[center]HISTOIRE GENERALE DE L'OSTHURIE[/center]
[center]PRESENTATION[/center]
L'Osthurie et la Krestlande, deux anciens comtés unis par le destin, sont les héritières d'une culture très ancienne. En effet, la création du comté de Krestlande remonte au XI° siècle. Quant au comté d'Osthurie, la date retenue de sa création est le 6 avril 899. Mais la famille qui gouverne encore aujourd'hui le pays régnait déjà dans la région au VIII° siècle! Pendant plus de 1000 ans, la nation Osthurienne s'est construite, et aujourd'hui c'est riche de son histoire qu'elle continue à avancer.
[center]HISTOIRE DU PEUPLE OSTHURIEN[/center]
Tacite évoque déjà dans Germania l’existence d’un peuple nommé « Osthyriorii ». Les Etymologistes et les Historiens pensent que ce peuple serait originaire de la Pologne actuelle, et ce serait installé en Gaule peu avant l’arrivée des Romains. Leur nom viendrait de la racine germanique « Ost », qui signifie l’Est, peut-être associée au Latin « Stare », littéralement le peuple situé à l’Est. Par la suite, on n’entend plus parler des Osthuriens avant 877, où le comte Carloman indique que son comté est habité par un peuple appelé les « Osthyriorii ». En 899, Onésime 1er est couronné Comte des Osthuriens, et ce titre reste jusqu’en 1199 où les comtes d’Osthurie deviennent également comtes de Krestlande. A cette date, Philémon 1er se fait couronner en tant que « Comes Osthyriae et Krestlandiae ». Au XIV° siècle, le français traduit ce titre en « Comte d’Osthurie et de Krestlande ».
[center]HISTOIRE DE LA MAISON DE STURZENBERG[/center]
En 798, il est fait mention dans un capitulaire de l'empereur Louis 1er d'un certain Gérold, comte de Sturzenberg, que les historiens ont identifié comme le grand-père du comte Carloman. Par la suite, les bénéfices impériaux devenant héréditaires sous l’impulsion de l’empereur Bérenger II, la même année 877, par un acte encore conservé de nos jours et formellement identifié comme authentique au XVIII° siècle, en 1894, et encore une fois en 1999, un certain Carloman, comte de Sturzenberg, déclare, en vertu du capitulaire de l’empereur, léguer son comté à sa mort à son petit-fils Onésime. Cet acte est daté de la cinquième année de son règne, l’an de l’incarnation 877, ce qui nous permet de situer le début du règne de Carloman vers 873. Toutefois, nous ne connaissons que très peu de choses des ancêtres de Carloman. Nous savons que son père, dénommé comme « Ludovico imperatoris cognato », c’est-à-dire parent de l’empereur, avait fondé la ville de « Typsum ». En 899, un an après la mort de Carloman, Onésime 1er de Sturzenberg, en vertu du capitulaire de Bérenger II, déclare n’être vassal de personne, et se fait reconnaître comme « Comes Osthyriorum », littéralement « Comte des Osthuriens ». L’empereur Lambert II entérine cette décision par une Charte qui précise toutefois que le royaume reste dans la mouvance de l’empire. A Noël 899, symboliquement, Onésime 1er se fait couronner à Rome par le pape Jean IX. Au XII° siècle, le titre de « comes Osthyriorum » se mue progressivement en « comes Osthyriae », et à la fin du Moyen-âge en « duc d’Osthurie ». Par la suite, un diplôme de l’empereur Thomas 1er, daté de 1070, place définitivement l’Osthurie hors de la mouvance de l’Empire. A la demande des souverains, cet acte est confirmé par Ectève II en 1113, par Humbert IV en 1142 et en 1178, par Jean 1er en 1181 et en 1204, qui rappelle ce fait en nommant Cléophas II « Karissimi amici atque compari mei », c'est-à-dire « mon très cher ami et égal ». En 1340, le pape Benoît XII accorde au duc Siméon III le prédicat de « Roy Très Pieux », qui sera alors le prédicat de tous les souverains d’Osthurie. Par ailleurs, une légende véhiculée par les ducs à partir du XIV° siècle voulait que les comtes de Krestlande se seraient vus accorder par le pape le prédicat de « Très Noble ». Ce n’est qu’en 1419 que le pape Martin V accorde à Ermengaud III de porter le titre de « Sa Majesté Très Pieuse et Très Noble ». En 1815, le Duc d'Osthurie devient Roy d'Osthurie et de Krestlande.
[center]LISTE DES COMTES, DUCS, PUIS ROYS D'OSTHURIE ET DE KRESTLANDE[/center]
Comtes de Sturzenberg
-Gérold de Sturzenberg, mentionné en 798
-Louis de Sturzenberg, peut-être fils du précédent (mort vers 873)
-873-898: Carloman de Sturzenberg, fils du précédent (mort en 898)
-898-899: Onésime de Sturzenberg, fils du précédent (869-951)
Comtes d'Osthurie, puis Comtes d'Osthurie et de Krestlande
-898-951: Onésime 1er dit "le fondateur" (869-951)
-951-988: Pantaléon 1er, fils du précédent (898-988)
-988-1000: Siméon 1er, fils du précédent (935-1000)
-1000-1062: Cléophas 1er, fils du précédent (967-1062)
-1062-1109: Pantaléon II, fils du précédent (1029-1109)
-1109-1137: Siméon II, fils du précédent (1052-1137)
-1137-1140: Ermengaud 1er, dit "le conquérant", fils du précédent (1084-1140)
-1140-1223: Cléophas II, dit "le jeune", petit-fils du précédent (1132-1223)
-1223-1250: Philémon 1er, fils du précédent, premier comte d'Osthurie et de Krestlande (1164-1250)
-1250-1270: Ermengaud II, dit "le bâtisseur", fils du précédent (1226-1270)
-1270-1314: Onésime II, dit "l'Arpitan", fils du précédent, abdique en 1338 (1258-1352)
Ducs d'Osthurie et de Krestlande
-1314-1338: Onésime II, dit "l'Arpitan", fils du précédent, abdique en 1338 (1258-1352)
-1338-1339: Pantaléon III, fils du précédent (1273-1339)
-1339-1341: Siméon III, dit "le pieux", frère du précédent, abdique en 1341 (1275-1356)
-1341-1377: Cléophas III, frère du précédent (1278-1377)
-1377-1383: Philémon II, fils du précédent (1299-1383)
-1383-1383: Philémon III, dit "le posthume", petit-fils du précédent (1379-1383)
-1383-1385: Siméon IV, dit "le vieux", grand-oncle du précédent (1301-1385)
-1385-1415: Philémon IV, fils du précédent (1326-1415)
-1415-1418: Philémon V, fils du précédent (1383-1418)
-1418-1454: Ermengaud III, dit "le noble", frère du précédent (1385-1454)
-1454-1492: Siméon V, fils du précédent (1406-1492)
-1492-1498: Cléophas IV, dit "le législateur", fils du précédent (1429-1498)
-1498-1503: Ermengaud IV, demi-frère du précédent (1445-1503)
-1503-1513: Sosthène 1er, frère du précédent (1447-1513)
-1513-1547: Onésime III, dit "le catholique", frère du précédent (1451-1547)
-1547-1548: Ermengaud V, fils du précédent (1480-1548)
-1548-1551: Ermengaud VI, fils du précédent (1499-1551)
-1551-1553: Pantaléon IV, fils du précédent (1549-1553)
-1553-1558: Siméon VI, frère du précédent (1549-1558)
-1558-1574: Cléophas V, cousin du précédent, petit-fils par son père d'Onésime III (1513-1574)
-1574-1576: Sosthène II, fils du précédent (1535-1576)
-1576-1577: Siméon VII, fils du précédent (1555-1577)
-1577-1599: Sosthène III, dit "le ligueur", fils du précédent (1577-1599)
-1599-1601: Siméon VIII, fils du précédent (1599-1601)
-1601-1644: Onésime IV, dit "le jésuite", grand-oncle du précédent (1558-1644)
-1644-1683: Ermengaud VII, fils du précédent (1588-1683)
-1683-1685: Sosthène IV, fils du précédent (1619-1685)
-1685-1717: Onésime V, frère du précédent (1622-1717)
-1717-1719: Philémon VI, fils du précédent (1658-1719)
-1719-1722: Sosthène V, frère du précédent (1661-1722)
-1722-1788: Onésime VI, dit "le grand", fils du précédent (1692-1788)
-1788-1808: Onésime VII, fils du précédent (1709-1808)
-1808-1815: Onésime VIII, fils du précédent (1733-1831)
Roys d'Osthurie et de Krestlande
-1815-1831: Onésime VIII (1733-1831)
-1831-1871: Onésime IX, dit "le Roy-martyr", fils du précédent (1779-1871)
-1871-1872: Vacance: Révolution
-1872-1923: Onésime X, dit "le restaurateur", fils d'Onésime IX (1827-1923)
-1923-1939: Onésime XI, fils du précédent (1852-1939)
-1939-1964: Philémon VII, fils du précédent (1871-1964)
-1964-1992: Onésime XII, fils du précédent (1896-1992)
-1992-2018: Ermengaud VIII, fils du précédent (1919-2018)
-2018-2021: Siméon IX, fils du précédent (1946-2021)
-2021-2025: Sosthène VI, fils du précédent (1978-2025)
-Depuis 2025: Onésime XIII, fils du précédent (Né en 1995)
[center]HISTOIRE PAR BAILLAGES[/center]
[center]Baillage de Giselbach[/center]
Le territoire actuel du baillage de Giselbach correspond environ à l’une des trois provinces qui formaient le patrimoine historique de la maison de Sturzenberg. En 899, lors de la création simultanée du comté d’Osthurie, de l’abbaye de Giselbach et du Grand Chapitre de Typsbourg, les terres des trois provinces furent réparties entre les trois établissements. Le comte garda la main pleine et entière sur les actuels baillages de Colbourg et Grafbourg. Pour ce qui est de l’actuel baillage de Giselbach, le comte garda la main sur les actuelles prévôtés de Partbourg, Grafenfed, et Sofsbourg, à l’exception de quelques villages, formant l’actuelle prévôté de la Ferté-Saint-Léopold, donnés par le comte au Grand Chapitre de Typsbourg, afin d’assurer sa survie. Quand au reste du baillage, il fut laissé à la jouissance pleine et entière de l’abbesse. Rapidement, en 1123, le comte Siméon II achète à l’abbesse de Giselbach la terre appelée Marienhagen, au bord du lac d’Aschenbourg, au Nord de Typsbourg, qui est devenue par la suite la prévôté de Port-Sainte-Marie. S’étant considérablement enrichi auprès des empereurs, le tout nouveau duc d’Osthurie Onésime II rachète à l’abbaye en 1327 une terre située au Nord de Giselbach, sur laquelle Philémon IV fait bâtir un château en 1402. Rapidement, un bourg se développe autours du château, et devient le centre d’une nouvelle prévôté sous le nom de Castel-le-Duc. En 1519, l’abbaye de Giselbach fait fermer le prieuré de Saint-Philémon, situé au Sud de la ville, dont l’église renferme des reliques du Saint, ancien propriétaire de l’esclave Onésime, car elle n’a plus les moyens de l’entretenir. Le duc Onésime III rachète alors la terre, qui devient la nouvelle prévôté de Saint-Philémon. En 1753, lors de la réorganisation des subdivisions administratives par Onésime VI, la ville de Typsbourg n’est plus considérée comme une simple prévôté ducale, mais comme un territoire particulier placé sous l’autorité d’un gouverneur nommé par le duc. En 1777, lors de la création de l’évêché de Typsbourg, le duc Onésime VI donne à l‘évêché, pour sa subsistance, les prévôtés de Sofsbourg et Partbourg. En 1782, pour des raisons d’organisation, le prince-évêque Léopold 1er sépare de la prévôté de Partbourg la nouvelle prévôté de la Ferté-Saint-Léopold. En 1809, le duc Onésime VIII sépare de la prévôté de Graffenfeld la nouvelle prévôté de Resfeld. En 1871, une Révolution éclate, et les souverains sont chassés. En 1872, la famille royale revient, et réorganise les différentes entités (royaume, abbaye, évêché). L’abbaye de Giselbach et l’évêque de Typsbourg perdent toute autorité seigneuriale et leurs terres sont fondues avec les terres royales en l’échange d’un financement de l’Etat. Les prévôtés sont gardées en l’état.
[center]Baillage de Colbourg[/center]
Le Baillage de Colbourg correspond à la seconde des trois provinces du patrimoine historique de la maison de Sturzenberg. Une ville nommée Cassberg est attestée dès le V° siècle. Puis apparaît Schendorf au VII° siècle, et enfin, au IX° siècle, Colbourg, qui devient rapidement la plus grande ville de la région. Lorsque les baillages et prévôtés apparaissent au sein du comté d’Osthurie, d’emblée est mentionné le baillage de Cassberg et les trois prévôtés de Colbourg, Cassberg et Schendorf. En 1147 est créé un monastère de Prémontrés à Cassberg. Mais ceux-ci ne réclament pour leur subsistance qu’un petit domaine, rattaché à la couronne en 1871. En 1753, lors du remaniement administratif d’Onésime VI, Colbourg devient la capitale du baillage, et Cassberg est reléguée au simple rang de prévôté. La disposition des subdivisions administratives n’a plus changé depuis le XVIII° siècle.
[center]Baillage de Grafbourg[/center]
Grafbourg, ou « ville du comte », est historiquement la capitale de la troisième des provinces du patrimoine historique de la maison de Sturzenberg. Cette province est mentionnée en 899 lors de la création du comté, et reste entièrement dans les mains du comte. Fait très rare, il est précisé que ce territoire comprend « la partie de l’eau située entre les pointes de Colbourg et Dresfeld ». Cette zone, aujourd’hui le golfe de La Hourbe, est toujours sous la juridiction du baillage de Grafbourg, le plus vaste baillage du royaume. Toutefois, au X° siècle, ce territoire est amputé des actuelles prévôtés de Schoten et Zenersberg. Au départ, la capitale de l’actuelle prévôté de La Hourbe-sur-Mer était la ville de Kypfeld. En 1155, avec l’accord du comte Cléophas II et de l’abbesse Adélaïde 1re, un groupe de cisterciens fonde un monastère au Nord de la ville, sur une presqu’île, au milieu de marécages. Rapidement, un bourg se forme autour du monastère, exempté de taxes sur la pêche par les souverains. La ville se développe rapidement, et en 1753, Onésime VI transfère la capitale de la prévôté à La-Hourbe-sur-Mer, qui donne également son nom au golfe qui dépend du baillage. Au Nord du baillage se trouvait autrefois un domaine appartenant à une famille Zehnert. En 1127, Siméon II achète des terres à cette famille au Nord de son territoire, afin de renforcer son emprise sur le golfe de la Hourbe, sur lequel il perçoit des revenus sur la pêche. Cette terre devient une nouvelle prévôté, dont la capitale est Zenersberg. En 1753, Onésime VI sépare de la prévôté de Zenersberg une nouvelle prévôté, dont la capitale devient Schoten, qui s’est développé du commerce du bois.
[center]Baillage d'Onesberg[/center]
Une ancienne légende raconte qu’après avoir été évêque de Bérée et de Byzance, et avant s’être martyrisé à Rome en l’an 95, Saint Onésime, saint patron de la famille de Sturzenberg et du royaume d’Osthurie, se serait retiré sur une colline où il fonda un ermitage. C’est à cet emplacement que se trouve aujourd’hui la ville d’Onesberg, ou « mont d’Onésime ». Cette légende, racontée dans un ouvrage de l’abbaye de Giselbach, datant du XI° siècle, est très certainement fausse, et il est probable qu’Onésime ne soit jamais allé plus au Nord que Rome. Grégoire de Tours rapporte que Lothaire, le fils cadet de l’empereur Louis 1er, avait eu un fils avec une « friedelehe » (concubine), nommé Pépin, qui était allé en pèlerinage à Rome, et avait ramené de nombreuses reliques de Saint Onésime, à qui il vouait une dévotion particulière. D’ailleurs, il nomma son fils aîné Onésime en son honneur. Grégoire de Tours nous dit que Pépin installa les reliques du Saint dans un oratoire sur une de ces terres renommée pour l’occasion « Onesberg ». C’est cette terre qui est ajoutée au patrimoine de Carloman, le beau-père d’Onésime, lorsqu’il se marie avec Gomatrude, la fille de Carloman. Cette terre passe donc dans le patrimoine de son fils, qui devient le premier comte d’Osthurie Onésime 1er en 899. La ville d’Onesberg se développe rapidement, enrichie par le pèlerinage qui se développe dans l’église dédiée à Saint-Onésime, que Pie IX élève au rang de basilique mineure en 1879. La ville reste le centre du plus important baillage du comté, puis du duché, jusqu’au XI° siècle. En effet, à cette époque, se développe une autre ville, dans une vallée envahie par le chèvrefeuille. En 1106, le comte Pantaléon II fait défricher la zone et y installe des hôtes. Très vite, la ville de Geissblattenthal devient la capitale d’une nouvelle prévôté, détachée d’Onesberg. En 1322, l’abbesse de Giselbach Adélaïde II demande au duc Onésime II, son neveu, l’autorisation de fonder un nouveau monastère de Bénédictins au Nord du baillage d’Onesberg, dans un lieu marécageux et inhospitalier. Très vite, les marécages sont drainés, et un bourg se forme autours du monastère, simplement nommé « La Celle ». A sa mort en 1328, Adélaïde II choisit de se faire inhumer dans l’église du monastère de La Celle. Lorsqu’elle est canonisée par le pape Eugène IV en 1438, le monastère et la ville prennent le nom de La-Celle-Sainte-Adélaïde. Le territoire donné pour la subsistance du monastère correspond aux actuelles prévôtés de La-Celle-Sainte-Adélaïde et de Wanden-L’abbaye. En 1871, ces terres sont confisquées, et l’abbaye est fermée. En 1872, l’abbaye est rouverte, mais ses terres sont incorporées dans le patrimoine royal, en échange d’un financement de l’Etat. En 1545, un prieuré est fondé au Sud de l’abbaye de la Celle, dans un lieu appelé Wanden, où se trouvait un bâtiment en ruine. La terre que contrôlait ce prieuré forme aujourd’hui la prévôté de Wanden-L’abbaye. Au milieu du XVI° siècle, le duc d’Osthurie est constamment en conflit avec l’échevin d’Onesberg au sujet des impôts. Excédé, Siméon VI fonde en 1556 une nouvelle ville à partir de rien, qui porte le nom de « Villeroy », et détache pour elle une nouvelle prévôté. En 1753, elle devient la capitale du baillage, mais Onesberg redevient la capitale après la Révolution. Il existe aujourd’hui un débat sur le retour de la capitale à Villeroy.
[center]Baillage de Rozbourg[/center]
En 1049, le prince Pantaléon de Sturzenberg, fils du comte Cléophas 1er, épouse une certaine Hedwige de Rozbourg, fille de « domni Roeburghi Ermengol », c’est-à-dire d’Ermengaud, sire de Rozbourg. Nous conservons l’original du contrat de mariage passé entre les deux époux. Par ce contrat, le fils et héritier du comte d’Osthurie épouse la fille et héritière du sire de Rozbourg. A la mort d’Ermengaud en 1063, Hedwige 1re lui succède, tandis que son époux succède à Cléophas 1er en 1062. La terre de Rozbourg revient à leur fils à la mort d’Hedwige 1re en 1111. Dans le contrat de mariage, il est précisé que la principauté d’Ermengaud est divisée en deux territoire centrés autour des deux principales villes : Rozbourg et Flesbourg, qui deviennent les deux premières prévôtés du nouveau baillage. Dès 1078, afin de consolider son emprise sur cette nouvelle terre, pour assurer le salut de son âme, et avec l’accord de l’abbesse Judith II, sa cousine, Pantaléon II, au nom de son épouse, fonde un monastère de Bénédictins, et lui concède un territoire détaché de la prévôté de Rozbourg. Le hameau et le monastère qui se forment à cet endroit prennent le nom de Moustier-le-Comte. Les terres du monastère seront confisquées lors de la Révolution de 1871, et reviendront à la couronne l’année suivante. Pantaléon II et Hedwige 1re y font de fréquents séjours, et s’y font enterrer en 1109 et 1111. Dès lors, les moines se battront pour la canonisation de leur bienfaiteur. La sainte vie du souverain atteint Rome et Pascal II le canonise dès 1113. En 1232, Ermengaud II, las de voir les friches empêcher la circulation entre Rozbourg et Flesbourg, lance une large opération de défrichement, et fonde une nouvelle ville, en y installant des hôtes, attirés par de nombreux avantages fiscaux. Cette ville, appelée « Les Essarts », devient la même année la capitale d’une nouvelle prévôté. Enfin, en 1525, le duc Onésime III se bat contre le Protestantisme qui se développe au-delà de son duché. Il y gagne son surnom : « Le Catholique ». Mais effrayé par une possible contre-offensive Protestante, il contacte un prêt auprès de l’empereur afin de financer la construction d’une citadelle à l’extrême Ouest de son duché, pour contrer une éventuelle attaque venant du Sud ou de l’Ouest. Attirés par la sécurité des murs de la citadelle, de nombreuses familles affluent vers Villeneuve-d’Arsois. Un couvent Franciscain s’y installe en 1531. Dès 1533, Onésime III le Catholique en fait la capitale d’une nouvelle prévôté.
[center]Baillage de Marckenberg[/center]
L’actuel baillage de Marckenberg correspond au cœur du territoire des sires d’Aschilbourg. En 1131, la famille Zehnert d’Aschilbourg hérite du territoire du sire de Marckendorf par héritage (actuels baillages de Marckendorf et Schlossbourg). Cette augmentation de territoire a pour conséquence un encerclement des terres de Siméon II par les Zehnert. Afin de trouver un arrangement, Siméon II envoie son fils Ermengaud négocier avec Rodolphe 1er. Mais le caractère emporté du jeune prince ne plut pas du tout à son hôte. Pour éviter la guerre, Siméon II rappela son fils. Par la suite, Siméon II négocia lui-même un traité de paix avec Rodolphe 1er, et épousa sa sœur qui ne lui donna pas d’enfants. Une fois monté sur le trône, Ermengaud 1er n’eût rien de plus pressé que de renvoyer sa belle-mère et d’envahir le territoire des Zehnert. Dès 1138, il met le siège devant Aschilbourg qui tombe au bout de deux semaines. Rodolphe 1er s’enfuit et se barricade dans la citadelle des sires de Marckendorf. La même année, Marckenberg, Schlossbourg, Gutbronn et Blumenthal sont prises. En 1139, les deux villes autonomes de Frasne et Dresfeld tombent, puis Marckendorf. Rodolphe 1er et une grande partie de sa famille sont exécutés, à l’exception de son fils qui parvient à s’enfuir avec son propre fils. Celui qui se prétend Rodolphe II d’Aschilbourg se réfugie à la cour d’Humbert IV. Il est assassiné au début de l’année 1140, probablement sur ordre d’Ermengaud 1er. Son fils, considéré par les légitimistes d’Aschilbourg comme Rodolphe III est assassiné le lendemain. C’est au cours de la même année 1140 qu’Ermengaud 1er trouve la mort en tentant de conquérir l’Île de Krestlande, alliée des Zehnert. C’est son petit-fils Cléophas II qui achève la conquête de l’île en 1161. Ainsi, en 1138, la province d’Aschilbourg devient un nouveau baillage. Mais pour éviter une révolte contre son administration, Ermengaud 1er transfère la capitale à Marckenberg. Ce n’est qu’en 1163 que Cléophas II réorganise le baillage en le divisant en deux prévôtés : Marckenberg et Aschilbourg.
[center]Baillage de Schlossbourg[/center]
L’actuel baillage de Schlossbourg correspond à l’une des deux provinces du sire de Marckendorf dont hérite la famille Zehnert d'Aschilbourg. Conquise par Ermengaud le Conquérant, la région devient un simple baillage dont la capitale est d'emblée Schlossbourg. Ce n’est qu’en 1163, lorsque son petit-fils Cléophas II réorganise le baillage, qu’il y ajoute les trois prévôtés de Schlossbourg, Gutbronn et Blumenthal.
[center]Baillage de Marckendorf[/center]
Cette terre allongée était autrefois l’une des deux provinces du territoire des sires de Marckendorf, ayant pour centre la citadelle de Marckendorf. Lors de la prise de la citadelle en 1139, fou de rage, Ermengaud II fit exécuter la famille royale et démanteler la citadelle pierre par pierre ! Par la suite, Cléophas II fit rebâtir la ville plus au Sud, qui devînt la capitale du nouveau baillage. Il ajouta dans la ville un prévôt, mais ne créa aucune autre prévôté dans le baillage. En 1307, désireux de panser les plaies de la guerre qui ne s’étaient toujours pas refermées depuis 150 ans, de redorer l’image de la monarchie et de renforcer la piété dans son baillage, le Comte Onésime II accorde une Charte de Commune à un gros bourg du nom de « Brunum ». Il lance également le chantier de restauration de l’église. En 1312, le chef de Saint Léopold est transféré en grande pompe de l’église de Typsbourg à celle de Brunum, en présence d’Onésime II et du doyen du chapitre Siméon de Sturzenberg. Le même jour, Onésime II renomme la ville Saint-Léopold et en fait la capitale d’une nouvelle prévôté. En 1647, perpétuellement en conflit avec l’Arsois, Ermengaud VII ordonne la construction d’un fort qui est achevé en 1662. En 1707, les différents hameaux qui s’étaient constitués autours du fort se regroupent pour former la nouvelle ville de Fort-Royal. En 1753, Onésime VI en fait la capitale d’une nouvelle prévôté.
[center]Baillage de Saint-Cléophas[/center]
En 1204, le comte Cléophas II participe à la IV° Croisade et à la prise de Constantinople. Il en ramène le corps entier de Saint Cléophas, qui est déposé dans la chapelle du palais. En 1312, le comte d’Acholstein meurt sans descendance, et sans personne pour revendiquer son héritage. Son comté revient alors à son suzerain, l’empereur Philibert 1er, qui en vend une partie à Onésime II : Les actuels baillages de Saint-Cléophas et de Marquanges. Onésime II sépare ce territoire en deux baillages : Le premier, le plus petit, en forme de triangle, comprend déjà deux villes existantes : Village-Neuf et La Roche, qui deviennent les deux prévôtés du baillage. En 1349, afin de remercier Dieu du départ de la peste du duché, Cléophas III décide de faire don du corps de Saint Cléophas à son peuple. Il fait donc transférer le corps du Saint de la chapelle de son palais à la ville de Village-Neuf, qui prend le nom de Saint-Cléophas.
[center]Baillage de Marquanges[/center]
Second territoire issu du patrimoine des comtes d'Acholstein, le baillage de Marquange sert aux souverains d'Osthurie de tampon face aux bossibles envahisseurs, du fait de sa position relativement difficile d'accès, et de sa faible concentration en villes. Pour installer le bailli, Onésime II choisit le plus gros village : « Marckendorf ». Toutefois, afin de ne pas créer la confusion avec la ville du même nom, Marckendorf est francisé en Marquanges. Dès 1313, Onésime II lance la construction de deux châteaux afin de protéger son duché. La même année, sentant sa fin prochaine, l’abbesse Jeanne II fonde à l’emplacement d’un hameau dont le nom ne nous est pas parvenu, une ville nouvelle. Elle y installe un couvent de dominicains, et lance la construction d’une église dans laquelle elle fait transférer les reliques de l’abbesse Sainte-Jeanne 1re. Jeanne II s’y fait inhumer à sa mort en 1314. Afin de remercier sa tante, en 1314, Onésime II fait de Sainte-Jeanne-la-Vallée la capitale d’une nouvelle prévôté. En 1318, le premier des deux châteaux, dont Onésime II avait lancé la construction, est achevé, à l’Est du baillage. Le village de la Roche, situé en contrebas, est renommé La-Roche-Royale, afin d’éviter la confusion avec la ville de La Roche. La même année, Onésime II fait de La-Roche-Royale la capitale d’une nouvelle prévôté. L’autre château, situé à l’Ouest du baillage et nomme La-Bastide-Sainte-Jeanne, ne donne lieu au développement d’aucune ville, car trop difficile d’accès.
[center]Histoire de la Ville de Typsbourg[/center]
Typsbourg n’a pas toujours été la capitale des possessions de la maison de Sturzenberg ! En effet, cette famille possédait originellement un domaine sur le site où se trouve aujourd’hui la ville de Grafenfeld. Sur ce domaine s’élevait à la fin du IX° siècle une maison forte nommée Sturzenberg, qui a donné son nom à la dynastie. Au départ comtes de Sturzenberg, les comtes deviennent comtes d’Osthurie dès le début du IX° siècle. Par la suite, pour recentrer ses possessions, le comte Carloman se fixe à Marienhagen, aujourd’hui Port-Sainte-Marie. Toutefois, on sait qu’au Sud se développe déjà un bourg fondé par le père de Carloman, appelée « Typsum ». Cette ville est suffisamment importante pour qu’à la fin du IX° siècle, Onésime 1er y installe sa cour et y fixe sa résidence. Le palais Carolingien menaçait ruine au milieu du XIII° siècle, et Ermengaud II le Bâtisseur le fit entièrement raser, et se fit construire un immense ensemble gothique. Il ne reste du palais antique qu’une cave voûtée retrouvée dans les sous-sols de la place royale. Du règne d’Ermengaud II datent également les premiers remparts connus, et dont nous ayons conservé des vestiges. Le palais fut rénové sous Philémon II, et entre 1534 et 1538, Onésime III y ajouta une aile renaissance, et fit entièrement refaire les fortifications de la ville. Sous Ermengaud VII, la totalité de l’édifice gothique, excepté la chapelle et la galerie Nord, furent démolis, et remplacés par un édifice classique, et les alentours de la capitale furent fortifiés selon les nouvelles technologies de l’époque. Par la suite, aucun duc ou Roy ne toucha à l’extérieur, Onésime VI se contenant de quelques aménagements intérieurs. Les jardins furent transformés sous Onésime VIII. En 1753, la ville et ses alentours sont séparés de la prévôté de Port-Sainte-Marie, à laquelle elle appartenait depuis le XII° siècle, et devient une subdivision administrative autonome, sous l’autorité d’un gouverneur ducal. Lors de la Révolution de 1871, le palais royal fut incendié et démoli pierre par pierre. Il ne reste du palais qu’un pilier de la chapelle gothique d’Ermengaud II, une colonne d’angle du palais renaissance d’Onésime III, et un portique du palais classique d’Ermengaud VII. Lors du retour de la famille royale, celle-ci logea un temps au parlement construit au début du XVI° siècle. En 1872, le Roy Onésime X passe commande à l’architecte arpitan Charles Garnier la réalisation d’un nouveau palais royal, de taille plus modeste, et plus homogène que l’ancien. Le palais royal, achevé en 1898, année de la mort de l’architecte, se situe plus en retrait par rapport à l’ancien palais royal, dont le site devient la place royale. Entre 1898 et 1902, Onésime X fait en outre entièrement rénover le parlement. L’ancienne salle de l’assemblée devient le grand hall et un musée, tandis qu’une nouvelle salle est bâtie derrière, dans un style proche de celui du palais royal. Par décret royal daté de juin 1897, toute la ville fait peau neuve, ses infrastructures sont modernisées, près de 30 000 bâtiments vétustes sont détruits, et 65 000 sont rénovés ou construits dans un style pro-haussmannien. Aujourd’hui, avec près de 930 000 habitants, Typsbourg est la plus grande ville du pays.
[center]Histoire de la ville de Dresfeld[/center]
La ville libre de Dresfeld est attestée comme port dès l’époque Carolingienne. Très tôt elle est incorporée au patrimoine des Zehnert, et en 1119, elle se dote d’une Charte de Commune très large qui lui donne une quasi-autonomie vis-à-vis des sires d’Aschilbourg. Conquise en 1139 par Ermengaud le Conquérant, sa situation reste indéterminée jusqu'en 1152, ou Cléophas II confirme ses statuts autonomes, la plaçant toutefois sous l'autorité d'un intendant.
[center]Histoire de la ville de Frasnes-sur-Mer[/center]
Au IX° siècle, une sorte de polder est édifié sur le lac d’Aschenbourg, et une ville est bâtie dessus par les sires d’Aschilbourg. En 1119, elle se dote d’une Charte de Commune très large qui lui donne une quasi-autonomie vis-à-vis des sires d’Aschilbourg. Conquise en 1139 par Ermengaud le Conquérant, sa situation reste indéterminée jusqu'en 1152, ou Cléophas II confirme ses statuts autonomes, la plaçant toutefois sous l'autorité d'un intendant.
[center]Histoire de la ville de Châteauneuf-le-Roy[/center]
Dans le cadre de la défense de son royaume par l’Est, alors que l’empereur s’acharne contre les petites principautés entre Empire et Germanie, celui-ci charge un architecte militaire de renom de construire une ville fortifiée, quasiment accolée au royaume d’Osthurie, entre 1667 et 1688. Scandalisé, Ermengaud VII rejoint la fameuse Ligue contre l’empereur. Les troupes du duc participent à toutes les batailles de la guerre entre 1688 et 1697. Finalement, vaincu, l’empereur cède la place forte au duc Onésime V au traité de Ryswick en 1697, et son fils, le prince Sosthène, épouse la duchesse de Châteauroux, fille illégitime de l’empereur. Les relations entre le duché et la France s’apaiseront au XVIII° siècle, en raison de la grande amitié entre Onésime VI et les empereurs. Onésime V n’incorpore pas la place forte au baillage de Marquanges, mais la place sous l’autorité d’un gouverneur militaire. Le maréchal de Villeroy tente de reprendre la forteresse en 1704, mais n’y parvient pas. L’année suivante, par le traité de Typsbourg, Onésime V s’engage à se tenir à l’écart du conflit, en échange d’une compensation financière qui lui permet de fortifier encore la forteresse. Très proche de l’empereur, Onésime VI signe avec lui en 1731 un traité d’alliance perpétuelle. Il devient donc inutile d’entretenir une garnison importante à Châteauneuf-le-Roy. En 1753, lors de la grande réorganisation des subdivisions administratives, Onésime VI réduit la garnison au minimum, et le gouverneur militaire est remplacé par un intendant royal.
Histoire Générale de l'Osthurie
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OnésimedeSturzenberg
[center]Éléments d'Histoire Récente[/center]
[center]La Révolution de 1871[/center]
A partir des années 1850, le Roy Onésime IX choisit de nommer plusieurs ministres relativement libéraux et démocrates, qui le poussent à ouvrir son pays au monde. Toutefois l'Osthurie n'y était aucunement préparée, et les étranger qui se rendirent à cette époque dans le pays y répandirent des idées nouvelles de pouvoir du peuple, de libéralisme, et de républicanisme. Poussé par ces idées étrangères, un groupe se forma, dont les principales revendications étaient la liberté de culte, la fin du pouvoir des grands nobles, des ecclésiastiques, et surtout la fin de la monarchie. Effrayé par les évènement, le vieux Roy répondit à ces provocations par la violence. Les ministres et les députés dissidents furent limogés, et un gouvernement militaire fut instauré, totalement aux ordres du Roy. Ces décisions eurent pour effet de retourner la part modérée de la population contre lui. La dissidence se muta en Révolution. Les villes furent assaillies par des hordes de révoltés. Partout, les églises furent envahies, les ecclésiastique et les nobles massacrés, de même que tous ceux qui osaient défendre leur religion et la monarchie. A l'été 1871, la Révolution atteignit la capitale. Ayant devancé les séditieux, Onésime IX avait envoyé son fils, sa belle-fille, et ses petits-enfants à l'étranger pour les metre en sécurité. Mais refusant de quitter leur pays, le Roy, la Reine, son frère, sa belle-sœur, le prince-archevêque de Typsbourg, et l'abbesse de Giselbach, firent courageusement face à leur destin lors de la prise du Palais-Royal, le jour de la Saint-Jean, le 24 juin 1871. Tous les membres de la famille royale, les aristocrates et les nobles trouvés dans le palais furent fait prisonniers et emmenés à Schoten, dans le Nord du royaume, où ils furent retenus prisonniers pendant plusieurs mois, tandis qu'un gouvernement révolutionnaire se constituait à Typsbourg. Rapidement, les Osthuriens déchantèrent. En effet, le gouvernement révolutionnaire se révéla être un gouvernement totalitaire, aux mains de personnages sans scrupules. Devant la menace d'une restauration, le 14 septembre 1871, le gouvernement révolutionnaire fit exécuter toute la famille royale, et plus de 150 prisonniers ecclésiastiques et/ou monarchistes. C'est ainsi que furent exécutés le vieux Roy Onésime IX, âgé de 92 ans, son épouse, la Reine Louise, âgée de 92 ans, le prince Cléophas, frère du Roy, et son épouse, le Prince-Archevêque de Typsbourg Léopold III, et l'abbesse de Giselbach Eudoxie II, aujourd'hui Sainte Eudoxie. Cette exécution ne fit que renforcer le sentiment contre-révolutionnaire de la population. Au début de l'année 1872, plusieurs membres du gouvernement révolutionnaire trahirent et négocièrent le retour du Roy en échange de son amnistie. En mars, Onésime X était de retour en ses États, et se fit sacrer, de manière symbolique, le 6 avril 1872. La Révolution avait vécu, et la Restauration fut complète. Toutefois, le Roy en profita pour complètement réorganiser son royaume, en lui donnant le visage que l'on connait aujourd'hui.
[cen]Le Drame du 2 décembre 2025[/cen]
Le 2 février 2025, presque toute la famille royale s'envola pour une grande visite officielle dans les pays du Sud. A cette époque, aucune loi ne prévoyait de disposition spéciale pour prévoir ce genre de drames. Toutefois, en raison de son âge, la Reine-mère n'était pas du voyage, de même que le frère du prince héritier, qui était alors en mission dans le Nord du royaume avec son frère, sa sœur, et ses deux jeunes fils. La nouvelle du crash de l'avion fut non seulement un choc pour la population, mais également une catastrophe sur le plan dynastique. En effet, étaient morts dans l'accident Sa Majesté Sosthène VI, la Reine, le Prince-Archevêque de Typsbourg, l'abbesse de Giselbach, le prince héritier, sa femme et leurs deux enfants âgés de huit et un an, et l'épouse du frère du prince héritier. Onésime XIII a dû succéder à son père alors qu'il n'avait aucunement été préparé pour cela. Son frère, coadjuteur du Prince-Archevêque de Typsbourg, a succédé à son oncle, alors qu'il n'était âgé que de 28 ans, et sa sœur, coadjutrice de l'abbesse de Giselbach, a succédé à sa tante alors qu'elle n'était âgé que de 24 ans! Six ans après, cette catastrophe est encore dans toutes les mémoires, et c'est pour cela que désormais, des lois obligent des membres de la famille royale à demeurer en Osthurie en cas de voyage, pour assurer la pérennité de la dynastie. Toutefois, pour l'assurer encore plus, Sa Majesté pense beaucoup en ce moment à se remarier.
[center]La Révolution de 1871[/center]
A partir des années 1850, le Roy Onésime IX choisit de nommer plusieurs ministres relativement libéraux et démocrates, qui le poussent à ouvrir son pays au monde. Toutefois l'Osthurie n'y était aucunement préparée, et les étranger qui se rendirent à cette époque dans le pays y répandirent des idées nouvelles de pouvoir du peuple, de libéralisme, et de républicanisme. Poussé par ces idées étrangères, un groupe se forma, dont les principales revendications étaient la liberté de culte, la fin du pouvoir des grands nobles, des ecclésiastiques, et surtout la fin de la monarchie. Effrayé par les évènement, le vieux Roy répondit à ces provocations par la violence. Les ministres et les députés dissidents furent limogés, et un gouvernement militaire fut instauré, totalement aux ordres du Roy. Ces décisions eurent pour effet de retourner la part modérée de la population contre lui. La dissidence se muta en Révolution. Les villes furent assaillies par des hordes de révoltés. Partout, les églises furent envahies, les ecclésiastique et les nobles massacrés, de même que tous ceux qui osaient défendre leur religion et la monarchie. A l'été 1871, la Révolution atteignit la capitale. Ayant devancé les séditieux, Onésime IX avait envoyé son fils, sa belle-fille, et ses petits-enfants à l'étranger pour les metre en sécurité. Mais refusant de quitter leur pays, le Roy, la Reine, son frère, sa belle-sœur, le prince-archevêque de Typsbourg, et l'abbesse de Giselbach, firent courageusement face à leur destin lors de la prise du Palais-Royal, le jour de la Saint-Jean, le 24 juin 1871. Tous les membres de la famille royale, les aristocrates et les nobles trouvés dans le palais furent fait prisonniers et emmenés à Schoten, dans le Nord du royaume, où ils furent retenus prisonniers pendant plusieurs mois, tandis qu'un gouvernement révolutionnaire se constituait à Typsbourg. Rapidement, les Osthuriens déchantèrent. En effet, le gouvernement révolutionnaire se révéla être un gouvernement totalitaire, aux mains de personnages sans scrupules. Devant la menace d'une restauration, le 14 septembre 1871, le gouvernement révolutionnaire fit exécuter toute la famille royale, et plus de 150 prisonniers ecclésiastiques et/ou monarchistes. C'est ainsi que furent exécutés le vieux Roy Onésime IX, âgé de 92 ans, son épouse, la Reine Louise, âgée de 92 ans, le prince Cléophas, frère du Roy, et son épouse, le Prince-Archevêque de Typsbourg Léopold III, et l'abbesse de Giselbach Eudoxie II, aujourd'hui Sainte Eudoxie. Cette exécution ne fit que renforcer le sentiment contre-révolutionnaire de la population. Au début de l'année 1872, plusieurs membres du gouvernement révolutionnaire trahirent et négocièrent le retour du Roy en échange de son amnistie. En mars, Onésime X était de retour en ses États, et se fit sacrer, de manière symbolique, le 6 avril 1872. La Révolution avait vécu, et la Restauration fut complète. Toutefois, le Roy en profita pour complètement réorganiser son royaume, en lui donnant le visage que l'on connait aujourd'hui.
[cen]Le Drame du 2 décembre 2025[/cen]
Le 2 février 2025, presque toute la famille royale s'envola pour une grande visite officielle dans les pays du Sud. A cette époque, aucune loi ne prévoyait de disposition spéciale pour prévoir ce genre de drames. Toutefois, en raison de son âge, la Reine-mère n'était pas du voyage, de même que le frère du prince héritier, qui était alors en mission dans le Nord du royaume avec son frère, sa sœur, et ses deux jeunes fils. La nouvelle du crash de l'avion fut non seulement un choc pour la population, mais également une catastrophe sur le plan dynastique. En effet, étaient morts dans l'accident Sa Majesté Sosthène VI, la Reine, le Prince-Archevêque de Typsbourg, l'abbesse de Giselbach, le prince héritier, sa femme et leurs deux enfants âgés de huit et un an, et l'épouse du frère du prince héritier. Onésime XIII a dû succéder à son père alors qu'il n'avait aucunement été préparé pour cela. Son frère, coadjuteur du Prince-Archevêque de Typsbourg, a succédé à son oncle, alors qu'il n'était âgé que de 28 ans, et sa sœur, coadjutrice de l'abbesse de Giselbach, a succédé à sa tante alors qu'elle n'était âgé que de 24 ans! Six ans après, cette catastrophe est encore dans toutes les mémoires, et c'est pour cela que désormais, des lois obligent des membres de la famille royale à demeurer en Osthurie en cas de voyage, pour assurer la pérennité de la dynastie. Toutefois, pour l'assurer encore plus, Sa Majesté pense beaucoup en ce moment à se remarier.