Fenêtre sur le pays [utilisable sur demande]
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Zaldora
[justify]Chahut religieux (MJ).
15 août 2038,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/11/3tft.png[/img]
L'église fortifiée du futur concile.[/center]
Les échos du conflit de Hiérosolyme prirent de telles proportions qu'elles finirent par se propager au Thorval, bien aidées en cela il est vrai par les marchands ambulants venant de la ville. A la mi « aoust » un nombre grandissant de prêtres turbulents se mit à harceler et contraindre abbés-mitrés ou évêques afin que l'Église de Thorval, en union avec le Saint-Père mais autonome, jalouse de ses privilèges et particularismes locaux, dénoncent les insultes et la violence commises par les nations d'Orient à l'égard du Patriarche latin de Hiérosolyme [les faits purent très bien être déformés et exagérés en cours de route...].
Pour apaiser les disputes naissantes, l'évêque de Jensgård annonça, en ce jour de l'Assomption, la réunion des princes de l'Église pour le mois de septembre alors que son rival l'abbé Lars III de Notre-Dame des Prés intriguait au même moment pour se joindre aux prêtres et renverser le siège Jensgårdois. Le concile se tiendra dans le Miðgarðr, cœur géographique du royaume, au sein de l'église fortifiée Saint Þorlákr, située aux abords de la Route Saint-Jacques, l'une des seules voies semi-pierrée du pays. Une escorte impressionnante se préparait afin de protéger le convoi du chef local de l'Église durant son périple dans les campagnes barbares, lui qui jusqu'alors n'y avait jamais mit les pieds, préférant rester en sureté derrière les solides murs de la Cité.
[/justify]
15 août 2038,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/11/3tft.png[/img]
L'église fortifiée du futur concile.[/center]
Les échos du conflit de Hiérosolyme prirent de telles proportions qu'elles finirent par se propager au Thorval, bien aidées en cela il est vrai par les marchands ambulants venant de la ville. A la mi « aoust » un nombre grandissant de prêtres turbulents se mit à harceler et contraindre abbés-mitrés ou évêques afin que l'Église de Thorval, en union avec le Saint-Père mais autonome, jalouse de ses privilèges et particularismes locaux, dénoncent les insultes et la violence commises par les nations d'Orient à l'égard du Patriarche latin de Hiérosolyme [les faits purent très bien être déformés et exagérés en cours de route...].
Pour apaiser les disputes naissantes, l'évêque de Jensgård annonça, en ce jour de l'Assomption, la réunion des princes de l'Église pour le mois de septembre alors que son rival l'abbé Lars III de Notre-Dame des Prés intriguait au même moment pour se joindre aux prêtres et renverser le siège Jensgårdois. Le concile se tiendra dans le Miðgarðr, cœur géographique du royaume, au sein de l'église fortifiée Saint Þorlákr, située aux abords de la Route Saint-Jacques, l'une des seules voies semi-pierrée du pays. Une escorte impressionnante se préparait afin de protéger le convoi du chef local de l'Église durant son périple dans les campagnes barbares, lui qui jusqu'alors n'y avait jamais mit les pieds, préférant rester en sureté derrière les solides murs de la Cité.
[/justify]
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Zaldora
[justify]Le mystérieux dehors.
24 août 2038,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/12/6e4u.png[/img]
Un chevalier thorvalois à la taverne.[/center]
Le Royaume de Thorval était un cadre juridique née aux alentours du IVe siècle permettant à différents chefs de clan, seigneurs, guildes, confréries et communautés diverses de cohabiter. Culturellement, ses peuples étaient norrois (~ 79%) avec une forte minorité de peuples aux racines slaves et baltes (~ 20%). L'absence de conscience, de culture et d'identité nationales empêchait toutes crispations nationalistes ou racisme entre eux. L'essentiel des guerres quotidiennes étaient plutôt de nature féodale et clanique, centres de toute existence. L'isolation multiséculaire du royaume n'était pas une vue de l'esprit ou seulement relative : les sociétés qui la composaient, innombrables petites respubliques, vivaient en vase-clos, non seulement vis-à-vis du monde extérieur mais aussi de ce qui se trouvait au delà de trois lieues à la ronde. La grande majorité n'avait pas conscience du royaume dans son ensemble, et encore moins des choses mystérieuses et inquiétantes se trouvant après ses frontières.
Conscience du dehors, de la civilisation moderne, de son mode de vie, de ses inventions, de ses évolutions, de ses évènements etc.
Ne sont cités que les groupes avec un minimum de conscience (allant de 1 à 99%)
Corporation Saint Nicolas [communauté des armateurs, des marins et des merciers de Jensgård] : 20% (conscience et connaissance parcellaires)
Les Universités : 20% (conscience et connaissance parcellaires)
Les cardinaux et prêtres citadins de l'Église, autres gens des villes : 6% (conscience et connaissance très parcellaires)
Les cardinaux et prêtres ruraux de l'Église, pêcheurs et nobles côtiers : 2% (conscience et connaissance très parcellaires se limitant à la Papauté, la Terre Sainte...)
La Reine : 1% (conscience et connaissance quasi-absentes)
Le reste de seigneurs, de chevaliers et de paysans vivait comme si le Thorval représentait à lui seul le monde. Et qu'en dehors du village ou de la province, il n'y avait qu'une épaisse brume.[/justify]
24 août 2038,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/12/6e4u.png[/img]
Un chevalier thorvalois à la taverne.[/center]
Le Royaume de Thorval était un cadre juridique née aux alentours du IVe siècle permettant à différents chefs de clan, seigneurs, guildes, confréries et communautés diverses de cohabiter. Culturellement, ses peuples étaient norrois (~ 79%) avec une forte minorité de peuples aux racines slaves et baltes (~ 20%). L'absence de conscience, de culture et d'identité nationales empêchait toutes crispations nationalistes ou racisme entre eux. L'essentiel des guerres quotidiennes étaient plutôt de nature féodale et clanique, centres de toute existence. L'isolation multiséculaire du royaume n'était pas une vue de l'esprit ou seulement relative : les sociétés qui la composaient, innombrables petites respubliques, vivaient en vase-clos, non seulement vis-à-vis du monde extérieur mais aussi de ce qui se trouvait au delà de trois lieues à la ronde. La grande majorité n'avait pas conscience du royaume dans son ensemble, et encore moins des choses mystérieuses et inquiétantes se trouvant après ses frontières.
Conscience du dehors, de la civilisation moderne, de son mode de vie, de ses inventions, de ses évolutions, de ses évènements etc.
Ne sont cités que les groupes avec un minimum de conscience (allant de 1 à 99%)
Corporation Saint Nicolas [communauté des armateurs, des marins et des merciers de Jensgård] : 20% (conscience et connaissance parcellaires)
Les Universités : 20% (conscience et connaissance parcellaires)
Les cardinaux et prêtres citadins de l'Église, autres gens des villes : 6% (conscience et connaissance très parcellaires)
Les cardinaux et prêtres ruraux de l'Église, pêcheurs et nobles côtiers : 2% (conscience et connaissance très parcellaires se limitant à la Papauté, la Terre Sainte...)
La Reine : 1% (conscience et connaissance quasi-absentes)
Le reste de seigneurs, de chevaliers et de paysans vivait comme si le Thorval représentait à lui seul le monde. Et qu'en dehors du village ou de la province, il n'y avait qu'une épaisse brume.[/justify]
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Zaldora
[justify]Les Montagnes d'or.
2 septembre 2038,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/12/ql8b.png[/img]
Une carte est vivement recommandée aux orpailleurs. Ici celle
d'une région montagneuse de Thorval.[/center]
Les réserves d'or détenues par le Thorval étaient de 406 tonnes, ce qui dans un système de poids et mesures honnête correspondait à 806 000 livres. Du moins était-ce là une estimation dans le mesure où il était évident que personne au sein du pays ne laisserait des scribes aux petites lunettes fourrer leur nez pour vérifier. Fantasme des orpailleurs et des banquiers avides, l'or n'était ni une propriété d'État – qui n'était pas né – ni de la banque centrale – inconnue au bataillon – ni évidemment entreposé dans des banques qui furent toutes bannit au XVIIIe siècle, après plusieurs allez-retour depuis le XIIIe siècle. Le métal précieux n'était pas non plus posé à l'étranger car on ne faisait confiance à personne.
Les possesseurs des montagnes d'or de Thorval étaient nombreux : chaque grand en possédait une partie, chacun de ses vassaux une autre, de même que les villes. Le Reine avait la main sur moins de 10% du total. Où l'or était-il caché ? Un château-fort ? Une tour ? La crypte d'une église ? Au fond d'un lac ? Une forêt profonde ? Une grotte ? Chez les nains ? Les cachettes se comptaient par centaines disséminées partout sur le territoire. Peu de monde connaissait leurs lieux exacts, si ce n'est les seigneurs eux-mêmes. Cet or servait principalement à battre de la monnaie de bon aloi, émise périodiquement, c'est-à-dire assez rarement. Pour rappel, près de trois cent monnaies seigneuriales, de diverses qualités métalliques, circulaient et avaient cours au sein du royaume.[/justify]
2 septembre 2038,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/12/ql8b.png[/img]
Une carte est vivement recommandée aux orpailleurs. Ici celle
d'une région montagneuse de Thorval.[/center]
Les réserves d'or détenues par le Thorval étaient de 406 tonnes, ce qui dans un système de poids et mesures honnête correspondait à 806 000 livres. Du moins était-ce là une estimation dans le mesure où il était évident que personne au sein du pays ne laisserait des scribes aux petites lunettes fourrer leur nez pour vérifier. Fantasme des orpailleurs et des banquiers avides, l'or n'était ni une propriété d'État – qui n'était pas né – ni de la banque centrale – inconnue au bataillon – ni évidemment entreposé dans des banques qui furent toutes bannit au XVIIIe siècle, après plusieurs allez-retour depuis le XIIIe siècle. Le métal précieux n'était pas non plus posé à l'étranger car on ne faisait confiance à personne.
Les possesseurs des montagnes d'or de Thorval étaient nombreux : chaque grand en possédait une partie, chacun de ses vassaux une autre, de même que les villes. Le Reine avait la main sur moins de 10% du total. Où l'or était-il caché ? Un château-fort ? Une tour ? La crypte d'une église ? Au fond d'un lac ? Une forêt profonde ? Une grotte ? Chez les nains ? Les cachettes se comptaient par centaines disséminées partout sur le territoire. Peu de monde connaissait leurs lieux exacts, si ce n'est les seigneurs eux-mêmes. Cet or servait principalement à battre de la monnaie de bon aloi, émise périodiquement, c'est-à-dire assez rarement. Pour rappel, près de trois cent monnaies seigneuriales, de diverses qualités métalliques, circulaient et avaient cours au sein du royaume.[/justify]
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Zaldora
[justify]P.F.B
15 septembre 2038,
[center][img]https://i.imgur.com/jxgovIH.jpg[/img]
Percefal Fenton-Beckett en Albion lors de la sortie de son livre fantastique.[/center]
Percefal Fenton-Beckett est journaliste, écrivain, essayiste et poète d'origine Britonne. Né en Aleka, sa famille migre après quelques années vers la métropole pour s'installer dans les régions rurales de la grande île, loin de Lanfair. Baptisé au sein de l'Église Britonnique, Percefal est éduqué dans la foi catholique par sa mère, qui s'est convertit peu avant sa naissance malgré les protestations de son entourage protestant. Finalement, le fils suit l'exemple maternel et adopte la vraie Foi à quinze ans. Écrivain, le jeune homme se découvre une passion pour les langues anciennes, l'histoire et les mythologies dytoliennes, en particulier nordique, celte et germanique, regrettant au passage que son pays n'en ait pas ou du moins n'en ait rien gardé. Beaucoup plus tard, en 2031, Fenton-Beckett est envoyé au Thorval afin de couvrir l'actualité pour l'Agence Presse Monde. Celle-ci fait faillite en 2034 mais Percefal reste dans le royaume afin d'y chercher l'inspiration et poursuivre la trace des mythes et des légendes de la Vieille Dytolie, qui imprégnaient le Thorval plus que n'importe qui d'autres. Jusqu'en 2036, l'homme prête aussi sa plume à la presse citadine locale. La même année, Fenton-Beckett est l'auteur du roman médiéval fantastique à succès Le petit Peuple et récidive un an plus tard avec le Seigneur Grand Forgeron, écrit au 3/4 durant son séjour dans le Nord, qui clôt la quête. Aujourd'hui, il vit au Thorval et n'est retourné sur la grande île que pour la sortie de ses romans. Il travaille sur un nouveau livre, traitant de la cosmogonie et des premiers temps d'un univers fantastique incroyablement riche.
Politiquement, le personnage se décrit comme « Monarchiste », « Anarchiste » mais pas « Démocrate ». Plus que tout, il exprime un profond malaise face au désenchantement du monde, regrettant les ravages faits à la région de son enfance, trouvant que l'Albion « a eu tout faux au XXe et au XXIe siècles ». Dénonciateur de l'Agarbe du Sud, le romancier qualifie Florian de Klerk de « phacochère ignare », estimant que « l'ardent soleil d'Algarbe a plus que de raison rôtit la cervelle des Alekans ». Il aime l'Albion mais pas le Royaume-Uni, et encore moins l'Union Pan-Océanique. [/justify]
15 septembre 2038,
[center][img]https://i.imgur.com/jxgovIH.jpg[/img]
Percefal Fenton-Beckett en Albion lors de la sortie de son livre fantastique.[/center]
Percefal Fenton-Beckett est journaliste, écrivain, essayiste et poète d'origine Britonne. Né en Aleka, sa famille migre après quelques années vers la métropole pour s'installer dans les régions rurales de la grande île, loin de Lanfair. Baptisé au sein de l'Église Britonnique, Percefal est éduqué dans la foi catholique par sa mère, qui s'est convertit peu avant sa naissance malgré les protestations de son entourage protestant. Finalement, le fils suit l'exemple maternel et adopte la vraie Foi à quinze ans. Écrivain, le jeune homme se découvre une passion pour les langues anciennes, l'histoire et les mythologies dytoliennes, en particulier nordique, celte et germanique, regrettant au passage que son pays n'en ait pas ou du moins n'en ait rien gardé. Beaucoup plus tard, en 2031, Fenton-Beckett est envoyé au Thorval afin de couvrir l'actualité pour l'Agence Presse Monde. Celle-ci fait faillite en 2034 mais Percefal reste dans le royaume afin d'y chercher l'inspiration et poursuivre la trace des mythes et des légendes de la Vieille Dytolie, qui imprégnaient le Thorval plus que n'importe qui d'autres. Jusqu'en 2036, l'homme prête aussi sa plume à la presse citadine locale. La même année, Fenton-Beckett est l'auteur du roman médiéval fantastique à succès Le petit Peuple et récidive un an plus tard avec le Seigneur Grand Forgeron, écrit au 3/4 durant son séjour dans le Nord, qui clôt la quête. Aujourd'hui, il vit au Thorval et n'est retourné sur la grande île que pour la sortie de ses romans. Il travaille sur un nouveau livre, traitant de la cosmogonie et des premiers temps d'un univers fantastique incroyablement riche.
Politiquement, le personnage se décrit comme « Monarchiste », « Anarchiste » mais pas « Démocrate ». Plus que tout, il exprime un profond malaise face au désenchantement du monde, regrettant les ravages faits à la région de son enfance, trouvant que l'Albion « a eu tout faux au XXe et au XXIe siècles ». Dénonciateur de l'Agarbe du Sud, le romancier qualifie Florian de Klerk de « phacochère ignare », estimant que « l'ardent soleil d'Algarbe a plus que de raison rôtit la cervelle des Alekans ». Il aime l'Albion mais pas le Royaume-Uni, et encore moins l'Union Pan-Océanique. [/justify]
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Zaldora
[justify]La vie d'un messager.
15 septembre 2038,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/13/fgkw.png[/img]
Agnarr le messager, pendant son périple.[/center]
Les messageries présentes au Thorval étaient des réseaux de messagers crées pour leurs besoins par les marchands, les seigneurs, les universités et les ordres religieux. Le métier de messager n'en était pas vraiment un mais ressemblait plutôt à une mission éphémère confiée à un éclaireur, un frère lai, un apprenti etc. La missive envoyée par le Jernland fut remise au monastère Saint Þjóðgeirr dont les pierres s'élevaient dans la région que les Jensgårdois nommaient Sidstehøjborg. Celle-ci était gardée par les seigneurs de la Marche et comptait plusieurs grandes forteresses construites au fil des siècles. La lettre des chefs Jernlandais allait être conviée jusqu'à Frueborg par les réseaux entretenus par l'Église. Pour se faire, les moines mandatèrent le convers Agnarr, bon chevaucheur et en qui ils avaient entière confiance. La tâche des messagers n'était pas toujours facile : outre le manque d'auberges sur certains chemins, les contrées traversées recelaient souvent de nombreux dangers comme les pillards, les hommes d'arme en rupture de ban ou les clans en guerre perpétuelle. Personne ne pouvait à l'avance prévoir les périls qu'il trouverait sur la route. Peu osait s'y aventurer seul et l'on voyageait la plupart du temps à plusieurs. Partant solitaires, les messagers étaient en cela des gens très courageux.
Agnarr quitta le monastère aux aurores, sous un vent en provenance des montagnes à sa gauche. Il passa devant une allée de noisetiers dont les brindilles luisaient et dégouttaient de la récente rosée. Quelques lieues plus loin, le convers grimpa une petite colline couronnée d'un bosquet de hêtres. Il entendit les bruits d'une escarmouche, des cris de rage et de douleurs, mais ces derniers semblaient lointains et il ne s'en inquiéta pas outre mesure. Le lendemain, après une nuit passée à la belle étoile contre un rocher mousseux, Agnarr prit une petite collation de viande séchée et repartit. Aux alentours de sexte, le vent d'ouest cessa et un torrent se déversa sur tout le pays, duquel le cavalier chercha un abri sous un vaste chêne pédonculé trônant au milieu d'un paysage de prairie. Lorsque les éléments cessèrent finalement de gronder, Agnarr lança son coursier au galop plein-sud jusqu'à une rivière, déchainée par le gros temps du matin. Le cheval, hésitant, y posa un sabot mais recula aussitôt et, par ses hénissements, fit comprendre qu'il n'ira pas devant. Agnarr dût alors remonter le cours d'eau assez loin au nord avant de tomber sur un gué praticable. Les jours suivants, le messager contourna la forêt Saint Dómaldr afin de n'en pas rencontrer les brigands. Levant les yeux au ciel, il aperçut une large tribu de corbeaux entrain de tournoyer et de chanter un peu plus loin. Sur les lieux, Agnarr trouva des lances brisées, des boucliers fracassés, des plates défoncées des corps pourris et une odeur putride. Par ailleurs, les guerriers n'avaient plus d'yeux. Malade, le cavalier fila rapidement avant d'y glairer toute sa panse. Plus tard, Agnarr rencontra des champs ouverts et des vergers. La plupart des gens finissait de labourer quand d'autres récoltaient les derniers plants de pommes de terre. Il passa dans moult villages où les paysans chuchotèrent à son passage, tout en le scrutant avec méfiance.
Après des jours et des jours de voyage, le messager voyait enfin Frueborg avachit sur sa petite colline boisée à l'horizon : « Ah ! Frueborg et son donjon ! » célébra-t-il au milieu du bosquet. Agnarr n'était en dépit des apparences pas très serein. En effet, des chevaliers semblaient le suivre et le surveiller depuis deux jours. Il en avait remarqué au moins trois. C'est alors que deux fantassins sortirent des buissons pour lui barrer la route. L'un d'eux, un grand roux aux larges épaules, le tenait en joue avec une arbalète.
« Pas un geste, l'homme ! hurla le roux.
– Paix ! Je suis un messager ! annonça le convers emmitouflé dans ses bures.
– J'tai jamais veue icelieu l'estranger, rétorqua le blond.
– Je porte un rouleau pour la Reyne. »
A ce moment, Agnarr vit que le tabard porté par les soudards arboraient les insignes royaux. Des hommes de la Reine ! Le messager s'en rassura, craignant un temps être tombé sur des brigands. Le blond s'approcha alors lentement tandis que l'autre menaçait toujours de son arbalète. L'éclaireur sourit au messager avant de l'attraper par l'épaule et le faire lourdement chuter de cheval. La suite fut très déplaisante pour le convers qui reçut une pluie de coup de pieds, une flopée d'insultes et se fit accuser de « murdrisseur, d'espion, de chiure etc. » C'est une fois amené à Frueborg que l'on comprit la terrible méprise... la missive, pour sa part, était bel et bien parvenue jusqu'à Marie, après un long périple.[/justify]
15 septembre 2038,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/13/fgkw.png[/img]
Agnarr le messager, pendant son périple.[/center]
Les messageries présentes au Thorval étaient des réseaux de messagers crées pour leurs besoins par les marchands, les seigneurs, les universités et les ordres religieux. Le métier de messager n'en était pas vraiment un mais ressemblait plutôt à une mission éphémère confiée à un éclaireur, un frère lai, un apprenti etc. La missive envoyée par le Jernland fut remise au monastère Saint Þjóðgeirr dont les pierres s'élevaient dans la région que les Jensgårdois nommaient Sidstehøjborg. Celle-ci était gardée par les seigneurs de la Marche et comptait plusieurs grandes forteresses construites au fil des siècles. La lettre des chefs Jernlandais allait être conviée jusqu'à Frueborg par les réseaux entretenus par l'Église. Pour se faire, les moines mandatèrent le convers Agnarr, bon chevaucheur et en qui ils avaient entière confiance. La tâche des messagers n'était pas toujours facile : outre le manque d'auberges sur certains chemins, les contrées traversées recelaient souvent de nombreux dangers comme les pillards, les hommes d'arme en rupture de ban ou les clans en guerre perpétuelle. Personne ne pouvait à l'avance prévoir les périls qu'il trouverait sur la route. Peu osait s'y aventurer seul et l'on voyageait la plupart du temps à plusieurs. Partant solitaires, les messagers étaient en cela des gens très courageux.
Agnarr quitta le monastère aux aurores, sous un vent en provenance des montagnes à sa gauche. Il passa devant une allée de noisetiers dont les brindilles luisaient et dégouttaient de la récente rosée. Quelques lieues plus loin, le convers grimpa une petite colline couronnée d'un bosquet de hêtres. Il entendit les bruits d'une escarmouche, des cris de rage et de douleurs, mais ces derniers semblaient lointains et il ne s'en inquiéta pas outre mesure. Le lendemain, après une nuit passée à la belle étoile contre un rocher mousseux, Agnarr prit une petite collation de viande séchée et repartit. Aux alentours de sexte, le vent d'ouest cessa et un torrent se déversa sur tout le pays, duquel le cavalier chercha un abri sous un vaste chêne pédonculé trônant au milieu d'un paysage de prairie. Lorsque les éléments cessèrent finalement de gronder, Agnarr lança son coursier au galop plein-sud jusqu'à une rivière, déchainée par le gros temps du matin. Le cheval, hésitant, y posa un sabot mais recula aussitôt et, par ses hénissements, fit comprendre qu'il n'ira pas devant. Agnarr dût alors remonter le cours d'eau assez loin au nord avant de tomber sur un gué praticable. Les jours suivants, le messager contourna la forêt Saint Dómaldr afin de n'en pas rencontrer les brigands. Levant les yeux au ciel, il aperçut une large tribu de corbeaux entrain de tournoyer et de chanter un peu plus loin. Sur les lieux, Agnarr trouva des lances brisées, des boucliers fracassés, des plates défoncées des corps pourris et une odeur putride. Par ailleurs, les guerriers n'avaient plus d'yeux. Malade, le cavalier fila rapidement avant d'y glairer toute sa panse. Plus tard, Agnarr rencontra des champs ouverts et des vergers. La plupart des gens finissait de labourer quand d'autres récoltaient les derniers plants de pommes de terre. Il passa dans moult villages où les paysans chuchotèrent à son passage, tout en le scrutant avec méfiance.
Après des jours et des jours de voyage, le messager voyait enfin Frueborg avachit sur sa petite colline boisée à l'horizon : « Ah ! Frueborg et son donjon ! » célébra-t-il au milieu du bosquet. Agnarr n'était en dépit des apparences pas très serein. En effet, des chevaliers semblaient le suivre et le surveiller depuis deux jours. Il en avait remarqué au moins trois. C'est alors que deux fantassins sortirent des buissons pour lui barrer la route. L'un d'eux, un grand roux aux larges épaules, le tenait en joue avec une arbalète.
« Pas un geste, l'homme ! hurla le roux.
– Paix ! Je suis un messager ! annonça le convers emmitouflé dans ses bures.
– J'tai jamais veue icelieu l'estranger, rétorqua le blond.
– Je porte un rouleau pour la Reyne. »
A ce moment, Agnarr vit que le tabard porté par les soudards arboraient les insignes royaux. Des hommes de la Reine ! Le messager s'en rassura, craignant un temps être tombé sur des brigands. Le blond s'approcha alors lentement tandis que l'autre menaçait toujours de son arbalète. L'éclaireur sourit au messager avant de l'attraper par l'épaule et le faire lourdement chuter de cheval. La suite fut très déplaisante pour le convers qui reçut une pluie de coup de pieds, une flopée d'insultes et se fit accuser de « murdrisseur, d'espion, de chiure etc. » C'est une fois amené à Frueborg que l'on comprit la terrible méprise... la missive, pour sa part, était bel et bien parvenue jusqu'à Marie, après un long périple.[/justify]
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Zaldora
[justify]La visite d'un diplomate étranger.
Plus tard en octobre 2038,
Le voyage en coche du Thorvalmark jusqu'au Teitrland se révéla sans fin pour le nouvel émissaire Jernlandais. Le convoi escorté par des chevaliers de Marie eu à entièrement contourner la chaîne des Helligebjergen par l'est, dont les crêtes étaient trop escarpées et dangereuses pour être empruntées, sans compter la présence de clans pillards. Regardant souvent par la fenêtre, Erik Vindheim vit que les régions traversées, situées au nord des montagnes centrales, étaient des terres plus sauvages qu'ailleurs. Il était habituel de n'y rencontrer personne durant plusieurs lieues à la ronde. Par endroit, on n'entendait que le chant des oiseaux et le clapotis des rivières. Les villages, à colombage ou en pierre, recouvert d'un toit de chaume, étaient petits et éloignés les uns des autres par une succession interminable de prés et de forêts. Les routes consistaient en des sentes ou des chemins d'herbe, pas la moindre voies pierrées. L'apparition régulière d'églises, d'abbayes et de sanctuaires d'arbres consacrés rappela à l'émissaire qu'il se trouvait en terres chrétiennes, un christianisme certes lourdement teintés de superstitions et de croyances païennes. Quand le convoi passa finalement la région-porte de Miðgarðr, Erik Vindheim sentit une évolution : il entrait dans le Thorval des bosquets, des champs a perte de vue, des petites collines, des prairies grasses, des villages touffus et des moissons généreuses. La présence seigneuriale y étaient logiquement plus visible : de tourelles et de mottes, on passa à des tours, des postes avancés, des châteaux-forts et des forteresses. Toutefois, a en juger l'habit des gens, l'architecture, les outils agricoles, les animaux de trait et l'état général des lieux, ils vivaient ici aussi dans un autre temps, un peu comme au Thorvalmark, mais en plus poussé encore. C'était, paradoxalement ou non, au sein du Thorval méridional que le convoi connut les plus gros problèmes, ayant à repousser plusieurs attaques de brigands, à patienter à l'écart qu'une bataille se termine afin de ne pas être prit entre deux feux, etc. Ces diverses guerres privées, coups de main et pillages montraient à Erik Vindheim que l'État n'était pas là. Avant d'atteindre le château de la Reine, les voyageurs passèrent plusieurs nuits dans des auberges : l'émissaire y mangea des pâtés, des fonds de viande et de légumes, du fromage et du pain, quoique un peu rassis pour ce dernier. Les lits furent plutôt moelleux mais infestés de puces ! Après deux semaines de traversée, peu ou prou (on perdait vite ses repères en ce royaume sans horloges et de si rares calendriers), l'édifice recherché se trouvait enfin devant soi. La peine ne fut pas vaine, bien que le Jernlandais était connu pour avoir la peau dure.
[center][img]https://zupimages.net/up/19/24/419w.png[/img]
Frueborg à l'horizon, dans une atmosphère automnale. Un champs labouré au premier plan.[/center]
Le château s'élevait sur une petite colline parsemée d'arbres aux couleurs automnales qui cachaient les remparts. Plus que d'autres bâtiments, c'était le donjon, où des hommes circulaient sur la ronde intérieure, qui surprit le plus Erik. Frueborg possédait un caractère aussi bien politique que militaire. Si d'aucunes pièces étaient belles, dans le pur style gothique, comme la Bibliothèque, [url=https://www.zupimages.net/up/18/11/o83y.png]quelques petits couloirs[/url] ou la [url=https://www.zupimages.net/up/18/48/sam4.png]Grand'Salle[/url] afin d'impressionner (politique), l'intérieur avait en général les caractéristiques d'une forteresse. La pierre des salles allait du gris clair/blanche à gris sombres. Les rares pièces dont les murs furent recouvert de chaux avaient subit des dégâts en un passé plus ou moins récent. Dans l'ensemble, la décoration était minimaliste, faites d'âtres, de bannières, d'écus et de tapis. Bref, Frueborg n'était pas un lieu de villégiature : dur, froid, austère, inconfortable, non un nid douillet. Les pignoufes le qualifieraient facilement de trou à rats. Toutefois, militairement, l'édifice formait le grand verrou qui ouvrait ou fermait l'entrée au Duché par le nord, l'est et l'ouest. En ces temps de guerre, la garnison contenait au moins trois cent hommes.
[center][img]https://www.zupimages.net/up/18/35/seh9.png[/img]
Le grand capitaine[/center]
Le diplomate fut reçu à la porte par le grand capitaine de la Reine. Celui-ci l'emmena jusqu'à la Grand'Salle où Marie l'attendait assise sur sa cathèdre aux fins entrelacs. La suzeraine arborait une cotte de laine et un bliaud d'une pièce de couleur sombre en signe de deuil. Hélas, Erik Vindheim n'en connaissait pas la raison. Le Thorval était quand même mystérieux. Il se présenta et enchaina sur les ambitions diplomatiques de sa patrie, les affaires et la géopolitique mondiales. Marie n'y comprit rien, entre la CND et un autre pays céruléen dont elle entendait le nom pour la première fois. Tout en opinant du chef, elle répondit : « Oui, c'este pas decevable », que l’interprète traduisit vers le Jensgårdois [car la Reine n'avait que des notions scolaires de cette langue et maitrisait maternellement le Teitrlandais et le Bas-Tjørnais, deux dialectes vieux-thorvalois] donnant en un langage moderne : « Oui, c'est pas faux ». Après l'audience, qui se passa bien, l'émissaire vit beaucoup de monde circuler dans le château, des chevaliers comme des paysans. La vie en clan ![/justify]
Plus tard en octobre 2038,
Le voyage en coche du Thorvalmark jusqu'au Teitrland se révéla sans fin pour le nouvel émissaire Jernlandais. Le convoi escorté par des chevaliers de Marie eu à entièrement contourner la chaîne des Helligebjergen par l'est, dont les crêtes étaient trop escarpées et dangereuses pour être empruntées, sans compter la présence de clans pillards. Regardant souvent par la fenêtre, Erik Vindheim vit que les régions traversées, situées au nord des montagnes centrales, étaient des terres plus sauvages qu'ailleurs. Il était habituel de n'y rencontrer personne durant plusieurs lieues à la ronde. Par endroit, on n'entendait que le chant des oiseaux et le clapotis des rivières. Les villages, à colombage ou en pierre, recouvert d'un toit de chaume, étaient petits et éloignés les uns des autres par une succession interminable de prés et de forêts. Les routes consistaient en des sentes ou des chemins d'herbe, pas la moindre voies pierrées. L'apparition régulière d'églises, d'abbayes et de sanctuaires d'arbres consacrés rappela à l'émissaire qu'il se trouvait en terres chrétiennes, un christianisme certes lourdement teintés de superstitions et de croyances païennes. Quand le convoi passa finalement la région-porte de Miðgarðr, Erik Vindheim sentit une évolution : il entrait dans le Thorval des bosquets, des champs a perte de vue, des petites collines, des prairies grasses, des villages touffus et des moissons généreuses. La présence seigneuriale y étaient logiquement plus visible : de tourelles et de mottes, on passa à des tours, des postes avancés, des châteaux-forts et des forteresses. Toutefois, a en juger l'habit des gens, l'architecture, les outils agricoles, les animaux de trait et l'état général des lieux, ils vivaient ici aussi dans un autre temps, un peu comme au Thorvalmark, mais en plus poussé encore. C'était, paradoxalement ou non, au sein du Thorval méridional que le convoi connut les plus gros problèmes, ayant à repousser plusieurs attaques de brigands, à patienter à l'écart qu'une bataille se termine afin de ne pas être prit entre deux feux, etc. Ces diverses guerres privées, coups de main et pillages montraient à Erik Vindheim que l'État n'était pas là. Avant d'atteindre le château de la Reine, les voyageurs passèrent plusieurs nuits dans des auberges : l'émissaire y mangea des pâtés, des fonds de viande et de légumes, du fromage et du pain, quoique un peu rassis pour ce dernier. Les lits furent plutôt moelleux mais infestés de puces ! Après deux semaines de traversée, peu ou prou (on perdait vite ses repères en ce royaume sans horloges et de si rares calendriers), l'édifice recherché se trouvait enfin devant soi. La peine ne fut pas vaine, bien que le Jernlandais était connu pour avoir la peau dure.
[center][img]https://zupimages.net/up/19/24/419w.png[/img]
Frueborg à l'horizon, dans une atmosphère automnale. Un champs labouré au premier plan.[/center]
Le château s'élevait sur une petite colline parsemée d'arbres aux couleurs automnales qui cachaient les remparts. Plus que d'autres bâtiments, c'était le donjon, où des hommes circulaient sur la ronde intérieure, qui surprit le plus Erik. Frueborg possédait un caractère aussi bien politique que militaire. Si d'aucunes pièces étaient belles, dans le pur style gothique, comme la Bibliothèque, [url=https://www.zupimages.net/up/18/11/o83y.png]quelques petits couloirs[/url] ou la [url=https://www.zupimages.net/up/18/48/sam4.png]Grand'Salle[/url] afin d'impressionner (politique), l'intérieur avait en général les caractéristiques d'une forteresse. La pierre des salles allait du gris clair/blanche à gris sombres. Les rares pièces dont les murs furent recouvert de chaux avaient subit des dégâts en un passé plus ou moins récent. Dans l'ensemble, la décoration était minimaliste, faites d'âtres, de bannières, d'écus et de tapis. Bref, Frueborg n'était pas un lieu de villégiature : dur, froid, austère, inconfortable, non un nid douillet. Les pignoufes le qualifieraient facilement de trou à rats. Toutefois, militairement, l'édifice formait le grand verrou qui ouvrait ou fermait l'entrée au Duché par le nord, l'est et l'ouest. En ces temps de guerre, la garnison contenait au moins trois cent hommes.
[center][img]https://www.zupimages.net/up/18/35/seh9.png[/img]
Le grand capitaine[/center]
Le diplomate fut reçu à la porte par le grand capitaine de la Reine. Celui-ci l'emmena jusqu'à la Grand'Salle où Marie l'attendait assise sur sa cathèdre aux fins entrelacs. La suzeraine arborait une cotte de laine et un bliaud d'une pièce de couleur sombre en signe de deuil. Hélas, Erik Vindheim n'en connaissait pas la raison. Le Thorval était quand même mystérieux. Il se présenta et enchaina sur les ambitions diplomatiques de sa patrie, les affaires et la géopolitique mondiales. Marie n'y comprit rien, entre la CND et un autre pays céruléen dont elle entendait le nom pour la première fois. Tout en opinant du chef, elle répondit : « Oui, c'este pas decevable », que l’interprète traduisit vers le Jensgårdois [car la Reine n'avait que des notions scolaires de cette langue et maitrisait maternellement le Teitrlandais et le Bas-Tjørnais, deux dialectes vieux-thorvalois] donnant en un langage moderne : « Oui, c'est pas faux ». Après l'audience, qui se passa bien, l'émissaire vit beaucoup de monde circuler dans le château, des chevaliers comme des paysans. La vie en clan ![/justify]
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Zaldora
[justify]Les coffres pleins au Pays des légendes.
Octobre 2038,
Les grandes fortunes en pièces d'or et d'argent se concentrent en ville, principalement à Jensgård. Au même titre que l'individu, la notion de richesse personnelle doit d'être relativisée en raison des clans. Il est par ailleurs illusoire de s'attendre à des chiffres : le pays ne possède ni banques, ni comptabilité nationale et rares sont ceux qui tiennent un livre de comptes. Quand c'est le cas, les chiffres sont ou tenus secrets ou lourdement imprécis vu que l'exactitude et la rigueur ne sont pas recherchées. Les transactions sont donc soit littéralement opaques, soit parcellaires et inexactes. Au final, seuls les Monts de Piété font, par obligation légale, montre d'une pleine transparence.
1. Les artisans d'art (contrairement à leurs comparses protestants, très sobres, ils arborent des signes extérieurs de richesse qui feraient pâlir le plus opulent des princes).
2. Les merciers (en particulier les négociants impliqués dans le commerce de produits de luxe, tels les épices, la soie etc).
3. Les autres artisans citadins (arrivent loin derrière les premiers).
4. Les évêques et les abbés-mitrés puissants (fortunes à relativiser dans la mesure où une part non-négligeable des revenus va aux Hôtels-Dieu et à l'entretien des diocèses).
5. Les pillards de carrière (ce sont les brigands qui parviennent à survivre longtemps avant de se faire zigouiller).
6. Les paysans aisés (type de campagnards en voie d'extinction à cause des changements agraires en cours, lancés en 2031).
7. Les seigneurs (ces derniers se ruinent souvent à la guerre et sont débonnaires au point de tout perdre. La réforme agraire a aussi eu quelques répercussions).
8. Les paysans, les prêtres ruraux et citadins, les chevaliers sans terre, les hobereaux minuscules, les moines, les pêcheurs, les artisans de campagne.
9. Les mendiants des villes (loin derrière le plus humble parmi les huitièmes).
10. Les clans bannit (on y retrouve notamment d'ex seigneurs déchus par les guerres féodales).
Hors classement :
11. Les banquiers, dépouillés, bastonnés et bannit au XVIIIe siècle jusqu'à la fin des Temps.
L'influence politique des grandes fortunes thorvaloises - qui sont toutefois dix fois moins opulentes que les capitalistes étrangers - est inversement proportionnelle à leurs richesses étant donné que c'est la terre qui fait la puissance icelieu.[/justify]
Octobre 2038,
Les grandes fortunes en pièces d'or et d'argent se concentrent en ville, principalement à Jensgård. Au même titre que l'individu, la notion de richesse personnelle doit d'être relativisée en raison des clans. Il est par ailleurs illusoire de s'attendre à des chiffres : le pays ne possède ni banques, ni comptabilité nationale et rares sont ceux qui tiennent un livre de comptes. Quand c'est le cas, les chiffres sont ou tenus secrets ou lourdement imprécis vu que l'exactitude et la rigueur ne sont pas recherchées. Les transactions sont donc soit littéralement opaques, soit parcellaires et inexactes. Au final, seuls les Monts de Piété font, par obligation légale, montre d'une pleine transparence.
1. Les artisans d'art (contrairement à leurs comparses protestants, très sobres, ils arborent des signes extérieurs de richesse qui feraient pâlir le plus opulent des princes).
2. Les merciers (en particulier les négociants impliqués dans le commerce de produits de luxe, tels les épices, la soie etc).
3. Les autres artisans citadins (arrivent loin derrière les premiers).
4. Les évêques et les abbés-mitrés puissants (fortunes à relativiser dans la mesure où une part non-négligeable des revenus va aux Hôtels-Dieu et à l'entretien des diocèses).
5. Les pillards de carrière (ce sont les brigands qui parviennent à survivre longtemps avant de se faire zigouiller).
6. Les paysans aisés (type de campagnards en voie d'extinction à cause des changements agraires en cours, lancés en 2031).
7. Les seigneurs (ces derniers se ruinent souvent à la guerre et sont débonnaires au point de tout perdre. La réforme agraire a aussi eu quelques répercussions).
8. Les paysans, les prêtres ruraux et citadins, les chevaliers sans terre, les hobereaux minuscules, les moines, les pêcheurs, les artisans de campagne.
9. Les mendiants des villes (loin derrière le plus humble parmi les huitièmes).
10. Les clans bannit (on y retrouve notamment d'ex seigneurs déchus par les guerres féodales).
Hors classement :
11. Les banquiers, dépouillés, bastonnés et bannit au XVIIIe siècle jusqu'à la fin des Temps.
L'influence politique des grandes fortunes thorvaloises - qui sont toutefois dix fois moins opulentes que les capitalistes étrangers - est inversement proportionnelle à leurs richesses étant donné que c'est la terre qui fait la puissance icelieu.[/justify]
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Zaldora
[justify]Voleurs et rituels.
11 octobre 2038,
Dans le pays d'Hirðmörk, qui renvoyait à la tribu norroise antique des Hirðir, vivaient les paysans Áfastr, Dómarr, Gamli, Ubbi et la paysanne Siggunnr. Leurs clans habitaient la région aussi loin que portait la mémoire des hommes. Ils ensemençaient la terre ensemble, reproduisant à chaque fois le même geste, dans l'espoir d'y voir grandir de beaux champs dorés. Quand les petits jardiniers auront disparut et qu'on en oubliera jusqu'à le souvenir, c'est à ce moment que viendra la fin du Monde, pensait-on. Les semailles d'automne avançaient au rythme du soleil, comme les dernières récoltes de l'année. Les cochons iront bientôt glandés sous les frênes et c'est alors que l'hiver apparaitra. A l'horizon, les tours du château d'Hirðmörk dominaient la région et faisaient face, impassibles, au rempart de la forteresse de Þotka, son éternel rival. La querelle des dynastes sur le partage des droits et la fixation des juridictions était vieille de trois bons siècles. Les seigneurs s'affrontaient tout au long des saisons par le moyen des intrigues mais aussi des incendies, des assassinats, des prises d'otages et des accrochages entre chevaliers. Cependant, les guerres seigneuriales n'étaient à ce moment pas la préoccupation des campagnards, même s'ils devaient souvent se réfugier au château ou fuir dans la forêt pour éviter la brutalité des ennemis. Plusieurs chèvres avaient disparus au cours des dernières semaines et cela inquiétait les paysans, au premier chef desquels Áfastr et ses compagnons. D'autre part, une sinistre rumeur se rependait concernant une confrérie secrète aux sombres croyances. D'après les dires de la taverne, elle organisait de mystérieux rituels la nuit tombée à l'orée du bois de Byklar. Un soir, en dépit des esprits frapeurs, nos amis décidèrent d'aller voir...
Munit de haches, Siggunnr et ses compagnons traversaient les bois à pas feutrés. Les chuchotements des arbres et le cris des animaux les poussaient à rester sur leurs gardes, d'autant plus inquiets par ce qu'ils pourraient trouver l'autre coté de la forêt. Une lueur apparut au loin, était-ce un feu ? Les paysans accélèrerèrent la marche quand un profond hurlement ébranla les lieux. Arrivés à la lisière, la bande se cacha à qui mieux-mieux derrière les buissons et les arbres. Ce qu'ils aperçurent les pétrifia et ils n'osèrent plus rien dire pendant plusieurs minutes.
[center][img]https://zupimages.net/up/19/14/8h0i.png[/img]
La messe noire célébrée à l’abri des regards.[/center]
Là se trouvait une assemblée de croyants réunit autour d'une croix. Celui qui semblait être le maître de cérémonie portait un masque de bouc et un poignard. Une femme en haillon était attachée sur le crucifix, elle se débattait, criait et suppliait ses bourreaux. D'où venaient ces gens ? Était-ce la mystérieuse confrérie ? Que faisait-elle si tard dans la nuit ? Un sacrifice satanique ? Les questions se bousculaient dans la tête d'Ubbi, Siggunnr, Gamli, Dómarr et Áfastr.
... omnipotens aeterne diabolus !
« C'este sataneries ! Filons !
– Non ! Les viles faquins ont desrobé les nostres chèvres !
– Shhhhh. Vous allez nous faire prendre. »
A ce moment, l'homme à la tête de bouc égorgea la crucifiée et leva au ciel son poignard sous les chants maléfiques de la foule. Depuis leurs cachettes, les paysans fulminèrent de colère ou tremblèrent de peur, selon les caractères. La confrérie était folle et démoniaque. Dómarr et Gamli proposèrent de rebrousser chemin car les adversaires étaient vraiment trop nombreux (une vingtaine). Après quelques tergiversations, les autres se rangèrent finalement à leur avis.
[center][img]https://zupimages.net/up/19/14/p3np.png[/img]
Le terrifiant intru.[/center]
La bande allait retourner vers les longères quand elle découvrit qu'un gigantesque bouc s'était silencieusement glissé derrière elle et se préparait à les massacrer. Prenant son courage à deux mains, Áfastr fonça vers l'ennemi qui le blessa gravement d'un revers de main. Profitant de l'inattention provisoire et de l'obscurité, Siggunnr se décala sur un coté et frappa de toutes ses forces au niveau du tendon d'Achille. Le luciférien hurla et s'effondra. A quatre contre un, les paysans ruèrent violemment et transpercèrent le bouc avec rage. C'en était fini de lui, alors que le pauvre Áfastr agonisait tout près.
« Prenons le ! Prestement ! »
Les paysans s'enfuirent sous le manteau de la nuit avec le blessé sur les épaules. Par leurs ruses et connaissances du pays, ils parvinrent à échapper à la dangereuse confrérie qui perdit toute trace. Des hommes et des femmes du diable qui à l'évidence n'étaient pas d'ici.[/justify]
11 octobre 2038,
Dans le pays d'Hirðmörk, qui renvoyait à la tribu norroise antique des Hirðir, vivaient les paysans Áfastr, Dómarr, Gamli, Ubbi et la paysanne Siggunnr. Leurs clans habitaient la région aussi loin que portait la mémoire des hommes. Ils ensemençaient la terre ensemble, reproduisant à chaque fois le même geste, dans l'espoir d'y voir grandir de beaux champs dorés. Quand les petits jardiniers auront disparut et qu'on en oubliera jusqu'à le souvenir, c'est à ce moment que viendra la fin du Monde, pensait-on. Les semailles d'automne avançaient au rythme du soleil, comme les dernières récoltes de l'année. Les cochons iront bientôt glandés sous les frênes et c'est alors que l'hiver apparaitra. A l'horizon, les tours du château d'Hirðmörk dominaient la région et faisaient face, impassibles, au rempart de la forteresse de Þotka, son éternel rival. La querelle des dynastes sur le partage des droits et la fixation des juridictions était vieille de trois bons siècles. Les seigneurs s'affrontaient tout au long des saisons par le moyen des intrigues mais aussi des incendies, des assassinats, des prises d'otages et des accrochages entre chevaliers. Cependant, les guerres seigneuriales n'étaient à ce moment pas la préoccupation des campagnards, même s'ils devaient souvent se réfugier au château ou fuir dans la forêt pour éviter la brutalité des ennemis. Plusieurs chèvres avaient disparus au cours des dernières semaines et cela inquiétait les paysans, au premier chef desquels Áfastr et ses compagnons. D'autre part, une sinistre rumeur se rependait concernant une confrérie secrète aux sombres croyances. D'après les dires de la taverne, elle organisait de mystérieux rituels la nuit tombée à l'orée du bois de Byklar. Un soir, en dépit des esprits frapeurs, nos amis décidèrent d'aller voir...
Munit de haches, Siggunnr et ses compagnons traversaient les bois à pas feutrés. Les chuchotements des arbres et le cris des animaux les poussaient à rester sur leurs gardes, d'autant plus inquiets par ce qu'ils pourraient trouver l'autre coté de la forêt. Une lueur apparut au loin, était-ce un feu ? Les paysans accélèrerèrent la marche quand un profond hurlement ébranla les lieux. Arrivés à la lisière, la bande se cacha à qui mieux-mieux derrière les buissons et les arbres. Ce qu'ils aperçurent les pétrifia et ils n'osèrent plus rien dire pendant plusieurs minutes.
[center][img]https://zupimages.net/up/19/14/8h0i.png[/img]
La messe noire célébrée à l’abri des regards.[/center]
Là se trouvait une assemblée de croyants réunit autour d'une croix. Celui qui semblait être le maître de cérémonie portait un masque de bouc et un poignard. Une femme en haillon était attachée sur le crucifix, elle se débattait, criait et suppliait ses bourreaux. D'où venaient ces gens ? Était-ce la mystérieuse confrérie ? Que faisait-elle si tard dans la nuit ? Un sacrifice satanique ? Les questions se bousculaient dans la tête d'Ubbi, Siggunnr, Gamli, Dómarr et Áfastr.
... omnipotens aeterne diabolus !
« C'este sataneries ! Filons !
– Non ! Les viles faquins ont desrobé les nostres chèvres !
– Shhhhh. Vous allez nous faire prendre. »
A ce moment, l'homme à la tête de bouc égorgea la crucifiée et leva au ciel son poignard sous les chants maléfiques de la foule. Depuis leurs cachettes, les paysans fulminèrent de colère ou tremblèrent de peur, selon les caractères. La confrérie était folle et démoniaque. Dómarr et Gamli proposèrent de rebrousser chemin car les adversaires étaient vraiment trop nombreux (une vingtaine). Après quelques tergiversations, les autres se rangèrent finalement à leur avis.
[center][img]https://zupimages.net/up/19/14/p3np.png[/img]
Le terrifiant intru.[/center]
La bande allait retourner vers les longères quand elle découvrit qu'un gigantesque bouc s'était silencieusement glissé derrière elle et se préparait à les massacrer. Prenant son courage à deux mains, Áfastr fonça vers l'ennemi qui le blessa gravement d'un revers de main. Profitant de l'inattention provisoire et de l'obscurité, Siggunnr se décala sur un coté et frappa de toutes ses forces au niveau du tendon d'Achille. Le luciférien hurla et s'effondra. A quatre contre un, les paysans ruèrent violemment et transpercèrent le bouc avec rage. C'en était fini de lui, alors que le pauvre Áfastr agonisait tout près.
« Prenons le ! Prestement ! »
Les paysans s'enfuirent sous le manteau de la nuit avec le blessé sur les épaules. Par leurs ruses et connaissances du pays, ils parvinrent à échapper à la dangereuse confrérie qui perdit toute trace. Des hommes et des femmes du diable qui à l'évidence n'étaient pas d'ici.[/justify]
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Zaldora
[justify]Sagas royales.
18 octobre 2038,
[center][img]https://i.imgur.com/aTrvKud.png[/img][/center]
Qui était la Reine de Thorval ?
Elle vint au monde dans le Teitrland en le mois de Marie (décembre) de l'An de grâce 2014/2016. Bien que robuste et en bonne santé, elle fut aussitôt portée sur les fonds baptismaux où elle prit le nom de Marie Svanhildr Hildibǫrg afin de marquer l'union entre le christianisme et la vieille culture norroise. Puinée, la jeune princesse n'était pas destinée au trône jusqu'à la disparition de son frère Níels, mort de la fièvre des campements, quelques années après sa naissance. Marie contracta aussi la maladie mais y survécu miraculeusement. Le reste de son enfance fut tout aussi houleux : outre les constants bruits de guerre, elle réchappa en 2025 à un assassinat dont le commanditaire demeurait un mystère. La servante qui tenta de l’étouffer fut pendue. Une année plus tard, elle échappa aux griffes d'un assassin venant la tuer grâce à l'intervention d'un garde. Le Roy Níels massacra l'homme en le faisant piétiner par son cheval. En 2028, Marie se fit, cette fois, enlever par le comte Ragnarr III et passa l'hiver au sein du château de son ravisseur. Malgré le trouble incessant autour d'elle, Marie eut une enfance heureuse grâce au soutien de son precepteur et aux personnes du clan. Vivant à la campagne et au contact des paysans, elle s’imprégna de leurs cultures et de leurs mentalités, apprenant à creuser un sillon et à semer, professant comme eux une Foi imbibée des superstitions, mystères, mythes, croyances et légendes norroises. La princesse s'y fit même un frère de lait : Gerlef. Marie accéda au trône à la fin d'Été 2031, lorsque le Roy son père mourut d'une pneumonie. Un temps où le ciel était (et demeure) chargé de menaces, dans ce royaume où, à tout les horizons, les barons comploteurs et tumultueux faisaient (et font toujours) la loi.
Depuis son avènement, dans un contexte peu favorable, Marie III concentra ses efforts sur les paysans en inspirant une réforme agraire pour les plus pauvres, en renforçant les communaux et en préservant les coutumes paysannes dont faisait notamment partie le communalisme agraire. Du coté de la ville, n'en connaissant que peu de choses, la Reine contribua à décriminaliser les mendiants, soutint les droits de l'Université contre la bourgeoisie municipale, construisit une église somptueuse pour les pauvres et obtint un repos supplémentaires chaque samedi et jours de Vigile pour les compagnons des métiers urbains (il n'y avait pas de corporation à la campagne). Pour ceux poursuivit par la justice, la suzeraine parvint aussi à faire de nouveau respecter le droit d'asile chrétien des églises. Diplomatiquement, la Reine ne continua pas l'entre-ouverture lancée par son père avant de mourir, ni même pensa à lever le bannissement qui pesait sur les banques depuis le XVIIIe siècle. Au rang des échecs, ses divers essais pour limiter les guerres privées et pacifier en vain le royaume. La suzeraine y avait sans doute renoncé, se contentant dorénavant de défendre ses paysans contre les attaques et de survivre dans le chaos ambiant. En cours de route, la Reine échappa à deux nouvelles tentatives d'assassinat en 2035. En 2038, elle se maria en troisième noce avec le baron Anatolios des Ménechmes (renommé Austmarr) au cours d'une "cérémonie digne". Son premier mariage d'amour. Quelques mois plus tard, sa fille cadette Andrea Mildríðr Ilmr succomba à la maladie, la laissant dévastée. Marie trouva du réconfort chez le roi consort, dans son clan, en Dieu et dans l'enchantement du Thorval.
Coté tempérament, Marie était une personne douce et affable, débonnaire parfois à l'excès. Faible en politique, la matriarche s'était par la suite aguerrie au fil des années, apprenant à se battre, participant aux escarmouches avec son ost, et sachant se montrer rude avec les forts. C'est ce que découvrirent certains seigneurs quand face aux paroles injurieuses à l'égard de son futur mari, elle promit de leur couper la langue en cas de récidive.
Points forts :
Sait lire et écrire, contrairement à 80% des seigneurs partiellement ou totalement illettrés.
Sait se battre, montrant bien du courage. Considérée comme une bonne guerrière.
Sait comment intriguer.
Sait se montrer forte et se faire respecter. A le sens de l'honneur.
Sait ne pas être sensible face aux critiques visant sa personne, empêchant plusieurs bains de sang que les gens du clan étaient prêts et impatients de commettre pour la venger.
Connait les contes, les légendes et les croyances qui imprègnent son imaginaire et celui de ses peuples.
Sait faire ce que les paysans font (cultiver).
Points faibles :
Méconnaissance quasi-totale du monde moderne (elle sait que les marchands sont rois et imposent leurs mauvaises valeurs un peu partout, que la Foi chute, rien de plus).
Méconnaissance totale de la diplomatie, de la géopolitique et des affaires internationales.
Méconnaissance des langues étrangères, à part un latin faible et hésitant.
N'a pas de vision d'avenir (d'après les riches bourgeois).[/justify]
18 octobre 2038,
[center][img]https://i.imgur.com/aTrvKud.png[/img][/center]
Qui était la Reine de Thorval ?
Elle vint au monde dans le Teitrland en le mois de Marie (décembre) de l'An de grâce 2014/2016. Bien que robuste et en bonne santé, elle fut aussitôt portée sur les fonds baptismaux où elle prit le nom de Marie Svanhildr Hildibǫrg afin de marquer l'union entre le christianisme et la vieille culture norroise. Puinée, la jeune princesse n'était pas destinée au trône jusqu'à la disparition de son frère Níels, mort de la fièvre des campements, quelques années après sa naissance. Marie contracta aussi la maladie mais y survécu miraculeusement. Le reste de son enfance fut tout aussi houleux : outre les constants bruits de guerre, elle réchappa en 2025 à un assassinat dont le commanditaire demeurait un mystère. La servante qui tenta de l’étouffer fut pendue. Une année plus tard, elle échappa aux griffes d'un assassin venant la tuer grâce à l'intervention d'un garde. Le Roy Níels massacra l'homme en le faisant piétiner par son cheval. En 2028, Marie se fit, cette fois, enlever par le comte Ragnarr III et passa l'hiver au sein du château de son ravisseur. Malgré le trouble incessant autour d'elle, Marie eut une enfance heureuse grâce au soutien de son precepteur et aux personnes du clan. Vivant à la campagne et au contact des paysans, elle s’imprégna de leurs cultures et de leurs mentalités, apprenant à creuser un sillon et à semer, professant comme eux une Foi imbibée des superstitions, mystères, mythes, croyances et légendes norroises. La princesse s'y fit même un frère de lait : Gerlef. Marie accéda au trône à la fin d'Été 2031, lorsque le Roy son père mourut d'une pneumonie. Un temps où le ciel était (et demeure) chargé de menaces, dans ce royaume où, à tout les horizons, les barons comploteurs et tumultueux faisaient (et font toujours) la loi.
Depuis son avènement, dans un contexte peu favorable, Marie III concentra ses efforts sur les paysans en inspirant une réforme agraire pour les plus pauvres, en renforçant les communaux et en préservant les coutumes paysannes dont faisait notamment partie le communalisme agraire. Du coté de la ville, n'en connaissant que peu de choses, la Reine contribua à décriminaliser les mendiants, soutint les droits de l'Université contre la bourgeoisie municipale, construisit une église somptueuse pour les pauvres et obtint un repos supplémentaires chaque samedi et jours de Vigile pour les compagnons des métiers urbains (il n'y avait pas de corporation à la campagne). Pour ceux poursuivit par la justice, la suzeraine parvint aussi à faire de nouveau respecter le droit d'asile chrétien des églises. Diplomatiquement, la Reine ne continua pas l'entre-ouverture lancée par son père avant de mourir, ni même pensa à lever le bannissement qui pesait sur les banques depuis le XVIIIe siècle. Au rang des échecs, ses divers essais pour limiter les guerres privées et pacifier en vain le royaume. La suzeraine y avait sans doute renoncé, se contentant dorénavant de défendre ses paysans contre les attaques et de survivre dans le chaos ambiant. En cours de route, la Reine échappa à deux nouvelles tentatives d'assassinat en 2035. En 2038, elle se maria en troisième noce avec le baron Anatolios des Ménechmes (renommé Austmarr) au cours d'une "cérémonie digne". Son premier mariage d'amour. Quelques mois plus tard, sa fille cadette Andrea Mildríðr Ilmr succomba à la maladie, la laissant dévastée. Marie trouva du réconfort chez le roi consort, dans son clan, en Dieu et dans l'enchantement du Thorval.
Coté tempérament, Marie était une personne douce et affable, débonnaire parfois à l'excès. Faible en politique, la matriarche s'était par la suite aguerrie au fil des années, apprenant à se battre, participant aux escarmouches avec son ost, et sachant se montrer rude avec les forts. C'est ce que découvrirent certains seigneurs quand face aux paroles injurieuses à l'égard de son futur mari, elle promit de leur couper la langue en cas de récidive.
Points forts :
Sait lire et écrire, contrairement à 80% des seigneurs partiellement ou totalement illettrés.
Sait se battre, montrant bien du courage. Considérée comme une bonne guerrière.
Sait comment intriguer.
Sait se montrer forte et se faire respecter. A le sens de l'honneur.
Sait ne pas être sensible face aux critiques visant sa personne, empêchant plusieurs bains de sang que les gens du clan étaient prêts et impatients de commettre pour la venger.
Connait les contes, les légendes et les croyances qui imprègnent son imaginaire et celui de ses peuples.
Sait faire ce que les paysans font (cultiver).
Points faibles :
Méconnaissance quasi-totale du monde moderne (elle sait que les marchands sont rois et imposent leurs mauvaises valeurs un peu partout, que la Foi chute, rien de plus).
Méconnaissance totale de la diplomatie, de la géopolitique et des affaires internationales.
Méconnaissance des langues étrangères, à part un latin faible et hésitant.
N'a pas de vision d'avenir (d'après les riches bourgeois).[/justify]
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Zaldora
[justify]Inégalités économiques.
6 novembre 2038,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/15/2vpu.png[/img]
Une compagnonne orfèvre de Sankt-Thøger s'essayant au chef d’œuvre
pour devenir maitresse et richissime.[/center]
Comme souvent, il est difficile d'offrir une vision générale d'un royaume où les situations particulières pullulent d'un terroir à l'autre. Néanmoins, sur les inégalités économiques, il est possible d'exprimer des faits plus ou moins fidèles à la réalité en dissociant la ville et la campagne, deux mondes séparés, en conflit latent, que tout oppose et qui se considèrent réciproquement comme des étrangers.
Ainsi, au sein de Cités telles que Jensgård ou Sankt-Thøger, l'écart de richesse est estimé respectivement à 10,5 et 10,1. Et la différence serait sans doute pire encore si l'on prenait en compte les mendiants qui y vivent de la Charité. En tête viennent les orfèvres et les merciers (qui se goinfrent aussi dans le lucratif et très prospère commerce de reliques) dont l’opulence est à des années lumières du reste des artisans, arrivant très loin derrière, composés notamment des compagnons qui possèdent leurs outils. Face à cet abysse économique, la troisième et dernière ville du royaume, Valborg, se démarque avec un écart réduit estimé à 3,5. Cela s'explique peut-être par le fait qu'elle soit essentiellement un refuge de pêche et de pêcheurs.
A la campagne, la situation est sans commune mesure avec la ville avec un taux d'inégalité de richesse estimé à 2,42. Les plus riches sont les puissants abbés, suivit de près par les paysans aisés, bien que cette dernière race soit en voie d'extinction. Les disparités ont également chuté sous l'effet de la réforme agraire bien qu'historiquement, elles n'atteignirent jamais les mêmes sommets qu'en ville. L'égalité est une lame de fond incontestablement présente dans l'esprit des pays ruraux, en dépit de la féodalité. Cela se ressent par la force du sentiment clanique et l’indéboulonnable communalisme agraire. Ironiquement, il semble que l'insécurité et le chaos féodal jouent aussi un rôle important dans le maintien d'inégalités basses : devenir riche et/ou vivre de ses rentes est quasi-impossible au sein d'un tel contexte.[/justify]
6 novembre 2038,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/15/2vpu.png[/img]
Une compagnonne orfèvre de Sankt-Thøger s'essayant au chef d’œuvre
pour devenir maitresse et richissime.[/center]
Comme souvent, il est difficile d'offrir une vision générale d'un royaume où les situations particulières pullulent d'un terroir à l'autre. Néanmoins, sur les inégalités économiques, il est possible d'exprimer des faits plus ou moins fidèles à la réalité en dissociant la ville et la campagne, deux mondes séparés, en conflit latent, que tout oppose et qui se considèrent réciproquement comme des étrangers.
Ainsi, au sein de Cités telles que Jensgård ou Sankt-Thøger, l'écart de richesse est estimé respectivement à 10,5 et 10,1. Et la différence serait sans doute pire encore si l'on prenait en compte les mendiants qui y vivent de la Charité. En tête viennent les orfèvres et les merciers (qui se goinfrent aussi dans le lucratif et très prospère commerce de reliques) dont l’opulence est à des années lumières du reste des artisans, arrivant très loin derrière, composés notamment des compagnons qui possèdent leurs outils. Face à cet abysse économique, la troisième et dernière ville du royaume, Valborg, se démarque avec un écart réduit estimé à 3,5. Cela s'explique peut-être par le fait qu'elle soit essentiellement un refuge de pêche et de pêcheurs.
A la campagne, la situation est sans commune mesure avec la ville avec un taux d'inégalité de richesse estimé à 2,42. Les plus riches sont les puissants abbés, suivit de près par les paysans aisés, bien que cette dernière race soit en voie d'extinction. Les disparités ont également chuté sous l'effet de la réforme agraire bien qu'historiquement, elles n'atteignirent jamais les mêmes sommets qu'en ville. L'égalité est une lame de fond incontestablement présente dans l'esprit des pays ruraux, en dépit de la féodalité. Cela se ressent par la force du sentiment clanique et l’indéboulonnable communalisme agraire. Ironiquement, il semble que l'insécurité et le chaos féodal jouent aussi un rôle important dans le maintien d'inégalités basses : devenir riche et/ou vivre de ses rentes est quasi-impossible au sein d'un tel contexte.[/justify]