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Posté : mar. juil. 02, 2019 9:15 am
par Galaad
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05. juli 2039[/center]
[hr][/hr][center]Le secteur privé attire de plus en plus de doctorants[/center][hr][/hr]
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Plus qu'une évolution, il s'agit surtout d'une petite révolution que vit actuellement le monde de la recherche, mais également de l'entreprise. Au delà des transformations très profondes sur la gouvernance des sociétés, c'est un chamboulement dans la philosophie de la recherche au Jernland. Longtemps, cette dernière s'est largement appuyée sur le secteur public et les instituts d'Etat. Pourtant, avec la reconnaissance par l'Etat des doctorants et la tentative de les intégrer davantage dans les travaux scientifiques, il aurait été légitime de s'imaginer un secteur public toujours principal centre d'attraction pour les jeunes diplômés ou les étudiants en thèse. Il n'en est rien toutefois. En effet, depuis plusieurs années maintenant, les doctorants se tournent de plus en plus vers le secteur privé pour le début de leur carrière professionnelle. En effet, avec près de cinq mille jeunes qui sortent chaque année avec leur diplôme de docteur entre les mains, le Jernland est une terre plutôt dynamique pour ces études longues. Et la tendance devrait aller en s'accroissant, au regard de la volonté du Statsråd d'atteindre le seuil symbolique de sept mille docteurs d'ici 2045, mais également avec la grande employabilité dont ils bénéficient à leur sortie d'université et d'école.
« Nous avons délivrés en 2037 un petit peu plus de 5 000 diplômes doctoraux, dont environ la moitié l'a été pour les sciences exactes et applications » a confié le ministre de l'instruction et de la recherche. Pourtant, face à une progression continue du nombre de docteurs quittant les bancs de l'université - leur nombre est en progression constante depuis dix ans, au point d'avoir doublé - les postes à pourvoir dans la recherche publique sont restés très stables. Cette situation provoque une forte concurrence pour les jeunes chercheurs qui cherchent à s'insérer dans un univers très sélectif. « Le ministère de la recherche, à travers ses différents instituts scientifiques, est obligé d'opérer une sélection très forte en raison du faible nombre de postes disponibles et des moyens publics qui restent encore, malgré toutes les augmentations successives, assez limités ». La santé reste dans ce contexte l'un des domaines de recherche les plus propices pour les jeunes qui souhaitent intégrer des équipes publiques de recherche. Les travaux actuels autour des bactériophagiques, mais aussi sur le séquençage de l'ADN et le génie génétique fixé comme une priorité nationale encouragent de nombreux jeunes à faire le choix des carrières scientifiques médicales. Pourtant, loin de décourager les jeunes à s'orienter vers les carrières scientifiques, cette situation de rareté de l'offre doctorale publique provoque plutôt un fort dynamisme du côté du secteur privé. Par choix ou par obligation, les doctorants ainsi que les docteurs choisissent de plus en plus de rejoindre les entreprises et les établissements privés de recherche.
En effet, au sein des sociétés, la demande est croissante dans les directions de l'innovation et du développement. Rien qu'en 2038, le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail a estimé que la progression des offres d'emploi où le niveau de diplôme attendu est un doctorat s'est élevée à +16%. « De manière générale, le Jernland est entré dans une phase de son développement et de sa modernisation où les projets de R&D sont capitaux. Nous avons plusieurs exemples très marquants comme par exemple chez Altek, où les responsables de l'innovation sont constamment à la recherche de nouveautés, d'améliorations ou d'innovations de rupture dans les transmissions avec le radars planaires notamment. Mais le géant du numérique n'est pas le seul. Plusieurs entreprises se sont lancées dans la robotique, où la diversification des sources d'approvisionnement énergétique » a détaillé le directeur de l'Institutt for forskning (ndlr. institut pour la recherche) de l'université de Røros, qui intervient en appui de nombreux projets actuellement en cours. A terme, les acteurs privés espèrent et attendent beaucoup des objectifs de formations doctorales annoncées par le ministère pour répondre à leurs besoins croissants en matière de jeunes diplômés très pointus dans leur domaine de compétence et capables d'apporter des solutions concrètes aux ambitions de l'économie jernlander dans le monde. « Les doctorants et diplômés acquièrent des compétences très transversales qui permettront d'irriguer largement les entreprises innovantes, et pas seulement au niveau de la recherche. Avec leur parcours et les expériences qu'ils accumulent, les docteurs ont vocation à prendre également leur part de responsabilité dans la gestion quotidienne des sociétés et des groupes, au delà des seules fonctions de recherche et d'innovation » argue d'ailleurs le directeur général pour l'enseignement supérieur du ministère de l'instruction.
C'est d'ailleurs le scénario qui s'est produit dans plusieurs grandes entreprises comme Altek justement où un docteur d'une trentaine d'années est chef de projet sur l'amélioration des capacités des ordinateurs produits par la marque, où chez Den Nordisk Kjemiskfabrikk qui a récemment nommé directeur de l'innovation un docteur en agronomie pour son département agriculture et environnement. Pourtant, les grandes entreprises ne sont pas les seules à regarder de plus en plus vers les titulaires de hauts diplômes. Les petites et moyennes entreprises, ainsi que les entreprises de taille intermédiaires lorgnent également de plus en plus vers ces profils identifiés autrefois comme étant davantage adaptés à la recherche publique. Et ces entreprises disposent d'ailleurs d'atouts pour attirer les profils intéressants. Avec des centres de recherche et des laboratoires souvent très bien équipés, mais également des salaires proposés supérieurs à ce qui peut se faire dans le public ou même que dans certaines très grandes entreprises, elles représentent des opportunités de début de carrière attractives pour les jeunes diplômés qui y voient de plus en plus un moyen d'acquérir de l'expérience, d'y faire leurs preuves en disposant de moyens conséquents et d'une agilité qui ne se retrouve pas toujours dans les plus grosses structures. Ceux qui ont été interrogés répondent d'ailleurs souvent qu'il s'agit « d'un environnement plus propices pour faire ses débuts plutôt que les instituts et centres publics de recherche, mais également que les grandes entreprises qui souvent disposent de beaucoup de normes et de process qui limitent davantage le champs des possibles que dans uns start-up ou une petite entreprise de la tech par exemple ».
Enfin, pour encourager également un écosystème dynamique d'innovation, le ministère de l'économie et des finances, en partenariat avec celui de l'instruction et de la recherche, a lancé le mois dernier un nouveau programme qui vise à encourager les doctorants à créer leur propre structure, leur propre start-up. Une bourse a ainsi été mise en place - appelé i-PhD - qui s'adressent aux étudiants en fin de cursus pour qu'ils puissent bénéficier d'un premier soutien financier pour impulser leur projet. A ce stade, l'enveloppe prévue est de dix millions de dollars, soit une moyenne de cent mille dollars par candidat sélectionné. Les lauréats retenus - une centaine tous les ans dans le cadre de trois « promotions » - disposeront ainsi d'un accompagnement d'un an pour les former à l'entrepreneuriat et leur faire bénéficier de certaines installations publiques de recherche et développement afin de lancer le prototypage de leur produit ou les aider à étudier sa faisabilité ou encore passer directement à la phase de production. En cas de succès, le Statsråd a d'ores-et-déjà annoncé qu'il pourrait étendre ce dispositif et le pérenniser afin de stimuler la recherche et l'innovation nationales.
Posté : mer. juil. 03, 2019 10:34 am
par Galaad
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08. juli 2039[/center]
[hr][/hr][center]Torstein Hauge comparaît pour divers délits financiers[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/27/3eyp.jpg[/img][/center]
Le ministère de l'intérieur et de la sûreté a annoncé avoir procédé il y a plusieurs semaines à [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352908#p352908]l'arrestation de Torsten Hauge[/url], président du Liberalt Parti (ndlr. Parti libéral, centre-gauche). En effet, après plusieurs mois d'enquête, le procureur de la Cour de sûreté de l'Etat a annoncé avoir recueilli suffisamment de preuves de multiples malversations financières, mais également de fraude fiscale et de blanchiment de fraude fiscale qui incriminent lourdement la direction du Liberalt Parti, et son président en premier lieu. Dans ces diverses affaires, l'homme politique, candidat à plusieurs reprises aux élections législatives - lors du dernier scrutin en 2037 sa formation avait réalisé un modeste résultat en rassemblant sur son nom que 6,2% des suffrages, insuffisant pour même espérer une représentation nombreuse au Stortinget - risque jusqu'à quinze années de réclusion. Agé de 38 ans, il s'est surtout fait connaître pour ses prises de positions très libérales en matière de droits politiques. De plus en plus virulent, Torsten Hauge est allé jusqu'à en appeler « à la fin du régime militaire au Jernland en faveur d'un retour du gouvernement entre les mains de la société civile ».
Le Statsråd a annoncé en marge des déclarations du procureur sur les méfaits particulièrement graves commis par le président du Liberalt Parti que la justice doit passer et qu'il a donné instruction aux représentants du parquet de faire preuve de la plus ferme sévérité. « Aucun citoyen n'est au dessus de la loi, et les faits incriminés sont suffisamment scandaleux pour que ce gouvernement ne donne aucune consigne de bienveillance à l'égard d'un individu qui a mis en place un véritable système presque mafieux pour se soustraire à l'impôt alors même qu'il aurait dû incarner la probité et être exemplaire ». L'enquête a d'ailleurs révélé que l'ensemble de l'appareil partisan était entièrement mobilisé pour permettre à ses dirigeants et à ses quelques élus locaux de ne pas payer leur contribution à hauteur de ce qu'ils auraient été normalement obligé de faire. C'est justement la découverte d'un mécanisme aussi organisé qui a conduit les autorités à procéder également à l'interpellation du directeur général du parti. Constatant que toute la hiérarchie et que de très nombreux élus étaient concernés par ces trafics financiers, la Militærpoliti a été mandatée par un juge de la Cour de sûreté de l'Etat pour procéder également à l'arrestation de nombreux autres cadres du mouvement politique. Ainsi, selon les informations transmises par le procureur dans sa conférence de presse avant l'ouverture du procès, c'est une quinzaine de responsables libéraux qui ont été placés en détention ; le ministère public arguant du risque de les voir tenter de quitter le pays. Leur audition est prévue pour les prochains jours et devraient donner lieu à un autre procès, distinct de celui du président du Liberalt Parti et de son directeur général, qui risque lui aussi plusieurs années de réclusion.
Les instances du parti politique incriminé ont fait savoir leur étonnement sur les délais pendant lesquels l'arrestation de leur président a été tenue secrète, avant de fustiger un procès politique qui aurait pour but d'affaiblir les dernières lueurs d'opposition dans le pays. Le secrétaire général du parti - qui a dû être désigné en toute urgence après les nombreuses interpellations qui ont totalement décapité le Liberalt Parti - pointe « un acharnement que rien ne justifie et dont le seul objectif est de faire taire l'un des derniers partis qui font entendre une voix dissonante. Il s'agit de procès politiques qui ne disent pas leur nom ». Du côté des autres mouvements d'opposition que sont le Kristelig Folkeparti (Parti populaire chrétien, chrétien-démocrate) et du Ny Senterpartiet (Nouveau Parti du Centre, centriste), personne ne s'est encore aventuré à commenter cette affaire qui semble mettre ces formations politiques plutôt mal à l'aise. Cette gêne pourrait d'ailleurs croître encore face aux accusations qui ont été soulevées par le parquet d'intelligence avec l'étranger en vue d'atteindre l'autorité de l'Etat. En effet, croyant aider à attirer l'attention de la communauté internationale sur une prétendue persécution du chef des libéraux par le gouvernement, le député libéral asdriche Friedrich Mazer a mis en exergue les liens forts existants avec son homologue jernlander. La loi national interdisant aux partis politiques nationaux de faire partie de groupements politiques internationaux, le Liberalt Parti s'expose à des poursuites pour ses infractions aux lois sur la réglementation des activités politiques et les campagnes électorales.
Sur ce dernier point, si l'enquête devait révéler qu'effectivement Torstein Hauge a organisé des coopérations avec le parti libéral d'Asdriche et que celle-ci s'est effectivement traduite par des visites politiques à l'étranger, il risquerait une condamnation supplémentaire pouvant aller jusqu'à 5 ans, qui s'ajouteraient alors à sa condamnation sur le volet financier des poursuites. Plusieurs cadres du mouvement pourraient également être inquiétés, d'autant plus que là encore, le procureur militaire de la Cour de sûreté de l'Etat estime que « les faits suspectés sont particulièrement graves et frôlent dangereusement la conspiration ». Ces collusions ont d'ailleurs contraint le ministre des relations extérieures à [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352944#p352944]convoquer l'ambassadeur adriche[/url] pour lui notifier le mécontentement du Statsråd face à des « ingérences dans les affaires judiciaires nationales ». Aucun doute que le gouvernement saura continuer à protéger la souveraineté et l'indépendance du Jernland face aux forces continentales qui aimeraient le voir affaibli. Le General Magnuss Løvenskiold a d'ailleurs déclaré que « le Jernland ne laissera pas des forces étrangères lui dicter la conduite qu'il peut ou non tenir face à ceux qui enfreignent ses lois. Nous assistons en réalité à la coalition des gauches, dans un contexte de croissances des mouvements communistes et socialistes dans le monde. Le Jernland sera très vigilent pour que rien ne vienne menacer la stabilité et la robustesse de son Etat ».
Posté : jeu. juil. 04, 2019 10:50 am
par Galaad
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11. juli 2039[/center]
[hr][/hr][center]La start-up ReiseR lève 450 millions de dalers pour grandir[/center][hr][/hr]
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La start-up Reiser, créée il y a à peine six ans et spécialisée dans l'assistance à la conception de voyages touristiques, a réussi à lever près de 450 millions de dalers, soit l'équivalent de 45 millions de dollars. Il s'agit de son plus important tour de table depuis sa création, après des levées de fonds de respectivement 25 millions de dalers en 2034 et 170 millions de dalers en 2037. Cette belle opération permet d'ailleurs à la JernTech - nom donné à l'écosystème innovant de start-up jernlander - de dépasser trois milliards de dalers de levées de fonds pour le premier semestre de cette année, soit sa meilleure réalisation historique, avec plus d'une centaine d'opérations, soit une hausse de 30% par rapport au premier semestre de l'année précédente. Le volume des sommes collectée s'envole aussi avec +19% par rapport à 2038. Pour Tomas Evensen, directeur-associé du Maritim Kreditt, cela témoigne « d'un très bon dynamisme de l'environnement de financement de l'innovation. Au Jernland, les start-up peuvent grandir et grossier, l'écosystème de financement se structure et se renforce, avec de plus en plus de liquidités disponibles ». C'est d'ailleurs grâce à la banque d'investissement du Maritim Kreditt que ReiseR a réussi à collecter cette somme qui devrait lui permettre de changer d'échelle. Cela a d'ailleurs eu également un impact sur la valorisation de l'entreprise qui atteint désormais un milliard de dalers (ndlr. cent millions de dollars), ce qui la fait entrer dans le cercle des start-up promis à un bel avenir au Jernland. En effet, depuis sa création, elle a vu sa valorisation multiplier par cent, avec un investissement initial de dix millions de dalers et un total de plus de 700 millions de dalers levés en six ans. « Il s'agit sans aucun doute de l'une des plus belles réussites parmi les jeunes start-up qui sont nées ces dernières années au Jernland et sa trajectoire devrait permettre à ReiseR de battre d'autres records » abonde d'ailleurs Tomas Evensen, confiant en l'avenir de la jeune pousse.
Le secret de la réussite de ReiseR réside avant tout dans la capacité qu'a eu son fondateur à proposer une plateforme qui permet à son utilisateur de concevoir de toute pièce son voyage sur mesure. Ainsi, il est possible, en contrepartie du paiement d'un forfait annuel de quelques dalers, de se voir proposer les meilleurs tarifs sur les billets d'avions, les hébergements ainsi que pour les infrastructures touristiques qui disposent d'une billetterie électronique. Ainsi, le clients, futur voyageur, peut prévoir dès quatre mois avant la date prévue de départ l'ensemble de ses activités au meilleur prix. En effet, selon les enquêtes réalisées par ReiseR, l'utilisation de sa plateforme permettrait à ses utilisateurs de réaliser jusqu'à 15% d'économies par rapport à une prestation proposée par un voyagiste traditionnel, et jusqu'à 20% si le client décidait d'acheter individuellement chaque prestation (avion, billet, hôtel, etc.). Pour son directeur, cela « tient notamment au fait que la plateforme utilise un certain nombre d’algorithmes de calcul et de recherche qui permettent de ne retenir que les meilleures offres à un instant T et de les assembler de sorte que le clients se voit proposer un itinéraire qui lui permet de s'en tirer au tarif le plus avantageux ». Concrètement, ReiseR est assez simple d'utilisation. Le client, une fois qu'il a créé son profil et payé sa modeste contribution - entre 50 et 250 dalers mensuels selon le niveau de prestation souhaité - peut ensuite définir sa destination, soit seulement en donnant le pays, soit en intégrant précisément l'ensemble des villes qu'il souhaite visiter, ainsi que les activités qu'il souhaite pouvoir réaliser. A partir de là, et selon les dates entrées, la plateforme trouve les prix intéressants et les assemblent pour établir l'itinéraire optimal.
Pour réussir à proposer des prix aussi avantageux, ReiseR a également noué plusieurs partenariats avec différentes autres entreprises du secteur touristique. Ainsi, la compagnie aérienne Skadinavia Airlines System, qui est la deuxième compagnie majeure du Jernland à côté de JernlandAir, a été la première à débusquer le potentiel pour elle de travailler avec la jeune start-up. Tout en lui apportant la crédibilité de sa marque, elle a pu augmenter sa clientèle en devenant presque l'un des transporteurs aériens exclusif, sans que cette exclusivité ne soit formalisée et établie par contrat ; ce qui laisse suffisamment de liberté à ReiseR de nouer d'autres accords et faire appel à d'autres compagnies. En attendant, Skadinavia Airlines System a vu le nombre de ses passagers croître de 5% depuis 2036, année du partenariat avec la plateforme. Mais elle n'est pas la seule à en avoir profité, puisque la chaîne d'hôtels Vestmark a également vu une clientèle fidélisée débarquer dans ses établissements. De manière générale, ReiseR n'est que l'un des exemples de ces entreprises jernlanders qui ont su tirer leur épingle du jeu face à l'explosion du tourisme à destination du Jernland, devenant la deuxième destination de la Communauté des Nations Dytoliennes, juste derrière la Valdaquie. « J'ai bien l'intention de poursuivre l'implantation au Jernland, mais également à destination des autres pays mondiaux. Le Kaiyuan représente par exemple un pays pour lequel nous réfléchissons fortement à une implantation, afin de profiter du boom touristique là aussi » espère Tomas Evensen, qui veut se positionner plus largement sur le marché des expériences de voyage.
Posté : ven. juil. 05, 2019 12:43 pm
par Galaad
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14. juli 2039[/center]
[hr][/hr][center]Les dépenses de publicité des entreprises s'envolent[/center][hr][/hr]
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Les bons résultats économiques, mais également le renforcement du tissu industriel et la perspective d'une bonne année sur le plan macroéconomique a nettement dopé le moral des entreprises, qui expriment leur confiance en l'avenir. Ainsi, selon l'indicateur permettent de mesurer les intentions d'investissement mais également celui sur les perspectives de recrutement, les entreprises considèrent que l'année 2039, mais également 2040 devraient être plutôt favorables à leur croissance et leur développement. Et les propos rassurants du ministre de l'économie et des finances lors de l'une des dernières séances de travail de la commission des affaires économiques du Stortinget (ndlr. parlement monocaméral du Jernland) ont confirmé ce que mesuraient déjà les différentes enquêtes. Pour les représentants des entrepreneurs, « ce sont évidemment de très bonnes nouvelles qui augurent assez positivement des prochaines années puisque le moral est au beau fixe et que les investissements publics et privés sont soutenus, à des niveaux encore inégalés depuis 2025, avant le ralentissement économique et les difficultés qu'a connu l'économie nationale ».
La santé vigoureuse économiquement du Jernland ainsi que les ambitions affichées de réduction des dépenses publiques, de maîtrise de la dette et du déficit d'ici 2045 encouragent d'ailleurs les entreprises à se tourner également vers l'export et à oser recourir au crédit plus facilement pour internationaliser leur activité. « Avec environ trente-deux millions d'habitants, le marché intérieur jernlander est suffisamment robuste pour offrir une base de chiffre d'affaires sur laquelle les sociétés peuvent s'appuyer, mais il est insuffisant pour envisager de devenir des leaders sectoriels. Cela explique que de plus en plus de grands groupes, mais également de plus petits entrepreneurs comme les PME et les entreprises de taille intermédiaire regardent de plus en plus vers l'export » complète le ministère de l'économie et des finances. Le Statsråd, au travers de ses aides aux entreprises, a d'ailleurs déployé un volet internationalisation dans ces dispositifs de soutien à la croissance ; cela permettant de multiplier et accélérer un phénomène qui s'est déjà accru depuis la forte reprise de l'activisme diplomatique jernlander cette année.
La conséquence de tout cela et de cette confiance très encourageante pour l'avenir est que les entreprises cherchent également à mieux se faire identifier et mieux connaître des investisseurs, mais aussi et surtout des consommateurs du Jernland, comme de l'étranger. Altek par exemple a lancé il y a quelques semaines une très agressive et très visible campagne de communication dans les différents pays de la CND, mais également au sein des nouveaux marchés qui lui sont plus accessibles depuis les accords passés par exemple entre le Jernland et le Berlim, ou encore avec l'Etat de Liang. Cette campagne publicitaire s'appuie notamment sur une combinaison entre mise en avant de l'excellence jernlander dans le secteur de l'informatique et du numérique mais aussi avec des offres promotionnelles à l'approche de la période estivale. Certains magasins dans différents pays affichent ainsi des réductions comparables aux temps de soldes et rabais du genre. Ces réductions coïncident également avec l'approche du mois d'octobre, qui est traditionnellement le mois où Altek présente ses dernières sorties technologiques, juste avant le début des périodes d'achat de fin d'année. Mais le géant technologique n'est pas le seul à mettre le paquet sur sa promotion. Ainsi Den Nordisk Kjemiskfabrikk ou encore les compagnies aériennes JernlandAir et Skdadinavia Airlines System, ou encore Hete, spécialisé dans l'électroménager, ont renforcé leur direction de la communication.
De ce point de vue, il s'agit d'un secteur en pleine expansion et une filière qui recrute massivement. Rien qu'au trimestre précédent, les recrutements en communication ont augmenté de près de +1,5%, portant sa croissance annuelle à plus de 5%. « Les écoles de commerce ainsi que de communication ont le vent en poupe et profite d’un contexte économique très favorable qui les rend attractives pour de jeunes étudiants qui cherchent des secteurs d’emploi porteurs d’avenir et qui leur permettent d’envisager le début de leur carrière professionnelle sereinement tout en pouvant se réorienter au cours de leur vie en entreprise » détaille les fédérations d'entrepreneurs. Ces derniers estiment d'ailleurs cette tendance devrait encore se prolonger pendant plusieurs années, avec des directions de la communication aux moyens financiers et humains se renforçant, au profit d'un rééquilibrage par rapport à d'autres directions qui étaient jusqu'ici plutôt bien loties. « C'est un phénomène on ne peut plus logique. Ces dernières années le Jernland a développé plusieurs produits de pointe mais également certaines filières entières qui s'imposent progressivement parmi les meilleures du monde. Les entreprises intègrent donc à présent qu'il est nécessaire de faire la promotion de leurs produits ; d'où l'envolée des recrutements en communication et des budgets associés ». Selon le ministère de l'économie et des finances, ce fort investissement dans ce secteur d'activité contribue également à faire émerger de nouvelles entreprises spécialisées dans la publicité et le marketing. Ces agences devraient d'ailleurs continuer de croître, étant donné la demande croissante et étant considérées comme plus agiles et parfois plus innovantes que des directions de la communication au personnel plus nombreux et donc moins souples dans les process et les idées.
Posté : lun. juil. 08, 2019 9:47 am
par Galaad
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23. juli 2039[/center]
[hr][/hr][center]Nygen et Den Nordisk Kjemiskfabrikk ouvrent leurs centres pour la fertilité[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/28/g0cq.jpeg[/img][/center]
Alors qu'un [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352333#p352333]précédent article en date du 18 avril 2039[/url] annonçait qu'au rythme actuel, la population du Jernland devrait dépasser les quarante-quatre millions de personnes, Nygen, spécialisé dans l'étude et le génie génétique, s'est associé à Den Nordisk Kjemiskfabrikk, le géant de la chimie et de l'industrie pharmaceutique, pour ouvrir ses trois premiers centres pour la fertilité. Le premier sera installé à Røros, dans le comté du même nom, à Stavanger, dans le comté de Sørdlelag, mais également à Fosnavågøy, rattachée à la commune de Fosnavåg, dans le comté de Rodinland, dans sa partie la plus septentrionale, c'est-à-dire sur Nordostrundingen. Plusieurs autres devraient suivre dans les mois et années à venir, afin de mieux étudier et comprendre la fertilité des jeunes femmes Jernlander, et dans les cas de baisse de la natalité chez elles pour y remédier et permettre aux mères d'avoir plusieurs enfants. Cette initiative, saluée par le Statsråd en raison de son caractère positif pour la santé publique et la démographie du pays, a d'ailleurs reçu le soutien de plusieurs organismes de l'Etat, qu'ils soient spécialisés dans la recherche, ou dans les soins. Cette aide publique a d'ailleurs permis l'ouverture du centre de Fosnavåg qui pourra ainsi s'appuyer largement sur [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352471#p352471]les nouvelles installations de l'institut Hammer[/url] qui a choisi ce lieu pour la modernité de ses équipements. Ce troisième centre ne recevra toutefois pas de public dans un premier temps et se concentrera sur les travaux plus théoriques autour de la fertilité et de la reproduction.
« Le laboratoire de classe 4 qui est en cours de construction permettra de travailler sur certaines souches dans un environnement très aseptisé, ce qui permettra de n'avoir aucune interférence avec les particules qui peuvent potentiellement se trouver dans l'air » a estimé le directeur local du centre appartenant au sykdomskontrollsenter (ndlr. Centre de contrôle des maladies). Si ce laboratoire a été retenu pour accueillir l'un de ces centres, c'est que Nygen et Den Nordisk Kjemiskfabrikk souhaitent pouvoir disposer d'un institut de la fertilité à usage plus scientifique où ne serait pas nécessairement pratiquées des inséminations et des fécondation in vitro comme ce sera le cas dans les deux autres. « Nous pensons que le Jernland finira par devenir véritablement le pays à la pointe de la médecine et des sciences biologiques. Chez Nygen et Den Nordisk Kjemiskfabrikk nous pensons que c'est une vraie priorité pour le gouvernement et nous croyons fermement en cet objectif. Nous voulons anticiper cela en nous dotant des infrastructures qui contribuerons à améliorer la santé et la vie des gens, qu'ils vivent au Jernland mais également à l'étranger » a expliqué le directeur de ce nouveau centre de la fertilité qui, en raison de sa localisation sur des installations militaires, devrait avoir un accès particulièrement restreint. Le ministère de la guerre et des armées a d'ailleurs confirmé que le recrutement des personnels ne se ferait qu'après un examen minutieux des candidatures et des procédures d'habilitation au secret défense et à la sécurité bactériologique, chimique, radiologique et nucléaire. En effet, le site et connu pour être le lieu principal d'étude pour ces secteurs de l'armée, avec notamment la présence d'un régiment NRBC stationné sur place. C'est justement sur cette même base que seront d'ailleurs étudiées les souches rapportées du Makengo ces dernières semaines. « Nous travaillons actuellement sur plusieurs fièvres hémorragiques et nous avons bon espoir que les découvertes que nous ferons permettront de mieux comprendre le fonctionnement de ces virus, et le vivant » estime le porte-parole de l'institut Hammer qui y est associé.
Au travers de ces investissements Nygen et Den Nordisk Kjemiskfabrikk veulent devenir leader des traitements de l'infertilité et anticiper les éventuelles défaillances génétiques qui peuvent la provoquer. Ils espèrent pouvoir proposer à terme, lorsque c'est possible, des traitements pour remédier à ces débilités. D'ici là, le gouvernement table fortement sur les avancées en matière de séquençage ADN, et plus tard de génie génétique pour parvenir à améliorer la résistance des cellules impliquées dans la grossesse. Pourtant, si au sein d'une partie de la communauté scientifique, ces ambitions inquiètent, le ministère de la santé maintient que les découvertes qui pourront être faites seront « intégralement mise au service de la science et de la santé » avec en ligne de mire un accroissement significatif de la croissance démographique, autour de +1,13% en 2070, soit une progression de +0,01 point par an. Cela représenterait rien que pour l'an prochain près de 3 300 naissances supplémentaires que la trajectoire actuelle de progression de la population, à 0,82% par an. « En atteignant ces objectifs et en portant la démographie à un niveau supérieur, à terme d'environ 30% par rapport à son niveau actuel, nous gagnerions dix millions d'habitants en l'espace de quarante ans. Cela contribuerait à renforcer la position jernlander en Dytolie et accélérerait évidemment la croissance économique » estime le ministère de la santé et le ministère de l'économie et des finances. Un tel scénario permettrait en effet de doper la croissance de l'équivalent de plusieurs points de produit intérieur brut supplémentaire tous les ans par rapport à son niveau actuel. « Les projections faites sur ces bases très raisonnables, avec une croissance moindre chaque année, ferait du Jernland un pays peuplé de plus de quarante quatre millions d'individus et avec un PIB supérieur à 1 300 milliards de dollars » s'enthousiasme le ministère de l'économie et des finances, même s'il juge que ça ne peut pas être la seule grille d'analyse de ces progrès espérés.
Posté : mar. juil. 09, 2019 12:30 pm
par Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
26. juli 2039[/center]
[hr][/hr][center]De moins en moins de formalités nécessaires pour entrer au Jernland[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/28/el9g.jpg[/img][/center]
Depuis le deuxième semestre 2038, le Jernland a considérablement accru son activité diplomatique, parfois au point de frôler même l'hyperactivité en multipliant les rencontres internationales, l'adhésion à des organisations inter-étatiques, et en enchaînant les déplacements à l'étranger et les visites officielles à Røros. Selon le ministère des relations extérieures, ces échanges très nombreux ont permis d'installer le Jernland au coeur des interactions sur le continent et d'instaurer un climat de confiance avec plusieurs autres gouvernements, au point de réussir à nouer plusieurs partenariats bilatéraux. Si naturellement la principale réalisation du Statsråd a été l'intégration progression du Jernland au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes - en témoigne l'activisme du représentant jernlander Haakon Skjold Mellbin auprès de la Commission de l'organisation dytolienne - et au sein du Forum pour la coopération économique, que le Jernland a rejoint six mois plus tard, d'autres accords internationaux ont été signés et constituent autant de petites victoires pour Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, qui est devenu une personnalité incontournable du gouvernement. De plus, avec près de huit millions de touristes en 2038, le Jernland s'est progressivement imposé comme la première destination touristique pour la Dytolie centrale et du nord.
Dans ce contexte extrêmement favorable au rayonnement culturel et politique du pays, le Statsråd a décidé de multiplier les accords d'exemption de visas qui permettent aux ressortissants de ces pays de ne pas avoir besoin d'obtenir auprès des ambassades et consulats jernlanders répartis à travers le monde des documents administratifs - dont le coût varie entre 750 dalers (l'équivalent de 75 dollars) et 3 000 dalers (soit 300 dollars). Les Etats de la Communautés des Nations Dytoliennes, mais également le Royaume de Kars, le Royaume des Iles Dearmàd, le Berlim, ou encore les citoyens de la monarchie ouralo-liivimienne sont ainsi exemptés pour les séjours touristiques et d'affaires de moins de six mois. Ce ne sont évidemment là que quelques exemples des modalités déployées depuis bientôt un an pour faciliter les voyages à destination du Jernland et doper son attractivité pour les visiteurs et les agents économiques. « Il est indubitable que la volonté politique de rendre le Jernland plus attrayant en valorisant son patrimoine matériel, mais également ses grandes richesses culturelles immatérielles a eu un fort effet sur l'accroissement du tourisme et cette tendance devrait d'ailleurs se confirmer au cours des prochaines années puisque les infrastructures de logement auront été livrées et que l'essor de la filière encourage de plus en plus de Jernlanders à ouvrir des commerces de bouche et des facilités touristiques » estime le ministère de l'économie et des finances, qui a la charge de piloter les politiques touristiques, en lien avec le ministère de l'information, de la culture et des cultes.
Le Statsråd a d'ailleurs prévu de renforcer fortement son investissement dans ce secteur d'activité pour en faire un atout dans la croissance nationale et le développement du pays. « Le tourisme est une forme de pouvoir doux qui permet de faire mieux rayonner un pays sur la scène internationale, puisque les touristes rapportent toujours un petit peu de ce qu'ils ont vu avec eux et adaptent parfois leur mode de vie en conséquence. Mais plus que cela encore, c'est un moyen de faire mieux comprendre la mentalité des norrois et donc de potentiellement rendre plus acceptable pour les touristes de retour dans leur pays les prises de position du Jernland dans les affaires mondiales » explique Gundar Senilsen, directeur de la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350022#p350022]Samfunnsøkonomi Høyskole[/url]. [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352052#p352052]Le réseau de centres culturels[/url] du Jernland, généralement proche des ambassades et consulats et qui leur sont administrativement rattachés, servent d'ailleurs de levier d'influence et à offrir un premier aperçu du Jernland visant à convaincre des citoyens étrangers de franchir le pas avant un voyage en terres norroises.
Enfin, le projet de loi de finances, dont le débat approche à grands pas au Stortinget - son examen en commission est prévu pour la fin du mois de septembre alors que les derniers arbitrages financiers sont en cours au niveau de la présidence du Statsråd - pourrait être le moment que le gouvernement choisira pour annoncer la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée pour les acteurs touristiques. Les restaurateurs, et les hôteliers seraient les premiers concernés, ainsi que les organisateurs de voyage. Le taux qui leur est applicable pourrait ainsi être ramené de 20% actuellement à 10%, soit le taux intermédiaire, jusqu'ici essentiellement appliqué dans le bâtiment et les constructions publiques. Pourtant, c'est bien l'annonce de la suppression complète des visas pour plusieurs pays et leur remplacement par l'Internettbasert system for innreisegodkjennelse / Electronic System for Travel Authorization (IBSI / ESTA), c'est-à-dire une simple autorisation de voyage obtenable par internet, qui devrait encore faciliter les séjours au Jernland. Concrètement, le ministère des relations extérieures va lancer d'ici la fin de l'année [url=Statsråd]une page internet où seront listés les Etats[/url] dont les ressortissants seront dispensés de visa pour les voyages de moins d'un an. A priori, seuls ceux ayant une finalité d'affaires, ou de tourisme, dont l'acceptation devrait être assez large, excluant uniquement d'avoir une activité professionnelle salariée sur place, bénéficieront de ces facilités. Le coût d'obtention de cette autorisation de voyage devrait d'ailleurs être nettement inférieur que les visas longue durée - une cinquantaine de dollars vraisemblablement - et aura une durée de validité de trois ans et ne nécessitera de renseigner que certains éléments très précis.
Ainsi, un touriste d'un Etat listé comme dispensé de visa pourra aller et venir au Jernland librement après avoir reçu de l'administration - le délai de réponse ne devrait pas excéder une semaine environ - son IBSI / ESTA pendant trois ans, à condition que chaque séjour soit bien inférieur à un an. La seule restriction prévue étant que le ministère des relations extérieures se réserve le droit de résilier cette autorisation en cas d'infraction grave aux lois nationales. A terme, le ministère de l'information, de la culture et des cultes espère que cette réforme qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2040 contribuera à attirer davantage de touristes et donc à doper la filière touristique jernlander et l'économie du pays tout entier.
Posté : mer. juil. 10, 2019 2:22 pm
par Galaad
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30. juli 2039[/center]
[hr][/hr][center]Le Jernland se prépare aussi à la guerre sur internet[/center][hr][/hr]
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Le ministère de la guerre et des armées a officialisé ce matin une information qui circulait déjà dans les milieux militaires informés et qui voulait que les forces armées jernlanders organisent prochainement un vaste exercice de guerre informatique. Mobilisant au delà de la seule composante numérique de la Hæren (ndlr. l'arme terrestre de l'armée nationale), cet exercice grandeur nature a porté sur divers scénarii, dont des opérations de défense face à une offensive cyber qui aurait eu pour cible plusieurs installations physiques du pays, militaires et civiles, mais également des réseaux informatiques et d'alimentation électriques et en eau du pays. La particularité de ces derniers est que la majorité des centrales de production d'électricité ou de gestion de l'eau réparties à travers le monde sont reliées à différents types de réseaux, qui bien que protégés par des pare-feu et dispositifs anti-logiciels malveillants ne sont pas infaillibles. De même, les hypothèses étudiées et ayant fait partie de cet entrainement intégrant aussi des attaques coordonnées massives sur des infrastructures de communication et de transport. Pendant trois jours, les soldats du 1er et 2ème bataillon de guerre électronique, rattachés à l'état-major de la 1ère armée et également en charge de la cyberdéfense aux côtés des ingénieurs et informaticiens spécialisés de l'armée, ont dû faire face à ces simulations d'offensive de vaste ampleur. leur mission consistait en une identification aussi rapide que possible de la menace, l'analyse des dommages causés par celle-ci, et les réponses à y apporter pour sécuriser les éventuelles failles et lancer les contre-mesures et opérations de sécurisation des réseaux et installations nationales visées.
Ces simulations s'intègrent dans le programme de modernisation de l'armée Jernland 2060 qui prévoit notamment de renforcer les nouveaux moyens de conduire des conflits. Selon le communiqué du ministère de la guerre, « les affrontements opposant deux Etats, ou plusieurs groupes d'Etats, devraient intégrer dans un futur très prochain bien davantage les moyens informatiques et électroniques de lutte » et cet usage accru de ces outils plus si nouveaux aurait pour conséquence d'exposer non plus en priorité des infrastructures militaires, mais bien des installations civiles dont la fonction première est de servir au quotidien des populations, mais qui par dérivation permettent aussi aux forces armées de mener à bien leurs missions de défense du territoire et de conduite d'opérations de guerre. « Une centrale électrique hydraulique par exemple constitue ainsi une cible de choix pour une attaque informatique visant à priver une ville ou une région d'approvisionnement en énergie, ce qui aurait pour conséquence immédiate de compliquer le bon fonctionnement de la défense nationale » a expliqué le lieutenant-colonel commandant le 1er bataillon de guerre électronique et qui a participé à l'exercice. « Dans l'ensemble, je pense d'ailleurs que nos forces ont démontré au cours de ces simulations leur capacité de réaction rapide ainsi que l'ingéniosité de notre force de riposte » estime le commandant de l'unité.
Les importants investissements réalisés pour l'acquisition d'ordinateurs et machines informatiques à usage militaire ont d'ailleurs permis d'améliorer nettement les résultats opérationnels des unités de guerre informatique. En effet, les ordinateurs en cours d'acquisition offrent une vitesse de calcul et une puissance considérablement supérieure tout en étant mieux sécurisés par rapport aux modèles précédents. De même, le basculement vers les nouveaux systèmes d'exploitation offre un éventail de réaction optimisé et s'est montré plus résistant aux tentatives d'intrusion dans les systèmes d'information de l'armée. Pour le generalmajor commandant les forces de cyberdéfense, « il ne fait aucun doute que les partenariats récents conclus avec Altek augmentent considérablement les capacités de réactions et de contre-offensive en matière de guerre numérique ». Ainsi, il semblerait que les acquisitions d'outils informatiques (ordinateurs, nouveaux logiciels et systèmes d'information) ont contribué à renforcer la sécurité des installations jernlanders. Le bilan semble donc plutôt positif, notamment sur la question des scénarii d'offensive qui ont également été menés, même si le point faible reste dans la capacité de résilience des logiciels testés ainsi que leur capacité à empêcher l'activité de logiciels espions ou de virus informatiques. « C'est d'ailleurs sur ce dernier point que l'état-major a prévu de travailler pour renforcer encore le mur virtuel qui protège le Jernland et ainsi être moins exposé aux attaques et actions malveillantes de l'étranger tout en accroissant nos propres capacités offensives ». Au cours des prochaines années, le Statsråd a d'ailleurs prévu de débloquer davantage de moyens pour moderniser ses forces armées, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=351496#p351496]comme il a déjà commencé à le faire pour l'infanterie[/url].
Posté : jeu. juil. 11, 2019 1:10 pm
par Galaad
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02. august 2039[/center]
[hr][/hr][center]Le Statsråd veut accélérer sur le déploiement de la fibre optique[/center][hr][/hr]
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Le ministère des transports, des infrastructures, des communications et du numérique a annoncé que c'est finalement l'entreprise Toppfiber qui a été retenue pour l'important marché public d'installation de câbles pour l'exploitation de la fibre optique pour lequel le Statsråd avait lancé un appel d'offre. Estimé à environ trente milliards de dollars, c'est-à-dire trois milliards de dalers, sur trois ans, il s'agit de l'un des plus importants investissements du ministère depuis le lancement du déploiement de l'internet à haut débit pour l'ensemble du territoire en 2020. Aujourd'hui mené à son terme, ce déploiement a permis de rendre accessible à 100% du Jernland l'accès à un réseau plus moderne que celui qui était opéré jusqu'alors. Cependant, face à l'augmentation des flux internet et de communication, le gouvernement a initié il y a cinq ans des réflexions sur la modernisation de ces infrastructures pour répondre plus efficacement aux besoins des particuliers, mais surtout des entreprises dont l'activité est en plein essor ces dernières années. A titre d'exemple, cette explosion des flux internet occasionne épisodiquement des ralentissements des capacités des fournisseurs d'accès à garantir un flux à haut débit et haut niveau de qualité. Si dans les grands centres urbains et périurbains la situation est moins tendue en raison des importants investissements également réalisés par les municipalités pour maintenir la desserte, dans les zones plus reculées du pays, les utilisateurs font état d'un accès inégal.
Pour répondre à cette situation et renforcer encore l'attractivité du Jernland, le gouvernement a voulu développer fortement le réseau de fibre optique du pays afin de rendre accessible au plus grand nombre un internet et des télécommunications de qualité. Le projet s'inscrit d'ailleurs dans le cadre du vaste plan d'investissement initié depuis l'année dernière en faveur d'un Jernland plus moderne, avec des réseaux de routes et de chemin de fer bien connectés et enfin des moyens de communication capables de résister à la montée en puissance de la demande. Pour le directeur du programme « Internet et télécommunications » du plan d'investissement, « le pays étant de plus en plus attractif pour les investisseurs étrangers ainsi que les entreprises à la recherche d'endroits pour localiser leur production et réaliser du chiffre d'affaires ». En effet, la grande stabilité politique, et législative - la réglementation des entreprises est considérée comme déjà suffisante et ne nécessitant pas de grande réforme - mais également les conditions de renforcement de l'offre numérique, informatique et industrielle contribue à faire du pays une destination intéressante pour des partenaires internationaux en quête d'un tissu de production dynamique et se rénovant fortement ces dernières années. « Le Jernland a toujours été un pays à la pointe du progrès technologique et qui a souvent misé sur les bonnes innovations au bon moment. Et c'est ce que visiblement le gouvernement a décidé de poursuivre en mettant d'importantes masses financières sur les sujets de santé - c'est primordial quand on veut devenir une grande destination économique que de pouvoir assurer un haut niveau de soin aux travailleurs et touristes d'affaire que l'on accueille - mais également accélérer dans le numérique et l'informatique pour confirmer un leadership naissant dans un monde très concurrentiel » estime la Selskapet Grunnlaget (ndlr. Fondation de l'entreprise qui est une fondation et un institut de recherche pour l'entreprise et le monde économique jernlander de manière générale).
Le projet du ministère des transports, des infrastructures, des communications et du numérique de miser sur la rénovation des réseaux et le déploiement accéléré de la fibre optique s'inscrit donc largement dans cette logique. « Si nous avons fait de ce sujet une véritable priorité, au même rang que le développement de certaines infrastructures portuaires, comme à Ålesund par exemple, c'est évidemment parce que c'est essentiel au yeux du Statsråd que les citoyens jouissent de conditions d'accès excellentes à internet et aux moyens de communication, mais aussi parce que notre pays a toujours été au devant des grands défis techniques et technologiques, surtout dans l'informatique et le numérique ; nous comptons d'ailleurs rester leader dans ces secteurs en Dytolie et au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes » estime le ministre. Le sujet est d'ailleurs pris très au sérieux jusqu'au sommet de l'Etat, puisque le chef de l'Etat a déjà prévu plusieurs déplacements à travers le pays pour inaugurer les premiers nœuds de raccordement en fibre très haut débit. Au niveau de son cabinet, plusieurs conseillers ont d'ailleurs confié qu'il s'agit d'un dossier et d'un sujet qui est regardé avec beaucoup de rigueur par le président qui juge que la crédibilité et l'attractivité du Jernland en dépendent largement. « Le potentiel de croissance lié à la fibre optique est tout simplement considérable et nous ne parviendrons pas à hisser notre pays parmi les Etats les plus avancés économiquement au monde si nous ne menons pas ces chantiers de front. Aujourd'hui, nous avons deux priorités, à savoir la modernisation de nos sites aéroportuaires pour doper le commerce maritime et aérien des routes boréales et les infrastructures internet et de communication » a confié le président du Statsråd.
D'ici 2045, Røros souhaite avoir déployé l'ensemble de ses réseaux fibre optique et couvrir ainsi 100% des foyers et des entreprises en très haut débit. Il s'agit d'un défi de taille qui devrait mobiliser sur l'ensemble du chantier plus de 100 milliards de dallers (ndlr. 10 milliards de dollars). Pour réussir à respecter les engagements budgétaires, le Jernland devra ainsi accélérer les dépenses dans les prochaines années et porter son budget affecté à la fibre optique à 20 milliards de dalers tous les ans dès 2041. « C'est évidemment un objectif très ambitieux mais nous allons mobiliser toutes les ressources disponibles et nous avons déjà construit les budgets 2040 et 2041 en conséquence pour réussir à tenir notre parole, sans creuser trop massivement le déficit » a déclaré le ministre de l'économie et des finances, qui a du accepter un déficit supérieur à 10 milliards de dalers dès 2040, avant un redressement en 2041 ; permettant ainsi de financer la seconde tranche des travaux. S'il a regardé avec méfiance les projets et propositions budgétaires du ministère des infrastructures, le ministère de l'économie et des finances a toutefois reconnu que les retombées en terme de création d'emplois et de rentrées fiscales qui sont liées à une hausse de l'activité économique compenseraient à moyen et long terme ces investissements et écarts budgétaires mineurs.
Posté : ven. juil. 12, 2019 3:43 pm
par Galaad
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06. august 2039[/center]
[hr][/hr][center]Le gouvernement va mobiliser 400 millions de dalers pour les tiers-lieux[/center][hr][/hr]
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Avec ses plus de 370 000 kilomètres carrés de superficie pour environ 32 765 000 habitants, le Jernland compte de nombreuses zones rurales. En effet, près de quatre habitants sur dix vivent dans les zones rurales qui continue de représenter plus des trois quarts de la superficie totale du pays. L'absence de zone urbanisée y pose un certain nombre de difficultés, comme l'accès aux services ainsi que la distance pour se rendre sur son lieu de travail, dans un contexte de forte réindustrialisation et ou de plus en plus d'entreprises ouvrent des centres de production en périphérie des zones urbaines. Ce phénomène s'explique notamment assez bien par le besoin pour les unités productives de disposer d'un bon raccordement aux réseaux de communication que représentent les routes, chemins de fer et zones aéroportuaires. Pourtant, le ministère de l'économie et des finances, ainsi que le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail estiment dans leur enquête de 2036 que la majorité des habitants des zones rurales dépendent principalement des espaces plus fortement urbanisés que ce soit pour se procurer leur alimentation ou pour leur emploi. Dans le même temps, l'essor conséquent des nouvelles formes de travail, notamment dans les services, le numérique et l'informatique, qui sont des secteurs en plein accroissement - notamment au regard du succès fulgurant des produits Altek qui se sont offerts une nouvelle jeunesse après les importantes prouesses technologiques réalisées au cours des dernières années - conduit les habitants à devoir souvent repenser leurs modes de vie.
En effet, la croissance supérieure à 13% en 2038, après une année 2037 de redémarrage, où l'économie avait gonflé de plus de 6%, occasionne un reflux très fort sur le marché de l'emploi, où le taux de chômage continue de reculer pour le dixième trimestre consécutif. Si cette nouvelle a de quoi réjouir le Statsråd qui a placé une grande partie de sa crédibilité dans l'amélioration des conditions de vie Jernlanders, la conséquence est également un engorgement croissant des principaux axes routiers d'accès aux grandes villes et aux espaces urbains où se concentrent la majorité des emplois actuellement créés. Si le secteur primaire, l'agriculture et les formes plus classiques de production continuent d'occuper une partie non négligeable de la population, la tendance laisse naturellement à penser que les années à venir pourraient amplifier ce phénomène de concentration du travail dans les villes et grands centres urbains. Le ministère des transports, des infrastructures, de la communication et du numérique a ainsi revu à la hausse son programme de développement des axes de communication pour permettre aux espaces urbains d'absorber cette importante progression de la circulation - les investissements dans les réseaux ferrés et routiers sont ainsi en progression de +5% par rapport aux projections de 2032 - tout en augmentant les capacités logistiques du Jernland. Sur ce dernier point, il est à relever que le secteur du fret, du transport dans les derniers kilomètres et le transport aérien et naval de marchandises est en nette hausse, ce qui a également conduit le ministère à revoir son schéma d'aménagement national, avec par exemple l'extension des infrastructures aéroportuaires comme l'aéroport de Røros ou le port maritime d'Ålesund dans l'est du pays.
Malgré tous ces investissements, qui devraient représenter plusieurs centaines de milliards de dalers à l'horizon 2050, le ministère des transports, des infrastructures, de la communication et du numérique a prévenu que cela pourrait se révéler insuffisant si le gouvernement et l'ensemble de la société n'anticipent pas ces bouleversements à venir et en adaptant les façons de travailler et de concevoir l'emploi. « Le Jernland dispose aujourd'hui de très grands atouts avec une situation géographique intéressante, dernière étape avant les grands espaces arctiques du pôle nord et des mers du Natoliques régulièrement gelées, une démographie dynamique et qui devrait continuer de l'être au regard des politiques d'encouragement à avoir des enfants, et des espérances de croissance à deux chiffres pour encore plusieurs années. Cependant, cela va aussi occasionner des mutations importantes avec d'un côté des usines qui font sortir de leur machine toujours plus de biens et donc un trafic aérien, maritime, fluviale et routier en progression. Nous devons nous prépare à cela en adaptant les villes et leurs transports en commun, mais également voir comment réduire potentiellement l'usage des véhicules individuels aux heures de grand trafic » estime le ministre des transports, études sur les potentiels risques sur la croissance et le développement de congestions trop importantes dans les entrées des zones urbaines. « L'augmentation de la production et la croissance sont deux excellentes choses économiquement, à condition de réussir à absorber ces chocs d'augmentation, au risque de voir à moyen et long terme la machine s'enrayer et de la croissance potentielle s'envoler à cause du blocage de nos axes de communication par des bouchons et ralentissements ». En effet, un salarié coincé dans son véhicule ne produit pas, et un chauffeur routier dont le camion n'avance plus est potentiellement payé à attendre. Ce ne sont là que quelques exemples des défis à relever d'ici 10-15 ans.
Parmi les solutions étudiées, le gouvernement a choisi de miser sur des tiers-lieux qui permettront aux travailleurs de ne pas forcément devoir prendre leur véhicule jusque dans les grandes villes. « Le meilleur moyen de ne pas encombrer les réseaux de communication, c'est encore de ne pas devoir les emprunter » confie avec un brin de malice un conseiller du ministre. C'est donc la raison qui incite le Statsråd a vouloir soutenir jusqu'à 180 projets de construction et modernisation de ces lieux de coworking, des ateliers partagés et des fablabs en prévoyant jusqu'à 400 millions de dalers (ndlr. 40 millions de dolars) pour soutenir leur essor ; la sélection se faisant sur la base d'un appel à projets géré directement au niveau du ministère des transports, des infrastructures, de la communication et du numérique. Le financement quant à lui sera assuré en partie également par celui de l'économie et des finances. Mais au delà de cela, c'est aussi l'occasion d'offrir à toute une frange de la population encore très rurale des espaces pour développer leur projet, sans devoir nécessairement alourdir leurs charges avec des frais de location pour installer leurs bureaux dans les premiers mois d'existence de leur structure. En trois ans, l'objectif est de doper la création d'entreprise et de start-up, tout en préparant les Jernlanders à ce changement de mentalité pour qu'ils privilégient les espaces de travail à proximité de leur domicile lorsque c'est possible. « Nous sommes bien conscients que cela ne résoudra pas tous les problèmes, puisque par définition ce sont surtout les salariés du secteur des services et du tertiaire qui seront concernés ; mais c'est toujours un pas dans le bon sens si nous parvenons à réduire au strict minimum la part des travailleurs devant prendre leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail » considère-t-on au ministère des transports. Et le ministère de l'environnement ne trouve pas cette perspective forcément déplaisante, puisqu'elle contribuerait également à réduire marginalement les émissions de gaz à effet de serre.
Posté : lun. juil. 15, 2019 12:12 pm
par Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
14. august 2039[/center]
[hr][/hr][center]Après la moisson, le Statsråd veut agir sur le prix des céréales[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/29/a3uu.jpg[/img][/center]
Alors que les agriculteurs terminent la récolte du blé, l'heure est aux premiers bilans. Et selon le ministère de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts, malgré la crise qui touche de plein fouet l'espace céruléen, les plaines du Hovedland semblent s'en tirer sans trop de pertes. En effet, la sécheresse qui a suivi le phénomène météorologique El Pepito a fortement affecté le rendement de cette année pour de nombreux pays producteurs, avec des chutes vertigineuses des récoltes par rapport à l'an dernier. Dans certains pays, les baisses atteignent jusqu'à 30% de moins que l'an passé, avec des moyennes autour de -10 à -20%. Pour de nombreux agriculteurs locaux il s'agit de l'une des plus mauvaises moissons des dernières décennies qui pourrait également affecter le Jernland par effet de ricochet. Pour le ministre de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts, « notre pays pourrait subir les conséquences de cette mauvaise année sur le plan des moissons céréalières et être un dégât collatéral ». Cette situation résulte principalement du fait que le Jernland, s'il est un pays agricole dans sa partie continentale, souffre encore trop largement d'une sous-production, notamment en raison de l'obsolescence des outils de production et des moyens employés.
Pourtant, depuis 2035, le budget de l'agriculture a été augmenté d'environ 30%, pour atteindre à présent près de vingt-cinq milliards de dalers et qui devrait doubler au cours des trois ans qui viennent, pour dépasser les cinquante milliards de dalers d'ici 2043, dont près de la moitié servira uniquement à soutenir l'essor de la filière agricole, agroalimentaire et agro-industrielle. Cela équivaut à un effort considérable dans un contexte où dans le même temps, le budget de la guerre et des armées va ainsi passer de 9% l'an prochain à 5,75% du produit intérieur brut. « Si au cours de la décennie qui s'achève un effort considérable a été demandé aux Jernlanders pour assurer la protection du territoire, les objectifs sont à présent atteints et le ministère de l'économie et des finances a reçu comme mission, et tous les ministres en ont été informés, de réorienter les masses budgétaires vers des programmes davantage orientés autour de l'amélioration de la vie des citoyens et le renforcement des grands pans de notre économie » indique Børge Sveaas, en charge de la préparation du budget. Cet accroissement des ressources financières allouées à l'agriculture devrait d'ailleurs permettre dès l'année prochaine de mettre en place des dispositifs de lutte contre les fluctuation importante du prix des matières premières agricoles. « Au ministère de l'agriculture, nous suivons avec grande attention comment se présente les récoltes dans les autres pays dytoliens, qui sont les principaux pays d'origine de nos importations agricoles, même si ces dernières années nous avons observé un renforcement des position makengaise ou même olgariennes du Berlim par exemple » rappelle le ministre de l'agriculture.
Pourtant, pour aller plus loin encore dans la protection des commerces et des entreprises jernlanders qui dépendent de l'agriculture nationale et mondiale, le gouvernement n'exclut plus à présent de mettre en place des mécanismes pour contrecarrer les effets néfastes de la pénurie de grains sur les marchés internationaux. Si le renchérissement du blé ne devrait pas nécessairement affecter le plus durement les agriculteurs - rappelons que la moisson jernlander n'a pas été catastrophique en 2039, même si elle n'a pas dépassé ses valeurs records de 2037 - qui devraient peut-être même légèrement profiter de la hausse des cours, il devrait en être tout autrement pour les meuniers et les producteurs de farine qui prennent de plein fouet ces événements financiers, et dont les clients principaux sont les boulangeries artisanales - près d'un tiers de leur production leur est vendue - industrielles avec environ un quart des ventes et enfin les autres industries utilisatrices telles les biscuiteries par exemple qui pèsent presque 30% de leur chiffre d'affaires. Pour tenter de juguler à la racine une potentielle envolée tarifaire qui impacterait les clients finaux, c'est-à-dire le consommateur, le Statsråd envisagerait de renforcer notablement les moyens financiers du Støttefond for landbruket (ndlr. fonds pour l'agriculture) ; ce qui lui permettrait d'intervenir auprès des meuniers pour les aider au travers de subventions à acquérir leur blé et leurs céréales à des tarifs d'avant crise. Si cette solution est encore à l'étude, le ministère de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts a déjà reçu l'aval du chef de l'Etat pour débloquer des crédits supplémentaires en prévision d'un abondement d'urgence. « Aujourd'hui nous estimons que les besoins sont de l'ordre de deux milliards de dalers pour répondre à l'urgence tarifaire » juge le directeur du Støttefond for landbruket pour garantir une stabilité des prix « en bout de chaîne », c'est-à-dire sur l'étale des 20 000 points de vente de pain et boulangeries que compte le Jernland. Cela représenterait une aide potentielle de 100 000 dalers par point de vente en moyenne, soit largement assez pour endiguer jusqu'aux prochaines récoltes de 2040.
Il ne devrait toutefois s'agir que d'une mesure temporaire, et dont l'effet serait levé vraisemblablement d'ici la mi-printemps de l'année prochaine, quand les cours des matières premières agricoles auront retrouvé un niveau stable et équivalent à celui d'avant cette envolée tarifaire. Celle-ci a néanmoins été accueillie avec enthousiasme par les boulangers et par les consommateurs qui estiment que cela devrait leur éviter d'augmenter de l'ordre de 20% les prix pour les premiers et de voir leur pouvoir d'achat considérablement amputé pour les seconds. Dans ce contexte, le chef de l'Etat, le General Magnuss Løvenskiold, en a profité pour se rendre à la rencontre de plusieurs fabricants de pains artisanaux dans le centre-ville de Røros, avant d'entamer une tournée auprès des agriculteurs qui terminent leurs moissons de blé et de colza et qui entrent en plein dans la phase de leur commercialisation. Plutôt avare de déclarations, le président du Statsråd a quand même tenu à rappeler que « l'Etat a toujours pris ses responsabilités depuis 1921 et qu'il n'en sera pas autrement cette fois, parce qu'il n'appartient pas aux Jernlanders de faire les frais de désastres météorologiques qui impacteraient les productions agricoles ». Reste à savoir si cette intervention de l'Etat pour stabiliser le cours du blé et des farines sera considérée comme une subvention étatique à l'économie, ou pourra être vue comme une mesure dérogatoire temporaire évitant une dérégulation du marché dont les conséquences restent encore assez floues.