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Amaski

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[center]TV VRY HAVEN - NUIT D'ALGARBE

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Rodrick Waala: Bonsoir et bienvenue à Nuit d'Algarbe, émission politique traitant des dernières actualités.

Le conflit entre l'UPO et l'Algarbe du Sud continue toujours. La Britonnie a décidé d'engager une contre-offensive diplomatique face au coup d’État de Florian de Klerk. En même temps, de plus en plus d'observateurs internationaux s'inquiètent de la situation dans la région.

J'ai ce soir avec moi, Thomas More, professeur de science politique à l'Université de Vry Haven.

Merci beaucoup professeur pour avoir accepté l'invitation.

Thomas More: Merci à vous !

Rodrick Waala: Venons à notre thème principal. Selon beaucoup, la situation en Algarbe australe est très inquiétante. Que ce soit l'Algarbe du Sud ou le Vurujud, l'instabilité politique et la crise économique semble prédominer depuis des mois. Quel est selon vous la source de ces nombreuses difficultés ?

Thomas More: Pour commencer, je pense que nous devons avoir en tête que la crise en Algarbe du Sud et la situation instable au Vurujud sont connectées. Il serait une erreur de parler de deux crises alors qu'en vérité, elles ont toutes les deux la même source. Celle-ci est le Weltkrieg qui a profondément déstabilisé les économies régionales et aussi conduit à ce que les deux pays se cherchent politiquement depuis.

Rodrick Waala: Se cherchent ? Dans quel sens ?

Thomas More: L'Algarbe du Sud n'a jamais accepté l'idée d'abandonner l'Apartheid et la signature du Traité de Houndstad a très certainement mis le feu aux poudres en donnant aux ultra-nationalistes un large soutien populaire. Egalement, l'Aleka a été tellement affaiblie par la guerre que les bantoustans ont envisagé de faire sécession, surtout le Zuloland. Ce danger de dislocation de la Confédération a entre autres stimulé la participation au coup d’État de Florian de Klerk. Il ne faut pas oublier que de Klerk n'est qu'un visage, il y a tout un mouvement ultra-nationaliste qui travaille le pays depuis des années et qui a soutenu ce coup d’État avec toutes ses forces.

Du côté du Vryheid, aujourd'hui Vurujud, on se trouve dans une situation complexe car le pays connait depuis la fin de la guerre trois grandes crises. On a 'abord la crise économique, qui a été suivie par une crise financière et au final aussi une crise politique. Cette dernière a été aggravée quand on a créé la charte fondamentale, car à la place de stabiliser la nation, on a établi un système où le Gouvernement n'a pas l'appui parlementaire nécessaire pour gouverner. C'est pourquoi on a été forcé de revoir la charte si rapidement. Le Gouvernement était de facto plus apte à exercer son autorité, car les Panalgarbiens n'ont pas la majorité au Congrès et ont eu de plus en plus de peine à créer des alliances.

Rodrick Waala: Et je pense que la création d'une monarchie n'a pas facilité les choses dans notre pays, n'est-ce pas ?

Thomas More: Ça dépend, car nous affrontons actuellement une quatrième crise, à savoir un afflux massif de réfugiés. Sur long terme, ces réfugiés vont avoir un poids politique majeur, surtout aux prochaines élections. L'idée de transférer la monarchie du Zuloland vers notre contrée est probablement un des paris politiques les plus audacieux, mais aussi prometteur.

Rodrick Waala: De quelle manière ?

Thomas More: Le pays va se trouver avec deux identités dans les années à venir. D'une part celle de ceux qui sont venus au début du siècle et d'autre part celle des réfugiés qui sont entra de franchir le Détroit. On parle dans leur cas d'une population potentielle de trois millions de personnes, ce qui pourra constituer jusqu'à vingt-cinq pour cent de la population de notre contrée dans quelques années. Cela ne doit pas être négligé, car si nous n'arrivons pas à faire cohabiter les deux communautés, nous pouvons courir le risque d’une guerre civile.

Rodrick Waala: Une guerre civile ?

Thomas More: Oui, d’où le fait que le transfert de la monarchie peut être une excellente initiative sur le long terme. La royauté peut créer une institution commune qui sécurise culturellement les nouvelles populations et sert de pont entre ceux qui sont déjà installés depuis quelques décennies et ceux qui sont enta d'arriver. Après, je pense qu'il faudra encore des ajustements dans les mois à venir pour bien définir le rapport de force entre les deux têtes de l’exécutif. Il ne faut pas oublier qu'un des principaux motifs de la création de la monarchie est d'éviter que tout le pouvoir exécutif soit concentré entre les mains du Premier Citoyen.

Rodrick Waala: Pensez-vous que la situation pourra s'apaiser prochainement ?

Thomas More: Difficile à dire, car tout dépend ce que chaque acteur fera. Jusqu'à maintenant, c'est l'Algarbe du Sud qui avait l'initiative, mais depuis quelques jours, nous voyons que la Britonnie reprend du poil de la bête. Également, la Ligue de Montalvo peut jouer un rôle dans la région en vue de son offensive diplomatique en direction de l'Algarbe via le Sommet de Lébira. Pour donner un exemple, si le sommet arrive à résoudre certains problèmes financiers des états algarbiens, cela pourrait faire baisser les tensions dans les sociétés de l'Algarbe australe et ainsi contribuer à améliorer la situation.

Rodrick Waala: Est-ce que d'autres protagonistes pourraient aider à calmer les choses?

Thomas More: Tout est possible. On peut imaginer qu'un pays comme le Kaiyuan tente de faire une médiation ou de favoriser un apaisement régional avec d’autres outils. Toutefois, le dossier est très complexe et je pense que peu de gouvernements en dehors de la région voudront prendre le risque politique associé avec ces initiatives. Les sommets de paix ont une très mauvaise réputation depuis la gestion calamiteuse des dernières conférences de paix internationales. Même les ONG et autres organisations internationales restent très prudentes et évitent de se positionner dans la crise qui secoue actuellement l'Algarbe.

Rodrick Waala: Donc selon vous, la crise va perdurer encore un certain temps ?

Thomas More: Comme dit précédemment, c’est difficile à dire. Toutefois, les crises de ce genre ont une espérance de vie assez courte. Au final, un nouvel équilibre va s'installer dans les différents pays et contribuer à créer un nouveau rapport de force dans la région. Le majeur souci est que l'Algarbe australe risque de devenir une région qui soit en permanence sous tension et où une crise peut émerger à chaque instant. Cela n'est pas idéal, car va dissuader les investissements économiques et le commerce. Les différents embargos et sanctions économiques faits à l'encontre de la Confédération de l'Algarbe du Sud en sont un exemple. Face à la difficulté de commercer, on risque d'avoir un durcissement du régime de Florian de Klerk voire même d'assister à l'établissement d'un système autoritaire si les prochaines élections tournent mal dans ce pays.

Rodrick Waala: Voilà qui est inquiétant. Espérons que tout évoluera pour le meilleur et vers un retour à la paix et la stabilité. En tout cas, merci beaucoup pour votre avis sur la situation actuelle et d'avoir participé à l'émission.

Thomas More: Ce fut un plaisir. Merci de m'avoir accueilli chez vous.
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