thorval. Debeljak devient le premier président de la nouvelle République Populaire du Kirep. Le Kirep ne connaîtra pas la guerre civile et une période de stabilité commence de 1971 à 1980 où le pays reste profondément refermé sur lui même. Au final, en 1980, Debeljak est déchu par une soudaine rébellion fasciste au sein même du Parti Communiste Kirepien.
L'intermède fasciste (1980-1991)
Durant le fameux intermède fasciste, c'est Dare Relic qui assurera le pouvoir du Kirep. Dirigeant le pays d'une poigne de fer, et directement issu de la communauté catholique pesakienne du pays, il s'appuiera uniquement sur des Pesakiens pour assurer son pouvoir et mènera une véritable croisade contre les musulmans, puis les orthodoxes. C'est le seul exemple, dans l'histoire du Kirep, de gestion du pays par une minorité non-kirepienne (les Pesakiens). Traumatisé, le peuple se révolte et les communistes reviennent de nouveau au pouvoir en 1991, par un leader jeune et charismatique. C'est le début de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep de Vliduj Gak.
La République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep (1991-2022)
Proclamé Poglavnik, Secrétaire de l'immense Assemblée du peuple (plus de 1000 membres) qu'il avait créée, Gak alors âgé de 37 ans était un révolutionnaire aguerri, mais encore un néophyte en matière de responsabilités politiques : il n'en avait jamais exercé, et ses connaissances en économie se réduisaient à presque rien.
Pendant 31 ans pourtant, le Kirep a connu avec Vliduj Gak l'expérience d'un socialisme original, basé sur une doctrine agrarienne d'autogestion, qui a attendu plus de 20 ans avant d'entamer un essor industriel, fait rare dans une démocratie populaire à partie unique. Et pour cause, issu lui-même de la petite paysannerie metenicienne, Gak estimait que la trempe révolutionnaire de ses semblables n'avait rien à envier à la ferveur marxiste des ouvriers. Un temps rallié au bloc des états communistes, le Kirep gakiste est globalement demeuré beaucoup plus indépendant que son prédecesseur des années 1970, dont il n'a pas voulu reproduire les erreurs, notamment celle de mal envisager l'importance et le caractère agricole du Kirep. Pour la RPDPK, le Kirep était deux choses, agricole et marin. Un formidable littoral appuyé par un arrière pays vaste et fertile, une union de deux ensembles économiques, et c'est selon ces deux axes que le Kirep fut développé pendant 30 ans : un militarisme au service de la marine, les fonctions de sécurité militaire étant reléguée à des milices socialistes semi-professionnelles, peu entraînées et fanatisées, et un essor agricole, notamment à travers l'industrie du tabac.
A partir de 2016, son état de santé déclinant, Gak laissa peu à peu la place à de nouveaux dirigeants, moins idéalistes et plus conservateurs, moins aptes que lui, certainement, à voir dans un véritable socialisme agraire un avenir pour le Kirep. Alexeï Nikita, Franjo Tadac, Boris Novak devinrent des figures fortes du régime à partir de cette période. Essentiellement appuyés par l'Armée Populaire Kirepienne, ils lancèrent des plans de réforme industriels aux coûts faramineux et centralisèrent davantage les pouvoirs politiques. La révolte commençant à gronder face à ce centralisme, surtout à Metenica et au Pesak, et les plans industriels ayant creusé la dette kirepienne, Gak dut prendre les devants et, finalement, démissionna de sa fonction de Secrétaire du Peuple (Poglavnik). Un conseil de militaires apolitiques, comprenant que le socialisme devait laisser la place sous peine de voir le Kirep se disloquer, rappella le roi du Kirep, Bogoljub II, en exil, et proclama le Royaume du Kirep le 27 mai 2022.
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Vliduj Gak, poglavnik du Kirep de 1991 à 2022[/center]
A) Antiquité (3200 av. J-C. - 854 ap. J-C.)
Les origines (3200-1400 av JC)
Les premières tribus slaves seraient arrivés en Nihjovie en 3200 av JC. Leur développement rapide favorise l'agriculture dans la région, particulièrement fertile et riche en terres arables. La ville de Mauzk, aujourd'hui Pregrada aurait d'abord été un petit village nommé Mazkit, fondé aux alentours de 2800 avant JC, qui prendra de l'ampleur avec le temps. On estime la population totale dans la vallée à 20 000 personnes en 3000 av JC, à 70 000 en 2800 av JC (dont 500 à Mazkit), et à 130 000 en 2700 av JC, dont 20 000 à Mazkit. La ville de Mazkit est une des premières grandes métropoles de la région arcadienne, et peut être même de tout le continent. Entourée de toute part de terres fertiles et cultivées de facon novatrice pour l'époque, irrigées par le Stranaja, la cité connaît la prospérité et initie la tradition agricole et la culture céréalière de la région qui perdure encore, 4000 ans après, le grenier à blé de la région.
Les peuplades mazkites parlaient vraisemblablement une langue protoslave mêlée d'influences diverses, romanes et grecques principalement, avant de la troquer contre un embryon de ce qui allait devenir le Kirepien aux alentours des débuts de l'ère chrétienne. Le système économique de la région ressemblait assez au collectivisme primitif, mêlé cependant de certains éléments d'individualisme.
La première entité politique fut créé en 2250 environ, sous le nom de Kram Maz (la communauté des Maz). Elle fut un exemple inédit d'organisation dans une société encore primitive. La hiérarchie qui régissait la ville est un modèle dans le genre. Tout en haut de l'échelle sociale se manifestait un conseil des sages, lui même situé au dessus de nombreux conseils, chacun étant plutôt une corporation de métiers : agriculteurs, forgeurs, puiseurs, porteurs.
Le reste du pays, lorsque la vallée de Mazkit s'épanouissait, était encore à ses premeirs pas : des populations troglodytes éparses habitaient sur les côtes, vivant d'une pêche rudimentaire.
Mais la civilisation Mazkite fut victime d'une catastrophe climatique, ce qu'on retrouve dans les inscriptions des murs de Mazkit sous le nom de Bloz Grertim (Colère des esprits) : un refroidissement important dispersa les populations et sonna le glas de la prospère civilisation mazkite, construite en plus d'un millénaire, en seulement 5 années.
Le chaos et le royaume d'Etkar (1400 - 1000 av JC)
Les populations mazkites furent forcées de se disperser dans les plaines aux alentours de leur métropole d'origine. La population de Mauzk est brusquement, suite à la catastrophe du Bloz Grertim, de 45 000 habitants à seulement 5 000 habitants. Les premiers comptoirs sont installés à Oron (future Ophrone), Kam (Provjilski) et Stup (future Vinodolski) aux alentours de 1700 av JC. Le long de la côte, après la catastrophe passée, la prospérité revient lentement. Les colons reproduisent, en compagnie des populations troglodytes, le système collectiviste hiérarchisé est restauré avec de nombreuses modifications.
Aux alentours de 1500 av JC, les différentes communautés reprennent contact avec les mazkites, restés dans la région et qui retrouvent une ère de prospérité. Les communautés -Kram- commencent à s'unifier et à se fédérer. En 1400 apparait le royaume d'Etkar (étymologiquement par déformation, royaume des Kram, royaume des communautés). Il est le premier état de la région à se doter dès les années 1300 d'une armée organisée qui lui permet de gagner une influence certaine dans la région.
[center][img]https://i.imgur.com/dH7aCJC.png[/img]
Céramique etkarienne (fin du deuxième millénaire avant notre ère)[/center]
Division et réunification (1000 - 350 av JC)
Le royaume d'Etkar sera mysterieusement divisé en de nombreux domaines en 1000 av JC, vraisemblablement du fait d'un héritage malencontreux. La division du royaume en plusieurs états rivaux et hostiles fait baisser l'influence de l'Etkar dans la région, sans pour autant sonner le glas de la civilisation etkarienne. Les grands ensembles de communauté sont réduits, mais pas détruits. Il convient cependant de noter durant la période de faiblesse de la région l'usage des premiers vaisseaux maritimes. La tradition maritime millénaire du Kirep vient de naître. Des pêcheurs d'Ophrone accostent à Caru, sans pour autant y rester du fait de la pauvreté de l'île, puis fondent un premier village de commerce au nord de Charmi, dans les îles des Sand.
Le royaume d'Ophrone (350 av JC - 854 ap JC)
Cependant, le dynamisme économique de la région orientale du pays, et notamment de la ville d'Ophrone : la ville dépasse le demi-million d'habitants en 300 av JC. Est fondé à ce moment là un nouveau royaume, qui, sans guerre, par influence économique, acquierra à nouveau l'intégralité du territoire etkarien, appellé aujourd'hui "Vieux Kirep", ou abusivement Nihjovie. Le royaume se dotera pour la première fois d'une armée de conscrits, et imposera une première forme de levée en masse qui jouera un grand rôle dans sa pérennité. Un royaume s'opposera cependant à son extension : l'empire de Chirvan, aujourd'hui Trek, à l'ouest du pays. La guerre durera de 122 à 198 ap JC. La victoire des ophronais sur les chirvanais, au bout d'une guerre essoufflante de 76 ans , signera la naissance du Kirep.
L'avancée technologique du royaume d'Ophrone sur ses voisins, notamment sur les premières cités-état proto-pesakiennes situées à proximité de l'actuelle Kalup, lui permettra d'accroitre son influence. La flotte ophronaise est réputée invincible dans la région. Elle adopte une tactique très impérialiste et influente dans la région, ce qui mène à de nombreux conflits. La victoire de Charmi détruira complètement la flotte des cités pesakiennes liguées par le pacte de Grovolnenic en 373, mais l'armée de terre ophronaise ne permettait pas l'invasion du pays, les capacités de débarquement étant encore faibles.
En 678 après JC, enfin, la seconde guerre kiro-pesakienne est déclarée. Elle permet à l'Ophrone de faire preuve de sa puissance maritime écrasante : le premier débarquement massif a eu lieu. 50 000 hommes sont débarqués à Charmi, principale cité de la coalition pesakienne, à 32km au sud de Kalup. La flotte kirepienne concoit alors des vaisseaux de taille impressionnante pour l'époque : mais les pesakiens mènent une résistance acharnée. Une guerre interminable s'engage, l'infanterie des ophronais n'étant pas adaptée aux combats de brousse, et défaits à Sitisne en 681, dans la vallée du Gostompritsvo, pris aux pièges d'un défilé montagneux. C'est le début des combats irréguliers, voire de "guerilla". Certaines cités-états pesakiennes se placent sous la protection de l'Union d'Ophrone, mais la plus grande part du Pesak demeure indépendant.
En 854, une crise dynastique ébranle le royaume. Le prince Sabon, héritier, est contesté par son frère Vlokor. Il fait massacrer tous les siens, la cour, les courtisans. La capitale est déplacée à Pregrada, une stagnation économique inédite s'engage, tandis que les différentes factions de l'armée prennent une place inédite dans la société : le royaume d'ophrone disparaît au profit de luttes intestines.
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[center]Extension du Royaume d'Ophrone et principaux affrontements du premier millénaire[/center]
B) De la principauté d'Ophrone au Royaume du Kirep (854 - 1474)
L'âge sombre (854-1168)
A la fin du IXème siècle, la Nihjovie se retrouve divisée par des luttes intestines et plusieurs roitelets émergent, dont la plupart ne règneront que peu de temps, l'espace kirepien de l'époque se désorganisant et se réorganisant extrêmement rapidement, tant et si bien qu'il est quasiment impossible pour les historiens d'avoir une idée précise des forces en présence à un quart de siècle d'intervalle. On dénombre ainsi jusqu'à environ 500 entités politiques différentes -Cités-états, républiques, duchés, baronnies, comtés, royaumes et même tsarats autoproclamés-, d'après les estimations. Ces entités éphémères ne battent la plupart du temps pas leur monnaie, et n'ont pas le temps ni le loisir, dans un contexte de guerre civile larvée et permanente, de mettre en place une administration efficace pour assurer leurs fonctions régaliennes. Des pièces vieilles de plusieurs siècles circulent vraisemblablement encore à cette époque, mêlées à des bijoux, du troc, du laiton battu de mauvaise qualité. Le système économique kirepien de l'époque est en plein déclin.
Cependant, certaines entités finissent par émerger, et on les retrouve à des intervalles réguliers dans les rares chroniques que cette époque nous a sauvegardées, nous permettant d'avancer l'hypothèse qu'elles ont eu une vie et un destin bien plus long que leurs voisines moins organisées. Notons le comté de Pregrada, l'Archevêché de Sebranovic -état gouverné par des religieux constitués quasiment en ordre militaire-, et la principauté d'Ophrone. Cette dernière est demeurée dans l'historiographie officielle kirepienne, que ce soit sous le socialisme ou sous la monarchie, comme l'héritier de l'Etat kirepien antique et la fondation de l'Etat kirepien moderne. La principauté d'Ophrone a vraisemblablement émergé au début du Xème siècle à la suite d'une révolte de paysans contre une puissance étrangère alors maîtresse de la ville, révolte appuyée par des nobles locaux qui parvinrent à se constituer en famille régnante après la reprise en main de la cité.
La dynastie, régnante au Kirep jusqu'en 1578 sous le nom de Borides a, d'après une chronique qui est demeurée, couronné son premier prince en 947 à Ophrone, nommé Boris Ier. Il s'agit vraisemblablement, d'après les camps militaires retrouvés à quelques kilomètres d'Ophrone au XXème siècle d'une des premières entités politiques de l'époque à avoir mis sur pied une armée régulière et permanente afin de protéger ses routes commerciales. Le port d'Ophrone connaît une nouvelle extension à partir du XIème siècle, et la principauté possédait probablement également une marine professionnelle, ainsi que d'autres prérogatives qui allaient lui assurer la prééminence sur la région : contrôle de la monnaie, suppression des ordres militaires religieux et mise sous tutelle du clergé, levée d'impôts, et rédaction de chroniques officielles tenues par des scribes du prince, entre autres.
A partir du XIIème siècle, ces chroniques commençent à troquer le terme de "principauté d'Ophrone" pour celui de "principauté kirepienne" ou "principauté du Kirep", appellation qui deviendra exclusive à partir de la moitié du siècle. En 1168, un conflit d'héritage avec le comté de Pregrada, d'après les chroniques le seul Etat susceptible de rivaliser avec les princes du Kirep dans la région, se solde par une victoire kirepienne décisive : l'ensemble du Kirep tombe entre les mains de Boris VII, vingt-et-unième prince du Kirep depuis 947.
L'essor de la principauté du Kirep (1168-1474)
Devenue maîtresse de l'ensemble de la Nihjovie après plus de trois siècles de divisions, la principauté du Kirep devient au XIIIème siècle une puissance régionale incontestable, tant sur terre que sur mer. En 1204, un impôt exceptionnel est levé par le prince sur ses sujets, permettant la construction en deux ans de 20 vaisseaux de guerre et la lancée d'expéditions sur les côtes pesakiennes. Le Pesak est alors divisé entre un Grand-Duché depuis le milieu du XIème siècle, et centré sur l'actuelle Kalup, et plusieurs républiques marchandes aux allégeances incertaines, davantage soucieuses de protéger leurs routes commerciales que de leur indépendance. Le Kirep a pu user de la méfiance de ces diverses républiques vis-à-vis du Grand-Duché pour les placer progressivement sous un régime de protection, tant et si bien qu'à la fin du XIVème siècle, ce sont, d'après les actes officiels, 27 républiques pesakiennes -dont la population n'excède pas 20 000 habitants- qui reconnaissent la principauté du Kirep comme leur unique suzerain. La supériorité maritime établie par les Kirepiens et les difficultés rencontrées par les Pesakiens face aux Héllènes dont la poussée se fait sentir à l'intérieur de l'île assure à Ophrone une nouvelle ère de prospérité dans la région.
Parallèlement à cet influence grandissante au Pesak, le prince du Kirep décide d'une autre politique qui aura, elle aussi, des conséquences radicales sur l'histoire du pays : le franchissement des monts Strakavoc et la colonisation de la Zvezdanie. Vraisemblablement en phase de croissance démographique, la principauté voit alors dans les vastes plaines zvezdanes une opportunité évidente d'expansion, plaines alors peuplées majoritairement par des nomades kirs organisés en tribus qu'il fut facile, pour un Etat fort, d'assujettir. On estime qu'à l'orée du XVème siècle, ainsi, la principauté du Kirep contrôle la plus grande part de la Zvezdanie jusqu'aux pieds du massif de l'Ostar, et jusqu'à l'embouchure de la Bastin.
Finalement, devenu l'homme fort du Pesak aux détriments des locaux, la principauté du Kirep parvint, encore une fois par diplomatie, à forcer l'histoire, à travers ce qui est reconnu comme l'acte fondateur de la nation kirepienne : le 18 mars 1474, le mariage royal entre Tomislav Ier, prince du Kirep et Jelena, seule héritière du Grand-Duché du Pesak, assurant à leur aîné à naître la gouvernance des deux ensembles. A la mort de son père en 1498, Brodomir II devient ainsi le premier roi du Kirep unissant l'intégralité des provinces actuelles du Kirep, à l'exception de Metenica.
C) Le Royaume des Kirepiens, des Pesakiens et des Meteniciens (1474-1888)
Le temps des ambitions (1474-1728)
Le jeune Royaume du Kirep se cherche encore au XVIème siècle, semi-ouvert sur le Pesak au Sud, semi-belliqueux à l'encontre des Meteniciens au Nord, dont les premières incursions sur les côtes kirepiennes en 1524 vont marquer le début d'une longue adversité qui ne se terminera qu'en 1728 avec l'annexion de Metenica au royaume. La cour d'Ophrone, néanmoins, devient un centre régional d'envergure, offrant refuge et mécénat aux artistes pesakiens, arcadiens, météniciens à condition qu'ils participent à l'essor du régime et promeuvent son souverain dans leurs oeuvres. De nombreuses chansons de geste, certes tardives, nous sont parvenues de cette époque, vantant les mérites de tel monarque, tel héraut, tel marin.
La colonisation progressive du Nouveau Kirep se fait à cette époque et jusqu'au milieu du XVIIIème siècle, à partir de la pointe Nord du Pesak, face à Ophrone, ainsi que la conversion culturelle d'une partie des Pesakiens à la langue kirepienne et à la religion orthodoxe -les nationalistes pesakiens du XXème siècle nommeront "Pesakiens perdus" ces populations devenues kirepiennes du XVIème siècle-. Devetak est, semble-t-il, une métropole de première ampleur à partir du XVIIème siècle, tant et si bien que nous avons des traces de notables devetakiens songeant à en faire, à terme, la nouvelle capitale du royaume, en lieu et place d'Ophrone.
L'expansion démographique kirepienne au Pesak cessera au XVIIIème siècle, à l'entrée des gorges du Gostompritsvo. Les historiens avançèrent divers hypothèses quant à cet arrêt net d'une colonisation qui s'affichait exponentielle quelques décennies plus tôt. Les plus probables sont celles d'un manque de bras, d'une inadaptation des Kirepiens aux milieux continentaux et montagnards, ou encore d'une plus grande disponibilité de terres à l'Est, en Zvezdanie, et à plus bas prix. Toujours est-il que c'est de cette époque que date la frontière linguistique entre Pesakiens et Kirepiens.
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[center]Palais de Sesnice (1597), siège de l'intendance royale et symbole de l'Etat central kirepien[/center]
Une autre évolution démographique, plus originale, se fait à cette époque : à partir de 1632, suite à un accord avec plusieurs principautés dytoliennes, le Roi du Kirep autorise l'implantation de colons germaniques sur les côtes septentrionales de Nihjovie. Le flux de population se poursuivra jusqu'en 1728. La raison de ce peuplement tardif est probablement liée à une dépopulation des côtes nihjoviennes du Nord, victimes de raids meteniciens et progressivement désertées par les Kirepiens au profit du Pesak, plus lointain mais plus sûr, et en plein essor commercial et économique.
Les raids meteniciens se poursuivirent jusqu'au XVIIIème siècle, au moment où, convaincu de la nécessité pour le Kirep d'éradiquer toute entrave à son commerce extérieur, le Roi Borislav IX choisit de lancer une expédition sur les côtes meteniciennes. La première expédition kirepienne dans la principauté illyrienne fut un succès retentissant, tant et si bien que les Kirepiens décidèrent d'étendre leurs ambitions en vue d'une annexion totale de Metenica. Stoppés dans leur soif de conquête par la menace posée par les Turquaniens plus au Nord, ils fondèrent les frontières actuelles de Metenica en 1728, lors du traité de Nasseber établi avec les dirigeants locaux, au bout d'une guerre longue de six ans.
Les frontières actuelles du Royaume du Kirep sont alors presqu'identiques à celles d'aujourd'hui, à l'exception de certaines seigneuries pesakiennes à l'extrême sud de la province.
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Dynamiques politiques et démographiques kirepiennes du XVème au XVIIIème siècle[/center]
Un royaume centralisé dans l'ère moderne (1728-1871)
Suite à l'annexion de Metenica, le Kirep connaît durant tout le XVIIIème siècle et la première moitié du XIXème siècle un ensemble de bouleversements politiques et culturels qui fondèrent en grande partie la mentalité kirepienne contemporaine : Ophrone avait conquis le Kirep, il fallait désormais le pacifier.
De grandes réformes administratives ont marqué cette période, notamment le redécoupage du Royaume en 7 regijas qui se superposent presque parfaitement aux régions kirepiennes actuelles. La septième région qui existait alors était le Nova Kirep, que le Royaume tenait à séparer du Pesak, ce qui ne fut plus possible lors de la réunification de 2012 en raison de l'opposition féroce des Pesakiens.
Un nouveau système d'intendance fut posé, qui permit à l'Etat kirepien d'accroître ses revenus et de lever ses impôts de manière optimale, ce qui permit à son tour d'accroître les effectifs de la marine kirepienne et de former, dans le triangle Devetak-Ophrone-Novöje et jusqu'à Ljukovo au Sud une véritable Mare Nostrum kirepienne, définitivement à l'abri des incursions étrangères.
On compte cependant des échecs à cette période, notamment la tentative infructueuse, par le pouvoir central kirepien, d'imposer l'alphabet cyrillique à l'ensemble des sujets royaux : la réticence conjointe des Meteniciens et des Pesakiens eut finalement raison de la persévérance kirepienne.
Conflits internes et retrait de la scène internationale (1871-1888)
Durant les années 1860, les idéaux nationalistes enflamment la Dytolie et bientôt, les premières contestations dans le Royaume se font sentir, d'abord à Metenica, où des manifestations débutent en 1871, avant de dégénérer à partir de 1878, inaugurant le premier mouvement séparatiste de grande ampleur au Kirep. Ces événements qui durèrent jusqu'en 1888 demeurent connus chez les nationalistes meteniciens sous le nom de "Révolution Metenicienne", mais les Kirepiens les nomment "Pozars", "incendies", car ce qui marqua l'opinion kirepienne à cette époque furent les récits de propriétés et d'habitations possédées par des émigrés kirepiens qui furent brûlés par les insurgés meteniciens. Quel que soit leur nom, ces événements débouchèrent en 1888 sur l'indépendance de Metenica et engagèrent le Royaume du Kirep dans une phase de repli de la scène internationale, et du commerce mondial.
D) Le Kirep moderne (1888-maintenant)
Les derniers soubresauts du Royaume du Kirep (1888-1971)
Le début du XXème siècle est marqué par deux problématiques majeures dans le Royaume : l'émergence, à la suite de l'indépendance metenicienne, d'un nationalisme pesakien, et la crise céréalière qui touche la Nihjovie et dont les premiers mouvements socialistes kirepiens vont tirer parti pour gagner en puissance. En 1912, 1914 et 1924, des émeutes paysannes de grande ampleur enflamment le Kirep continental, menaçant de faire sécession sous forme de républiques autonomes et devant être réprimées dans le sang, créant parmi la classe paysanne un profond traumatisme et un sentiment de trahison qui alimentera les autoritarismes de la fin du siècle.
Finalement, alors que le Royaume ne peut faire face à deux ennemis intérieurs en même temps, un mouvement séparatiste pesakien, les "Jeunes Pesakiens" finit par déclarer l'indépendance de la région en 1929, inquiétant grandement les néo-kirepiens, dont une grande partie quitte le Pesak pour retourner en Nihjovie. La population de Devetak aurait ainsi été divisée par deux entre 1929 et 1939.
Les derniers rois du Kirep au XXème siècle ne parviendront pas à enrayer ce déclin, convainquant davantage encore l'opinion publique, déjà grandement acquise aux idées socialistes et républicaines, que la monarchie a fait son temps au Kirep.
La République Populaire du Kirep (1971-1980)
À Ophrone, un groupe de révolutionnaire communiste dirigé par Višeslav Debeljak renverse Marinko Ier qui est fusillé avec toute sa famille, à l'exception du jeune Bogoljub II qui est envoyé se réfugier au Thorval. Debeljak devient le premier président de la nouvelle République Populaire du Kirep. Le Kirep ne connaîtra pas la guerre civile et une période de stabilité commence de 1971 à 1980 où le pays reste profondément refermé sur lui même. Au final, en 1980, Debeljak est déchu par une soudaine rébellion fasciste au sein même du Parti Communiste Kirepien.
L'intermède fasciste (1980-1991)
Durant le fameux intermède fasciste, c'est Dare Relic qui assurera le pouvoir du Kirep. Dirigeant le pays d'une poigne de fer, et directement issu de la communauté catholique pesakienne du pays, il s'appuiera uniquement sur des Pesakiens pour assurer son pouvoir et mènera une véritable croisade contre les musulmans, puis les orthodoxes. C'est le seul exemple, dans l'histoire du Kirep, de gestion du pays par une minorité non-kirepienne (les Pesakiens). Traumatisé, le peuple se révolte et les communistes reviennent de nouveau au pouvoir en 1991, par un leader jeune et charismatique. C'est le début de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep de Vliduj Gak.
La République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep (1991-2022)
Proclamé Poglavnik, Secrétaire de l'immense Assemblée du peuple (plus de 1000 membres) qu'il avait créée, Gak alors âgé de 37 ans était un révolutionnaire aguerri, mais encore un néophyte en matière de responsabilités politiques : il n'en avait jamais exercé, et ses connaissances en économie se réduisaient à presque rien.
Pendant 31 ans pourtant, le Kirep a connu avec Vliduj Gak l'expérience d'un socialisme original, basé sur une doctrine agrarienne d'autogestion, qui a attendu plus de 20 ans avant d'entamer un essor industriel, fait rare dans une démocratie populaire à partie unique. Et pour cause, issu lui-même de la petite paysannerie metenicienne, Gak estimait que la trempe révolutionnaire de ses semblables n'avait rien à envier à la ferveur marxiste des ouvriers. Un temps rallié au bloc des états communistes, le Kirep gakiste est globalement demeuré beaucoup plus indépendant que son prédecesseur des années 1970, dont il n'a pas voulu reproduire les erreurs, notamment celle de mal envisager l'importance et le caractère agricole du Kirep. Pour la RPDPK, le Kirep était deux choses, agricole et marin. Un formidable littoral appuyé par un arrière pays vaste et fertile, une union de deux ensembles économiques, et c'est selon ces deux axes que le Kirep fut développé pendant 30 ans : un militarisme au service de la marine, les fonctions de sécurité militaire étant reléguée à des milices socialistes semi-professionnelles, peu entraînées et fanatisées, et un essor agricole, notamment à travers l'industrie du tabac.
A partir de 2016, son état de santé déclinant, Gak laissa peu à peu la place à de nouveaux dirigeants, moins idéalistes et plus conservateurs, moins aptes que lui, certainement, à voir dans un véritable socialisme agraire un avenir pour le Kirep. Alexeï Nikita, Franjo Tadac, Boris Novak devinrent des figures fortes du régime à partir de cette période. Essentiellement appuyés par l'Armée Populaire Kirepienne, ils lancèrent des plans de réforme industriels aux coûts faramineux et centralisèrent davantage les pouvoirs politiques. La révolte commençant à gronder face à ce centralisme, surtout à Metenica et au Pesak, et les plans industriels ayant creusé la dette kirepienne, Gak dut prendre les devants et, finalement, démissionna de sa fonction de Secrétaire du Peuple (Poglavnik). Un conseil de militaires apolitiques, comprenant que le socialisme devait laisser la place sous peine de voir le Kirep se disloquer, rappella le roi du Kirep, Bogoljub II, en exil, et proclama le Royaume du Kirep le 27 mai 2022.
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Vliduj Gak, poglavnik du Kirep de 1991 à 2022[/center]
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Vliduj Gak
V) Politique
A) Institutions
Organigramme
[center][img]https://i.imgur.com/24d6CrH.png[/img][/center]
Autorité royale et autorité populaire
Le Kirep est une monarchie constitutionnelle régie par la dualité entre une autorité élue (l'Assemblée du Peuple et le gouvernement) et l'autorité royale (Le roi, l'intendance royale et le Conseil du Roi). Le Roi du Kirep et le Premier Ministre forment les deux principales figures politiques du pays, l'importance relative de l'un et l'autre dépendant largement des circonstances politiques, de l'opinion publique et de la volonté du Roi de s'immiscer dans les affaires du gouvernement, ou de rester en retrait.
L'autorité royale est formée de :
- du Conseil du Roi, formé de 50 membres dont une moitié est élue par le peuple, l'autre nommée par le Roi. Le Conseil du Roi est présidé par le Roi et possède le droit de veto sur les décisions de l'Assemblée du Peuple, le vote des impôts, la gestion fiduciaire (taux de change et gestion des banques nationales kirepiennes) et le vote du budget. Il se réunit en dehors de cela de manière informelle lorsque le Roi ou certains de ses membres en formulent la demande.
- de l'Intendance Royale, qui constitue un corps d'inspecteurs (intendants) chargés d'appliquer les décisions du Roi et du Conseil, notamment la levée des impôts. L'intendance est également en charge de la sécurité publique (pompiers, police) et du contrôle des autorités locales et de leur respect des décisions royales.
L'autorité populaire est formée de :
- de l'Assemblée du Peuple, élue au suffrage universel. Elle est la principale assemblée kirepienne et a en charge le vote des lois, sous le contrôle du Conseil du Roi. Elle élit, après avoir été formée, son Premier Ministre.
- des autorités locales, assemblées de podelis et maires, qui sont en charge de la gestion locale et, pour les assemblées, de la défense des identités régionales (pesakienne, metenicienne et kardjalienne)
- du Premier Ministre et de son gouvernement qui gèrent les affaires courantes, la politique étrangère et la politique intérieure ainsi que la Santé, l'Education, l'Economie, la Défense et la Recherche
L'autorité religieuse est formée par le Conseil oecuménique, seule instance à ne relever d'aucune des deux précédentes autorités. Il est formé de 60 représentants des trois confessions reconnues (Orthodoxie, Catholicisme et Islam), chaque religion ayant un nombre de sièges proportionnel à son nombre d'électeurs. Le Conseil oecuménique est chargé des relations interreligieuses, des subventions des lieux de culte, de la définition des jours fériés et des fêtes (même profanes). Il n'est pas sujet à un veto de la part de l'autorité royale.
B) Lois
Législation
Liberté de presse : Moyenne
Liberté de réunion : Garantie
Liberté de culte : Garantie
Liberté d'opinion : Garantie
Manifestations : Garanties mais souvent réprimées
Émeutes : Réprimées
Vote des femmes : Autorisé depuis 1971
Contraception : Autorisée
Avortement : Interdit sauf contre-indication médicale
Euthanasie : Interdite
Homosexualité: Interdite
Exhibitionnisme homosexuel : Interdit
Mariage homosexuel : Interdit
Mariage interracial : Autorisé
Métissage : Autorisé
Divorce : Autorisé
Polygamie : Interdite dans la plupart des régions, autorisée dans les provinces musulmanes
Majorité sexuelle : 18 ans
Prostitution : Encadrée par l'Etat
Proxénétisme : Interdit
Travail des enfants : Interdit
Peine de mort : Abolie
Torture : Interdite
Alcool : Autorisé
Tabac : Autorisé
Drogues (douces et dures) : Interdites
Pornographie : Interdite
Jeux d'argent : Interdits
Port d'armes : Interdit
OGM : Autorisés.
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Peines encourues
Eugénisme en bande organisée : Perpétuité (incompressible) + amende de 16 000 000 dinars kirepiens (*)
Proxénétisme avec tortures : Perpétuité (incompressible) + amende de 16 000 000 dinars kirepiens (*)
Viol avec tortures : Perpétuité (incompressible) + Amende de 16 000 000 dinars kirepiens (*)
Avortement clandestin : Amende de 12 000 000 dinars kirepiens + Perpétuité (incompressible) (*)
Euthanasie clandestine : Perpétuité (incompressible) (*)
Proxénétisme : Perpétuité (incompressible) (*)
Relations hors majorité sexuelle (adulte et mineur) : Perpétuité (incompressible) (*)
Viol : Perpétuité (incompressible) (*)
Homicide volontaire avec préméditation : Perpétuité (incompressible) (*)
Tentative d'homicide avec préméditation n'ayant échoué qu'en dehors de la volonté de son auteur : Perpétuité (incompressible) (*)
Homicide volontaire sans préméditation : 20 ans de prison (incompressibles) (*)
Trafic de stupéfiants : Amende de 15 000 000 dinars kirepiens + 20 ans de prison (incompressibles) (*)
Port d'armes à feu : Amende de 6 000 000 dinars kirepiens + 20 ans de prison avec période de sûreté de 10 ans
Homosexualité : 20 ans de prison avec période de sûreté de 8 ans (*)
Homicide involontaire : 10 ans de prison (incompressibles) (*)
Participation ou organisation de jeux clandestins : Amende de 3 000 000 dinars kirepiens + 5 ans de prison avec période de sûreté de 3 ans
Extorsion en bande organisée : Amende de 2 000 000 dinars kirepiens + 3 ans de prison (incompressibles) (*)
Consommation de stupéfiants : Amende de 150 000 dinars kirepiens + 2 ans de prison (période de sûreté de 1 an)
Fréquentation de prostituées : Amende de 150 000 dinars kirepiens + 2 ans de prison
Les crimes et délits suivis de (*) sont imprescriptibles.
Les autres crimes et délits sont munis d'une prescription de 20 ans
Les amendes sont doublées pour les citoyens étrangers (binationaux exclus).
En cas d'impossibilité dans le paiement des amendes, les biens de la personne concernée seront saisis.
A) Institutions
Organigramme
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Autorité royale et autorité populaire
Le Kirep est une monarchie constitutionnelle régie par la dualité entre une autorité élue (l'Assemblée du Peuple et le gouvernement) et l'autorité royale (Le roi, l'intendance royale et le Conseil du Roi). Le Roi du Kirep et le Premier Ministre forment les deux principales figures politiques du pays, l'importance relative de l'un et l'autre dépendant largement des circonstances politiques, de l'opinion publique et de la volonté du Roi de s'immiscer dans les affaires du gouvernement, ou de rester en retrait.
L'autorité royale est formée de :
- du Conseil du Roi, formé de 50 membres dont une moitié est élue par le peuple, l'autre nommée par le Roi. Le Conseil du Roi est présidé par le Roi et possède le droit de veto sur les décisions de l'Assemblée du Peuple, le vote des impôts, la gestion fiduciaire (taux de change et gestion des banques nationales kirepiennes) et le vote du budget. Il se réunit en dehors de cela de manière informelle lorsque le Roi ou certains de ses membres en formulent la demande.
- de l'Intendance Royale, qui constitue un corps d'inspecteurs (intendants) chargés d'appliquer les décisions du Roi et du Conseil, notamment la levée des impôts. L'intendance est également en charge de la sécurité publique (pompiers, police) et du contrôle des autorités locales et de leur respect des décisions royales.
L'autorité populaire est formée de :
- de l'Assemblée du Peuple, élue au suffrage universel. Elle est la principale assemblée kirepienne et a en charge le vote des lois, sous le contrôle du Conseil du Roi. Elle élit, après avoir été formée, son Premier Ministre.
- des autorités locales, assemblées de podelis et maires, qui sont en charge de la gestion locale et, pour les assemblées, de la défense des identités régionales (pesakienne, metenicienne et kardjalienne)
- du Premier Ministre et de son gouvernement qui gèrent les affaires courantes, la politique étrangère et la politique intérieure ainsi que la Santé, l'Education, l'Economie, la Défense et la Recherche
L'autorité religieuse est formée par le Conseil oecuménique, seule instance à ne relever d'aucune des deux précédentes autorités. Il est formé de 60 représentants des trois confessions reconnues (Orthodoxie, Catholicisme et Islam), chaque religion ayant un nombre de sièges proportionnel à son nombre d'électeurs. Le Conseil oecuménique est chargé des relations interreligieuses, des subventions des lieux de culte, de la définition des jours fériés et des fêtes (même profanes). Il n'est pas sujet à un veto de la part de l'autorité royale.
B) Lois
Législation
Liberté de presse : Moyenne
Liberté de réunion : Garantie
Liberté de culte : Garantie
Liberté d'opinion : Garantie
Manifestations : Garanties mais souvent réprimées
Émeutes : Réprimées
Vote des femmes : Autorisé depuis 1971
Contraception : Autorisée
Avortement : Interdit sauf contre-indication médicale
Euthanasie : Interdite
Homosexualité: Interdite
Exhibitionnisme homosexuel : Interdit
Mariage homosexuel : Interdit
Mariage interracial : Autorisé
Métissage : Autorisé
Divorce : Autorisé
Polygamie : Interdite dans la plupart des régions, autorisée dans les provinces musulmanes
Majorité sexuelle : 18 ans
Prostitution : Encadrée par l'Etat
Proxénétisme : Interdit
Travail des enfants : Interdit
Peine de mort : Abolie
Torture : Interdite
Alcool : Autorisé
Tabac : Autorisé
Drogues (douces et dures) : Interdites
Pornographie : Interdite
Jeux d'argent : Interdits
Port d'armes : Interdit
OGM : Autorisés.
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Peines encourues
Eugénisme en bande organisée : Perpétuité (incompressible) + amende de 16 000 000 dinars kirepiens (*)
Proxénétisme avec tortures : Perpétuité (incompressible) + amende de 16 000 000 dinars kirepiens (*)
Viol avec tortures : Perpétuité (incompressible) + Amende de 16 000 000 dinars kirepiens (*)
Avortement clandestin : Amende de 12 000 000 dinars kirepiens + Perpétuité (incompressible) (*)
Euthanasie clandestine : Perpétuité (incompressible) (*)
Proxénétisme : Perpétuité (incompressible) (*)
Relations hors majorité sexuelle (adulte et mineur) : Perpétuité (incompressible) (*)
Viol : Perpétuité (incompressible) (*)
Homicide volontaire avec préméditation : Perpétuité (incompressible) (*)
Tentative d'homicide avec préméditation n'ayant échoué qu'en dehors de la volonté de son auteur : Perpétuité (incompressible) (*)
Homicide volontaire sans préméditation : 20 ans de prison (incompressibles) (*)
Trafic de stupéfiants : Amende de 15 000 000 dinars kirepiens + 20 ans de prison (incompressibles) (*)
Port d'armes à feu : Amende de 6 000 000 dinars kirepiens + 20 ans de prison avec période de sûreté de 10 ans
Homosexualité : 20 ans de prison avec période de sûreté de 8 ans (*)
Homicide involontaire : 10 ans de prison (incompressibles) (*)
Participation ou organisation de jeux clandestins : Amende de 3 000 000 dinars kirepiens + 5 ans de prison avec période de sûreté de 3 ans
Extorsion en bande organisée : Amende de 2 000 000 dinars kirepiens + 3 ans de prison (incompressibles) (*)
Consommation de stupéfiants : Amende de 150 000 dinars kirepiens + 2 ans de prison (période de sûreté de 1 an)
Fréquentation de prostituées : Amende de 150 000 dinars kirepiens + 2 ans de prison
Les crimes et délits suivis de (*) sont imprescriptibles.
Les autres crimes et délits sont munis d'une prescription de 20 ans
Les amendes sont doublées pour les citoyens étrangers (binationaux exclus).
En cas d'impossibilité dans le paiement des amendes, les biens de la personne concernée seront saisis.