Rencontre Maok/Tel-Mehrat à Mehrat

Iskupitel

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Il s'était écoulé une semaine depuis l'annonce de l'arrivée prochaine d'une délégation maokorienne à Mehrat. Fidèle à ses promesses et aux traditions, une grande fête avait été organisée dans les rues de la capitale. Les fleurs et décorations étaient pléthoriques, et les cris de joie au passage des délégations diplomatiques pleuvaient. Entre l'aéroport et le Palais Royal, le cortège diplomatique fit une halte aux Halles Centrales, où de gigantesques buffets avaient été mis en place mettant en avant les productions régionales en termes de nourriture et de boisson. À l'extérieur, en face des Halles, sur le parvis de la Cathédrale, des jeux et sports collectifs étaient organisés. La venue d'une délégation étrangère était un jour de fête à Mehrat, et les habitants avaient bien l'intention d'en profiter. Le Roi tel-mehrati, faible et tenant difficilement debout sur de longues distances, prit son temps pour se déplacer, s'aidant d'une canne. L'archevêque de Mehrat, Mgr David Beyej, également seul cardinal tel-mehrati, vint saluer les deux monarques sur leur passage au milieu de la fête. Lorsqu'ils furent rassasiés, les monarques rejoignirent le Palais Royal afin de débuter le cœur de la rencontre.

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Sa Majesté le Roi Clemens I de Tel-Mehrat : Votre Majesté, une fois encore, c'est un honneur de vous rencontrer. Le Royaume de Tel-Mehrat est très fier d'avoir la possibilité de vous accueillir. La Maok est un pays lointain, mais son influence est croissante, et nous souhaitons que les relations entre nos deux pays soient les meilleures possibles. Peut-être devrions-nous commencer par une présentation succincte de notre pays respectif ? Je dois avouer savoir peu de choses sur l'histoire et la politique maokorienne.
Alwine

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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

L'agenda du Roi de Maok, d'ordinaire très dégagé sur le plan international, car il y avait déjà nombre de choses requérant son attention à l'intérieur du pays, avait été chargé ces dernières semaines, puisque après avoir rencontré le nouveau souverain du Pays de Wa, le voilà qui s'était envolé pour rejoindre Mehrat, ce royaume situé sur la vaste Île du Prince, sorte de sous-continent du Vicaskaran. C'était la deuxième fois que Ménélok rencontrait un souverain venu de ce lointain continent occidental, quoique pas la dernière, si son emploi du temps futur ne se modifiait pas. La dernière fois, il avait accueillit sur son propre sol le Roi du Perlian, qui régnait sur une île nordique. Cette fois, il rendait visite au Roi de Mehrat, qui régnait sur une partie d'une île méridionale. Si les choses se passaient selon son souhait, il aurait également bientôt l'occasion de rencontrer le souverain de Tarnosia, qui régnait sur une péninsule plus au centre du continent. De quoi, assurément, penser que les royaumes du Vicaskaran avaient une relation privilégiée avec l'eau.

Quoi qu'il en soit, l'accueil avait été très bon à Mehrat, où les rues étaient en fêtes pour la venue du souverain zanyanais, comme on le lui avait annoncé. Celui-ci, vêtu de la tenue traditionnel des Rois de Maok, une couronne légère sur la tête et son sceptre à la main, s'était montré très ouvert et, par le biais de son traducteur au besoin, sinon par simples gestes, dont notamment de grands saluts avait plus d'une fois salué la population joyeuse, qui lui rappelait assez ses propres gens, toujours, eux aussi très enthousiastes et pleins de joie quand avait lieu une visite royale. Il n'avait pas manqué, non plus, de faire les honneurs de la fête qui était prévue pour lui une fois que le convois le transportant ce fut arrêté, dans un vaste endroit en face de la cathédrale, signe qui n'avait pas manqué de plaire au souverain zanyanais. L'ambiance en tous cas semblait très bonne, ce qui ne pouvait que plaire à Ménélok.

Quand il eut l'occasion d'être présenté au monarque du pays, qui, bien que se déplaçant avec une canne et semblant un peu faible, avait assurément toutes les apparences et les dignités de la royauté, en tous cas, Ménélok lui fit remettre son présent, un magnifique coffret d'Ivoire Rose, un bois rare maokorien, qui renfermait une fiole de parfum. Celui-ci, délicat, était assurément plaisant, mais c'était plutôt la boîte et la fiole qui constituaient le présent. Le premier, œuvre des meilleurs ébénistes maokoriens, était sculpté de magnifiques scènes bibliques, cependant que le second, lui, chef d’œuvre des maîtres verriers de Saint-Sévère, était, outre sa qualité exceptionnel, embellit par de magnifiques motifs floraux. Après la remise du cadeau, Ménélok eut également l'occasion de rencontrer Monseigneur Beyej, qu'il connaissait de nom comme l'un des favoris de la dernière élection papale et sur lequel, pour s'être bien entendu renseigné en apprenant qu'il pouvait potentiellement devenir le prochain Pape, il avait entendu le plus grand bien, et qu'il salua donc avec un sincère respect.

Après cet arrête festif, les souverains furent conduits au Palais Royal de Mehrat, où ils purent se mettre plus à l'aise et s'installer plus tranquillement pour commencer les discussions proprement dites. Ménélok écouta la prise de parole de son royal interlocuteur, puis lui répondit avec un sourire franc et ouvert.

Sa Majesté Ménélok IV : « Sachez, Majesté, que tout l'honneur est pour moi. Ce fut un plaisir que de recevoir votre missive et d'apprendre l'intérêt que vous portiez à mon pays. J'espère d'ailleurs que mon présent vous aura plu, et que cette rencontre sera le début d'une amitié solide entre nos deux Couronnes. »

Comme toujours ou presque, quand il était de bonne humeur, Ménélok se montrait ouvert, et son grand sourire, rendu plus éclatant encore peut-être par la noirceur de sa peau, illuminait son visage. Il marqua une pause, laissant l’interprète traduire, puis repris.

Sa Majesté Ménélok IV : « Il me semble en effet judicieux de commencer par apprendre à mieux nous connaître, car nos deux Royaumes, comme vous l'avez dit, son fort éloigné l'un de l'autre. Que vous dire sur le Maok... c'est un royaume ancien, quoique nombre d'autres puissent se targuer de racines plus profondes encore, qui fait remonter ses débuts aux alentours de l'an mil, où mon lointain ancêtre fonda le noyau de ce qui deviendrait plus tard l'état que j'ai la charge et l'honneur de diriger.

Après une longue période d'autonomie, où nous avons commercé occasionnellement avec les vaisseaux almérans croisant dans nos eaux, notre pays connu une période coloniale, où le Prince de Viertenstein devint le Protecteur du Maok. Une période dont, au contraire de trop de pays zanyanais, nous ne gardons nul mauvais souvenir, au contraire, car elle nous apporta nombre de choses positives, à commencer par la vérité du Christ, mais aussi nombres de traits qui aujourd'hui encore font partie de notre culture.

Cette période s'acheva pourtant de sombre façon quand, profitant des troubles politiques qui agitaient le Viertenstein, les autorités coloniales proclamèrent une République, que mon peuple, bien entendu, combattit vivement, et, aidé par le clergé et les gens de bien parmi les colons, mis rapidement à bas... il s'en suivit une période d’isolationnisme décidé par mes ancêtres, qui permit au pays de se reconstruire sereinement et de profiter d'une paix et d'une stabilité que nous avons su construire comme fortes et durables.

Il y a peu de temps seulement, comme vous le savez sûrement, que j'ai décidé, en accord avec les représentants de mon peuple, d'ouvrir à nouveau le territoire sur le monde, pour profiter de toutes les richesses qu'il a à nous offrir, mais aussi, modestement, à notre échelle, pour y faire rayonner un peu de cette paix et de cette tranquillité dont nous sommes dotés mais dont, hélas, manquent tant de pays du monde, et plus particulièrement de notre continent du Zanyane. Nous espérons, à terme, pouvoir agir à notre modeste niveau pour améliorer cela.

Que vous dire encore... nous sommes un peuple attaché à ses traditions, mais qui sait également les faire évoluer car, comme vous vous en doutez sans doute, nous ne sommes pas restés pareilles à nos ancêtres d'il y a mille ans. Notre peuple est très imprégné de la culture et de la foi chrétienne, et plus particulièrement catholique, bien qu'il y ait aussi des Orthodoxes et des Protestants en mon royaume, avec lesquels nous vivons en harmonie, car, selon la vision maokorienne des choses, nous sommes unis par la fraternité que nous tenons du Christ.

Notre économie est également ce que l'on qualifie généralement de traditionnelle, parce qu'elle est organisé autour d'un système de guilde et de fraternité de métiers, proche, m'a-t-on dit, de l'ordoéconomisme, mais sans chercher pour autant à se conformer à quelque modèle que ce fut. Pour nos, ce qui prime avant tout est la qualité, ce qui se retrouve dans notre artisanat et notre culture en général, et est fort bien servit par ce système.

Et vous, Roi Clemens, pourriez-vous m'en dire plus sur Mehrat ? J'avoue savoir trop peu de chose sur votre contré. De mon côté, bien entendu, je serai ravis de répondre à toute question que vous pourriez encore avoir après cette présentation. J'adore parler de mon pays, comme vous vous en êtes certainement aperçu. »


Ménélok eut un sourire d'excuse sur ces dernières paroles, se rendant bien compte qu'il avait beaucoup parlé. Il avait néanmoins marqué des poses régulières, autant pour reprendre son souffle confortablement que pour laisser à l’interprète le temps de suivre. Pendant que le souverain lui répondait, il demanda un rafraîchissement, en ayant bien besoin après avoir si longuement parlé, même si, sur ce thème, il aurait pu le faire bien plus longtemps encore, et avec enthousiasme !
Iskupitel

Message par Iskupitel »

Le vieux Roi tel-mehrati écouta avec une grande attention son interlocuteur, buvant ses paroles. Lorsqu'il eut fini, il le remercia avec déférence, et fit signe qu'il n'avait pas de questions à lui poser, son exposé ayant été très clair et complet.

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Sa Majesté le Roi Clemens I de Tel-Mehrat : Je vous remercie pour votre présentation, elle était tout à fait adaptée à ce que je souhaitais savoir, et me permet de mieux appréhender votre contrée si lointaine et si fascinante. Vous savez, je n'ai que peu eu l'occasion, dans ma vie, de voyager. J'ai aujourd'hui 74 ans, et n'ai quitté l'Île du Prince qu'à quatre occasions, dont une seule fois pour réellement visiter le pays, et pas seulement pour rencontrer un haut personnage local ou participer à une conférence diplomatique multilatérale. Ainsi, vous entendre me conter les choses de votre pays est plus efficace que n'importe quel livre. J'espère pouvoir me rendre à Lokaroum et dans le reste du Maok avant ma mort, si la maladie me laisse un peu de répit. Enfin. Je vous dois, en retour, une présentation de mon Royaume.

À l'origine, Tel-Mehrat est une des douze Tribus que le Prince Iskupitel installa en Cyrénanie. Après l'indépendance de Tel-Érib en 1975, Tel-Mehrat fit partie de l'état princier. En 2020, l'indépendance fut obtenue et le territoire qui correspondait à la région de Tel-Mehrat devint indépendant, sous le nom pompeux mais précis de Saint, Catholique et Parlementaire Royaume de la Tribu de Tel-Mehrat. Quelques mois plus tard, hélas, une guerre civile opposa royalistes et communistes, et bien que les premiers aient été soutenus par la Sainte Alliance, j'ai pris la décision de signer un traité de paix, pour le bien de mes sujets, qui sépara le territoire en deux. Ainsi est né Tel-Dehat, notre voisin du nord.

Avant son indépendance, la Tribu de Tel-Mehrat différait quelque peu des autres Tribus tel-éribaines. En effet, la majorité des habitants est catholique, et non juive comme dans le reste du pays. En effet, le Tarnosia a, il y a plusieurs siècles, colonisé la partie ouest de Tel-Érib, allant jusqu'à comprendre le territoire actuel de Tel-Mehrat et Tel-Dehat. Après le départ des tarnois, le culte au Christ fut perpétué, et c'est ainsi que s'est faite la différence religieuse ; un point commun avec votre Royaume. De plus, avant que la Cyrénanie ne conquière la partie australe de l'Île du Prince, certaines populations autochtones étaient présentes sur ce qui est aujourd'hui Tel-Mehrat, et certains de leurs us et coutumes ont été récupérés ou adaptés par les cyrénans qui s'y sont par la suite installés. Tel-Mehrat était donc, avant son indépendance, déjà une terre différente de Tel-Érib.

Lors de l'indépendance, il fut décidé par Thomas Frank, leader du mouvement indépendantiste, d'adopter une constitution mettant en place une monarchie parlementaire. Bien que cela s'explique par la présence d'une très ancienne lignée de seigneurs brathenbourgeois à Tel-Mehrat, cela permit également à notre nouvel état de se placer parmi les nations de la Sainte Alliance, qui furent une aide non négligeable à la pérennité de notre indépendance : nous avons pu nous éloigner de Tel-Érib qui aurait pu souhaiter reprendre nos terres, et nous nous sommes protégés de toutes les menaces extérieures, la force d'intervention de la Sainte Alliance étant redoutable et la force diplomatique des États la composant respectée. Voilà pourquoi je suis à présent le premier Roi de Tel-Mehrat, et pourquoi nous pleurons la fin de la Sainte Alliance comme nous cherchons à prendre part à une nouvelle alliance internationale, qu'elle soit fondée sur la Chrétienté ou sur quoi que ce soit d'autre, comme l'Union du Vicaskaran que nous avons tenté de réanimer, hélas en vain.

Tel-Mehrat est également un pays parlementaire, puisque M. Frank fut conscient de la difficulté - mais pas l'impossibilité - pour un pays d'être géré de manière moderne et, dans le même temps, par un seul homme. Afin de prévenir le pays d'une chute vers la dictature qui l'effrayait, la constitution fit donc état de la nécessité d'avoir un parlement fort et un Roi qui a pour seul pouvoir celui de représenter les intérêts du Royaume dans sa globalité et qui ne peut gouverner sans l'aval du Parlement. En cas de danger majeur pour les intérêts du Royaume, le Roi que je suis peut toutefois gouverner par décrets afin d'assurer la survie du peuple tel-mehrati. La fonction de Roi est donc en quelque sorte une barrière devant protéger le Peuple. Il ne peut être renversé par le Parlement et règne jusqu'à sa mort, où son fils aîné récupérera le trône. J'aime à me voir comme garant du peuple, tandis que le Parlement est sa voix.

Le Parlement est composé suite à l'élection du Premier Ministre. Un scrutin universel majoritaire uninominal à un tour est organisé. Le candidat ayant réuni le plus de votes est nommé Premier Ministre par le Roi. Les sièges au Parlement sont répartis entre les partis dont un candidat fut présenté aux élections étatiques en fonction du pourcentage de votes réunis lors de l'élection. La participation est obligatoire, et les bulletins blancs permettent d'attribuer des sièges aux petits partis, qui sont ensuite répartis en fonction de leur nombre d'adhérents. Nous sommes très fiers, à Tel-Mehrat, de ne pas avoir pu constater de débordements ou de fraudes électorales durant les élections nationales qui ont pu être tenues jusqu'ici. Cette maturité de l'électorat est une grande richesse dont nous sommes réellement fiers.

Diplomatiquement, Tel-Mehrat a des liens avec peu de pays du monde. De forts liens ont récemment été bâtis avec la Cyrénanie, voisin plus stable et catholique que Tel-Érib, et certains ont été conclus avec le Viertenstein, que nous considérons comme un état catholique monarchique des plus admirable. Comme je vous le disais plus tôt, Tel-Mehrat et moi-même cherchons à réanimer une Sainte Alliance, mais peut-être est-il trop tard pour cela ; peut-être la géopolitique actuelle n'y est-elle plus favorable. Ainsi, le regard tel-mehrati n'est pas foncièrement tourné vers l'extérieur, mais nous souhaitons tout de même nous rapprocher des états catholiques et monarchiques, qui nous sont proches idéologiquement et avec lesquels nous souhaitons coopérer, sans toutefois oublier de nous rapprocher de nos voisins.

Enfin, et sans vouloir faire preuve d'un aplomb déplacé, sachez, votre Majesté, que l'usage est de parler du pays comme « Tel-Mehrat », car Mehrat n'en est que la capitale. Le même système se retrouvera de l'autre côté de nos frontières, à Tel-Érib. Le préfixe « Tel » permet de montrer que l'on parle de la Tribu, c'est-à-dire de la région (dans le cas de Tel-Érib) ou du pays (dans le cas de Tel-Mehrat, Tel-Dehat et Tel-Azude). Ce préfixe doit systématiquement être associé au nom de la capitale de la Tribu, ce qui permet à tout un chacun de se repérer plus facilement et de savoir quel phare ils doivent suivre. Ainsi, si vous êtes à Tel-Jérusalem, vous saurez que la capitale de la région est Jérusalem.

Quoi qu'il en soit, si vous avez des questions, je serai ravi d'y répondre.
Alwine

Message par Alwine »

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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Ménélok écouta avec attention le long exposé de son homologue, présentant le royaume de celui-ci, son histoire et ses aspirations. C'était une présentation très complète, qu'il écouta avec d'autant plus de soin. Le roi zanyanais était heureux de découvrir un monarque qui semblait impliqué dans son pays autant que dans la rencontre, et qui n'hésitait pas à largement développé le sujet. Quand Clemens fini par lui rendre la parole, il conserva le silence quelques instants, le temps de digérer mentalement ce qui venait d'être dit, avant de répondre.

Sa Majesté Ménélok IV : « Je me dois à mon tour de vous remercier de votre présentation, certainement plus complète encore que la mienne, Majesté. Je n'ai pas de question qui me vienne sur le moment, ma curiosité ayant déjà été généreusement abreuvée. J'avoue que j'ignorais que l'idée d'une Sainte Alliance ait de si fervents défenseurs dans cette partie du monde, mais je le comprend aisément vu l'histoire de votre pays. Néanmoins, je suis convaincu que sans aller forcément jusqu'à recréer une alliance aussi forte et formelle, vous trouverez nombre de pays catholiques prompts à nouer des liens avec vous, et au premier rang de ceux-ci , comptez déjà le Maok !

De mon côté, j'avoue être plus sceptique quand à l'opportunité d'une telle « Sainte Alliance » si elle venait à renaître. En cette époque où, tout en s'accusant mutuellement d'être les seuls à le faire, les capitalistes et les communistes, ou du moins ceux qui aiment se grouper derrière ces mots, recommencent à voir le monde de plus en plus à travers des blocs, je ne peux m'empêcher de craindre que ce soit une erreur de nous transformer en cible pour eux en reconstituant un bloc chrétien formel. Au contraire, je crois beaucoup plus à des liens forts et multilatéraux, divers et riches justement de cette diversité, entre les différents pays et surtout royaumes chrétiens, qui permettent l'ouverture aux autres pays également.

Néanmoins, quelque soit la voie que prendront finalement les royaumes et autres états chrétiens, je puis déjà vous assurer que Tel-Mehrat pourra compter sur le soutient du Maok, si du moins, comme je l'espère, nous parvenons aujourd'hui à tisser les bases de l'amitié que je souhaite fortement instaurer entre nos deux couronnes et nos deux peuples. »
Iskupitel

Message par Iskupitel »

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Sa Majesté le Roi Clemens I de Tel-Mehrat : J'entends bien ce que vous dites. Il est vrai que les temps ne sont peut-être pas très propices à l'émergence d'une Sainte Alliance, qui poserait les Royaumes chrétiens en cible pour les autres blocs. Toutefois, peut-être est-il préférable, alors que vient l'avènement d'une nouvelle ère de blocs idéologiques ou pragmatiques, de constituer des liens forts. Si cela peut se matérialiser par des liens bilatéraux ou multilatéraux poussés, cela peut également se faire au sein d'une nouvelle Sainte Alliance, ou encore en nous unissant tous derrière une figure de proue que serait un nouveau Saint-Empire accordé à une autre puissance catholique que le Schlessien.

Quoi qu'il en soit, je suis heureux de savoir le soutien de votre Royaume, et vous assure en retour du soutien du mien, tout modeste soit-il. Nous avons peu de relations avec le reste du monde, étant souvent assimilés à la Cyrénanie. C'est un défaut que le Maok ne semble pas avoir, puisque vous êtes clairement à la proue du navire zanyanais. Par conséquent, nous serions heureux d'organiser une installation mutuelle d'ambassade, afin que les communications entre nos deux Royaumes soit plus rapide et efficace.
Alwine

Message par Alwine »

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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Ménélok écouta attentivement la réponse de son royal et éclairé vis-à-vis, reconnaissant une certains sagesse dans ses propos. Il eut un léger sourire, plein de modestie, sur la fin de son intervention, et le conserva alors qu'il répondait.

Sa Majesté Ménélok IV : « Quelque soit la forme que prendront les relations entre les monarchies chrétiennes, je suis certain que nos pays ne pourront qu'en profiter. Je vous ai fait part de la voie que je considérait être la meilleure dans cette optique, mais dans tous les cas le Maok ne manquera pas de soutenir l'esprit d'entraide entre les couronnes et les pays chrétiens, quelque soit la forme finalement choisie.

Concernant le Zanyane, je pense que désigner le Maok comme sa figure de proue est un beau compliment, mais je ne suis pas certain qu'il soit mérité. Il existe nombre de pays plus riches que nous, soit comparativement à leur population, comme Gowa, soit dans l'absolut comme l'Aiglantine. La Terre Sainte également est une terre plus prospère que la nôtre, et son rayonnement culturel est bien sûr sans égal... Sans parler d'états beaucoup plus forts militairement, comme le Lito. Le Maok ne peut se prévaloir que d'une activité interne et diplomatique intense, mais la modestie ne me permet pas que cela nous fasse mériter le titre de figure de proue de tout le continent !

Néanmoins, nonobstant cela, je serai bien sûr ravis de procéder à un échange d'ambassadeurs entre nos deux pays, et je propose d'assortir cela des traditionnels accords de reconnaissance, de non-agression et de non-ingérence mutuelles, qu'en dites-vous ? Cela nous donnera une base solide pour le reste des relations dont nous pourrons discuter ensuite. »
Iskupitel

Message par Iskupitel »

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Sa Majesté le Roi Clemens I de Tel-Mehrat : Vous avez raison, de tels accords devraient être signés. Il lança un regard rapide à un valet attendant patiemment près de la porte, plateau de rafraîchissements supplémentaires à la main, qui sortit presque instantanément après avoir déposé le plateau sur une table à l'écart des monarques.

Par figure de proue, j'entends le pays le plus dynamique, celui qui actuellement rayonne le plus à l'international, celui qui mène les autres et peut représenter, si tant est que cela soit seulement possible, le continent tout entier. Certes, le Lito est une grande puissance, mais il a fait son temps, hélas, et semble retomber dans les méandres de l'instabilité interne. Certes, l'Aiglantine est un État dynamique, mais il n'a que trop peu de liens avec le Zanyane, tant et si bien que certains ne le considèrent pas comme appartenant au continent, à l'instar d'Éone. Certes, la Terre Sainte brille au-delà des mers, mais elle reste une terre aux mains, bien que partiellement, de la bonne reine Annabelle du Thorval. Le Maok me semble plus représenter le Zanyane et pouvoir en être le fer de lance. Si cela n'est pas le cas aujourd'hui, alors ce sera le cas demain. Être une figure de proue ne se mesure pas, à mon sens, à la richesse, à la population ou à la force armée. La figure de proue, c'est cet État que l'on aime à présenter en métonymie du continent, cet État qui sait vivre de lui-même et sait rester pur de toute implication étrangère trop importante sur son sol, ce qui est indubitablement le cas à Bardaran ou à Gowa. Ainsi, que votre modestie le permette ou non, Majesté, sachez que je vous considère personnellement comme le souverain de la figure de proue du continent zanyanais. Le monarque tel-mehrati se perdit un instant, les yeux captivés par le cadeau de son homologue, qui avait été disposé au centre d'un guéridon non loin, avant de reprendre doucement. Mais si vous le préférez, je peux admettre que le Maok soit une figure de proue en puissance, ce qui devrait être un compromis convenable.

Pendant qu'il parlait, le traité suivant était présenté au monarque maokorien par un valet afin qu'il puisse l'examiner et émettre d'éventuelles objections.



[spoiler="Traité"][center]Traité de reconnaissance, de non-agression et de non-ingérence[/center]

1. Ici le Saint, Catholique et Parlementaire Royaume de la Tribu de Tel-Mehrat désigné comme Tel-Mehrat et le Royaume de Maok désigné comme le Maok.
2. Tel-Mehrat reconnaît le Maok comme une nation souveraine et indépendante. Tel-Mehrat s'engage à respecter cette souveraineté.
3. Tel-Mehrat reconnaît les autorités gouvernementales de le Maok comme légitimes. Tel-Mehrat s'engage à respecter cette légitimité.
4. Tel-Mehrat s'engage à ne pas s'en prendre, de quelque manière que ce soit, aux ressortissants du Maok et à leurs biens sur le territoire de Tel-Mehrat ou à l'étranger.
5. Tel-Mehrat s'engage à ne pas contribuer à l'affaiblissement de l'autorité du Maok sur son propre territoire.
  • 5.1 Le territoire du Saint, Catholique et Parlementaire Royaume de la Tribu de Tel-Mehrat est reconnu comme s'étendant sur les territoires mis en évidence sur la carte suivante : [url=http://img11.hostingpics.net/pics/641997TelMehrat.png]Carte[/url].
6. Le Maok reconnaît Tel-Mehrat comme une nation souveraine et indépendante. Le Maok s'engage à respecter cette souveraineté.
7. Le Maok reconnaît les autorités gouvernementales de Tel-Mehrat comme légitimes. Le Maok s'engage à respecter cette légitimité.
8. Le Maok s'engage à ne pas s'en prendre, de quelque manière que ce soit, aux ressortissants de Tel-Mehrat et à leurs biens sur le territoire du Maok ou à l'étranger.
9. Le Maok s'engage à ne pas contribuer à l'affaiblissement de l'autorité de Tel-Mehrat sur son propre territoire.
  • 9.1 Le territoire du Royaume de Maok est reconnu comme s'étendant sur les territoires mis en évidence sur la carte annexe suivante : [url=http://img11.hostingpics.net/pics/201352Maok.png]Carte[/url] ;
    9.2 Au territoire métropolitain du Royaume de Maok s'ajoutent les territoires suivants :
    • Île Fotamba [i1] ;
    • Île Saint-Sévère [i44] ;
    • Île Saint-Eusèbe [i37] ;
    • Île Saint-Marcien [i38] ;
    • Île Saint-Théodore [i35].
10. Ce traité ne peut être rompu qu'avec l'accord mutuel de représentants de Tel-Mehrat et du Maok.

11. La violation de l'une des clauses de l'une des sections du présent traité par l'une des deux parties ou les deux parties peut entraîner la nullité de l'intégralité du traité.
  • 11.1 Une violation des présentes dispositions se réalisant aux dépens de l'un des deux pays signataires mènera à une compensation financière proportionnelle au préjudice causé.
    11.2 Les présentes dispositions peuvent être librement renégociées en cas de consentement des deux parties.
[/spoiler]
Alwine

Message par Alwine »

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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Ménélok écouta avec attention la réponse de son interlocuteur, découvrant que ce qu'il avait écarté comme un compliment était visiblement une opinion plus mûrement réfléchie qu'il n'aurait pu le croire de prime abord. Il eut un sourire devant la conclusion du monarque du Vicaskaran, puis porta son attention sur le traité qu'on lui avait présenté, le parcourant attentivement. Et ce fut en souriant qu'il en releva la tête pour répondre.

Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, je ne puis que m'incliner face à cet argumentaire brillant, Majesté, et accepter ce compliment, même si, personnellement, je pense qu'il faudra encore à mon pays bien des efforts pour le mérité tout à fait. Sachez tout de même que de son côté, le Maok considère l'Aiglantine comme faisant pleinement partie du continent zanyanais, ce qui explique peut-être cette nécessaire modestie, du moins en partie. Mais en tous cas, votre compliment, si bien argumenté, me touche énormément.

Concernant ce traité, je ne vois rien à y redire, il me semble complet sur le volet diplomatique. C'est une bonne base pour l'amitié entre nos deux Couronnes, quoique j'espère bien entendu que nous pourrons pousser celle-ci plus loin. Peut-être pouvons-nous donc passer à un autre sujet ? »
Iskupitel

Message par Iskupitel »

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Sa Majesté le Roi Clemens I de Tel-Mehrat : Il est amusant de voir que les îles posent toujours problème lorsqu'il s'agit de statuer sur le continent auquel elles appartiennent. Comme l'Aiglantine, l'Hokkaïdo a posé problème il y a quelques temps, et la Cyrénanie, de même, n'est pas reconnue comme faisant partie du Vicaskaran par certains États, comme le Tarnosia, mais aussi par une part non négligeable de la population. Si je me contrefiche personnellement de savoir à quel continent l'Île du Prince est rattachée, ce n'est pas le cas de certains des tel-mehratis, qui cherchent une identité qu'ils ne peuvent trouver en notre si jeune Royaume.

Mais repassons aux traités et autres formalités, puisque vous le souhaitez. Afin de laisser du temps au temps, je propose que nous nous arrêtions ainsi sur le volet diplomatique et que nous passions au volet économique. En ce sens, il serait intéressant de fixer nos taux de douane et de nous accorder sur l'installation d'entreprises maokoriens à Tel-Mehrat et inversement. Avez-vous, à ce sujet, des propositions à faire ?
Alwine

Message par Alwine »

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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Ménélok suivait avec plaisir la discussion avec le roi vicaskaranais, trouvant celle-ci des plus intéressantes. Il aimait particulièrement ce genre de rencontre où il pouvait s'ouvrir à un monarque de plus que de simplement des considérations formelles et convenues. Ce fut donc avec un sourire sincère, ce sourire si facile aux maokoriens, qu'il répondit à son homologue.

Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, sans doute le statut d'île apporte-t-elle plus de contestation, en effet, que dans le cas d'un territoire continental. Néanmoins, je trouve plus de légitimité à un questionnement sur la vaste île de Cyrénanie, presque aussi vaste que certains continents, d'un territoire très clairement impossible à détaché comme un continent propre, tel l'Aiglantine ou l'Hokkaido... je suppose que ce genre de considération viendra toujours à certains esprits tatillons, mais comme je l'ai dis pour moi les aiglantins sont aussi zanyanais que moi.

Pour ce qui est des douanes, le Maok a pour habitude de pratiquer un taux dégressif en fonction de la rareté du produit. Nous taxons beaucoup ce que nous produisons en surplus, moyennement ce que nous produisons en suffisance et très peu ce dont nous manquons. Qu'en est-il de Tel-Mehrat ? Souhaitez-vous une harmonisation ou une facilitation des choses entre nous, ou bien ce système vous convient-il ?

Enfin sur la question de l'implantation hé bien... le Maok fonctionne via un système de guildes, mais si elle est prête à se conformer à ce système, qui est destiné à garantir la qualité du travail mais aussi à être le relais entre le travailleur et l'employeur, toute entreprise peut venir s'implanter au Maok et y travailler en paix, pourvu qu'elle respecte nos lois, y compris celles dirigées par un de vos sujets, bien entendu. Qu'en est-il à Tel-Mehrat ? Comment fonctionnez-vous de votre côté ? »
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