[center]La vita quotidiana en Terra di Somalia
[La vie quotidienne en Terre Somale]
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/33/5/1503013109-terra-di-somalia.png[/img]
~[/center]
[justify]Chapitres aléatoires sur la vie quotidienne en Terre Somale, autant dans les communautés somalies que chez les "colons" italiques. Le contenu peut varier du simple récit à la page d'encyclopédie en passant par un document top-secret. Tous ces documents se recoupent dans ce sujet.[/justify]
ACTIVITÉS | La vita quotidiana
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Djinndigo
[center]Récit : la vie d'un colon
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/33/5/1503013109-terra-di-somalia.png[/img][/center]
[justify]Il était midi et quart et le soleil tapait avec force sur la petite maison du talyaano* Francesco Gullotti. Ce dernier, assis sur une chaise devant l'entrée, sirotait un verre de vin lucanien qui lui coûtait une petite fortune. C'était un picrate amer qui en métropole ne valait pas grand-chose mais ici, en pleine zone aride somale, à la frontière de la grande forêt sub-équatoriale qui recouvrait tout l'arrière-pays, faire venir ne serait-ce qu'un carton avec six de ces bouteilles dedans, c'était hors de prix.
Heureusement pour lui, il avait de larges possessions terrestres qu'il faisait travailler quotidiennement par ses ouvriers pour la plupart somalis, avec d'autres talyaani en guise de contre-maîtres. Il cultivait le sorgho, et ses champs lui rapportaient un important pécule qu'il économisait précieusement mais parfois, par excentricité sans doute, il en dépensait une partie dans d'inutiles achats, comme celui de ce vin métropolitain aux qualités pourtant rares. Il but une autre gorgée, qu'il fit revenir sur le fond de son palais pour apprécier toute les saveurs acides du picrate en question.
Depuis sa petite maison, il avait vu une vue assez particulière sur la vallée agricole dans laquelle il cultivait son sorgho. Il avait hérité de ces terres par son père, mais il avait préféré repartir de zéro en arrachant tous les pieds de maïs, car ces derniers poussaient mal dans la région. Il avait fait fructifié l'affaire et était devenu un grand propriétaire terrien dans la région. Il possédait à lui seul quelques milliers d'hectares de diverses cultures, principalement du sorgho, et il n'en était pas peu fière.
Il contemplait avec une lueur de fierté dans les yeux ses champs en contrebas tandis que des ouvriers, à peine visible à cette distance, s'usaient le dos dans ces plantations, sous un soleil qui crachait un feu ardent. Francesco repensa à une critique qu'on lui avait adressé récemment par courrier, où on le traitait d'esclavagiste qui n'avait jamais touché à la terre. Il se rappelait avoir brûlé la lettre et avoir envoyé ses hommes de main à la recherche du coupable, qu'ils trouvèrent. Francesco se questionnait encore sur le sort qu'il réservait à ce bourgeois-bohème qui osait critiquer son travail.
La terre, il l'avait travaillé. Il avait été à la place, oui, de ces ouvriers. La seule différence entre eux à l'époque, c'était que lui avait sur le dos les dettes de son père, et la seule chose qui lui permettait de se dés-endetter, c'était de faire fructifier ces quelques hectares. Il avait travaillé d'arrache-pied pendant ses années de jeunesse, juste après la mort de son père, qui était un ivrogne notoire et un très mauvais joueur de cartes, et qui ne lui avait laissé que quelques hectares et une vie d'erreurs à rattraper. Francesco n'était pas peu fier d'avoir su tirer le meilleur parti de ces plantations et d'être devenu, en une vingtaine d'années, l'homme qu'il était.
Peu importe qu'il y ait des ouvriers qui travaillent à sa place, puisqu'il avait été à leur place il y a de cela des années, lorsqu'il n'avait même pas l'argent pour se permettre de payer quelqu'un pour travailler à sa place, et il se rappelle la douleur. Il ne la souhaitait pas à grand-monde, cette douleur, mais il fallait ce qu'il fallait pour effacer les erreurs de son père et s'assurer un avenir confortable. Il avait désormais effacé avec soulagement cette période de sa vie où les ennuis le guettaient tout le temps et où même la mafia lucanienne métropolitaine d'Augusta en était venue à en vouloir sa peau à cause des dettes de son père.
Il finit son verre de picrate acide, pensa qu'il devrait peut-être commencer un vignoble ici, en Terre Somale, plia sa chaise, la posa contre le mur sans bruit, puis pénétra dans la maison, où il partit vaquer à d'autres occupations.
*colon italique en Terre Somale, le nom vient du somal "talyaani" qui signifie "italique"[/justify]
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/33/5/1503013109-terra-di-somalia.png[/img][/center]
[justify]Il était midi et quart et le soleil tapait avec force sur la petite maison du talyaano* Francesco Gullotti. Ce dernier, assis sur une chaise devant l'entrée, sirotait un verre de vin lucanien qui lui coûtait une petite fortune. C'était un picrate amer qui en métropole ne valait pas grand-chose mais ici, en pleine zone aride somale, à la frontière de la grande forêt sub-équatoriale qui recouvrait tout l'arrière-pays, faire venir ne serait-ce qu'un carton avec six de ces bouteilles dedans, c'était hors de prix.
Heureusement pour lui, il avait de larges possessions terrestres qu'il faisait travailler quotidiennement par ses ouvriers pour la plupart somalis, avec d'autres talyaani en guise de contre-maîtres. Il cultivait le sorgho, et ses champs lui rapportaient un important pécule qu'il économisait précieusement mais parfois, par excentricité sans doute, il en dépensait une partie dans d'inutiles achats, comme celui de ce vin métropolitain aux qualités pourtant rares. Il but une autre gorgée, qu'il fit revenir sur le fond de son palais pour apprécier toute les saveurs acides du picrate en question.
Depuis sa petite maison, il avait vu une vue assez particulière sur la vallée agricole dans laquelle il cultivait son sorgho. Il avait hérité de ces terres par son père, mais il avait préféré repartir de zéro en arrachant tous les pieds de maïs, car ces derniers poussaient mal dans la région. Il avait fait fructifié l'affaire et était devenu un grand propriétaire terrien dans la région. Il possédait à lui seul quelques milliers d'hectares de diverses cultures, principalement du sorgho, et il n'en était pas peu fière.
Il contemplait avec une lueur de fierté dans les yeux ses champs en contrebas tandis que des ouvriers, à peine visible à cette distance, s'usaient le dos dans ces plantations, sous un soleil qui crachait un feu ardent. Francesco repensa à une critique qu'on lui avait adressé récemment par courrier, où on le traitait d'esclavagiste qui n'avait jamais touché à la terre. Il se rappelait avoir brûlé la lettre et avoir envoyé ses hommes de main à la recherche du coupable, qu'ils trouvèrent. Francesco se questionnait encore sur le sort qu'il réservait à ce bourgeois-bohème qui osait critiquer son travail.
La terre, il l'avait travaillé. Il avait été à la place, oui, de ces ouvriers. La seule différence entre eux à l'époque, c'était que lui avait sur le dos les dettes de son père, et la seule chose qui lui permettait de se dés-endetter, c'était de faire fructifier ces quelques hectares. Il avait travaillé d'arrache-pied pendant ses années de jeunesse, juste après la mort de son père, qui était un ivrogne notoire et un très mauvais joueur de cartes, et qui ne lui avait laissé que quelques hectares et une vie d'erreurs à rattraper. Francesco n'était pas peu fier d'avoir su tirer le meilleur parti de ces plantations et d'être devenu, en une vingtaine d'années, l'homme qu'il était.
Peu importe qu'il y ait des ouvriers qui travaillent à sa place, puisqu'il avait été à leur place il y a de cela des années, lorsqu'il n'avait même pas l'argent pour se permettre de payer quelqu'un pour travailler à sa place, et il se rappelle la douleur. Il ne la souhaitait pas à grand-monde, cette douleur, mais il fallait ce qu'il fallait pour effacer les erreurs de son père et s'assurer un avenir confortable. Il avait désormais effacé avec soulagement cette période de sa vie où les ennuis le guettaient tout le temps et où même la mafia lucanienne métropolitaine d'Augusta en était venue à en vouloir sa peau à cause des dettes de son père.
Il finit son verre de picrate acide, pensa qu'il devrait peut-être commencer un vignoble ici, en Terre Somale, plia sa chaise, la posa contre le mur sans bruit, puis pénétra dans la maison, où il partit vaquer à d'autres occupations.
*colon italique en Terre Somale, le nom vient du somal "talyaani" qui signifie "italique"[/justify]
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Djinndigo
[center]Récit : la vie d'un colon
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/33/5/1503013109-terra-di-somalia.png[/img][/center]
[justify]C'était avec tristesse que Francesco Gullotti se levait aujourd'hui. Il avait appris il y a deux jours la mort de son grand-oncle et ancien collègue de travail, Cristiano Patriarca. Francesco s'était réveillé, bougon, avait enfilé d'une traite son petit déjeuner, essentiellement composé de canjeero - une petite galette de pain somali - et avait récupéré toutes les affaires nécessaires pour son petit voyage en quelques minutes avant de grimper en hâte dans sa voiture, [url=http://orig10.deviantart.net/079e/f/2009/332/5/2/521557497613de5dcb2ebc03e829304c.jpg]un quatre-quatre d'origine olgarienne[/url] avec d'épaisses suspensions pour se déplacer dans le désert comme dans la forêt.
Il démarra le véhicule puis le fit avancer docilement sur la route goudronnée qui partait de devant son domicile pour arriver jusqu'à la route nationale, toute proche. Il conduisait avec douceur et réfléchissait avec nostalgie aux derniers moments avec Cristiano. Son téléphone sonna, il le prit puis l'éteignit sans décrocher. Il observait avec calme l'horizon vers lequel il se dirigeait. Il se rappelait, à chaque fois plus douloureusement que la précédente, de divers souvenirs qu'il avait eu avec son oncle.
Son enfance n'avait pas été facile. Son père, un ivrogne notoire, battait sa mère et s'était endetté au-delà de ce que la raison pouvait permettre. Il avait peu de moments de distraction et de plaisir, et ces rares moments se déroulaient souvent en compagnie de son oncle. Ce dernier venait de temps à autres à la maison, et s'arrangeait toujours pour venir avec un petit cadeau, jamais grand-chose mais toujours assez pour satisfaire Francesco : une orange, un jeu de cartes ou des dés.
Malgré le fait que son père revendait les jouets en question dès que son oncle repartait, Francesco passait ainsi des journées moins tristes que d'autres, et il souriait parfois. Après la mort de son père, Cristiano avait sorti Francesco de la misère et l'avait engagé comme ouvrier agricole. Francesco avait commencé tout en bas de l'échelle et il s'était hissé, grâce aux enseignements de Cristiano, à la seule force de ses bras, jusqu'au sommet. Il était devenu lui aussi un grand propriétaire terrien, et il faisait partie de la haute société de la communauté talyaani.
Il arriva finalement devant la ferme de la famille Patriarca, à qui il rendait visite de temps à autres. Il n'était pas venu depuis un mois et la maison s'était légèrement détérioré, comme tout ce qui se dresse sur le chemin du redoutable Kunfuredi*, le vent du sud somali, qui brûlait et desséchait tout sur son passage entre la forêt et la côte. Il se gara sur une des places rudimentaires latérales puis sortit de son véhicule. Il savoura ce nouvel instant de solitude face au désert puis s'avança vers le portail de la maison.
Cette dernière, bien que lourdement défendue par des barbelés et divers grillages qui l'entourent, lui rappelait de nombreux souvenirs, pour la plupart devenus douloureux depuis la mort de sa mère, et plus récemment, de son oncle. Il sonna en appuyant sur un petit bouton fixé sur un boîtier contre le mur du portail puis attendit qu'on lui ouvrasse. Le portail ne se fit pas attendre et s'ouvrit en coulissant avec un léger couinement accompagné du crissement du sable contre le métal. Francesco pénétra avec respect dans l'enceinte fortifiée de la demeure des Patriarca.
Il marcha le long du sentier qui arrivait devant la porte de la demeure elle-même, puis entra silencieusement en ouvrant la porte d'entrée avec délicatesse. Arrivé dans le hall d'entrée, il se repéra tout de suite dans l'intérieur de l'imposante demeure, grimpa les escaliers quatre à quatre puis arriva dans le salon, au premier étage. Là, assis sur divers sofas, une partie de la famille s'apitoyait, parfois en pleurant. Francesco retira son chapeau de fermier, qu'il plaça en signe de respect contre sa poitrine, comme il était de coutume dans la communauté talyaano.
Il s'approcha sans un mot de sa tante, Camilla Patriarca, lui témoigna son soutien en murmurant quelques mots, puis s'écarta d'elle pour avoir une vision d'ensemble de la famille qui, pour certains, pleurait à chaudes larmes. Il essuya une larme qui apparaissait au coin de son œil, s'assit, et tenta de se remémorer tant qu'il le pouvait encore.
*Vent du sud somali qui remonte le désert entre la forêt et la côte. Son nom vient du terme somali italianisé "koonfureed" qui veut dire "du sud".[/justify]
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/33/5/1503013109-terra-di-somalia.png[/img][/center]
[justify]C'était avec tristesse que Francesco Gullotti se levait aujourd'hui. Il avait appris il y a deux jours la mort de son grand-oncle et ancien collègue de travail, Cristiano Patriarca. Francesco s'était réveillé, bougon, avait enfilé d'une traite son petit déjeuner, essentiellement composé de canjeero - une petite galette de pain somali - et avait récupéré toutes les affaires nécessaires pour son petit voyage en quelques minutes avant de grimper en hâte dans sa voiture, [url=http://orig10.deviantart.net/079e/f/2009/332/5/2/521557497613de5dcb2ebc03e829304c.jpg]un quatre-quatre d'origine olgarienne[/url] avec d'épaisses suspensions pour se déplacer dans le désert comme dans la forêt.
Il démarra le véhicule puis le fit avancer docilement sur la route goudronnée qui partait de devant son domicile pour arriver jusqu'à la route nationale, toute proche. Il conduisait avec douceur et réfléchissait avec nostalgie aux derniers moments avec Cristiano. Son téléphone sonna, il le prit puis l'éteignit sans décrocher. Il observait avec calme l'horizon vers lequel il se dirigeait. Il se rappelait, à chaque fois plus douloureusement que la précédente, de divers souvenirs qu'il avait eu avec son oncle.
Son enfance n'avait pas été facile. Son père, un ivrogne notoire, battait sa mère et s'était endetté au-delà de ce que la raison pouvait permettre. Il avait peu de moments de distraction et de plaisir, et ces rares moments se déroulaient souvent en compagnie de son oncle. Ce dernier venait de temps à autres à la maison, et s'arrangeait toujours pour venir avec un petit cadeau, jamais grand-chose mais toujours assez pour satisfaire Francesco : une orange, un jeu de cartes ou des dés.
Malgré le fait que son père revendait les jouets en question dès que son oncle repartait, Francesco passait ainsi des journées moins tristes que d'autres, et il souriait parfois. Après la mort de son père, Cristiano avait sorti Francesco de la misère et l'avait engagé comme ouvrier agricole. Francesco avait commencé tout en bas de l'échelle et il s'était hissé, grâce aux enseignements de Cristiano, à la seule force de ses bras, jusqu'au sommet. Il était devenu lui aussi un grand propriétaire terrien, et il faisait partie de la haute société de la communauté talyaani.
Il arriva finalement devant la ferme de la famille Patriarca, à qui il rendait visite de temps à autres. Il n'était pas venu depuis un mois et la maison s'était légèrement détérioré, comme tout ce qui se dresse sur le chemin du redoutable Kunfuredi*, le vent du sud somali, qui brûlait et desséchait tout sur son passage entre la forêt et la côte. Il se gara sur une des places rudimentaires latérales puis sortit de son véhicule. Il savoura ce nouvel instant de solitude face au désert puis s'avança vers le portail de la maison.
Cette dernière, bien que lourdement défendue par des barbelés et divers grillages qui l'entourent, lui rappelait de nombreux souvenirs, pour la plupart devenus douloureux depuis la mort de sa mère, et plus récemment, de son oncle. Il sonna en appuyant sur un petit bouton fixé sur un boîtier contre le mur du portail puis attendit qu'on lui ouvrasse. Le portail ne se fit pas attendre et s'ouvrit en coulissant avec un léger couinement accompagné du crissement du sable contre le métal. Francesco pénétra avec respect dans l'enceinte fortifiée de la demeure des Patriarca.
Il marcha le long du sentier qui arrivait devant la porte de la demeure elle-même, puis entra silencieusement en ouvrant la porte d'entrée avec délicatesse. Arrivé dans le hall d'entrée, il se repéra tout de suite dans l'intérieur de l'imposante demeure, grimpa les escaliers quatre à quatre puis arriva dans le salon, au premier étage. Là, assis sur divers sofas, une partie de la famille s'apitoyait, parfois en pleurant. Francesco retira son chapeau de fermier, qu'il plaça en signe de respect contre sa poitrine, comme il était de coutume dans la communauté talyaano.
Il s'approcha sans un mot de sa tante, Camilla Patriarca, lui témoigna son soutien en murmurant quelques mots, puis s'écarta d'elle pour avoir une vision d'ensemble de la famille qui, pour certains, pleurait à chaudes larmes. Il essuya une larme qui apparaissait au coin de son œil, s'assit, et tenta de se remémorer tant qu'il le pouvait encore.
*Vent du sud somali qui remonte le désert entre la forêt et la côte. Son nom vient du terme somali italianisé "koonfureed" qui veut dire "du sud".[/justify]
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Djinndigo
[center]Récit historique : Benito Chirichella
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/34/5/1503670171-benito-chirichella.png[/img][/center]
[justify]L'histoire se déroule au XVIIIème siècle sur le territoire actuel de la Terra di Somalia, quelques temps après la fin de l'âge d'or de la piraterie. Le commerce des boucaniers est en pleine récession et le banditisme recule devant le contrôle des mers imposé par les puissances navales que sont la Britonnie et la Posnanie. Les navires corsaires deviennent moins nombreux, pour laisser place à la marine professionnelle qui arpente les mers à la recherche des pirates. Le pirate italique Benito Chirichella, originaire du comptoir italique de Salesavia, dans le nord-est de l'actuelle Terra di Somalia, cherche à relancer la piraterie locale en créant un nouveau filon négrier susceptible d'alimenter la traite des esclaves à destination de l'Olgarie.[/justify]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/34/5/1503670145-portrait-benito-chirichella.png[/img]
Benito Chirichella[/center]
[justify]Dans le port italique de Magodiccio en Terra di Somalia, à l'heure du souper, alors que le soleil s'apprête à se réfugier de l'autre côté du monde, une chaloupe mal en point s'amarra au quai. Deux hommes y étaient présents, mais seul l'un des deux sortit de l'embarcation, s'extrayant avec difficulté de l'embarcation, tandis que le cadavre à ses côtés coulait avec mollesse dans les eaux du port. A cette heure-ci, les gardes du port étaient absents car la navigation nocturne était difficile et rares étaient les navires à entrer et sortir du port pendant cette période.
Simplement vêtu, avec des habits occidentaux, l'homme qui descendait de l'embarcation de fortune, s'avança sur les quais avec circonspection. Il arborait des cicatrices sur son visage, et bien qu'ayant un air patibulaire, il semblait sûr de lui et serein. Il entra dans la bourgade côtière discrètement sans attirer l'attention de quiconque, et il longea diverses allées commerçantes, dont la plupart des enseignes tournaient à plein régime. En l'an de grâce 1705, le commerce avait fleurit exponentiellement pour le comptoir italique, et les résultats de la politique des différents bourgmestres-gouverneurs de la ville s'attestait dans toutes les rues : de nouveaux navires mouillaient l'ancre dans la baie portuaire de Mogadiccio chaque jour plus nombreux, signe évident de la bonne santé commerciale de la ville.
Cependant, l'arrêt de la traite négrière quelques années plus tôt avait fait cesser la plupart des activités navales de la colonie, qui avait du se reconvertir dans diverses activités moindres. Il avait fallu plusieurs années à la ville pour se redresser de cette crise économique, qui avait, en combinaison avec une fièvre jaune, une maladie locale, décimé de quinze pourcents la population locale, qu'elle soit rurale ou urbaine. Tous les commerces qui fleurissaient dans les rues mogadiccoises étaient inconnus à Benito, qui avait pourtant passé une grande partie de son enfance à voler à l'étalage dans ces mêmes ruelles. Tous les noms de rues lui étaient familiers, mais aucun n'abritait ce qu'il avait connu ici bas : Strada della Victoria, Strada della Colonizzazione, Via di Sazlettri...
Perdu dans ses pensées, Benito heurta les pieds d'un homme, ce qui le sortit brutalement de ses élucubrations. Il tourna la tête pour mieux apercevoir l'homme à qui appartenaient lesdits pieds : un grand bougre se tenait là, allongé de tout son long sur la voie publique, à cheval sur deux pavés inclinés, et ce dernier se reposait, tel l'ivrogne qu'il devait être. Benito ne broncha même pas devant la débauche de cet homme et il poursuivit son chemin. Il arriva bientôt devant une vieille échoppe, à la devanture sale et peu soignée, dont il se rappela le rôle principal qu'elle avait il y a de cela quelques années : elle servait de refuge pour les boucaniers et autres contrebandiers divers, ce qui était sans doute le lieu que recherchait Benito pour son entreprise peu légale.
Il entra. Dans l'échoppe, une lourde chape de fumée blanche s'élevait vers le plafond, couche de fumée entretenue par trois tables de fumeurs différentes. A une quatrième table, trois matelots, sans doute des roturiers, échangeaient avec calme, sur l'importance du petit foc, une voile du navire de moindre importance. Sans doute étaient-ils experts en la matière, car leur visage tanné indiquait un grand âge, sans doute au-delà de la cinquantaine, pour les trois matelots.
Benito s'approcha de la première table, la plus proche de l'entrée, et engagea la conversation avec les énergumènes qui arboraient ladite table. Il salua les quatre personnes, puis en s'adressant au plus vieux de tous, un borgne qui semblait grincheux, il dit : « Salutations, matelot. Je me présente : Benito Chirichella, et je me revendique pirate italique de la Côte des Somalis. J'arpente les sept mers depuis déjà quinze ans, et j'ai une offre très intéressante à vous proposer. Il s'agit d'une proposition majeure, que vous ne rencontrerez que rarement dans votre vie. Je vous expliquerai en détail si vous acceptez de me servir corps et âme pendant les prochains mois. Qu'en dites-vous ? »
Le borgne le regarda après qu'il eut fini de parler, cracha puis répondit un flot d'insultes en somali, dont le contenu n'est pas à révéler aux âmes sensibles. Le pirate italique cracha à son tour sur la table puis s'écarta. Les pirates somalophones devenaient de plus en plus nombreux et infectaient le marché de la piraterie avec leur comportement ridicule et leur langage indigène. Benito se signa en s'écartant de la table, il ne souhaitait pas attirer les mauvais esprits après avoir échangé des mots avec une telle engeance du Malin. Il s'approcha de la seconde table, où deux jeunes mousses, qui semblaient bien lotis, fumaient la pipe.
Il s'adressa à eux : « Salutations, chers collègues marins. Sachez que votre habit vous sied à merveille. Je suis moi-même marin, et j'ai un petit navire caché quelque part là-bas dehors » dit-il en pointant la porte de l'échoppe, puis poursuivit : « Et je cherche un équipage pour travailler en ma compagnie sur une affaire quelque peu... Sensible. Il s'agit d'une entreprise comme vous n'en n'avez jamais vu auparavant et comme vous n'en verrez sans doute plus jamais. Si vous souhaitez travailler avec moi, il suffira de me donner votre accord. »
Ce à quoi les deux mousses lui répondirent dans un patois nobliard-marin incompréhensible : « Qu'echeque qu'tu veux toi lo ? T'veux bat' avé mouè ? J'vais ch'lui montrer d'quel bouè j'me chauche ! J'vais te l'refaire ton tronche d'pirate lo ! » Tandis qu'ils fouillaient dans leurs habits, le pirate était déjà parti. Il s'approcha de la troisième et avant-dernière table, où une compagnie bien plus sympathique semblait avoir une vive discussion sous la fumée dégagée par deux fumeurs au bout de la tablée. Benito prit une grande inspiration, puis se plaça à l'autre extrémité de la table, d'où il interrogea les huit convives installés autour du maigre meuble en bois.
« Salutations, mes très chers confrères marins. Je suis ici dans un but précis, et je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je suis Benito Chirichella, pirate de profession, sans foi ni loi, et je cherche un équipage pour une entreprise périlleuse. Bien sûr il s'agit de quelque chose d'une envergure inimaginable, car elle aboutirait à la violation de toutes les lois qui peuvent exister de par le monde. Mais qu'est-ce qui me motive à me présenter, et à vous faire cette offre ? L'argent. Si vous êtes prêts à me suivre pour l'argent, alors je vous expliquerai de quoi il retourne en réalité. Soit nous serons des hommes riches, soit des hommes morts. »[/justify]
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/34/5/1503670171-benito-chirichella.png[/img][/center]
[justify]L'histoire se déroule au XVIIIème siècle sur le territoire actuel de la Terra di Somalia, quelques temps après la fin de l'âge d'or de la piraterie. Le commerce des boucaniers est en pleine récession et le banditisme recule devant le contrôle des mers imposé par les puissances navales que sont la Britonnie et la Posnanie. Les navires corsaires deviennent moins nombreux, pour laisser place à la marine professionnelle qui arpente les mers à la recherche des pirates. Le pirate italique Benito Chirichella, originaire du comptoir italique de Salesavia, dans le nord-est de l'actuelle Terra di Somalia, cherche à relancer la piraterie locale en créant un nouveau filon négrier susceptible d'alimenter la traite des esclaves à destination de l'Olgarie.[/justify]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/34/5/1503670145-portrait-benito-chirichella.png[/img]
Benito Chirichella[/center]
[justify]Dans le port italique de Magodiccio en Terra di Somalia, à l'heure du souper, alors que le soleil s'apprête à se réfugier de l'autre côté du monde, une chaloupe mal en point s'amarra au quai. Deux hommes y étaient présents, mais seul l'un des deux sortit de l'embarcation, s'extrayant avec difficulté de l'embarcation, tandis que le cadavre à ses côtés coulait avec mollesse dans les eaux du port. A cette heure-ci, les gardes du port étaient absents car la navigation nocturne était difficile et rares étaient les navires à entrer et sortir du port pendant cette période.
Simplement vêtu, avec des habits occidentaux, l'homme qui descendait de l'embarcation de fortune, s'avança sur les quais avec circonspection. Il arborait des cicatrices sur son visage, et bien qu'ayant un air patibulaire, il semblait sûr de lui et serein. Il entra dans la bourgade côtière discrètement sans attirer l'attention de quiconque, et il longea diverses allées commerçantes, dont la plupart des enseignes tournaient à plein régime. En l'an de grâce 1705, le commerce avait fleurit exponentiellement pour le comptoir italique, et les résultats de la politique des différents bourgmestres-gouverneurs de la ville s'attestait dans toutes les rues : de nouveaux navires mouillaient l'ancre dans la baie portuaire de Mogadiccio chaque jour plus nombreux, signe évident de la bonne santé commerciale de la ville.
Cependant, l'arrêt de la traite négrière quelques années plus tôt avait fait cesser la plupart des activités navales de la colonie, qui avait du se reconvertir dans diverses activités moindres. Il avait fallu plusieurs années à la ville pour se redresser de cette crise économique, qui avait, en combinaison avec une fièvre jaune, une maladie locale, décimé de quinze pourcents la population locale, qu'elle soit rurale ou urbaine. Tous les commerces qui fleurissaient dans les rues mogadiccoises étaient inconnus à Benito, qui avait pourtant passé une grande partie de son enfance à voler à l'étalage dans ces mêmes ruelles. Tous les noms de rues lui étaient familiers, mais aucun n'abritait ce qu'il avait connu ici bas : Strada della Victoria, Strada della Colonizzazione, Via di Sazlettri...
Perdu dans ses pensées, Benito heurta les pieds d'un homme, ce qui le sortit brutalement de ses élucubrations. Il tourna la tête pour mieux apercevoir l'homme à qui appartenaient lesdits pieds : un grand bougre se tenait là, allongé de tout son long sur la voie publique, à cheval sur deux pavés inclinés, et ce dernier se reposait, tel l'ivrogne qu'il devait être. Benito ne broncha même pas devant la débauche de cet homme et il poursuivit son chemin. Il arriva bientôt devant une vieille échoppe, à la devanture sale et peu soignée, dont il se rappela le rôle principal qu'elle avait il y a de cela quelques années : elle servait de refuge pour les boucaniers et autres contrebandiers divers, ce qui était sans doute le lieu que recherchait Benito pour son entreprise peu légale.
Il entra. Dans l'échoppe, une lourde chape de fumée blanche s'élevait vers le plafond, couche de fumée entretenue par trois tables de fumeurs différentes. A une quatrième table, trois matelots, sans doute des roturiers, échangeaient avec calme, sur l'importance du petit foc, une voile du navire de moindre importance. Sans doute étaient-ils experts en la matière, car leur visage tanné indiquait un grand âge, sans doute au-delà de la cinquantaine, pour les trois matelots.
Benito s'approcha de la première table, la plus proche de l'entrée, et engagea la conversation avec les énergumènes qui arboraient ladite table. Il salua les quatre personnes, puis en s'adressant au plus vieux de tous, un borgne qui semblait grincheux, il dit : « Salutations, matelot. Je me présente : Benito Chirichella, et je me revendique pirate italique de la Côte des Somalis. J'arpente les sept mers depuis déjà quinze ans, et j'ai une offre très intéressante à vous proposer. Il s'agit d'une proposition majeure, que vous ne rencontrerez que rarement dans votre vie. Je vous expliquerai en détail si vous acceptez de me servir corps et âme pendant les prochains mois. Qu'en dites-vous ? »
Le borgne le regarda après qu'il eut fini de parler, cracha puis répondit un flot d'insultes en somali, dont le contenu n'est pas à révéler aux âmes sensibles. Le pirate italique cracha à son tour sur la table puis s'écarta. Les pirates somalophones devenaient de plus en plus nombreux et infectaient le marché de la piraterie avec leur comportement ridicule et leur langage indigène. Benito se signa en s'écartant de la table, il ne souhaitait pas attirer les mauvais esprits après avoir échangé des mots avec une telle engeance du Malin. Il s'approcha de la seconde table, où deux jeunes mousses, qui semblaient bien lotis, fumaient la pipe.
Il s'adressa à eux : « Salutations, chers collègues marins. Sachez que votre habit vous sied à merveille. Je suis moi-même marin, et j'ai un petit navire caché quelque part là-bas dehors » dit-il en pointant la porte de l'échoppe, puis poursuivit : « Et je cherche un équipage pour travailler en ma compagnie sur une affaire quelque peu... Sensible. Il s'agit d'une entreprise comme vous n'en n'avez jamais vu auparavant et comme vous n'en verrez sans doute plus jamais. Si vous souhaitez travailler avec moi, il suffira de me donner votre accord. »
Ce à quoi les deux mousses lui répondirent dans un patois nobliard-marin incompréhensible : « Qu'echeque qu'tu veux toi lo ? T'veux bat' avé mouè ? J'vais ch'lui montrer d'quel bouè j'me chauche ! J'vais te l'refaire ton tronche d'pirate lo ! » Tandis qu'ils fouillaient dans leurs habits, le pirate était déjà parti. Il s'approcha de la troisième et avant-dernière table, où une compagnie bien plus sympathique semblait avoir une vive discussion sous la fumée dégagée par deux fumeurs au bout de la tablée. Benito prit une grande inspiration, puis se plaça à l'autre extrémité de la table, d'où il interrogea les huit convives installés autour du maigre meuble en bois.
« Salutations, mes très chers confrères marins. Je suis ici dans un but précis, et je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je suis Benito Chirichella, pirate de profession, sans foi ni loi, et je cherche un équipage pour une entreprise périlleuse. Bien sûr il s'agit de quelque chose d'une envergure inimaginable, car elle aboutirait à la violation de toutes les lois qui peuvent exister de par le monde. Mais qu'est-ce qui me motive à me présenter, et à vous faire cette offre ? L'argent. Si vous êtes prêts à me suivre pour l'argent, alors je vous expliquerai de quoi il retourne en réalité. Soit nous serons des hommes riches, soit des hommes morts. »[/justify]
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Djinndigo
[center]Culture : le dromadaire somali
[img]http://www.fao.org/typo3temp/pics/d8dfa2d34b.jpg[/img]
Un indigène tentant de contrôler un dromadaire devant un troupeau.[/center]
[justify]Le dromadaire somali est un dromadaire de très grande taille pouvant atteindre deux mètres. Sa viande est réputée en Algarbe et en Marquésie pour son goût typique. Il vit essentiellement dans le désert somali, entre la jungle et la côte. Il a longtemps été utilisé par le passé comme animal de bât, mais fût aussi utilisé de l'Antiquité jusqu'à la Renaissance comme monture de guerre, notamment par les troupes de mercenaires algarbiens (avec notamment les mamelouks, de redoutables guerriers du désert). Le dromadaire (Camelus dromedarius en latin) ou chameau arabique, est une espèce de chameau, issu de la famille des camélidés. Les dromadaires ont la spécificité de n'arborer qu'une seule bosse sur le dos, tandis que les chameaux en présentent deux, ce qui permet de différencier le dromadaire des autres chameaux. Le nom commun « dromadaire » est issu du grec « dromas » qui signifie « coureur », car dans l'Antiquité ce dernier était réputé pour son infatigabilité et pour sa qualité de monture du désert infatigable. Les dromadaires somalis vivent en moyenne vingts ans, avec un maximum observé de vingts-sept ans pour un dromadaire femelle en 2023.
[center][img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/be/Chameau_%C3%A0_Koudiat_Zrigat%2C_B%C3%A9char%2C_%28Alg%C3%A9rie%29.jpg/440px-Chameau_%C3%A0_Koudiat_Zrigat%2C_B%C3%A9char%2C_%28Alg%C3%A9rie%29.jpg[/img]
Traite manuelle d'un dromadaire en Triplotanie.[/center]
Le dromadaire somali femelle produit en moyenne vingts litres de lait par jour, notamment en période de lactation (période de production de lait suivant la gestion puis l'accouchement). Le lait de dromadaire contient :
Un plat de riz accompagné de viande de dromadaire.[/center]
Il existe environ un million de dromadaires en Terre Somale, contre deux cents milles dromadaires en Triplotanie. Les données susmentionnées sont inexactes en raison de manque de suivi de la part du gouvernement qui laisse les indigènes somalis s'occuper de leurs troupeaux. Les dromadaires somalis représentent la plus grande part de chameaux des Deux-Lucagnes entières. Ces derniers, pour moitié des femelles, pèsent en moyenne 800 kilogrammes, si une alimentation grasse (propice à l'engraissement) leur est proposée. Les dromadaires et chameaux de toutes races sont herbivores, et cette dernière caractéristique peut facilement être explicable par la pauvreté relative des zones désertiques et arides en terme de formes de vie comestibles. La viande de dromadaire, quant à elle, est l'un des éléments principaux du régime somali, et est souvent inclue sous la forme de viande séchée (oodkac) dans divers repas, notamment au petit-déjeuner en compagnie du traditionnel canjeero.
Tous les éléments du dromadaire sont utilisés à des fins pratiques : sa peau peut être tannée, sa viande est comestible, son lait est riche en éléments naturels, ses poils peuvent être tressés pour former des habits ou être utilisés comme corde. Pour survivre, le dromadaire est capable d'absorber plusieurs dizaines de litres d'eau, lui permettant de survivre en autarcie totale pendant une semaine. Son surnom, le « vaisseau du désert », désigne le fait qu'il peut survivre sans eau pendant plusieurs jours, transporter de lourdes charges (d'où sa qualité de cheval de bât) et est résistant à toutes épreuves.[/justify]
[center][img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/92/Camels_in_Jordan_valley_%284568207363%29.jpg/220px-Camels_in_Jordan_valley_%284568207363%29.jpg[/img]
Une colonne de dromadaires en plein désert de Marquésie insulaire.[/center]
[img]http://www.fao.org/typo3temp/pics/d8dfa2d34b.jpg[/img]
Un indigène tentant de contrôler un dromadaire devant un troupeau.[/center]
[justify]Le dromadaire somali est un dromadaire de très grande taille pouvant atteindre deux mètres. Sa viande est réputée en Algarbe et en Marquésie pour son goût typique. Il vit essentiellement dans le désert somali, entre la jungle et la côte. Il a longtemps été utilisé par le passé comme animal de bât, mais fût aussi utilisé de l'Antiquité jusqu'à la Renaissance comme monture de guerre, notamment par les troupes de mercenaires algarbiens (avec notamment les mamelouks, de redoutables guerriers du désert). Le dromadaire (Camelus dromedarius en latin) ou chameau arabique, est une espèce de chameau, issu de la famille des camélidés. Les dromadaires ont la spécificité de n'arborer qu'une seule bosse sur le dos, tandis que les chameaux en présentent deux, ce qui permet de différencier le dromadaire des autres chameaux. Le nom commun « dromadaire » est issu du grec « dromas » qui signifie « coureur », car dans l'Antiquité ce dernier était réputé pour son infatigabilité et pour sa qualité de monture du désert infatigable. Les dromadaires somalis vivent en moyenne vingts ans, avec un maximum observé de vingts-sept ans pour un dromadaire femelle en 2023.
[center][img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/be/Chameau_%C3%A0_Koudiat_Zrigat%2C_B%C3%A9char%2C_%28Alg%C3%A9rie%29.jpg/440px-Chameau_%C3%A0_Koudiat_Zrigat%2C_B%C3%A9char%2C_%28Alg%C3%A9rie%29.jpg[/img]
Traite manuelle d'un dromadaire en Triplotanie.[/center]
Le dromadaire somali femelle produit en moyenne vingts litres de lait par jour, notamment en période de lactation (période de production de lait suivant la gestion puis l'accouchement). Le lait de dromadaire contient :
- Un fort pourcentage de protéines à potentiel antimicrobien, protéines quasiment absentes du lait de vache
- Suffisamment de nutriments essentiels pour pourvoir aux besoins alimentaires quotidiens d'un être humain adulte de taille et de poids moyens, il est d'ailleurs utilisé massivement en cas de famines afin de temporiser
- Des acides gras essentiels à l'équilibre nutritionnel journalier
- Une haute teneur en vitamine C et en minéraux essentiels à l'immunité
- Une proportion plus faible de lactose que dans le lait de vache, mais de plus grandes proportions de potassium, fer, zinc, magnésium, manganèse, cuivre et sodium
- Un taux de cholestérol moins élevé que dans le lait de vache
Un plat de riz accompagné de viande de dromadaire.[/center]
Il existe environ un million de dromadaires en Terre Somale, contre deux cents milles dromadaires en Triplotanie. Les données susmentionnées sont inexactes en raison de manque de suivi de la part du gouvernement qui laisse les indigènes somalis s'occuper de leurs troupeaux. Les dromadaires somalis représentent la plus grande part de chameaux des Deux-Lucagnes entières. Ces derniers, pour moitié des femelles, pèsent en moyenne 800 kilogrammes, si une alimentation grasse (propice à l'engraissement) leur est proposée. Les dromadaires et chameaux de toutes races sont herbivores, et cette dernière caractéristique peut facilement être explicable par la pauvreté relative des zones désertiques et arides en terme de formes de vie comestibles. La viande de dromadaire, quant à elle, est l'un des éléments principaux du régime somali, et est souvent inclue sous la forme de viande séchée (oodkac) dans divers repas, notamment au petit-déjeuner en compagnie du traditionnel canjeero.
Tous les éléments du dromadaire sont utilisés à des fins pratiques : sa peau peut être tannée, sa viande est comestible, son lait est riche en éléments naturels, ses poils peuvent être tressés pour former des habits ou être utilisés comme corde. Pour survivre, le dromadaire est capable d'absorber plusieurs dizaines de litres d'eau, lui permettant de survivre en autarcie totale pendant une semaine. Son surnom, le « vaisseau du désert », désigne le fait qu'il peut survivre sans eau pendant plusieurs jours, transporter de lourdes charges (d'où sa qualité de cheval de bât) et est résistant à toutes épreuves.[/justify]
[center][img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/92/Camels_in_Jordan_valley_%284568207363%29.jpg/220px-Camels_in_Jordan_valley_%284568207363%29.jpg[/img]
Une colonne de dromadaires en plein désert de Marquésie insulaire.[/center]