On the trails of Wildhorn
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Yul
[img]http://www.ldpeople.com/wp-content/uploads/import/miniatures/news/Will%20Smith-Cinema-realiser-The%20Redemption%20Of%20Cain-star-Men%20in%20black-realisateur-role-tournage.jpg[/img]
[justify]Bonjour à tous.
Je m'appelle William, William Partridge. J'ai 36 ans, je suis né et ai grandi dans une banlieue chic de Hopesgood, dans le comté de Wellcharmed, dans la péninsule du Wildhorn. Mes parents et moi sommes musulmans sunnites, mais je ne suis pas pratiquant. Après mon service militaire, j'ai été étudier la géographie et la biologie à l'université de Torchwood. J'allais passer mon doctorat quand des milices armées de descendants de colons Almérans ultra-conservateurs ont pris d'assaut la ville. C'est là que la guerre civile a éclatée. Je me suis engagé dans l'armée de terre et ai combattu dans les armées modérées laïques sous les ordres du colonel Ulysse Drake, et nous avons pu, après bien des années, grâce à l'aide de l'Aiglantine et de la Fiémance ramener la paix dans le pays et y instaurer une république démocratique. Mes parents sont morts pendant la guerre, ainsi que ma sœur et ses deux enfants. Unique héritier de la fortune de mon père qui a fait fortune en cultivant du café, je suis aujourd'hui seul, avec mon chien Pyrrhus, et j'ai décidé de partir explorer mon pays.
Parce que mon pays, ce n'est pas seulement la guerre, ce n'est pas seulement le sang et les larmes. Mon pays est majestueux, peuplé de femmes et d'hommes de cultures différentes, qui vivent dans des milieux variés : la jungle, la brousse, la mangrove, les volcans. J'ai décidé de raconter au travers de mes voyages, la richesse du Wildhorn, "The Black Majestic".[/justify]
[right][img]http://www.lebergerallemand.eu/wp-content/uploads/2014/06/berger-allemand-adulte.jpg[/img][/right]
[justify]Bonjour à tous.
Je m'appelle William, William Partridge. J'ai 36 ans, je suis né et ai grandi dans une banlieue chic de Hopesgood, dans le comté de Wellcharmed, dans la péninsule du Wildhorn. Mes parents et moi sommes musulmans sunnites, mais je ne suis pas pratiquant. Après mon service militaire, j'ai été étudier la géographie et la biologie à l'université de Torchwood. J'allais passer mon doctorat quand des milices armées de descendants de colons Almérans ultra-conservateurs ont pris d'assaut la ville. C'est là que la guerre civile a éclatée. Je me suis engagé dans l'armée de terre et ai combattu dans les armées modérées laïques sous les ordres du colonel Ulysse Drake, et nous avons pu, après bien des années, grâce à l'aide de l'Aiglantine et de la Fiémance ramener la paix dans le pays et y instaurer une république démocratique. Mes parents sont morts pendant la guerre, ainsi que ma sœur et ses deux enfants. Unique héritier de la fortune de mon père qui a fait fortune en cultivant du café, je suis aujourd'hui seul, avec mon chien Pyrrhus, et j'ai décidé de partir explorer mon pays.
Parce que mon pays, ce n'est pas seulement la guerre, ce n'est pas seulement le sang et les larmes. Mon pays est majestueux, peuplé de femmes et d'hommes de cultures différentes, qui vivent dans des milieux variés : la jungle, la brousse, la mangrove, les volcans. J'ai décidé de raconter au travers de mes voyages, la richesse du Wildhorn, "The Black Majestic".[/justify]
[right][img]http://www.lebergerallemand.eu/wp-content/uploads/2014/06/berger-allemand-adulte.jpg[/img][/right]
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Yul
April, 1st 2030
[center][img]http://luniversdenoria.free.fr/img8_kenya/coucher_soleil_savane.jpg[/img][/center]
[justify]On se retrouve très vite dans la brousse quand on sort des grandes villes. La savane arborée compose l'essentiel des paysages du pays, c'est une grande bande de plaines qui fait un arc de cercle autour de la forêt équatoriale. J'ai été pris en bord de piste avec mon chien par un vieil homme barbu qui conduisait un pickup, un des rares chanceux à avoir encore un moyen de transport dans notre pays ravagé. Il me dit qu'il vit dans une ferme à une quarantaine de kilomètres de là, et qu'il m'invite à y passer la nuit si je le veux.
Clint, c'est son nom, m'explique qu'il vit avec sa petite fille dans la ferme, et qu'il cultive du cacao et du manioc, qu'il arrive à aller vendre sur l'un des nombreux marchés de Torchwood. On roule comme ça quelques heures, la piste est bourrée de trous, et on doit s'arrêter souvent pour contourner des troncs d'arbres tombés en travers de la piste. Soudain, pas très loin de la ferme, alors que la piste longe une rivière, nous voyons un troupeau d'hippopotames, dont une dizaine d'individus droit devant qui nous bloquent le passage. Il y a des petits un peu à l'écart, pas très loin de nous, et les mères nous regardent, méfiantes.[/justify]
[img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060204222821391214275740.jpg[/img]
[justify]Clint me dit de ne surtout pas sortir de son pick-up. Je tiens mon chien coincé entre mes jambes et lui caresse la tête, afin d'essayer de l'empêcher d'aboyer et de faire peur aux petits. Si les mères s'énervent et nous chargent, elles pourraient renverser le pick-up de Clint, puis nous écraser sous sa carcasse.
Clint commence à avancer tout doucement, en prenant soin de contourner le plus largement possible le troupeau. Ceux là en nous voyant recommencer à avancer et faire un écart retournent vers la rivière en galopant. Le danger écarté, Clint reprend la route.
Quelques dizaines de minutes plus tard, nous arrivons à la ferme. Un petit bout de bonne femme, d'à peine 25 ans, nous accueille. Elle est toute contente de voir un visiteur arriver à la ferme, et nous propose à tous les deux de nous préparer du thé.
La ferme est simple, une petite bicoque, avec une petite basse-cour et quelques poules sur le côté. Il y a trois chiens aussi qui grognent en voyant Pyrrhus, mais ils se calment vite, sous le ton autoritaire de Paul.
Nous nous installons sur la terrasse, à l'ombre d'un grand acacia pour déguster le thé. Déjà le soleil se couche, donnant des teintes dorées virant au rouge profond à la savane, puis tout à coup, sortant des arbres, apparaissent des silhouettes d'un groupe d'éléphant à l'horizon.[/justify]
[right][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060204222721391214275739.jpg[/img][/right]
[justify]"No worries, me dit Clint, les éléphants nous connaissent et nous craignent, et nous les connaissons bien. Il ne viendront pas jusque ici." Nous continuons à boire le thé, la petite Sally, c'est son nom à elle, est aux fourneaux, en train de nous préparer une vieille poule qu'elle a plumée plus tôt, dans l'après midi. Nous profitons du souper, la volaille est accompagnée d'un excellent manioc. Après le dîner, Clint et Sally me jouent leurs chanson de rock, de country et de blues; je les trouves excellents, et les encourages à tenter leur chance auprès de la Wild-Horned Company qui cherche de nouveaux talents. La nuit est tombée depuis longtemps déjà, et le ciel, sans lune ni aucune lumière urbaine dans les environs, est d'une beauté exceptionnelle. Clint m'indique que je pourrais dormir sur le sofa dans le salon, et que Pyrrhus pourra rester avec moi. Chacun rejoint sa chambre, pour aller se coucher.[/justify]
[center][img]http://muc1.framepool.com/shotimg/240056978-foret-d'aloes-aloe-dichotoma-ciel-etoile-bushmanland-namibia.jpg[/img][/center]
[center][img]http://luniversdenoria.free.fr/img8_kenya/coucher_soleil_savane.jpg[/img][/center]
[justify]On se retrouve très vite dans la brousse quand on sort des grandes villes. La savane arborée compose l'essentiel des paysages du pays, c'est une grande bande de plaines qui fait un arc de cercle autour de la forêt équatoriale. J'ai été pris en bord de piste avec mon chien par un vieil homme barbu qui conduisait un pickup, un des rares chanceux à avoir encore un moyen de transport dans notre pays ravagé. Il me dit qu'il vit dans une ferme à une quarantaine de kilomètres de là, et qu'il m'invite à y passer la nuit si je le veux.
Clint, c'est son nom, m'explique qu'il vit avec sa petite fille dans la ferme, et qu'il cultive du cacao et du manioc, qu'il arrive à aller vendre sur l'un des nombreux marchés de Torchwood. On roule comme ça quelques heures, la piste est bourrée de trous, et on doit s'arrêter souvent pour contourner des troncs d'arbres tombés en travers de la piste. Soudain, pas très loin de la ferme, alors que la piste longe une rivière, nous voyons un troupeau d'hippopotames, dont une dizaine d'individus droit devant qui nous bloquent le passage. Il y a des petits un peu à l'écart, pas très loin de nous, et les mères nous regardent, méfiantes.[/justify]
[img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060204222821391214275740.jpg[/img]
[justify]Clint me dit de ne surtout pas sortir de son pick-up. Je tiens mon chien coincé entre mes jambes et lui caresse la tête, afin d'essayer de l'empêcher d'aboyer et de faire peur aux petits. Si les mères s'énervent et nous chargent, elles pourraient renverser le pick-up de Clint, puis nous écraser sous sa carcasse.
Clint commence à avancer tout doucement, en prenant soin de contourner le plus largement possible le troupeau. Ceux là en nous voyant recommencer à avancer et faire un écart retournent vers la rivière en galopant. Le danger écarté, Clint reprend la route.
Quelques dizaines de minutes plus tard, nous arrivons à la ferme. Un petit bout de bonne femme, d'à peine 25 ans, nous accueille. Elle est toute contente de voir un visiteur arriver à la ferme, et nous propose à tous les deux de nous préparer du thé.
La ferme est simple, une petite bicoque, avec une petite basse-cour et quelques poules sur le côté. Il y a trois chiens aussi qui grognent en voyant Pyrrhus, mais ils se calment vite, sous le ton autoritaire de Paul.
Nous nous installons sur la terrasse, à l'ombre d'un grand acacia pour déguster le thé. Déjà le soleil se couche, donnant des teintes dorées virant au rouge profond à la savane, puis tout à coup, sortant des arbres, apparaissent des silhouettes d'un groupe d'éléphant à l'horizon.[/justify]
[right][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060204222721391214275739.jpg[/img][/right]
[justify]"No worries, me dit Clint, les éléphants nous connaissent et nous craignent, et nous les connaissons bien. Il ne viendront pas jusque ici." Nous continuons à boire le thé, la petite Sally, c'est son nom à elle, est aux fourneaux, en train de nous préparer une vieille poule qu'elle a plumée plus tôt, dans l'après midi. Nous profitons du souper, la volaille est accompagnée d'un excellent manioc. Après le dîner, Clint et Sally me jouent leurs chanson de rock, de country et de blues; je les trouves excellents, et les encourages à tenter leur chance auprès de la Wild-Horned Company qui cherche de nouveaux talents. La nuit est tombée depuis longtemps déjà, et le ciel, sans lune ni aucune lumière urbaine dans les environs, est d'une beauté exceptionnelle. Clint m'indique que je pourrais dormir sur le sofa dans le salon, et que Pyrrhus pourra rester avec moi. Chacun rejoint sa chambre, pour aller se coucher.[/justify]
[center][img]http://muc1.framepool.com/shotimg/240056978-foret-d'aloes-aloe-dichotoma-ciel-etoile-bushmanland-namibia.jpg[/img][/center]
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Yul
April, 6th 2030
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060205422521391214276998.jpg[/img][/center]
[justify]Je reste finalement quelques jours avec Clint et Sally afin de les aider dans divers travaux. Le vieil homme s'affaiblit peu à peu à cause de son âge, et la petite Sally ne peut guère l'aider à porter de lourdes charges. Finalement, je repars le 4, en direction du nord avec l'objectif d'atteindre tôt ou tard ma ville natale, Hopesgood. J'ai pu acheter un cheval à Clint pour une somme généreuse, ce qui me permet de parcourir une plus grande distance pendant la journée.
Après deux jours de chevauchées et de bivouacs, j'arrive à proximité d'un rocher dominant et de magnifiques étendues fleuries où paissent un troupeau d'oryx ainsi que des bosquets dans lesquels j'arrive à apercevoir, par chance, un Oiseau de Paradis.[/justify]
[img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060205422421391214276997.png[/img]
[justify]Il est environ 15 heures, je décide de camper ici près d'un renfoncement dans la roche, qui m'assurera un abri contre la pluie. J'entends en effet le tonnerre gronder au loin, et des nuages menaçants semblent venir droit vers moi. Je dresse ma tente et récupère des bûches et des branchages, afin de construire une petite hutte tout autour, et me sers de rochers pour créer un foyer. Puis, je pars chasser, et réussi à abattre à la carabine un petit oryx, que je ramène au camps pour l'écorcher et le vider. Je laisse les tripes et boyaux à Pyrrhus, me réservant les parties les plus nobles.
Le vent se lève, et déjà l'orage arrive sur nous, chargé d'éclairs et de pluie diluvienne. Le spectacle de l'orage à l'horizon pare la savane de couleurs magnifiques.[/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060206275521391214277170.jpg[/img][/center]
[justify]Le ciel s'est assombri, et la pluie commence à tomber, très violente, sous forme de trombes. L'eau ruisselle sur le rocher au dessus de nos têtes et dégouline par les côtés en de véritables cascades, provoquant un rideau épais nous empêchant presque de voir ce qu'il se passe à l'extérieur de notre abri. Je maintiens le feu sans difficulté, l'abri-sous-roche étant suffisamment profond pour que nous puissions rester au sec. Je passe une grande partie de la soirée à fumer et saler la viande, ce qui me permettra de la conserver pour ne pas avoir à chasser pour les jours à venir. Puis, je m'endors à proximité du feu.
Au beau milieu de la nuit, l'orage s'est arrêté. Je suis réveillé par les hennissements de mon cheval et les aboiements de Pyrrhus qui semble avoir entendu du bruit dans un buisson pas très loin de notre abri. Je ranime le feu, dont les braises sont encore rougeoyantes, et me saisis de ma carabine. J'essaye d'envoyer un gros bâton enflammé vers le buisson, mais il s'éteint presque au moment où il touche le sol, trempé par la pluie. J'ai quand même le temps d’apercevoir deux yeux brillants me scrutant depuis les buissons. J'entends un son rauque, puis un feulement. Je retente de jeter un nouveau bâton enflammé un peu plus loin avec plus de succès cette fois. Je l'ai vu, j'en suis sur. Il s'agit d'un léopard.
Pyrrhus aboie et grogne de plus belle, j'entends un mouvement, le léopard semble avoir été effrayé par le bâton enflammé et s'est déplacé sur le côté. Il est maintenant à découvert, bien visible, éclairé par les flammes du foyer. Il n'ose pas venir sur nous, effrayé par les flammes, mais je comprends que c'est l'odeur de la viande d'oryx que j'ai fumée ce soir qui l'a attiré.
Je prends des tripes que je destinais à Pyrrhus et les envoie un peu plus loin, dans l'espoir de l'amadouer. Le léopard qui a suivi le mouvement va jusqu'aux tripes, les flaire, en mange un petit morceau, les dédaigne, puis revient vers nous s'allonger dans l'herbe, comme un chat sur un chat s'allongeant sur un canapé.
Nous restons comme ça plusieurs heures à nous fixer. Lui semble s’accommoder de notre présence et retourne de temps en temps flairer les boyaux, moi je continue à entretenir le feu. Finalement, l'aube se lève, et j'entends de petits feulement provenant du buisson et des craquements. Je saisis ma carabine et la pointe vers le buisson, quand je vois deux petits léopardeaux en sortir et trottiner vers leur mère en miaulant. celle-ci se couche, c'est l'heure de la tétée.[/justify]
[right][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060206203221391214277086.jpg[/img][/right]
[justify]Je profite de ce moment pour replier ma tente le plus vite possible, sans trop me soucier de la ranger correctement, et charger mes affaires sur le cheval. Je me hâte de le seller, puis le monte et le dirige afin de faire l'arc de cercle le plus grand possible pour éviter d'inquiéter la mère. Je fais exprès de laisser la tête de l'oryx, des tripes et la langue fumée dans l'abri, afin que la mère puisse les manger. Je m'éloigne aussi tranquillement et calmement de possible vers le nord, jetant un dernier regard sur les oryx gambadant sur les champs de fleurs.[/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060205422521391214276998.jpg[/img][/center]
[justify]Je reste finalement quelques jours avec Clint et Sally afin de les aider dans divers travaux. Le vieil homme s'affaiblit peu à peu à cause de son âge, et la petite Sally ne peut guère l'aider à porter de lourdes charges. Finalement, je repars le 4, en direction du nord avec l'objectif d'atteindre tôt ou tard ma ville natale, Hopesgood. J'ai pu acheter un cheval à Clint pour une somme généreuse, ce qui me permet de parcourir une plus grande distance pendant la journée.
Après deux jours de chevauchées et de bivouacs, j'arrive à proximité d'un rocher dominant et de magnifiques étendues fleuries où paissent un troupeau d'oryx ainsi que des bosquets dans lesquels j'arrive à apercevoir, par chance, un Oiseau de Paradis.[/justify]
[img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060205422421391214276997.png[/img]
[justify]Il est environ 15 heures, je décide de camper ici près d'un renfoncement dans la roche, qui m'assurera un abri contre la pluie. J'entends en effet le tonnerre gronder au loin, et des nuages menaçants semblent venir droit vers moi. Je dresse ma tente et récupère des bûches et des branchages, afin de construire une petite hutte tout autour, et me sers de rochers pour créer un foyer. Puis, je pars chasser, et réussi à abattre à la carabine un petit oryx, que je ramène au camps pour l'écorcher et le vider. Je laisse les tripes et boyaux à Pyrrhus, me réservant les parties les plus nobles.
Le vent se lève, et déjà l'orage arrive sur nous, chargé d'éclairs et de pluie diluvienne. Le spectacle de l'orage à l'horizon pare la savane de couleurs magnifiques.[/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060206275521391214277170.jpg[/img][/center]
[justify]Le ciel s'est assombri, et la pluie commence à tomber, très violente, sous forme de trombes. L'eau ruisselle sur le rocher au dessus de nos têtes et dégouline par les côtés en de véritables cascades, provoquant un rideau épais nous empêchant presque de voir ce qu'il se passe à l'extérieur de notre abri. Je maintiens le feu sans difficulté, l'abri-sous-roche étant suffisamment profond pour que nous puissions rester au sec. Je passe une grande partie de la soirée à fumer et saler la viande, ce qui me permettra de la conserver pour ne pas avoir à chasser pour les jours à venir. Puis, je m'endors à proximité du feu.
Au beau milieu de la nuit, l'orage s'est arrêté. Je suis réveillé par les hennissements de mon cheval et les aboiements de Pyrrhus qui semble avoir entendu du bruit dans un buisson pas très loin de notre abri. Je ranime le feu, dont les braises sont encore rougeoyantes, et me saisis de ma carabine. J'essaye d'envoyer un gros bâton enflammé vers le buisson, mais il s'éteint presque au moment où il touche le sol, trempé par la pluie. J'ai quand même le temps d’apercevoir deux yeux brillants me scrutant depuis les buissons. J'entends un son rauque, puis un feulement. Je retente de jeter un nouveau bâton enflammé un peu plus loin avec plus de succès cette fois. Je l'ai vu, j'en suis sur. Il s'agit d'un léopard.
Pyrrhus aboie et grogne de plus belle, j'entends un mouvement, le léopard semble avoir été effrayé par le bâton enflammé et s'est déplacé sur le côté. Il est maintenant à découvert, bien visible, éclairé par les flammes du foyer. Il n'ose pas venir sur nous, effrayé par les flammes, mais je comprends que c'est l'odeur de la viande d'oryx que j'ai fumée ce soir qui l'a attiré.
Je prends des tripes que je destinais à Pyrrhus et les envoie un peu plus loin, dans l'espoir de l'amadouer. Le léopard qui a suivi le mouvement va jusqu'aux tripes, les flaire, en mange un petit morceau, les dédaigne, puis revient vers nous s'allonger dans l'herbe, comme un chat sur un chat s'allongeant sur un canapé.
Nous restons comme ça plusieurs heures à nous fixer. Lui semble s’accommoder de notre présence et retourne de temps en temps flairer les boyaux, moi je continue à entretenir le feu. Finalement, l'aube se lève, et j'entends de petits feulement provenant du buisson et des craquements. Je saisis ma carabine et la pointe vers le buisson, quand je vois deux petits léopardeaux en sortir et trottiner vers leur mère en miaulant. celle-ci se couche, c'est l'heure de la tétée.[/justify]
[right][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/02//16060206203221391214277086.jpg[/img][/right]
[justify]Je profite de ce moment pour replier ma tente le plus vite possible, sans trop me soucier de la ranger correctement, et charger mes affaires sur le cheval. Je me hâte de le seller, puis le monte et le dirige afin de faire l'arc de cercle le plus grand possible pour éviter d'inquiéter la mère. Je fais exprès de laisser la tête de l'oryx, des tripes et la langue fumée dans l'abri, afin que la mère puisse les manger. Je m'éloigne aussi tranquillement et calmement de possible vers le nord, jetant un dernier regard sur les oryx gambadant sur les champs de fleurs.[/justify]
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Yul
April, 7th 2030
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/03//16060304350321391214278652.jpg[/img][/center]
[justify]Je ne vous dirai pas où j'ai passé ma journée, cela, seul mon ami, le vieil Ulysse Drake le saura. Sachez simplement que je n'aurai pas eu à continuer longtemps avant d’apercevoir au loin un petit bois curieux : les arbres le composant sont de types almérans, ce qui n'est pas du tout naturel dans la savane. En m'approchant, je distingue les ruines d'une ancienne mission de l'époque coloniale, probablement construite par des Adéliens. A en juger par l'architecture des ruines, cette vieille place forte daterait du XVIIIème siècle, mais je ne suis pas un spécialiste. Je décide de m'y arrêter pour la journée : à nouveau l'horizon s'est assombri à l'ouest, et j'entends au loin le tonnerre gronder. De plus, pour avoir très peu dormi la nuit dernière, j'ai conscience qu'il serait plus raisonnable de profiter de cet abri pour me reposer. Il nous faudra encore une bonne vingtaine de minutes pour arriver jusque la ruine. La plupart des bâtiments sont effondrés et couverts de végétaux, le bâtiment principal lui même semble particulièrement détérioré. Une partie des écuries et la chapelle semblent en revanche avoir tenus, bien que je ne me fasse guère d'illusions sur leur état à l'intérieur : la guerre semble être passée par là. J'attache mon cheval dans les écuries et m'assure de le mettre bien à l'abri des bêtes sauvages et des serpents, avant d'entrer avec précaution dans le bâtiment principal avec Pyrrhus.
L'intérieur du bâtiment tombe en morceau, les anciennes boiseries sont vermoulues, et la lumière peine à pénétrer dans le bâtiment , tant la végétation poussant à l'intérieur s'est étirée vers les fenêtres, à la recherche de lumière. Soudain, mon chien se met à aboyer, j'ai le réflexe de me saisir de ma carabine et tente de distinguer dans la pénombre ce que Pyrrhus a pu trouver.
L'animal n'a pas attendu longtemps, il est parti au triple galop vers la sortie, poursuivi par mon chien, que je siffle. Un phacochère. Il s'arrête dans la cour devant la bâtisse et nous regarde un instant, avant de prendre la fuite. Je me demande comment il a pu arriver là, probablement par un trou à l'arrière.
Je juge le bâtiment trop peu sûr, et décide d'aller explorer la chapelle.
Malheureusement, mes craintes étaient fondées. A peine la porte passée, je me rend compte que le toit de la chapelle s'est effondré. Je vois Pyrrhus se diriger vers l'amas de pierres et de bois au centre de la chapelle puis commencer à creuser, avant de se retourner vers moi et s’asseoir en me regardant. Je m'approche et découvre des ossements humains : les morceaux d'une main, un poignet, un radius et un cubitus, tous deux tranchés nets. Et à côté de cela, des douilles, beaucoup de douilles. Je suppose alors que le pauvre diable qui s'est retrouvé sous cet amas de pierre n'est pas tout seul, peut-être des hommes ont ils voulu se réfugier dans cette chapelle, et que d'autres les y ont exécutés avant de démolir le toit pour littéralement couvrir leurs crimes.
Je décide de sortir de ce tombeau, je passerai la nuit à l'écurie, qui semble le seul bâtiment encore suffisamment sûr. Je passe une partie de l'après-midi à ramasser du bois pour le feu, trouvant au passage des légumes sauvages, dans ce qui devait être un ancien potager. Je trouve aussi de grandes palmes et me risque sur le toit de l'écurie afin de les y fixer, pour rendre le toit le plus étanche possible, en prévision de l'orage à venir. Je profite du reste de ma journée pour remettre mes affaires en ordre, chose que je n'avais pas pu faire le matin même.[/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/03//16060304350321391214278651.jpg[/img][/center]
[justify]L'orage est là, tout aussi terible que celui de la veille. Comme la veille tombent des trombes d'eau, cette fois-ci, je profite d'un tour dans une des gouttières depuis lequel de l'eau s'écoule abondamment pour me doucher, puis je nettoie de vieux pots de terre que j'ai pu trouver et les rempli pour faire des provisions d'eau. Je les met sur le feu que j'ai allumé afin de porter l'eau à ébullition : pas question de risquer de tomber malade au milieu de la savane à cause de bactérie! Je me prépare une bonne soupe de légume et de viande d'oryx que j'agrémente de quelques épices venus du Maok que Clint m'a gentiment offert. Pyrrhus aussi a le droit à un peu de viande fumée et un os que je lui lance dans un coin de l'écurie. Il va pour le ronger, mais dans un faut mouvement fait bouger un tonneau pourri posé dans le coin, juste suffisamment pour que celui-ci s'affaisse. Je sent soudain un grand souffle, comme un courant d'air provenant de l'endroit où était situé le tonneau, dégageant une odeur mêlant algues, poussière et champignon. Intrigué, je m'approche et découvre que sous le vieux tonneau était caché un escalier!
Je prend quelques morceaux de bois sec, et commence à descendre, marche après marche. C'est un vieil escalier en pierre, creusé à même le sol. J'arrive dans une cave fermée, avec d'autres tonneaux moisis. Mais je reste étonné, si la cave est fermée, pourquoi y a t-il un courant d'air? Je comprend qu'il y a surement une autre salle, je la cherche dans les ténèbres illuminées par ma torche, mais je ne vois qu'un seul accès : l'escalier.
Je cherche alors en suivant le sens inverse de la courbe que prend ma flamme, et me rend comte que l'air vient d'un mur. Je le tâte, et sens que des fentes y ont été creusées. Une porte cachée? Je tente de pousser le mur et réussi, petit à petit, à déloger une pierre, puis une autre, et encore une autre, jusqu'à créer un trou suffisamment grand pour que je puisse passer ma torche au travers. Ce que je découvre est absolument incroyable![/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/03//16060305153221391214278663.jpg[/img][/center]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/03//16060304350321391214278652.jpg[/img][/center]
[justify]Je ne vous dirai pas où j'ai passé ma journée, cela, seul mon ami, le vieil Ulysse Drake le saura. Sachez simplement que je n'aurai pas eu à continuer longtemps avant d’apercevoir au loin un petit bois curieux : les arbres le composant sont de types almérans, ce qui n'est pas du tout naturel dans la savane. En m'approchant, je distingue les ruines d'une ancienne mission de l'époque coloniale, probablement construite par des Adéliens. A en juger par l'architecture des ruines, cette vieille place forte daterait du XVIIIème siècle, mais je ne suis pas un spécialiste. Je décide de m'y arrêter pour la journée : à nouveau l'horizon s'est assombri à l'ouest, et j'entends au loin le tonnerre gronder. De plus, pour avoir très peu dormi la nuit dernière, j'ai conscience qu'il serait plus raisonnable de profiter de cet abri pour me reposer. Il nous faudra encore une bonne vingtaine de minutes pour arriver jusque la ruine. La plupart des bâtiments sont effondrés et couverts de végétaux, le bâtiment principal lui même semble particulièrement détérioré. Une partie des écuries et la chapelle semblent en revanche avoir tenus, bien que je ne me fasse guère d'illusions sur leur état à l'intérieur : la guerre semble être passée par là. J'attache mon cheval dans les écuries et m'assure de le mettre bien à l'abri des bêtes sauvages et des serpents, avant d'entrer avec précaution dans le bâtiment principal avec Pyrrhus.
L'intérieur du bâtiment tombe en morceau, les anciennes boiseries sont vermoulues, et la lumière peine à pénétrer dans le bâtiment , tant la végétation poussant à l'intérieur s'est étirée vers les fenêtres, à la recherche de lumière. Soudain, mon chien se met à aboyer, j'ai le réflexe de me saisir de ma carabine et tente de distinguer dans la pénombre ce que Pyrrhus a pu trouver.
L'animal n'a pas attendu longtemps, il est parti au triple galop vers la sortie, poursuivi par mon chien, que je siffle. Un phacochère. Il s'arrête dans la cour devant la bâtisse et nous regarde un instant, avant de prendre la fuite. Je me demande comment il a pu arriver là, probablement par un trou à l'arrière.
Je juge le bâtiment trop peu sûr, et décide d'aller explorer la chapelle.
Malheureusement, mes craintes étaient fondées. A peine la porte passée, je me rend compte que le toit de la chapelle s'est effondré. Je vois Pyrrhus se diriger vers l'amas de pierres et de bois au centre de la chapelle puis commencer à creuser, avant de se retourner vers moi et s’asseoir en me regardant. Je m'approche et découvre des ossements humains : les morceaux d'une main, un poignet, un radius et un cubitus, tous deux tranchés nets. Et à côté de cela, des douilles, beaucoup de douilles. Je suppose alors que le pauvre diable qui s'est retrouvé sous cet amas de pierre n'est pas tout seul, peut-être des hommes ont ils voulu se réfugier dans cette chapelle, et que d'autres les y ont exécutés avant de démolir le toit pour littéralement couvrir leurs crimes.
Je décide de sortir de ce tombeau, je passerai la nuit à l'écurie, qui semble le seul bâtiment encore suffisamment sûr. Je passe une partie de l'après-midi à ramasser du bois pour le feu, trouvant au passage des légumes sauvages, dans ce qui devait être un ancien potager. Je trouve aussi de grandes palmes et me risque sur le toit de l'écurie afin de les y fixer, pour rendre le toit le plus étanche possible, en prévision de l'orage à venir. Je profite du reste de ma journée pour remettre mes affaires en ordre, chose que je n'avais pas pu faire le matin même.[/justify]
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[justify]L'orage est là, tout aussi terible que celui de la veille. Comme la veille tombent des trombes d'eau, cette fois-ci, je profite d'un tour dans une des gouttières depuis lequel de l'eau s'écoule abondamment pour me doucher, puis je nettoie de vieux pots de terre que j'ai pu trouver et les rempli pour faire des provisions d'eau. Je les met sur le feu que j'ai allumé afin de porter l'eau à ébullition : pas question de risquer de tomber malade au milieu de la savane à cause de bactérie! Je me prépare une bonne soupe de légume et de viande d'oryx que j'agrémente de quelques épices venus du Maok que Clint m'a gentiment offert. Pyrrhus aussi a le droit à un peu de viande fumée et un os que je lui lance dans un coin de l'écurie. Il va pour le ronger, mais dans un faut mouvement fait bouger un tonneau pourri posé dans le coin, juste suffisamment pour que celui-ci s'affaisse. Je sent soudain un grand souffle, comme un courant d'air provenant de l'endroit où était situé le tonneau, dégageant une odeur mêlant algues, poussière et champignon. Intrigué, je m'approche et découvre que sous le vieux tonneau était caché un escalier!
Je prend quelques morceaux de bois sec, et commence à descendre, marche après marche. C'est un vieil escalier en pierre, creusé à même le sol. J'arrive dans une cave fermée, avec d'autres tonneaux moisis. Mais je reste étonné, si la cave est fermée, pourquoi y a t-il un courant d'air? Je comprend qu'il y a surement une autre salle, je la cherche dans les ténèbres illuminées par ma torche, mais je ne vois qu'un seul accès : l'escalier.
Je cherche alors en suivant le sens inverse de la courbe que prend ma flamme, et me rend comte que l'air vient d'un mur. Je le tâte, et sens que des fentes y ont été creusées. Une porte cachée? Je tente de pousser le mur et réussi, petit à petit, à déloger une pierre, puis une autre, et encore une autre, jusqu'à créer un trou suffisamment grand pour que je puisse passer ma torche au travers. Ce que je découvre est absolument incroyable![/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/03//16060305153221391214278663.jpg[/img][/center]
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Yul
April, 17th 2030
[center][img]http://static.canalblog.com/storagev1/namibiephotos.afrikblog.com/albums/les_himba_people_du_koakaland___/0004.jpg[/img][/center]
[justify]Je continue mon voyage vers le nord pendant dix jours, sans qu'il ne m'arrive rien de notable, à l'exception de ma rencontre, dans la matinée du 9 avril, d'un contingent militaire venant d'Abundance, qui m'apprend qu'un attentat a eu lieu à Deepfalls. Je profite du matériel militaire pour contacter directement Ulysse Drake afin de le prévenir de ma découverte. Celui-ci, comprenant son importance, m'indique envoyer des hélicoptères et des hommes pour transporter ma trouvaille dans un lieu classé secret-défense. Son temps étant précieux, je ne m'éternise pas au téléphone et repars, saluant et remerciant les officiers en face de moi qui me regardent ahuris par mes révélations.
J'arrive au matin du 16 dans une région agricole vallonnée, habitée par une tribu autochtone de culture Kanywa, peuplade pauvre de la savane du nord du Wildhorn, vivant de cueillette, de chasse, d’agriculture et des quelques revenus provenant des rares touristes visitant la région. Cette peuplade perpétue les traditions ancestrales et vit en marge des sociétés Alméranisées.
Traditionnellement les femmes Kanywas se teignent la peau en rouge avec une pommade réalisée à base d'huile de beurre de vache et de poudre d'ocre rouge. Cet onguent dont l'enduis fait partie des critères de beauté féminins leur permet également de se protéger de l'ardeur du soleil, de la sécheresse de l'air et des insectes. Leurs cheveux sont coiffés en tresses lisses et épaisses, enduites également de la même substance. Les hommes portent eux, après la circoncision une queue de cheval avec le reste du crâne rasé, qu'ils recouvrent après le mariage d'un bonnet en coton qui lui donne une forme effilée en une sorte de crochet. Les Kanywas, hommes et femmes, sont vêtus d’un simple pagne en cuir et se fabriquent des sandales avec des vessies de bovins. Les maisons des Kanywas ont une forme conique et sont fabriquées et réparées uniquement par les femmes avec des branches, de la terre grasse et des excréments de vache mélangés à du sable. Dans une famille, ce sont les enfants de la sœur qui héritent du bétail, alors que les enfants reçoivent le bétail de l'oncle maternel. Seuls le troupeau sacré et la responsabilité du feu sacré sont laissés au fils. Le feu ne doit jamais s'éteindre, puisqu'il maintient la relation entre les vivants et les morts.[/justify]
[right][img]http://medias.voyageons-autrement.com/album/Tourisme_y_quitable_Afrique_du_sud.jpg[/img][/right]
[justify]Je décide de me rendre au village composé de quelques cases et protégé par de frêles pics de bois afin d’y passer la nuit, et demande à parler avec la cheffe du village. La culture Kanywa est en effet, comme beaucoup d’autres tribus autochtones du Wildhorn, une société matriarcale !
Je négocie sans mal une case pour passer la nuit, et en profite pour acheter des vivres, de l’eau ainsi que des munitions que les Kanywas ont pu récupérer sur les cadavres de combattants éparpillés dans la région. On m’explique que beaucoup de femmes et d’enfants ont été ici violées et tuées, et que les réserves du village ont été pillées, les habitants subissant le racket et la brutalité d’une faction armée de descendants de colons Almérans ultra-conservateurs. Ceux-ci furent tués par les armées régulières de la République après d’âpres combats. Le gouvernement n’a pas pu dédommager suffisamment le village pour ses pertes, mais a néanmoins envoyé des militaires pour rénover les cases et tracer une piste dans la brousse à l’aide d’éléphants sauvages, permettant aux villageois de rejoindre facilement la ville la plus proche.
Le soir, les Kanywas organisent une fête pour ma venue, et je m’assois aux côtés de la cheffe du village, tandis que les villageois chantent et dansent autour du feu. On tue une génisse que l’on partage, et dont on m’offre les pièces les plus nobles : les oreilles, la langue et la queue.
Je me retire ensuite dans ma case, avant d’être réveillé plus tard dans la nuit par deux jeunes femmes. Je comprends le cadeau qu’il m’est fait, et que refuser les charmes de ces deux jeunes vierges pourrait vexer mes hôtes. Je les laisse entrer dans ma case.[/justify]
[img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/07//16060703203521391214288245.jpg[/img]
[justify]A l’aube, mes deux compagnes d’une nuit sont parties, je me lève et rassemble mes affaires avant de les charger sur mon cheval pour le départ. Je salue la cheffe du village et quelques habitants qui profitent de la fraîcheur du matin pour travailler avant de reprendre ma route vers le nord en direction de ma cité natale, Hopesgood.[/justify]
[center][img]http://static.canalblog.com/storagev1/namibiephotos.afrikblog.com/albums/les_himba_people_du_koakaland___/0004.jpg[/img][/center]
[justify]Je continue mon voyage vers le nord pendant dix jours, sans qu'il ne m'arrive rien de notable, à l'exception de ma rencontre, dans la matinée du 9 avril, d'un contingent militaire venant d'Abundance, qui m'apprend qu'un attentat a eu lieu à Deepfalls. Je profite du matériel militaire pour contacter directement Ulysse Drake afin de le prévenir de ma découverte. Celui-ci, comprenant son importance, m'indique envoyer des hélicoptères et des hommes pour transporter ma trouvaille dans un lieu classé secret-défense. Son temps étant précieux, je ne m'éternise pas au téléphone et repars, saluant et remerciant les officiers en face de moi qui me regardent ahuris par mes révélations.
J'arrive au matin du 16 dans une région agricole vallonnée, habitée par une tribu autochtone de culture Kanywa, peuplade pauvre de la savane du nord du Wildhorn, vivant de cueillette, de chasse, d’agriculture et des quelques revenus provenant des rares touristes visitant la région. Cette peuplade perpétue les traditions ancestrales et vit en marge des sociétés Alméranisées.
Traditionnellement les femmes Kanywas se teignent la peau en rouge avec une pommade réalisée à base d'huile de beurre de vache et de poudre d'ocre rouge. Cet onguent dont l'enduis fait partie des critères de beauté féminins leur permet également de se protéger de l'ardeur du soleil, de la sécheresse de l'air et des insectes. Leurs cheveux sont coiffés en tresses lisses et épaisses, enduites également de la même substance. Les hommes portent eux, après la circoncision une queue de cheval avec le reste du crâne rasé, qu'ils recouvrent après le mariage d'un bonnet en coton qui lui donne une forme effilée en une sorte de crochet. Les Kanywas, hommes et femmes, sont vêtus d’un simple pagne en cuir et se fabriquent des sandales avec des vessies de bovins. Les maisons des Kanywas ont une forme conique et sont fabriquées et réparées uniquement par les femmes avec des branches, de la terre grasse et des excréments de vache mélangés à du sable. Dans une famille, ce sont les enfants de la sœur qui héritent du bétail, alors que les enfants reçoivent le bétail de l'oncle maternel. Seuls le troupeau sacré et la responsabilité du feu sacré sont laissés au fils. Le feu ne doit jamais s'éteindre, puisqu'il maintient la relation entre les vivants et les morts.[/justify]
[right][img]http://medias.voyageons-autrement.com/album/Tourisme_y_quitable_Afrique_du_sud.jpg[/img][/right]
[justify]Je décide de me rendre au village composé de quelques cases et protégé par de frêles pics de bois afin d’y passer la nuit, et demande à parler avec la cheffe du village. La culture Kanywa est en effet, comme beaucoup d’autres tribus autochtones du Wildhorn, une société matriarcale !
Je négocie sans mal une case pour passer la nuit, et en profite pour acheter des vivres, de l’eau ainsi que des munitions que les Kanywas ont pu récupérer sur les cadavres de combattants éparpillés dans la région. On m’explique que beaucoup de femmes et d’enfants ont été ici violées et tuées, et que les réserves du village ont été pillées, les habitants subissant le racket et la brutalité d’une faction armée de descendants de colons Almérans ultra-conservateurs. Ceux-ci furent tués par les armées régulières de la République après d’âpres combats. Le gouvernement n’a pas pu dédommager suffisamment le village pour ses pertes, mais a néanmoins envoyé des militaires pour rénover les cases et tracer une piste dans la brousse à l’aide d’éléphants sauvages, permettant aux villageois de rejoindre facilement la ville la plus proche.
Le soir, les Kanywas organisent une fête pour ma venue, et je m’assois aux côtés de la cheffe du village, tandis que les villageois chantent et dansent autour du feu. On tue une génisse que l’on partage, et dont on m’offre les pièces les plus nobles : les oreilles, la langue et la queue.
Je me retire ensuite dans ma case, avant d’être réveillé plus tard dans la nuit par deux jeunes femmes. Je comprends le cadeau qu’il m’est fait, et que refuser les charmes de ces deux jeunes vierges pourrait vexer mes hôtes. Je les laisse entrer dans ma case.[/justify]
[img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/07//16060703203521391214288245.jpg[/img]
[justify]A l’aube, mes deux compagnes d’une nuit sont parties, je me lève et rassemble mes affaires avant de les charger sur mon cheval pour le départ. Je salue la cheffe du village et quelques habitants qui profitent de la fraîcheur du matin pour travailler avant de reprendre ma route vers le nord en direction de ma cité natale, Hopesgood.[/justify]
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Yul
May, 1st 2030
[center][img]http://thumbs.dreamstime.com/t/hy%C3%A8ne-rep%C3%A9r%C3%A9e-par-sommeil-19344910.jpg[/img][/center]
[justify]Voilà déjà un mois que j'ai quitté Torchwood, un mois durant lequel, je n'ai fait que me diriger vers le nord, en direction d'Abundance. J'aurais sur cette période rencontré un fermier et sa fille, croisé un léopard et son petit, trouvé un incroyable stock d'or, visité un village Kanywa... J'avais presque atteint les premiers faubourgs d'Abundance au matin du 23 avril, lorsque Pyrrhus m'alerta. Il venait de découvrir une hyène gisant en plein soleil à proximité d'une vieille charogne de mouton. M'approchant non sans prudence, je me rendis vite compte que la hyène était sans connaissance, la gueule dans une flaque de vomi. Je compris alors qu'elle était victime d'un empoisonnement : il arrive que les fermiers, afin de se débarrasser des grands fauves empoisonnent des carcasses de bétail et les abandonnent en pleine savane, dans le but d'exterminer hyènes, vautours et autres carnivores.
Je constatais que le poison n'avait pas encre totalement fait effet : la hyène, bien que sans connaissance était toujours vivante, bien que montrant des signes de déshydratation sévère et ayant des difficultés à respirer.
C'est alors que j'entendis un craquement, venant de derrière un rocher. Je vis soudain apparaître une petite tête noire avec deux oreilles, deux petits yeux et une truffe qui m'épiait.[/justify]
[right][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/11//16061102250021391214300249.jpg[/img][/right]
[justify]La hyène était une mère, et son petit, certainement affamé, était sorti de son terrier pour venir la trouver! Je retint Pyrrhus afin que la petite boule de poils ne soit pas dérangée, puis me mis au travail avec la mère. Je sortis quelques médicaments que j'avais dans mon sac et partis chercher quelques plantes, que je reconnaissais grâce à mes études de botanique. Je pus créer une teinture qui permettrait de purger l'estomac de la hyène. J'attachai la hyène à un arbre grâce à une corde pour ma sécurité. Au début, lui faire absorber le médicament fut facile, il me suffisait de lui introduire droit dans la gorge à m'aide de quelques branches; une fois qu'elle eût repris connaissance et commencé à reprendre des forces, je préparais une teinture désinfectante à l'aide d’antibiotiques que je mélangeais à de l'eau et à la carcasse d'oiseaux que j'avais pris le soin d'abattre. Le petit de la hyène quant à lui ne s'effaroucha pas, et nous approcha bien vite, attiré par la viande et par l'eau. Bientôt, il faisait connaissance avec mon chien, et jouait avec lui, tandis que je m'occupais de sa mère.[/justify]
[img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/11//16061102250121391214300250.jpg[/img]
[justify]Je restai ainsi quelques jours à m'occuper de la hyène et son petit. Hier enfin, alors que j'estimais qu'elle eut repris suffisamment de force, je profitais de son sommeil pour la détacher, et m'en allait à cheval, suivi du Pyrrhus, pour continuer mon chemin.[/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/11//16061102245921391214300248.jpg[/img][/center]
[center][img]http://thumbs.dreamstime.com/t/hy%C3%A8ne-rep%C3%A9r%C3%A9e-par-sommeil-19344910.jpg[/img][/center]
[justify]Voilà déjà un mois que j'ai quitté Torchwood, un mois durant lequel, je n'ai fait que me diriger vers le nord, en direction d'Abundance. J'aurais sur cette période rencontré un fermier et sa fille, croisé un léopard et son petit, trouvé un incroyable stock d'or, visité un village Kanywa... J'avais presque atteint les premiers faubourgs d'Abundance au matin du 23 avril, lorsque Pyrrhus m'alerta. Il venait de découvrir une hyène gisant en plein soleil à proximité d'une vieille charogne de mouton. M'approchant non sans prudence, je me rendis vite compte que la hyène était sans connaissance, la gueule dans une flaque de vomi. Je compris alors qu'elle était victime d'un empoisonnement : il arrive que les fermiers, afin de se débarrasser des grands fauves empoisonnent des carcasses de bétail et les abandonnent en pleine savane, dans le but d'exterminer hyènes, vautours et autres carnivores.
Je constatais que le poison n'avait pas encre totalement fait effet : la hyène, bien que sans connaissance était toujours vivante, bien que montrant des signes de déshydratation sévère et ayant des difficultés à respirer.
C'est alors que j'entendis un craquement, venant de derrière un rocher. Je vis soudain apparaître une petite tête noire avec deux oreilles, deux petits yeux et une truffe qui m'épiait.[/justify]
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[justify]La hyène était une mère, et son petit, certainement affamé, était sorti de son terrier pour venir la trouver! Je retint Pyrrhus afin que la petite boule de poils ne soit pas dérangée, puis me mis au travail avec la mère. Je sortis quelques médicaments que j'avais dans mon sac et partis chercher quelques plantes, que je reconnaissais grâce à mes études de botanique. Je pus créer une teinture qui permettrait de purger l'estomac de la hyène. J'attachai la hyène à un arbre grâce à une corde pour ma sécurité. Au début, lui faire absorber le médicament fut facile, il me suffisait de lui introduire droit dans la gorge à m'aide de quelques branches; une fois qu'elle eût repris connaissance et commencé à reprendre des forces, je préparais une teinture désinfectante à l'aide d’antibiotiques que je mélangeais à de l'eau et à la carcasse d'oiseaux que j'avais pris le soin d'abattre. Le petit de la hyène quant à lui ne s'effaroucha pas, et nous approcha bien vite, attiré par la viande et par l'eau. Bientôt, il faisait connaissance avec mon chien, et jouait avec lui, tandis que je m'occupais de sa mère.[/justify]
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[justify]Je restai ainsi quelques jours à m'occuper de la hyène et son petit. Hier enfin, alors que j'estimais qu'elle eut repris suffisamment de force, je profitais de son sommeil pour la détacher, et m'en allait à cheval, suivi du Pyrrhus, pour continuer mon chemin.[/justify]
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Yul
May, 12th 2030
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/14//16061405060921391214310086.jpg[/img][/center]
[justify]Voilà près d'un mois et demi que je voyage, et j'arrive aujourd'hui dans ma ville natale, à Hopesgood. Dès la lointaine banlieue, je me rend compte des dégâts qu'on fait les factions armées dans ma ville : bâtiments en ruines, maisons délabrées, cratères d'obus de mortier dans les rues... Si je reconnais bien ma ville, je la trouve détruite et transformée. Je continue à marcher pendant deux heures, en me dirigeant vers le quartier où j'ai grandi. J'arrive enfin devant la maison de mes parents. Je fond en larmes en la voyant.[/justify]
[right][img]http://www.marevueweb.com/Images-Post/photos-detroit/detroit01.jpg[/img][/right]
[justify]Je tente d'y pénétrer. L'intérieur de la maison est sans dessus-dessous, elle a été pillée, les miroirs ont été brisés, les photos de familles ont pour l'essentielles brûlées, je retrouve l'une d'elle en bon état, celle de mes grands parents maternels, que je prend avec moi. Je passe plusieurs heures à essayer de remettre de l'ordre, quant tout à coup j'entend la voix d'un homme à la porte me héler. L'homme s'inquiète qu'un maraudeur soit entré, et me menace avec une hache. Je sors à la lumière et le reconnaît, il s'agit d'un vieil ami d'enfance qui a grandi dans le voisinage, Jack Hammerkop.
Nous nous étreignons. Cela fait bien quinze ans que nous ne nous sommes plus revus lui et moi. Pendant que j'avais suivi mes études, il s'était engagé dans l'armée régulière où il était resté près de 10 ans. Blessé pendant la guerre, il était rentré à Hopesgood où il avait avec d'autres personnes de la ville créé une milice armée de surveillance et de défense de la ville. Depuis la fin de la guerre, il aidait les Guardians de Hopesgood à veiller sur le quartier et à lutter contre les pilleurs. Il m'expliquait qu'il avait été témoins de la mort des membres de ma famille, qu'il avait cherché à les défendre, mais avait été blessé par balle et laissé pour mort par les ultra-nationalistes almérans venus "casser du nègre".
Il me présentait son camarade, un Izizulu dresseur de hyène appelé Boutin, qui l'aidait dans son rôle de surveillance.[/justify]
[img]http://www.lastfile.com/wp-content/uploads/2008/03/4.jpg[/img]
[justify]Jack m'invita à venir m'installer chez lui le temps qui me conviendrait. Il me proposa de vendre mon cheval au marché, il retapait de vieilles motos et était disposé à m'en laisser une pour mon voyage. Nous passâmes la soirée et une bonne partie de la nuit à nous raconter nos aventures, en dégustant un bon whisky qu'il avait pu miraculeusement sauver de la cave de mes parents. Il m'indiqua qu'il avait pu récupérer beaucoup de meubles et d'autres objets ayant appartenu à ma famille et m'offrait de me les restituer. Je lui demandais de les garder et d'y veiller, souhaitant reprendre la route dans les jours qui suivraient, en direction du Massaï Mara.[/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/14//16061405060921391214310086.jpg[/img][/center]
[justify]Voilà près d'un mois et demi que je voyage, et j'arrive aujourd'hui dans ma ville natale, à Hopesgood. Dès la lointaine banlieue, je me rend compte des dégâts qu'on fait les factions armées dans ma ville : bâtiments en ruines, maisons délabrées, cratères d'obus de mortier dans les rues... Si je reconnais bien ma ville, je la trouve détruite et transformée. Je continue à marcher pendant deux heures, en me dirigeant vers le quartier où j'ai grandi. J'arrive enfin devant la maison de mes parents. Je fond en larmes en la voyant.[/justify]
[right][img]http://www.marevueweb.com/Images-Post/photos-detroit/detroit01.jpg[/img][/right]
[justify]Je tente d'y pénétrer. L'intérieur de la maison est sans dessus-dessous, elle a été pillée, les miroirs ont été brisés, les photos de familles ont pour l'essentielles brûlées, je retrouve l'une d'elle en bon état, celle de mes grands parents maternels, que je prend avec moi. Je passe plusieurs heures à essayer de remettre de l'ordre, quant tout à coup j'entend la voix d'un homme à la porte me héler. L'homme s'inquiète qu'un maraudeur soit entré, et me menace avec une hache. Je sors à la lumière et le reconnaît, il s'agit d'un vieil ami d'enfance qui a grandi dans le voisinage, Jack Hammerkop.
Nous nous étreignons. Cela fait bien quinze ans que nous ne nous sommes plus revus lui et moi. Pendant que j'avais suivi mes études, il s'était engagé dans l'armée régulière où il était resté près de 10 ans. Blessé pendant la guerre, il était rentré à Hopesgood où il avait avec d'autres personnes de la ville créé une milice armée de surveillance et de défense de la ville. Depuis la fin de la guerre, il aidait les Guardians de Hopesgood à veiller sur le quartier et à lutter contre les pilleurs. Il m'expliquait qu'il avait été témoins de la mort des membres de ma famille, qu'il avait cherché à les défendre, mais avait été blessé par balle et laissé pour mort par les ultra-nationalistes almérans venus "casser du nègre".
Il me présentait son camarade, un Izizulu dresseur de hyène appelé Boutin, qui l'aidait dans son rôle de surveillance.[/justify]
[img]http://www.lastfile.com/wp-content/uploads/2008/03/4.jpg[/img]
[justify]Jack m'invita à venir m'installer chez lui le temps qui me conviendrait. Il me proposa de vendre mon cheval au marché, il retapait de vieilles motos et était disposé à m'en laisser une pour mon voyage. Nous passâmes la soirée et une bonne partie de la nuit à nous raconter nos aventures, en dégustant un bon whisky qu'il avait pu miraculeusement sauver de la cave de mes parents. Il m'indiqua qu'il avait pu récupérer beaucoup de meubles et d'autres objets ayant appartenu à ma famille et m'offrait de me les restituer. Je lui demandais de les garder et d'y veiller, souhaitant reprendre la route dans les jours qui suivraient, en direction du Massaï Mara.[/justify]
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Yul
May, 18th 2030
[center][img]http://dftransportsmotos.e-monsite.com/medias/images/side-car.jpg[/img][/center]
[justify]Je reste encore trois jours à Hopesgood avant de repartir. Jack a eu la gentillesse de me fournir en plus de la moto un side car, afin que je puisse voyager avec mon chien. Je reprend donc la route en direction de l'est. Pendant mon séjour à Hopesgood, Jack m'a suggérer que plutôt d'aller voir le Massaï Mara, je pourrais dans un premier temps aller voir la mer à Sharksville, qui a été étonnamment préservée pendant la guerre. Il me dit que je pourrais sans doute y faire un peu de plongée, une superbe barrière de corail pouvant avoir un bon intérêt. Je repars donc et couvre rapidement la distance entre Hopesgood et Sharksville grâce à la moto. Après avoir campé une nuit à mi chemin, j'arrive hier, le 17, à Sharksville. Effectivement, je reconnais que la ville a été épargnée, bon nombre des bâtisse construites pendant la période coloniale sont encore debout, et la cité portuaire semble se porter à merveille. Je trouve un petit motel avec vue sur mer, et décide d'y réserver une chambre pour quelques jours. Je me renseigne auprès des propriétaire, qui m'indiquent qu'il est possible de plonger simplement avec masques et tubas pour voir les coraux. Ils me suggèrent néanmoins de me trouver un guide, car si l'eau est claire en bord de côte et poissonneuse, bon nombre de requins arpentent le coin, dont le Grand Blanc. Ils me donnent le contact d'une jeune femme du nom de Helena Swan qui pourrait parfaitement me guider dans le dédale corallien.
Suivant leurs indications, je me rend donc à une buvette sur la plage où Helena a ses habitudes, et effectivement, après m'être renseigné auprès du barman, une jeune femme brune vient me saluer. Je négocie avec elle une sortie en mer pour le lendemain, rendez-vous est pris au port, devant un petit voilier, à 6h30 du matin.[/justify]
[img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/16//16061608391121391214315100.jpg[/img]
[justify]Je passe le reste de l'après midi à faire des achats, de provisions bien sur pour mon voyage, mais aussi d'une paire de palmes, d'un masque et d'un tuba. Je me couche tôt le soir même, afin d'être en forme pour le lendemain.
Je me lève aux aurores et confie mon chien aux propriétaires de l'hôtel. Je rejoins Helena au port, à l'heure convenue. Elle a déjà gréé son petit voilier, et m'indique que nous pouvons partir. Nous voguons sur quelques miles et dépassons la limite corallienne, continuant vers le large. A bonne distance, elle jette des morceaux de poissons et de viande crues et avariées, avec du sang, en m'expliquant que ceci est destiné à leurrer les requins, et à les attirer vers le large pour que nous puissions plonger en sécurité. Effectivement, très vite, j’aperçois des ailerons dépasser du niveau de l'eau.
Nous revenons vers la barrière, Helena nous menant dans un coin qu'elle connaît bien. Elle me briefe, m'expliquant de ne surtout pas toucher aux coraux et encore moins aux poissons car certain ayant un venin mortel. Elle m'ordonne de surtout bien la suivre dans le dédale de coraux afin de ne pas me perdre et de me retrouver dans un endroit inaccessible pour le bateau. Nous nous préparons pour plonger, mettons nos palmes, masques et tubas et nous glissons tout deux doucement dans l'eau. La mer est chaude, près de 27°C m'explique Helena. Je m'immerge. Ce que je découvre alors est absolument incroyable![/justify]
[center][img]http://www.unifr.ch/webnews/content/20/Image/176543022_web.jpg[/img][/center]
[justify]Un monde aux milles et une couleurs s'offre à moi! Des poissons s'affairent dans tous les sens, cherchant de la nourriture dans les coraux. Je prend un moment pour contempler, béat, ce magnifique spectacle.[/justify]
[center][img]http://blogue.voyagesbergeron.com/wp-content/uploads/blogger/-i7n2TFw0f0s/T81Z30nJ8rI/AAAAAAAACzU/YDdoVEbVjy4/s1600/fondmer.jpg[/img][/center]
[justify]Helena est tout sourire sous son masque. Elle me fait signe pour me demander si tout va bien, je lui répond positivement. Elle m'enjoint à la suivre entre les barrières coralliennes. Nous nageons comme cela dans les eaux chaudes pendant plusieurs dizaines de minutes. Tantôt, je vois des poissons perroquets, tantôt, un mérou. Une anguille se cache dans un trou, guettant le passage d'une proie. Tout à coup, une tortue de mer passe près de moi, à quelques mètres.[/justify]
[right][img]http://www.passion-snorkeling.com/uploads/ckeditor/51e516cd4290d3.74154954.jpeg[/img][/right]
[justify]Après deux bonnes heures à nager et observer les coraux, Helena me ramène au bateau pour déjeuner. Elle nous emmène vers le nord, afin d'aborder une plage déserte digne des plus belles cartes postales.[/justify]
[center][img]http://2.bp.blogspot.com/-WbzCdEs8lhQ/VYicMj8Y9PI/AAAAAAAAA0E/I2a3h_4aguU/s1600/PlageTropicale_HTCAddict.png[/img][/center]
[justify]Nous prenons le temps du repas pour faire un peu mieux connaissance. Helena a tout juste 18 ans, elle plonge au large de Sharksville, sa ville natale, depuis toute petite. Elle a perdu ses parents pendant la guerre, et vit avec ses grands parents. Elle a appris à se débrouiller toute seule depuis son plus jeune âge, et m'explique que son rêve serait de devenir biologiste, afin de pouvoir participer à la préservation des fonds marins. Je lui explique mon propre parcours, que je suis moi même biologiste, et l'invite à contacter mes anciens professeurs à l'université de ma part. Je lui promet de lui donner une forte somme d'argent afin de lui permettre de payer ses études. Heureuse, elle me propose une nouvelle sortie en mer le lendemain, pour aller voir le Grand Blanc. J'accepte avec enthousiasme. Nous nous promenons encore une partie de l'après-midi sur la plage et dans les bois environnants. On en profite pour voir des singes faisant la sieste à l'ombre des arbres.[/justify]
[right][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/16//16061609184421391214315188.jpg[/img][/right]
[justify]Nous continuons notre promenade, et profitons d'un banc de sable peu profond et abrité des courants marins par des récifs pour nous baigner afin de nous rafraîchir. Nous barbotons quelques dizaines de minutes, lorsque tout à coup, nous voyons une troupe de babouins apparaître sur la plage. Comprenant le danger que nous courons, nous retournons doucement près du rivage afin de récupérer nos affaires, puis tentons de nous en aller aussi discrètement que possible.[/justify]
[img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/17//16061703095621391214315426.jpg[/img]
[justify]Hélas, les babouins finissent par nous apercevoir, et certains d'entre eux nous chargent. Nous fuyons aussi vite que possible, courant vers le voilier d'Helena, tandis que les babouins cessent leur poursuite après quelques dizaines de mètres, lorsque nous sommes suffisamment éloignés de leurs petits. Nous nous hâtons de reprendre le bateau à destination de la ville, le soleil commençant à plonger vers l'ouest.
Rentrés au port, je remercie Helena pour cette belle journée, et prend un nouveau rendez-vous avec elle le lendemain, à la même heure, pour aller voir les requins.[/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/17//16061703120221391214315427.jpg[/img][/center]
[center][img]http://dftransportsmotos.e-monsite.com/medias/images/side-car.jpg[/img][/center]
[justify]Je reste encore trois jours à Hopesgood avant de repartir. Jack a eu la gentillesse de me fournir en plus de la moto un side car, afin que je puisse voyager avec mon chien. Je reprend donc la route en direction de l'est. Pendant mon séjour à Hopesgood, Jack m'a suggérer que plutôt d'aller voir le Massaï Mara, je pourrais dans un premier temps aller voir la mer à Sharksville, qui a été étonnamment préservée pendant la guerre. Il me dit que je pourrais sans doute y faire un peu de plongée, une superbe barrière de corail pouvant avoir un bon intérêt. Je repars donc et couvre rapidement la distance entre Hopesgood et Sharksville grâce à la moto. Après avoir campé une nuit à mi chemin, j'arrive hier, le 17, à Sharksville. Effectivement, je reconnais que la ville a été épargnée, bon nombre des bâtisse construites pendant la période coloniale sont encore debout, et la cité portuaire semble se porter à merveille. Je trouve un petit motel avec vue sur mer, et décide d'y réserver une chambre pour quelques jours. Je me renseigne auprès des propriétaire, qui m'indiquent qu'il est possible de plonger simplement avec masques et tubas pour voir les coraux. Ils me suggèrent néanmoins de me trouver un guide, car si l'eau est claire en bord de côte et poissonneuse, bon nombre de requins arpentent le coin, dont le Grand Blanc. Ils me donnent le contact d'une jeune femme du nom de Helena Swan qui pourrait parfaitement me guider dans le dédale corallien.
Suivant leurs indications, je me rend donc à une buvette sur la plage où Helena a ses habitudes, et effectivement, après m'être renseigné auprès du barman, une jeune femme brune vient me saluer. Je négocie avec elle une sortie en mer pour le lendemain, rendez-vous est pris au port, devant un petit voilier, à 6h30 du matin.[/justify]
[img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/16//16061608391121391214315100.jpg[/img]
[justify]Je passe le reste de l'après midi à faire des achats, de provisions bien sur pour mon voyage, mais aussi d'une paire de palmes, d'un masque et d'un tuba. Je me couche tôt le soir même, afin d'être en forme pour le lendemain.
Je me lève aux aurores et confie mon chien aux propriétaires de l'hôtel. Je rejoins Helena au port, à l'heure convenue. Elle a déjà gréé son petit voilier, et m'indique que nous pouvons partir. Nous voguons sur quelques miles et dépassons la limite corallienne, continuant vers le large. A bonne distance, elle jette des morceaux de poissons et de viande crues et avariées, avec du sang, en m'expliquant que ceci est destiné à leurrer les requins, et à les attirer vers le large pour que nous puissions plonger en sécurité. Effectivement, très vite, j’aperçois des ailerons dépasser du niveau de l'eau.
Nous revenons vers la barrière, Helena nous menant dans un coin qu'elle connaît bien. Elle me briefe, m'expliquant de ne surtout pas toucher aux coraux et encore moins aux poissons car certain ayant un venin mortel. Elle m'ordonne de surtout bien la suivre dans le dédale de coraux afin de ne pas me perdre et de me retrouver dans un endroit inaccessible pour le bateau. Nous nous préparons pour plonger, mettons nos palmes, masques et tubas et nous glissons tout deux doucement dans l'eau. La mer est chaude, près de 27°C m'explique Helena. Je m'immerge. Ce que je découvre alors est absolument incroyable![/justify]
[center][img]http://www.unifr.ch/webnews/content/20/Image/176543022_web.jpg[/img][/center]
[justify]Un monde aux milles et une couleurs s'offre à moi! Des poissons s'affairent dans tous les sens, cherchant de la nourriture dans les coraux. Je prend un moment pour contempler, béat, ce magnifique spectacle.[/justify]
[center][img]http://blogue.voyagesbergeron.com/wp-content/uploads/blogger/-i7n2TFw0f0s/T81Z30nJ8rI/AAAAAAAACzU/YDdoVEbVjy4/s1600/fondmer.jpg[/img][/center]
[justify]Helena est tout sourire sous son masque. Elle me fait signe pour me demander si tout va bien, je lui répond positivement. Elle m'enjoint à la suivre entre les barrières coralliennes. Nous nageons comme cela dans les eaux chaudes pendant plusieurs dizaines de minutes. Tantôt, je vois des poissons perroquets, tantôt, un mérou. Une anguille se cache dans un trou, guettant le passage d'une proie. Tout à coup, une tortue de mer passe près de moi, à quelques mètres.[/justify]
[right][img]http://www.passion-snorkeling.com/uploads/ckeditor/51e516cd4290d3.74154954.jpeg[/img][/right]
[justify]Après deux bonnes heures à nager et observer les coraux, Helena me ramène au bateau pour déjeuner. Elle nous emmène vers le nord, afin d'aborder une plage déserte digne des plus belles cartes postales.[/justify]
[center][img]http://2.bp.blogspot.com/-WbzCdEs8lhQ/VYicMj8Y9PI/AAAAAAAAA0E/I2a3h_4aguU/s1600/PlageTropicale_HTCAddict.png[/img][/center]
[justify]Nous prenons le temps du repas pour faire un peu mieux connaissance. Helena a tout juste 18 ans, elle plonge au large de Sharksville, sa ville natale, depuis toute petite. Elle a perdu ses parents pendant la guerre, et vit avec ses grands parents. Elle a appris à se débrouiller toute seule depuis son plus jeune âge, et m'explique que son rêve serait de devenir biologiste, afin de pouvoir participer à la préservation des fonds marins. Je lui explique mon propre parcours, que je suis moi même biologiste, et l'invite à contacter mes anciens professeurs à l'université de ma part. Je lui promet de lui donner une forte somme d'argent afin de lui permettre de payer ses études. Heureuse, elle me propose une nouvelle sortie en mer le lendemain, pour aller voir le Grand Blanc. J'accepte avec enthousiasme. Nous nous promenons encore une partie de l'après-midi sur la plage et dans les bois environnants. On en profite pour voir des singes faisant la sieste à l'ombre des arbres.[/justify]
[right][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/16//16061609184421391214315188.jpg[/img][/right]
[justify]Nous continuons notre promenade, et profitons d'un banc de sable peu profond et abrité des courants marins par des récifs pour nous baigner afin de nous rafraîchir. Nous barbotons quelques dizaines de minutes, lorsque tout à coup, nous voyons une troupe de babouins apparaître sur la plage. Comprenant le danger que nous courons, nous retournons doucement près du rivage afin de récupérer nos affaires, puis tentons de nous en aller aussi discrètement que possible.[/justify]
[img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/17//16061703095621391214315426.jpg[/img]
[justify]Hélas, les babouins finissent par nous apercevoir, et certains d'entre eux nous chargent. Nous fuyons aussi vite que possible, courant vers le voilier d'Helena, tandis que les babouins cessent leur poursuite après quelques dizaines de mètres, lorsque nous sommes suffisamment éloignés de leurs petits. Nous nous hâtons de reprendre le bateau à destination de la ville, le soleil commençant à plonger vers l'ouest.
Rentrés au port, je remercie Helena pour cette belle journée, et prend un nouveau rendez-vous avec elle le lendemain, à la même heure, pour aller voir les requins.[/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/17//16061703120221391214315427.jpg[/img][/center]
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Yul
May, 19th 2030
[center][img]http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/11/p-60-61-par-mail.jpg[/img][/center]
[justify]Je me réveille encore une fois tôt. J'ai très bien dormi, la journée passée la veille en compagnie d'Helena m'a éreinté, mais je suis très excité ce matin, à l'idée de retourner en mer. Au programme aujourd'hui : l'observation de requins, avec l'espoir de pouvoir apercevoir le plus célèbre d'entre eux, le grand requin blanc.
Une fois encore, je retrouve Helena au port. Mais cette fois-ci, il n'est pas question de prendre son petit voilier, elle m'explique qu'elle a pu louer à un ami de ses grands parents un bateau plus solide : si un requin blanc voulait nous faire chavirer, ce ne serait pas avec son petit 4.20 que nous pourrions nous en tirer. Rassuré, je monte sur le bateau, nous partons vers la pleine mer, plein est. Après quelques dizaines de minutes, Helena stoppe les machines. Elle m'explique une fois encore que le but est d'attirer les requins le plus loin possible des côtes, afin qu'ils n'aillent pas nager au milieu des baigneurs. Comme la veille, elle jette des déchets, morceaux de poissons, viandes avariées et surtout du sang pour attirer les requins. Comme la veille, il faudra peu de temps pour que les premiers ailerons de requins apparaissent, au ras du niveau de l'eau.
Helena me tend une longue perche pour que j'y accroche mon appareil photo. Hors de question de mettre moi même l'appareil sous l'eau, au risque d'y perdre un bras, ou même la vie. Je suis en train d'accrocher mon appareil à la perche quant tout à coup, un requin saute hors de l'eau ouvrant sa gueule monstrueuse vers moi. Les remous qu'il provoque en retombant sont si violents que j'en manque de tomber. Je réussi à le photographier lors de son second passage.
Je réussis à immerger mon appareil photo. Je suis tout sourire, ravis de voir ses magnifiques carnassiers marins. Je réussi à capturer l'image du requin alors qu'il passe à proximité de mon appareil.[/justify]
[img]https://encrypted-tbn2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSDCBRaqYROzAiHA3g6HxdTnRxb-S3p1fyPzkTmSE_9reLcWuz1rg[/img]
[justify]Nous restons sur place toute la matinée pour observer des requins. Outre le grands blancs, je vois des requins marteaux, ainsi qu'un requin bleu passé tout à côté du bateau. Il y a beaucoup d'oiseaux de mer aussi, attirés par les restes de poissons flottant sur l'eau. Puis, nous repartons vers le port.
Arrivé à Sharksville, Helena m'invite à venir déjeuner chez ses grands parents. Ceux-ci ont réussi à se payer un voyage au Bardaran voisin, elle m'explique qu'ils sont restés très pieux et qu'ils ont rêvé toute leur vie de pouvoir voir les grandes villes du pays saint. Après le repas, je lui propose de l'emmener en moto faire un tour dans la brousse, ce qu'elle accepte avec enthousiasme.
Nous partons donc en début d'après midi, non sans avoir oublié de récupérer Pyrrhus à l'hôtel. Nous partons tous les trois le long de la piste menant vers Hopesgood quand je distingue au loin des girafes. Je décide de quitter la piste afin de les approcher.[/justify]
[center][img]http://www.webjunior.net/img/encyclo/girafe.jpg[/img][/center]
[justify]Nous décidons de mettre pied à terre et de nous installer près d'un arbre afin d'observer les girafes. Nous voyons du gibier brouter paisiblement, antilopes, gazelles, zèbres et autre gnous, sous la surveillance bienveillante des girafes, véritable tour de surveillance dans ce paradis animal. Nous passons une partie de l'après midi installé tranquillement à l'ombre de notre arbre, en discutant. Je profite de ce moment pour me faire une idée des connaissances en biologie marine d'Helena et de lui enseigner quelques détails qu'elle ne connaissait pas. Un véritable puis de science cette petite! Je la félicite pour ses connaissances poussées en la matière et la rassure : je pense qu'elle réussira brillamment ses études! Je rédige une lettre manuscrite que je signe à l'attention du doyen de l'université que je lui remet, afin de lui faciliter son inscription. Elle est très émue et verse même quelques larmes, tout en rangeant précautionneusement, avec un chèque que je lui fait, lui permettant de se payer non seulement ses études, mais aussi d'avoir suffisamment d'argent afin de faciliter son installation à Torchwood. Elle me prend dans ses bras et m'embrasse sur la joue, reconnaissante.
Nous repartons en fin d'après-midi en moto vers Sharksville. Nous passons encore un bon moment ensemble à discuter biologie et océanographie, autour d'une grillade de poisson que nous nous préparons sur la plage. Puis vient le temps des au revoir, laissant couler de nouvelles larmes sur les joues d'Helena. Je lui promet de venir la voir à l'université l'année prochaine, puis retourne à l'hôtel afin de passer ma dernière nuit à Sharksville.[/justify]
[right][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/17//16061703074421391214315425.jpg[/img][/right]
[center][img]http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/11/p-60-61-par-mail.jpg[/img][/center]
[justify]Je me réveille encore une fois tôt. J'ai très bien dormi, la journée passée la veille en compagnie d'Helena m'a éreinté, mais je suis très excité ce matin, à l'idée de retourner en mer. Au programme aujourd'hui : l'observation de requins, avec l'espoir de pouvoir apercevoir le plus célèbre d'entre eux, le grand requin blanc.
Une fois encore, je retrouve Helena au port. Mais cette fois-ci, il n'est pas question de prendre son petit voilier, elle m'explique qu'elle a pu louer à un ami de ses grands parents un bateau plus solide : si un requin blanc voulait nous faire chavirer, ce ne serait pas avec son petit 4.20 que nous pourrions nous en tirer. Rassuré, je monte sur le bateau, nous partons vers la pleine mer, plein est. Après quelques dizaines de minutes, Helena stoppe les machines. Elle m'explique une fois encore que le but est d'attirer les requins le plus loin possible des côtes, afin qu'ils n'aillent pas nager au milieu des baigneurs. Comme la veille, elle jette des déchets, morceaux de poissons, viandes avariées et surtout du sang pour attirer les requins. Comme la veille, il faudra peu de temps pour que les premiers ailerons de requins apparaissent, au ras du niveau de l'eau.
Helena me tend une longue perche pour que j'y accroche mon appareil photo. Hors de question de mettre moi même l'appareil sous l'eau, au risque d'y perdre un bras, ou même la vie. Je suis en train d'accrocher mon appareil à la perche quant tout à coup, un requin saute hors de l'eau ouvrant sa gueule monstrueuse vers moi. Les remous qu'il provoque en retombant sont si violents que j'en manque de tomber. Je réussi à le photographier lors de son second passage.
Je réussis à immerger mon appareil photo. Je suis tout sourire, ravis de voir ses magnifiques carnassiers marins. Je réussi à capturer l'image du requin alors qu'il passe à proximité de mon appareil.[/justify]
[img]https://encrypted-tbn2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSDCBRaqYROzAiHA3g6HxdTnRxb-S3p1fyPzkTmSE_9reLcWuz1rg[/img]
[justify]Nous restons sur place toute la matinée pour observer des requins. Outre le grands blancs, je vois des requins marteaux, ainsi qu'un requin bleu passé tout à côté du bateau. Il y a beaucoup d'oiseaux de mer aussi, attirés par les restes de poissons flottant sur l'eau. Puis, nous repartons vers le port.
Arrivé à Sharksville, Helena m'invite à venir déjeuner chez ses grands parents. Ceux-ci ont réussi à se payer un voyage au Bardaran voisin, elle m'explique qu'ils sont restés très pieux et qu'ils ont rêvé toute leur vie de pouvoir voir les grandes villes du pays saint. Après le repas, je lui propose de l'emmener en moto faire un tour dans la brousse, ce qu'elle accepte avec enthousiasme.
Nous partons donc en début d'après midi, non sans avoir oublié de récupérer Pyrrhus à l'hôtel. Nous partons tous les trois le long de la piste menant vers Hopesgood quand je distingue au loin des girafes. Je décide de quitter la piste afin de les approcher.[/justify]
[center][img]http://www.webjunior.net/img/encyclo/girafe.jpg[/img][/center]
[justify]Nous décidons de mettre pied à terre et de nous installer près d'un arbre afin d'observer les girafes. Nous voyons du gibier brouter paisiblement, antilopes, gazelles, zèbres et autre gnous, sous la surveillance bienveillante des girafes, véritable tour de surveillance dans ce paradis animal. Nous passons une partie de l'après midi installé tranquillement à l'ombre de notre arbre, en discutant. Je profite de ce moment pour me faire une idée des connaissances en biologie marine d'Helena et de lui enseigner quelques détails qu'elle ne connaissait pas. Un véritable puis de science cette petite! Je la félicite pour ses connaissances poussées en la matière et la rassure : je pense qu'elle réussira brillamment ses études! Je rédige une lettre manuscrite que je signe à l'attention du doyen de l'université que je lui remet, afin de lui faciliter son inscription. Elle est très émue et verse même quelques larmes, tout en rangeant précautionneusement, avec un chèque que je lui fait, lui permettant de se payer non seulement ses études, mais aussi d'avoir suffisamment d'argent afin de faciliter son installation à Torchwood. Elle me prend dans ses bras et m'embrasse sur la joue, reconnaissante.
Nous repartons en fin d'après-midi en moto vers Sharksville. Nous passons encore un bon moment ensemble à discuter biologie et océanographie, autour d'une grillade de poisson que nous nous préparons sur la plage. Puis vient le temps des au revoir, laissant couler de nouvelles larmes sur les joues d'Helena. Je lui promet de venir la voir à l'université l'année prochaine, puis retourne à l'hôtel afin de passer ma dernière nuit à Sharksville.[/justify]
[right][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/17//16061703074421391214315425.jpg[/img][/right]
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Yul
May, 22nd 2030
[center][img]http://s2.lemde.fr/image/2015/12/21/534x0/4836190_3_9de5_un-lion-dans-le-parc-national-de-hwange-au_13bd8231905ee7d8c6740efd29462bce.jpg[/img][/center]
[justify]Il ne s'est pas passé grand chose depuis mon départ de Sharksville avant-hier. J'ai changé d'idée finalement, je décide de partir toujours plus à l'est, en direction de Hedderwick près de la frontière du Bardaran, puisqu'il paraît que la ville et ses environs valent le coup d’œil. Toutefois, hier, j'ai aperçu en bord de piste des traces de pattes qui m'étaient familière, et ai décidé de les suivre, espérant pouvoir photographier des lions. Ceux-ci ne furent d'ailleurs pas très difficile à trouver, puisque je marchais contre le vent, ils ne me sentirent pas venir, et au bout de quelques dizaines de minutes de marche, je découvrais toute une troupe. Je vis en premier lieu une lionne qui surveillait plusieurs lionceaux qui jouaient tranquillement. Je comprenais que le reste du groupe avait du partir à la chasse et l'avait laissé seule pour protéger les petits, encore trop jeunes pour accompagner les adultes.[/justify]
[img]http://cdn.ngkids.co.uk/dynamic/features_legacy/content/gallery/201401101007152123379172.jpg[/img]
[justify]Je m'installais à une distance suffisante pour ne pas risquer d'être pris comme une menace par la lionne, sans chercher à me cacher. La lionne avait de toutes façons entendu Pyrrhus aboyer en arrivant et savait parfaitement que nous étions présents. Nous montrer, sans avoir peur, permettait de parer à de mauvaises surprises puisqu'elle pouvait surveiller nos mouvements. Nous restâmes quelques heures à attendre, regardant les lionceaux jouer entre eux. Puis, le groupe revint en traînant une carcasse de zèbre, seul le mâle manquait. Je comprenais que quelque-chose n'allait pas, craignant que le mâle ou d'autres lionnes ne cherche à nous prendre Pyrrhus et moi à revers, je me levais et repartais en marchant tranquillement en direction de la piste pour reprendre la route. Soudain je le vis, digne et majestueux. Le mâle avait effectivement entrepris de nous contourner, mais n'avais pas eu le temps de nous prendre à revers. Je me félicitais d'avoir pris l'initiative de repartir. Nous nous fixâmes lui et moi pendant quelques minutes. Puis, je repris ma marche, tout en le surveillant, toujours avec ma carabine armée.[/justify]
[right][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/18//16061804521021391214318405.jpg[/img][/right]
[justify]Le lion ne bougea pas, au contraire, quand je fus à une distance qu'il jugea raisonnable, il s'allongea dans l'herbe, tout en continuant à me surveiller. Je repris mon chemin, rassuré de ne pas faire une nouvelle mauvaise rencontre. Arrivé sur la piste, je repris ma route en direction d'Hedderwick.[/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/06/18//16061804520921391214318404.jpg[/img][/center]
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[justify]Il ne s'est pas passé grand chose depuis mon départ de Sharksville avant-hier. J'ai changé d'idée finalement, je décide de partir toujours plus à l'est, en direction de Hedderwick près de la frontière du Bardaran, puisqu'il paraît que la ville et ses environs valent le coup d’œil. Toutefois, hier, j'ai aperçu en bord de piste des traces de pattes qui m'étaient familière, et ai décidé de les suivre, espérant pouvoir photographier des lions. Ceux-ci ne furent d'ailleurs pas très difficile à trouver, puisque je marchais contre le vent, ils ne me sentirent pas venir, et au bout de quelques dizaines de minutes de marche, je découvrais toute une troupe. Je vis en premier lieu une lionne qui surveillait plusieurs lionceaux qui jouaient tranquillement. Je comprenais que le reste du groupe avait du partir à la chasse et l'avait laissé seule pour protéger les petits, encore trop jeunes pour accompagner les adultes.[/justify]
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[justify]Je m'installais à une distance suffisante pour ne pas risquer d'être pris comme une menace par la lionne, sans chercher à me cacher. La lionne avait de toutes façons entendu Pyrrhus aboyer en arrivant et savait parfaitement que nous étions présents. Nous montrer, sans avoir peur, permettait de parer à de mauvaises surprises puisqu'elle pouvait surveiller nos mouvements. Nous restâmes quelques heures à attendre, regardant les lionceaux jouer entre eux. Puis, le groupe revint en traînant une carcasse de zèbre, seul le mâle manquait. Je comprenais que quelque-chose n'allait pas, craignant que le mâle ou d'autres lionnes ne cherche à nous prendre Pyrrhus et moi à revers, je me levais et repartais en marchant tranquillement en direction de la piste pour reprendre la route. Soudain je le vis, digne et majestueux. Le mâle avait effectivement entrepris de nous contourner, mais n'avais pas eu le temps de nous prendre à revers. Je me félicitais d'avoir pris l'initiative de repartir. Nous nous fixâmes lui et moi pendant quelques minutes. Puis, je repris ma marche, tout en le surveillant, toujours avec ma carabine armée.[/justify]
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[justify]Le lion ne bougea pas, au contraire, quand je fus à une distance qu'il jugea raisonnable, il s'allongea dans l'herbe, tout en continuant à me surveiller. Je repris mon chemin, rassuré de ne pas faire une nouvelle mauvaise rencontre. Arrivé sur la piste, je repris ma route en direction d'Hedderwick.[/justify]
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