Rencontre Nouvelle-Adélie/Cyrénanie à Yathorage

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Iskupitel

Message par Iskupitel »

À l'arrivée de l'appareil néo-adélien, les soldats cyrénans forment le rang pour accueillir la délégation étrangère. De leur côté, les officiels politiques fédéraux, Heydar Attar en tête, s'avancent vers les invités, pour les saluer.

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M. Heydar Attar, Ministre des Affaires Étrangères : Excellence, c'est un plaisir de vous recevoir. J'espère que le voyage ne fut pas trop long. Le Thyroptis est loin d'ici, et la différence de température accroît le dépaysement. Il rit.

Les deux hommes et leur délégation respective montent dans un cortège de berlines noires prenant la direction du Palais Présidentiel, au cœur de Yathorage. Une fois arrivés, ils sont installés dans un luxueux salon afin qu'ils puissent débuter leur conversation.


Bien. À présent que nous pouvons parler sérieusement, je vous souhaite solennellement la bienvenue en Cyrénanie et suis formellement fier de pouvoir initier le dialogue entre nos deux États. Cette rencontre permettra à la Cyrénanie et à la Nouvelle-Adélie de développer leur compréhension mutuelle et leurs liens, qu'ils soient commerciaux, diplomatique ou culturels. Voilà mes objectifs durant cette rencontre, que je mènerai au nom d'Abraham Fusterhyde, Président Fédéral, et de l'ensemble du gouvernement. Sachez d'ores et déjà que les traités qui seront, je l'espère, convenus, devront être impérativement ratifiés par le Parlement Fédéral. Toute signature peut donc possiblement être invalidée. J'espère, bien entendu, que ce ne sera pas le cas.

Mais je m'égare en formalités. Pour commencer cette rencontre, j'aimerais que vous me présentiez votre pays. Nous n'en connaissons pas grand chose, sur notre sous-continent, et je pense que c'est par là que doit commencer une relation harmonieuse.
Charlie

Message par Charlie »

Au petit matin, un avion privé à destination de Yathorage décolla de l'aéroport de Wealthland aux Nouvelles-Véliades avec à son bord la délégation officielle de Nouvelle Adélie qui venait de conclure son premier sommet diplomatique à l'étranger depuis la chute de l'ancien régime. Le ministre des affaires étrangères néo-adélien, Charles Parker entamait dés aujourd'hui la suite de sa tournée mondiale où il avait pour objectif de mettre en place des relations cordiales avec les pays démocratiques du globe. Ces rencontres constituaient un véritable évènement pour cette jeune démocratie du Thyroptis dont le peuple avais trop longtemps demeurer fermés sur lui-même.
Les membres de la délégation atterrirent quelques heures plus tard en Cyrénanie après avoir fait escale à l'aéroport de Desmond en Nouvelle-Adélie où le ministre devait s'entretenir avec certains responsables gouvernementaux.


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Charles Parker, Ministre des affaires étrangères

Merci de votre accueil chaleureux. Nous serrons bien entendu à votre disposition pour tout ce qui concerne les traités et leur ratification par nos deux nations.

Il y a tant à dire sur la Nouvelle-Adélie et d'autant plus que notre pays est resté très longtemps isolé de la scène internationale. Je tacherais de vous dire l'essentiel et le plus important à savoir. Tout d'abord, il faut savoir que la Nouvelle-Adélie indépendante s'est construite autour d'un héritage fort laissé par les colons almérans qui s'installèrent il y a plusieurs siècles, sur cette île sud du Thryroptis qui était encore quasiment inexplorée. Adéliens et Fiémençais avaient mis à la mer leur flotte afin de s'approprier ce nouveau continent et ainsi régner sur cette partie du globe. Aujourd'hui plusieurs nations comme la notre, telles que l'Oceania et Oranje se développent avec en mémoire le passage de ces colons dont nous sommes les descendants. Malheureusement tout phénomène de colonisation entraîne des conflits et des tentions qui persistent à travers les générations, j'entends par là que l'un des problèmes majeurs de la Nouvelle-Adélie concerne la place des populations aborigènes et de leurs descendant directs dans notre société actuelle. En effet, cette minorité ethnique pose un réel problème car celle-ci fut marginalisée, privée de certaines libertés et certains droits dés l'installation des premiers colons almérans. Or, la constitution néo-adélienne évolua au fil du temps sans nécessairement inclure les populations aborigènes si bien qu'aujourd'hui de nombreux mouvements politiques se battent et revendiquent les droits de cette minorité qui constitue tout de même un peu plus de 5% de la population. Les conséquences directes de cette marginalisation sont une recrudescence de pauvreté et une difficulté d’intégration notamment pour ceux dont les familles d'origine aborigènes ont longtemps vécu à l'écart de la société. Je précise d'ailleurs qu'il existe encore des tribus aborigènes qui vivent dans les zones très rurales du territoire sans le confort moderne, le problème étant que le nombre de ces tribus diminue du fait qu'il devient compliqué de se nourrir et d'assurer sa survie en zone reculée. Les membres de cette minorité qui souhaitent s'intégrer à la société vont devoir affronter plusieurs problèmes et franchir des barrières tels que la recherche d'un emploi ou d'un logement par exemple : des milieux qui pratiquent contre le gré du gouvernement actuelle des discriminations à l'égard de ces gens. Il s'est aussi installé entre descendant de colons et aborigènes un climat nauséabond encouragé par l'ancien régime dont je vais désormais vous dire quelques mots.

De 1958 à 2005, la 1ère république de Nouvelle-Adélie fut une succession de gouvernements assez autoritaires (élus via des élections truquées) et qui pratiquaient une politique économique et diplomatique de manière très isolationniste. A partir de 2005, le gouvernement de l'époque décida d'alléger son autorité et mis en place de nouvelles lois concernant les libertés individuelles et collectives jusqu'à lors largement contrôlées par l'état. Cela entraîna un climat de révolte croissant, dans la péninsule, au cours des 20 années qui suivirent cette assouplissement des lois. C'est ainsi que le 18 février 2024, le désir de démocratie juste se fit si fort dans la tête des néo-adéliens qu'un mouvement social de grande ampleur parvint à obtenir la démission du gouvernement. La constitution de la seconde république fut présentée par notre premier ministre actuelle, Martin Bale, et désormais les attentes des néo-adéliens sont grandes en matière de progrès sociaux et économiques. Aujourd'hui c'est la question des aborigènes qui est au centre des débats mais nous serons bientôt confrontés à d'autres problèmes plus alarmant encore.

C'est ici que ce sommet diplomatique prends tout son sens, la république souhaite tisser des liens diplomatiques forts afin d'obtenir des investissements, accords et partenariats économiques qui permettront aux pays de relever la tête.

Je ne vais pas m’éterniser plus sur l'histoire de la Nouvelle-Adélie ni sur les questions de discriminations ethnique (à l'ordre du jour du conseil des ministre depuis plusieurs mois). Assez parlé de la Nouvelle-Adélie, nous auront le temps de discuter des enjeux économiques actuelles avant la fin de cette rencontre mais il nous faut d'abord en savoir plus sur votre nation. Pourriez vous m'en dire plus sur la situation de la Cyrénanie ?[/center][/quote]
Iskupitel

Message par Iskupitel »

[center][img]http://vestnikkavkaza.net/sites/default/files/aliyev01.jpg[/img][/center]

M. Heydar Attar, Ministre des Affaires Étrangères : De manière générale, la Cyrénanie est une fédération qui compte 21 états fédérés. Si les états gardent de nombreuses prérogatives, le gouvernement fédéral, à la tête duquel se trouve le Président Fédéral, reste l'institution la plus puissante du pays. C'est lui qui gère les relations extérieures, l'économie et l'organisation des relations entre les états. Le Président est élu au suffrage universel par le peuple tous les quatre ans.
Le pouvoir législatif est détenu par le Parlement Fédéral, qui contient 985 sièges. Chaque parlementaire est élu au scrutin universel uninominal à un tour par les citoyens de sa circonscription. Le Parlement Fédéral vote les lois, ratifie les traités et a une place importante, puisque le Président doit lui rendre des comptes sous peine d'être renversé, comme cela a récemment été le cas.
Dans chaque état est élu un Gouvernement et un Sénat, qui font office d'exécutif et de législatif local. Par la suite, les sénateurs locaux élisent le Vice-Président fédéral, qui est un contre-poids au Président Fédéral, ce qui permet, au plus haut niveau de l'État, de faire cohabiter les volontés des États Fédérés et de la Fédération.

Historiquement, la Cyrénanie est née il y a de cela plus de deux mille ans, et elle a connu de nombreuses péripéties, perdant de vastes parties de son territoires puis le reprenant, accueillant des comptoirs valacides et une colonisation maîtrisée de la part des adéliens. En 1975, la Fédération naquit par une révolution mettant à bas un dictateur, et le pays se sépara en deux : au nord, la Cyrénanie, et au sud, Tel-Érib (contrée xénocrate à majorité juive hébraïque). En 2026, Tel-Érib, mettant en œuvre sa doctrine xénocrate, a intégré la Fédération. Malgré l'influence des juifs tel-éribains, le pays reste à majorité catholique fidèle à l'Église d'Urba.

Économiquement, la Cyrénanie est proche des thèses libérales, mais met un point d'honneur à garder une logique humaniste, prenant donc en compte le respect de l'humain sous toutes ses formes dans ses prises de décisions. Si nous nous refusons au socialisme, une partie de la population - de plus en plus faible depuis l'intégration de Tel-Érib, ultralibéral - vote en faveur des socio-démocrates. Nous sommes également très ouverts au tourisme, impulsé notamment par le sport, puisque nous avons accueilli plusieurs fois de grands événements sportifs, surtout de rugby, mais aussi de football et d'autres sports. À l'international, nous n'hésitons pas à prodiguer investissements et partenariats aux États le nécessitant ; une coopération économique a toujours été la base d'une amitié entre deux peuples.

Diplomatiquement, nous conservons une neutralité qui nous tient à cœur, mais nous n'hésitons pas à soutenir nos alliés au mieux de nos forces. Nous avons des rapports diplomatiques avec de très nombreux pays à travers le monde. Nous traitons tant avec les pays fascistes qu'avec les pays communistes, car nous considérons qu'il est préférable de discuter plutôt que de se faire la guerre. Dernièrement, la Cyrénanie a grandement participé à la fondation de l'Organisation Internationale Adélophone, afin de créer une cohésion et une entraide entre les états de culture adélophone.

Si vous avez des questions, je serai ravi d'y répondre.
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