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Posté : mar. mai 14, 2019 3:24 pm
par Galaad
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12. februar 2039[/center]

[hr][/hr][center]Les nouvelles routes de la soie, cheval de Troie pour les entreprises ventéliennes ?[/center][hr][/hr]

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C'est LE sujet économique à la mode et qui aiguise l'appétit de quelques uns des principaux acteurs régionaux, dont la Ligue de Lébira, la République de Valdaquie, le Royaume de Kars ou le Protectorat Septentrional de Liang. Depuis 2037, les Nouvelles Routes de la Soie (initialement présentées au singulier) sont l'objet de toutes les spéculations. Par où passeront-elles ? Qui en profitera ? Quels financement ? etc. Si a priori il ne fait guère de doute qu'elles partiront de Ventélie et se termineront en Dytolie. Le tracé semble donc progressivement émerger, même si rien n'est encore véritablement arrêté ; plusieurs discussions diplomatiques et sommets étant encore prévus pour finaliser la chose. Mais déjà les couteaux sont tirés et certaines passes d'arme sont d'ores et déjà suffisamment violentes pour être soulignées. Ainsi, la Cybistrie, Etat hellénophone de Marquésie, pourrait être l'élément qui mettra le feu aux poudres entre la Valdaquie et la Ligue de Lébira, déjà à couteaux tirés après plusieurs incidents diplomatiques. En effet, Cartagina s'est dite prête à financer le développement du port de Cybistrie pour lui permettre de devenir un maillon essentiel dans les routes commerciales futures. Manifestation des tensions, la réaction valdaque n'a pas manqué de faire bondir le protectorat libérien qui parle de « chantage » valdaque. Enième preuve d'un conflit larvé qui finira forcément par prendre des formes plus agressives, voire peut-être - qui sait ? - militaire, cet épisode a toutefois le mérite d'intéresser le monde économique et politique jernlander à ce projet.

Alors que le pays s'ouvre enfin aux échanges internationaux, après avoir libéralisé une bonne partie de sa législation nationale, jusqu'alors très protectionniste, le risque d'un conflit inquiète les milieux entrepreneuriaux. Pourtant, ce regain de tensions amène aussi des interrogations sur les conséquences des Nouvelles Routes de la Soie pour le Jernland. Opportunité ou cheval de Troie pour l'afflux de produits à bas coût importés en Valdaquie (et donc au marché du Forum de coopération économique de la Communautés des Nations Dytoliennes), en transitant par la Marquésie occidentale ? Beaucoup parmi la classe politique nationale, et jusqu'aux sommets du Statsråd s'inquiètent du risque pour l'industrie et l'économie jernlander. De l'aveu de proches du ministère des relations extérieures, les Routes de la Soie sont l'un des points majeurs de désaccords au sein du gouvernement quant à une adhésion du Jernland au forum de coopération économique de la CND. Avec un espace de libre échange commun à ses membres, ce forum est vu par beaucoup comme un danger pour les entreprises nationales. Les voix ministérielles plaidant pour que soit privilégiée une solution plus profitable à la préservation des intérêts du Jernland ne sont donc pas isolées. Et parmi ces pistes figureraient notamment le soutien à la route arctique, passant par le détroit de Sargerrak et les eaux territoriales, ou encore une organisation regroupant les nations norroises et arctiques. Ces solutions auraient évidemment pour conséquence de profiter assez largement au port d'Ålesund. Eludant cette question sur la structuration du monde boréal, le gouvernement préfère rappeler les difficultés auxquelles devront se confronter les promoteurs des Routes de la Soie avant de parvenir à des routes performantes et viables.

Notons effectivement que plusieurs autres problèmes - en plus des rivalités inter-étatiques - se posent. Tout d'abord la sécurité de ces routes, puisque certaines d'entre elles passent par des régions du globe peut réputées pour leur tranquillité. On pense entre autre à la Marquésie qui s'est embrasée ces dernières années dans des conflits meurtriers et particulièrement destructeurs pour l'image de cette partie du monde. Or ni le Karmalistan ni l'Hachémanie et le voisinage immédiat du Royaume de Kars ne sont connus pour s'être vraiment apaisés. Une voie ferrées qui traverserait cette zone serait ainsi par exemple potentiellement otage d'un regain de violence sur place. Mais nous pourrions également citer l'espace céruléen qui régulièrement est le théâtre des oppositions diplomatiques entre la Ligue de Lébira et ses - nombreux - adversaires diplomatiques, mais également d'une piraterie, qui, si elle s'est jusqu'ici limitée aux mers, pourrait tout à fait prendre une forme nouvelle et devenir plus terrestre. Les attaques de trains n'étant pas forcément à exclure, ayant déjà existé par le passé, les coûts de sécurisation des tracés pourraient donc s'envoler et réduire considérablement les bénéfices des Nouvelles Routes de la Soie.

Autre écueil, et non des moindres, les coûts globaux de construction des voies de chemin de fer et le raccordement entre les différents réseaux nationaux, pas nécessairement construits il y a plusieurs décennies en intégrant le potentiel projet de Routes de la Soie. S'il paraît difficile de chiffrer exactement ce qu'il en coûtera, il semble évident que le budget sera indubitablement estimé en dizaines de milliards de dollars. Et cela sans parler des difficultés liées au relief dans ces régions du monde ; la Marquésie et la Ventélie étant séparées par plusieurs chaînes montagneuses... Ce qui aura forcément tendance à faire grimper encore les coûts de construction, mais surtout d'entretien et d'exploitation. Face à ces questions, la taxation ou l'imposition des marchandises - même légèrement avec une assiette très large - ne saurait constituer la seule réponse. D'autant plus que taxer les marchandises à l’entrée de chaque Etat sur les Nouvelles Routes de la Soie contribuera à faire exploser les coûts pour le consommateur final ; rendant immédiatement le transit maritime à nouveau plus rentable.

Retour à la case départ.

Posté : mer. mai 15, 2019 11:27 am
par Galaad
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14. februar 2039[/center]

[hr][/hr][center]L'industrie nationale du nucléaire est en pleine expansion[/center][hr][/hr]

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Alors que l'énergie d'origine nucléaire représente un quart de la production électrique nationale, l'énergéticien Statkraft et le spécialiste de la construction de réacteurs à fission, Kjernland, sont en négociation avec la République fédérale d'Ennis, via l'entremise du ministère des relations extérieures, pour la construction de plusieurs réacteurs nucléaires d'une puissance avoisinant les 1 000 mégawatts. Si les discussions devaient aller à leur terme, il s'agirait d'un des plus importants contrats signés ces dernières années par les deux principaux acteurs du marché jernlander. Avec une maîtrise technologique robuste dans le domaine, Statkraft souhaite se positionner sur les nouveaux marchés internationaux, notamment dans les pays émergents, où la consommation en énergie devrait continuer de croître rapidement et de manière exponentielle au cours de la prochaine décennie. Les plus optimistes au sein du consortium espère un contrat d'au moins six milliards de dollars, soit l'équivalent de quatre réacteurs, voire - pourquoi pas ? - jusqu'à neuf-dix milliards de dollars. « Si ce contrat venait à se concrétiser, il ne fait aucun doute que cela permettrait à Statkraft et Kjernland de renforcer leur position dominante sur le marché du nucléaire au Jernland, mais également de procéder à d’importants investissements pour l’entretien, la rénovation ou la modernisation des installations énergétiques nationales » a assuré le directeur du développement de Stakraft.

Pourtant, des voix s'élèvent déjà pour appeler à ce que les potentiels bénéfices supplémentaires permettent d'accélérer la sorties du Jernland des énergies fossiles, à savoir le charbon principalement, alors que ce dernier représente encore plus de 10% dans le mix énergétique du pays. « C'est une piste pour laquelle nous insistons qu'elle soit prise très sérieusement en considération par les producteurs d'électricité majeurs » a insisté un conseiller du ministère de l'environnement, tandis que du côté du ministère de l'énergie, qui a officiellement le tutelle de ces sujets, se veut plus prudent et cherche avant tout à ce que l'électricité reste relativement bon marché. Ce que ne permettraient assurément pas les énergies renouvelables, qui nécessitent encore de lourds investissements et des recherches coûteuses avant une bonne maîtrise technologique. A la présidence du Statsråd, on assure que ce débat n'a pas lieu d'être étant donné que la préoccupation actuelle du gouvernement est d’assurer une alimentation continue et constante en électricité, afin d’assurer le développement et la croissance jernlander.

Mais au-delà des majors de l’énergie, d’autres acteurs comptent bien profiter de l’essor du nucléaire jernlander et de l’industrie de manière générale. C’est notamment le cas de Gaarder AS qui vient d’investir 50 millions de dalers (ndlr. 5 millions de dollars) pour déménager son siège social dans de nouveaux bâtiments, plus adaptés et plus spacieux. Les nouveaux locaux présentent également l’avantage de pouvoir accoler l’usine et le centre de décision et de recherche et développement. Le groupe, fondé il y a cinq ans par Anders Gaarder, est spécialisé dans la maintenance industrielle, et tout particulièrement dans les équipements électriques de puissance. En déménageant l’ensemble de ses installations, l’entreprise ambitionne de devenir une référence mondiale et un pôle d’excellence en Dytolie pour les machines tournantes et la maintenance des appareils utilisés dans les principales centrales de production d’énergie, comme de gros moteurs industriels, des alternateurs de centrale thermique ou des transformateurs électriques ; qui sont des machines très exposées aux fortes températures, à une exploitation presque ininterrompue et donc à une forte usure.

La nouvelle implantation permettra également de bénéficier d'infrastructures ferrées et fluviales qui faciliteront l'acheminement de pièces pesant régulièrement plus de cent tonnes. Un raccordement au réseau de communication a été tout spécialement prévu à l'origine du projet. L'emploi local devrait également profiter de cette arrivée, puisque près de deux cents emplois supplémentaires - l'entreprise employait déjà 500 salariés, ingénieurs, techniciens, ouvriers spécialisés, etc. - devraient être créés d'ici la fin 2040. Selon les projections et le plan de développement de l'entreprise, celle-ci devrait atteindre son nouveau rythme de croisière d'ici un an et traiter jusqu'à 300 machines par an, soit presque une par jour en moyenne.

Avec cette acquisition foncière, rendue possible par le guichet unique sur le foncier industriel déployé depuis quelques mois - Gaarder AS souhaite encore grossier sur le marché de la maintenance de machines tournantes, un secteur que son directeur général estime peser entre 3 et 4 milliards de dollars en Dytolie. Et pour atteindre son objectif de leader continental, l'entreprise n'exclut pas des opérations de croissance externes, avec jusqu'à plusieurs dizaines de millions de dollars qui sont déjà provisionnés, grâce à de bons résultats opérationnels au cours des quatre années écoulées. En effet, Anders Gaarder estime que la bonne croissance jernlander des prochaines années - certains parlent de plus de 15%, voire 20% les prochains temps - devraient « accroître encore la demande sur le marché de la maintenance ». Affaire à suivre donc, et rendez-vous dans cinq ans.

Posté : ven. mai 17, 2019 8:13 am
par Galaad
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20. februar 2039[/center]

[hr][/hr][center]eFutura ouvre ses portes pour sa 39ème édition[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/20/68t8.jpg[/img][/center]

Les organisateurs ont ouvert hier soir à Trømsengaard (comté de Vestfold) les portes de la 39ème édition du salon eFutura. Depuis le début des années 2000, la ville de l'ouest du Jernland s'est construite comme le grand centre du numérique, au point que s'y développe un très fort et dynamique écosystème entièrement consacré aux nouvelles technologies. Pour beaucoup, c'est de là que viendra le potentiel miracle économique jernlander. De nombreuses entreprises y ont élu domicile, dont la principale d'entre elles, Altek ; entraînant dans son sillage de multiples start-up à la recherche de la découverte qui la ferait changer de catégorie. Mais la « Vest touch », surnom donné à la région dont Trømsengaard est devenue la capitale, a aussi su attirer les nouveaux acteurs de la finances qui cherchent à y développer des méthodes innovantes de financement, mais qui cherchent aussi à profiter d'une demande très forte de la part des jeunes entreprises en mal de levées de capitaux.

« Les fintechs sont en pleine explosion et le monde bancaire et du financement d'entreprise est en pleine mutation. Il n'est pas impossible que nous soyons en train d'assister à une nouvelle révolution industrielle ; révolution qui se construit ici, à Vestfold » nous assure Asgeir Brekke, qui anime un réseau de plusieurs jeunes chefs d'entreprises locales. En effet, preuve du fantastique engouement que suscite les nouvelles technologies, l'an dernier, les montants des levées de fonds était en hausse de +15%. De quoi réjouir les créateurs et innovateurs. Mais aussi les institutions financières, dont les business angels en premier lieu ; ces personnes qui investissent dans un projet ou une entreprise au tout début de son lancement, dans l'espoir d'un succès futur. Cette émulation n'a jusqu'ici pas encore fait l'objet de régulations de la part du Statsråd ou du législateur, mais quelques rares voix commencent à s'élever parmi les professionnels de la finances, et les établissements bancaires classiques, pour que l'Etat fixent les règles et limites du financement alternatif - au premier rang desquels figurent le crowdfounding, les fintechs et les fameux business angels.

C'est dans ce contexte que s'ouvre donc l'édition 2039 du salon international eFutura, auquel ont été conviés l'ensemble des acteurs importants du monde numérique et de l'innovation technologique. Cette année, avec plus de 1 500 start-ups et entreprises exposantes, les organisateurs espèrent franchir le seuil des 80 000 visiteurs uniques, pendant les quatre jours que dure l'événement. Pour Frederik Nygaard, président directeur général d'Altek, et qui préside cette année le salon - la présidence est tournante tous les ans et revient à une grande entreprise une année sur deux et une start-up l'année d'après - le cru 2039 pourrait être très bon. « Le Jernland se positionne de plus en plus comme le lieu en Dytolie pour l'innovation numérique et on observe un vrai dynamisme et une forte émulation autour des sujets des nouvelles technologies. Si on réussissait cette année à battre le record historique de fréquentation de 2035 (ndlr. le salon avait alors accueilli 83 650 visiteurs) ce serait une très bonne nouvelle pour ce secteur économique ; ça signifierait que les investisseurs affichent leur confiance et leur intérêt pour les idées présentées ici ». En effet, le salon est le lieu au Jernland où on peut le mieux sentir les tendances qui se dégagent pour les mois et années à venir en matière de technologies.

Ainsi, 2039 devrait être l'année des innovations médicales. Si le Jernland dispose d'infrastructures de santé plutôt de bonne qualité comparativement aux standards mondiaux, on observe depuis quelques années que le numérique se fraie petit à petit un chemin dans le médical. De plus en plus de développeurs ont d'ailleurs travaillé main dans la main avec les professionnels de santé pour mettre au point des applications améliorant la qualité des soins pour les patients. Télémédecine, applications de suivi des indicateurs vitaux en temps réel... Autant d'exemples de la percée que réalise le numérique dans un secteur encore très traditionnel, où les professionnels se méfient parfois encore des nouveautés et de leurs impacts véritables sur l'amélioration des traitements. Preuve de l'engouement que suscite pourtant ces petites révolutions, le nombre d'applications qui ont été créées ces dernières années dans ce secteur - en progression de plus de 100% ! par rapport à leur niveau d'il y a trois ans !. Dans ce contexte le ministre de la santé a déclaré que les médecins pourraient bientôt prescrire des traitements reposant aussi sur des applications de santé, traitement qui feraient l'objet de remboursement de la part de la Trygd, la sécurité sociale nationale.

Pendant les quelques jours du salon, les visiteurs, professionnels et particuliers pourront rencontrer les créateurs et entrepreneurs pour se faire une idée du monde de demain qui se construit sous leurs yeux. Mais ils pourront également participer au vote pour la meilleure invention. Leur avis sera pris en compte et constituera la moitié des points, l'autre moitié étant composé des voix d'un jury de spécialistes. Résultats à la fin du salon.

Posté : sam. mai 18, 2019 8:36 am
par Galaad
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23. februar 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le Statsråd valide la modernisation de l'armée[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/20/9iev.jpg[/img][/center]

Le Hære- og krigsministre (ndlr. ministère des armées et de la guerre) a annoncé avoir obtenu du président du Statsråd, le General Magnuss Løvenskiold, l'autorisation d'engager des crédits budgétaires pour la modernisation des forces armées du Jernland. Cette décision s'inscrit dans « un plan plus vaste pour améliorer l’équipement et la formation des troupes jernlander ». Selon le ministre Henry Etenstad, l'objectif est de renforcer les capacités de réponse du pays face aux menaces variées et croissantes en Dytolie. Ainsi, le plan du ministère prévoit de dépenser jusqu'à trois milliards de dalers pour la formation de 15 000 soldats au cours des six prochains mois, ainsi que l'achat de matériel plus moderne. Alors que la croissance a été plus forte qu'anticipée, les recettes fiscales ont également cru plus rapidement que les projections du gouvernement. Conscient des risques pour la sécurité qui pèsent sur la partie la plus boréale de la Dytolie, et les tensions croissantes sur la Sjøkrabber (ndlr. Mer des Crabes), le Statsråd a maintenu à la hausse les crédits budgétaires alloués à la défense et à la guerre. Ainsi, avec près de 75 milliards de dalers, le budget pour les armées représente l'assurance-vie du pays.

« Le Plan Jernland 2060 du ministère des armées et de la guerre prévoit d'atteindre un budget de 100 milliards de dalers d'ici trois ans. Notre objectif n'est pas de préparer une intervention militaire extérieure, mais bien d'anticiper les potentiels risques qui pourraient peser sur notre souveraineté et notre capacité à mener la politique régionale la plus juste pour notre beau pays » a rappelé le General Henryk Etenstad. Selon toute vraisemblance, les soldats qui bénéficieront de l'entrainement le plus moderne existant, seront ensuite intégrés dans les régiments de chocs et de cavalerie pour renforcer leurs capacités d'enfoncer des lignes ennemies ; d'autant plus que près de trois cents quatre-vingt-dix mille hommes souffrent encore d'une préparation jugée insuffisante pour les standards de guerre actuelle. « L'ambition, c'est clairement de disposer d'ici dix ans, d'une troupe moderne et suffisamment nombreuse pour dissuader nos ennemis de s'en prendre aux intérêts jernlander ». Mais le Statsråd a aussi indiqué réfléchir à un renforcement des unités antiaériennes du pays, pour contrer toute velléité de violation de l'espace aérien national. Selon les principales sources, le choix du ministère s'orienterait vers un dispositif capable de faire face aux appareils les plus modernes, à défaut de pouvoir s'équiper d'un bouclier anti-missiles. Ne disposant pas des industries militaires nécessaires, un appel d'offre pourrait être émis en cours d'année 2039.

Cette mise à niveau des troupes et le renforcement de la capacité défensive du Jernland se comprend dans le contexte dytolien général, où les ambitions dans les eaux polaires sont nombreuses, tandis qu'au sud, le Gänsernberg a lancé des manœuvres militaires contre son voisin valaryan qui était supposément un de ses alliés. « L'attitude d'un certain nombre de nations nous conduit à renforcer notre vigilance et à mieux préparer le pays à faire face à un accroissement des tensions régionales. A l'heure des menaces à grande échelle, notre défense ne peut pas reposer sur des moyens et méthodes datant encore pour certaines d'il y a deux ou trois décennies ». Si le Statsråd exclut tout recours offensif de la force - « ce n'est pas aujourd'hui la doctrine des forces armées jernlander » selon l'état-major - il veut toutefois être en mesure de riposter avec crédibilité en cas d'agression. A ce stade, ce renforcement des troupes coûterait la bagatelle de 2,1 milliards de dalers (ndlr. 210 millions de dollars) supplémentaires annuellement, rien qu'en entretien. Un minimum pour renforcer la défense nationale.

Posté : lun. mai 20, 2019 11:49 am
par Galaad
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28. februar 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le transport ferroviaire se développe à une vitesse inédite dans l'histoire du Jernland[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/21/ns9e.jpg[/img][/center]

Alors que le monde entier tend à privilégier les trains à grande vitesse et les liaisons rapides, de préférence sans correspondance, le Jernland fait de plus en plus figure d'exception, avec à ce jour seulement une ligne à très grande vitesse, reliant la capitale, Røros à Trømsengaard (comté de Vestfold), dans l'ouest du pays. Si au dans la région du Nordland la question ne se pose pas, compte tenu des faibles distances séparant les villes et leur caractère insulaire (et surtout le faible nombre de grandes villes), au Midtøya la question s'est posée il y a vingt ans, avant que les populations locales présentes sur le tracé de la ligne grande vitesse qui était envisagée ne s'y opposent avec véhémence. Ainsi, seul le Hovedland dispose d'un tronçon qui traverse presque de long en large la région continentale. Le climat froid, les longues périodes de gel et les conditions climatiques généralement plutôt hostiles en hiver n'ont de toute façon jamais véritablement encouragées au développement de ce mode de transport. C'est donc comme bloqué au siècle précédent que le Jernland s'est petit à petit développé. Si l'importance du trafic aérien a eu tendance à croître, conduisant à l'extension des aéroports existants et à la construction de nouveaux, le transport maritime est resté l'un des modes de déplacement favoris des Jernlander. Quoi de plus compréhensible au regard de la fibre de navigateurs présente depuis des siècles dans le sang d'anciens vikings ?

Pourtant, sur la terre ferme, c'est bien le train qui est de plus en plus privilégié, alors que la voiture continue de constituer le mode de transport pour les trajets plus courts, et n'excédant pas deux ou trois heures. Dans le contexte de développement et de forte enrichissement des classes populaires, dont les représentants rejoignent par cohortes entières les nouvelles classes moyennes en grossissant toujours plus leurs rangs, le rail a le vent en poupe. Le nombre de billets de train vendus l'année dernière était ainsi en progression de +8,5%, notamment avec une forte augmentation en fin d'année 2038, que les professionnels expliquent par les fêtes de fin d'année et les primes conséquentes versées par les entreprises à leurs salariés habituellement à cette période de l'année.

Dans le détail, toutefois, toutes les lignes ne bénéficient pas du même engouement. Les trains de nuit tirent ainsi davantage leur épingle du jeu. Encore largement déficitaires - et maintenus à flots par des subventions publiques - il y a cinq ans, la tendance est à une amélioration des résultats nets de ce mode de transport. Si un temps le Statsråd avait envisagé d'abandonner ce modèle d'exploitation, ou tout du moins de réduire les subventions à la compagnie ferroviaire nationale, Vy Statsbaner, les récentes améliorations du chiffre d'affaires poussent le gouvernement à revoir sa feuille de route en matière de transport. En effet, avec encore cinq lignes de nuit en exploitation au Jernland, le pays fait figure de petite exception, tant sa population est attachée à cette manière légèrement surannée de voyager. Le ministre des transports a ainsi laissé entendre que si la tendance se confirmait, le Statsråd pourrait même « revoir sa position et encourager l'essor de ces modes de transport ». La décision paraît d'ailleurs on ne peut plus logique, tant il semble plus rentable de subventionner quelques lignes de nuit déficitaires, plutôt que de se lancer dans la construction de milliers de kilomètres de lignes à grande vitesse, dont le coût kilométrique est supérieur à 15 millions de dollars (au lieu d'un million de dollar pour un kilomètre de rail à vitesse normale)...

Ainsi, le voyageur jernlander pourra encore continuer de profiter de ces wagons-lits et wagons-couchettes pendant quelque temps, et ainsi traverser le pays l'espace d'une nuit en se réveillant le matin dans un autre fylker (comté) et une autre ville. A bord, l'ensemble des services lui sont offerts, avec la possibilité de se laver (dans des douches collectives ou individuelles dans les cabines, selon la classe choisie), de dormir (en compartiment individuel ou partagé en seconde classe), et même de se restaurer à bord de la voiture restaurant. Et par-là également réduire le déficit de ces lignes, encore estimé à 350 millions de dalers (ndlr. 35 millions de dollars), mais que le gouvernement entend résorber d'ici cinq ans, grâce à un nombre de voyageurs accrus et des tarifs revus légèrement à la hausse, permettant les investissements nécessaires. Et si tout se passe bien, peut-être un jour, les trains de nuit partant du Jernland traverseront d'autres pays de Dytolie. c'est en tout cas l'espoir de la Vy Statsbaner, qui regarde de plus en plus vers l'est thorvalien, où elle rêve de faire passer ses trains, pour relier l'Uural-Liivimaa.

Posté : mar. mai 21, 2019 9:28 am
par Galaad
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02. mars 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le Jernland se fixe 10 ans pour multiplier par trois au moins sa capacité industrielle[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/21/m1tf.jpg[/img][/center]

Alors qu'en 2038, les investissements privés ont représenté plus que le quart du produit intérieur brut, soit presque 200 milliards de dalers, les entreprises jernlander ont principalement modernisé leur outil de production afin de répondre à la consommation intérieure en forte progression. En effet, avec une croissance supérieure à 13% du PIB l'an dernier, le pays connait une nette amélioration du niveau de vie de ses habitants, avec en toile de fonds une progression salariale, qui n'est pas sans conséquence pour les ménages, mais également pour la stabilité économique du pays. Si l'inflation n'est ainsi encore « que » de 2,45%, c'est principalement grâce à l'action de la banque centrale, la Jernlander Bank, qui mène depuis maintenant trois ans une politique monétaire plus restrictive. Cette approche très orthodoxe de son rôle - historiquement l'Etat a confié pour mission à la banque centrale la maîtrise de l'inflation et de la valeur de la monnaie - n'empêche toutefois pas les entreprises d'avoir toujours une demande forte de financements, auprès des établissements bancaires traditionnels, mais également grâce à leurs fonds propres en augmentation.

Mais les sous-traitants et fournisseurs jernlander des entreprises nationales qui se modernisent ne sont pas les seuls à profiter de ce dynamisme économique. En effet, plusieurs constructeurs spécialisés en robotique ennissois et liangois ont vu le Jernland devenir un débouché pour leurs produits, notamment en matière de robotique de service et industrielle. Plusieurs instituts et fondations économiques estiment que l'an dernier, l'achat de nouveaux robots a représenté jusqu'à 25 milliards de dalers pour les industries nationales. En tête des sociétés qui ont investi sur la modernisation rapide de leur outil de production, on retrouve ainsi celles du secteur de l'automobile, mais plus généralement des biens manufacturés, ainsi que la sidérurgie et la métallurgie. « Il s'agit d'un phénomène tout à fait normal ; le pays se développant assez rapidement, avec une croissance soutenue, ce qui contribue à doper les commandes de robots et d'appareils qui permettent de répondre rapidement à la demande en forte hausse des clients » estime le ministère de l'industrie. Un constat que partage d'ailleurs plusieurs chefs d'entreprise qui estime que le remplissage des carnets de commandes explique à lui seul une bonne partie des investissements productifs réalisés au cours de l'année écoulée. « L'investissement dans ce type d'outils devrait d'ailleurs se poursuivre, voire se renforcer en 2019, où les investissements sont d'ailleurs déjà en hausse de 5% par rapport à la même période de l'an dernier » selon un communiqué de la Fagforening (ndlr. Union des entreprises) qui représente les chefs d'entreprises du Jernland.

Cette robotisation de l'industrie nationale s'explique aussi par une volonté de nombreuses entreprises de réduire leurs coûts salariaux en faisant le choix de l'avenir et des machines-outils et robots ; les gains réalisés par ces économies devant permettre d'accélérer encore la modernisation des usines. A Røros, au sein du gouvernement, on ne résigne pas pour autant à voir le chômage croître en parallèle de l'accroissement du nombre de robots industriels et de service. Pour éviter que ce phénomène ne se traduise dans quelques années par des bataillons entiers de salariés envoyés pointer à la Trygd (ndlr. assurance sociale du Jernland), le ministère de l'instruction a décidé de combiner ses efforts avec ceux du ministère de l'industrie et du travail pour accompagner les mutations professionnelles et anticiper les bouleversements économiques. A cette fin, plusieurs programmes de formations sont prévus à destination des ouvriers non qualifiés qui sont les plus exposés face à la robotisation accélérée de l'économie, mais également pour préparer les jeunes en apprentissage et les former à l'utilisation de ces nouveaux outils dans les usines.

A la yrkesskole Joachim Rønneberg de Bodø, dans le comté de Høytland, les élèves bénéficient par exemple de plusieurs nouveaux robots qui permettent d'illustrer les enseignements techniques et d'améliorer la maîtrise de leur maniement. Réputée pour la qualité des techniciens qu'elle forme, cette yrkesskole s'est par ailleurs enthousiasmée sur les assouplissements dans les échanges entre les Etats-membres du forum Doriana Soubeyre de la Communauté des Nations Dytoliennes. C'est notamment ce dispositif qui a permis à plusieurs enseignants-formateurs ennissois qui ont pu se rendre directement dans plusieurs écoles jernlander pour y détailler les usages pratiques possibles pour les robots que vendent différentes entreprises de l'Etat insulaire. « Au delà de l'accompagnement des entreprises vers leur modernisation et l'amélioration de leurs capacités de production, nous voulons vraiment être à l'initiative de cette nouvelle révolution industrielle qui se prépare et qui sera fortement appuyée sur le numérique. Numérique et robotique sont indissociables » estime les représentant sud ministère de l'instruction et de la recherche, qui garde encore la tutelle sur les écoles professionnelles ; malgré les débats en cours en faveur d'une tutelle partagée avec le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail.

Posté : lun. mai 27, 2019 9:12 am
par Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
20. mars 2039[/center]

[hr][/hr][center]Les mines d'or de Midtøya retrouve leur niveau de production d'il y a 30 ans[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/22/r017.jpeg[/img][/center]

Les investissements réalisés par les exploitants des principaux gisements aurifères du Jernland commencent à porter leurs fruits, puisque la production nationales d'or retrouve son niveau historique d'il y a trente ans. L'an dernier, les deux principales régions productrices jernlander, dans la région culturel de Midtøya, ont contribué à un volume national équivalent à 13,9 tonnes extraites des mines du pays. Au regard du cours actuel de l'or, la production annuelle permet aux entreprises exploitantes de générer près d'un milliard et demi de valeur d'extraction.

« L'effondrement du prix du baril de brut en raison d'une surproduction mondiale, mais également les tensions récurrentes en Mer de Cérulée ou entre plusieurs puissances régionales, comme la Valdaquie avec le Lébira ou la Cybistrie, ou la multiplication des déploiements militaires dans le monde incitent les investisseurs à se tourner vers une valeur refuge. Historiquement, l'or a toujours joué ce rôle. Plus le monde est instable, plus le cours du métal jaune s'envole » explique Jens Mathisen, analyste-risque à la Jernlander Bank. Les frictions croissantes dans plusieurs endroits du globe ne devraient donc pas provoquer une inversion de la tendance à court et moyen terme ; d'autant plus que la remilitarisation des relations inter-étatiques va davantage dans le sens d'un renchérissement de la matière première. C'est en tout cas le pari que font plusieurs investisseurs nationaux en se portant acquéreurs d'or comme valeur refuge. La situation provoque d'ailleurs plusieurs phénomènes intéressants, puisque les fonds d'investissement ont tendance à réduire le volume de leurs titres, pour profiter des prix hauts, tandis que les établissements bancaires se tournent vers l'or pour renforcer leur réserves stratégiques. Face à cette situation, le Statsråd a pris des dispositions provisoires, réglementant les réserves stratégiques des banques en or. Cette mesure vise surtout à ne pas pénaliser le secteurs de la joaillerie jernlander qui traditionnellement est l'un des principaux clients des entreprises extractrices, mais dont le volume accessible sur les marchés a eu tendance ces derniers mois à se réduire.

L'enseigne de luxe Amalie Sjöden, spécialisée dans la confection et la vente de bijoux, de pièces d'orfèvrerie et de joaillerie, mais également dans l'industrie du luxe plus généralement (cosmétique, produits de beauté d'origine biologique, haute-couture mais également prêt-à-porter) s'est félicitée de l'initiative gouvernementale, saluant « un geste fort en direction des commerçants, artisans et créateurs du Jernland face à l'activité souvent spéculative de certains établissements financiers ». En effet, avec un chiffre d'affaires de plusieurs milliards de dalers, réalisé pour près de 15% au travers de son activité de joaillerie et fabrication de bijoux à base d'or et de pierres et diamants importés, la maison de luxe est très dépendante des quantités d'or disponibles sur le marché national. L'an dernier, alors que la tendance était encore à la hausse, elle a pu réaliser une nette progression de son activité, grâce à l'envolée des tarifs. Toutefois, l'entreprise mise à présent sur une stabilisation des cours, au risque de voir ses ventes en pâtir. « Jusqu'ici nous avons répercuter l'augmentation des prix de l'once sur le produit final. Si la tendance devait se maintenir, nous envisagerions une augmentation moins forte que celle du cours des matières premières, de sorte de ne pas risquer d'entraver nos ventes » estime la marque. Rien d'alarmant pourtant, puisque la maison Amalie Sjöden réalise près de la moitié de son chiffre d'affaires avec sa gamme de produits de beauté et cosmétique, et une bonne partie grâce à sa filière textile et maroquinerie.

Mais les transformateurs misent aussi beaucoup sur l’augmentation de la production nationale d'or. En effet, plusieurs entreprises exploitantes de gisements ont d'ores-et-déjà déclaré vouloir accroître les capacités productives en améliorant les techniques employées. Si à ce stade on estime que la capacité nationale est limité à environ quinze tonnes annuelles, à la fédération des entreprises extractrices ont vise plutôt les quarante tonnes annuelles d'ici vingt ans. « L'amélioration technologique dans les engins de chantiers, mais également une meilleure maîtrise de l'environnement minier amènera forcément une augmentation des extractions. Toute la question est de savoir à quel rythme elle se fera. Certaines entreprises ont tout intérêt à prendre leur temps afin de garantir des cours haut, dont elles sont parmi les principaux bénéficiaires » juge Jens Mathisen. 2045-2050 sera donc un moment charnière pour l'industrie aurifère.

Posté : mar. mai 28, 2019 4:03 pm
par Galaad
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24. mars 2039[/center]

[hr][/hr][center]Gnaa s'attaque au commerce des médicaments en ligne[/center][hr][/hr]

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C'est tout un symbole que celui du partenariat entre la plus ancienne pharmacie de Røros et le principal groupe de commerce en ligne Gnaa - en référence à la divinité Ases, messagère de Frigg, l'épouse d'Odin, et qui possède un cheval capable de galoper aussi bien sur terre que sur mer. En effet, depuis plusieurs mois l'entreprise mène une intense campagne pour convaincre le Statsråd d'assouplir la législation sur le commerce des médicaments. C'es finalement chose faite, puisque le gouvernement a autorisé les plateformes de vente via internet à se lancer dans cette activité. Pourtant, plusieurs garde-fous ont été maintenus, malgré la volonté combinée des industries pharmaceutiques et de Gnaa de libéraliser encore davantage ce secteur d'activité. Malgré tout, Arne Haukelid, directeur général de Den Nordisk Kjemiskfabrikk, se dit satisfait du compromis trouvé avec la corporation des pharmaciens. Il faut bien reconnaître que les négociations ont été particulièrement rudes, et ont failli échouer à plusieurs reprises, face à la gourmandise des géants de l'internet et aux conservatismes des pharmaciens apothicaires traditionnels. Pour le ministère de la santé, c'est donc une petite victoire que d'avoir réussi à imposer cet accord aux deux parties, en préservant d'un côté les commerces de proximité, et en permettant tout de même un meilleur accès aux soins pour les personnes les plus éloignées des centres urbains et des bourgs. « Le défi était évidemment de permettre aux nouvelles formes de consommation d'émerger et de se développer, mais sans pour autant oublier que le médicament n'est pas un produit comme les autres ; des règles étaient tout de même nécessaires » assure-t-on dans l'entourage du gouvernement.

Ainsi, Gnaa va pouvoir vendre sur sa plateforme des médicaments, à condition qu'ils ne nécessitent aucune prescription médicale. C'est par exemple le cas des comprimés antalgique et antipyrétique qui permettent de traiter les douleurs de faible intensité et qui ne présentent que très peu de contre-indications et d'effets secondaires. En revanche, il lui faudra s'approvisionner auprès des pharmaciens, qui pourront se constituer en groupement d'artisans pour vendre au distributeur par internet qui acheminera ensuite les traitements aux destinataire final. C'était tout l'enjeu des négociations entre les acteurs et le ministère, qui s'est montré très ferme sur ce sujet. Contrairement à ce qu'espérait Den Nordisk Kjemiskfabrikk, leader dytolien dans la fabrication de médicaments et traitements médicaux, il ne lui sera donc pas possible de vendre directement ses produits à Gnaa. Revers qui n'en est pas véritablement un, puisque l'entreprise bénéficiera indirectement de l'augmentation des clients potentiellement atteints par ce nouveau mode de vente. C'est donc une petite révolution dans le monde des pharmacies et des soins qui vont devenir plus accessibles aux centaines de milliers de personnes qui habitent dans les zones les plus reculées du Jernland, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres de l'apothicaire ou du pharmacien le plus proche.

Dans cette aventure numérique, Altek a déjà annoncé avoir également conclu un partenariat avec Gnaa et plusieurs pharmacies, dont la plus ancienne de Røros, pour mettre au point une application qui permettra de commander directement auprès des commerçants les médicaments et produits de parapharmacie souhaités et qui seront ensuite acheminés par la plateforme de commerce en ligne. Avec cette modernisation rapide, les pharmaciens espèrent ainsi profiter de l'essor du commerce par internet, davantage sur les autres biens qu'ils commercialisent, bien plus que sur les médicaments directement. Cette révolution ne s'arrête pourtant pas là, puisque le Statsråd a également annoncé que Gnaa pourrait également vendre des médicaments normalement délivrés sur prescription, à condition que la plateforme mette en place les mécanismes qui permettront de vérifier la validité des ordonnances ; en lien avec les pharmacies partenaires.

Pour les spécialistes de la santé, cette réforme porte en elle les base de ce que pourrait être la médecine moderne au Jernland, à savoir fortement basée sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication, en s'appuyant sur les acteurs du numérique comme Gnaa et Altek. « En prenant le virage du numérique, les pharmaciens et les apothicaires espèrent évidemment profiter du rapide développement de l'internet au Jernland. Cela pourrait d'ailleurs se traduire par une envolée de leur chiffre d'affaires, notamment sur les produits de parapharmacies, qui recueillent de plus en plus l'adhésion des Jernlander, dont le niveau de vie s'accroît rapidement ces dernières années ». Mais au final, c'est peut-être Den Nordisk Kjemiskfabrik qui tirera véritablement son épingle du jeu, puisque l'entreprise compte déjà 90% des pharmacies du pays parmi ses clients, alors qu'elle s'est également lancée dans la diversification de son offre, avec des produits vétérinaires - ils pourraient être les prochaines cibles de la tentative de favoriser la vente en ligne - mais également les produits parapharmaceutiques.

Posté : mer. mai 29, 2019 10:56 am
par Galaad
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26. mars 2039[/center]

[hr][/hr][center]Pointé du doigt à l'étranger, Altek défend son image de marque[/center][hr][/hr]

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Frederik Nygaard nous a confié être encore assez stupéfiait des réactions que peut provoquer l'entreprise qu'a fondée son aïeul, notamment suite au Altek-bashing qu'il observe ces derniers temps à la lecture de plusieurs médias étrangers. Le dernier en date, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352027#p352027]La Tribune des Bâtisseurs[/url], pointe même un Jernland quasiment soumis entièrement aux volontés du géant du numérique. Alors certes, le président-directeur général d'Altek le reconnaît, l'entreprise « bénéficie d'une position dominante sur de nombreux marchés, au Jernland, comme dans d'autres pays », mais il rappelle surtout que ces marchés publics ont été remportés soit dans le cadre d'accords de partenariats entre les gouvernements de la Communauté des Nations Dytoliennes, soit dans le cadre d'appels d'offre émis par le Statsråd au Jernland. Loin de vouloir s'imposer comme un acteur unique, Altek miserait donc plutôt sur des coopérations à moyen et long terme avec les organismes publics des Etats-membres et des autres Etats partenaires pour permettre progressivement une montée en gamme des outils de gouvernance que peuvent représenter les systèmes d'exploitations, les logiciels et les ordinateurs commercialisés par la marque. « Altek dispose d'un avantage qualitatif sur de nombreux concurrents. Il me semble donc parfaitement logique que les entreprises et les gouvernements se tournent prioritairement vers nous pour équiper leurs salariés et les fonctionnaires. Avec la montée progressive en gamme de nos concurrents, il faut s'attendre à un rééquilibrage dans les années à venir » complète le dirigeant d'Altek.

A Røros, on goûte cependant assez peu la guerre que semble vouloir mener les détracteurs du géant, souvent en professant des fausses rumeurs et en diffamant l'entreprise. En marge du forum eFutura, le ministre de l'économie et des finances aurait profité de son entrevue avec Frederik Nygaard pour l'encourager à se défendre et à organiser la riposte. Visiblement le sujet a d'ailleurs était compris et le conseil n'est pas tombé dans l’oreille d'un sourd ; en témoigne la vaste campagne de publicité pour redorer un peu l'image d'Altek. Le géant du numérique et de l'informatique en a donc profité pour mettre en avant des offres commerciales dans les principaux pays où elle est implantée, avec des ventes flash où les réductions frôlent parfois les 20%, notamment sur les systèmes d'exploitations et les logiciels, mais également des spots publicitaires nombreux qui vantent les avantages à souscrire des contrats (extension de garantie, assurance pour couvrir les produits, etc.) auprès du géant. Une campagne assez agressive au regard de ce qui se faisait jusqu'à présent, mais qui devrait porter ses fruits, d'autant plus que le groupe y a mis les moyens. Si aucun chiffre n'a été avancé et communiqué, on estime qu'Altek pourrait à terme avoir dépense plusieurs dizaines de millions de dollars pour séduire de nouveaux clients et conforter sa base commerciale.

Le numéro 1 de l'entreprise donne d'ailleurs de sa personne, battant le pavé des maisons de radios et des studios télévision pour redire tous les avantages à disposer de produits Altek, en raison de leur coût plus avantageux, le bon rapport qualité-prix, mais surtout le fait qu'avec un téléphone intelligent Altek, un ordinateur ou une tablette équipée de son système d'exploitation de dernière génération, le consommateur disposerait parmi les produits les plus à la pointe de la technologie actuelle. « Aujourd'hui, il n'y a que peu d'alternative pour qui souhaite disposer du meilleur outil du monde. Altek est un acteur majeur du secteur. Et c'est parce que nous avons une position aussi dominante, nous avons une véritable responsabilité en matière de protection de la vie privée et des données personnelles ». En effet, ces derniers mois l'entreprise a mis en avant les garde-fous qu'elle a mis en place pour éviter toute dérive. Ainsi, c'est Altek Dytolia, sa filiale pour le marché de la Communauté des Nations Dytoliennes, qui a la charge de la commercialisation et la vente des produits de la marque. « Notre préoccupation principale est le respect des législations nationales ; nous nous soumettons à toutes les lois des pays où nous sommes implantés. Nous avons une responsabilité sociale qui nous tient très à cœur » rappelle Frederik Nygaard qui se réjouit plutôt que des personnalités comme Inès Teysseire reconnaissent le savoir-faire d'Altek pour lutter contre le terrorisme.

Posté : ven. mai 31, 2019 11:03 am
par Galaad
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31. mars 2039[/center]

[hr][/hr][center]Spillbra veut lancer sa nouvelle gamme de jouets robotisés
avant la fin de l'année
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[center][img]https://zupimages.net/up/19/22/ls5b.png[/img][/center]

Spillbra (ndlr. dont on pourrait traduire le nom par « joue bien ») ambitionne de lancer sa nouvelle gamme de jouets d'ici l'automne, afin qu'elle puisse être disponible pour les festivités de fin d'année. En effet, l'entreprise, fondée en 1939 par Kirk Fernansen, et ayant débuté la production de ses petites briques colorées en 1951, souhaite s'adresser à un public de jeune adolescents et les initier aux premiers pas dans l'ingénierie. En légère perte de vitesse parmi les 15-20 ans, le groupe cherche à se réinventer, alors qu'il connaît un succès ininterrompu depuis sa fondation dans les plus jeunes tranches de ses clients, c'est-à-dire parmi les 6-12 ans. En témoigne d'ailleurs quelques chiffres particulièrement éloquents quant à « l'empire » constitué par son fondateur.

Ainsi, depuis sa création, Spillbra a construit l'équivalent de quatre milliards de personnages différents, dont on dit qu'une salle secrète abriterait un exemplaire de chacun d'eux depuis l'origine de l'entreprise, quelque part au Jernland, dans un lieu lui aussi gardé confidentiel. Ainsi, cela représenterait une population largement supérieure à celle de la planète. Si le public n'a jamais eu accès à cet endroit, la tradition voudrait que le lieu ne soit connu que par la famille du fondateur, dont les héritiers - toujours actionnaires majoritaires de Spillbra - se transmettraient le secret de génération en génération. C'est d'ailleurs eux qui sont supposés déposer chaque nouveau personnage qui sortirait des usines du groupe, dont la plus connue, puisque la plus historique étant la première jamais construite, est installée dans la banlieue industrielle de Røros, la capitale nationale.

C'est d'ailleurs à Røros que se situe également le premier parc à thème jamais construit au Jernland et qui s'est transformé avec les années un un vaste parc d'attraction, avant de se répandre dans les autres régions culturelles du Jernland. On peut ainsi également profiter d'un autre espace du genre à Midtøya. C'est d'ailleurs là-bas que l'on peut admirer le plus imposant édifice entièrement construit en briques Spillbra, reproduction miniature de l'opéra de Røros, qui a tout de même nécessité plus de six millions de briques pour être réalisé. C'est le record absolu en terme de pièces mobilisées pour une construction du genre ; le plus haut édifice artificiel du genre ayant mesuré presque 36 mètres de haut mais n'ayant nécessité « que » moitié moins de briques. Outre ces réalisations exceptionnelle, ce qui a permis la réussite de la marque, c'est avant tout la qualité des pièces. Il n'y aurait en effet que 20 pièces défectueuses pour un million de briques fabriquées. Ce soin mis pour l'élaboration en usine est d'ailleurs reconnu et apprécié des consommateurs qui ne boudent jamais Spillbra pour faire des cadeaux à leurs enfants, mais également aux adultes. On estime que chaque famille jernlander a déjà eu entre les mains, à un moment de son existence, une construction de la société.

Pour confirmer encore dans la durée ce succès entrepreneurial, l'entreprise a décidé de se lancer dans la production d'une nouvelle gamme de jouets, spécialement adressé à un public à la recherche de nouvelles expériences, notamment au regard des progrès technologiques et des potentialités de divertissements qu'ils offrent. « Le développement tambour battant de l'informatique et du numérique est un immense défi pour Spillbra. Nous devons donc offrir aux jeunes et moins jeunes de nouvelles expériences pour éviter qu'ils ne se détournent durablement de nous et nous préfèrent les consoles de jeux et ordinateurs » argue le porte-parole de l'entreprise avant de poursuivre. « L'essor de la robotique représente à ce titre une formidable opportunité, puisque nous avons pour projet de proposer à nos clients de pouvoir bénéficier des avancées techniques en la matière, notamment en matière de jouet ». Les fêtes de fin d'année, traditionnellement propice aux achats et aux cadeaux sont ainsi un objectif commercial pour Spillbra, qui travaille d'ailleurs sur une gamme de produits davantage destinés aux adolescents. « Rater ce tournant vers de nouvelles gammes de briques Spillbra, qui pourraient être animées et équipées de moteurs assez simples à monter et à utiliser avec des piles électriques par exemple, ce serait prendre le risque de durablement nous ringardiser. Cela ne signifie pas que nous abandonnons le constructions classiques - elles sont intemporelles - mais que nous complétons notre offre pour mieux répondre aux attentes d'un marché en plein expansion ».