[10.09.2029] Rencontre Gartagueule - Tarnosia

Yul

Message par Yul »

[justify]Aérodrome du Fourme, 09 septembre, 22H00

C'est la seconde fois ce mois ci que Yannick Pommerol savoure un bon cigare dans l'aérodrome du Fourme, la seconde fois qu'il patiente, accompagné de sa collègue la ministre Ludmila de Lalande, attendant l'arrivée d'émissaires étrangers. Cette fois-ci, les émissaires sont originaires d'un pays dont le territoire se situe sur un autre continent. Cette fois-ci, l'attente se fait le soir. Et à moins de quinze jours de l'automne, il fait frais, dans l'aérodrome du Fourme.
Cette fois-ci, peu de monde a fait le déplacement depuis le Fourme et ses environs. Les gens préfèrent rester chez eux. L'ambiance est calme, silencieuse, le temps est couvert, si bien qu'aucune étoile n'illumine le ciel. Seule la lune dont la lumière traverse timidement le voile nuageux éclaire la campagne amantaise. L'ambiance est calme, silencieuse, et dans l'aérodrome illuminé par des lanternes, le temps semble comme figé.
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Yannick Pommerol : Vous êtes ravissante ce soir.

Ludmila de Lalande : Auriez-vous par hasard une faveur à me demander?

Yannick Pommerol : Aucune, rassurez vous! (jugeant la visibilité de la piste) Nous allons devoir nous doter d'un véritable aéroport, les conditions d’atterrissage sont mauvaises. Et nous donnons le sentiment d'être un pays sous-développé aux dignitaires étrangers, difficile de croire en la magnificence du peuple gartagaulois quand on a une première impression pareille.

Ludmila de Lalande : Je suis d'accord avec vous. Mais plus encore, la princesse Eugénie partage votre opinion, et vous savez tout comme moi qu'elle désire voir le Fourme devenir une véritable plaque tournante aérienne à l'internationale!

Yannick Pommerol : Ce serait souhaitable, d'autant que notre situation géographique est stratégique. La Princesse Eugénie est audacieuse, et ses projets me semblent tout de même bien raisonnables. Je pense qu'elle fera une grande souveraine pour le royaume.

Ludmila de Lalande : Savez vous comment évolue l'état de santé du roi? Comment se porte-t-il?

Yannick Pommerol : Fort mal. Les médecins craignent qu'il ne puisse voir ne serait-ce que les premières neiges...

Ludmila de Lalande : Il aura été un grand souverain lui aussi. De part sa longévité, mais aussi pour avoir réussi à sauvegarder le royaume et ses traditions.

Yannick Pommerol : Pardonnez-moi, mais je vous coupe. Il me semble voir les lumières d'un avion approcher, ce sont surement eux.

Ludmila de Lalande : Allons nous mettre en place pour l'accueil... et s'il vous plaît, votre...

Yannick Pommerol : Cigare, je sais, je sais... allons-y.
Amaski

Message par Amaski »

Il avait fallu des nombreuses heures de débat et de discussion au sein du Gouvernement fédéral pour décider qui allait s’envoler à l’encontre des autorités de Gartagueule. En temps normaux, il aurait été aisé de décider car on aurait pu confier la tâche soit au Premier Ministre soit au Ministre des Affaires étrangères. Hélas, les disputes politiques actuelles à Titanua avaient conduit à ce qu’aucun des deux offices n’était disponible pour une telle mission, entreprise qui fut d’une importance stratégique pour le Tarnosia. La première rencontre diplomatique était toujours cruciale et le moment de nouer des alliances solides ou de créer les premières inimités. En somme, beaucoup de choses se décidaient durant ces entrevues.

Néanmoins, on n’avait pas tardé à trouver une solution au problème du choix de l’émissaire. En vue de la faiblesse du Gouvernement fédéral, on avait pris la décision d’envoyer la princesse Abeba à Gartagueule pour diriger la délégation tarnoise. C’était un choix hardi car Abeba n’avait pas encore conduit de mission diplomatique auparavant, mais le Prince et, plus important, la majeure partie du Gouvernement la voyaient capable de représenter dignement les intérêts du pays. De toute façon, il fallait bien qu’un jour la Princesse fasse ses premiers pas sur la scène diplomatique. Cela faisait partie des nombreux devoirs incombant par son statut d’épouse du Prince. Autant donc lui donner sa chance maintenant.

C’est sous un Soleil crépusculaire que l’avion de la délégation tarnois entra dans l’espace aérien de Gartagueule. L’aéronef était un Thunderoad, le seul avion en main du Gouvernement fédéral, et celui-ci avait le très grand avantage d’être un avion supersonique. L’aviation civile pouvait bien être morte sous sa forme pré-Grand Chaos, les avions supersoniques produits avec l’aide de l’Azude permettaient de parcourir le monde à une vitesse incomparable avec celles des vols des grandes compagnies aériennes de transport de masse de l’Occident.

C’est sous un ciel ennuagé et une Lune argentée que le Thunderoad se posa sur le tarmac de Fourme. Une dizaine de personnes sortirent du véhicule aérien, dirigés par la princesse Abeba en direction de leurs homologues de Gartagueule. Les Tarnois constataient que l’aérodrome de Fourme était de taille modeste, ce qui leur invoqua des souvenirs de l’ancien aérodrome de Titanua avant la frénésie précédant le Grand Chaos. Aujourd’hui, l’Aéroport international de Titanua était tombé en grande partie en ruines et on avait remis en service qu’une infirme partie du complexe, secteur destiné à permettre aux grandes fortunes et à la bourgeoisie d’embarquer dans un avion supersonique. L'aérodrome de Fourme paraissait donc sympathique aux Tarnois, inspirant le souvenir d'une époque plus saine, un âge précédant la modernité qui allait conduire leur pays vers les désastres du Grand Chaos.

Arrivant devant les représentants de Gartagueule, la Princesse s'arrête devant à eux et les salua.

« Vos Excellences, c’est un grand honneur de faire votre rencontre. »
Yul

Message par Yul »

[justify]Ludmila de Lalande fut la première à aller à la rencontre de la Princesse Abeba.[/justify]

Ludmila de Lalande : Votre Altesse, au nom du roi Taranis VII, de la princesse héritière Eugénie et de tout le peuple gartagaulois, je vous souhaite la bienvenue dans notre royaume.

Yannick Pommerol : Votre altesse, c'est un honneur. Soyez la bienvenue!

Ludmila de Lalande : Votre voyage s'est-il bien passé? Je suppose que vous devez-être fatiguée? Désirez-vous que nous nous rendions tout de suite au palais? La princesse Eugénie vous y attend, vos appartements sont prêts, et nos cuisiniers sont en ce moment même aux fourneaux.

[justify]Ludmila invita la princesse Abeba et les membres de la délégation tarnoise à la suivre en direction des carrosses.[/justify]

Yannick Pommerol : Nous tenons à vous présenter nos excuses, nous avons eu des ennuis avec les serveurs informatiques de l'ambassade, et nos employés n'ont pu communiquer avec vos services afin de vous présenter menus et programmes de ces journées. En toute franchise, nous ignorions combien de personne la délégation tarnoise compterait, et nous avons décidé de faire venir plusieurs carrosses afin de pouvoir voyager plus confortablement.

Ludmila de Lalande : Nous avons à peu près une demie-heure de route jusqu'au palais. Les carrosses ont une capacité de huit personnes chacun, j'irais avec vous dans le premier carrosse, votre Altesse, Monsieur Pommerol ira dans le second. Comment désirez-vous vous répartir?
Amaski

Message par Amaski »

La princesse tarnoise apprécia l’accueil que lui fut offerte par Ludmila de Lalande et Yannick Pommerol. C’était son premier voyage diplomatique et elle avait donc légèrement appréhendé la rencontre avec les autorités de Gartagueule, mais les manières chaleureuses des représentants gartagaulois avaient quelque chose de rassurant, même de familial. S’approchant devant la dame de Lalande, la princesse s’inclina légèrement en signe de respect et dit.

« Votre Magnificence, c’est un grand honneur de pouvoir être accueillie dans votre noble contrée. Les récits sur la noblesse de votre peuple sont nombreux. »

C’était une formulation de politesse, mais la princesse Abeba la pensa réellement. La première impression la rendait véritablement optimiste en ce qui concernait cette rencontre. Elle s’adressa alors à Yannick Pommerol dont on lui avait montré une photographie auparavant afin qu’elle puisse le reconnaître.

« Vous devez être le seigneur Pommerol ? Je suis très heureuse de faire votre connaissance. Le roi Taranis VII peut être fier de compter un aussi loyal serviteur que vous. »


Elle s’adressa à nouveau à de Lalande.

« Le voyage fut agréable, mais j’avoue que ce fut la première fois que j’ai pris l’avion. Je n’en avais pas eu l’occasion avant le Grand Chaos et depuis la fin de la civilisation pelabssienne, le voyage aérien est devenu une denrée rare. Les Thunderoads sont des appareils fascinants. Nous avons pu parcourir l’océan en quelques heures, le temps qu’on prend d’habitude pour faire le voyage de Titanua à Orkmonkon.

Soyez rassuré, l’impatience de discuter avec la princesse Eugénie brûle dans mon âme. Je ne ressens donc nulle fatigue. »


La délégation tarnoise suivit Ludmila de Lalande vers les carrosses. C’était des beaux véhicules, dignes et fiers. La princesse tarnoise admira les magnifiques cheveux noirs. Quand Pommerol s’excusa, elle fit un signe de main pour réfuter ses inquiétudes et lui répliqua.

« Soyez sans crainte, l’organisation d’une première rencontre diplomatique est toujours une tâche ardue. Nous saurions vous en tenir rigueur. Nous trouverons sans aucun doute un moyen de nous arrangé. Heureusement, nous sommes que six personnes dans la délégation. Nous pourrons donc aisément nous repartir entre les deux carrosses. Je viendrais avec plaisir avec vous dans la première carrosse. » 
Yul

Message par Yul »

[justify]Les valets aidèrent ceux qui le demandaient à grimper, puis, après avoir soigneusement refermé les portes des carrosses, prirent leurs places habituelles à l'arrière des véhicules, tandis que les cocher mettaient en marche. Une escorte équestre se positionnait autour des carrosses, et le convoi quitta l'aérodrome. Pendant le voyage, Ludmila de Lalande et Yannick Pommerol proposait différentes boissons à leurs invités. Ludmila précisait à la princesse en souriant :[/justify]

Ludmila de Lalande : Vous savez, ni Monsieur Pommerol, ni moi, ne faisons parti de la noblesse, malgré ma particule. Vous pouvez simplement nous appeler "Monsieur" et "Madame", tout simplement. Dans notre royaume, il convient simplement d'appeler le roi ou la princesse héritière "Votre altesse" ou de s'adresser aux druides ou à l'archidruide en disant "Ô Druide". Et vous, de quelle façon les gens de votre peuple ont-ils l'habitude de vous appeler?
Amaski

Message par Amaski »

Heureusement que la Princesse n’avait pas besoin de requérir l’aide généreusement offerte par ses hôtes pour monter dans le premier carrosse. Elle avait appris à se débrouiller au fil de sa vie et son nouveau statut de souveraine aux côtés du prince Oroskon VI n’avait rien changé à cela. Au contraire, elle avait horreur d’être servie et préférait prendre les choses elle-même en main. Les deux délégations prirent alors place dans les carrosses qui furent escortés par des cavaliers hors de l’aérodrome. En route, la princesse Abeba répondit à Ludmila de Lalande.

« Je vous rassure que nous ne faisons que peu de distinction chez nous. Les fonctionnaires et dignitaires ont souvent le droit au respect qui sied à leur engagement. C’est l’avantage de ne pas avoir d’aristocratie dans notre pays, la noblesse vient avec le poste qu’un homme ou une femme détient dans notre contrée. Beaucoup croient que nous avons une classe d’aristocrates, mais cela est dû aux nouvelles proférées par quelques médias mal informés durant la période de crise politique.

Vous pouvez m’appeler Madame, je doute que le formalisme soit nécessaire dans le cadre de cette rencontre diplomatique. »
Yul

Message par Yul »

Palais d'Epona, 22H45

[justify]Le convoi arriva au palais d'Epona vers 22h45, alors qu'une pluie drue avait commencé à tomber depuis près de 10 minutes. Une grande toile avait été tendue et poser sur des petits poteaux devant la porte d'entrée du palais, afin d'abriter les voyageurs. Les carrosses s'arrêtèent tour à tour au pied de l'escalier, juste à l'entrée du passage à sec, et des valets se précipitèrent aussi vite que possible avec des parapluies ouverts. La princesse Eugénie attendait au pied des escaliers, sous la toile, accompagnée de l'Archidruide qui comme à son habitude restait un peu en retrait. Les membres de la délégation tarnoise et les ministres descendirent des carrosses et se mirent à l'abri sous la toile.[/justify]

Princesse Eugénie : Au nom du roi Taranis VII et du peuple gartagaulois, le vous souhaite la bienvenue sur notre sol. J'espère que vous avez fait bon voyage?

[justify]Tandis que la Princesse Eugénie souhaitait la bienvenue à ses invités, Yannic Pommerol et Ludmila de Lalande demandaient à des valets de s'occuper du déchargement des bagages.[/justify]

Princesse Eugénie : Nos valets vont s'occuper, si vous nous l'autorisez, à monter vos bagages dans vos appartements. Nous vous les montrerons plus tard, à moins que vous ne souhaitiez déjà prendre du repos? Nos cuisiniers peuvent aussi vous préparer si vous le voulez une collation, ou un souper. Autrement, nous pouvons tout simplement nous rendre au salon afin de nous réchauffer. Quelles sont vos préférences?
Amaski

Message par Amaski »

La nuit était déjà largement avancée quand les carrosses s‘arrêtèrent devant le seuil du palais d’Epona. La nuit douceâtre avait cédé à une pluie diluvienne et on pouvait voir de loin les domestiques du Palais tenter aussi bien que possible de monter une tente à l’entrée du palais afin de permettre aux invités d’y entrer sans se mouiller…ou pas trop.

La princesse Abeba fut la première à sortir du carrosse et à mettre les pieds sur les escaliers en marbre par-dessus lequel on avait étalé un tapis rouge. A quelques mètres, Abeba pouvait apercevoir la princesse Eugénie et ce qui devait sans aucun doute être un religieux local, donc un druide. Peut-être même un archidruide si on prenait en compte les vêtements plus sophistiqués du vieillard. Une fois toute la délégation tarnoise devant le palais, la princesse tarnoise s’avança et fit la rencontre avec la princesse Eugénie.

« Au nom de la Principauté tarnoise, je vous remercie pour votre accueil si chaleureux. Oui, le voyage fut désagréable. Heureusement que la pluie a frappé quand nous étions déjà dans les carrosses. Cela aurait été fâcheux si nous avions été pris de surprise à l’aéroport. »

D’un coin de l’œil, Abeba pouvait voir les valets s’agiter pour commencer à décharger les valises de la délégation. Ils n’étaient pas très nombreuses car on aimait voyager léger.

« Bien évidemment que nous l’autorisons. C’est très généreux de votre pays de faire monter nos bagages dans les appartements. Non, soyez sans inquiétude, nous avons pu dormir dans l’avion durant le voyage et donc nous sommes disposés à nous rendre avec vous au salon. Cela pourrait être l’occasion de commencer les premières discussions diplomatiques. »
Yul

Message par Yul »

[justify]La Princesse emmena tout le monde au salon. Un feu avait été allumé dans la cheminée, et ses lumières étaient reflétées dans les boiseries de la pièce incrustées d'ambres et d'ivoires. Elle invita tout le monde à s’asseoir sur les divers fauteuils installés en quart de cercle près de la grande cheminée. Des petites tables se tenaient à côté de chacun des différents fauteuils, sur lesquels chacun pouvait prendre des tablettes avec papiers et stylos.
Plusieurs valets arrivèrent, portant des petits coffrets, tandis que d'autres proposaient des boissons à qui le désiraient. Les valets offrirent un coffret à chacun des invités, qui l'ouvrirent et purent découvrir l'objet qu'il recelait.
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Princesse Eugénie : Encore une fois, je vous remercie d'avoir accepté notre invitation. Nous vous faisons cadeau, à chacun d'entre vous, de poignards et de leurs fourreaux. Comme vous pouvez le constater, les fourreaux et les mahcnes sont en ivoires, nscrustés d'ambres. Nous en trouvons beaucoup sur les côtes d'Ambroisine et de la Baie des Valses, il s'agit de résine fossilisée, et ce matériau est pour nous sacré. L’ivoire quant à lui provient de défenses de narvals qui viennent s'échouer sur nos côtes, cela arrive plusieurs fois par an, et notre peuple en a accumulé au fil des siècles. Il me reste avec moi un autre de ces poignards, Madame, accepteriez-vous de le donner de notre part à votre mari? Nous espérons que ce cadeau vous plaît?

[justify]La princesse Eugénie pris un air sérieux.[/justify]

Princesse Eugénie : Si j'ai souhaité que nous nous rencontrions, c'est pour des raisons d'abord tout à fait stratégique. Comme vous le savez, sous mon impulsion, en tant que future reine de ce royaume, notre nation va chercher à sortir de son isolement et à s'ouvrir sur le monde. Je pense que nous avons beaucoup à en apprendre, et à y gagner. En outre, nous souhaitons nous moderniser et opérer de profonds changements dans notre industrie; compte tenue de votre excellente réputation en matière de technologie, nous demandons votre aide pour parfaire notre développement. En vous proposant évidemment en échange beaucoup de choses, qui, nous l'espérons, vous satisferont.
Amaski

Message par Amaski »

C’est alors que la délégation fut conduite vers un salon dont la décoration était inspirée par la culture almérane. Une grande cheminée diffusait une chaleur suave à travers la chambre grâce à un feu nourri avec du bois de chêne, une denrée connue pour ses attributs calorifiques. Les boiseries décorées avec de l’ambre et de l’ivoire étaient très impressionnantes. Elles avaient dû coûter une fortune à la Couronne de Gartagueule, peut-être même une partie substantielle des revenus annuels du Gouvernement pour faire importer l’ivoire et extraire l’ambre, pensa Abeba.

Les membres de la délégation prirent tous place sur des fauteuils conçus dans le même style que le salon avec à leurs côtés des tables basses à disposition des invités. La Princesse tarnoise était assise au cœur de la délégation en face de la princesse Eugénie et écoutait avec attention son homologue.

« Soyez assurée, Votre Altesse, que ce fut et c’est un grand plaisir pour nous d’être accueillis si généreusement par vous dans ce magnifique palais. Je suis fortement impressionnée par les splendides boiseries de ce salon. »

Abeba admira les magnifiques poignards offerts à la délégation. Il était intéressant de découvrir que l’ambre était un élément sacré pour les gens de Gartagueule. Voilà qui expliquait la présence de cette pierre sur les boiseries de ce salon. Abeba accepta donc le poignard ainsi que celui destiné à son mari.

« Je vous remercie pour ces généreux dons et j’accepte bien évidemment de faire parvenir ce poignard à mon époux. Il sera, sans aucun doute, très reconnaissant et appréciera cette magnifique œuvre d’art. On voit que votre pays domine à perfection l’art de l’orfèvrerie. »

C’est alors que débutèrent les discussions diplomatiques. Abeba remarqua que le visage de la princesse Eugénie prit une allure plus sérieuse et impériale.

« Nous pouvons que louer votre ambition de vouloir rouvrir votre contrée au monde. Cela pourra qu’être favorable à votre pays et vous permettra aussi de contribuer à construire un ordre mondial plus apaisé après cette décennie de guerre et de chaos.

Notre pays est prêt à vous soutenir dans votre modernisation et industrialisation. Nous sortons nous-même d’une longue et grave crise, ce qui nous anime à vous aider dans votre voie vers le progrès. Vous pouvez donc compter avec notre aide pour soutenir votre développement.

Avez-vous déjà des projets en tête ? Des objectifs précis ? Des secteurs que vous aimeriez développer en particulier ? »
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