Presse
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Jacinto
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[img]http://img11.hostingpics.net/pics/493664PiaSerenissima.png[/img]
La Pieuse Sérénissime
Journal catholique de tendance ultra-conservatrice sous l'influence de l'Ordre de Saint-Marc.
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La Gazette des Marchands
Journal économique de tendance ultra-capitaliste et ultra-libérale.
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/979789Repubblica.png[/img]
La République
Journal anticlérical de tendance social-démocrate hostile au régime aristocratique.
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/772620Isolani.png[/img]
Le Journal des Insulaires
Journal d'informations locales relativement neutre.
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Journal économique de tendance ultra-capitaliste et ultra-libérale.
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La menace du défaut de paiement de la Principauté de Movopolis fait chuter le cours de l'action de l'UBS[/center]
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[justify]Le 26 mars 2032, le quotidien Amarantina Folioj, premier journal de la Ligue Amarantine, dévoilait au grand jour l'état des finances de la Principauté de Movopolis. Le bilan ressemble à n'en pas douter à celui d'un État en situation de quasi-faillite : une dette publique colossale et un budget continuellement déficitaire, nonobstant tous les efforts déjà fournis pour atteindre l'équilibre budgétaire. La Principauté est hélas coutumière du fait : la situation dure depuis plusieurs années et on sait toutes les difficultés qu'elle rencontre à assainir ses comptes. Cette année ne fera pas exception. Mais le constat semble plus grave encore que les années précédentes puisque la Principauté est, pour l'instant, dans l'impossibilité de s'acquitter de la contribution annuelle réclamée par la Ligue au titre de sa qualité d'entité confédérale. Si bien que, d'après la presse amarantine, le Conseil Exécutif de la Ligue aurait l'intention de mettre en œuvre une procédure d'exclusion à l'encontre de la Principauté. Un délai de six mois lui aurait été accordé afin de trouver les 650 millions de lires manquants.
La nouvelle a vivement inquiété les créanciers de la Principauté, parmi lesquels la puissante UBS (Union des Banques Siracuzzaines ndlr). Pour tenter de rassurer aussi bien la Ligue (quant à l'éventualité d'une incapacité à s'acquitter de sa contribution) que ses créanciers (quant à l'éventualité d'un défaut de paiement), les autorités de la Principauté se sont livrées à quelques annonces. En plus de la poursuite de leur stratégie de vente de parcelles du territoire de la Principauté (territoire déjà amputé de 30% depuis le siècle dernier), l'idée d'un rétablissement du statut nobiliaire a été émise. La vente des titres de noblesse permettrait, toujours selon les autorités de la Principauté, de financer les fameux 650 millions de lires manquants. Il a également été laissé entendre que l'acquisition de titres serait ouverte aux étrangers. Certains industriels de la République Sérénissime, notamment Benitto Montella que l'on connait pour avoir beaucoup investi en Amarantie, se seraient d'ailleurs montré intéressés, surtout si, comme certains semblent l'affirmer, une institution politique réservée à cette future noblesse voit le jour. Une façon, sans doute, de faire un pied de nez à la noblesse de sang siracuzzaine qui jouit du monopole de nos institutions.
Malgré ces annonces et une volonté affichée des représentants de la Principauté d'éviter à tout prix à la fois l'exclusion de la Ligue et le défaut de paiement, les actionnaires de l'UBS ont vu la valeur de leurs titres chuter de 5,3% dès le lendemain de la publication de l'article d'Amarantina Folioj. Pour éviter l'hémorragie, le PDG de l'UBS s'est exprimé publiquement pour réaffirmer la confiance de la banque en la capacité de la Principauté d'honorer ses dettes, rappelant les efforts déjà effectués et les ressources que générerait le projet de vente de titres de noblesse. Ces paroles n'ont pas convaincu les actionnaires de la banque qui s'inquiètent de l'absence de stratégie durable. Nombreux craignent la résurgence de ces problèmes de déficits, notamment en raison d'une absence totale de projet de réduction des dépenses ou d'augmentation des impôts. Tout laisse donc penser que la Principauté n'est pas prête de sortir de la spirale infernale de l'endettement, ce qui n'arrangera pas les affaires de l'UBS dont le cours de l'action est à la peine.
Toutefois, les récentes déclarations du Gouvernement central de la Ligue de Montalvo seront certainement de nature à rassurer les actionnaires de la banque. En effet, l'« autre ligue » dytolienne, dont 30% de la dette provient de fonds siracuzzains, a également réagi publiquement suite aux révélations sur la situation économique de la Principauté de Movopolis et tenu à rassurer ses propres créanciers sur sa capacité à rembourser sa dette. Le gouvernement montalvéen, qui fait figure de meilleur élève que la Principauté en matière de capacité à rembourser sa dette publique, a notamment rappelé les chiffres encourageants de la croissance économique et démographique. Des propos qui permettront peut-être aux actionnaires de retrouver confiance en la stratégie de l'UBS, qui n'hésite pas à acquérir des titres de dette publique depuis maintenant plusieurs années. Une stratégie audacieuse qui pourrait néanmoins s'avérer désastreuse en cas de multiplication des défauts de paiement comme celui qui plane sur la tête de la Principauté de Movopolis.[/justify]
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La menace du défaut de paiement de la Principauté de Movopolis fait chuter le cours de l'action de l'UBS[/center]
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[justify]Le 26 mars 2032, le quotidien Amarantina Folioj, premier journal de la Ligue Amarantine, dévoilait au grand jour l'état des finances de la Principauté de Movopolis. Le bilan ressemble à n'en pas douter à celui d'un État en situation de quasi-faillite : une dette publique colossale et un budget continuellement déficitaire, nonobstant tous les efforts déjà fournis pour atteindre l'équilibre budgétaire. La Principauté est hélas coutumière du fait : la situation dure depuis plusieurs années et on sait toutes les difficultés qu'elle rencontre à assainir ses comptes. Cette année ne fera pas exception. Mais le constat semble plus grave encore que les années précédentes puisque la Principauté est, pour l'instant, dans l'impossibilité de s'acquitter de la contribution annuelle réclamée par la Ligue au titre de sa qualité d'entité confédérale. Si bien que, d'après la presse amarantine, le Conseil Exécutif de la Ligue aurait l'intention de mettre en œuvre une procédure d'exclusion à l'encontre de la Principauté. Un délai de six mois lui aurait été accordé afin de trouver les 650 millions de lires manquants.
La nouvelle a vivement inquiété les créanciers de la Principauté, parmi lesquels la puissante UBS (Union des Banques Siracuzzaines ndlr). Pour tenter de rassurer aussi bien la Ligue (quant à l'éventualité d'une incapacité à s'acquitter de sa contribution) que ses créanciers (quant à l'éventualité d'un défaut de paiement), les autorités de la Principauté se sont livrées à quelques annonces. En plus de la poursuite de leur stratégie de vente de parcelles du territoire de la Principauté (territoire déjà amputé de 30% depuis le siècle dernier), l'idée d'un rétablissement du statut nobiliaire a été émise. La vente des titres de noblesse permettrait, toujours selon les autorités de la Principauté, de financer les fameux 650 millions de lires manquants. Il a également été laissé entendre que l'acquisition de titres serait ouverte aux étrangers. Certains industriels de la République Sérénissime, notamment Benitto Montella que l'on connait pour avoir beaucoup investi en Amarantie, se seraient d'ailleurs montré intéressés, surtout si, comme certains semblent l'affirmer, une institution politique réservée à cette future noblesse voit le jour. Une façon, sans doute, de faire un pied de nez à la noblesse de sang siracuzzaine qui jouit du monopole de nos institutions.
Malgré ces annonces et une volonté affichée des représentants de la Principauté d'éviter à tout prix à la fois l'exclusion de la Ligue et le défaut de paiement, les actionnaires de l'UBS ont vu la valeur de leurs titres chuter de 5,3% dès le lendemain de la publication de l'article d'Amarantina Folioj. Pour éviter l'hémorragie, le PDG de l'UBS s'est exprimé publiquement pour réaffirmer la confiance de la banque en la capacité de la Principauté d'honorer ses dettes, rappelant les efforts déjà effectués et les ressources que générerait le projet de vente de titres de noblesse. Ces paroles n'ont pas convaincu les actionnaires de la banque qui s'inquiètent de l'absence de stratégie durable. Nombreux craignent la résurgence de ces problèmes de déficits, notamment en raison d'une absence totale de projet de réduction des dépenses ou d'augmentation des impôts. Tout laisse donc penser que la Principauté n'est pas prête de sortir de la spirale infernale de l'endettement, ce qui n'arrangera pas les affaires de l'UBS dont le cours de l'action est à la peine.
Toutefois, les récentes déclarations du Gouvernement central de la Ligue de Montalvo seront certainement de nature à rassurer les actionnaires de la banque. En effet, l'« autre ligue » dytolienne, dont 30% de la dette provient de fonds siracuzzains, a également réagi publiquement suite aux révélations sur la situation économique de la Principauté de Movopolis et tenu à rassurer ses propres créanciers sur sa capacité à rembourser sa dette. Le gouvernement montalvéen, qui fait figure de meilleur élève que la Principauté en matière de capacité à rembourser sa dette publique, a notamment rappelé les chiffres encourageants de la croissance économique et démographique. Des propos qui permettront peut-être aux actionnaires de retrouver confiance en la stratégie de l'UBS, qui n'hésite pas à acquérir des titres de dette publique depuis maintenant plusieurs années. Une stratégie audacieuse qui pourrait néanmoins s'avérer désastreuse en cas de multiplication des défauts de paiement comme celui qui plane sur la tête de la Principauté de Movopolis.[/justify]
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Les dérives autoritaires du gouvernement ultra-libéral briton[/center]
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[justify]Les dernières élections à la chambre des communes de la Britonnie le mois dernier ont entraîné la chute du gouvernement de coalition social-démocrate au pouvoir, mené par l'ex-premier ministre Mr Gallahan. Plus qu'une défaite, cette élection s'est traduite par une véritable déroute du Parti Travailliste qui, en plus de perdre sa majorité relative à la Chambre des communes, a réalisé son score le plus faible jamais enregistré, et ce en dépit d'une gouvernance tant sociale que volontariste (une chance que nous, siracuzzains, n'aurons probablement jamais). A contrario, le parti conservateur a réalisé un score historique en emportant pas moins de 50% des sièges à pourvoir. Avec le soutien de leurs alliés d'extrême droite, ils sont parvenus à former une coalition gouvernementale dotée d'une majorité absolue à la Chambre des communes. Depuis cette élection, le gouvernement de Britonnie a un nouveau visage : celui de Mrs Spencer, un visage démoniaque.
Depuis son accession au pouvoir, la première ministre a fait voter un certain nombre de réformes toutes plus surprenantes les unes que les autres. Prenons sa toute première mesure : la Loi L-30 qui redéfinit les capitales de l'Alpa et du Kəmri, deux nations du Royaume-Uni de Britonnie. En plus de témoigner de la gouvernance arbitraire de la nouvelle chef du gouvernement, cette loi va assurément entraîner un désordre considérable dans l'Administration de ces deux nations qui devront entièrement revoir l'organisation de leurs services en les délocalisant. Sans compter qu'en ayant déchu de leur titre les anciennes capitales de ces nations, le nouveau gouvernement a ôté toute chance de développement à ces jeunes villes, désormais condamnées à être des centres économiques et démographiques de seconde zone. Leurs habitants apprécieront.
La loi L-32 se situe encore plus loin sur l'échelle de la bêtise. À 243 voix contre 134 (et 51 abstentions), la chambre des communes a entériné le rétablissement de la peine capitale. Une véritable régression : même Siracuzzia n'applique plus la peine de mort et pourtant nous savons à quel point nos vieilles législations sentent la poussière. Les "conservateurs" ne gouverneront pas avec le cœur et l'ont bien fait comprendre avec la dernière loi en date la loi L-33. La seule évocation de cette réforme suffit à mesurer les dérives autoritaires de ce nouveau gouvernement. Il s'agit d'une quasi-suppression de la liberté de grève et de manifestation. Les travailleurs mécontents devront respecter un préavis de grève allant de 3 à 6 mois ! Du jamais vu. Nous, siracuzzains, n'avons jamais connu cette liberté de nous coaliser pour faire face à l'absolutisme patronal. Il est donc révoltant d'être spectateurs de la destruction du modèle social briton par ce nouveau gouvernement, un modèle social auquel de nombreux peuples (dont le notre) aspirent. De leur côté, nos charognards d'industriels se frottent les mains. D'après la Gazzetta degli Mercanti, certains envisagent d'investir en Britonnie si le nouveau gouvernement poursuit ses réformes ultra-libérales, et ce malgré leur caractère quasi-autoritaire.
La première ministre a annoncé le jour de son investiture la volonté de procéder à des privatisations massives et à une cure d'austérité sans précédent. Elle a également promis de « lutter contre les pratiques sexuelles dégénérées ». Notons que cette expression est la même que celle utilisée par l'inquisition siracuzzaine. La comparaison à cette institution morbide et archaïque est loin d'être flatteuse pour le gouvernement briton. Enfin, la première ministre envisage d'augmenter massivement le budget dédié à la sécurité et à la défense, témoignage là encore d'une dérive vers l'autoritarisme. Quelle sera la prochaine étape ? La Britonnie se dirige-t-elle vers un modèle d'État policier ultra-libéral et ultra-conservateur ? Si tel est le cas, nous espérons de tout cœur que les britons s'opposeront à ces dérives pour préserver ce qui peut l'être parmi les acquis de la social-démocratie.
NB : Le journal La République représente un courant de pensée minoritaire à Siracuzzia.[/justify]
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Les dérives autoritaires du gouvernement ultra-libéral briton[/center]
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[justify]Les dernières élections à la chambre des communes de la Britonnie le mois dernier ont entraîné la chute du gouvernement de coalition social-démocrate au pouvoir, mené par l'ex-premier ministre Mr Gallahan. Plus qu'une défaite, cette élection s'est traduite par une véritable déroute du Parti Travailliste qui, en plus de perdre sa majorité relative à la Chambre des communes, a réalisé son score le plus faible jamais enregistré, et ce en dépit d'une gouvernance tant sociale que volontariste (une chance que nous, siracuzzains, n'aurons probablement jamais). A contrario, le parti conservateur a réalisé un score historique en emportant pas moins de 50% des sièges à pourvoir. Avec le soutien de leurs alliés d'extrême droite, ils sont parvenus à former une coalition gouvernementale dotée d'une majorité absolue à la Chambre des communes. Depuis cette élection, le gouvernement de Britonnie a un nouveau visage : celui de Mrs Spencer, un visage démoniaque.
Depuis son accession au pouvoir, la première ministre a fait voter un certain nombre de réformes toutes plus surprenantes les unes que les autres. Prenons sa toute première mesure : la Loi L-30 qui redéfinit les capitales de l'Alpa et du Kəmri, deux nations du Royaume-Uni de Britonnie. En plus de témoigner de la gouvernance arbitraire de la nouvelle chef du gouvernement, cette loi va assurément entraîner un désordre considérable dans l'Administration de ces deux nations qui devront entièrement revoir l'organisation de leurs services en les délocalisant. Sans compter qu'en ayant déchu de leur titre les anciennes capitales de ces nations, le nouveau gouvernement a ôté toute chance de développement à ces jeunes villes, désormais condamnées à être des centres économiques et démographiques de seconde zone. Leurs habitants apprécieront.
La loi L-32 se situe encore plus loin sur l'échelle de la bêtise. À 243 voix contre 134 (et 51 abstentions), la chambre des communes a entériné le rétablissement de la peine capitale. Une véritable régression : même Siracuzzia n'applique plus la peine de mort et pourtant nous savons à quel point nos vieilles législations sentent la poussière. Les "conservateurs" ne gouverneront pas avec le cœur et l'ont bien fait comprendre avec la dernière loi en date la loi L-33. La seule évocation de cette réforme suffit à mesurer les dérives autoritaires de ce nouveau gouvernement. Il s'agit d'une quasi-suppression de la liberté de grève et de manifestation. Les travailleurs mécontents devront respecter un préavis de grève allant de 3 à 6 mois ! Du jamais vu. Nous, siracuzzains, n'avons jamais connu cette liberté de nous coaliser pour faire face à l'absolutisme patronal. Il est donc révoltant d'être spectateurs de la destruction du modèle social briton par ce nouveau gouvernement, un modèle social auquel de nombreux peuples (dont le notre) aspirent. De leur côté, nos charognards d'industriels se frottent les mains. D'après la Gazzetta degli Mercanti, certains envisagent d'investir en Britonnie si le nouveau gouvernement poursuit ses réformes ultra-libérales, et ce malgré leur caractère quasi-autoritaire.
La première ministre a annoncé le jour de son investiture la volonté de procéder à des privatisations massives et à une cure d'austérité sans précédent. Elle a également promis de « lutter contre les pratiques sexuelles dégénérées ». Notons que cette expression est la même que celle utilisée par l'inquisition siracuzzaine. La comparaison à cette institution morbide et archaïque est loin d'être flatteuse pour le gouvernement briton. Enfin, la première ministre envisage d'augmenter massivement le budget dédié à la sécurité et à la défense, témoignage là encore d'une dérive vers l'autoritarisme. Quelle sera la prochaine étape ? La Britonnie se dirige-t-elle vers un modèle d'État policier ultra-libéral et ultra-conservateur ? Si tel est le cas, nous espérons de tout cœur que les britons s'opposeront à ces dérives pour préserver ce qui peut l'être parmi les acquis de la social-démocratie.
NB : Le journal La République représente un courant de pensée minoritaire à Siracuzzia.[/justify]
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Ce que le Traité de Duzzo va changer[/center]
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[justify]Signé le 13 avril 2032 par notre vénérable Doge et le président de la Ligue de Montalvo, Giuseppe Veraldini, le [url=http://www.simpolitique.com/post304044.html#p304044]Traité de Duzzo[/url] est sans aucun doute le plus important traité de coopération jamais conclu par Siracuzzia. Pour s'en convaincre, il suffit de voir avec quelle fierté les deux hommes en parlent dans leur pays. Et il faut les comprendre, la proximité culturelle et idéologique de la Lega et de la Citta ont rendu possible la signature d'un accord sans précédent opérant la création d'un véritable espace de liberté aussi bien économique que maritime. Nous avons décidé de faire le point sur ce que le traité va concrètement changer dans votre vie quotidienne...
Pour les citoyens...
Les consommateurs
Tous les siracuzzains qui souhaitent acquérir des produits fabriqués ou en provenance de la Ligue de Montalvo pourront désormais le faire sans jamais avoir à s'acquitter de droits de douane à l'entrée du territoire siracuzzain. Certes, notre République Sérénissime pratiquait assez peu la taxation douanière en raison du faible nombre de secteurs à protéger, mais ces quelques secteurs qui faisaient l'objet de taxes en seront désormais exonérés pour les produits provenant de Montalvo. Les consommateurs siracuzzains bénéficieront également d'une concurrence nouvelle dans leurs rues avec la probable apparition de sociétés montalvéennes, lesquelles ont désormais une liberté totale de s'implanter pour conquérir notre marché. Le traité prévoit mêmes des subventions pour les secteurs de la téléphonie, de l'audiovisuel, du numérique, de l'informatique et des jeux-vidéos. Il faut donc s'attendre à un fort développement des nouvelles technologies à Siracuzzia dans les années à venir et donc à une baisse des prix dans ce secteur.
Les travailleurs.
Si vous êtes un travailleur salarié, vous serez désormais libre de partir vivre dans l'une des provinces de la Ligue pour y travailler. Pendant toute la durée de votre contrat de travail, vous jouirez d'une liberté d'entrée, de sortie, de circulation et de séjour sur le territoire de la Ligue. Vous serez considérés sur un pied d'égalité avec les ressortissants montalvéens : vous bénéficierez des mêmes règles de droit du travail que les nationaux (vous ne serez plus considérés comme "étrangers" au sens du Code du travail montalvéen). Dans le cas où votre contrat de travail est rompu, que ce soit en raison d'un licenciement ou d'une démission : si vous vivez de façon continue dans la Ligue depuis plus de cinq années, vous continuerez à jouir de votre liberté de séjour; en revanche, si vous séjournez dans la Ligue depuis moins de cinq ans au jour de la rupture de votre contrat, un délai de 2 ans ([url=http://www.simpolitique.com/post298022.html#p298022]à l'instar des titulaires d'un visa classique[/url]) vous est accordé pour trouver à nouveau un travail ou quitter le pays.
Si vous êtes un travailleur indépendant, vous serez libre de vous établir dans l'une des provinces de Montalvo pour y exercer vos activités. Tant que vous continuerez à exercer votre activité et à vous acquitter de vos impôts, vous serez tout aussi libre que les salariés de rentrer, sortir, circuler et séjourner à Montalvo, sans aucune restriction. Là encore, vous bénéficierez d'une considération égale à celle des nationaux, notamment en matière fiscale.[/justify]
ATTENTION : Si vous êtes un travailleur (salarié ou indépendant), nous vous conseillons impérativement de souscrire à un contrat auprès de sociétés d'assurance et d'épargne sur place (l'UBS a déjà ouvert de nombreuses succursales sur le territoire montalvéen) pour tous les risques sociaux (maladie, vieillesse, invalidité, etc...), le traité n'ayant pas prévu une intégration des citoyens siracuzzains dans le système social, très avantageux, montalvéen. À défaut de pouvoir bénéficier de la sécurité sociale de la Ligue, vous devrez vous en remettre aux assurances, caisses d'épargne et aux mutuelles privées pour vous assurer une couverture contre les risques sociaux.
Les retraités
Si vous êtes un retraité, réjouissez-vous ! Le Traité de Duzzo vous reconnait une liberté totale d'entrer, de sortie, de circulation et de séjour sur le territoire de la Ligue. Contrairement aux travailleurs, il ne sera nullement exigé que vous prouviez l'existence d'une activité salariée ou indépendante, puisque par définition vous n'êtes plus en activité. Par conséquent, vous pourrez profiter de votre retraite sur les côtes nazaliennes aussi longtemps que vous le désirez, si jamais l'envie vous prend.
ATTENTION : Vous n'avez aucune inquiétude à avoir au sujet du devenir de votre retraite en cas de séjour prolongé dans la Ligue : le Traité prévoit l'exportation de votre rente. Où que vous soyez à Siracuzzia ou dans les provinces de Montalvo, vous continuerez à percevoir votre retraite des organismes auprès desquels vous avez cotisé pendant votre période d'activité. En revanche, à l'instar des travailleurs, il vous est très fortement conseillé de souscrire à un contrat auprès d'organismes assureurs (par exemple l'UBS si vous ne voulez pas êtes trop dépaysé) ou de sociétés de mutuelle une fois sur place si vous ne voulez pas courir le risque de devoir assumer la totalité de vos frais de santé en cas de maladie (la sécurité sociale montalvéenne ne vous prendra pas en charge).
Les marins plaisanciers
Si vous êtes un marin plaisancier, adepte des grandes aventures et que vous souhaitez naviguer le long des sublimes côtes aliléennes, il vous suffira de vous enregistrer auprès des services du Bureau de l'espace maritime commun (muni de vos papiers d'identité et, le cas échéant, de votre permis bateau), pour que vous soit délivrée une carte de "Libre-Navigation". Muni de cette carte, vous pourrez entrer, sortir et naviguer librement dans les eaux territoriales des provinces de la Ligue. Des contrôles sont susceptibles d'être réalisés, la simple présentation de votre carte (sur laquelle figurera l'essentiel des informations qui vous concernent) suffira à vous laisser repartir. La carte de "Libre-Navigation" vous octroie également une liberté d'accès à tous les ports et marinas de la Ligue. Vous pourrez y mouiller dans les mêmes conditions que les nationaux.
ATTENTION : Si vous vous rendez dans l'une des provinces de la Ligue sans l'intention d'y séjourner comme travailleur ou retraité, vous devrez vous conformer à la législation sur les visas de courte durée de la Ligue.
Pour les entreprises...
Toute entreprise, quel que soit son secteur d'activité, qui fabrique ses produits à Siracuzzia pourra désormais les vendre aux consommateurs montalvéens sans avoir à s'acquitter de droits de douane à l'entrée de la Ligue. Chaque entreprise sera également libre d'ouvrir des établissements, agences ou succursales sur le territoire de Montalvo pour y développer son activité dans le marché montalvéen. Ces entreprises seront considérées sur un pied d'égalité avec les entreprises montalvéennes, notamment fiscalement. Dans ce cadre, des salariés siracuzzains peuvent parfaitement, en application du traité, être envoyés dans la Ligue afin de travailler auprès des sociétés siracuzzaines qui s'y implantent. Ces salariés bénéficieront d'une liberté de séjour aussi longtemps qu'ils resteront sous contrat.
Plus spécifiquement, les entreprises du secteur maritime auront, à l'instar des marins plaisanciers, une liberté de navigation dans les eaux territoriales montalvéennes (ex : les sociétés de transport maritime, les compagnies maritimes de croisière, etc...) ainsi qu'une liberté d'exploiter les ressources se trouvant dans la zone économique exclusive montalvéenne (ex : les marins pêcheurs). Pour cela, il suffira aux entreprises de s'enregistrer auprès des services du Bureau de l'espace maritime commun pour que leur soit délivrée une carte de "Libre-Exploitation", propre aux professionnels.
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Ce que le Traité de Duzzo va changer[/center]
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[justify]Signé le 13 avril 2032 par notre vénérable Doge et le président de la Ligue de Montalvo, Giuseppe Veraldini, le [url=http://www.simpolitique.com/post304044.html#p304044]Traité de Duzzo[/url] est sans aucun doute le plus important traité de coopération jamais conclu par Siracuzzia. Pour s'en convaincre, il suffit de voir avec quelle fierté les deux hommes en parlent dans leur pays. Et il faut les comprendre, la proximité culturelle et idéologique de la Lega et de la Citta ont rendu possible la signature d'un accord sans précédent opérant la création d'un véritable espace de liberté aussi bien économique que maritime. Nous avons décidé de faire le point sur ce que le traité va concrètement changer dans votre vie quotidienne...
Pour les citoyens...
Les consommateurs
Tous les siracuzzains qui souhaitent acquérir des produits fabriqués ou en provenance de la Ligue de Montalvo pourront désormais le faire sans jamais avoir à s'acquitter de droits de douane à l'entrée du territoire siracuzzain. Certes, notre République Sérénissime pratiquait assez peu la taxation douanière en raison du faible nombre de secteurs à protéger, mais ces quelques secteurs qui faisaient l'objet de taxes en seront désormais exonérés pour les produits provenant de Montalvo. Les consommateurs siracuzzains bénéficieront également d'une concurrence nouvelle dans leurs rues avec la probable apparition de sociétés montalvéennes, lesquelles ont désormais une liberté totale de s'implanter pour conquérir notre marché. Le traité prévoit mêmes des subventions pour les secteurs de la téléphonie, de l'audiovisuel, du numérique, de l'informatique et des jeux-vidéos. Il faut donc s'attendre à un fort développement des nouvelles technologies à Siracuzzia dans les années à venir et donc à une baisse des prix dans ce secteur.
Les travailleurs.
Si vous êtes un travailleur salarié, vous serez désormais libre de partir vivre dans l'une des provinces de la Ligue pour y travailler. Pendant toute la durée de votre contrat de travail, vous jouirez d'une liberté d'entrée, de sortie, de circulation et de séjour sur le territoire de la Ligue. Vous serez considérés sur un pied d'égalité avec les ressortissants montalvéens : vous bénéficierez des mêmes règles de droit du travail que les nationaux (vous ne serez plus considérés comme "étrangers" au sens du Code du travail montalvéen). Dans le cas où votre contrat de travail est rompu, que ce soit en raison d'un licenciement ou d'une démission : si vous vivez de façon continue dans la Ligue depuis plus de cinq années, vous continuerez à jouir de votre liberté de séjour; en revanche, si vous séjournez dans la Ligue depuis moins de cinq ans au jour de la rupture de votre contrat, un délai de 2 ans ([url=http://www.simpolitique.com/post298022.html#p298022]à l'instar des titulaires d'un visa classique[/url]) vous est accordé pour trouver à nouveau un travail ou quitter le pays.
Si vous êtes un travailleur indépendant, vous serez libre de vous établir dans l'une des provinces de Montalvo pour y exercer vos activités. Tant que vous continuerez à exercer votre activité et à vous acquitter de vos impôts, vous serez tout aussi libre que les salariés de rentrer, sortir, circuler et séjourner à Montalvo, sans aucune restriction. Là encore, vous bénéficierez d'une considération égale à celle des nationaux, notamment en matière fiscale.[/justify]
ATTENTION : Si vous êtes un travailleur (salarié ou indépendant), nous vous conseillons impérativement de souscrire à un contrat auprès de sociétés d'assurance et d'épargne sur place (l'UBS a déjà ouvert de nombreuses succursales sur le territoire montalvéen) pour tous les risques sociaux (maladie, vieillesse, invalidité, etc...), le traité n'ayant pas prévu une intégration des citoyens siracuzzains dans le système social, très avantageux, montalvéen. À défaut de pouvoir bénéficier de la sécurité sociale de la Ligue, vous devrez vous en remettre aux assurances, caisses d'épargne et aux mutuelles privées pour vous assurer une couverture contre les risques sociaux.
Les retraités
Si vous êtes un retraité, réjouissez-vous ! Le Traité de Duzzo vous reconnait une liberté totale d'entrer, de sortie, de circulation et de séjour sur le territoire de la Ligue. Contrairement aux travailleurs, il ne sera nullement exigé que vous prouviez l'existence d'une activité salariée ou indépendante, puisque par définition vous n'êtes plus en activité. Par conséquent, vous pourrez profiter de votre retraite sur les côtes nazaliennes aussi longtemps que vous le désirez, si jamais l'envie vous prend.
ATTENTION : Vous n'avez aucune inquiétude à avoir au sujet du devenir de votre retraite en cas de séjour prolongé dans la Ligue : le Traité prévoit l'exportation de votre rente. Où que vous soyez à Siracuzzia ou dans les provinces de Montalvo, vous continuerez à percevoir votre retraite des organismes auprès desquels vous avez cotisé pendant votre période d'activité. En revanche, à l'instar des travailleurs, il vous est très fortement conseillé de souscrire à un contrat auprès d'organismes assureurs (par exemple l'UBS si vous ne voulez pas êtes trop dépaysé) ou de sociétés de mutuelle une fois sur place si vous ne voulez pas courir le risque de devoir assumer la totalité de vos frais de santé en cas de maladie (la sécurité sociale montalvéenne ne vous prendra pas en charge).
Les marins plaisanciers
Si vous êtes un marin plaisancier, adepte des grandes aventures et que vous souhaitez naviguer le long des sublimes côtes aliléennes, il vous suffira de vous enregistrer auprès des services du Bureau de l'espace maritime commun (muni de vos papiers d'identité et, le cas échéant, de votre permis bateau), pour que vous soit délivrée une carte de "Libre-Navigation". Muni de cette carte, vous pourrez entrer, sortir et naviguer librement dans les eaux territoriales des provinces de la Ligue. Des contrôles sont susceptibles d'être réalisés, la simple présentation de votre carte (sur laquelle figurera l'essentiel des informations qui vous concernent) suffira à vous laisser repartir. La carte de "Libre-Navigation" vous octroie également une liberté d'accès à tous les ports et marinas de la Ligue. Vous pourrez y mouiller dans les mêmes conditions que les nationaux.
ATTENTION : Si vous vous rendez dans l'une des provinces de la Ligue sans l'intention d'y séjourner comme travailleur ou retraité, vous devrez vous conformer à la législation sur les visas de courte durée de la Ligue.
Pour les entreprises...
Toute entreprise, quel que soit son secteur d'activité, qui fabrique ses produits à Siracuzzia pourra désormais les vendre aux consommateurs montalvéens sans avoir à s'acquitter de droits de douane à l'entrée de la Ligue. Chaque entreprise sera également libre d'ouvrir des établissements, agences ou succursales sur le territoire de Montalvo pour y développer son activité dans le marché montalvéen. Ces entreprises seront considérées sur un pied d'égalité avec les entreprises montalvéennes, notamment fiscalement. Dans ce cadre, des salariés siracuzzains peuvent parfaitement, en application du traité, être envoyés dans la Ligue afin de travailler auprès des sociétés siracuzzaines qui s'y implantent. Ces salariés bénéficieront d'une liberté de séjour aussi longtemps qu'ils resteront sous contrat.
Plus spécifiquement, les entreprises du secteur maritime auront, à l'instar des marins plaisanciers, une liberté de navigation dans les eaux territoriales montalvéennes (ex : les sociétés de transport maritime, les compagnies maritimes de croisière, etc...) ainsi qu'une liberté d'exploiter les ressources se trouvant dans la zone économique exclusive montalvéenne (ex : les marins pêcheurs). Pour cela, il suffira aux entreprises de s'enregistrer auprès des services du Bureau de l'espace maritime commun pour que leur soit délivrée une carte de "Libre-Exploitation", propre aux professionnels.
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Jacinto
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L'actualité mouvementée de la chrétienté[/center]
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[justify]Ces dernières semaines l'actualité de la communauté chrétienne a été très dense. Retour rapide sur les événements les plus marquants...
Le pape repousse son voyage à Siracuzzia. Le Saint-Siège venait tout juste d'annoncer un voyage officiel que la Sérénissime s'était déjà mis en ordre de bataille pour pouvoir organiser au mieux la réception du Saint-Père. Initialement attendu pour le mois d'août 2032, le Saint-Père a finalement décidé de repousser la date de sa venue à la fin de l'année. L'annonce de ce report a provoqué la surprise de tous, à commencer par celle de Son Excellence Francesco Moraglia, le Grand Inquisiteur, dont l'élévation à la charge de cardinale ne serait désormais plus qu'une question de temps selon les dernières rumeurs. La raison du report est inconnue, ni Son Excellence Francesco Moraglia, ni les services du pape n'ont communiqué sur le motif ayant incité le Saint-Père à revoir la date de son voyage. Néanmoins, ce report, bien qu'entouré de mystère, n'est pas de nature à faire décliner l'excitation au sein de la Sérénissime. L'ambitieux programme initialement prévu pour le mois d'août a été conservé et même enrichi de plusieurs visites. En plus d'honorer la Citta de sa présence, le pape sillonnera un certain nombre d'autres villes de l'archipel, au plus grand plaisir des fidèles siracuzzains.
Les chrétiens soverovs durcissent le ton. Le 1er juillet, la presse soverove annonçait l'ambitieux projet du gouvernement de créer l'unité religieuse de la Soverie. À la clé, un décret prévoyant, en plus de missions de conversion, un nouveau statut juridique incitatif pour les citoyens chrétiens, contrairement aux non-chrétiens dont la garantie des droits ne serait plus totalement assurée. Ledit décret prévoit des sanctions fortes à l'encontre des chrétiens ou non-chrétiens qui s'opposeraient aux missions de conversion exercées par l'Église soverove. En effet, une juridiction ecclésiastique sera spécialement créée pour les condamner ; une juridiction qui ressemblerait à n'en pas douter à notre inquisition. Si les réactions internationales ne se sont pas fait attendre, Siracuzzia, dans la poursuite de sa tradition de neutralité diplomatique, n'a pas souhaité réagir à ces nouvelles venues de Natolie. Suite à un certain nombre de craintes exprimées aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur des frontières, la souveraine soverove, dont le règne a débuté il y a tout juste plusieurs mois, a tenu à préciser que seuls les citoyens soverovs seront ciblés par les missions de conversion. Un Code éthique a également été adopté afin de poser les grands principes qui encadreront ces mission et limiter autant que possible les risques d'abus. Les siracuzzains que nous avons interrogés se sont toutefois montrés relativement enthousiastes à l'annonce du projet et semblent globalement encourager le gouvernement soverov à promouvoir les valeurs chrétiennes au sein de sa population.[/justify]
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[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/430198Mercanti.png[/img]
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Les entreprises siracuzzaines ont la côte à l'étranger[/center]
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[justify]Le mois de juillet 2032 aura été très bénéfique pour les entreprises siracuzzaines qui ont décroché deux marchés publics de grande ampleur dans le cadre d'appels d'offre formulés par des gouvernements étrangers. C'est le cas de la société "Les bâtisseurs de Siracuzzia", bien connue au sein de la Sérénissime notamment pour les extensions artificielles de la Citta qu'elle a réalisé à la fin du XXe siècle. La société a remporté un chantier colossal : celui du Port de Vry Haven, un projet représentant un budget estimé à 300 millions de dollars. C'est une opportunité inouïe pour la société de se faire un nom à l'étranger et de faire honneur à nos techniques ancestrales de construction sur sols mouvants ou immergés. Le jour-même où le gouvernement du Vryheid a annoncé accorder le marché public à la société siracuzzaine, la valeur des titres sociaux de celle-ci a bondi jusqu'à atteindre +18% à la clôture de la bourse de Siracuzzia. Deux excellentes nouvelles qui laissent à penser que les Batisseurs de Siracuzzia ont encore de beaux jours devant eux. Mais la semaine dernière, c'est la société Pegasus qui a été choisie pour livrer un hydravion au gouvernement du Kaiywan. Là encore, la nouvelle a donné un nouveau souffle à l'entreprise qui connaissait des difficultés ces dernières années en raison de la diminution chaque année de la demande. L'obtention du marché public permettra, en plus d'améliorer la renommée internationale de la société Pegasus, de promouvoir l'hydraviation à l'étranger, un mode de transport trop peu considéré en dépit de ses nombreux avantages.[/justify]
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Clôture du Carnaval de Siracuzzia[/center]
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[justify]Au grand désarroi des nombreux touristes venus spécialement pour l'occasion, le carnaval de Siracuzzia est désormais terminé. Ce rendez-vous qui rassemble chaque année des millions de nationaux et d'étrangers, constitue une source importante de revenus pour les commerçants, spécialement ceux du secteur touristique. L'édition précédente avait généré pas moins de 600 millions de ducats de chiffre d'affaires sur 1 semaine seulement pour les entreprises. Si les hôtels, cafés et restaurants bénéficient très largement de l'afflux supplémentaire de touristes à cette période, d'autres tirent également profit de cette tradition ancestrale, notamment les boutiques de déguisement ou les artistes. Une véritable économie carnavalesque s'est développée, faisant du carnaval un moment-clé de la saison touristique estivale, en plus d'être un instant de communion entre les siracuzzains. C'est aussi l'occasion de faire rayonner la culture siracuzzaine en faisant des parades, spectacles et cérémonies qui rythment le carnaval une vitrine de l'histoire de la République Sérénissime. Enfin, c'est tout le patrimoine matériel de la Citta qui s'en trouve mis en valeur : les décorations et feux d'artifice rendent hommage à la beauté de la capitale de la Sérénissime. Certains artistes utilisent également la richesse du patrimoine siracuzzain à dans leurs œuvres : les peintres exposent les plus belles toiles de la Citta, les dramaturges se servent de la place San Marco comme d'un décors grandeur nature... Aussi notre carnaval, cette vitrine culturelle, devient-il progressivement un événement incontournable dans la vie siracuzzaine, bien aidé par l'attrait touristique qu'il suscite et les retombées économiques à la clé.[/justify]
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L'actualité mouvementée de la chrétienté[/center]
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[justify]Ces dernières semaines l'actualité de la communauté chrétienne a été très dense. Retour rapide sur les événements les plus marquants...
Le pape repousse son voyage à Siracuzzia. Le Saint-Siège venait tout juste d'annoncer un voyage officiel que la Sérénissime s'était déjà mis en ordre de bataille pour pouvoir organiser au mieux la réception du Saint-Père. Initialement attendu pour le mois d'août 2032, le Saint-Père a finalement décidé de repousser la date de sa venue à la fin de l'année. L'annonce de ce report a provoqué la surprise de tous, à commencer par celle de Son Excellence Francesco Moraglia, le Grand Inquisiteur, dont l'élévation à la charge de cardinale ne serait désormais plus qu'une question de temps selon les dernières rumeurs. La raison du report est inconnue, ni Son Excellence Francesco Moraglia, ni les services du pape n'ont communiqué sur le motif ayant incité le Saint-Père à revoir la date de son voyage. Néanmoins, ce report, bien qu'entouré de mystère, n'est pas de nature à faire décliner l'excitation au sein de la Sérénissime. L'ambitieux programme initialement prévu pour le mois d'août a été conservé et même enrichi de plusieurs visites. En plus d'honorer la Citta de sa présence, le pape sillonnera un certain nombre d'autres villes de l'archipel, au plus grand plaisir des fidèles siracuzzains.
Les chrétiens soverovs durcissent le ton. Le 1er juillet, la presse soverove annonçait l'ambitieux projet du gouvernement de créer l'unité religieuse de la Soverie. À la clé, un décret prévoyant, en plus de missions de conversion, un nouveau statut juridique incitatif pour les citoyens chrétiens, contrairement aux non-chrétiens dont la garantie des droits ne serait plus totalement assurée. Ledit décret prévoit des sanctions fortes à l'encontre des chrétiens ou non-chrétiens qui s'opposeraient aux missions de conversion exercées par l'Église soverove. En effet, une juridiction ecclésiastique sera spécialement créée pour les condamner ; une juridiction qui ressemblerait à n'en pas douter à notre inquisition. Si les réactions internationales ne se sont pas fait attendre, Siracuzzia, dans la poursuite de sa tradition de neutralité diplomatique, n'a pas souhaité réagir à ces nouvelles venues de Natolie. Suite à un certain nombre de craintes exprimées aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur des frontières, la souveraine soverove, dont le règne a débuté il y a tout juste plusieurs mois, a tenu à préciser que seuls les citoyens soverovs seront ciblés par les missions de conversion. Un Code éthique a également été adopté afin de poser les grands principes qui encadreront ces mission et limiter autant que possible les risques d'abus. Les siracuzzains que nous avons interrogés se sont toutefois montrés relativement enthousiastes à l'annonce du projet et semblent globalement encourager le gouvernement soverov à promouvoir les valeurs chrétiennes au sein de sa population.[/justify]
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Les entreprises siracuzzaines ont la côte à l'étranger[/center]
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[justify]Le mois de juillet 2032 aura été très bénéfique pour les entreprises siracuzzaines qui ont décroché deux marchés publics de grande ampleur dans le cadre d'appels d'offre formulés par des gouvernements étrangers. C'est le cas de la société "Les bâtisseurs de Siracuzzia", bien connue au sein de la Sérénissime notamment pour les extensions artificielles de la Citta qu'elle a réalisé à la fin du XXe siècle. La société a remporté un chantier colossal : celui du Port de Vry Haven, un projet représentant un budget estimé à 300 millions de dollars. C'est une opportunité inouïe pour la société de se faire un nom à l'étranger et de faire honneur à nos techniques ancestrales de construction sur sols mouvants ou immergés. Le jour-même où le gouvernement du Vryheid a annoncé accorder le marché public à la société siracuzzaine, la valeur des titres sociaux de celle-ci a bondi jusqu'à atteindre +18% à la clôture de la bourse de Siracuzzia. Deux excellentes nouvelles qui laissent à penser que les Batisseurs de Siracuzzia ont encore de beaux jours devant eux. Mais la semaine dernière, c'est la société Pegasus qui a été choisie pour livrer un hydravion au gouvernement du Kaiywan. Là encore, la nouvelle a donné un nouveau souffle à l'entreprise qui connaissait des difficultés ces dernières années en raison de la diminution chaque année de la demande. L'obtention du marché public permettra, en plus d'améliorer la renommée internationale de la société Pegasus, de promouvoir l'hydraviation à l'étranger, un mode de transport trop peu considéré en dépit de ses nombreux avantages.[/justify]
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Clôture du Carnaval de Siracuzzia[/center]
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[justify]Au grand désarroi des nombreux touristes venus spécialement pour l'occasion, le carnaval de Siracuzzia est désormais terminé. Ce rendez-vous qui rassemble chaque année des millions de nationaux et d'étrangers, constitue une source importante de revenus pour les commerçants, spécialement ceux du secteur touristique. L'édition précédente avait généré pas moins de 600 millions de ducats de chiffre d'affaires sur 1 semaine seulement pour les entreprises. Si les hôtels, cafés et restaurants bénéficient très largement de l'afflux supplémentaire de touristes à cette période, d'autres tirent également profit de cette tradition ancestrale, notamment les boutiques de déguisement ou les artistes. Une véritable économie carnavalesque s'est développée, faisant du carnaval un moment-clé de la saison touristique estivale, en plus d'être un instant de communion entre les siracuzzains. C'est aussi l'occasion de faire rayonner la culture siracuzzaine en faisant des parades, spectacles et cérémonies qui rythment le carnaval une vitrine de l'histoire de la République Sérénissime. Enfin, c'est tout le patrimoine matériel de la Citta qui s'en trouve mis en valeur : les décorations et feux d'artifice rendent hommage à la beauté de la capitale de la Sérénissime. Certains artistes utilisent également la richesse du patrimoine siracuzzain à dans leurs œuvres : les peintres exposent les plus belles toiles de la Citta, les dramaturges se servent de la place San Marco comme d'un décors grandeur nature... Aussi notre carnaval, cette vitrine culturelle, devient-il progressivement un événement incontournable dans la vie siracuzzaine, bien aidé par l'attrait touristique qu'il suscite et les retombées économiques à la clé.[/justify]
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Jacinto
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La Sérénissime jusqu'au-boutiste dans sa neutralité[/center]
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[justify]Alors que la grande majorité des gouvernements censés et un tant soit peu humanistes ont pris part à la lutte internationale pacifique (pour l'instant) engagée contre la tyranie du Mjalnar, la République Sérénissime fait figure d'exception puisque celle-ci a tenu à se mettre en retrait. Si le Conseil Restreint a condamné moralement les emprisonnements de masse réalisés par les autorités du pays en question, celui-ci a toutefois formellement refusé de ratifier la Déclaration de Sidi Youssef négociée entre la Ligue de Montalvo, l'Aminavie et l'Alfranie. Les arguments officiellement avancés sont l'inefficacité de l'embargo mis en place ainsi que le risque que le conflit dégénère et prenne une tournure militaire. Le Conseil Restreint en a appelé les gouvernements des États signataires de la déclaration d'embargo à s'en remettre à la population locale, supposant qu'elle finira tôt ou tard par ne plus accepter les persécutions organisées par les autorités qui les gouvernent. Un positionnement témoignant de la candeur de la diplomatie de la Sérénissime et qui n'a pas manqué de faire réagir les autorités de Montalvo. Ces derniers ont contacté les services diplomatiques en réitérant vainement l'intérêt de la déclaration de Sidi Youssef, seul moyen pacifique immédiat susceptible d'aboutir à une libération des populations musulmanes prises en otage. Le Conseil restreint n'a toutefois donné aucune suite à la missive diplomatique montalvéenne.
Et comment le pourrait-il ? La République Sérénissime s'entête depuis toujours à persévérer dans son idéal de neutralité diplomatique, y compris face aux situations les plus extrêmes. Une philosophie des plus nobles, en théorie, reposant sur une sacralisation du concept de souveraineté nationale et du principe de non-ingérence qui en découle. Rappelons également que la poursuite de cette doctrine diplomatique sert également les intérêts commerciaux de la Sérénissime qui ne mettrait en péril la stabilité des contrats commerciaux pour rien au monde, pas même en représailles d'un partenaire persécuteur. Il en résulte que tant que sa souveraineté ou les intérêts de ses ressortissants ne sont pas visés, la Sérénissime s'est toujours refusée de se préoccuper des situations internes des autres États. Il serait peut-être temps de s'interroger sur l'application jusqu’au-boutiste qui est faite de ces principes. Rappelons qu'est jeu la vie de milliers de familles persécutées au seul motif qu'elles sont de confession différente. Est-il moralement acceptable de refuser de se sentir concerné par cette situation et de ne pas ratifier la Déclaration de Sidi Youssef ?
Cette Déclaration contient plusieurs engagements consistant essentiellement à mettre un terme à tous les échanges commerciaux avec le Mjalnar, à interdire l'accès et la sortie du territoire pour les ressortissants du Mjalnar et à surveiller ainsi que limiter les droits de ces ressortissants déjà présents sur le territoire. La réticence du Conseil Restreint à ratifier cette déclaration peut également s'expliquer par le fait que le contenu de celle-ci porte atteinte aux droits et libertés des ressortissants du Mjalnar qui seraient présents sur le territoire de la Sérénissime. Or, [url=http://www.simpolitique.com/post303166.html#p303166]la Déclaration Fondamentale siracuzzaine[/url] n'autorise de telles restrictions qu'à condition qu'elles soient nécessaires pour assurer la sécurité ou la justice. La Déclaration de Sidi Youssef semble en effet en contrariété avec les règles constitutionnelles siracuzzaines, ce qui témoigne par ailleurs de l'urgence de moderniser ces règles écrites il y a plus de cinq siècles. Ce conflit de normes n'est toutefois pas un argument très convainquant dans la mesure où l'on connait la fréquence avec laquelle les Déclarations Fondamentales sont piétinées, soit par le pouvoir ducal soit par l'Inquisition. Il faudrait être de mauvaise foi pour invoquer l'inviolabilité de ces textes.[/justify]
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La Sérénissime jusqu'au-boutiste dans sa neutralité[/center]
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[justify]Alors que la grande majorité des gouvernements censés et un tant soit peu humanistes ont pris part à la lutte internationale pacifique (pour l'instant) engagée contre la tyranie du Mjalnar, la République Sérénissime fait figure d'exception puisque celle-ci a tenu à se mettre en retrait. Si le Conseil Restreint a condamné moralement les emprisonnements de masse réalisés par les autorités du pays en question, celui-ci a toutefois formellement refusé de ratifier la Déclaration de Sidi Youssef négociée entre la Ligue de Montalvo, l'Aminavie et l'Alfranie. Les arguments officiellement avancés sont l'inefficacité de l'embargo mis en place ainsi que le risque que le conflit dégénère et prenne une tournure militaire. Le Conseil Restreint en a appelé les gouvernements des États signataires de la déclaration d'embargo à s'en remettre à la population locale, supposant qu'elle finira tôt ou tard par ne plus accepter les persécutions organisées par les autorités qui les gouvernent. Un positionnement témoignant de la candeur de la diplomatie de la Sérénissime et qui n'a pas manqué de faire réagir les autorités de Montalvo. Ces derniers ont contacté les services diplomatiques en réitérant vainement l'intérêt de la déclaration de Sidi Youssef, seul moyen pacifique immédiat susceptible d'aboutir à une libération des populations musulmanes prises en otage. Le Conseil restreint n'a toutefois donné aucune suite à la missive diplomatique montalvéenne.
Et comment le pourrait-il ? La République Sérénissime s'entête depuis toujours à persévérer dans son idéal de neutralité diplomatique, y compris face aux situations les plus extrêmes. Une philosophie des plus nobles, en théorie, reposant sur une sacralisation du concept de souveraineté nationale et du principe de non-ingérence qui en découle. Rappelons également que la poursuite de cette doctrine diplomatique sert également les intérêts commerciaux de la Sérénissime qui ne mettrait en péril la stabilité des contrats commerciaux pour rien au monde, pas même en représailles d'un partenaire persécuteur. Il en résulte que tant que sa souveraineté ou les intérêts de ses ressortissants ne sont pas visés, la Sérénissime s'est toujours refusée de se préoccuper des situations internes des autres États. Il serait peut-être temps de s'interroger sur l'application jusqu’au-boutiste qui est faite de ces principes. Rappelons qu'est jeu la vie de milliers de familles persécutées au seul motif qu'elles sont de confession différente. Est-il moralement acceptable de refuser de se sentir concerné par cette situation et de ne pas ratifier la Déclaration de Sidi Youssef ?
Cette Déclaration contient plusieurs engagements consistant essentiellement à mettre un terme à tous les échanges commerciaux avec le Mjalnar, à interdire l'accès et la sortie du territoire pour les ressortissants du Mjalnar et à surveiller ainsi que limiter les droits de ces ressortissants déjà présents sur le territoire. La réticence du Conseil Restreint à ratifier cette déclaration peut également s'expliquer par le fait que le contenu de celle-ci porte atteinte aux droits et libertés des ressortissants du Mjalnar qui seraient présents sur le territoire de la Sérénissime. Or, [url=http://www.simpolitique.com/post303166.html#p303166]la Déclaration Fondamentale siracuzzaine[/url] n'autorise de telles restrictions qu'à condition qu'elles soient nécessaires pour assurer la sécurité ou la justice. La Déclaration de Sidi Youssef semble en effet en contrariété avec les règles constitutionnelles siracuzzaines, ce qui témoigne par ailleurs de l'urgence de moderniser ces règles écrites il y a plus de cinq siècles. Ce conflit de normes n'est toutefois pas un argument très convainquant dans la mesure où l'on connait la fréquence avec laquelle les Déclarations Fondamentales sont piétinées, soit par le pouvoir ducal soit par l'Inquisition. Il faudrait être de mauvaise foi pour invoquer l'inviolabilité de ces textes.[/justify]
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Jacinto
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Les grands clivages idéologiques dans la société siracuzzaine[/center]
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[justify]On a souvent tendance à croire que la petite taille d'un pays ou sa faible démographie favorise le consensus social et politique. À cet égard, Siracuzzia ferait figure d'exception. Qui pourrait croire qu'un archipel peuplé d'un peu moins de 2 millions d'habitants puisse connaître des divisions idéologiques aussi fortes ? Pourtant, c'est la réalité. La société siracuzzaine connait historiquement 4 points de tension :
1. La question économique. Il est ici question du clivage entre les défenseurs d'une économie libérale et ceux qui prônent une régulation étatique pour faire rempart aux inégalités et aux injustices.
Pour les premiers, la priorité est de garantir une économie siracuzzaine libérée du maximum de contraintes, un marché libre que l'on s'attache à ne réglementer qu'en dernier recours. Une telle vision repose sur l'idée que les relations économiques et les relations de travail ne seraient optimales que si elles sont le plus libre possible. Parmi les grandes réalisations du libéralisme à Siracuzzia, on peut citer la [url=http://www.simpolitique.com/post303166.html#p303166]Déclaration Réformatrice[/url] qui marque le point de départ du règne libéral (parfois perturbé par le règne de quelques doges plus étatistes). [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=471856Chronologiedesdoges.png]Cesare Dandolo[/url] (qui a régné de 1526 à 1548) est sans doute la plus illustre figure du courant libéral siracuzzain : abolition des corporations de métier, réduction drastique des impôts (en contrepartie notamment d'un démantèlement des armées siracuzzaines), etc...
De l'autre côté, les interventionnistes siracuzzains défendent un modèle plus social, un modèle dans lequel l'État ne doit pas rester insensible aux dérives du système libéral et doit intervenir à chaque fois qu'il devient nécessaire de garantir la justice ou l'égalité. On remarque que l'élection des doges les plus interventionnistes a très souvent eu lieu à des moments où les besoins d'une intervention sociale se faisaient le plus fortement ressentir. C'est le cas notamment du doge [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=471856Chronologiedesdoges.png]Ezio di Lorenzo[/url] (qui a régné de 1980 à 1997), élu sur fond de mouvements sociaux. Il reste aujourd'hui comme la figure emblématique du courant interventionniste, essentiellement en raison des nombreuses chartes (= normes adoptées selon une procédure qui implique le Doge + le Sénat) sur la réglementation du travail ouvrier qu'il a fait voter. Il est également intéressant de souligner que cette intervention sociale n'est pas sans contrepartie : en effet, la plupart des augmentations significatives des impôts et taxes a été décidée sous le règne de ces mêmes doges interventionnistes.
On constate que l'économie siracuzzaine reste globalement très libérale, notamment en raison des conflits d'intérêt : l'aristocratie, qui a le monopole du pouvoir politique, est en grande partie constituée d'industriels, d'actionnaires et de rentiers dont les intérêts vont davantage dans le sens d'un laissez-faire économique, au détriment des droit sociaux des travailleurs. C'est pour cette raison également qu'il n'existe pas de sécurité sociale à Siracuzzia ou que le syndicalisme et la grève sont réprimés. Néanmoins, il y a une certaine frange de l'aristocratie qui a tendance à basculer du courant libéral au courant interventionniste, par exemple en prévision de mouvements sociaux qu'ils souhaiteraient éviter. C'est ce qui a permis la réalisation des quelques réformes sociales des décennies précédentes.
2. La question des mœurs. Voilà sans doute le point de tension le plus intense de la société siracuzzaine. La question de la morale ou des mœurs est sans nulle doute celle qui clive le plus. Elle oppose de manière très nette une frange très catholique de la société, très conservatrice, à une frange plus modérée voire laïque ou même athée, qui défend un modèle de société progressiste. De façon générale, les conservateurs ont eu une influence importante très tôt dans l'histoire siracuzzaine. Une influence qui aujourd'hui ne se prolonge que par le maintien de l'Inquisition, juridiction pénale siracuzzaine, qui perpétue une vision très conservatrice de l'ordre moral. Par exemple, considérée comme un crime jusqu'au XXe siècle, l'homosexualité demeure en théorie un délit, bien que l'Inquisition n'ait plus poursuivi de personne homosexuelle depuis plusieurs années (dans l'objectif de redorer son image et éviter le moins possible de grossir le rang de ceux qui contestent son existence).
Les voix progressistes peinent à se faire entendre, y compris celle du Doge Enrico Dandolo (notre doge actuel). Cela s'explique par le fait que la promotion d'un modèle de société progressiste, ardemment défendu par le doge, ne peut passer que par la disparition de l'inquisition siracuzzaine, qui est le véritable garde-fou du conservatisme dans la société. En effet, contrairement aux systèmes étrangers, le système pénal siracuzzain repose sur des règles non-écrites. L'inquisition, qui est aux mains de l'Église, détermine elle-même ce qui constitue un délit ou crime au regard notamment des écritures saintes. Les doges n'ont aucun pouvoir quant à la détermination de ce qui constitue ou non un acte à réprimer pénalement, c'est une compétence exclusive détenue par l'inquisition. Dès lors, sans la disparition de celle-ci, l'action du pouvoir républicain en faveur d'une société progressiste n'est rien d'autre qu'un coup d'épée dans l'eau. Le clivage relatif aux mœurs et à la morale renvoie donc directement à un autre débat : celui de la place que doit avoir l'Église dans la société siracuzzaine.
3. La question de la place de l'Église. La problématique autour du rôle politique de l'Église agite les penseurs politiques siracuzzains depuis des siècles. Historiquement, l'apparition de l'inquisition a précédé celle de la charge de Grand Inquisiteur. L'inquisition n'a pas de véritable pouvoir politique, mais elle n'en constitue pas moins une régression du pouvoir républicain : en s'arrogeant la compétence exclusive de juger les crimes et délits dans le but de défendre l'ordre moral, l'Église a ôté à la République ce champ de compétence de son pouvoir. L'Église a continué à grignoter le pouvoir républicain en obtenant des doges qu'ils lui concèdent des parcelles stratégiques du pouvoir politique (en cela, l'[url=http://www.simpolitique.com/post303394.html#p303394]Ordre de Saint-Marc[/url] a joué un rôle fondamental pour appuyer les revendications de l'Église et permettre leur réalisation). Ainsi, sous le règne du doge [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=471856Chronologiedesdoges.png]Paolo Foscarini[/url] (qui régna de 1567 à 1599) vit le jour le titre de "Grand Inquisiteur" dont le titulaire, membre du clergé, fait la pluie et le beau temps, sans aucun contrôle du pouvoir républicain, en matière d'éducation et d'œuvres sociales.
Tout cela n'a posé de véritable problème qu'à partir du moment où la société siracuzzaine a cessé de connaître un consensus sur la question des mœurs. Même si la défense d'une société progressiste n'est pas récente, le modèle conservateur défendu politiquement et juridiquement par l'Église n'a été véritablement contesté, y compris dans les rangs des aristocrates, qu'à partir du XXe siècle. Ce XXe siècle a connu le règne de 6 doges, dont 5 font partie des familles les plus conservatrices et les plus partisanes d'un rôle central de l'Église, y compris en politique : les familles di Lorenzo, Foscarini et Contarini. Leonardo Dandolo (qui régna de 1966-1980) fait figure d'exception. Celui-ci est connu pour avoir tenté à 8 reprises de faire voter l'abolition de l'Inquisition et de la charge de Grand Inquisiteur. En vain, car un tel projet se heurtait à l'opposition d'une courte majorité de la noblesse mise sous pression de l'Ordre de Saint-Marc ainsi qu'à celle d'une très grande majorité de la classe populaire, très reconnaissante envers l'Église pour son œuvre sociale. En effet, l'image de la République a été très dévoyée auprès de ces classes en raison de la politique sociale assez démissionnaire de la République. Les doges progressistes et laïcistes n'ont jamais pu surmonter ces oppositions et le clivage reste encore très vif. Sans compter que les classes populaires sont d'autant moins prêtes à soutenir un affaiblissement de l'Église au profit de la République dès lors que cette dernière repose sur un régime totalement élitiste et aristocrate, alors que l'Église apparaît comme beaucoup plus dévouée aux classes populaires. Il est donc logique qu'elle soit très populaire auprès d'elles.
4. La question du régime politique. Le clivage entre les partisans de l'aristocratie et ceux de la démocratie connait un regain de vigueur depuis l'entrée dans l'ère contemporaine. L'abolition du régime aristocratique faisait déjà partie des revendications populaires lors du [url=http://www.simpolitique.com/post301540.html#p301540]soulèvement des insulaires[/url] en 1525. Aujourd'hui encore elle constitue une revendication majeure, défendue notamment par des personnages très puissants de la bourgeoisie, à l'image de [url=http://www.simpolitique.com/post303859.html#p303859]Benitto Montella[/url], richissime industriel siracuzzain qui a témoigné de son rejet de l'Aristocratie en quittant le pays et en s'installant dans la Cité-État de Movopolis en Amarantie.
Ce clivage entre aristocrates et démocrates vient brouiller la répartition des siracuzzains au sein des deux blocs idéologiques classiques : Les conservateurs-interventionnistes & Les progressistes-libéraux. Habituellement, sur chaque question donnée, toutes les personnes d'un même bloc vous donneront une réponse identique. Mais, la question du régime politique bouleverse ces oppositions traditionnelles et un nouveau clivage apparaît avec d'un côté la noblesse (y compris les nobles qui prétendent se soucier des classes populaires par des politiques interventionnistes), qui défend son monopole de la politique, et de l'autre côté la bourgeoisie et la classe populaire (alors que ces deux catégories sociales ont tendance à s'opposer sur les thèmes de l'économie ou des mœurs), qui réclament la proclamation d'une démocratie.
La plupart des historiens ou politologues expliquent que l'Aristocratie siracuzzaine ne tient qu'à un fil : elle se perpétue uniquement grâce à des conditions économiques globalement favorables (forte croissance et plein-emploi depuis la fin du XXe siècle) qui empêche la diffusion d'un sentiment révolutionnaire ; mais également parce que le concept-même de révolution n'est absolument pas présent dans la culture siracuzzaine. Le règne des traditions et de la stabilité caractérisent profondément la société siracuzzaine (y compris parfois lorsque cela implique des sacrifices comme le renoncement à une participation au pouvoir politique) : ce n'est pas pour rien que l'on dit de Siracuzzia qu'elle est "LA Sérénissime".[/justify]
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Les grands clivages idéologiques dans la société siracuzzaine[/center]
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[justify]On a souvent tendance à croire que la petite taille d'un pays ou sa faible démographie favorise le consensus social et politique. À cet égard, Siracuzzia ferait figure d'exception. Qui pourrait croire qu'un archipel peuplé d'un peu moins de 2 millions d'habitants puisse connaître des divisions idéologiques aussi fortes ? Pourtant, c'est la réalité. La société siracuzzaine connait historiquement 4 points de tension :
1. La question économique. Il est ici question du clivage entre les défenseurs d'une économie libérale et ceux qui prônent une régulation étatique pour faire rempart aux inégalités et aux injustices.
Pour les premiers, la priorité est de garantir une économie siracuzzaine libérée du maximum de contraintes, un marché libre que l'on s'attache à ne réglementer qu'en dernier recours. Une telle vision repose sur l'idée que les relations économiques et les relations de travail ne seraient optimales que si elles sont le plus libre possible. Parmi les grandes réalisations du libéralisme à Siracuzzia, on peut citer la [url=http://www.simpolitique.com/post303166.html#p303166]Déclaration Réformatrice[/url] qui marque le point de départ du règne libéral (parfois perturbé par le règne de quelques doges plus étatistes). [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=471856Chronologiedesdoges.png]Cesare Dandolo[/url] (qui a régné de 1526 à 1548) est sans doute la plus illustre figure du courant libéral siracuzzain : abolition des corporations de métier, réduction drastique des impôts (en contrepartie notamment d'un démantèlement des armées siracuzzaines), etc...
De l'autre côté, les interventionnistes siracuzzains défendent un modèle plus social, un modèle dans lequel l'État ne doit pas rester insensible aux dérives du système libéral et doit intervenir à chaque fois qu'il devient nécessaire de garantir la justice ou l'égalité. On remarque que l'élection des doges les plus interventionnistes a très souvent eu lieu à des moments où les besoins d'une intervention sociale se faisaient le plus fortement ressentir. C'est le cas notamment du doge [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=471856Chronologiedesdoges.png]Ezio di Lorenzo[/url] (qui a régné de 1980 à 1997), élu sur fond de mouvements sociaux. Il reste aujourd'hui comme la figure emblématique du courant interventionniste, essentiellement en raison des nombreuses chartes (= normes adoptées selon une procédure qui implique le Doge + le Sénat) sur la réglementation du travail ouvrier qu'il a fait voter. Il est également intéressant de souligner que cette intervention sociale n'est pas sans contrepartie : en effet, la plupart des augmentations significatives des impôts et taxes a été décidée sous le règne de ces mêmes doges interventionnistes.
On constate que l'économie siracuzzaine reste globalement très libérale, notamment en raison des conflits d'intérêt : l'aristocratie, qui a le monopole du pouvoir politique, est en grande partie constituée d'industriels, d'actionnaires et de rentiers dont les intérêts vont davantage dans le sens d'un laissez-faire économique, au détriment des droit sociaux des travailleurs. C'est pour cette raison également qu'il n'existe pas de sécurité sociale à Siracuzzia ou que le syndicalisme et la grève sont réprimés. Néanmoins, il y a une certaine frange de l'aristocratie qui a tendance à basculer du courant libéral au courant interventionniste, par exemple en prévision de mouvements sociaux qu'ils souhaiteraient éviter. C'est ce qui a permis la réalisation des quelques réformes sociales des décennies précédentes.
2. La question des mœurs. Voilà sans doute le point de tension le plus intense de la société siracuzzaine. La question de la morale ou des mœurs est sans nulle doute celle qui clive le plus. Elle oppose de manière très nette une frange très catholique de la société, très conservatrice, à une frange plus modérée voire laïque ou même athée, qui défend un modèle de société progressiste. De façon générale, les conservateurs ont eu une influence importante très tôt dans l'histoire siracuzzaine. Une influence qui aujourd'hui ne se prolonge que par le maintien de l'Inquisition, juridiction pénale siracuzzaine, qui perpétue une vision très conservatrice de l'ordre moral. Par exemple, considérée comme un crime jusqu'au XXe siècle, l'homosexualité demeure en théorie un délit, bien que l'Inquisition n'ait plus poursuivi de personne homosexuelle depuis plusieurs années (dans l'objectif de redorer son image et éviter le moins possible de grossir le rang de ceux qui contestent son existence).
Les voix progressistes peinent à se faire entendre, y compris celle du Doge Enrico Dandolo (notre doge actuel). Cela s'explique par le fait que la promotion d'un modèle de société progressiste, ardemment défendu par le doge, ne peut passer que par la disparition de l'inquisition siracuzzaine, qui est le véritable garde-fou du conservatisme dans la société. En effet, contrairement aux systèmes étrangers, le système pénal siracuzzain repose sur des règles non-écrites. L'inquisition, qui est aux mains de l'Église, détermine elle-même ce qui constitue un délit ou crime au regard notamment des écritures saintes. Les doges n'ont aucun pouvoir quant à la détermination de ce qui constitue ou non un acte à réprimer pénalement, c'est une compétence exclusive détenue par l'inquisition. Dès lors, sans la disparition de celle-ci, l'action du pouvoir républicain en faveur d'une société progressiste n'est rien d'autre qu'un coup d'épée dans l'eau. Le clivage relatif aux mœurs et à la morale renvoie donc directement à un autre débat : celui de la place que doit avoir l'Église dans la société siracuzzaine.
3. La question de la place de l'Église. La problématique autour du rôle politique de l'Église agite les penseurs politiques siracuzzains depuis des siècles. Historiquement, l'apparition de l'inquisition a précédé celle de la charge de Grand Inquisiteur. L'inquisition n'a pas de véritable pouvoir politique, mais elle n'en constitue pas moins une régression du pouvoir républicain : en s'arrogeant la compétence exclusive de juger les crimes et délits dans le but de défendre l'ordre moral, l'Église a ôté à la République ce champ de compétence de son pouvoir. L'Église a continué à grignoter le pouvoir républicain en obtenant des doges qu'ils lui concèdent des parcelles stratégiques du pouvoir politique (en cela, l'[url=http://www.simpolitique.com/post303394.html#p303394]Ordre de Saint-Marc[/url] a joué un rôle fondamental pour appuyer les revendications de l'Église et permettre leur réalisation). Ainsi, sous le règne du doge [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=471856Chronologiedesdoges.png]Paolo Foscarini[/url] (qui régna de 1567 à 1599) vit le jour le titre de "Grand Inquisiteur" dont le titulaire, membre du clergé, fait la pluie et le beau temps, sans aucun contrôle du pouvoir républicain, en matière d'éducation et d'œuvres sociales.
Tout cela n'a posé de véritable problème qu'à partir du moment où la société siracuzzaine a cessé de connaître un consensus sur la question des mœurs. Même si la défense d'une société progressiste n'est pas récente, le modèle conservateur défendu politiquement et juridiquement par l'Église n'a été véritablement contesté, y compris dans les rangs des aristocrates, qu'à partir du XXe siècle. Ce XXe siècle a connu le règne de 6 doges, dont 5 font partie des familles les plus conservatrices et les plus partisanes d'un rôle central de l'Église, y compris en politique : les familles di Lorenzo, Foscarini et Contarini. Leonardo Dandolo (qui régna de 1966-1980) fait figure d'exception. Celui-ci est connu pour avoir tenté à 8 reprises de faire voter l'abolition de l'Inquisition et de la charge de Grand Inquisiteur. En vain, car un tel projet se heurtait à l'opposition d'une courte majorité de la noblesse mise sous pression de l'Ordre de Saint-Marc ainsi qu'à celle d'une très grande majorité de la classe populaire, très reconnaissante envers l'Église pour son œuvre sociale. En effet, l'image de la République a été très dévoyée auprès de ces classes en raison de la politique sociale assez démissionnaire de la République. Les doges progressistes et laïcistes n'ont jamais pu surmonter ces oppositions et le clivage reste encore très vif. Sans compter que les classes populaires sont d'autant moins prêtes à soutenir un affaiblissement de l'Église au profit de la République dès lors que cette dernière repose sur un régime totalement élitiste et aristocrate, alors que l'Église apparaît comme beaucoup plus dévouée aux classes populaires. Il est donc logique qu'elle soit très populaire auprès d'elles.
4. La question du régime politique. Le clivage entre les partisans de l'aristocratie et ceux de la démocratie connait un regain de vigueur depuis l'entrée dans l'ère contemporaine. L'abolition du régime aristocratique faisait déjà partie des revendications populaires lors du [url=http://www.simpolitique.com/post301540.html#p301540]soulèvement des insulaires[/url] en 1525. Aujourd'hui encore elle constitue une revendication majeure, défendue notamment par des personnages très puissants de la bourgeoisie, à l'image de [url=http://www.simpolitique.com/post303859.html#p303859]Benitto Montella[/url], richissime industriel siracuzzain qui a témoigné de son rejet de l'Aristocratie en quittant le pays et en s'installant dans la Cité-État de Movopolis en Amarantie.
Ce clivage entre aristocrates et démocrates vient brouiller la répartition des siracuzzains au sein des deux blocs idéologiques classiques : Les conservateurs-interventionnistes & Les progressistes-libéraux. Habituellement, sur chaque question donnée, toutes les personnes d'un même bloc vous donneront une réponse identique. Mais, la question du régime politique bouleverse ces oppositions traditionnelles et un nouveau clivage apparaît avec d'un côté la noblesse (y compris les nobles qui prétendent se soucier des classes populaires par des politiques interventionnistes), qui défend son monopole de la politique, et de l'autre côté la bourgeoisie et la classe populaire (alors que ces deux catégories sociales ont tendance à s'opposer sur les thèmes de l'économie ou des mœurs), qui réclament la proclamation d'une démocratie.
La plupart des historiens ou politologues expliquent que l'Aristocratie siracuzzaine ne tient qu'à un fil : elle se perpétue uniquement grâce à des conditions économiques globalement favorables (forte croissance et plein-emploi depuis la fin du XXe siècle) qui empêche la diffusion d'un sentiment révolutionnaire ; mais également parce que le concept-même de révolution n'est absolument pas présent dans la culture siracuzzaine. Le règne des traditions et de la stabilité caractérisent profondément la société siracuzzaine (y compris parfois lorsque cela implique des sacrifices comme le renoncement à une participation au pouvoir politique) : ce n'est pas pour rien que l'on dit de Siracuzzia qu'elle est "LA Sérénissime".[/justify]
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Jacinto
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/430198Mercanti.png[/img]
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Les demandeurs d'asile caskars se bousculent : triple succès pour le doge[/center]
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[justify]Voilà plus d'un mois maintenant que le Doge Enrico Dandolo publiait [url=http://www.simpolitique.com/post312898.html#p312898]son appel[/url] adressé aux ressortissants des pays du Bassin Céruléen concernés par la recrudescence des tensions. Les premiers chiffres annoncés par les services en charge de la sécurité intérieure ne laissent pas de place au doute : son appel a été entendu. Sur un mois, plus de 54.000 demandes d'asile ont été reçues et environ 30.000 d'entre elles ont abouti. Ce n'est pas une surprise, l'écrasante majorité d'entre eux est de nationalité caskare, la proximité géographique de l'île facilitant le déplacement de population. À n'en pas douter, ces premiers chiffres satisferont le Doge et ses conseillers qui, avec cette opération, ont réalisé un véritable coup de génie.
↪ Une aubaine démographique.
-0,04%. Il suffit de regarder l'évolution démographique de la République Sérénissime entre 2031 et 2032 pour comprendre que l'arrivée de nouvelles familles à Siracuzzia est une véritable bouffée d'air frais démographique, dans un pays à la population vieillissante et même décroissante. 30.000 nouvelles têtes seront-elles suffisantes pour donner une nouvelle impulsion à la démographie siracuzzaine ? Sur le court terme, l'arrivée de ces demandeurs d'asile, cumulée aux naissances, permettra d'avoir un solde démographique largement positif. Néanmoins, ce coup de pouce démographique n'aura de véritable impact qu'à moyen terme voire à long terme et à supposer que les demandeurs d'asile choisissent de rester à Siracuzzia après la fin du conflit au Caskar. Les véritable bénéficiaires de cet afflux démographique sont les bourgs et villages. En effet, la République a décidé de lancer un programme d'accompagnement des demandeurs d'asile destiné à faciliter leur intégration. Dans le cadre de ce programme, les familles seront incitées à trouver un foyer dans les zones démographiques de seconde zone mais où la demande de main d'oeuvre est importante. Une belle manière de dynamiser le développement des plus petites zones urbaines déjà aidées par l'explosion du tourisme à Siracuzzia.
↪ Une aubaine économique.
Tout afflux migratoire n'est pas nécessairement une bonne nouvelle, surtout lorsque les arrivants deviennent un fardeau social pour l'État d'accueil. Néanmoins, lorsqu'on analyse le profil des 30.000 demandeurs d'asile, on s'aperçoit que la grande majorité d'entre eux est issue de la classe moyenne supérieure (revenus mensuels supérieurs à 2.000 $) : médecins, juristes, enseignants, ingénieurs... Siracuzzia peut donc se réjouir : en plus de donner un coup de fouet à sa démographie, elle va pouvoir bénéficier du transfert de patrimoines matériels et intellectuels non-négligeables. À la clé, un maximum de bénéfices : des rentrées d'argent supplémentaires par le biais des impôts (bien que les demandeurs d'asile bénéficient désormais d'un statut fiscal plus avantageux), de la clientèle supplémentaire prête à consommer pour les commerçants et artisans de proximité mais aussi un apport en savoir et en expérience. Sans compter que l'arrivée de nouveaux médecins permettra d'améliorer la couverture médicale des zones faiblement peuplée.
↪ Une aubaine diplomatique.
Le refus de Siracuzzia de porter un intérêt aux évènements survenus au Mjalnar et en Ashurdabad a clairement terni l'image de la République Sérénissime. En plus de s’isoler diplomatiquement, Siracuzzia est apparue comme particulièrement insensible surtout à l'égard du sort des victimes musulmanes du régime autoritaire du Mjalnar. À cet égard, l'appel du doge a joué le rôle d'une véritable opération de communication. Une opération de communication adressée aux investisseurs en premier lieu : Siracuzzia est un havre de paix depuis des siècles, n'ayez pas peur, si vous souhaitez investir en Cérulée, faîtes le à Siracuzzia la part de risque y est plus faible que partout ailleurs. Une belle façon de soigner l'image de Siracuzzia à l'égard de la communauté internationale également. L'appel du doge a permis de clarifier l'attitude diplomatique de la République Sérénissime : une attitude non pas égocentrée mais cérulocentrée, au plus proche des intérêts de l'archipel. N'hésitant pas à faire un affront au Caskar en le privant d'une partie de sa classe moyenne supérieure, Siracuzzia a montré ses muscles et a fait de sa stabilité une force à l'égard des autres pays du Bassin Céruléen. Le message est clair : nous ne laissons pas l'exclusivité de l'image de la Cérulée aux États instables ; c'est aussi un lieu de paix et nous représentons cette Cérulée stable, pérenne et propice aux investissements.[/justify]
NB : Avec la bénédiction du MJ Coordinateur
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Les demandeurs d'asile caskars se bousculent : triple succès pour le doge[/center]
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[justify]Voilà plus d'un mois maintenant que le Doge Enrico Dandolo publiait [url=http://www.simpolitique.com/post312898.html#p312898]son appel[/url] adressé aux ressortissants des pays du Bassin Céruléen concernés par la recrudescence des tensions. Les premiers chiffres annoncés par les services en charge de la sécurité intérieure ne laissent pas de place au doute : son appel a été entendu. Sur un mois, plus de 54.000 demandes d'asile ont été reçues et environ 30.000 d'entre elles ont abouti. Ce n'est pas une surprise, l'écrasante majorité d'entre eux est de nationalité caskare, la proximité géographique de l'île facilitant le déplacement de population. À n'en pas douter, ces premiers chiffres satisferont le Doge et ses conseillers qui, avec cette opération, ont réalisé un véritable coup de génie.
↪ Une aubaine démographique.
-0,04%. Il suffit de regarder l'évolution démographique de la République Sérénissime entre 2031 et 2032 pour comprendre que l'arrivée de nouvelles familles à Siracuzzia est une véritable bouffée d'air frais démographique, dans un pays à la population vieillissante et même décroissante. 30.000 nouvelles têtes seront-elles suffisantes pour donner une nouvelle impulsion à la démographie siracuzzaine ? Sur le court terme, l'arrivée de ces demandeurs d'asile, cumulée aux naissances, permettra d'avoir un solde démographique largement positif. Néanmoins, ce coup de pouce démographique n'aura de véritable impact qu'à moyen terme voire à long terme et à supposer que les demandeurs d'asile choisissent de rester à Siracuzzia après la fin du conflit au Caskar. Les véritable bénéficiaires de cet afflux démographique sont les bourgs et villages. En effet, la République a décidé de lancer un programme d'accompagnement des demandeurs d'asile destiné à faciliter leur intégration. Dans le cadre de ce programme, les familles seront incitées à trouver un foyer dans les zones démographiques de seconde zone mais où la demande de main d'oeuvre est importante. Une belle manière de dynamiser le développement des plus petites zones urbaines déjà aidées par l'explosion du tourisme à Siracuzzia.
↪ Une aubaine économique.
Tout afflux migratoire n'est pas nécessairement une bonne nouvelle, surtout lorsque les arrivants deviennent un fardeau social pour l'État d'accueil. Néanmoins, lorsqu'on analyse le profil des 30.000 demandeurs d'asile, on s'aperçoit que la grande majorité d'entre eux est issue de la classe moyenne supérieure (revenus mensuels supérieurs à 2.000 $) : médecins, juristes, enseignants, ingénieurs... Siracuzzia peut donc se réjouir : en plus de donner un coup de fouet à sa démographie, elle va pouvoir bénéficier du transfert de patrimoines matériels et intellectuels non-négligeables. À la clé, un maximum de bénéfices : des rentrées d'argent supplémentaires par le biais des impôts (bien que les demandeurs d'asile bénéficient désormais d'un statut fiscal plus avantageux), de la clientèle supplémentaire prête à consommer pour les commerçants et artisans de proximité mais aussi un apport en savoir et en expérience. Sans compter que l'arrivée de nouveaux médecins permettra d'améliorer la couverture médicale des zones faiblement peuplée.
↪ Une aubaine diplomatique.
Le refus de Siracuzzia de porter un intérêt aux évènements survenus au Mjalnar et en Ashurdabad a clairement terni l'image de la République Sérénissime. En plus de s’isoler diplomatiquement, Siracuzzia est apparue comme particulièrement insensible surtout à l'égard du sort des victimes musulmanes du régime autoritaire du Mjalnar. À cet égard, l'appel du doge a joué le rôle d'une véritable opération de communication. Une opération de communication adressée aux investisseurs en premier lieu : Siracuzzia est un havre de paix depuis des siècles, n'ayez pas peur, si vous souhaitez investir en Cérulée, faîtes le à Siracuzzia la part de risque y est plus faible que partout ailleurs. Une belle façon de soigner l'image de Siracuzzia à l'égard de la communauté internationale également. L'appel du doge a permis de clarifier l'attitude diplomatique de la République Sérénissime : une attitude non pas égocentrée mais cérulocentrée, au plus proche des intérêts de l'archipel. N'hésitant pas à faire un affront au Caskar en le privant d'une partie de sa classe moyenne supérieure, Siracuzzia a montré ses muscles et a fait de sa stabilité une force à l'égard des autres pays du Bassin Céruléen. Le message est clair : nous ne laissons pas l'exclusivité de l'image de la Cérulée aux États instables ; c'est aussi un lieu de paix et nous représentons cette Cérulée stable, pérenne et propice aux investissements.[/justify]
NB : Avec la bénédiction du MJ Coordinateur
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Jacinto
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/772620Isolani.png[/img]
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La chancellerie suggère d’instaurer des quotas de pêche[/center]
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[justify][url=http://www.simpolitique.com/post314979.html#p314979]Le 27 juin dernier, le journal montalvéen « Eco di Miliameni »[/url] dédiait sa une aux inquiétudes des associations de pêche siracuzzaines face à l’entrée en vigueur du Traité de Duzzo instaurant une liberté d’exploitation des ressources halieutiques dans la totalité de l’espace maritime commun. Bien que cette liberté d’exploitation bénéficie aussi bien aux pêcheurs siracuzzains dans les eaux montalvéennes qu’aux pêcheurs montalvéens dans les eaux siracuzzaines, les associations de pêche siracuzzaines ont rapidement alerté les autorités siracuzzaines et montalvéennes du risque de surpêche dans la zone économique exclusive siracuzzaine. La Ligue de Montalvo, [url=http://www.simpolitique.com/post322116.html#p322116]avec plus de 7.600 bateaux de pêche dont près de 3.000 chalutiers, pêche chaque année environ 5 millions de tonnes de poissons[/url], en partie dans les eaux siracuzzaines. Une production nettement supérieure à celle de Siracuzzia, où la demande locale et les exportations halieutiques sont moindres. Les associations de pêche siracuzzaines soulignent que les premières victimes du Traité de Duzzo sont les petits pêcheurs de l’archipel, lesquels n’ont pas les moyens de pêcher à l’extérieur de la zone économique exclusive siracuzzaine et donc de profiter de la liberté d’exploitation des ressources dans les eaux montalvéennes. Les eaux siracuzzaines étant leur seule source de revenus, ces pêcheurs locaux ont tout à craindre d’une surpêche prolongée, laquelle entraînerait une raréfaction irréversible des ressources halieutiques.
Craignant les conséquences économiques et environnementales d’un appauvrissement en poissons des eaux siracuzzaines, de nombreuses associations de pêche ont demandé à leur comice locale de saisir de cette question la chancellerie, institution qui a la charge des affaires locales. Le sujet semble si sensible que le chancelier Andrea Grimani a décidé, plutôt que de prendre lui-même les mesures qui s’imposent, de transmettre ce dossier au Doge, comme la coutume lui permet de le faire pour les affaires locales sensibles. Dans le dossier transmis au Doge, le Chancelier explique que « les comices locales de Mirano, Rialti et Trevizzia ont conjointement transmis une longue lettre très argumentée sur les risques encourus suite à l’ouverture de notre ZEE aux chalutiers montalvéens et les différentes mesures envisageables pour préserver la pêche locale, dont dépendent de nombreux villages du Sud de l’archipel ». Parmi les mesures proposées, une en particulier retient l’attention du Chancelier : « La plus efficace de ces mesures me parait être l’instauration de quotas de pêche. Il s’agirait plus précisément d’imposer une limite quantitative, en tonnes, de poisson pêchable par navire. Cette limitation ne prendrait pas en considération la taille du navire et mettrait, par conséquent, petits et grands chalutiers sur un pied d’égalité ».
Une proposition qui ne fait pas l’unanimité. La première question qu’elle pose est celle de la compatibilité avec les engagements internationaux de Siracuzzia. Le Traité de Duzzo est-il compatible avec l’instauration de quotas de pêche ? Le Chancelier y répond lui-même dans la note qui accompagne le dossier adressé au Doge : « Une telle mesure ne me semble pas constituer une violation des obligations de Siracuzzia envers le Montalvo, dès lors que [url=http://www.simpolitique.com/post304044.html#p304044]l’article 9 du Traité de Duzzo[/url] ne nous contraint qu’à ouvrir l’exploitation des ressources de notre zone économique exclusive aux montalvéens dans les mêmes conditions que nos propres citoyens. Ainsi, l’instauration de quotas de pêche applicables à tous les navires de pêche, qu’ils soient siracuzzains ou montalvéens, nous permettrait de porter secours aux pêcheurs locaux sans renier nos accords avec le Montalvo. » Aussitôt que la note du Chancelier a fuité dans la presse, le sénateur Luigi Balzolani, dont la famille dirige la Société Piccoli Pesci qui exploite plusieurs super-chalutiers, s’est indigné dans les coulisses du Sénat. Il estime que l’instauration de quotas de pêche serait un acte de déloyauté envers notre partenaire montalvéen : « La Ligue de Montalvo nous laisse pêcher dans ses eaux sans restriction quantitative, je la vois mal se réjouir d’apprendre que nous mettons un terme à la réciprocité de cette liberté. Vous imaginez ce qui va se passer si nous instaurons ces quotas ? Tous les gros chalutiers siracuzzains et montalvéens se cantonneraient aux eaux montalvéennes pour continuer à pêcher sans restriction. Ce n’est pas de cette façon qu’il faut agir si nous voulons continuer à être perçus comme des partenaires fiables ». Le sénateur Balzolani n’est pas le seul à critiquer cette proposition de la Chancellerie, d’autres soulignent en effet le manque à gagner pour les propriétaires de super-chalutiers qui résulterait d’une restriction de la pêche en tonnes de poisson par navire.
À l’inverse, certaines associations de pêcheurs considèrent que cette mesure est loin d’être la plus adaptée pour préserver les eaux siracuzzaines de la surpêche. L’Union des pêcheurs de Malta explique par exemple qu’une limitation de la pêche en tonnes de poisson par navire aurait essentiellement pour conséquence d’envoyer à la casse les super-chalutiers et de voir, à l’inverse, le nombre de petits chalutiers exploser. Le Doge a toutefois accepté de soumettre cette proposition au Sénat pour qu’elle puisse y être débattue. Il est impossible de prédire, à cette heure, quelle pourrait être l’issue du débat. Un débat qui risque néanmoins de faire couler beaucoup d’encre chez nos partenaires montalvéens.[/justify]
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La chancellerie suggère d’instaurer des quotas de pêche[/center]
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[justify][url=http://www.simpolitique.com/post314979.html#p314979]Le 27 juin dernier, le journal montalvéen « Eco di Miliameni »[/url] dédiait sa une aux inquiétudes des associations de pêche siracuzzaines face à l’entrée en vigueur du Traité de Duzzo instaurant une liberté d’exploitation des ressources halieutiques dans la totalité de l’espace maritime commun. Bien que cette liberté d’exploitation bénéficie aussi bien aux pêcheurs siracuzzains dans les eaux montalvéennes qu’aux pêcheurs montalvéens dans les eaux siracuzzaines, les associations de pêche siracuzzaines ont rapidement alerté les autorités siracuzzaines et montalvéennes du risque de surpêche dans la zone économique exclusive siracuzzaine. La Ligue de Montalvo, [url=http://www.simpolitique.com/post322116.html#p322116]avec plus de 7.600 bateaux de pêche dont près de 3.000 chalutiers, pêche chaque année environ 5 millions de tonnes de poissons[/url], en partie dans les eaux siracuzzaines. Une production nettement supérieure à celle de Siracuzzia, où la demande locale et les exportations halieutiques sont moindres. Les associations de pêche siracuzzaines soulignent que les premières victimes du Traité de Duzzo sont les petits pêcheurs de l’archipel, lesquels n’ont pas les moyens de pêcher à l’extérieur de la zone économique exclusive siracuzzaine et donc de profiter de la liberté d’exploitation des ressources dans les eaux montalvéennes. Les eaux siracuzzaines étant leur seule source de revenus, ces pêcheurs locaux ont tout à craindre d’une surpêche prolongée, laquelle entraînerait une raréfaction irréversible des ressources halieutiques.
Craignant les conséquences économiques et environnementales d’un appauvrissement en poissons des eaux siracuzzaines, de nombreuses associations de pêche ont demandé à leur comice locale de saisir de cette question la chancellerie, institution qui a la charge des affaires locales. Le sujet semble si sensible que le chancelier Andrea Grimani a décidé, plutôt que de prendre lui-même les mesures qui s’imposent, de transmettre ce dossier au Doge, comme la coutume lui permet de le faire pour les affaires locales sensibles. Dans le dossier transmis au Doge, le Chancelier explique que « les comices locales de Mirano, Rialti et Trevizzia ont conjointement transmis une longue lettre très argumentée sur les risques encourus suite à l’ouverture de notre ZEE aux chalutiers montalvéens et les différentes mesures envisageables pour préserver la pêche locale, dont dépendent de nombreux villages du Sud de l’archipel ». Parmi les mesures proposées, une en particulier retient l’attention du Chancelier : « La plus efficace de ces mesures me parait être l’instauration de quotas de pêche. Il s’agirait plus précisément d’imposer une limite quantitative, en tonnes, de poisson pêchable par navire. Cette limitation ne prendrait pas en considération la taille du navire et mettrait, par conséquent, petits et grands chalutiers sur un pied d’égalité ».
Une proposition qui ne fait pas l’unanimité. La première question qu’elle pose est celle de la compatibilité avec les engagements internationaux de Siracuzzia. Le Traité de Duzzo est-il compatible avec l’instauration de quotas de pêche ? Le Chancelier y répond lui-même dans la note qui accompagne le dossier adressé au Doge : « Une telle mesure ne me semble pas constituer une violation des obligations de Siracuzzia envers le Montalvo, dès lors que [url=http://www.simpolitique.com/post304044.html#p304044]l’article 9 du Traité de Duzzo[/url] ne nous contraint qu’à ouvrir l’exploitation des ressources de notre zone économique exclusive aux montalvéens dans les mêmes conditions que nos propres citoyens. Ainsi, l’instauration de quotas de pêche applicables à tous les navires de pêche, qu’ils soient siracuzzains ou montalvéens, nous permettrait de porter secours aux pêcheurs locaux sans renier nos accords avec le Montalvo. » Aussitôt que la note du Chancelier a fuité dans la presse, le sénateur Luigi Balzolani, dont la famille dirige la Société Piccoli Pesci qui exploite plusieurs super-chalutiers, s’est indigné dans les coulisses du Sénat. Il estime que l’instauration de quotas de pêche serait un acte de déloyauté envers notre partenaire montalvéen : « La Ligue de Montalvo nous laisse pêcher dans ses eaux sans restriction quantitative, je la vois mal se réjouir d’apprendre que nous mettons un terme à la réciprocité de cette liberté. Vous imaginez ce qui va se passer si nous instaurons ces quotas ? Tous les gros chalutiers siracuzzains et montalvéens se cantonneraient aux eaux montalvéennes pour continuer à pêcher sans restriction. Ce n’est pas de cette façon qu’il faut agir si nous voulons continuer à être perçus comme des partenaires fiables ». Le sénateur Balzolani n’est pas le seul à critiquer cette proposition de la Chancellerie, d’autres soulignent en effet le manque à gagner pour les propriétaires de super-chalutiers qui résulterait d’une restriction de la pêche en tonnes de poisson par navire.
À l’inverse, certaines associations de pêcheurs considèrent que cette mesure est loin d’être la plus adaptée pour préserver les eaux siracuzzaines de la surpêche. L’Union des pêcheurs de Malta explique par exemple qu’une limitation de la pêche en tonnes de poisson par navire aurait essentiellement pour conséquence d’envoyer à la casse les super-chalutiers et de voir, à l’inverse, le nombre de petits chalutiers exploser. Le Doge a toutefois accepté de soumettre cette proposition au Sénat pour qu’elle puisse y être débattue. Il est impossible de prédire, à cette heure, quelle pourrait être l’issue du débat. Un débat qui risque néanmoins de faire couler beaucoup d’encre chez nos partenaires montalvéens.[/justify]
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Jacinto
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La République encaisse un surplus budgétaire record : il est temps de dépenser ![/center]
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[justify]L'Institut des études et statistiques économiques et sociales a enfin publié le bilan des recettes enregistrées par la République au cours de l'année 2033. Le premier constat est que ces recettes sont nettement supérieures aux dépenses budgetées : près de 380 millions $, un record historique qui n'est pas sans rappeler les grandes heures de l'économie de la Sérénissime.
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La République encaisse un surplus budgétaire record : il est temps de dépenser ![/center]
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[justify]L'Institut des études et statistiques économiques et sociales a enfin publié le bilan des recettes enregistrées par la République au cours de l'année 2033. Le premier constat est que ces recettes sont nettement supérieures aux dépenses budgetées : près de 380 millions $, un record historique qui n'est pas sans rappeler les grandes heures de l'économie de la Sérénissime.
- ↪ Quelles causes ? L'ISSES explique que ce surplus est dû essentiellement à deux facteurs :
- Les fortes croissances économiques continuellement enregistrées par Siracuzzia depuis 2030. Entre janvier 2030 et janvier 2034, la Sérénissime a enregistré une croissance annuelle moyenne de 10% du PIB. Cette dynamique a plongé Siracuzzia dans un cercle vertueux. Une telle croissance est propice à la création d'emploi, bien que le nombre de chômeurs à Siracuzzia soit déjà faible en raison d'une très forte demande de main d'œuvre. Autre effet positif d'une forte croissance, l'augmentation du pouvoir d'achat. Les siracuzzains épargnent davantage, à moins qu'ils deviennent propriétaires ou préfèrent convertir leurs économies en dividendes. Tout cela alimente les recettes publiques par l'intermédiaire des impôts sur les revenus de la propriété, de l'épargne et du capital. Une croissance aussi forte est également le signe que les entreprises produisent plus et réalisent plus de bénéfices. Là encore, la République bénéficie de retombées supplémentaires.
- La faiblesse de la dépense publique est l'autre facteur explicatif. Combinée à des recettes en perpétuelles augmentation, la faible augmentation de la dépense publique crée naturellement un fossé entre ce qui rentre et ce qui sort des caisses de la République. La dépense publique a certes augmenté depuis le retour des fortes croissances (elle a par exemple augmenté de 900 millions $ en 2033), mais elles n'a clairement pas suivi le rythme des rentrées d'argent. Autrement dit, la Sérénissime commence à ponctionner bien plus que ce dont elle a besoin pour se financer.
- ↪ Quelles conséquences ? En tant qu'institut, l'ISSES a une approche plutôt scientifique et neutre de la question de l'emploi des fonds publics. Mais nous, citoyens, il nous est permis d'avoir une approche politique. La République fait des profits sur le dos du contribuable et avec une croissance stabilisée à un niveau assez élevé, il est à prévoir que les surplus budgétaires soient de plus en plus importants. Que faire ?
- Faut-il stocker les surplus budgétaires ? Quel intérêt a-t-on de se constituer des réserves budgétaires conséquentes ? Ces réserves sont aussi problématiques que l'épargne : ce sont des fonds qui dorment. Des fonds qui ne servent à rien, mais une sécurité tout de même. Deux points nous laissent à penser qu'il est inutile de choisir de laisser faire la situation et de stocker les surplus budgétaires en réserves. Premièrement, les réserves de la Sérénissime sont déjà très élevées comparativement aux autres pays : plus de 24 milliards $ de réserves, principalement en or. Deuxièmement, la probabilité que ces réserves aient à être utilisées pour compenser un déficit budgétaire est très faible. Tous les voyants sont au vert depuis plusieurs années et rien ne semble annoncer la fin de ce cercle positif. Autant de raisons qui nous poussent à croire que stocker les surplus budgétaires est un véritable gâchis, c'est pourtant ce qu'a décidé le Sénat. Il y aurait des choix plus opportuns à faire...
- Faut-il diminuer les impôts ? Plutôt que de laisser dormir des surplus budgétaires en réserves qui ne serviront probablement pas à court ou moyen terme, la solution de faire des cadeaux au contribuable apparaît comme une hypothèse intéressante. D'ailleurs, si le Sénat cherche des idées, nous suggérons une diminution voire une suppression de l'impôt sur les revenus de l'épargne. Nous dénonçons depuis longtemps cette injustice. Les siracuzzains n'ont aucun système de sécurité sociale ou d'assurance chômage, laissant le sale boulot de la solidarité sociale à l'Église qui n'agit qu'en dernier recours. En plus d'être plus ou moins contraints à l'épargne - à moins d'avoir les moyens de souscrire à un bon contrat d'assurance -, les siracuzzains doivent passer à la caisse pour les quelques intérêts qu'ils toucheraient de cet argent mis de côté par nécessité. Il y a donc une double peine : vous devrez épargner (donc vous priver d'une partie de vos revenus par sécurité, puisque la République ne vous aidera pas) et si vous touchez des intérêts, vous serez privés d'une partie de ceux-ci. Pourquoi ne pas soulager les épargnants de cet impôt ? La perte de recettes publiques serait largement compensée par les surplus budgétaires. Une mesure sociale et qui plus est une mesure économique au service du pouvoir d'achat.
- Faut-il réinvestir les surplus budgétaires ? Oui, oui et définitivement oui. Il s'agit pour nous de la solution la plus intéressante. Il est temps pour Siracuzzia de rattraper son retard sur les systèmes sociaux des autres pays. Nous n'avons pas peur de le dire : il faut se servir des surplus budgétaires et même, s'il le faut, des réserves budgétaires disponibles, pour financer la mise en place d'un système de santé à Siracuzzia. C'est maintenant où jamais : nous avons les moyens de financer un système social à long terme grâce à l'augmentation continuelle des recettes publiques. Nous savons que la famille Dandolo est la première à réclamer la suppressions des prérogatives politiques et judiciaires de l'Église. Alors je m'adresse à vous, Enrico Dandolo : si vous voulez y parvenir, la première des mesures à prendre serait celle-ci. Vous souhaitez récupérer les compétences de l'Église ? Remplacez également son rôle social. Autrement, vous n'obtiendrez jamais le recul de la seule Institution qui se préoccupe des pauvres dans cet archipel.