Posté : lun. mai 14, 2012 7:56 pm
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Sven est un jeune slavek de 27 ans.
Marxiste-léniniste depuis toujours, Sven a toujours voté pour le PCP en espérant une victoire ainsi qu'un changement radical, comme bon nombre de pasjonstanais. Il avait vécu l'arrivée de Iossif Kipov au pouvoir comme comme une libération, l'aube d'une ère nouvelle. Et au lieu de ça, Kipov est mort vite, très vite, trop vite. Sa dernière volonté fut la prise du pouvoir du Pasjonstan par Vladimir Stramine, dirigeant Kirkstanais. Oh ! Bien sur ! Stramine est sans aucun doute un excellent dictateur, il en a fait les preuves dans son pays. Néanmoins, les idées de Sven le porte aussi sur un sentiment nationaliste, et donc, de ce fait, la perte de la souveraineté de son pays natal ne l'enchantait pas le moins du monde. Le communisme, oui. Le Kirkstan, non. Pourquoi ne pouvait-on pas être les meilleurs alliés du Kirkstan ? Pourquoi doit-on se rattacher à ce pays ?
Le Pasjonstan n'existe officiellement plus. Toutefois, Sven fait partie de ceux qui veulent conserver la souveraineté du Pasjonstan. Il prit donc la décision de descendre dans la rue avec des pancartes "Le communisme, oui. Le Kirkstan, NON !". Cette manifestation, personne ne savait où elle allait mener mais on espérait que les autorités n'y accorderait pas trop d'importance. Après tout, les manifestants sont pacifiques. Les autorités doivent respecter les droits de l'homme... enfin, elles devraient...
Nous sommes le 11 février 2018, il est 10h
Sven sort de son appartement et rejoint son ami d'enfance, Andreï. Ce dernier tend une pancarte à Sven et tous deux se dirigent vers le QG, une petite salle polyvalente au centre ville.
Sven : Tu penses que ça se passera comment ?
Andreï : Honnêtement je sais pas. Stramine a des tendances colériques et en ce moment, ces manifs mettent ses nerfs à rudes épreuves.
Sven : Nous sommes pacifiques ! Nous ne sommes pas des brigands, il n'a aucune raison de faire intervenir l'armée !
Andreï : Les manifestations sont interdites et réprimées au Kirkstan, je me suis renseigné. Et... nous sommes officiellement kirkstanais !
Sven : Non ! Pasjonstanais pour toujours !
Andreï : Stramine n'a pas pour habitude de tolérer l'opposition...
Sven : Bah ! On vera bien ce que ça donne. Plutôt crever pasjonstanais que vivre kirkstanais. J'ai rien contre le Kirkstan personellement, mais je trouve Stramine trop impérialiste !
Andreï : Quel mal à vouloir étendre le communisme pour raser le fléau capitaliste ? Regarde dans quoi on vivait avant ! On était bien mieux avec Kipov qu'avec Bachtoï ! Et d'ailleurs, pourquoi Movtenko ne prend pas le pouvoir ?
Sven : Il a dit que Kipov lui aurait révélé sur son lit de mort qu'il place le Pasjonstan sous la tutelle de Stramine...
Andreï : Mouais... pas très net tout ça, j'ai des doutes.
Sven : C'est pour ça qu'on est dans la rue, on est arrivés !
Andreï et Sven rentrèrent dans la salle. Le discours du porte parole était déjà entamé. C'était un homme grand et chauve, qui vantait depuis toujours son sans "purement pasjonstanais". Un peu chauviniste sur les bords, il était néanmoins apprécié par les pasjonstanais anti-Kirkstan pour son charisme et sa détermination. Il débitait son discours d'une voix gutturale et forte, fustigeant la soumission des institutions politiques du pays, les accusant de se laisser dominer par les kirkstanais.
Quelques minutes après, tout le monde applaudit, puis, on se leva, prit les pancartes, ces dernières arborant divers slogans, tels que "Oui au communisme, Non au Kirkstan" ou bien "Kipov, d'accord, Stramine, dehors !". Sven remarqua que personne ne semblait s'inquiéter. Les manifestants étaient bien sur pacifiques, mais ils semblaient ignorer avec quelle dureté les marches anti-gouvernement étaient mattées au Kirkstan.
Confiants, ils sortirent, et commencèrent à crier dans leurs mégaphones, ils avaient prévu de faire plusieurs fois le tour du centre ville puis de former une chaine humaine devant le Kremlin.
Sven remarqua que devant les immeubles qui défilaient, des gens ouvraient leurs stores, certains acclamaient les manifestants, puis les rejoignaients, tandis que d'autres, ("les collabos soumis" selon Andreï) jetaient sur la foule des objets en tout genre. On reçu successivement des tomates, puis des chaussures, parfois des pierres.
Sven : NON A STRAMINE ! VIVE LE PASJONSTAN LIBRE !
Andreï : Tu trouves pas que c'est calme ?
Sven : Pas de flics, pas de soldats, oui, tout va bien !
Andreï n'était pas du tout rassuré. Il tourna la tête et, en effet, la foule des manifestants était suivis par les agents de la MPV, très discrètement... qu'allait-il se passer ?
Sven est un jeune slavek de 27 ans.
Marxiste-léniniste depuis toujours, Sven a toujours voté pour le PCP en espérant une victoire ainsi qu'un changement radical, comme bon nombre de pasjonstanais. Il avait vécu l'arrivée de Iossif Kipov au pouvoir comme comme une libération, l'aube d'une ère nouvelle. Et au lieu de ça, Kipov est mort vite, très vite, trop vite. Sa dernière volonté fut la prise du pouvoir du Pasjonstan par Vladimir Stramine, dirigeant Kirkstanais. Oh ! Bien sur ! Stramine est sans aucun doute un excellent dictateur, il en a fait les preuves dans son pays. Néanmoins, les idées de Sven le porte aussi sur un sentiment nationaliste, et donc, de ce fait, la perte de la souveraineté de son pays natal ne l'enchantait pas le moins du monde. Le communisme, oui. Le Kirkstan, non. Pourquoi ne pouvait-on pas être les meilleurs alliés du Kirkstan ? Pourquoi doit-on se rattacher à ce pays ?
Le Pasjonstan n'existe officiellement plus. Toutefois, Sven fait partie de ceux qui veulent conserver la souveraineté du Pasjonstan. Il prit donc la décision de descendre dans la rue avec des pancartes "Le communisme, oui. Le Kirkstan, NON !". Cette manifestation, personne ne savait où elle allait mener mais on espérait que les autorités n'y accorderait pas trop d'importance. Après tout, les manifestants sont pacifiques. Les autorités doivent respecter les droits de l'homme... enfin, elles devraient...
Nous sommes le 11 février 2018, il est 10h
Sven sort de son appartement et rejoint son ami d'enfance, Andreï. Ce dernier tend une pancarte à Sven et tous deux se dirigent vers le QG, une petite salle polyvalente au centre ville.
Sven : Tu penses que ça se passera comment ?
Andreï : Honnêtement je sais pas. Stramine a des tendances colériques et en ce moment, ces manifs mettent ses nerfs à rudes épreuves.
Sven : Nous sommes pacifiques ! Nous ne sommes pas des brigands, il n'a aucune raison de faire intervenir l'armée !
Andreï : Les manifestations sont interdites et réprimées au Kirkstan, je me suis renseigné. Et... nous sommes officiellement kirkstanais !
Sven : Non ! Pasjonstanais pour toujours !
Andreï : Stramine n'a pas pour habitude de tolérer l'opposition...
Sven : Bah ! On vera bien ce que ça donne. Plutôt crever pasjonstanais que vivre kirkstanais. J'ai rien contre le Kirkstan personellement, mais je trouve Stramine trop impérialiste !
Andreï : Quel mal à vouloir étendre le communisme pour raser le fléau capitaliste ? Regarde dans quoi on vivait avant ! On était bien mieux avec Kipov qu'avec Bachtoï ! Et d'ailleurs, pourquoi Movtenko ne prend pas le pouvoir ?
Sven : Il a dit que Kipov lui aurait révélé sur son lit de mort qu'il place le Pasjonstan sous la tutelle de Stramine...
Andreï : Mouais... pas très net tout ça, j'ai des doutes.
Sven : C'est pour ça qu'on est dans la rue, on est arrivés !
Andreï et Sven rentrèrent dans la salle. Le discours du porte parole était déjà entamé. C'était un homme grand et chauve, qui vantait depuis toujours son sans "purement pasjonstanais". Un peu chauviniste sur les bords, il était néanmoins apprécié par les pasjonstanais anti-Kirkstan pour son charisme et sa détermination. Il débitait son discours d'une voix gutturale et forte, fustigeant la soumission des institutions politiques du pays, les accusant de se laisser dominer par les kirkstanais.
Quelques minutes après, tout le monde applaudit, puis, on se leva, prit les pancartes, ces dernières arborant divers slogans, tels que "Oui au communisme, Non au Kirkstan" ou bien "Kipov, d'accord, Stramine, dehors !". Sven remarqua que personne ne semblait s'inquiéter. Les manifestants étaient bien sur pacifiques, mais ils semblaient ignorer avec quelle dureté les marches anti-gouvernement étaient mattées au Kirkstan.
Confiants, ils sortirent, et commencèrent à crier dans leurs mégaphones, ils avaient prévu de faire plusieurs fois le tour du centre ville puis de former une chaine humaine devant le Kremlin.
Sven remarqua que devant les immeubles qui défilaient, des gens ouvraient leurs stores, certains acclamaient les manifestants, puis les rejoignaients, tandis que d'autres, ("les collabos soumis" selon Andreï) jetaient sur la foule des objets en tout genre. On reçu successivement des tomates, puis des chaussures, parfois des pierres.
Sven : NON A STRAMINE ! VIVE LE PASJONSTAN LIBRE !
Andreï : Tu trouves pas que c'est calme ?
Sven : Pas de flics, pas de soldats, oui, tout va bien !
Andreï n'était pas du tout rassuré. Il tourna la tête et, en effet, la foule des manifestants était suivis par les agents de la MPV, très discrètement... qu'allait-il se passer ?