[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/15/1460541339-elc.png[/img]
« Chaque cuisinière doit apprendre à gouverner l’État », slogan de Vladimir Kirov[/center]
[justify]Les Écoles de la Pensée Révolutionnaire, anciennement appelé Les Écoles des Arts et des Lettres Antifasciste durant la Guerre de Libération Nationale, ont été fondées pour doter le mouvement révolutionnaire Oustrien de cadres, d'intellectuels capable de pouvoir mener la lutte sur le front culturel et politique. Ces écoles ont réunis des intellectuels communistes, communisants, progressistes ou tout simplement sympathisant de la Guerre de Libération Nationale. Avec la victoire de la révolution, ces écoles ont été conservées et ont été transformées en institutions stables, discutant, synthétisant et donnant idéologiquement des armes pour la construction du socialisme en Oustrie. Elle est aujourd'hui ouverte à tout le monde, toute personne souhaitant s'exprimer sur un sujet précis (Philosophique, Politique, Artistique, etc etc) et n'ayant pas forcément de "qualification" ou de diplômes. Ces écoles sont de fait, des noyaux d'études qui peuvent être consultées par le plus grand nombre. Elle garde encore le slogan qu'elle avait durant la Guerre de Libération Nationale : Unité, dynamisme, sérieux et entrain. Des textes, analyses, contributions seront relayées, retranscrites et montreront l'étendue des débats qui transpercent la Fédération dans sa quête d'une société nouvelle et révolutionnaire.[/justify]
Les Ecoles de la Pensée Révolutionnaire
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Viktor Troska
[center]POURQUOI NOUS FAUT-IL RÉTABLIR LE RÈGNE DE LA TOTALITÉ SUR LA MULTITUDE ?
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/15/1460578034-ap.png[/img][/center]
[quote][justify]Il est bien trop courant d'entendre ici et là, qu'il nous faut trouver une possibilité de bâtir une société nouvelle, une société meilleure et révolutionnaire en Oustrie. Nous sommes parfaitement d'accord avec cela, mais nous ne pouvons pas nous permettre de nous égarer dans des voies de garages. Il est aussi courant de voir des déformations de droite comme de gauche, pulluler à une grande vitesse. Ceux de droite expliquant qu'il ne faut pas tomber dans une vision 'globalisante' de la société, de ses rapports sociaux et dans la construction du socialisme. Ceux de gauche affirment quand à eux, qu'il faut que le volontarisme révolutionnaire embrigade tout et tout le monde, dans une sorte de magma informe qui permettrait alors ''d'aller de l'avant''. Il nous faut être très clair et démontrer que ces deux voies sont néfastes et un danger pour notre révolution, ainsi que dans la compréhension internationale des autres partis/organisations révolutionnaires. Aujourd'hui, nous vivons réellement dans le règne de la multitude et non pas dans celui de la totalité. Totalité et multitude ne sont donc pas la même chose ? Non, bien qu'elles englobent la même idée mais ne sont qualitativement pas comparable. La multitude se rapprocherait plutôt des sociétés libérales ou dites traditionnelles (ces dernières essayent de contre-carrer le principe de totalité, avec des substrats comme les corporations qui de fait, ne font que renforcer la multitude et non pas la totalité révolutionnaire), alors que la totalité est une vision profondément révolutionnaire, profondément novatrice dans sa manière de concevoir le monde. Il faut relier l'individualisme bourgeois avec la multitude, comme manière anti-dialectique de résoudre les contradictions du capitalisme, de faire triompher un prétendu ''ordre naturel'' qui aurait des échos avec des prétendues ''droits naturels'' qui réunis, marchent main dans la main, y compris sans le vouloir contre toute transformations révolutionnaire. Seule une conception du monde authentiquement révolutionnaire, nous donnera les armes pour mener la lutte au sein de la Fédération, mais également internationalement.
L'INDIVIDUALISME A T-IL ÉTÉ RÉVOLUTIONNAIRE ?
Face à des ordres et des sociétés qui se voulaient ancestrales, l'individualisme bourgeois a été une arme de guerre contre la féodalité. En proclamant qu'il existe des droits inaliénables, qu'il doit y avoir une justice face à des ordres, qu'il doit y avoir une conception de la société basé sur des individus et leurs responsabilités, la bourgeoisie s'est montrée révolutionnaire dans sa pensée, pour faire triompher son mode de production ainsi que ses valeurs propres. Au moment de son accession au pouvoir, c'est à dire quand elle est passée de classe dominante à une classe dirigeante, son individualisme s'est finalement transformé en conception conservatrice de défense de la propriété, de l'accumulation des richesses, de défense mystique de la propriété. A partir de ce moment là, la bourgeoisie a réussit à imposer ses propres normes, soit au moyen de la société politico-militaire pour écraser les masses, soit au moyen de la société civile, c'est à dire en usant de son hégémonie politique ou idéologique pour faire passer ses conceptions comme parfaitement naturelle. L'on pourrait cependant dire que l'individualisme bourgeois est une forme spécifique de l'individualisme, qui recouvre finalement la volonté de faire de l'individu le centre de toute analyse, comme se suffisant à lui-même, se fabriquant lui-même et n'étant finalement, que sous la dictature de L’État, de la société, d'un ''collectivisme'' qui commencerait par le fait d'être obligé d'avoir des heures de travail fixe pour tous et toutes. L'égocentrisme, le nombrilisme, le narcissisme, l'égoïsme qui engendre la rivalité, le profit, la réussite qui passe par l’écrasement de l’autre en sont les symptômes premiers. Existerait-il donc, des formes d'individualismes qui restent révolutionnaires et se détournant de celui communément admis sous sa forme bourgeoise ? Sans doute. La forte tradition anarchiste admet que l'individu existe, qu'il doit s'exprimer et s'affirmer mais que dans cette quête, il ne doit pas être au-dessus des autres, il doit être dans une coopération totale. Le seul problème qu'il faut noter, c'est que la passerelle entre le libéralisme et l'anarchisme dans cette ''philosophie de l'individu'' est fortement mince et ne permet pas d'éviter des glissement de l'un vers l'autre. L'individualisme, ne peut se réaliser que dans une totalité bien comprise, c'est à dire quand des gardes-fous et le bien commun sont mis en place et permettent l'épanouissement tant d'un point de vue individuel, que collectif. La révolution quand elle est bien comprise, par souvent d'une réflexion et d'une attitude personnelle et individuelle, qui permet de se transformer soi-même et au contact des autres, de se transformer collectivement. Dans ce sens, nous pouvons donner raison au philosophe rostov Bakounine qui disait qu'il ne fallait pas limiter la liberté des uns à la liberté des autres, mais que la liberté des uns, s'étend constamment avec la liberté des autres. Mais encore une fois, cela n'est possible que dans une société qui accepte le principe de totalité, le principe que toute possibilité d'émancipation réelle vient d'abord des masses.
QU'EST-CE QUE LA TOTALITÉ ?
La Totalité vise à dépasser l'individualisme et toutes les autres théories politiques qui veulent mettre au banc, le bien commun. Le bien commun est le socle commun, le terreau d'où peut naître toute tentative d'émancipation, toute tentative d'améliorer les conditions du genre humain. Il est vain et illusoire de penser que tout partirait de l'individu et de sa volonté propre. Les théories qui font de l'individu-élite (théorie du Surhomme) une sorte de volonté de puissance qui dépasserait la simple plèbe, démontre toute la volonté de briser le socialisme dans son essence. Face à toutes ces théories et interprétations, il faut remettre en avant la nécessité impérieuse du tout, de la totalité. Il faut à ce niveau, ne pas se tromper dans l'interprétation à faire du terme de totalité. Il ne s'agit aucunement de faire triompher des appareils et des institutions, ni de donner la priorité aux cadres dans la construction d'une société nouvelle. (Ici et à notre avis, les théories découlant de Ovskorine, Gark ou Kirov seraient à critiquer plus en profondeur) Nous voyons dans la totalité, la possibilité de faire participer activement les masses à la construction du socialisme, de cette société nouvelle. La totalité n'est donc pas un concept qui vise à tout englober ''par en haut'', mais à lier organiquement les organismes de directions avec le mouvement de masse. Ici donc, la totalité effectue un saut quantitatif en avant. Hier, la multitude ne pouvait que trouver son salut dans l'intégration aux mœurs bourgeoises, à la cupidité et à l’appât du gain. Il y avait un paradis bourgeois, qui ne prenait plus en compte la nécessité de Dieu, mais celle d'accumuler, d'accumuler et d'accumuler encore plus. En l'absence d'une analyse du monde scientifique, les révoltés mettaient en avant un vitalisme, une volonté de destruction, une révolte individuelle qui devait mener à un bouleversement de la société. Mais cette voix était sans issue, la multitude se défiant de ces actes individuels, pire les prenant pour des actes de guerre contre eux et la société. Aujourd'hui, avec les armes théoriques et idéologiques dont nous disposons, nous pouvons faire en sorte que la multitude hier totalement dépossédé de tout, puisse acquérir un degré de conscience supérieur. Résumons brièvement ce que nous essayons de mettre en valeur : la Totalité ne vise aucunement à effacer les individus, ni à être un ''tout' qui se substitue à eux. Elle vise avant tout à lutter contre l'individualisme bourgeois, à la pensée petite-bourgeoise qui ne veut pas se plier à la discipline de classe, qui ne souhaite aucun changement qui pourrait remettre en cause sa place dans la société capitaliste. Car en tant que classe et individuellement, elle sert d'instance promotionnel. ''Si moi je peux réussir, tout le monde peut réussir. Donc toi aussi, tu peux le faire''. Voilà ce qu'il faut briser, ce qu'il faut totalement retourner. Seul un mouvement massif, un mouvement de masse peut permettre d'atteindre l'idéal de la Totalité, l'idéal de la communauté telle qu'elle était défini par Marx & Engels, quand ils parlaient du communisme comme ''retour à la communauté'', à la Commune. La réhabilitation de la totalité, théorie qui prolonge le bien commun et l'élargit, doit permettre d'être la première pierre posée contre l'édifice capitaliste, contre son mode et sa civilisation qu'il impose absolument partout. La totalité rassemble, la totalité permet de faire émerger les potentialités jusque là impossible dans une société de classe. La totalité permettra aux forces productives de croître à nouveau, dans le sens du développement humain, dans la sauvegarde de la biosphère, dans le besoin de la planification, le besoin en bien d'équipements durables, etc etc. Est-ce que l'Oustrie a atteint ce stade, est-ce qu'elle est au stade de la totalité ? Non et il serait opportuniste de le proclamer. Dans notre Fédération, nous essayons de trouver comment atteindre ce stade, comment atteindre cette idéale. Notre société est encore traversée par de nombreux contradictions, de nombreuses divisions. Ne perdons pas de vue la totalité, sinon nous pourrions laisser place au révisionnisme.
EST-CE QUE TERIENKOV A APPLIQUÉ LE CONCEPT DE TOTALITÉ ?
Les seuls référents que nous puissions avoir, se situe en Rostovie et au Kirep voisin. Il est également incontournable que nous parlions un instant du concept fumeux de ''totalitarisme'', qui viserait à discréditer toute volonté collective de bâtir une société nouvelle. Qui pourrait donc croire que Terienkov et les siens, étaient entrain de bâtir une société où se réalisait la totalité ? Terienkov et les siens ne représentaient qu'une minorité, assouvissant des désirs tout au plus individuels. Réfléchissons quelques instants. Nous qui défendons la totalité, si il doit y avoir un régime ''totalitaire'' pour reprendre ce vocable, c'est une organisation sociale et politique qui est gérée collectivement par tous et par toutes. Qui peut donc croire que Terienkov, réalisait ce noble projet ? Nous ne devons pas subir ce terrorisme intellectuel qui empêche toute émancipation de la pensée. C'est parce que nous aimons le genre humain, que nous aimons la totalité au profit de la multitude, que nous nous battons pour le socialisme et pour atteindre la société communiste. Terienkov en appliquant une Terreur qui paralysait l'ensemble de la société rostove, n'a en aucun cas permis une émancipation collective. Il n'a fait que renforcer des appareils, renforcé la domination d'une toute petite élite sur l'ensemble de la société. A cela, nous devons dire que Kirov et le Kirovisme, ont également cette vision ''verticale'' qui fait de la totalité quelque chose d'abstrait, quelque chose qui viendrait de manière transcendance. Bien que nous pensons que le Kirovisme a été un instrument du Bien Commun, il nous faut être critique sur ce qui a déjà été appliqué et comment faire en sorte de ne pas reproduire les même erreurs. Kirov a fait preuve d'énormément de subjectivisme, nous sommes contre le fait de dire que ses erreurs seraient des erreurs ''de droite'' ou alors purement ''bureaucratique''. Au contraire, le volontarisme de Kirov dans sa vision du socialisme, dans sa vision de la révolution ne poussait à sauter des étapes, à mener des attaques de front quitte à devoir se retourner contre des éléments jugés ''arriérés''. La totalité doit rester cohérente, elle ne doit pas pousser en avant quand les masses ne sont pas prête et elle ne doit pas être en retrait quand les masses veulent aller de l'avant. La totalité vise à révolutionnariser les rapports sociaux, les rapports économiques au sein de la phase de transition qu'est le socialisme. Non, le socialisme n'est pas un mode de production, mais une phase de transition où se mettent en place les instruments nécessaire pour détruire le capitalisme et faire accoucher le monde nouveau, le monde communiste. Nous ne devons donc pas avoir peur de faire de la totalité, une arme contre toutes les dérives sectaires, bureaucratiques, individuelles qui pourraient se dresser contre elle et non pas réaliser l'inverse comme l'a fait Terienkov. Voilà pourquoi nous disons que notre devoir en tant que révolutionnaire, en tant que socialiste et communiste, est de lutter implacablement pour que la totalité soit comprise comme forme d'émancipation universelle. Nous ne pouvons pas laisser les idéologues de la bourgeoisie, les tenants du capitalisme débridée, nous expliquer que tout se résumerait à l'individu ou alors, nous ne pourrions avoir que des massacres de masses à l'horizon. Combattre Terienkov et ses positions, c'est faire un pas de plus en avant dans la compréhension de la totalité, du but véritable du socialisme.
EN CONCLUSION
Nous pouvons dire qu'en Oustrie, nous avons dépassé la multitude du moment où notre peuple s'est retrouvé à mener la Guerre de Libération Nationale. Cependant, la totalité est entrain d'être bâti et le chemin est encore loin pour parvenir à imposer cette conception dans tout les secteurs de la société. Nous pouvons cependant dire que notre système démocratique, de gestion et de contrôle est un pas vers la totalité, vers ce qui pourrait être une mobilisation permanente des énergies vives de la Fédération. Qu'est-ce que le socialisme, si il reste stationnaire et campé à quelques cadres, quelques appareils qui dictent une politique sans se référer aux masses ? La totalité doit avoir comme slogan que l'émancipation des hommes sera l’œuvre des hommes eux-même. Nous ne prétendons pas que la totalité se doit d'être une vertu. Nous prétendons que la totalité est la réponse pour construire, approfondir et développer les bases d'un socialisme authentique, véritable et populaire. Ne soyons cependant pas orgueilleux, ne soyons pas des fanfarons. C'est en creusant, en approfondissant les bases de la totalité et d'un ''socialisme total'' que nous pourrons déclarer avoir été capable de vaincre une fois de plus, les pensées bourgeoises et petites-bourgeoises en Oustrie, comme ailleurs. En attendant, n'oublions pas que le plus important est d'étudier et de transformer sans cesse notre conception du monde. Nous ne sommes pas seulement bon à détruire l'ancien monde, nous devons également penser à en bâtir un nouveau ![/justify][/quote]
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/15/1460578034-ap.png[/img][/center]
[quote][justify]Il est bien trop courant d'entendre ici et là, qu'il nous faut trouver une possibilité de bâtir une société nouvelle, une société meilleure et révolutionnaire en Oustrie. Nous sommes parfaitement d'accord avec cela, mais nous ne pouvons pas nous permettre de nous égarer dans des voies de garages. Il est aussi courant de voir des déformations de droite comme de gauche, pulluler à une grande vitesse. Ceux de droite expliquant qu'il ne faut pas tomber dans une vision 'globalisante' de la société, de ses rapports sociaux et dans la construction du socialisme. Ceux de gauche affirment quand à eux, qu'il faut que le volontarisme révolutionnaire embrigade tout et tout le monde, dans une sorte de magma informe qui permettrait alors ''d'aller de l'avant''. Il nous faut être très clair et démontrer que ces deux voies sont néfastes et un danger pour notre révolution, ainsi que dans la compréhension internationale des autres partis/organisations révolutionnaires. Aujourd'hui, nous vivons réellement dans le règne de la multitude et non pas dans celui de la totalité. Totalité et multitude ne sont donc pas la même chose ? Non, bien qu'elles englobent la même idée mais ne sont qualitativement pas comparable. La multitude se rapprocherait plutôt des sociétés libérales ou dites traditionnelles (ces dernières essayent de contre-carrer le principe de totalité, avec des substrats comme les corporations qui de fait, ne font que renforcer la multitude et non pas la totalité révolutionnaire), alors que la totalité est une vision profondément révolutionnaire, profondément novatrice dans sa manière de concevoir le monde. Il faut relier l'individualisme bourgeois avec la multitude, comme manière anti-dialectique de résoudre les contradictions du capitalisme, de faire triompher un prétendu ''ordre naturel'' qui aurait des échos avec des prétendues ''droits naturels'' qui réunis, marchent main dans la main, y compris sans le vouloir contre toute transformations révolutionnaire. Seule une conception du monde authentiquement révolutionnaire, nous donnera les armes pour mener la lutte au sein de la Fédération, mais également internationalement.
L'INDIVIDUALISME A T-IL ÉTÉ RÉVOLUTIONNAIRE ?
Face à des ordres et des sociétés qui se voulaient ancestrales, l'individualisme bourgeois a été une arme de guerre contre la féodalité. En proclamant qu'il existe des droits inaliénables, qu'il doit y avoir une justice face à des ordres, qu'il doit y avoir une conception de la société basé sur des individus et leurs responsabilités, la bourgeoisie s'est montrée révolutionnaire dans sa pensée, pour faire triompher son mode de production ainsi que ses valeurs propres. Au moment de son accession au pouvoir, c'est à dire quand elle est passée de classe dominante à une classe dirigeante, son individualisme s'est finalement transformé en conception conservatrice de défense de la propriété, de l'accumulation des richesses, de défense mystique de la propriété. A partir de ce moment là, la bourgeoisie a réussit à imposer ses propres normes, soit au moyen de la société politico-militaire pour écraser les masses, soit au moyen de la société civile, c'est à dire en usant de son hégémonie politique ou idéologique pour faire passer ses conceptions comme parfaitement naturelle. L'on pourrait cependant dire que l'individualisme bourgeois est une forme spécifique de l'individualisme, qui recouvre finalement la volonté de faire de l'individu le centre de toute analyse, comme se suffisant à lui-même, se fabriquant lui-même et n'étant finalement, que sous la dictature de L’État, de la société, d'un ''collectivisme'' qui commencerait par le fait d'être obligé d'avoir des heures de travail fixe pour tous et toutes. L'égocentrisme, le nombrilisme, le narcissisme, l'égoïsme qui engendre la rivalité, le profit, la réussite qui passe par l’écrasement de l’autre en sont les symptômes premiers. Existerait-il donc, des formes d'individualismes qui restent révolutionnaires et se détournant de celui communément admis sous sa forme bourgeoise ? Sans doute. La forte tradition anarchiste admet que l'individu existe, qu'il doit s'exprimer et s'affirmer mais que dans cette quête, il ne doit pas être au-dessus des autres, il doit être dans une coopération totale. Le seul problème qu'il faut noter, c'est que la passerelle entre le libéralisme et l'anarchisme dans cette ''philosophie de l'individu'' est fortement mince et ne permet pas d'éviter des glissement de l'un vers l'autre. L'individualisme, ne peut se réaliser que dans une totalité bien comprise, c'est à dire quand des gardes-fous et le bien commun sont mis en place et permettent l'épanouissement tant d'un point de vue individuel, que collectif. La révolution quand elle est bien comprise, par souvent d'une réflexion et d'une attitude personnelle et individuelle, qui permet de se transformer soi-même et au contact des autres, de se transformer collectivement. Dans ce sens, nous pouvons donner raison au philosophe rostov Bakounine qui disait qu'il ne fallait pas limiter la liberté des uns à la liberté des autres, mais que la liberté des uns, s'étend constamment avec la liberté des autres. Mais encore une fois, cela n'est possible que dans une société qui accepte le principe de totalité, le principe que toute possibilité d'émancipation réelle vient d'abord des masses.
QU'EST-CE QUE LA TOTALITÉ ?
La Totalité vise à dépasser l'individualisme et toutes les autres théories politiques qui veulent mettre au banc, le bien commun. Le bien commun est le socle commun, le terreau d'où peut naître toute tentative d'émancipation, toute tentative d'améliorer les conditions du genre humain. Il est vain et illusoire de penser que tout partirait de l'individu et de sa volonté propre. Les théories qui font de l'individu-élite (théorie du Surhomme) une sorte de volonté de puissance qui dépasserait la simple plèbe, démontre toute la volonté de briser le socialisme dans son essence. Face à toutes ces théories et interprétations, il faut remettre en avant la nécessité impérieuse du tout, de la totalité. Il faut à ce niveau, ne pas se tromper dans l'interprétation à faire du terme de totalité. Il ne s'agit aucunement de faire triompher des appareils et des institutions, ni de donner la priorité aux cadres dans la construction d'une société nouvelle. (Ici et à notre avis, les théories découlant de Ovskorine, Gark ou Kirov seraient à critiquer plus en profondeur) Nous voyons dans la totalité, la possibilité de faire participer activement les masses à la construction du socialisme, de cette société nouvelle. La totalité n'est donc pas un concept qui vise à tout englober ''par en haut'', mais à lier organiquement les organismes de directions avec le mouvement de masse. Ici donc, la totalité effectue un saut quantitatif en avant. Hier, la multitude ne pouvait que trouver son salut dans l'intégration aux mœurs bourgeoises, à la cupidité et à l’appât du gain. Il y avait un paradis bourgeois, qui ne prenait plus en compte la nécessité de Dieu, mais celle d'accumuler, d'accumuler et d'accumuler encore plus. En l'absence d'une analyse du monde scientifique, les révoltés mettaient en avant un vitalisme, une volonté de destruction, une révolte individuelle qui devait mener à un bouleversement de la société. Mais cette voix était sans issue, la multitude se défiant de ces actes individuels, pire les prenant pour des actes de guerre contre eux et la société. Aujourd'hui, avec les armes théoriques et idéologiques dont nous disposons, nous pouvons faire en sorte que la multitude hier totalement dépossédé de tout, puisse acquérir un degré de conscience supérieur. Résumons brièvement ce que nous essayons de mettre en valeur : la Totalité ne vise aucunement à effacer les individus, ni à être un ''tout' qui se substitue à eux. Elle vise avant tout à lutter contre l'individualisme bourgeois, à la pensée petite-bourgeoise qui ne veut pas se plier à la discipline de classe, qui ne souhaite aucun changement qui pourrait remettre en cause sa place dans la société capitaliste. Car en tant que classe et individuellement, elle sert d'instance promotionnel. ''Si moi je peux réussir, tout le monde peut réussir. Donc toi aussi, tu peux le faire''. Voilà ce qu'il faut briser, ce qu'il faut totalement retourner. Seul un mouvement massif, un mouvement de masse peut permettre d'atteindre l'idéal de la Totalité, l'idéal de la communauté telle qu'elle était défini par Marx & Engels, quand ils parlaient du communisme comme ''retour à la communauté'', à la Commune. La réhabilitation de la totalité, théorie qui prolonge le bien commun et l'élargit, doit permettre d'être la première pierre posée contre l'édifice capitaliste, contre son mode et sa civilisation qu'il impose absolument partout. La totalité rassemble, la totalité permet de faire émerger les potentialités jusque là impossible dans une société de classe. La totalité permettra aux forces productives de croître à nouveau, dans le sens du développement humain, dans la sauvegarde de la biosphère, dans le besoin de la planification, le besoin en bien d'équipements durables, etc etc. Est-ce que l'Oustrie a atteint ce stade, est-ce qu'elle est au stade de la totalité ? Non et il serait opportuniste de le proclamer. Dans notre Fédération, nous essayons de trouver comment atteindre ce stade, comment atteindre cette idéale. Notre société est encore traversée par de nombreux contradictions, de nombreuses divisions. Ne perdons pas de vue la totalité, sinon nous pourrions laisser place au révisionnisme.
EST-CE QUE TERIENKOV A APPLIQUÉ LE CONCEPT DE TOTALITÉ ?
Les seuls référents que nous puissions avoir, se situe en Rostovie et au Kirep voisin. Il est également incontournable que nous parlions un instant du concept fumeux de ''totalitarisme'', qui viserait à discréditer toute volonté collective de bâtir une société nouvelle. Qui pourrait donc croire que Terienkov et les siens, étaient entrain de bâtir une société où se réalisait la totalité ? Terienkov et les siens ne représentaient qu'une minorité, assouvissant des désirs tout au plus individuels. Réfléchissons quelques instants. Nous qui défendons la totalité, si il doit y avoir un régime ''totalitaire'' pour reprendre ce vocable, c'est une organisation sociale et politique qui est gérée collectivement par tous et par toutes. Qui peut donc croire que Terienkov, réalisait ce noble projet ? Nous ne devons pas subir ce terrorisme intellectuel qui empêche toute émancipation de la pensée. C'est parce que nous aimons le genre humain, que nous aimons la totalité au profit de la multitude, que nous nous battons pour le socialisme et pour atteindre la société communiste. Terienkov en appliquant une Terreur qui paralysait l'ensemble de la société rostove, n'a en aucun cas permis une émancipation collective. Il n'a fait que renforcer des appareils, renforcé la domination d'une toute petite élite sur l'ensemble de la société. A cela, nous devons dire que Kirov et le Kirovisme, ont également cette vision ''verticale'' qui fait de la totalité quelque chose d'abstrait, quelque chose qui viendrait de manière transcendance. Bien que nous pensons que le Kirovisme a été un instrument du Bien Commun, il nous faut être critique sur ce qui a déjà été appliqué et comment faire en sorte de ne pas reproduire les même erreurs. Kirov a fait preuve d'énormément de subjectivisme, nous sommes contre le fait de dire que ses erreurs seraient des erreurs ''de droite'' ou alors purement ''bureaucratique''. Au contraire, le volontarisme de Kirov dans sa vision du socialisme, dans sa vision de la révolution ne poussait à sauter des étapes, à mener des attaques de front quitte à devoir se retourner contre des éléments jugés ''arriérés''. La totalité doit rester cohérente, elle ne doit pas pousser en avant quand les masses ne sont pas prête et elle ne doit pas être en retrait quand les masses veulent aller de l'avant. La totalité vise à révolutionnariser les rapports sociaux, les rapports économiques au sein de la phase de transition qu'est le socialisme. Non, le socialisme n'est pas un mode de production, mais une phase de transition où se mettent en place les instruments nécessaire pour détruire le capitalisme et faire accoucher le monde nouveau, le monde communiste. Nous ne devons donc pas avoir peur de faire de la totalité, une arme contre toutes les dérives sectaires, bureaucratiques, individuelles qui pourraient se dresser contre elle et non pas réaliser l'inverse comme l'a fait Terienkov. Voilà pourquoi nous disons que notre devoir en tant que révolutionnaire, en tant que socialiste et communiste, est de lutter implacablement pour que la totalité soit comprise comme forme d'émancipation universelle. Nous ne pouvons pas laisser les idéologues de la bourgeoisie, les tenants du capitalisme débridée, nous expliquer que tout se résumerait à l'individu ou alors, nous ne pourrions avoir que des massacres de masses à l'horizon. Combattre Terienkov et ses positions, c'est faire un pas de plus en avant dans la compréhension de la totalité, du but véritable du socialisme.
EN CONCLUSION
Nous pouvons dire qu'en Oustrie, nous avons dépassé la multitude du moment où notre peuple s'est retrouvé à mener la Guerre de Libération Nationale. Cependant, la totalité est entrain d'être bâti et le chemin est encore loin pour parvenir à imposer cette conception dans tout les secteurs de la société. Nous pouvons cependant dire que notre système démocratique, de gestion et de contrôle est un pas vers la totalité, vers ce qui pourrait être une mobilisation permanente des énergies vives de la Fédération. Qu'est-ce que le socialisme, si il reste stationnaire et campé à quelques cadres, quelques appareils qui dictent une politique sans se référer aux masses ? La totalité doit avoir comme slogan que l'émancipation des hommes sera l’œuvre des hommes eux-même. Nous ne prétendons pas que la totalité se doit d'être une vertu. Nous prétendons que la totalité est la réponse pour construire, approfondir et développer les bases d'un socialisme authentique, véritable et populaire. Ne soyons cependant pas orgueilleux, ne soyons pas des fanfarons. C'est en creusant, en approfondissant les bases de la totalité et d'un ''socialisme total'' que nous pourrons déclarer avoir été capable de vaincre une fois de plus, les pensées bourgeoises et petites-bourgeoises en Oustrie, comme ailleurs. En attendant, n'oublions pas que le plus important est d'étudier et de transformer sans cesse notre conception du monde. Nous ne sommes pas seulement bon à détruire l'ancien monde, nous devons également penser à en bâtir un nouveau ![/justify][/quote]
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Viktor Troska
[center]AU SUJET DE LA RÉÉDITION DES OUVRAGES ÉCONOMIQUES DE J. OVSKORINE
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[quote][justify]Il nous faut en premier lieu remercier l'énorme travail d'édition et de réimpression fourni par les camarades du Parti Communiste, qui se démènent depuis le début de l'année à pouvoir faire paraître deux ouvrages importants qui nous semblent très important à étudier dans la période historique où nous nous trouvons. Il s'agit des livres Les problèmes économiques du socialisme en URSR et Cinq conversations avec les économistes rostovs, écrient tout deux par Joseph Ovskorine, deuxième dirigeant de la Rostovie de 1953 à 1982. Ces deux ouvrages sont d'une importance capitale pour comprendre la formation de l'économie politique sous le socialisme, mais également de se souvenir des luttes importantes mené sur le front théorique contre les conceptions révisionnistes portés par de nombreux économistes rostovs à cette époque. Malheureusement après la mort de Ovskorine, ces successeurs Youri Serevov et Léonid Toborev mettront progressivement en place tout ce qui était déconseillé par le Ovskorine et ses partisans, menant à la chute de l'URSR en Février 1999. Il ne s'agit pas ici de porter un jugement politique sur Ovskorine, mais de donner un avant-propos à ces deux ouvrages fondamentales qui doivent être massivement lu, commenté et diffusé pour continuer la construction du socialisme en Oustrie, comme ailleurs. Souvenons-nous qu'il y a moins de trois ans, les révisionnistes mené par Vladislav Todor au Kirep voisin ont faillit mener le pays au bord du gouffre et restaurer définitivement le capitalisme dans le pays. Ceci doit-être un avertissement pour tout ceux et celles qui ont pour objectif la pérennité des idées révolutionnaires et la volonté de résister au révisionnisme, à la sociale-démocratie et tout autre forme de subjectivisme gauchiste et/ou petit-bourgeois.
OVSKORINE ET LA LUTTE POUR LA TRANSITION SOCIALISTE
Lorsque Joseph Ovskorine succède à Vladimir Kirov (Ndlr : A ne pas confondre avec le Vladimir Kirov, fondateur de la RFCR) en 1953, la Rostovie sort d'une longue guerre civile qui à causé des millions de victimes. La priorité est de rebâtir le pays sur des bases socialistes, de nouer une alliance solide entre les ouvriers et les paysans. Les premières mesures socialistes sont mises en place sous Vladimir Kirov, mais ce dernier étant gravement malade -tant physiquement que nerveusement-, c'est Ovskorine qui prend la tête du Parti Communiste. Celui-ci va lancer rapidement une politique de collectivisation de l'agriculture, couplé avec une politique d'industrialisation qui va hisser la Rostovie comme une grande superpuissance pour les décennies qui viendront. Ovskorine se montre déterminé à transformer radicalement la vieille Rostovie et les politiques de collectivisation et d'industrialisation vont faire surgir des problèmes qu'il va être le premier à devoir trancher. (Vladimir Kirov et Kiminbak, dirigeant communiste du Lychaka) Quelles sont les transformations opérés dans l'économie socialiste, après la nationalisation et le renversement de la propriété privée ? Quel est la substance de la marchandise sous le socialisme ? Existe-il toujours une loi de la valeur sous le socialisme et pourquoi ? Ces questions restent encore aujourd'hui importantes pour les révolutionnaires du monde entier et pour les principaux États socialistes du monde, car ces questions ne sont pas anodines et doivent permettre de tracer une ligne de démarcation claire entre les communistes sincères et les révisionnistes qui tapent à bras raccourcis sur le socialisme scientifique ! La résorption du chômage, les politiques de pleine-emploi, la disparation des crises systémiques inhérentes au capitalisme sont les grands avantages apportés par le socialisme, montrant sa solidité contre un système capitaliste de plus en plus touché par des crises de plus en plus grandes. Il faut dire ici que le socialisme n'est pas un mode de production défini, mais qu'il est la phase inférieure du communisme, c'est à dire qu'il pose les bases de la liquidation complète du capitalisme et de ses restes, pour advenir à la société communiste. C'est en ce sens que l'économie planifiée, la rationalisation du travail et le gigantesque effort des classes travailleuses des usines, de la terre et intellectuelles, permettent de contre-carrer efficacement toute volonté de restauration du capitalisme. Pourtant, cela ne suffit pas : A la mort de Ovskorine, les premières mesures révisionnistes ont démantelé les fermes collectives, réduit le cycle de croissante, commencé à faire réapparaître le chômage et des problèmes économiques inexistants avant. La lutte pour la transition socialiste est une lutte économique et idéologie, c'est une lutte de classe.
LA FIN DE L'ÉCONOMIE POLITIQUE BOURGEOISE
Il est courant d'entendre, de lire ou de deviner que dans la prose des anti-communistes (franc ou non), il y a des attaques faîtes contre tout un nouvel édifice sociale, politique et économique. L'argument qui revient sans arrêt dans la bouche de tout ces messieurs, est le terme de "Capitalisme d'État", qui consisterait donc à admettre que les transformations profondes dans les pays socialistes n'en seraient pas, ou du moins seraient détournés de leur objectif principal. Jamais l'Oustrie, le Kirep ou même la Rostovie de Kirov, ne pratiquait un quelconque "Capitalisme d'État", puisqu'il n'y a plus de concessions faîtes aux capitalistes pour qu'ils investissent dans l'économie. Cela démontre qu'ils ne comprennent rien à l'économie politique du socialisme, mais qu'ils essayent de montrer que le capitalisme serait un mode de production immuable, qui ne pourraient pas être disparaître de la surface du globe. Ovskorine démontre également dans ses discussions contre les économistes soviétiques, que la marchandise dans un pays socialiste acquiert une autre forme, qu'elle n'est plus en substance le même type de marchandise que dans le système capitaliste ! Pourquoi ? Dans son ouvrage majeur Le Capital, Marx a démontré que dans la société bourgeoise et capitaliste, la marchandise était la structure de base de la production capitaliste. Or, les révisionnistes de tout poil associé avec les anti-communistes arrivent à faire croire que la circulation marchande resterait dominante dans les pays socialistes, donc qu'il y avait toujours un travail salarié ! Or, Marx explique très bien que par marchandise, il avait en vue le produit du travail salarié, donc le travail exploité. La marchandise existait avant le capitalisme, mais ce n'est que sous le capitalisme qu'elle devient généralisée comme forme de travail humain et donc qu'elle renferme en elle-même les germes du travail salarié, exploité par autrui : Ceux qui détiennent les moyens de productions (usines, terres, etc etc) permettent cette exploitation, car le but de la production marchande est de faire du profit. Il y a une différence entre le travail nécessaire et le sur-travail, ou ce que l'on nomme la plus-value. Dans la société capitaliste, où va cette plus-value ? Dans la poche des capitalistes. Dans la société socialiste, où va ce sur-travail ? Dans la poche d'un quelconque exploiteur... ? La réponse est non. Sous le socialisme et comme le souligne Ovskorine, l'échange marchand et le sur-travail acquiert une nouvelle substance, qui est radicalement différente de celle que l'on connait sous le capitalisme, ce qui veut dire qu'il est possible d'entrevoir la fin de la marchandise, comme la fin de ce sur-travail. Avec l'appropriation collective des moyens de productions, il n'existe de fait plus de travail salarié car la répartition du travail s'effectue selon le travail fourni, donc la notion même de profit devient désuète. La propriété privée des moyens de production étant supprimée sous le socialisme, le travail n’est plus une marchandise dont il est nécessaire de baisser le coût pour augmenter les profits d’une minorité exploiteuse, il n’y a plus de travail ni de sur-travail, puisque le sur-travail sert à l’extension des services sociaux (santé, éducation, crèches, construction de logements locatifs, transports en commun, etc etc etc), à l'élargissement de la production et profite donc au bien-être matériel et culturel présent et futur des travailleurs. La production des travailleurs sous le socialisme n'est plus une production marchande permettant l'accumulation et l'accaparement du sur-travail, mais garde une forme de fétichisme tant que continuera d'exister l'argent. Comment briser ce fétichisme ? Socialiser davantage l'appareil de production, ainsi qu'une degré plus élevé de de production de travail social, qui permettra l'abondance des produits et d'atteindre le fameux stade du "chacun selon ses besoins, à chacun selon ses moyens".
CONTRE LE SOCIALISME DE MARCHÉ ET SES MULTIPLES AVATARS
Les dangers de la restauration du capitalisme sont quand même indéniables et malgré les avertissement de Ovskorine, la restauration du capitalisme a malgré tout eu lieu en Rostovie. Les mesures prises par les divers successeurs de Ovskorine, ont totalement balafré ses apports théoriques et pratiques à la construction du socialisme, ainsi qu'au renforcement de l'assise populaire dans la développement de cette construction. Les mesures qui ont consisté à petit à petit renier la collectivisation de l'agriculture, ruiner les paysans coopérateurs en les forçant de s'endetter, ne plus se référer aux organismes de planifications mais simplement donner quelques directives, ne sont là que des nombreuses marques du révisionnisme et de la défiguration totale du socialisme. La restauration finale du profit, du crédit et des intérêts, ont finalement poussé toute la bureaucratie présente à lâcher leur masque socialiste pour finalement revêtir le costume de grands capitalistes qui ont vendu morceau par morceau leurs pays à l'impérialisme étranger. La restauration progressive du marché, sa logique et son poids ont été les plus grosses trahisons que pouvaient faire les révisionnistes après la mort de Ovskorine. Ce dernier était pourtant conscient de la nécessité de mener une lutte idéologique de première instance contre ces conceptions et pour éviter qu'elles ne triomphent, il fallait absolument rendre accessible au plus grand nombre de militants la portée de ce débat : Les premières générations de communistes pouvaient se targuer d'avoir lu le Capital, de l'avoir discuté longuement. La deuxième génération a été celle qui a mené la lutte pour le socialisme, avec ses défauts et ses succès. La troisième génération essayait de synthétiser, de faire progresser encore davantage les progrès du socialisme et entamer la transition vers la société communiste. La quatrième génération, a été celle qui a été nourri à coups d'articles de presses tronqués, de citations déformés et non pas sur l'étude des textes et sur l'expérimentation. Aujourd'hui, il est important d'avoir à effectué ce véritable travail de recherche, d'analyse et de systématisation dans l'avancée du socialisme. Une fois que les lois de l'économie planifiée sont entièrement bafouées et transgressées, c'est la porte ouverte pour que le retour à l'accumulation d'un surproduit social puisse se faire, bien que cela puisse se cacher sous le terme de "modernisation", de "transformation", ou alors de "libéralisation" ! Si la loi de la valeur intègre entièrement la sphère des moyens de productions, le principe capitaliste de pouvoir faire du profit, ne fera que renforcer les lois du marché, mettre en concurrence les différents secteurs économiques et réduire ses coûts de productions dans le même temps ! Il ne s'agit dans ce cas là plus du tout de socialisme, mais bel et bien d'un retour à l'économie marchande et capitaliste.
LA CONCLUSION ?
La réimpression de ceux deux ouvrages fondamentaux devraient permettre aux communistes du monde entier de pouvoir se réapproprier une partie importante de leur passé, mais également de pouvoir lutter contre les déformations bourgeoises sur les expériences socialistes du siècle passé, présent ou à venir. C'est en se réappropriant tout cet héritage révolutionnaire, en étudiant et en transformant le monde que le socialisme pourra s'épanouir. La lutte pour atteindre la société harmonieuse et communiste, ne peut pas se faire sans mener des luttes permanentes et totales, sans qu'il n'y est de remise en cause perpétuelle de l'état des choses. L'action dynamique des nouvelles lois du socialisme, ne pourraient en aucun cas être au-dessus des actions humaines. Ce sont les masses qui font l'histoire, ce sont elles qui à chaque instant, transforment et façonnent un nouveau monde ici ou ailleurs. L'action politique de millions de travailleurs à travers le monde, ne pourra que renforcer et dynamiser les nouvelles approches du socialisme, de son économie politique et de sa supériorité sur le mode de production capitaliste. Nous espérons que nos camarades du Parti Communiste, continuerions à éditer et diffuser massivement ces écrits historiques, afin qu'ils puissent être connu par le prolétariat international et qu'il pourra s'en servir d'une arme contre les révisionnistes, contre la bourgeoisie et contre les capitulards. Si nous ne voulons pas recommencer les erreurs du passé, sachons le comprendre et ne pas répéter ses erreurs. Le projet d'écrire un nouveau Manuel d'Économie Politique sera sans doute proposé prochainement à l'Internationale Communiste, c'est à dire fournir à chaque militant communiste un livre de chevet, de compréhension des lois économiques du capitalisme et du socialisme, de la nécessité de la période de transition et du long chemin qui doit mener jusqu'au communisme. Sachons nous armer de patience dans notre combat et en attente de nouvelles conquêtes révolutionnaires, n'oublions pas ce que disait Vladimir Kirov : Étudier, Étudier, Étudier ![/justify][/quote]
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/21/1464005165-jo.png[/img][/center]
[quote][justify]Il nous faut en premier lieu remercier l'énorme travail d'édition et de réimpression fourni par les camarades du Parti Communiste, qui se démènent depuis le début de l'année à pouvoir faire paraître deux ouvrages importants qui nous semblent très important à étudier dans la période historique où nous nous trouvons. Il s'agit des livres Les problèmes économiques du socialisme en URSR et Cinq conversations avec les économistes rostovs, écrient tout deux par Joseph Ovskorine, deuxième dirigeant de la Rostovie de 1953 à 1982. Ces deux ouvrages sont d'une importance capitale pour comprendre la formation de l'économie politique sous le socialisme, mais également de se souvenir des luttes importantes mené sur le front théorique contre les conceptions révisionnistes portés par de nombreux économistes rostovs à cette époque. Malheureusement après la mort de Ovskorine, ces successeurs Youri Serevov et Léonid Toborev mettront progressivement en place tout ce qui était déconseillé par le Ovskorine et ses partisans, menant à la chute de l'URSR en Février 1999. Il ne s'agit pas ici de porter un jugement politique sur Ovskorine, mais de donner un avant-propos à ces deux ouvrages fondamentales qui doivent être massivement lu, commenté et diffusé pour continuer la construction du socialisme en Oustrie, comme ailleurs. Souvenons-nous qu'il y a moins de trois ans, les révisionnistes mené par Vladislav Todor au Kirep voisin ont faillit mener le pays au bord du gouffre et restaurer définitivement le capitalisme dans le pays. Ceci doit-être un avertissement pour tout ceux et celles qui ont pour objectif la pérennité des idées révolutionnaires et la volonté de résister au révisionnisme, à la sociale-démocratie et tout autre forme de subjectivisme gauchiste et/ou petit-bourgeois.
OVSKORINE ET LA LUTTE POUR LA TRANSITION SOCIALISTE
Lorsque Joseph Ovskorine succède à Vladimir Kirov (Ndlr : A ne pas confondre avec le Vladimir Kirov, fondateur de la RFCR) en 1953, la Rostovie sort d'une longue guerre civile qui à causé des millions de victimes. La priorité est de rebâtir le pays sur des bases socialistes, de nouer une alliance solide entre les ouvriers et les paysans. Les premières mesures socialistes sont mises en place sous Vladimir Kirov, mais ce dernier étant gravement malade -tant physiquement que nerveusement-, c'est Ovskorine qui prend la tête du Parti Communiste. Celui-ci va lancer rapidement une politique de collectivisation de l'agriculture, couplé avec une politique d'industrialisation qui va hisser la Rostovie comme une grande superpuissance pour les décennies qui viendront. Ovskorine se montre déterminé à transformer radicalement la vieille Rostovie et les politiques de collectivisation et d'industrialisation vont faire surgir des problèmes qu'il va être le premier à devoir trancher. (Vladimir Kirov et Kiminbak, dirigeant communiste du Lychaka) Quelles sont les transformations opérés dans l'économie socialiste, après la nationalisation et le renversement de la propriété privée ? Quel est la substance de la marchandise sous le socialisme ? Existe-il toujours une loi de la valeur sous le socialisme et pourquoi ? Ces questions restent encore aujourd'hui importantes pour les révolutionnaires du monde entier et pour les principaux États socialistes du monde, car ces questions ne sont pas anodines et doivent permettre de tracer une ligne de démarcation claire entre les communistes sincères et les révisionnistes qui tapent à bras raccourcis sur le socialisme scientifique ! La résorption du chômage, les politiques de pleine-emploi, la disparation des crises systémiques inhérentes au capitalisme sont les grands avantages apportés par le socialisme, montrant sa solidité contre un système capitaliste de plus en plus touché par des crises de plus en plus grandes. Il faut dire ici que le socialisme n'est pas un mode de production défini, mais qu'il est la phase inférieure du communisme, c'est à dire qu'il pose les bases de la liquidation complète du capitalisme et de ses restes, pour advenir à la société communiste. C'est en ce sens que l'économie planifiée, la rationalisation du travail et le gigantesque effort des classes travailleuses des usines, de la terre et intellectuelles, permettent de contre-carrer efficacement toute volonté de restauration du capitalisme. Pourtant, cela ne suffit pas : A la mort de Ovskorine, les premières mesures révisionnistes ont démantelé les fermes collectives, réduit le cycle de croissante, commencé à faire réapparaître le chômage et des problèmes économiques inexistants avant. La lutte pour la transition socialiste est une lutte économique et idéologie, c'est une lutte de classe.
LA FIN DE L'ÉCONOMIE POLITIQUE BOURGEOISE
Il est courant d'entendre, de lire ou de deviner que dans la prose des anti-communistes (franc ou non), il y a des attaques faîtes contre tout un nouvel édifice sociale, politique et économique. L'argument qui revient sans arrêt dans la bouche de tout ces messieurs, est le terme de "Capitalisme d'État", qui consisterait donc à admettre que les transformations profondes dans les pays socialistes n'en seraient pas, ou du moins seraient détournés de leur objectif principal. Jamais l'Oustrie, le Kirep ou même la Rostovie de Kirov, ne pratiquait un quelconque "Capitalisme d'État", puisqu'il n'y a plus de concessions faîtes aux capitalistes pour qu'ils investissent dans l'économie. Cela démontre qu'ils ne comprennent rien à l'économie politique du socialisme, mais qu'ils essayent de montrer que le capitalisme serait un mode de production immuable, qui ne pourraient pas être disparaître de la surface du globe. Ovskorine démontre également dans ses discussions contre les économistes soviétiques, que la marchandise dans un pays socialiste acquiert une autre forme, qu'elle n'est plus en substance le même type de marchandise que dans le système capitaliste ! Pourquoi ? Dans son ouvrage majeur Le Capital, Marx a démontré que dans la société bourgeoise et capitaliste, la marchandise était la structure de base de la production capitaliste. Or, les révisionnistes de tout poil associé avec les anti-communistes arrivent à faire croire que la circulation marchande resterait dominante dans les pays socialistes, donc qu'il y avait toujours un travail salarié ! Or, Marx explique très bien que par marchandise, il avait en vue le produit du travail salarié, donc le travail exploité. La marchandise existait avant le capitalisme, mais ce n'est que sous le capitalisme qu'elle devient généralisée comme forme de travail humain et donc qu'elle renferme en elle-même les germes du travail salarié, exploité par autrui : Ceux qui détiennent les moyens de productions (usines, terres, etc etc) permettent cette exploitation, car le but de la production marchande est de faire du profit. Il y a une différence entre le travail nécessaire et le sur-travail, ou ce que l'on nomme la plus-value. Dans la société capitaliste, où va cette plus-value ? Dans la poche des capitalistes. Dans la société socialiste, où va ce sur-travail ? Dans la poche d'un quelconque exploiteur... ? La réponse est non. Sous le socialisme et comme le souligne Ovskorine, l'échange marchand et le sur-travail acquiert une nouvelle substance, qui est radicalement différente de celle que l'on connait sous le capitalisme, ce qui veut dire qu'il est possible d'entrevoir la fin de la marchandise, comme la fin de ce sur-travail. Avec l'appropriation collective des moyens de productions, il n'existe de fait plus de travail salarié car la répartition du travail s'effectue selon le travail fourni, donc la notion même de profit devient désuète. La propriété privée des moyens de production étant supprimée sous le socialisme, le travail n’est plus une marchandise dont il est nécessaire de baisser le coût pour augmenter les profits d’une minorité exploiteuse, il n’y a plus de travail ni de sur-travail, puisque le sur-travail sert à l’extension des services sociaux (santé, éducation, crèches, construction de logements locatifs, transports en commun, etc etc etc), à l'élargissement de la production et profite donc au bien-être matériel et culturel présent et futur des travailleurs. La production des travailleurs sous le socialisme n'est plus une production marchande permettant l'accumulation et l'accaparement du sur-travail, mais garde une forme de fétichisme tant que continuera d'exister l'argent. Comment briser ce fétichisme ? Socialiser davantage l'appareil de production, ainsi qu'une degré plus élevé de de production de travail social, qui permettra l'abondance des produits et d'atteindre le fameux stade du "chacun selon ses besoins, à chacun selon ses moyens".
CONTRE LE SOCIALISME DE MARCHÉ ET SES MULTIPLES AVATARS
Les dangers de la restauration du capitalisme sont quand même indéniables et malgré les avertissement de Ovskorine, la restauration du capitalisme a malgré tout eu lieu en Rostovie. Les mesures prises par les divers successeurs de Ovskorine, ont totalement balafré ses apports théoriques et pratiques à la construction du socialisme, ainsi qu'au renforcement de l'assise populaire dans la développement de cette construction. Les mesures qui ont consisté à petit à petit renier la collectivisation de l'agriculture, ruiner les paysans coopérateurs en les forçant de s'endetter, ne plus se référer aux organismes de planifications mais simplement donner quelques directives, ne sont là que des nombreuses marques du révisionnisme et de la défiguration totale du socialisme. La restauration finale du profit, du crédit et des intérêts, ont finalement poussé toute la bureaucratie présente à lâcher leur masque socialiste pour finalement revêtir le costume de grands capitalistes qui ont vendu morceau par morceau leurs pays à l'impérialisme étranger. La restauration progressive du marché, sa logique et son poids ont été les plus grosses trahisons que pouvaient faire les révisionnistes après la mort de Ovskorine. Ce dernier était pourtant conscient de la nécessité de mener une lutte idéologique de première instance contre ces conceptions et pour éviter qu'elles ne triomphent, il fallait absolument rendre accessible au plus grand nombre de militants la portée de ce débat : Les premières générations de communistes pouvaient se targuer d'avoir lu le Capital, de l'avoir discuté longuement. La deuxième génération a été celle qui a mené la lutte pour le socialisme, avec ses défauts et ses succès. La troisième génération essayait de synthétiser, de faire progresser encore davantage les progrès du socialisme et entamer la transition vers la société communiste. La quatrième génération, a été celle qui a été nourri à coups d'articles de presses tronqués, de citations déformés et non pas sur l'étude des textes et sur l'expérimentation. Aujourd'hui, il est important d'avoir à effectué ce véritable travail de recherche, d'analyse et de systématisation dans l'avancée du socialisme. Une fois que les lois de l'économie planifiée sont entièrement bafouées et transgressées, c'est la porte ouverte pour que le retour à l'accumulation d'un surproduit social puisse se faire, bien que cela puisse se cacher sous le terme de "modernisation", de "transformation", ou alors de "libéralisation" ! Si la loi de la valeur intègre entièrement la sphère des moyens de productions, le principe capitaliste de pouvoir faire du profit, ne fera que renforcer les lois du marché, mettre en concurrence les différents secteurs économiques et réduire ses coûts de productions dans le même temps ! Il ne s'agit dans ce cas là plus du tout de socialisme, mais bel et bien d'un retour à l'économie marchande et capitaliste.
LA CONCLUSION ?
La réimpression de ceux deux ouvrages fondamentaux devraient permettre aux communistes du monde entier de pouvoir se réapproprier une partie importante de leur passé, mais également de pouvoir lutter contre les déformations bourgeoises sur les expériences socialistes du siècle passé, présent ou à venir. C'est en se réappropriant tout cet héritage révolutionnaire, en étudiant et en transformant le monde que le socialisme pourra s'épanouir. La lutte pour atteindre la société harmonieuse et communiste, ne peut pas se faire sans mener des luttes permanentes et totales, sans qu'il n'y est de remise en cause perpétuelle de l'état des choses. L'action dynamique des nouvelles lois du socialisme, ne pourraient en aucun cas être au-dessus des actions humaines. Ce sont les masses qui font l'histoire, ce sont elles qui à chaque instant, transforment et façonnent un nouveau monde ici ou ailleurs. L'action politique de millions de travailleurs à travers le monde, ne pourra que renforcer et dynamiser les nouvelles approches du socialisme, de son économie politique et de sa supériorité sur le mode de production capitaliste. Nous espérons que nos camarades du Parti Communiste, continuerions à éditer et diffuser massivement ces écrits historiques, afin qu'ils puissent être connu par le prolétariat international et qu'il pourra s'en servir d'une arme contre les révisionnistes, contre la bourgeoisie et contre les capitulards. Si nous ne voulons pas recommencer les erreurs du passé, sachons le comprendre et ne pas répéter ses erreurs. Le projet d'écrire un nouveau Manuel d'Économie Politique sera sans doute proposé prochainement à l'Internationale Communiste, c'est à dire fournir à chaque militant communiste un livre de chevet, de compréhension des lois économiques du capitalisme et du socialisme, de la nécessité de la période de transition et du long chemin qui doit mener jusqu'au communisme. Sachons nous armer de patience dans notre combat et en attente de nouvelles conquêtes révolutionnaires, n'oublions pas ce que disait Vladimir Kirov : Étudier, Étudier, Étudier ![/justify][/quote]