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Posté : lun. juin 17, 2019 12:38 pm
par Galaad
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21. mai 2039[/center]

[hr][/hr][center]La banque centrale maintient ses objectifs de financement des entreprises[/center][hr][/hr]

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Tronde Gronde, le directeur de la Jernlander Bank - banque centrale du pays - a redit que l'objectif principal qui lui est fixé par son conseil de gouvernance reste le maintien d'un très haut niveau de financement des entreprises. Dans le contexte de forte activité économique - la croissance au premier trimestre a frôlé les 5%, un record historique puisque pour retrouver de tels résultats il faut remonter au moins trente ans en arrière lors du grand boom de 2010 - l'institution ne cherche pas pour l'instant à ralentir le dynamisme du secteur privé qui porte une grande partie des investissements dans le pays, malgré une dépense publique légèrement supérieure à 50% du produit intérieur brut. Elle maintiendra donc des taux bas, au moins jusqu'en 2041, avant de procéder à « un examen exhaustif de l'efficacité de cette politique financière, de sorte que puissent être mesurés les apports et les inconvénients d'un financement fort de l'économie par la banque centrale » a rappelé le premier banquier du pays. Indépendante depuis 1949, la Jernlander Bank, bien que ses principaux dirigeants soient désignés par le président du Statsråd, a deux grandes missions ; à savoir assurer le financement de l'économie en étant banque de premier rang et en prêtant aux établissements commerciaux, mais également s'assurer d'une inflation maîtrisée - il n'existe cependant aucun seuil fixé permettant de la définir, et la charge d'estimer le bon niveau de hausse des prix revient donc à la banque centrale au cas par cas et selon la croissance économique.

Toutefois, avec l'essor considérable des enjeux environnementaux dans l'action gouvernementale, la Jernlander Bank a mis en place une nouvelle série d'initiatives financières. La plus emblématique d'entre elles est la création de la première émission obligataire verte et durable. Alors que le déficit cette année devrait atteindre 650 millions de dollars, soit 0,95% du PIB, et porter la dette à 23 milliards de dollars - il faudrait pour la rembourser que le Jernland mobilise 34% de l'ensemble des biens et services produits la même année - et que 2040 connaîtra vraisemblablement un déficit d'un milliard de dollars (soit 1,25% du PIB), le financement via les marchés reste une solution à moyen terme. En effet, les capacités de remboursement de la dette nationale sont bonnes et malgré son augmentation en volume, la dette diminue d'année en année en valeur relative, c'est-à-dire en comparaison du produit intérieur brut. Dans ce contexte, la banque centrale souhaite que ses émissions obligataires puissent servir en partie au financement de projets à vocation environnementale ou favorisant la transition énergétique et écologique. Sur les presque cinq milliards de dollars que l'Etat empruntera auprès des créanciers nationaux et internationaux, environ 10% devraient l'être sous forme de titres de créances verts. Les 500 millions de dollars qui seront collectés grâce à ces émissions écologiques financeront uniquement des actions gouvernementales favorables à l'environnement et qui permettraient d'atteindre un objectif de pays neutre en carbone d'ici 2060.

Pour le ministre de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts, il s'agit d'une initiative nécessaire alors que quelques Etats se sont fixés pour priorité de réduire l'empreinte humaine sur la planète. « La préservation de notre environnement et des écosystèmes devraient représenter l'objectif majeur pour l'ensemble de la communauté internationale. Si le Jernland et l'Uural-Liivima se sont déjà lancés avec un très grand volontarisme dans cette voix, j'espère que*'ils seront bientôt imités et suivis dans leur initiative. La question de la protection des biosphères ne peut être reléguées au second rang. Nous n'aurons pas de deuxième planète » a-t-il estimé. Et la fin programmée des déficits d'ici 2041 ne devrait pas entamer la détermination du Statsråd. En effet, excédent ne signifie pas que le pays n'aura plus besoin de recourir aux emprunts obligataires, l'Etat pouvant tout à fait vouloir profiter soit des taux bas, soit avoir besoin de liquidités pour refinancer une partie de sa dette à de meilleures conditions, ou encore tout simplement avoir besoin d'un fonds de roulement.

Les banques commerciales sont également invitées à promouvoir les produits permettant le financement de projets environnementaux. La Jernlander Bank a donc validé le principe de création d'un livrets d'épargne vert, dont les fonds permettront de venir soutenir des initiatives de réduction de l'émission des gaz à effet de serre, ou la sortie des énergies fossiles. Les particuliers pourront ainsi placer leurs économies sur ce livret pour une durée minimale de 5 ans, durée pendant laquelle l'argent ne peut être retiré sans que les bénéfices d'intérêts soient soumis à une taxation forfaitaire, en contrepartie d'une rémunération moyenne meilleure que pour les autres placements bancaires. Dans le même esprit, les entreprises qui souhaiteraient se financer via des emprunts auprès des banques bénéficieront de taux avantageux si le projet est de nature à améliorer les performances énergétiques ou réduire l'impact environnemental négatif de l'activité humaine. A défaut de vouloir taxer ou imposer plus lourdement, sur le principe d'une fiscalité écologique, le Statsråd a choisi d'utiliser le levier des taux d'intérêt pour financer les entreprises tout en les encourageant à effectuer des investissements écologiques. Selon les premières estimations, c'est l'industrie lourde et de transformation qui devrait être la première et principale bénéficiaire, tant les efforts à réaliser pour réduire le poids environnemental est fort.

Posté : mar. juin 18, 2019 9:54 am
par Galaad
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23. mai 2039[/center]

[hr][/hr][center]Les travaux du port d'Ålesund entrent dans leur deuxième phase[/center][hr][/hr]

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Depuis la création de la ville au IXème siècle par les vikings, Ålesund vit largement de l'économie maritime et des échanges commerciaux. A l'origine c'est d'ailleurs sur cette base que les pères fondateurs de la cité avaient choisi de penser l'aménagement des habitations et des espaces destinés aux commerçants et artisans. Le comté du Thorvalmark, dont le voisin direct est alors le puissant royaume du Thorval, a ainsi pu faire se richesse sur le commerce de fourrure - qui perdure encore aujourd'hui - et exporter ses marchandises au travers des expéditions des vikings, qui bien que souvent occupés à faire la guerre et piller les côtes avoisinantes étaient aussi de grands commerçants, profitant de leurs longs voyages pour vendre leur production locale pour ensuite rapporter épices, aromates et autres biens achetés sur les marchés étrangers. Si longtemps l'ère des viking a été résumée à une ère de guerriers partant conquérir ou mettre à sac les autres royaumes dytoliens, le temps a fini par rendre justice à ces grands explorateurs. Le passé de la province explique donc très fortement l'importance accordée encore à présent aux infrastructures portuaires et au développement de ces dernières.

Validé depuis maintenant deux ans par le Statsråd et la municipalité, le projet d'extension de la zone industrialo-portuaire va entrer dans sa deuxième phase. Après les premiers travaux d'aménagement de la périphérie immédiate du port de commerce d'Ålesund pour créer les espaces nécessaires à son agrandissement, le chantier va dorénavant pouvoir se concentrer sur la construction à proprement parler du nouveau terminal qui permettra d'accroître de 40% environ à terme les capacités du port. Ce dernier constitue en réalité un accroissement des volumes de conteneurs potentiellement accueilli via le Thorvalmark en prévoyant l'installation de plusieurs nouvelles grues de chargement/déchargement, ainsi que la construction d'un nouveau pipeline reliant le terminal aux installations d'hydrocarbures de la zone portuaire, elles-mêmes connectées avec le pipeline approvisionnant tout le nord du Hovedland. En effet, l'intégration plus avancée du Jernland au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes et au sein du forum pour la coopération économique ont facilité l'approvisionnement du pays auprès du Royaume des Iles Lorthon pour les hydrocarbures gaziers et pour le pétrole venu d'Ennis et du royaume britanophone. Ainsi, près de 90% des importations d'hydrocarbures à destination du Jernland transite par le port d'Ålesund, ce qui a confronté ce dernier à un congestionnement croissant depuis 2036. C'est d'ailleurs pour désengorger les terminaux 2 et 3 - le terminal 1 étant principalement prévu pour l'accueil des personnes et des bateaux de croisière dont le trafic reste très régulé - que le gouvernement avait pris la décision de faire agrandir le port en construisant une quatrième zone pour le transit des marchandises.

Plus grande infrastructure portuaire du pays, le port d'Ålesund est responsable d'un trafic équivalent à presque 90 millions de tonnes annuelles, ce qui en fait l'une des plus importantes place du genre dans la Sjøkrabber et par conséquent étape obligée pour le trafic maritime dans les mers boréales grâce aux infrastructures d'approvisionnement offertes. Dans le temps, les autorités municipales imaginent tout à fait la ville d'Ålesund devenir une plaque tournante pour tout le commerce continental arrivant par voie maritime depuis l'Olgarie-Dormarie et la Natolique ; le Thorval constituant une sorte de pays infranchissable par voie terrestre tant le transit serait risqué et incertain à cause de la criminalité le long de ses routes et l'absence de toute infrastructure. C'est justement cet état de fait qui conduit le gouvernement à estimer qu'il pourrait s'agir de la future perle du nord du commerce maritime, dernière étape avant les eaux sauvages thorvaliennes ou premier refuge après leur passage dans l'autre sens. Ålesund semble en effet idéalement situé géographiquement et dispose d'ailleurs d'infrastructures de qualité permettant l'acheminement par voie ferrée ou aérienne ensuite, pour les destinations finales sur le continent dytolien. Après les importants travaux sur l'aéroport local, notamment la partie réservée au fret aérien, mais également la connexion avec la gare marchande qui facilite largement le ferroutage, c'est-à-dire l'association entre transport routier et ferroviaire, moyen économique de transporter les marchandises arrivées dans le port.

Pour encourager les entreprises nationales, mais également étrangères, à considérer l'option du transit par Ålesund, le gouvernement a d'ailleurs créé une zone franche couvrant en partie le port afin d'encourager les entreprises à y installer certains de leurs sites de production ou de transformation des marchandises et matières premières arrivant sur place avant d'être acheminées vers le reste de la Dytolie. Avec la construction du terminal portuaire 4, dont la livraison est prévue pour 2045, les autorités portuaires plaident déjà pour son extension afin de permettre la dynamisation de cette nouvelle zone d'arrivage. Pour l'instant, le ministère de l'économie et des finances dit étudier l'hypothèse, sans pour autant prendre d'engagement ferme sur le sujet. En effet, ce dernier préfère d'abord mesurer les résultats opérationnels et l'impact sur les finances publiques de la zone franche dans son périmètre actuel avant d'en étudier l'élargissement à toute l'infrastructure portuaire. D'autant plus qu' terme, ce sont près de 130 millions de tonnes de marchandises qui d'une manière directe ou indirecte pourraient être concernés par les tarifs avantageux. Pour les spécialistes des finances publiques, ce pourrait néanmoins être un pari gagnant, au regard de l'accroissement du chiffre d'affaires des entreprises installées au Jernland, qui lui reste imposé et profite aux caisses de l'Etat. Une sorte de pari gagnant-gagnant dans lequel pourrait bientôt se lancer Statsråd.

Posté : mer. juin 19, 2019 8:39 am
par Galaad
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26. mai 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le crédit d'impôt innovation sera élargi à toutes les entreprises[/center][hr][/hr]

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Le crédit d'impôt pour les technologies innovantes sera renommé en crédit d'impôt innovation - cette dénomination lui est préférée à celle d'innovasjon skattkreditt du ministère de l'économie et des finances parce que plus facilement accessible aux investisseurs étrangers - afin de mieux traduire sa réorientation en faveur du champ plus large des innovations. Dans le contexte très concurrentiel des recherches à l'international, le Statsråd souhaite faire du Jernland la première terre pour l'installation des centres de recherche et développement au monde d'ici 2050. En effet, si le pays est déjà de plus en plus connu pour l'activisme et le dynamisme de ses laboratoires et centres de conception ou d'expérimentation, l'objectif affiché est dorénavant de profiter pleinement de la réputation que s'est construit la communauté scientifique nationale pour attirer les entreprises étrangères au Jernland afin qu'elles y conduisent leurs projets de recherche. Dans sa feuille de route, le ministère de l'économie et des finances, qui partage la tutelle de cette politique avec le ministère de l'instruction et de la recherche, insiste sur les trois axes d'action du gouvernement pour y parvenir. « Depuis début 2038, nous avons fait le choix de multiplier les partenariats scientifiques avec la communauté internationale pour faciliter l'arrivée et l'accès des scientifiques, ingénieurs et chercheurs au Jernland via un assouplissement de notre politique de visas. Le deuxième levier d'action que nous entendons activer, c'est d'attirer davantage d'entreprises dans le pays en mettant en place des dispositifs financiers très incitatifs qui rendront la fiscalité nationale intéressante pour les sociétés ayant des projets d'innovation » martèle le ministre des finances qui a obtenu un arbitrage favorable pour étendre le dispositif du crédit d'impôt innovation dans le projet de loi de finances pour 2040.

Ainsi, si jusqu'ici une entreprise ne pouvait rendre éligible au crédit d'impôt que certaines de ses dépenses, avec un plafond de 16 millions de dollars de dépenses de recherche pouvant entrer dans le calcul du montant du crédit d'impôt, le gouvernement a choisi de déverrouiller les dispositifs d'accès. Une société ayant un projet de recherche et de développement pourra donc faire valoir les recherches fondamentales, appliquées ou expérimentales dans ce dispositif incitatif. Concrètement, le recrutement de docteurs et ingénieurs, de techniciens ou de jeunes diplômés titulaires d'un doctorat, la veille technologique, les dotations d'amortissements ou les coûts de dépôt de brevets pourront être financés via le crédit d'impôt innovation. Pour aller plus loin encore et stimuler l'ensemble de l'écosystème scientifique, les entreprises pourront faire financer leurs dépenses de recherche confiées à des organismes agréés par le ministère de l'instruction et de la recherche, tout comme les frais de fonctionnement liées aux dépenses de personnels affectés aux travaux scientifiques - bien que plafonnés à 50% du montant total des dépenses de personnels - seront intégrables au crédit d'impôt. Très concrètement, une entreprise pourra donc bénéficier jusqu'à 30% de crédit d'impôt - le taux étant ramené à 5% lorsque le montant du crédit excède les cent millions de dollars. Cela allégera considérablement l'impôt des firmes innovantes et encouragera fortement les sociétés à entreprendre des travaux de recherche et développement, ces derniers représentants en effet davantage un bénéfice qu'un coût. Pour les finances publiques, il devrait s'agir d'un manque à gagner équivalent à 3,5 milliards de dollars en rythme de croisière, c'est-à-dire d'ici 2042 ; le dispositif entrant en fonction progressivement, le crédit d'impôt étant payable uniquement une fois les dépenses effectuées. Le ministère estime donc que trois ans seront nécessaires avant que les entreprises aient réalisé l'intégralité de leurs dépenses et fassent appel pleinement au crédit d'impôt innovation. Ce budget conséquent sera porté conjointement par le ministère de la recherche, celui de l'industrie et celui de l'économie.

Si certaines voix parmi les rigoristes budgétaires se sont faites entendre pour limiter l'élargissement du crédit d'impôt, c'est bien la ligne de ceux soutenant une politique de recherche ambitieuse qui a remporté le débat. « Ce dispositif revu devrait permettre de rendre attractif le Jernland pour les entreprises voulant innover. Si les brevets continueront de leur appartenir, nous profiteront davantage d'un marché de l'emploi dynamique et d'une émulation intellectuelle et scientifique qui ne peut être que profitable à la croissance du pays. Ces dépenses ce sont aussi autant de millions qui auront un impact sur notre richesse nationale » s'est exprimé le ministre en clôture du salon de l'innovation qu'il inaugurait et lors duquel il a annoncé la mesure. « Le troisième axe de notre politique en faveur de l'innovation viendra d'ailleurs en complément du crédit d'impôt, puisque nous disposons déjà d'un bon système d'instruction, que nous allons continuer de renforcer avec un accroissement très fort du ministère de l'instruction et de la recherche qui va représenter un cinquième du budget de l'Etat dès l'année prochaine ». Autre bonne nouvelle pour les entreprises, le montant du crédit d'impôt sera déportable sur les trois années fiscales suivant l'année de déclaration des dépenses d'innovation éligibles. Dans les faits, cela signifie qu'une société dont le crédit d'impôt serait supérieur au montant qu'elle devait payer d'impôt sur les entreprises pourra être utilisé également au cours des deux exercices fiscaux suivants.

Pour la fédération de entrepreneurs, « il s'agit d'une excellente nouvelle puisqu'elle encourage les entreprises à investir dans l'avenir et dans l'innovation, sans devoir s'inquiéter du coût que cela peut représenter pour elle. C'est d'autant plus appréciable que la mesure va d'abord bénéficier aux plus petites et moyennes d'entre elles, souvent pleines de projets de recherche et développement mais qui peinent à les mettre en oeuvre, faute de ressources financières ». Pour les plus grandes entreprises, y compris les étrangères que le gouvernement cherche à attirer encore plus au Jernland, il s'agira surtout d'un argument supplémentaire puisque le poids de leur fiscalité baissera assez conséquemment. Ce dernier se défend toutefois de toute volonté de dumping. « Il ne s'agit aucunement de cela, puisque nous ne cherchons pas à financer du fonctionnement au travers de subvention, mais bien d'encourager les entreprises à innover, à faire de la recherche et du développement au travers d'allègements fiscaux ; il n'y a rien de plus légal à cela, y compris au regard des règlements de la Communauté des Nations Dytoliennes ».

Posté : jeu. juin 20, 2019 2:18 pm
par Galaad
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30. mai 2039[/center]

[hr][/hr][center]Les petites entreprises s'emparent du sujet de la digitalisation[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/25/azoq.jpg[/img][/center]

C'est l'histoire d'une entreprise de taille intermédiaire qui a été fondée en 1984 et qui emploie aujourd'hui environ 450 salariés. Spécialisée dans l'industrie manufacturière - elle produit notamment des pièces détachées destinées à l'industrie métallurgique pour fabriquer les engins de chantier - elle a rapidement décidé après sa création de se doter d'outils numériques pour faciliter son fonctionnement au quotidien. Ainsi, elle a fait le choix de revoir en profondeur son mode d'organisation, en interne comme dans ses relations avec l'extérieur. L'entreprise a donc entamé la dématérialisation des services interne, des procédures et des données pour permettre à ses collaborateurs de travailler plus efficacement les uns avec les autres. Progressivement, grâce à l'appropriation dans les années 2000 des nouveaux outils par les salariés, la culture d'entreprise a évolué et s'est adapter aux technologies introduites, aux nouvelles applications ainsi qu'aux logiciels adoptés. L'organisation du travail en a été profondément revue, avec une place plus importante accordée au travail collaboratif et en équipe, permis aussi par cette dématérialisation. De même, dans sa relation au client et aux fournisseurs, l'entreprise a voulu revoir son approche afin d'être plus réactive, plus proche mais aussi plus attentive à ses besoins, à l'aide d'une plateforme digitale qui permet une interaction permanente entre les salariés du service client et les acheteurs et fournisseurs. Cette petite révolution entamée dans cet exemple dans les années 1990 a notamment permis une envolée du chiffre d'affaires, mais également de réduire conséquemment les coûts de fonctionnement. Elle a ainsi pu accroître le nombre de ses clients et elle est passée d'une dizaine de salariés à 450 aujourd'hui.

A l'image de cette entreprise, de plus en plus de petites et moyennes entreprises regardent vers le numérique et cherchent à se digitaliser pour mieux répondre aux nouveaux défis de la croissance qui se posent à elles. Il s'agit de l'une des raisons pour laquelle le Statsråd a choisi de venir en support de ces entreprises de taille modeste pour les accompagner dans leur transformation, notamment au regard des frais parfois importants qu'il leur faut engager pour se numériser. Le premier défi auquel elles doivent cependant faire face est celui de illettrisme numérique, c'est-à-dire les difficultés qu'elles peuvent rencontrer avec leur personnel qui ne maîtrise pas forcément toujours bien les nouveaux outils et leur logique de fonctionnement. Pour faire face à ce phénomène encore très présent, de nombreuses sociétés se sont spécialisées au cours des dernières années dans l'offre de formations sur-mesure répondant à cette demande croissante. On estime ainsi que près d'une entreprise sur cinq aurait besoin d'un accompagnement pour au moins un ou plusieurs de ses salariés confronté aux difficultés d'appropriation de la transformation numérique. Si dans les principaux cas de figure l'entreprise réussit à financer ces formations sur ses propres moyens financiers, les plus petites d'entre elles pourront bénéficier d'une aide de l'Etat pour les aider à payer une formation à leurs personnels, afin de leur faire maîtriser les nouveaux logiciels, plateformes ou applications mis en service au sein de l'entreprise. « L'idée est vraiment de faire en sorte que le plus d'entreprises puissent faire le choix de la digitalisation malgré les potentielles lacunes en premier abords dont pourraient souffrir leurs salariés. Il s'agit pour elles d'un gain de temps, des économies et une plus grande productivité à terme. C'est une source majeure pour leur croissance et la création d'emplois et de richesse dans le pays » estime le ministère du travail et de l'industrie.

Pour stimuler ce phénomène qui pourrait être celui de la quatrième révolution industrielle au Jernland, le Statsråd entend bien encourager toutes les entreprises à s'orienter vers ces choix. La multiplication des outils numériques comme les téléphones intelligents, les espaces de stockage en ligne - aussi connu comme stockage en nuage - et les réseaux sociaux sont principalement ciblés. « Il est primordial que les entreprises fassent le choix de travailler leur e-réputation, dans un monde qui est de moins en moins local, mais bel et bien international. Il est aujourd'hui possible pour une entreprise de se fournir directement à l'autre bout du monde en quelques clics depuis son ordinateur. Le Jernland a les atouts pour devenir un leader en matière de modernisation de l'industrie et donc par extension toute l'industrie nationale peut potentiellement bénéficier de cet élargissement de son horizon ; tout l'intérêt de la digitalisation de l'ensemble des entreprises réside là dedans » estime les représentants industriels jernlander. « Les téléphones intelligents révolutionnent l'expérience client si profondément que tous les sites internet intègrent désormais davantage ce format ; le cloud computing et les applications permettent un meilleur fonctionnement en interne et une optimisation des échanges de données en externes ; tandis que les réseaux sociaux sont devenus le premier outil marketing et de communication pour toucher de nouveaux clients ».

Ainsi, le nombre de contrats passés entre des entreprises, notamment des petites et moyennes entreprises et des entreprises de taille intermédiaire - les grands groupes ayant déjà largement pris le tournant de la digitalisation - pour s'équiper en espace de stockage de données, ou de logiciels de gestion de la relation client. Cette situation fait le bonheur des entreprises de création de ce type d'outils qui ont vu leur chiffre d'affaires s'envoler sur ce segment. Si évidemment Altek parvient à tirer largement son épingle du jeu avec sa solution de stockage en nuage @Cloud, d'autres acteurs croissants du secteur comme dans la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352550#p352550]cybersécurité[/url] ou [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352355#p352355]Netweave[/url] s'en tirent admirablement en voyant leur carnet de commande se remplir rapidement. Pour les représentants de la filière du numérique, « cette situation est totalement indéite et ne connaît pas de similitudes avec ce qui a pu être observé par le passé. La filière informatique et du digital au Jernland est l'une des plus dynamiques au monde et à ce rythme là, le pays pourrait s'imposer comme la référence mondiale en la matière à court terme, coiffant sur le poteau de nombreux acteurs plus anciens et réputés pourtant confortablement et bien installés. ». En attendant, le gouvernement continue de rester prudent et se montre attentif à ce que la législation soit toujours bien en phase avec les attentes et besoins des professionnels du secteur, mais également leurs nombreux clients en forte demande de solutions numériques. C'est le sens du projet en cours d'étude de développement d'un internet plus rapide et au débit accru pour doper l'activité industrielle et économique.

Posté : lun. juin 24, 2019 1:45 pm
par Galaad
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12. juni 2039[/center]

[hr][/hr][center]L'Etat entend faire reculer la corruption rapidement[/center][hr][/hr]

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En 2039, les marchés publics auront représenté environ 105 milliards de dalers de dépense de l'Etat, sur les 370 milliards de dalers de dépenses publiques totales, soit un peu moins d'un tiers de la dépense étatique. Ce chiffre est en constante augmentation, alors que le budget national ne cesse de croître et le Statsråd de lancer de nouveaux projets de développement des infrastructures. Ainsi, selon le ministère de l'économie et des finances, le financement de grands travaux représente environ le tiers de ces marchés publics, notamment pour les installations dédiées aux politiques de la ville ou de modernisation et extension des réseaux de transport et de communication. Ces sommes ont régulièrement été au coeur de plusieurs grands scandales lorsque des hauts fonctionnaires en ont profité pour détourner une partie d'entre elles à des fins d'enrichissement personnel. Une autre pratique qui avait cours - bien qu'ayant tendance à décroître face à la surveillance de l'Etat - l'attribution de marchés publics en dehors du cahier des charges ou sur des critères relationnels. Très loin donc des standards qu'imposent le gouvernement ou les gouverneurs nommés par lui dans les comtés et les villes. « Si longtemps elle représentait un moyen plutôt simple d'augmenter son revenu, la corruption et le trafic d'influence sont à présent clairement identifiés comme des phénomènes qui nuisent à la croissance et au développement du Jernland. Le gouvernement les a d'ailleurs ciblés comme des priorités afin d'en réduire drastiquement les effets indésirables » expliquent plusieurs gouverneurs de comtés, qui subissent une pression grandissante pour identifier les fonctionnaires qui en usent encore et ainsi mettre fin à ces pratiques.

« Jusqu'à présent, il était usuel qu'un entrepreneur ou un prestataires qui voulait obtenir un marché public verse un dessous de table au fonctionnaires, ou à la commission, chargés de son attribution afin de se le garantir. Plusieurs collègues du bureau des marchés publics du comté de Tøylenelandet ont d'ailleurs plus d'une fois eu recours à ce type de pratiques » confie un agent local sous couvert d'anonymat. C'est justement ce genre de comportement que le Statsråd entend traquer, et dénoncer en faisant condamner par les tribunaux du pays les agents de l'Etat qui y auraient recours. Et selon le ministère de l'économie et des finances, qui chapeaute ce dossier, aucun grade hiérarchique ne devrait permettre de servir de passe-droit. Pour le gouvernement il s'agit de réduire les pratiques qui mettent à mal la crédibilité de l'Etat et de son administration et d'introduire davantage de transparence dans l'attribution des subventions ou des contrats entre l'Etat et des entreprises, particuliers ou prestataires de services. « La confiance est un élément essentiel de la relation entre l'administration et la société. Si nous avons déjà réalisé d'importants efforts pour l'entretenir, la renforcer et lui donner corps dans la relation quotidienne qu'entretiennent les administrés avec l'Etat » a assuré le ministre de l'économie et des finances. Très concrètement, la procédure d'attribution des marchés publics devrait être revue pour garantir toute l'impartialité nécessaire et éviter les dérives observées au cours des dernières années. D'autant plus que leur coût et leur externalités négatives sont chiffrées à environ 10% en moyenne du coût global du marché public. Cela signifie que l'Etat espère réaliser des économies à peu près équivalentes à l'avenir sur le volume global de sa dépense soumise à cette procédure. Une commission des recours sera ainsi créée afin de répondre aux plaintes ou aux critiques que pourraient émettre les entreprises concurrentes qui n'auraient pas été retenues au profit d'une autre. Cette commission aura des déclinaisons locales dans chaque comté ; l'instance nationale ayant autorité pour les marchés publics passés directement par l'Etat.

Parallèlement, le ministère de l'intérieur et de la sûreté a d'ores-et-déjà indiqué travailler avec ses homologues des finances pour traquer plus efficacement les fonctionnaires corrompus et les sanctionner pénalement, en plus des mesures disciplinaires prises par les ministères de tutelle. Pour le ministre de l'intérieur, il s'agit de « dissuader fortement les individus tentés de s'enrichir au dépend des entreprises en se faisant payer des subsides et des pots-de-vin ». C'est cela qui a incité le Statsråd à fortement augmenter les peines encourues en cas de corruption ou prise illégale d'intérêt dans le cadre d'une procédure d'attribution de marché public. L'agent de l'Etat qui se ferait prendre avec de telles pratiques risquerait, outre la radiation définitive, une peine de trois ans d'emprisonnement et l'équivalent d'un an de salaire. Avec son nouveau paquet répressif, le gouvernement a décidé de frapper très fort, d'autant plus que les peines seront cumulables ; c'est-à-dire qu'un fonctionnaire ou contractuel condamné pour quatre affaires de corruption ou attribution litigieuse encourait jusqu'à douze ans de prison et quatre ans de salaires d'amende - un plafond de cinq années ayant toutefois été instauré. Le ministère de l'économie et des finances souhaite rendre très dissuasives les peines risquées de sorte de faire chuter rapidement les délits de corruption dans les marchés publics. Le paquet législatif comprend néanmoins également des dispositions pour les actes de corruption du quotidien, comme la tentative de payer au noir un agent de la militærpoliti par exemple. Et l'Etat se donne les moyens de ses ambitions, puisque dorénavant les établissements bancaires auront obligation de signaler aux autorités les revenus qui leur paraissent suspects et qui transiteraient par les comptes en banque. Enfin, pour les auteurs de corruption active, les délits encourus ne sont guère plus cléments, au contraire, puisqu'ils seront équivalents, ce qui représente un durcissement de 50% des peines de prison risquées.

Posté : mar. juin 25, 2019 3:52 pm
par Galaad
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15. juni 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le Statsråd assouplit la législation bancaire en faveur d'un modèle mixte[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/26/wq7r.jpg[/img][/center]

Le gouvernement a validé la proposition de l'autorité bancaire et de la Jernlander banque - qui n'est autre que la banque centrale du pays - qui prévoyait la possibilité pour les banques de ne pas nécessairement faire un choix entre activité de banque de détail et de dépôt ou de banque d'investissement. En effet, alors que la législation prévoit depuis 1999 une obligation de scinder ces deux types d'activités, le Statsråd a souhaité faire machine-arrière en libéralisant le système bancaire nationale. L'objectif est de stimuler fortement l'activité de financement de l'économie afin de remettre des liquidités en circulation, en faveur notamment des entreprises et des particuliers. Ainsi, le ministre de l'économie et des finances a annoncé que la réforme du système bancaire prendrait effet à la rentrée de septembre. Le projet de loi, qui sera exceptionnellement soumis aux parlementaires du Stortinget, sera le dernier texte législatif examiné avant la longue séance budgétaire qui débutera en octobre pour se conclure par l'adoption de la loi de finances en décembre. Il s'agit selon le ministre « de la plus ambitieuse réforme bancaire et du système financier au Jernland depuis l'adoption des lois de 1999 qui actait la séparation des banques d'investissement et de dépôt ; que ce soit au niveau des volumes financiers concernés que du nombre d'acteurs impactés ».

Si de nombreux spécialistes tablaient finalement sur des mesures à la marge, le gouvernement a pris tout le monde à contre-pied en annonçant cela juste avant la longue période estivale qui voit généralement une décrue de l'activité législative et politique. Cette accalmie à venir à vraisemblablement motivé le gouvernement d'ailleurs qui sait que son projet de loi pourrait potentiellement irriter les tenants d'une stricte séparation bancaire. En effet, dans le monde économique, notamment parmi les défenseurs des consommateurs, cette initiative est peu goûtée. « La possibilité offerte aux établissements bancaires de conduire des activités d'investissement et de spéculation, et en même temps de dépôt et gestion de l'argent des particuliers représente un risque non négligeable. Par nature les activités d'investissement sont risquées. Dès lors que faire si une banque se met dans une situation financière délicate en raison de ce type de pratiques, qu'adviendra-t-il des fonds qu'elle gère au titre de son activité de dépôt ? » s'interroge d'ailleurs son président. Les avis ne sont cependant pas tous aussi tranchés, en témoigne les propos plutôt élogieux des représentants des employeurs qui estiment pour la plupart que cela permettra de réaliser surtout des économies d'échelle en autorisant les banques à rapprocher leurs différentes filiales qui jusqu'ici étaient toutes distinctes les unes des autres.

La Jernlander Bank a néanmoins émis plusieurs recommandations visant à prévenir tout risque de dérive. Ainsi, la dizaine d'établissements concernés devra continuer d'établir des bilans distincts (en plus d'un bilan commun pour l'ensemble du groupe chapeautant les deux types d'activité) et de disposer de structures de contrôle et d'audit indépendantes les unes des autres, afin d'éviter tout conflit d'intérêt dans la gestion des actifs. De même, si les directions support pourront être rapprochées - actant ainsi la fin de la stricte séparation -, les banques de détail et d'investissement continueront de fonctionner chacune avec une direction propre et ne rendant pas de compte à l'autre. Seul un conseil d'administration commun au groupe bancaire dans son ensemble pourra également faire office de lien. Pour réduire également les risques de faillite de l'une ou de l'autre en cas de mauvaise situation financière du partenaire, la loi devrait introduire la distinction des responsabilités.

Très concrètement, une banque d'investissement faisant faillite ne pourra pas entraîner dans sa chute la banque de détail qui lui serait accolée. Bien que pour les représentants des épargnants et des consommateurs ce soit encore insuffisant, le directeur de la Jernlander Bank estime que « ce sont des garde-fou importants qui devraient réduire considérablement les risques pour les particuliers de voir leurs économies s'envoler en cas de faillite des banques d'investissement ». Le ministère de l'économie et des finances a d'ailleurs précisé que les banques de détail et de dépôt ne pourront pas mettre plus de 30% des fonds déposés chez elles à disposition de leur activité d'investissement, de sorte de maintenir certaines lignes rouges. « Il s'agit d'un bon compromis entre rapprochement total et séparation stricte qui va permettre aux banques d'investissement du Jernland de peser davantage face à leurs concurrentes étrangères, sans pour autant les renforcer au détriment des particuliers et de leurs potentielles économies » juge le ministre de l'économie et des finances. Seront concernées par ces mesures, les banques dont le bilan comprendrait 20% ou plus d'activités liées à l'investissement ou dont le chiffre d'affaires réalisé au titre des banques d'investissement dépasserait les cent milliards de dollars.

Avec la privatisation de la bourse de Røros intervenue il y a plusieurs mois, après le désengagement de l'Etat, il faut voir dans ce projet de loi une nouvelle mesure pour doper l'activité du secteur privé et le financement des entreprises. Dans un contexte de forte modernisation des outils de production, le Statsråd espère beaucoup que ce renforcement du système bancaire national permettra de dégager des marges de financement pour l'économie et les industries, très demandeuses de nouvelles sources pour développer leur outil de production.

Posté : mer. juin 26, 2019 2:50 pm
par Galaad
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18. juni 2039[/center]

[hr][/hr][center]Après les attentats en Ennis, le Jernland se protège[/center][hr][/hr]

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L'effroi provoqué par les graves attaques terroristes communistes en République fédérale d'Ennis a obligé le Statsråd à réagir avec une extrême fermeté. En effet, alors que dans le pays gaélique, l'armée a pris ses responsabilités en assurant le gouvernement, le temps que puisse se mettre en place les institutions qui permettront de rétablir l'ordre, la sécurité et la stabilité, au Jernland, le ministère de l'intérieur et de la sûreté à annoncé avoir procédé à plusieurs interpellations. Plusieurs membres de diverses associations luttant supposément pour davantage de libertés publiques - c'est à la mode dans les sociétés se disant démocratiques - ont ainsi été appréhendés tôt dans la matinée du 15 juin, alors qu'ils se rendaient en car vers Ålesund. Ils projetaient d'y organiser une manifestation qui avait pourtant été interdite la veille par le gouverneur militaire du comté. Cette interpellation, qui s'est faite sans qu'il n'y ait eu de blessés du côté des forces de l'ordre, ni des suspects selon [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349527#p349527]la Militaerpoliti[/url], a nécessité cependant l'intervention des beredskapstroppen. Transportés vers Røros, ils y ont été présenté immédiatement à un juge, qui a prononcé une incarcération pour le président de l'association « Jernlander frihet » - soutenu d'ailleurs par le Liberalt parti (ndlr. parti libéral, centre-gauche) en attendant son procès qui pourrait se tenir d'ici quelques mois. Les autres personnes présentes dans le bus pourront rester libres dans l'attente de leur comparution devant la cour de sûreté de l'Etat, à condition de porter un bracelet électronique et d'être assignés à résidence. Ces mesures privatives de liberté a été prononcées sur le fondement de la récidive.

En effet, en janvier 2039, plusieurs d'entre eux [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=351178#p351178]avaient déjà participé à des manifestations[/url] et profité de rassemblements en faveur de la protection de l'environnement et de la Sjøkrabber (ndlr. Mer des Crabes) pour déployer des bannières et pancartes pourtant interdites. Ces attroupements pourtant illégaux en raison de l'interdiction prononcé par le gouverneur du comté n'avaient pas été suivies de poursuites judiciaires, le Statsråd ayant alors prôné l'indulgence et demandé au procureur de ne pas donner suite. Cette fois cependant, le gouvernement a fait le choix d'être moins clément et de réprimer sévèrement les récidivistes. Le Generalmajor Arne Odlo, ministre de l'intérieur et de la sûreté a justifié cette tolérance zéro par la volonté de l'Etat de faire respecter les lois, fondements même de l'ordre et de la vie en société. « Un petit groupuscule ne peut pas prétendre s'affranchir de la législation pour faire la promotion de valeurs ou d'idées dont rien n'indique par ailleurs qu'elles soient approuvées par la société dans son ensemble. C'est donc le rôle du Statsråd et des forces de maintien de l'ordre de s'assurer que personne ne sorte du cadre légal » a-t-il également ajouté. « J'ai d'ailleurs déjà demandé au procureur près la cour de sûreté de l'Etat de faire preuve de la plus grande fermeté face à des comportements qui représentent un véritable danger pour la société et qui traduisent par ailleurs une volonté de s'affranchir des règles pour imposer des idéologies gauchisantes, qui ne peuvent être vues sans lien évident avec ce qui s'est passé en Ennis ».

En réaction à ce souhait du gouvernement d'être intraitable avec ce qu'il qualifie être des terroristes intellectuels, les autorités de la République d'Asdriche ont en apparence refusé tout commentaire sur la situation, arguant ne pas disposer d'informations nécessaires. Pourtant, dans la foulée, le Grand Hopman, en charge de la diplomatie asdriche, a annoncé « surveiller étroitement l'évolution de la situation en Dytolie et le respect de la démocratie sur le continent ». Ces déclarations n'ont d'ailleurs pas manqué de faire réagir le ministère des relations extérieures qui a convoqué ce matin l'ambassadeur de la République d'Asdriche pour lui demander de s'expliquer sur ce qui est vu par le Statsråd comme « les prémices d'une ingérence beaucoup plus importante dans les affaires intérieures du Jernland », considérées comme particulièrement inacceptables. Kristoffer Østgård, qui a pu s'entretenir avec l'ambassadeur asdriche, s'est néanmoins voulu nuancé, rappelant que « le Jernland continue de vouloir entretenir des relations cordiales, malgré une absence de réponse [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=351133#p351133]aux premières sollicitations jernlander[/url] en ce sens, il y a plusieurs semaines. Toutefois, la prise de position de l'Asdriche dans le dossier hohengraffois, ainsi que les déclarations pour le moins téméraires de la diplomatie asdriche risque de considérablement complexifier cette démarche si elles devaient s'inscrire dans le temps ».

Il est nécessaire de rappeler que la question du discours politique porté par le Liberalt parti pose depuis plusieurs années déjà un problème tant sur la forme que sur le fond. Si le mouvement libéral, officiellement de centre-gauche mais en réalité nettement plus de gauche que du centre, s'est inscrit dans le paysage politique jernlander, il est utile de rappeler qu'il ne représente qu'une frange très minoritaire de la population. En effet, installée depuis 1921 au pouvoir, le Statsråd jouit d'un soutien populaire fort, qui est croissant avec les bons résultats économiques et de développement des services et infrastructures en faveur de la population. Le président du Stortinget n'a d'ailleurs pas hésité à tacler sévèrement l'initiative critique asdriche en rappelant « qu'il est très aisé de se montrer critique envers des Etats comme l'Ennis ou le Jernland sur leur manière de gérer la question du gauchisme quand dans son propre pays il ne représente qu'une poignée insignifiante d'élus. En Ennis par exemple, le communisme tue ». En attendant, le ministère de l'intérieur et de la sûreté a annoncé qu'il continuerait de prendre toutes les mesures concourant au renforcement de la sécurité des Jernlander et des étrangers présents dans le pays ; rappelant que la situation est loin d'être critique, mais qu'il s'agit seulement de mesures préventives dissuadant toute initiative folle.

Posté : jeu. juin 27, 2019 1:15 pm
par Galaad
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20. juni 2039[/center]

[hr][/hr][center]Wilhelmsen Arktisk Vei renforce sa flotte pour s'imposer dans le commerce boréal[/center][hr][/hr]

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La compagnie maritime Wilhelmsen Arktisk Vei, propriété du groupe Arctic Strøm AS, holding spécialisée dans le transports de marchandises et de passagers, et également propriétaire de la compagnie aérienne JernlandAir, a annoncé avoir finalisé un accord avec les constructeurs navals ennissois et lorthoniens pour l'acquisition de plusieurs porte-conteneurs et méthaniers pour un montant total de plusieurs dizaines de milliards de dalers. L'armateur jernlander compte en effet augmenter sa capacité maritime de transport de marchandises pour répondre à la forte augmentation de la demande intérieure. La croissance de 2038, combinée au redémarrage économique entamé en 2036, a notablement contribué à accroître le trafic maritime à destination du Jernland, dont les habitants ont une consommation accrue de biens manufacturés qui pour certains continuent d'être produits à l'étranger. De même, l'émergence d'entreprises jernlander majeures dans le secteur de l'informatique, du numérique et de l'industrie chimique et pharmaceutique entraîne également des exportations croissante à destination des marchés de la Communautés des Nations Dytoliennes principalement, mais également vers d'autres partenaires commerciaux du Jernland. Le ministère de l'économie et des finances, qui est en charge également du commerce, estime ainsi que la conjoncture des trois dernières années est responsable d'un accroissement estimé à 15% des besoins en fret maritime.

Pour faire face à cette pression, le transporteur maritime national avait dû dans un premier temps accroître ses tarifs et faire appel à des locations de navires ; ce qui lui a permis de répondre à la demande des entreprises du Jernland. Toutefois, son directeur général a annoncé que l'augmentation de la demande s'inscrivant dans un phénomène durable, la compagnie allait procéder à l'achat d'une quinzaine de nouveaux navires, dont au moins dix porte-conteneurs avec une capacité d'emport d'au moins 14 500 EVP (ndlr. équivalent vingt pieds, unité utilisée pour calculer le volume des conteneurs), et au moins quatre méthaniers avec une capacité de transport équivalente ou supérieure à 150 000 mètres cubes. Selon les premières estimations faites par la Wilhelmsen Arktisk Vei, le montant unitaire par porte-conteneurs serait d'environ 140 millions de dollars, tandis que les méthaniers devraient être légèrement moins coûteux. « L'augmentation du transport maritime ainsi que les bons résultats accumulés au cours des trois exercices précédents et les belles perspectives d'avenir nous encourage à moderniser et accroître notre flotte, actuellement composée de 115 navires de différents types » a indiqué le directeur général de l'entreprise. Le gaz consommé au Jernland venant essentiellement de l'arctique vonalyan et des Iles Lorthon, il semble logique en première intention que l'entreprise se soit tournée vers ses consoeurs anglo-gaéliques, tandis que le pays du trèfle, insulaire également, ait été approché sur la question des porte-conteneurs.

Pourtant, une petite musique commence à se faire entendre quant à une trop grande dépendance sur un sujet aussi stratégique que le transport maritime des matières premières, des pièces détachées et des biens dont l'économie nationale a besoin pour tourner vis-à-vis des autres Etats-membres de la Communautés des Nations Dytoliennes. Face à cette situation, le Statsråd s'est voulu rassurant en rappelant que si le Jernland importe un certain nombre de ressources, il est aussi un fournisseur majeur de l'organisation en ce qui concerne les industries de la santé, de la chimie et de l'informatique. De même, le renchérissement des matières premières utilisées dans la conception de produits informatiques a entraîné ces derniers mois un léger mieux au niveau de la balance commerciale ; la valeur des exportations gonflant, malgré une hausse à peine sensible du volume.

De manière générale, la situation insulaire du Jernland a pour conséquence que la Wilhelmsen Arktisk Vei prévoit déjà de nouveaux plans de développement qui devraient être lancés d'ici trois à cinq ans, selon la progression du besoin en équivalent vingt pieds. « Si la croissance devait cette année encore, ainsi que l'année prochaine atteindre des niveaux élevés, alors il deviendrait fortement probable que nous fixions un objectif de 150 à 160 navires d'ici 2045 pour permettre de répondre aux commandes qui nous sont formulées par les entreprises installées au Jernland » a estimé le directeur général du transporteur maritime. Cependant, ce renforcement de la flotte devrait également permettre une adaptation des navires aux enjeux environnementaux. « Les commandes de porte-conteneurs et de méthanier que nous passons auprès de nos fournisseurs étrangers intègrent déjà des clauses environnementales et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, le cahier des charges prévoit le montage de filtres à particules fines qui ont un impact reconnus sur l'écosystème. La Wilhelmsen Arktisk Vei estime avoir une responsabilité sociale et environnementale forte, en tant qu'acteur majeur des transports dans les mers boréales ».

Posté : ven. juin 28, 2019 4:18 pm
par Galaad
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24. juni 2039[/center]

[hr][/hr][center]La filière agroalimentaire s'engage sur davantage de traçabilité et de transparence[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/26/fhn9.jpg[/img][/center]

Les principaux responsables de la filière agroalimentaire étaient réunis pendant deux jours pour réfléchir à l'avenir de ce secteur, et plus largement de l'agriculture de manière générale. Rassemblés pour travailler pendant ce séminaire organisé par la confédération des coopératives agricoles, les différents participants ont eu à se concentrer entre autre sur l'amélioration des rendements agricoles, mais également la nécessaire augmentation des outils de traçabilité et de transparence autour des produits transformés ou non. En effet, le ministère de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts plaidait déjà depuis plusieurs mois en faveur d'une action venant des professionnels des secteurs agricoles et agroalimentaires. Pour le ministre, « il s'agit incontestablement d'une initiative qui va dans le bon sens puisqu'elle vise à améliorer la qualité des produits à destination des consommateurs. Il faudra maintenant que ces premiers tours de table se transforment en des décisions et des actes concrets pour les Jernlander ». Le colloque qui a réuni les principaux acteurs de l'agroalimentaire, les enseignes de grandes distribution et les représentants du monde agricole et des coopératives - elles représentent près d'un quart des exploitations et des exploitants - a permis de faire émerger de nombreuses pistes, dont les plus marquantes concernent la qualité des produits et des pistes pour encourager à faire croître les fermes pour mieux affronter la compétition internationale.

Ces deux jours de travail se sont appuyés sur le constat que le Jernland n'est pas une grande puissance agricole, en raison notamment du climat d'une partie nord des terres qui le composent, mais que ses agriculteurs sont confrontés depuis maintenant plusieurs décennies à une compétition croissante avec les acteurs internationaux et les grandes structures qui exportent vers les étales jernlander. « Aujourd'hui la production nationale stagne et les parts de marchés détenues par des exploitations étrangères est croissante. L'agriculture du Jernland est ainsi passée de 65% dans la consommation de produits agricoles à seulement 50% en l'espace de vingt ans » rappelle le directeur de l'institut agronomique de Leirvik. Toutefois, ce chiffre doit être remis dans son contexte. Si effectivement la concurrence sur le marché national est plus forte - le phénomène ne devrait pas s'affaiblir avec l'entrée du Jernland dans le forum pour la coopération économique de la Communauté des Nations Dytoliennes - la chute de l'agriculture nationale dans la consommation intérieure s'explique aussi par une demande en très forte progression. « Evidemment que l'explosion de la consommation intérieure - et elle devrait encore s'accélérer ces prochaines années au vu des prévisions économique et de hausse du pouvoir d'achat - joue un rôle majeur dans l'explication de ce constat. Il faut également rappeler que certains Etats ont pris quelques longueurs d'avance en allant vers des modèles très productivistes, qui s'appuient sur des exploitations dont la taille n'a rien à voir avec beaucoup de celles du Jernland encore très familiales »

D'ailleurs le Statsråd ne s'y est pas trompé en mettant en avant plusieurs mesures visant à faciliter le développement des exploitations. La dernière mesure en date est par exemple [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350184#p350184]le décret sur l'agriculture[/url] qui permet de mieux accompagner les exploitants dans la reprise et la transmission de leur exploitation agricole. Pour le ministre, il s'agit avant tout d'une mesure qui doit pérenniser le nombre de structures existantes. « La volonté du gouvernement est de structurer la filière agricole jernlander en donnant les outils à ses acteurs pour faire face à une pression foncière forte - rappelons que la topographie du pays et son climat ne sont pas les plus évidents - mais également à une mutation du modèle. Nous passons progressivement d'une économie d'autosuffisance à une économie agricole plus industrielle où les exploitants ne produisent plus uniquement pour eux-mêmes et leur environnement immédiat mais plutôt à l'échelle nationale, voire parfois continentale sur certains secteurs comme la pêche au saumon ou aux crustacés ». En conséquence, les aides de l'Etat devraient progressivement ne plus intervenir sur le soutien au revenu mais davantage accompagner à la transformation des exploitations. Plusieurs éléments de précision devraient prochainement être mis en avant par le ministère et débattus dans le cadre d'un nouveau forum sur l'avenir agricole du pays.

Pourtant, au delà de l'aspect du volume produit, les principaux intéressés, agriculteurs et industrie agroalimentaire ont également mis en avant le besoin de travailler sur la qualité des produits nationaux pour se différencier des concurrents étrangers. Le colloque a ainsi abouti à la conclusion, qu'au delà de l'avantage concurrentiel dont bénéficie le Jernland, notamment sur la pêche aux poissons habitués aux eaux salées et froides de l'arctique, l'agriculture jernlander peut tirer son épingle du jeu en misant massivement sur la traçabilité et la transparence dans la chaîne de production. En effet, sur l'agriculture plus respectueuse de l'environnement, utilisant moins d'intrants et s'adaptant mieux au cycle naturel des saisons, les agriculteurs nationaux ont déjà quelques bonnes pistes et parfois même de l'avance sur d'autres pays concurrents, encore très orientés sur une agriculture de masse qui privilégie le rendement sur la qualité. « Nous constatons aussi ces dernières années l'émergence de filières qui mettent en avant des fruits et légumes dits anciens et qui étaient un peu tombés dans l'oubli et en désuétude. Sur ces productions plus rares, notre pays a clairement une carte à jouer pour s'imposer par la différenciation. C'est d'ailleurs pleinement complémentaire avec le choix fait de mieux valoriser la qualité et la traçabilité des produits agricoles et agroalimentaires » s'enthousiasment les professionnels. « Notre souhait est qu'à l'horizon 2050, le label reconnaissant l'absence de traitements chimiques dans les productions agricoles et alimentaires et l'origine exacte des produits soit reconnu à l'international. Nous voulons faire du Jernland une terre où on sait ce qu'on mange et d'où ça vient ».

Le Statsråd est d'ailleurs pleinement sur cette ligne, puisqu'il imposera dès 2043 l'obligation pour toutes les industries agroalimentaires et les distributeurs de pouvoir donner au consommateur l'origine et la composition exacte des produits qu'ils mettent en vente. Une loi devrait d'ailleurs entériner cette volonté dans les prochaines semaines, après la trêve estivale d'août, et interdira à la vente à la même échéance les produits qui ne répondraient pas à cette exigence. « Sur la qualité nous serons intransigeants et nous imposerons cette obligation, y compris aux partenaires internationaux du Jernland de la Communauté des Nations Dytoliennes et hors CND afin que le consommateur national sache exactement d'où vient par exemple le lait qu'il achète ou ce que contient le yaourt en matière d'additifs qu'il mange ».

Posté : lun. juil. 01, 2019 8:36 am
par Galaad
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02. juli 2039[/center]

[hr][/hr][center]L'actionnariat salarié est devenu un véritable complément de rémunération[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/27/y1mb.jpg[/img][/center]

Au Jernland, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à proposer à leurs salariés de prendre des parts dans le capital et ainsi devenir actionnaire de la structure qui les emploie. Ainsi, pour prendre la mesure du phénomène, il est utile de rappeler que sur les cinquante plus grandes capitalisations du pays, près d'une sur deux proposent un plan collectif à son personnel. Le capital actuellement détenu par les salariés atteint ainsi près de 6%, ce qui fait du Jernland l'un des pays où la détention du capital par les travailleurs est la plus forte au monde. Et cette situation concerne aussi bien les cadres d'entreprises que les ouvriers. En effet, selon l'étude réalisée et publiée par la banque privée Maritim Kreditt, spécialisée dans la gestion de patrimoine et d'actifs financiers, près d'un cadre sur deux détient des parts dans son entreprise, tandis que ce taux atteint le tiers pour les salariés non-cadres. Et l'étude précise à propos de la définition du phénomène qu'il ne s'agit « pas de l'employé qui décide d'acheter trois ou quatre actions de sa société en bourse, mais bien d'une politique qui consiste à proposer collectivement à l'ensemble des effectifs d'investir sur le titre de la société ». Mais à la différence de beaucoup de pays, où l'actionnariat des salariés se limite justement à ce processus, le Statsråd avait décidé il y a une dizaine d'années de permettre aux entreprises de faire de l'actionnariat un complément de revenu. Ainsi, les entreprises, au lieu de verser des primes en fin d'année, ou d'augmenter les salaires peuvent également donner des actions à leur personnel pour compléter leur paie.

Ces titres sont d'ailleurs exclus de la fiscalité sur le revenu des ménages à condition que le salarié les conserve pour une période minimale de cinq ans. Si toutefois, ils sont vendus avant cette échéance, le trésor applique une taxe au taux unique de 20% sur la plus-value éventuellement réalisée, qui correspond à la fiscalité appliquée au capital. Cela permet notamment aux salariés de participer à la vie de l''entreprise et de peser sur son cours, là où ils sont exclus de toute forme de participation dans de nombreux autres pays. De manière ironique, Günther Ülrich, immigré asdriche installé au Jernland depuis plusieurs années et qui a participé à la rédaction de l'étude pour le Martiim Kreditt, « le Jernland est finalement peut-être nettement plus communiste que beaucoup d'Etats socialistes dans le monde, avec un taux de détention aussi élevé du capital par les salariés ». Et leur poids est d'autant plus considérable, que les actionnaires de long terme peuvent se voir offrir des droits de vote doubles lorsque leur participation au capital de l'entreprise dépasse les huit ans. Si en moyenne les salariés ne détiennent que 6% du capital des plus grandes entreprises du pays, ils pèsent pour presque 8% des droits de vote, soit 33% de plus que leur participation réelle. Dans un contexte où les actionnaires salariés sont de nature à généralement soutenir les décisions proposées par la direction de l'entreprise, il s'agit d'un très fort facteur de stabilité pour celles-ci, et d'alliés objectifs du patronat. Voilà qui explique d'ailleurs éventuellement la propension qu'ont les décideurs à recourir aux plans collectifs en faveur de l'actionnariat salarié. Les salariés aussi se sont organisés pour peser dans les décisions importantes en se regroupant souvent en fonds commun de placement. Ainsi, dans de nombreuses entreprises, il n'est pas rare qu'une association de salariés actionnaires les représente lors des assemblées générales, voire lors des conseils d'administration lorsqu'elle parvient à s'y faire élire.

De plus, en complément des dividendes que les bénéficiaires de distribution d'actions - qui sont souvent réservés aux grands patrons et dirigeants d'entreprises à l'étranger - les salariés bénéficient également de primes d'intéressement aux résultats des sociétés. Selon la même étude, qui s'est notamment concentrée sur toutes les formes de revenus complémentaires dont bénéficient les salariés, environ quatre contrats de travail sur dix intègrent des primes de performance ou d'intéressement. S'il faut distinguer les deux types de primes en raison de la nature légèrement différente - les premières pesant sur l'activité du seul salarié et la seconde étant plus générale et concernant le résultat global de l'entreprise - elles permettent aux bénéficiaires de compléter leur revenu en fin d'année par le versement de primes dont le montant varie fortement d'une structure à une autre. En moyenne, la prime d'intéressement représente généralement un demi mois de salaire et elle est versée vers le mois de novembre. Interrogé, le président directeur général d'Altek - précurseur en la matière puisque l'entreprise familiale verse ce type de primes depuis la fin des années 1990, soit plus de vingt ans avant la généralisation de ce dispositif par la loi - explique que « verser des primes d'intéressement est un bon outil pour le dialogue entre les dirigeants d'entreprise et le personnel puisque le salarié a tout intérêt à ce que son entreprise soit en bonne santé. C'est justement ce qui nous a incité à généraliser ce mode de rémunération complémentaire au salaire ». Nombreux sont les dirigeants à faire ce choix également. « Nous avons observé une réduction notable des mouvements sociaux ou des conflits opposant direction et personnel au sein des entreprises pratiquant l'intéressement salarial. Cela s'explique par l'absence d'intérêt qu'ont les salariés à bloquer la production, puisque plus l'entreprise va dégager de bénéfices, plus ils percevront d'intéressement. Combiné à l'actionnariat salarié, qui est un vrai levier dans les négociations entre patron et salariés, le système de fonctionnement des entreprises jernlanders a fait ses preuves et démontre une grande stabilité » pointe le Maritim Kreditt dans son analyse.

Et pour renforcer encore la solidité des entreprises, le Statsråd envisage de revoir la procédure de sauvegarde judiciaire, instaurée en 2000 lors de la grande vague des réformes économiques. Celle-ci prévoyait les mécanismes de base pour permettre d'éviter la mise en faillite des entreprises rencontrant des difficultés passagères suffisamment graves. Le projet ainsi présenté par le ministre de l'économie et des finances prévoit de moderniser le processus de contrôle judiciaire en permettant aux juges saisis par une entreprise se déclarant en difficulté pour honorer ses dettes de trancher les litiges entre créanciers et débiteurs. Une entreprise rencontrant ce type de problèmes pourraient par exemple recevoir de la part du juge un arbitrage lui permettant d'étaler sur dix ans le remboursement de ses obligations financières, en contrepartie d'engagements vis-à-vis de ses créanciers, voire de cessions d'actifs ou de capital. « L'objectif de ce gouvernement est de continuer à créer un terreau fertile et sûre pour les entreprises. Nous voulons qu'elles puissent s'épanouir au Jernland, y grandir et y acquérir la robustesse suffisante pour ensuite s'imposer sur les marchés dytoliens et mondiaux » explique le ministre de l'économie et des finances, qui pense présenter le texte devant le Stortinget après l'examen de la loi de finances, c'est-à-dire en tout début d'année prochaine, en 2040.