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Le Manifeste Centraliste[/center]
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Les textes qui suivent sont des extraits tirés du livre « Le Manifeste Centraliste » publié au printemps 1987 par Kim Seong (1918-2003), homme politique, professeur émérite et théoricien du mouvement Centraliste. Le livre étant lui-même divisé en plusieurs essais, chacun des extraits suivant fait lui même partie d'un essai différent mais publiés au même moment.[/justify]
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- Le leurre démocratique des parti classiques
[justify]En fondant leur doctrine sur la légitimation et le soutien d’un modèle démocratique instable par nature, les partis politiques classiques leurrent les citoyens et les travailleurs en leur faisant croire que la légitimité émane du peuple et de la représentation citoyenne. Les différentes expérimentations démocratiques au Posun se sont toutes avérées décevantes et nous voyons clairement aujourd'hui que la Seconde République n'est pas plus capable que la Première République.
L'absence de remise en cause de la doctrine politique qui mène notre patrie dans cet état d'instabilité croissant depuis des décennies est criant. C'est pourquoi il me semble urgent de faire prendre conscience les citoyens de notre pays qu'il n'y a rien à attendre de la démocratie et des partis politiques classiques actuellement au pouvoir. La position actuelle du pays est intenable :
- Tout d'abord parce qu'il est impossible que les élites à l'origine de l'instabilité du pays puissent trouver des solutions pour améliorer la situation, puisque c'est leur doctrine d'inspiration étrangère qui est fondamentalement à l'origine de la crise que nous traversons. Seule une doctrine nouvelle et d'origine wosulienne pourra être une solution à nos problèmes nationaux.
- En second lieu qu'aucune force nouvelle ne pourra accéder aux hautes fonctions du pays via le système politique actuel qui est créé afin que les élites dirigeantes gardent le pouvoir sans réellement se soucier des traditions et du particularisme de notre ethnie.
Le fondement de l’action centraliste demeure la stabilité et le contentement du peuple. On ne peut continuer à contenter le peuple sans stabilité par quelques artifices électoraux et quelques belles promesses. Il faut que les citoyens se reprennent en main et organisent un nouveau système politique afin de mettre fin à l'agitation.
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- La stabilité à tout prix
Nous affirmons qu’il n’existe pas de réponse facile à la crise sans précédant qui secoue le pays. Les citoyens doivent reprendre en main leur destin et prendre des décisions drastiques afin de mettre fin à l'aveuglement des élites qui se réclament de la « démocratie ». La raison en est simple, la doctrine politique dominante dans notre pays doit être fondée sur les inspirations profondes de notre peuple. Ces inspirations ne sont aucunement la démocratie, la représentativité, la liberté d'opinion ou encore la divisions des pouvoirs étatiques. Le peuple wosulien veut de la stabilité, améliorer ses conditions de vie, pouvoir entreprendre librement ou encore que l'État coordonne efficacement la société et la redistribution des richesses pour le bien commun.
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- Pour un État Centraliste fort
Concrètement, l'État doit être réorganisé pour réunir les 5 caractéristiques centrales suivantes :
- Une nouvelle élite : le corps des fonctionnaires de l'État-Centraliste doit être relativement restreint et ses membres doivent être proches du gouvernement. Ils doivent former un noyau compact et cohérent de soutien à l’État. Un autre trait caractéristique est la présence de beaucoup de militaires dans les postes importants de l’État. Les politiques de développement adoptées par le Gouvernement seront ainsi plus facilement relayées par cette nouvelle élite bureaucratique proche du gouvernement.
- L’autonomie retrouvée de l’État : Une indépendance vis-à-vis des groupes de pression (de classe, sectoriels, ou régionaux) doit être recherché afin de placer l’intérêt national au-dessus des intérêts particuliers.
- Une réelle guidance économique : la coordination économique et le développement doit être assuré par des institutions spécifiques (un ministère par exemple, en charge d’organiser les interactions entre l'État et les acteurs de l'économie). Ces institutions doivent obtenir un véritable pouvoir et une réelle compétence technique dans la création et la mise en œuvre des politiques « développementariste ».
- Le contrôle et la stabilité de la société civile: l’État Centraliste doit maitriser la société civile. L’État doit être fort, il doit contrôler la société civile et réduire autant que possible les groupes d’opposants.
- Le cloisonnement entre l'État et le grand capital : Le pouvoir et l’autonomie de l’État doit être consolidé avant que le capital ne devienne influent. Pour ce faire, l'État doit prendre assez rapidement en main le patronat et privilégier la constitution de grandes entreprises pour améliorer le contrôle de l'état sur l'économie quitte à nationaliser les entreprises ne se pliant pas aux règles.
L’État Centraliste doit donc embrasser la doctrine développementariste-capitaliste en privilégiant une approche très interventionniste, mais avec une forte sollicitation des entreprises privées. C’est la collaboration entre les bureaucrates et les entreprises qui feront la force de notre pays : « L’État ne donne pas d’ordre, mais il suggère et influence à travers un système ‘de guidance administrative’, sous forme de recommandations informelles, rarement écrites, ce qui exige que des contacts étroits soient maintenus entre l’administration et les entreprises. Les entreprises qui répondent à ces signaux seront assurés d’avantages lors des changements à venir. Il est donc important que l’élite ait une volonté de développement pour la nation et qu’elle n’ait pas pour objectif d’accroître ses propres privilèges.
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