[justify]Juozas Menecius avait pris l’habitude, maintenant inscrit au protocole diplomatique, de recevoir en personne les représentants des autres Etats du Jeekim, tandis qu’il déléguait les rencontres avec les Etats extra-jeekimois au Vice-Premier ministre et au ministre des Affaires Etrangères. Avant même de se définir sébalde, il se définissait Jeekimois, lui qui a été naturalisé sur le tard dans le pays dont il dirigeait le gouvernement voilà maintenant un an. Les retraits de la scène diplomatique du Liethuviska – son pays natal – et d’Etats comme le Remino contrariaient assez notablement les plans ambitieux que Juozas Menecius avait pour son pays d’adoption. Après une approche avec l’Empire Schenkennien qui s’est soldée par une série d’accords assez timides, la République Sébalde tenait à se rapprocher avec son voisin occidental, en la personne de la Noble Principauté Oligarchique et Élective du Lénovin. La rencontre fut assez difficile à programmer, le cabinet du Premier ministre ignorait s’il allait recevoir de cette oligarchie officielle la venue d’un seul ou de plusieurs représentants. De plus, entre la quinzaine de langues reconnues au Lénovin, il ignorait dans quelle langue seraient traduits les échanges. Le très peu protocolaire Premier ministre sébalde Juozas Menecius se fichait éperdument de toutes ces questions logistiques. Il demandait juste à ce que le buffet soit bien garni et que soient servies ces délicieuses bouchées fourrées à la tomate qui lui ont été servies lors d’une réunion de crise au conseil de l’Union du Jeekim.
Le chef de gouvernement sébalde espérait un décloisonnement des Etats du Jeekim. L’Empire Schenkennien restait encore une nation renfermée sur elle-même et le voisin septentrional de la Sébaldie, le Royaume d'Elésie, quadrillait lui aussi ses frontières pour se protéger d’une Sébalde qu’il jugeait trop libérale. Contrairement à ces deux Etats qui sacralisent l’unité ou de l’empereur ou du roi, le Lénovin était incarné par plusieurs personnalités. Ce que Juozas Menecius n’obtiendrait pas du représentant qui allait le rejoindre dans quelques instants, il l’obtiendrait d’un autre. Et ainsi de suite. C’est du moins ce qu’il pensait mais la complexité de la Noble Obligarchie lui échappait, lui qui était un homme politique carriériste, qui a davantage fait ses preuves dans des cabinets ministériels, à mettre au point des stratégies, que dans des bibliothèques à étudier les atlas géographiques des autres pays.
Il faisait pour ainsi dire un temps de cochon sur Stranaberg, comme souvent dans la seconde quinzaine du mois de février. L’approche du printemps, conjugué au froid, avait déjà fait de la neige une histoire ancienne mais des pluies froides et intenses lacéraient la capitale sébalde et ses habitants. Point de belles photos sur le tarmacadam de l’aéroport, donc. Le Premier ministre attendait son homologue du Lénovin directement au Ministère d’Etat, sur le perron. Au moins ils seront au sec pour effectuer la poignée de mains devant l’armada de photographes.[/justify]
Rencontre Sébaldie - Lénovin à Stranaberg
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Elliania
La Sébaldie, un état qui avait longtemps semblé bien lointain vu du Lénovin, en dépit de son appartenance au continent du Jeekim. C'est que le Lénovin ne s'était que peu ouvert sur le monde, et avait peu de contacts mêmes avec les états du sud du continent. Mais c'était justement cette réalité que venait défaire l'envoyé du Conseil Oligarchique et du Prince, en se déplaçant jusqu'en Sébaldie. Erik Vartanen avait été chargé de cette mission, tout comme de l'ensemble des prochains contacts diplomatiques, ce qui était assez normal, vu que c'était après tout son travail de s'occuper de la diplomatie. Malgré tout, c'était en fait la première fois qu'il se rendait dans un pays extérieur au nom du Lénovin, ce qui n'était toutefois pas de nature à le tracasser outre mesure. Il supportait notamment mieux l'avion que son confrère, le Haut Général Aingeal, qui s'était chargé de la dernière rencontre diplomatique extérieure, et ce fut donc en meilleur état qu'il était descendu de l'avion, accompagné d'une poignée d'assistants, chargés, notamment, de tenir constamment un parapluie au-dessus de sa tête pour éviter qu'il ne soit mouillé, quitte à se faire eux-mêmes largement tremper de la tête au pied en accomplissant cette tâche. C'était ce qui était arrivé quand ils étaient sorti de l'aéroport jusqu'à la voiture, et ce qui arriva encore quand ils arrivèrent à destination, un assistant sortant en avant pour mettre le parapluie en place. Ce fut donc relativement sec que le Grand-Duc arriva devant le Premier Ministre Sébalde, lui serrant la main avec une franchise de bon aloi – qui ne voulait d'ailleurs rien dire, puisqu'il pouvait serrer la main avec autant de sympathie à des gens dont il avait commandité l’assassinat.
Sa Grâce Grand-Ducale Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen :« Bien le bonjour, Excellence. Je suis heureux d'être arrivé en Sébaldie et de pouvoir enfin jeter les bases des relations entre nos deux pays. »
Le Grand-Duc s'était exprimé... en néerlandais, quoique avec un accent, peut-être difficile à identifier – l'accent finnois, qui était sa langue maternelle. Erik Vartanen était à son poste en partie parce que, peut-être en baignant dans de nombreuses langues différentes depuis l'enfance, il était devenu assez douer pour celles-ci. Néanmoins, une fois toutes les photos d'usage prises, un petit homme – trempé, lui – le rejoignit.
Sa Grâce Grand-Ducale Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen :« Permettez-moi de vous présenter mon interprète. Je parle votre langue assez mal, je l'avoue, et il sera utile quand la discussion deviendra plus... hum... »
Il se tourna vers l'interprète, donnant un mot en finnois, et reçu celui-ci répondit « technique » en néerlandais. Le Grand-Duc hocha la tête, et répéta le mot à l'intention du Premier Ministre, confirmant que c'était bien celui qu'il cherchait.
Sa Grâce Grand-Ducale Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen :« Bien le bonjour, Excellence. Je suis heureux d'être arrivé en Sébaldie et de pouvoir enfin jeter les bases des relations entre nos deux pays. »
Le Grand-Duc s'était exprimé... en néerlandais, quoique avec un accent, peut-être difficile à identifier – l'accent finnois, qui était sa langue maternelle. Erik Vartanen était à son poste en partie parce que, peut-être en baignant dans de nombreuses langues différentes depuis l'enfance, il était devenu assez douer pour celles-ci. Néanmoins, une fois toutes les photos d'usage prises, un petit homme – trempé, lui – le rejoignit.
Sa Grâce Grand-Ducale Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen :« Permettez-moi de vous présenter mon interprète. Je parle votre langue assez mal, je l'avoue, et il sera utile quand la discussion deviendra plus... hum... »
Il se tourna vers l'interprète, donnant un mot en finnois, et reçu celui-ci répondit « technique » en néerlandais. Le Grand-Duc hocha la tête, et répéta le mot à l'intention du Premier Ministre, confirmant que c'était bien celui qu'il cherchait.
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Sébaldie
[justify]Le Premier ministre sébalde effectua une poignée de main ferme pour saluer Sa Grâce Erik Vartanen. Trop préoccupé à se donner en scène face aux photographes, il n’avait pas prêté attention à l’accent de son invité. Juozas Menecius avait une aisance naturelle dans l’apprentissage des langues étrangères, le liethuskien était une langue tellement compliquée que toutes les autres lui paraissaient si aisées. Après que le quota de photos eût été rempli, il accueillit comme il se doit le diplomate du Lénovin :[/justify]
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/640118JuozasMenecius.jpg[/img]
Juozas Menecius
Premier ministre de la République Sébalde (depuis 2028)
Vice-Premier ministre de la République Sébalde (2023-2028)
Député du Parlement Sébalde (depuis 2023, suppléé depuis 2023)
Ancien ministre de l’Education et de la Recherche du Royaume de Liethuviska (2016-2021)[/center]
[justify]Juozas Menecius : « Ne vous inquiétez pas, je suis dans le même cas de figure que vous : le néerlandais n’est pas ma langue maternelle et me paraît parfois si… alambiquée. Heureusement, les traducteurs sauront pallier à nos carences. Que de cette rencontre puisse naître une coopération solide entre nos deux Etats, qui ne pourra être que bénéfique pour l’ensemble du continent jeekimois. Si vous voulez bien me suivre… »
Le Premier ministre fit une brève présentation des lieux, qu’il ne connaissait de toute façon pas très bien encore. Il n’avait guère envie de se perdre dans le labyrinthe du Ministère d’Etat, cela ferait mauvaise impression auprès du Lénovin et c’est précisément l’image qu’il n’a pas envie de donner. Néanmoins, Juozas Menecius n’a pas été méticuleux sur tous les détails. Fumeur occasionnel, le bureau du Premier ministre n’avait pas été complètement dégagé de son odeur de fumée… Par habitude, il ne la sentait même plus de toute façon. Les rideaux du bureau étaient imprégnés d’une odeur de… cannabis. Ce qui était assez inhabituel pour être souligné, à supposer bien entendu que Sa Grâce soit familière d’un tel arôme. Juozas Menecius invita Erik Vartanen à prendre place dans l’un de ces fauteuils un peu trop bas dans lesquels on s’enfonce sans jamais pouvoir se relever. Confortables au demeurant. Une table toute aussi basse présentait plusieurs mets et rafraîchissements, notamment un délicieux [url=http://img11.hostingpics.net/pics/297775Image9.png]mini-jagodier[/url], une des (seules) spécialités culinaires de Sébaldie. Le reste était constitué de spécialités étrangères, notamment des mini-crêpes schenkenniennes. La Sébaldie n’était [url=http://www.simpolitique.com/post261197.html#p261197]pas un pays très fier de sa gastronomie[/url]. Avec un geste amical, Juozas Menecius invita Sa Grâce Grand-Ducale à se servir.
Juozas Menecius : « Je ne suis pas un homme très protocolaire, loin de là. Mais si vous le souhaitez, nous pouvons suivre cet ordre du jour : chapitre diplomatique (présentation des Etats, reconnaissance mutuelle, traité de non-agression, ouverture d’ambassades), chapitre économique et chapitre culturel et scientifique. Si cela vous convient, nous pouvons commencer par présenter assez brièvement mais de manière complète chacun notre Etat (histoire, politique nationale, politique diplomatique, culture…). »[/justify]
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/640118JuozasMenecius.jpg[/img]
Juozas Menecius
Premier ministre de la République Sébalde (depuis 2028)
Vice-Premier ministre de la République Sébalde (2023-2028)
Député du Parlement Sébalde (depuis 2023, suppléé depuis 2023)
Ancien ministre de l’Education et de la Recherche du Royaume de Liethuviska (2016-2021)[/center]
[justify]Juozas Menecius : « Ne vous inquiétez pas, je suis dans le même cas de figure que vous : le néerlandais n’est pas ma langue maternelle et me paraît parfois si… alambiquée. Heureusement, les traducteurs sauront pallier à nos carences. Que de cette rencontre puisse naître une coopération solide entre nos deux Etats, qui ne pourra être que bénéfique pour l’ensemble du continent jeekimois. Si vous voulez bien me suivre… »
Le Premier ministre fit une brève présentation des lieux, qu’il ne connaissait de toute façon pas très bien encore. Il n’avait guère envie de se perdre dans le labyrinthe du Ministère d’Etat, cela ferait mauvaise impression auprès du Lénovin et c’est précisément l’image qu’il n’a pas envie de donner. Néanmoins, Juozas Menecius n’a pas été méticuleux sur tous les détails. Fumeur occasionnel, le bureau du Premier ministre n’avait pas été complètement dégagé de son odeur de fumée… Par habitude, il ne la sentait même plus de toute façon. Les rideaux du bureau étaient imprégnés d’une odeur de… cannabis. Ce qui était assez inhabituel pour être souligné, à supposer bien entendu que Sa Grâce soit familière d’un tel arôme. Juozas Menecius invita Erik Vartanen à prendre place dans l’un de ces fauteuils un peu trop bas dans lesquels on s’enfonce sans jamais pouvoir se relever. Confortables au demeurant. Une table toute aussi basse présentait plusieurs mets et rafraîchissements, notamment un délicieux [url=http://img11.hostingpics.net/pics/297775Image9.png]mini-jagodier[/url], une des (seules) spécialités culinaires de Sébaldie. Le reste était constitué de spécialités étrangères, notamment des mini-crêpes schenkenniennes. La Sébaldie n’était [url=http://www.simpolitique.com/post261197.html#p261197]pas un pays très fier de sa gastronomie[/url]. Avec un geste amical, Juozas Menecius invita Sa Grâce Grand-Ducale à se servir.
Juozas Menecius : « Je ne suis pas un homme très protocolaire, loin de là. Mais si vous le souhaitez, nous pouvons suivre cet ordre du jour : chapitre diplomatique (présentation des Etats, reconnaissance mutuelle, traité de non-agression, ouverture d’ambassades), chapitre économique et chapitre culturel et scientifique. Si cela vous convient, nous pouvons commencer par présenter assez brièvement mais de manière complète chacun notre Etat (histoire, politique nationale, politique diplomatique, culture…). »[/justify]
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Elliania
Le Grand-Duc suivit donc le Premier Ministre à l'intérieur du siège gouvernemental sébalde. Il savait déjà qu'il s'agissait d'un étranger au pays qu'il gouvernait maintenant, et au fond, pour le lénovinir, ce n'était pas si étonnant que cela : c'étaient les meilleurs qui devaient venir à gouverner, quelque soit l'origine : nombre de familles nobles de l'Oligarchie avaient été étrangères un jour ou l'autre, venant se rajouter à la toute première noblesse finnoise dont sa famille aimait à se prétendre descendante. Restait à voir si Menecius était bien tiré des rangs des meilleurs, ce qui restait à démontrer. En entrant dans son bureau, il remarqua l'odeur de fumée, assez étrange, mais, guère familiarisé avec les opiacés lui-même, ne la reconnu guère, supposant une simple addiction au tabac, et notant surtout le peu de soin dont son interlocuteur entourait le lieu de rencontre. Il ne dit rien toutefois et prit place, piochant une crêpe familière pour la grignoter tout en écoutant le Premier Ministre. Ce fut seulement quand il eut fini celle-ci qu'il prit la parole pour répondre. Il parlait en néerlandais, complété au besoin par le traducteur.
Sa Grâce Grand-Ducale Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen :« Cet ordre du jour me semble une bonne base, nous pourrons rajouter des choses au fur et à mesure si besoin. Quant à vous parler du Lénovin hé bien... pourquoi pas, si vous le voulez. Originellement, le Lénovin était, il y a des milliers d'années, la patrie de tribus finnoises qui y étaient établies depuis de nombreux siècles, et dont descendent encore certaines de nos grandes familles, comme la mienne, par exemple. Vinrent ensuite des tribus celtes qui, après avoir séjourné avec leurs sœurs dans l'actuelle Sckennie, s'établirent en Lénovin, et ensuite de nombreux autres peuples qui vinrent s'ajouter au fil du temps pour diverses raisons. Certains peuples apportèrent une partie du patrimoine ethnique du Lénovin moderne, d'autres se diluèrent dans d'autres peuples mais apportèrent des éléments de philosophie ou de religion, des usages... au final, le Lénovin émergea en se nourrissant de nombreuses cultures, qui accouchèrent d'une langue complexe nourrie à de multiples influences, et globalement incompréhensible pour les diverses langues dont elle est issue... heureusement, nous avons gardé la maîtrise de nombreuses autres langues, en fonction de nos origines. »
Le Grand-Duc marqua une pause, le temps de boire une gorgée de l'un des rafraîchissement proposés par son hôte, histoire de ne pas s'assécher la gorge pour rien. Il reprit ensuite son récit là où il l'avait laissé.
Sa Grâce Grand-Ducale Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen :« Sur le plan politique, de nombreux royaumes et institutions diverses ont coexisté plus ou moins pacifiquement – généralement moins si on veut être honnête – jusqu'au XIIIe siècle où, suite à diverses manœuvres politiques, les entités formant le cœur du Lénovin fusionnèrent en une Principauté Élective, avant de conquérir une série de royaumes frontaliers pour former le territoire lénovinir actuel. Nous avons gardé cette forme de gouvernement jusqu'à aujourd'hui. Notre pays est gouverné par une Oligarchie de cent dix-neuf familles, à ce jour, réunie en Conseil où chacun dispose d'un nombre de voix proportionnel à son statut. Cette Oligarchie élit le Prince de Lénovin, à vie, qui gouverne ensuite en s'appuyant sur d'autres grandes familles, toujours soumis aux avis du Conseils pour une série de points. L'Oligarchie gouverne et protège le pays, cependant que le peuple se charge de produire de quoi nourrir le pays. Chacun chez nous doit quelque chose aux autres, et ainsi notre système fonctionne agréablement... Ais-je répondu à vos interrogations potentielles ? Et vous, que pouvez-vous me dire de la Sébaldie ? »
Sa Grâce Grand-Ducale Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen :« Cet ordre du jour me semble une bonne base, nous pourrons rajouter des choses au fur et à mesure si besoin. Quant à vous parler du Lénovin hé bien... pourquoi pas, si vous le voulez. Originellement, le Lénovin était, il y a des milliers d'années, la patrie de tribus finnoises qui y étaient établies depuis de nombreux siècles, et dont descendent encore certaines de nos grandes familles, comme la mienne, par exemple. Vinrent ensuite des tribus celtes qui, après avoir séjourné avec leurs sœurs dans l'actuelle Sckennie, s'établirent en Lénovin, et ensuite de nombreux autres peuples qui vinrent s'ajouter au fil du temps pour diverses raisons. Certains peuples apportèrent une partie du patrimoine ethnique du Lénovin moderne, d'autres se diluèrent dans d'autres peuples mais apportèrent des éléments de philosophie ou de religion, des usages... au final, le Lénovin émergea en se nourrissant de nombreuses cultures, qui accouchèrent d'une langue complexe nourrie à de multiples influences, et globalement incompréhensible pour les diverses langues dont elle est issue... heureusement, nous avons gardé la maîtrise de nombreuses autres langues, en fonction de nos origines. »
Le Grand-Duc marqua une pause, le temps de boire une gorgée de l'un des rafraîchissement proposés par son hôte, histoire de ne pas s'assécher la gorge pour rien. Il reprit ensuite son récit là où il l'avait laissé.
Sa Grâce Grand-Ducale Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen :« Sur le plan politique, de nombreux royaumes et institutions diverses ont coexisté plus ou moins pacifiquement – généralement moins si on veut être honnête – jusqu'au XIIIe siècle où, suite à diverses manœuvres politiques, les entités formant le cœur du Lénovin fusionnèrent en une Principauté Élective, avant de conquérir une série de royaumes frontaliers pour former le territoire lénovinir actuel. Nous avons gardé cette forme de gouvernement jusqu'à aujourd'hui. Notre pays est gouverné par une Oligarchie de cent dix-neuf familles, à ce jour, réunie en Conseil où chacun dispose d'un nombre de voix proportionnel à son statut. Cette Oligarchie élit le Prince de Lénovin, à vie, qui gouverne ensuite en s'appuyant sur d'autres grandes familles, toujours soumis aux avis du Conseils pour une série de points. L'Oligarchie gouverne et protège le pays, cependant que le peuple se charge de produire de quoi nourrir le pays. Chacun chez nous doit quelque chose aux autres, et ainsi notre système fonctionne agréablement... Ais-je répondu à vos interrogations potentielles ? Et vous, que pouvez-vous me dire de la Sébaldie ? »