[center]La vie au Royaume de Maok :
Ici seront répertoriés tous les sujets de Rp sur le Maok qui ne trouvent pas leur place dans un des autres sujets.
Pour utiliser les données révélées dans ces rps, une petite demande par mp avant de concrétiser serait appréciée.[/center]
La vie au Royaume de Maok [Utilisable sous demande par mp]
-
Alwine
Vie courante :
[right]12 Février 2028, village de Talark, ouest du Maok.[/right]
On était en milieu de matinée, et le travail avait déjà bien avancé. Sous les mains sombres de Volak, le bois aux teintes chaudes prenait forme peu à peu. En dépit de son ton qui semblait agréable et chaleureux, cette essence était plutôt dure, ce qui la rendait difficile à travailler, mais également parfois cassante, de gros morceaux de fibre pouvant parfois se détacher si l'on donnait un coup maladroit, ce qui obligeait à rester prudent. Pas question de faire des mouvements trop énergiques, du moins pas à ce stade du travail. Non, au contraire, il convenait d'y aller doucement, par petites touches, pour faire peu à peu émerger du bois la forme qui y était inscrite. Il fallait prendre son temps pour que le travail soit bien fait, comme son maître le lui avait appris, bien des années au part avant, et comme il l'apprenait lui-même à ses apprentis, maintenant.
C'est qu'à présent, Volak avait atteint la position de Maître dans son art, reconnu par la Guilde des Sculpteur sur Bois. Loin d'être une raison d'arrogance ou de distance, ce titre était pour lui une source inépuisable de fierté, et, plutôt que de l'installer dans une place, de lui donner envie de se relâcher, ce statut le motiver à progresser toujours plus, à la fois pour s'améliorer toujours plus lui-même en tant qu'artisan, et à la fois pour améliorer la qualité du savoir et surtout des savoirs-faire qu'il transmettait à ses apprentis. Il croyait fermement que, si chacun faisait ainsi, non seulement le savoir possédé collectivement et transmis à chaque génération par sa Guilde se maintiendrait dans le temps mais en plus il ne pourrait que prospérer, chaque génération profitant des trouvailles de la précédente et faisant ses propres découvertes qu'elle pourrait transmettre à la suivante. Il espérait, en cette matière, être aussi bon dans son rôle de professeur que son propre maître en son temps.
Ce matin, il était seul, dans son atelier. Un de ses apprentis était parti faire une course pour lui, en partant examiner des bois qui pourraient potentiellement servir de support à l'art du maître. Bien entendu, Volak ne commanderait pas à l'aveugle sur la foi de la parole du garçon mais, quand il irait lui-même voir les bois, il aurait en tête les avis du jeune homme. S'il était guidé dans la bonne direction, ce serait la preuve que le métier rentrait, après de nombreuses occasions où l'artisan avait commenté son choix et les raisons de celui-ci à ses apprentis. Si au contraire le garçon n'avait pas réussi à choisir les meilleurs bois, il faudrait alors qu'il redouble d'effort pour faire entrer dans son crâne parfois un peu trop dur cette leçon ! Son second apprenti, lui, avait présenté une demande de dispense pour aller voir sa grand-mère, qui vivait à une demi-journée, dans un village plus au nord, ce que le maître, assuré de la réalité de la situation et du soucis que se faisait le jeune homme pour sa parente, avait volontiers accordé avec un sourire débonnaire.
Alors même qu'il pensait aux deux jeunes gens qu'il formait présentement pour leur apprendre son métier, une partie de son esprit ne quittait pourtant jamais ce qu'il était en train de faire, le bois dont, lentement, il faisait naître une forme, cette forme dont, parfois, il aurait pu croire que c'était Dieu qui l'avait placée dans le bois, n'attendant que la main d'un artisan pour la faire naître. C'était là la clé d'un travail bien fait : ne jamais se laisser distraire véritablement de ce qu'on faisait, quelque soit la situation, sans quoi, forcément, on finissait toujours par faire des erreurs. Une leçon simple, et pourtant difficile à apprendre ! Il s'en souvenait très bien, lui-même avait peinée à le faire, et c'était pour cela qu'il comprenait les difficultés de ses apprentis. Là était la force du système : tout ce qu'ils vivaient, lui l'avait vécu avant eux et, grâce à cela, il était mieux à même de les aider à dépasser les épreuves pour se réaliser.
Peu à peu, le travail avançait. Arrivé à un certain point, il fallu changer d'outil, et Volak en profita pour prendre une légère pause. Le temps de boire un grand verre d'eau claire, de se dégourdir quelques instants les membres et de jeter un œil par la fenêtre, histoire de regarder le temps qu'il faisait dehors, et il revint à son ouvrage. Ce n'était pas en se reposant trop souvent qu'on avançait correctement – encore une leçon qu'il avait apprise et qu'il s'efforçait maintenant de transmettre, dans la grande boucle sans cesse recommencée de l'apprentissage.
[right]12 Février 2028, village de Talark, ouest du Maok.[/right]
On était en milieu de matinée, et le travail avait déjà bien avancé. Sous les mains sombres de Volak, le bois aux teintes chaudes prenait forme peu à peu. En dépit de son ton qui semblait agréable et chaleureux, cette essence était plutôt dure, ce qui la rendait difficile à travailler, mais également parfois cassante, de gros morceaux de fibre pouvant parfois se détacher si l'on donnait un coup maladroit, ce qui obligeait à rester prudent. Pas question de faire des mouvements trop énergiques, du moins pas à ce stade du travail. Non, au contraire, il convenait d'y aller doucement, par petites touches, pour faire peu à peu émerger du bois la forme qui y était inscrite. Il fallait prendre son temps pour que le travail soit bien fait, comme son maître le lui avait appris, bien des années au part avant, et comme il l'apprenait lui-même à ses apprentis, maintenant.
C'est qu'à présent, Volak avait atteint la position de Maître dans son art, reconnu par la Guilde des Sculpteur sur Bois. Loin d'être une raison d'arrogance ou de distance, ce titre était pour lui une source inépuisable de fierté, et, plutôt que de l'installer dans une place, de lui donner envie de se relâcher, ce statut le motiver à progresser toujours plus, à la fois pour s'améliorer toujours plus lui-même en tant qu'artisan, et à la fois pour améliorer la qualité du savoir et surtout des savoirs-faire qu'il transmettait à ses apprentis. Il croyait fermement que, si chacun faisait ainsi, non seulement le savoir possédé collectivement et transmis à chaque génération par sa Guilde se maintiendrait dans le temps mais en plus il ne pourrait que prospérer, chaque génération profitant des trouvailles de la précédente et faisant ses propres découvertes qu'elle pourrait transmettre à la suivante. Il espérait, en cette matière, être aussi bon dans son rôle de professeur que son propre maître en son temps.
Ce matin, il était seul, dans son atelier. Un de ses apprentis était parti faire une course pour lui, en partant examiner des bois qui pourraient potentiellement servir de support à l'art du maître. Bien entendu, Volak ne commanderait pas à l'aveugle sur la foi de la parole du garçon mais, quand il irait lui-même voir les bois, il aurait en tête les avis du jeune homme. S'il était guidé dans la bonne direction, ce serait la preuve que le métier rentrait, après de nombreuses occasions où l'artisan avait commenté son choix et les raisons de celui-ci à ses apprentis. Si au contraire le garçon n'avait pas réussi à choisir les meilleurs bois, il faudrait alors qu'il redouble d'effort pour faire entrer dans son crâne parfois un peu trop dur cette leçon ! Son second apprenti, lui, avait présenté une demande de dispense pour aller voir sa grand-mère, qui vivait à une demi-journée, dans un village plus au nord, ce que le maître, assuré de la réalité de la situation et du soucis que se faisait le jeune homme pour sa parente, avait volontiers accordé avec un sourire débonnaire.
Alors même qu'il pensait aux deux jeunes gens qu'il formait présentement pour leur apprendre son métier, une partie de son esprit ne quittait pourtant jamais ce qu'il était en train de faire, le bois dont, lentement, il faisait naître une forme, cette forme dont, parfois, il aurait pu croire que c'était Dieu qui l'avait placée dans le bois, n'attendant que la main d'un artisan pour la faire naître. C'était là la clé d'un travail bien fait : ne jamais se laisser distraire véritablement de ce qu'on faisait, quelque soit la situation, sans quoi, forcément, on finissait toujours par faire des erreurs. Une leçon simple, et pourtant difficile à apprendre ! Il s'en souvenait très bien, lui-même avait peinée à le faire, et c'était pour cela qu'il comprenait les difficultés de ses apprentis. Là était la force du système : tout ce qu'ils vivaient, lui l'avait vécu avant eux et, grâce à cela, il était mieux à même de les aider à dépasser les épreuves pour se réaliser.
Peu à peu, le travail avançait. Arrivé à un certain point, il fallu changer d'outil, et Volak en profita pour prendre une légère pause. Le temps de boire un grand verre d'eau claire, de se dégourdir quelques instants les membres et de jeter un œil par la fenêtre, histoire de regarder le temps qu'il faisait dehors, et il revint à son ouvrage. Ce n'était pas en se reposant trop souvent qu'on avançait correctement – encore une leçon qu'il avait apprise et qu'il s'efforçait maintenant de transmettre, dans la grande boucle sans cesse recommencée de l'apprentissage.