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Zaldora
[justify]Complots et intrigues (1).
31 janvier 2032,
Ragnar III était de ces seigneurs du courant féodaliste. D'aspect massif, la mine rude, doté de cheveux long et d'une barbe drue, le comte d'Engegaard était un homme arrogant, susceptible, bagarreur, rustique, pointilleux sur son honneur et extrêmement jaloux de ses pouvoirs. Le genre d'animal contre lequel il fallait rendre coup pour coup, ou le frapper jusqu'à ce qu'il comprenne la leçon. Personne n'avait réussi jusqu'ici une telle prouesse. Il vivait dans un imposant château construit au XIIIe siècle pour la défense du comté. La vie n'y était absolument pas confortable mais la bâtisse offrait au feudataire un indéniable symbole de puissance. Dans la Grand-Salle :
« Messire, un coursier portant un message à vostre attention, annonça son bras droit Valdemar, cadet de l'un de ses vassaux.
Le seigneur déplia le document cacheté et entreprit de le lire. Son visage passa de la surprise à la colère et termina sur un éclat qui fit trembler les murs.
– Qu'est-ce, Messire ?
– C'est un édit de la Reyne qui veut que j'asccorde des alleux aux paysans, répondit le comte.
– Je prépare les cadastres.
– Non, sert moi de l'hydromel plutôt. Ce n'est pas une gamine qui va m'impressionner.
– Mais Sire, c'est trahison que de désobéir à une suzeraine, mesme faible. Vous pourriez perdre vostre chef, prévint Valdemar.
– Marie... Elle n'estoit encore que l'esquisse d'une pensée dans la tête du roi Níels et de la reine, que je commandais déjà des troupes.
– Ce n'est pas suffisant pour refuser une décision royale, Sire.
– Non, tu as raison. Nous mettrons en exergue l’empiètement du pouvoir central sur nos libertés provinciales si chèrement acquises et défendues. Dans le mesme temps, nous devons la déstabiliser, attenter à son honneur. Un philosophe disait Mentez, mentez, il en restera toujours quelque-chose. »[/justify]
31 janvier 2032,
Ragnar III était de ces seigneurs du courant féodaliste. D'aspect massif, la mine rude, doté de cheveux long et d'une barbe drue, le comte d'Engegaard était un homme arrogant, susceptible, bagarreur, rustique, pointilleux sur son honneur et extrêmement jaloux de ses pouvoirs. Le genre d'animal contre lequel il fallait rendre coup pour coup, ou le frapper jusqu'à ce qu'il comprenne la leçon. Personne n'avait réussi jusqu'ici une telle prouesse. Il vivait dans un imposant château construit au XIIIe siècle pour la défense du comté. La vie n'y était absolument pas confortable mais la bâtisse offrait au feudataire un indéniable symbole de puissance. Dans la Grand-Salle :
« Messire, un coursier portant un message à vostre attention, annonça son bras droit Valdemar, cadet de l'un de ses vassaux.
Le seigneur déplia le document cacheté et entreprit de le lire. Son visage passa de la surprise à la colère et termina sur un éclat qui fit trembler les murs.
– Qu'est-ce, Messire ?
– C'est un édit de la Reyne qui veut que j'asccorde des alleux aux paysans, répondit le comte.
– Je prépare les cadastres.
– Non, sert moi de l'hydromel plutôt. Ce n'est pas une gamine qui va m'impressionner.
– Mais Sire, c'est trahison que de désobéir à une suzeraine, mesme faible. Vous pourriez perdre vostre chef, prévint Valdemar.
– Marie... Elle n'estoit encore que l'esquisse d'une pensée dans la tête du roi Níels et de la reine, que je commandais déjà des troupes.
– Ce n'est pas suffisant pour refuser une décision royale, Sire.
– Non, tu as raison. Nous mettrons en exergue l’empiètement du pouvoir central sur nos libertés provinciales si chèrement acquises et défendues. Dans le mesme temps, nous devons la déstabiliser, attenter à son honneur. Un philosophe disait Mentez, mentez, il en restera toujours quelque-chose. »[/justify]
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Zaldora
[justify]Complots et intrigues (2).
21 février 2032,
Ragnar III restait ces derniers jours cloitré derrière les épais murs de son château. Le dehors avait de quoi effrayer, depuis l'annonce de la gabelle du sel : on lui rapportait des turbulences villageoises, des escalades verbales, etc. Les esprits étaient constamment échauffés et le retour au calme semblait être une lointaine chimère. Et comme les mauvaises nouvelles n'arrivaient jamais seules, son héritier avait rejoint la garde. Le grand seigneur s’énervait depuis sa superbe cathèdre :
« ELLE A MON FILS ! Pesta Ragnar III.
– C'est un honneur d'estre membre de la garde royale, Sire.
– Ne comprends-tu pas, rétorqua le comte, dans le contexte actuel, Olaf n'est rien d'autre qu'un otage qui ne dit pas son nom. MON AINÉ..., otage de la Couronne !
– Oui, Sire, peut-être... en attendant, Vostre Majesté doit faire la meilleure impression possible devant la reine-mère, elle sera là d'un moment à l'autre, conseilla Valdemar.
– Certes, soupira le seigneur. Avec Olaf entre les mains de Marie, nous devrons lâcher du leste, sur le sel et les alleux. Je suis sûr que c'est la reine-mère qui lui a tous soufflé. »
Quelques temps plus tard, c'est paré de ses plus beaux atours que le comte reçu Margrethe, que l'on soupçonnait de gouverner le royaume, en sous main, derrière sa jeune fille.
« Vostre Grâce. Quelle resplendissante...
– Épargnez moi vos flagorneries, je vous connois. Nous avons du travail, interrompit sèchement Margrethe. »[/justify]
21 février 2032,
Ragnar III restait ces derniers jours cloitré derrière les épais murs de son château. Le dehors avait de quoi effrayer, depuis l'annonce de la gabelle du sel : on lui rapportait des turbulences villageoises, des escalades verbales, etc. Les esprits étaient constamment échauffés et le retour au calme semblait être une lointaine chimère. Et comme les mauvaises nouvelles n'arrivaient jamais seules, son héritier avait rejoint la garde. Le grand seigneur s’énervait depuis sa superbe cathèdre :
« ELLE A MON FILS ! Pesta Ragnar III.
– C'est un honneur d'estre membre de la garde royale, Sire.
– Ne comprends-tu pas, rétorqua le comte, dans le contexte actuel, Olaf n'est rien d'autre qu'un otage qui ne dit pas son nom. MON AINÉ..., otage de la Couronne !
– Oui, Sire, peut-être... en attendant, Vostre Majesté doit faire la meilleure impression possible devant la reine-mère, elle sera là d'un moment à l'autre, conseilla Valdemar.
– Certes, soupira le seigneur. Avec Olaf entre les mains de Marie, nous devrons lâcher du leste, sur le sel et les alleux. Je suis sûr que c'est la reine-mère qui lui a tous soufflé. »
Quelques temps plus tard, c'est paré de ses plus beaux atours que le comte reçu Margrethe, que l'on soupçonnait de gouverner le royaume, en sous main, derrière sa jeune fille.
« Vostre Grâce. Quelle resplendissante...
– Épargnez moi vos flagorneries, je vous connois. Nous avons du travail, interrompit sèchement Margrethe. »[/justify]
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Zaldora
[justify]Croyances populaires (1).
Temps présents,
[center][img]https://i.imgur.com/3FVMLr2.png[/img][/center]
Duché de Gamlemunke, Himlenforår
Tout les 1er novembre, le village de Himlenforår est selon la croyance envahie par les âmes errantes qu'un vivant ne doit pas avaler sous peine d'être tourmenté et de mourir. Face au danger, les paysans quittent leurs chaumières et se réfugient dans la forêt voisine que tout les saints protègent. Une fois dans l'antre, il ne faut pas jacasser car cela attire les âmes errantes et ne boire ou manger que ce qui se trouve dans le bois. Y rencontrer un cerf est bon présage car c'est un animal vénéré pour sa sainteté. Le lendemain, les villageois retournent chez eux. Celui qui ne se sera pas cacher la veille devra passer 40 jours dans les bois afin de se libérer.
Ces croyances, superstitions, légendes et folklores sont monnaies courantes et ancrés dans les campagnes. Il en existe plein d'autres que nous découvrirons au fur et à mesure.
Voyants/voyantes : 741
Guérisseurs/guérisseuses : 503
Enchanteurs/autres sorcières : 409
etc.[/justify]
Temps présents,
[center][img]https://i.imgur.com/3FVMLr2.png[/img][/center]
Duché de Gamlemunke, Himlenforår
Tout les 1er novembre, le village de Himlenforår est selon la croyance envahie par les âmes errantes qu'un vivant ne doit pas avaler sous peine d'être tourmenté et de mourir. Face au danger, les paysans quittent leurs chaumières et se réfugient dans la forêt voisine que tout les saints protègent. Une fois dans l'antre, il ne faut pas jacasser car cela attire les âmes errantes et ne boire ou manger que ce qui se trouve dans le bois. Y rencontrer un cerf est bon présage car c'est un animal vénéré pour sa sainteté. Le lendemain, les villageois retournent chez eux. Celui qui ne se sera pas cacher la veille devra passer 40 jours dans les bois afin de se libérer.
Ces croyances, superstitions, légendes et folklores sont monnaies courantes et ancrés dans les campagnes. Il en existe plein d'autres que nous découvrirons au fur et à mesure.
Voyants/voyantes : 741
Guérisseurs/guérisseuses : 503
Enchanteurs/autres sorcières : 409
etc.[/justify]
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Zaldora
[justify]S'acclimater à son nouveau pays.
5 mars 2032,
[center][img]https://www.thelocal.se/userdata/images/1433405678_gotland5.jpg[/img]
[/center]
Le prince Frans-Valdemar, latin, devra faire bien des efforts pour s'acclimater en ce royaume nordique très différent, catholique mais peu romanisé.
[/justify]
5 mars 2032,
[center][img]https://www.thelocal.se/userdata/images/1433405678_gotland5.jpg[/img]
[/center]
Le prince Frans-Valdemar, latin, devra faire bien des efforts pour s'acclimater en ce royaume nordique très différent, catholique mais peu romanisé.
[/justify]
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Zaldora
[justify]Un front policier émietté.
Les corps de gens d'armes sont de nature décentralisée, chaque province, village ou ville est responsable de ses forces et les entretient. Comme pour les militaires, un garde obéit d'abord à son seigneur et ensuite à la Reine, en sa qualité de suzeraine. Chargés de faire régner l'ordre sur leur territoire respectif, les manteaux citadins et les gardes champêtres sont armés d'epée. La coopération intérieure s'appuie sur un accord fragile mais qui tient encore debout : le Sauf-conduit général de 1933, approuvé par les nobles pour cent ans. Sa renégociation l'année prochaine s'annonce rude et incertaine, d'où le retour régulier du vieux serpent de mer concernant un corps unifié ou au moins l'instauration d'une maréchaussée dont la juridiction s'étendrait dans tous le royaume.
La situation des juridictions en 2032
Sa Majesté Marie III : 220 gardes champêtres sous son autorité.
Bjørn de Fårbjerg : 50 gardes champêtres sous son autorité.
Magnus de Helligstier : 90 gardes champêtres sous son autorité
Anna de Treenigheden : 100 gardes champêtres sous son autorité.
Poul de Lysbjerg : 120 gardes champêtres sous son autorité.
Jens de Hårland : 200 gardes champêtres sous son autorité.
Mathias V de Sidstehøjborg : 250 gardes champêtres sous son autorité.
Erik X de Søndermandland : 250 gardes champêtres sous son autorité.
Jesper XII d'Ulvlund : 150 gardes champêtres sous son autorité.
Ragnar III d'Engegaard : 200 gardes champêtres sous son autorité.
Anders II d'Almargård : 200 gardes champêtres sous son autorité.
Erland IX de Flodland : 50 gardes champêtres sous son autorité.
Poul VIII de Højgård : 30 gardes champêtres sous son autorité.
Helle de Mølleåen : 130 gardes champêtres sous son autorité.
Per XIII de Skovegård : 150 gardes champêtres sous son autorité.
Bartosz XVI de Brakanland : 200 gardes champêtres sous son autorité.
Søren IV de Taungård : 200 gardes champêtres sous son autorité.
Martynas XXI de Tresletterne : 210 gardes champêtres sous son autorité.
Lars XI de Taungraenser : 250 gardes champêtres sous son autorité.
Euzebiusz VII de Vådkyst : 280 gardes champêtres sous son autorité.
Évêché de Gudøje : 10 gardes-champêtres sous l'autorité du chapitre.
Évêché d'Oksekors : 10 gardes-champêtres sous l'autorité du chapitre.
Corps municipal de Jensgård : 100 manteaux bleus sous l'autorité de la corporation municipale.
Corps municipal de Valborg : 25 manteaux gris sous l'autorité de la corporation municipale.
Corps municipal de Sankt-Thøger : 45 manteaux verts sous l'autorité de la corporation municipale.
Un total de 3520 hommes tout seigneur, évêché et villes confondues. En parallèle se constituent, grâce à l'autorisation du port d'arme, des milices claniques, paysannes et bourgeoises. Des phénomènes tolérés par la noblesse, mais qui inquiète quelque peu l'Église.[/justify]
Les corps de gens d'armes sont de nature décentralisée, chaque province, village ou ville est responsable de ses forces et les entretient. Comme pour les militaires, un garde obéit d'abord à son seigneur et ensuite à la Reine, en sa qualité de suzeraine. Chargés de faire régner l'ordre sur leur territoire respectif, les manteaux citadins et les gardes champêtres sont armés d'epée. La coopération intérieure s'appuie sur un accord fragile mais qui tient encore debout : le Sauf-conduit général de 1933, approuvé par les nobles pour cent ans. Sa renégociation l'année prochaine s'annonce rude et incertaine, d'où le retour régulier du vieux serpent de mer concernant un corps unifié ou au moins l'instauration d'une maréchaussée dont la juridiction s'étendrait dans tous le royaume.
La situation des juridictions en 2032
Sa Majesté Marie III : 220 gardes champêtres sous son autorité.
Bjørn de Fårbjerg : 50 gardes champêtres sous son autorité.
Magnus de Helligstier : 90 gardes champêtres sous son autorité
Anna de Treenigheden : 100 gardes champêtres sous son autorité.
Poul de Lysbjerg : 120 gardes champêtres sous son autorité.
Jens de Hårland : 200 gardes champêtres sous son autorité.
Mathias V de Sidstehøjborg : 250 gardes champêtres sous son autorité.
Erik X de Søndermandland : 250 gardes champêtres sous son autorité.
Jesper XII d'Ulvlund : 150 gardes champêtres sous son autorité.
Ragnar III d'Engegaard : 200 gardes champêtres sous son autorité.
Anders II d'Almargård : 200 gardes champêtres sous son autorité.
Erland IX de Flodland : 50 gardes champêtres sous son autorité.
Poul VIII de Højgård : 30 gardes champêtres sous son autorité.
Helle de Mølleåen : 130 gardes champêtres sous son autorité.
Per XIII de Skovegård : 150 gardes champêtres sous son autorité.
Bartosz XVI de Brakanland : 200 gardes champêtres sous son autorité.
Søren IV de Taungård : 200 gardes champêtres sous son autorité.
Martynas XXI de Tresletterne : 210 gardes champêtres sous son autorité.
Lars XI de Taungraenser : 250 gardes champêtres sous son autorité.
Euzebiusz VII de Vådkyst : 280 gardes champêtres sous son autorité.
Évêché de Gudøje : 10 gardes-champêtres sous l'autorité du chapitre.
Évêché d'Oksekors : 10 gardes-champêtres sous l'autorité du chapitre.
Corps municipal de Jensgård : 100 manteaux bleus sous l'autorité de la corporation municipale.
Corps municipal de Valborg : 25 manteaux gris sous l'autorité de la corporation municipale.
Corps municipal de Sankt-Thøger : 45 manteaux verts sous l'autorité de la corporation municipale.
Un total de 3520 hommes tout seigneur, évêché et villes confondues. En parallèle se constituent, grâce à l'autorisation du port d'arme, des milices claniques, paysannes et bourgeoises. Des phénomènes tolérés par la noblesse, mais qui inquiète quelque peu l'Église.[/justify]
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Zaldora
[justify]Le système d'enseignement.
Le système d'instruction au Thorval se caractérise par l'absence d'unification et des pouvoirs publics. Les matières, les programmes, les horaires, les règlements et l'organisation changent au gré des villages, des usages et des lieux géographiques. Cependant, toutes les écoles enseignent en théorie suffisamment de savoirs afin que les portes de l'université s'ouvrent à leurs élèves.
Jusqu'à sept à huit ans, la marmaille est sous la responsabilité de ses parents. A partir de cet âge, l'enfant va à l'école de sa paroisse ou du monastère le plus proche, sous la direction d'un curé ou de moines/moniales. Parfois, ce sont des fondations seigneuriales qui assurent l'instruction, seul exemple aussi rare soit-il de l'implication d'un pouvoir public, certes non-étatique, dans le domaine. Les élèves reçoivent un enseignement élémentaire en patois et apprennent, en règle générale, la lecture, l'écriture, le calcul, la géographie, le chant et le catéchisme. A ces premières disciplines s'ajoutent, selon les endroits, le latin, l'agriculture, les métiers manuels, la chirurgie, etc. L’ordonnancement des salles de classe n'a pas de règle commune. En accord avec les usages, elles sont non-mixtes ou mixtes, et une femme peut enseigner à des garçons, et aller à l'université, sans que cela ne soulève de protestations. La mixité sociale, enfin, existe et concernent les cadets des familles seigneuriales qui fréquentent les mêmes écoles que les fils de paysans, alors que les ainés bénéficient généralement d'un précepteur. L'équité est de mise : l'enseignement est gratuit pour les pauvres et payant pour les riches, au moins jusqu'à l'université où apparaissent des bourses universitaires en faveur des pauvres.
Dès quatorze à quinze ans, l'élève peut rejoindre l'établissement universitaire de son choix ou démarrer un apprentissage. Si son choix se porte sur les études intellectuelles, il intègre la faculté des Arts (aspirants devenir maîtres ès arts) pendant cinq ans où il apprend les arts-libéraux, condition siné qua non pour l'accès aux autres facultés. Le monde universitaire se partage en deux catégories : les universités à proprement parlées, corporations de maitres et d'étudiants -issues des écoles-cathédrales- indépendantes du pouvoir politique et sous la protection de l'évêque. Leurs origines font que les bâtiments universitaires viennent de la sphère religieuse. Par ailleurs, depuis le XIVe siècle après Jésus-Christ, la population estudantine a le statut de clerc et dépend des tribunaux ecclésiastiques ; l'école-abbatiale rattachée à une abbaye territoriale, siège d'un abbé-mitré, équivalent de l'évêque à la campagne, qui dispense aussi un enseignement supérieur. Toutes les abbayes territoriales ne possèdent pas d'école-abbatiale.
L'Université de Jensgård fondée en 1255 et reconnue en 1261. Ses facultés : arts (arts libéraux), médecine, théologie et droit canon. La plus cotée.
L'Université de Valborg fondée en 1341 et reconnue en 1369. Ses facultés : arts (arts libéraux), droit coutumier, théologie et droit canon.
L'Université de Sankt-Thøger fondée en 1399 et reconnue en 1410. Ses facultés : arts (arts libéraux), sciences, théologie et droit canon.
L'école-abbatiale Notre Dame des Prés fondée en 1041. Ses facultés : arts (arts libéraux), philosophie, théologie et droit canon.
L'école-abbatiale Saint Hallvard fondée en 1066. Ses facultés : arts (arts libéraux), médecine et droit canon. La plus cotée.
L'école-abbatiale Saint Kjeld fondée en 1299. Ses facultés : arts (arts libéraux), théologie et droit canon.
L'école-abbatiale Notre Dame du Nord fondée en 1159. Ses facultés : arts (arts libéraux), droit coutumier, philosophie, astronomie et droit canon.
Une se spécialise en théologie et en droit canon, une simplement en théologie, deux en droit coutumier, une en médecine, et une dernière en sciences.
Pour enseigner, un maitre d'université doit obtenir une licence et être érudit. Nul autre requis n'est exigé, les portes sont ouvertes à toutes les cultures et les religions. Depuis trente ans, les savoirs de la médecine à l'Université de Jensgård sont par exemple dispensés par monsieur Aaron Finkelstein, juif IJndenlandais.
L'école n'est en rien obligatoire et depend de la décision des parents. Par ailleurs, comme on ne méprise pas les métiers manuels ou de la terre, ni ne fait du diplôme un absolu catégorique, seuls environ 5% des élèves décident d'aller dans une faculté d'art après l'école paroissiale/monastique. 2% intègrent ensuite les hautes facultés.[/justify]
Le système d'instruction au Thorval se caractérise par l'absence d'unification et des pouvoirs publics. Les matières, les programmes, les horaires, les règlements et l'organisation changent au gré des villages, des usages et des lieux géographiques. Cependant, toutes les écoles enseignent en théorie suffisamment de savoirs afin que les portes de l'université s'ouvrent à leurs élèves.
Jusqu'à sept à huit ans, la marmaille est sous la responsabilité de ses parents. A partir de cet âge, l'enfant va à l'école de sa paroisse ou du monastère le plus proche, sous la direction d'un curé ou de moines/moniales. Parfois, ce sont des fondations seigneuriales qui assurent l'instruction, seul exemple aussi rare soit-il de l'implication d'un pouvoir public, certes non-étatique, dans le domaine. Les élèves reçoivent un enseignement élémentaire en patois et apprennent, en règle générale, la lecture, l'écriture, le calcul, la géographie, le chant et le catéchisme. A ces premières disciplines s'ajoutent, selon les endroits, le latin, l'agriculture, les métiers manuels, la chirurgie, etc. L’ordonnancement des salles de classe n'a pas de règle commune. En accord avec les usages, elles sont non-mixtes ou mixtes, et une femme peut enseigner à des garçons, et aller à l'université, sans que cela ne soulève de protestations. La mixité sociale, enfin, existe et concernent les cadets des familles seigneuriales qui fréquentent les mêmes écoles que les fils de paysans, alors que les ainés bénéficient généralement d'un précepteur. L'équité est de mise : l'enseignement est gratuit pour les pauvres et payant pour les riches, au moins jusqu'à l'université où apparaissent des bourses universitaires en faveur des pauvres.
Dès quatorze à quinze ans, l'élève peut rejoindre l'établissement universitaire de son choix ou démarrer un apprentissage. Si son choix se porte sur les études intellectuelles, il intègre la faculté des Arts (aspirants devenir maîtres ès arts) pendant cinq ans où il apprend les arts-libéraux, condition siné qua non pour l'accès aux autres facultés. Le monde universitaire se partage en deux catégories : les universités à proprement parlées, corporations de maitres et d'étudiants -issues des écoles-cathédrales- indépendantes du pouvoir politique et sous la protection de l'évêque. Leurs origines font que les bâtiments universitaires viennent de la sphère religieuse. Par ailleurs, depuis le XIVe siècle après Jésus-Christ, la population estudantine a le statut de clerc et dépend des tribunaux ecclésiastiques ; l'école-abbatiale rattachée à une abbaye territoriale, siège d'un abbé-mitré, équivalent de l'évêque à la campagne, qui dispense aussi un enseignement supérieur. Toutes les abbayes territoriales ne possèdent pas d'école-abbatiale.
L'Université de Jensgård fondée en 1255 et reconnue en 1261. Ses facultés : arts (arts libéraux), médecine, théologie et droit canon. La plus cotée.
L'Université de Valborg fondée en 1341 et reconnue en 1369. Ses facultés : arts (arts libéraux), droit coutumier, théologie et droit canon.
L'Université de Sankt-Thøger fondée en 1399 et reconnue en 1410. Ses facultés : arts (arts libéraux), sciences, théologie et droit canon.
L'école-abbatiale Notre Dame des Prés fondée en 1041. Ses facultés : arts (arts libéraux), philosophie, théologie et droit canon.
L'école-abbatiale Saint Hallvard fondée en 1066. Ses facultés : arts (arts libéraux), médecine et droit canon. La plus cotée.
L'école-abbatiale Saint Kjeld fondée en 1299. Ses facultés : arts (arts libéraux), théologie et droit canon.
L'école-abbatiale Notre Dame du Nord fondée en 1159. Ses facultés : arts (arts libéraux), droit coutumier, philosophie, astronomie et droit canon.
Une se spécialise en théologie et en droit canon, une simplement en théologie, deux en droit coutumier, une en médecine, et une dernière en sciences.
Pour enseigner, un maitre d'université doit obtenir une licence et être érudit. Nul autre requis n'est exigé, les portes sont ouvertes à toutes les cultures et les religions. Depuis trente ans, les savoirs de la médecine à l'Université de Jensgård sont par exemple dispensés par monsieur Aaron Finkelstein, juif IJndenlandais.
L'école n'est en rien obligatoire et depend de la décision des parents. Par ailleurs, comme on ne méprise pas les métiers manuels ou de la terre, ni ne fait du diplôme un absolu catégorique, seuls environ 5% des élèves décident d'aller dans une faculté d'art après l'école paroissiale/monastique. 2% intègrent ensuite les hautes facultés.[/justify]
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Zaldora
[justify]La particulière Église catholique.
15 avril 2032,
[center][img]http://zupimages.net/up/17/05/wnfc.png[/img][/center]
Communion : avec le Pape depuis 418 après J-C.
Statut : Église catholique autonome.
Privilèges : droit canon particulier, missels particuliers, martyrologes particuliers, organisation ecclésiale particulière, calendriers grégoriens particuliers.
Liturgie : rite thorvalois (contenant un large ensemble de rites particuliers) attesté dès le VIIIe siècle.
Langues : vernaculaires (vieux thorvalois principalement, patois) depuis toujours, sans interruption.
Usage du latin : très rare, sauf en monastère.
Structure épiscopale : trois évêques, trente abbés-mitrés.
Infrastructures religieuses : un clocher par village, des oratoires, des monastères, des abbayes territoriales ("cathédrales rurales"), des abbayes ; des églises urbaines, des couvents et des cathédrales.
Monachisme : Ordre Larsais, crée par Lars le Pieu de Hårland
- Suit la Règle de Saint Benoit
- Tente de concilier prière et ascétisme avec travaux manuels/intellectuels
- Pas de hiérarchie entre les abbayes, indépendantes l'une de l'autre
- Pratique du monastère-double masculin/féminin
- Accepte les frères convers
+ les ordres de la Chrétienté (Dominicains, Franciscains...)
Courant séculier : catholicisme populaire.
Pratique : régulière, notion du temps basée sur la liturgie des heures.
Situation doctrinale : peu orthodoxe (nombreuses légendes et superstitions).
Exigence morale : équilibrée, pas de rigorisme. Optimisme, beuveries, ripailles, danses villageoises, etc.
Méfiance : tridentisme (++), post-tridentisme (++), jansénisme (+++++++++++++++++++++)
Hors Église : luciférisme (+++++++++++++++++++++), mouvement des puritains (+++++++++++++++++++++)[/justify]
15 avril 2032,
[center][img]http://zupimages.net/up/17/05/wnfc.png[/img][/center]
Communion : avec le Pape depuis 418 après J-C.
Statut : Église catholique autonome.
Privilèges : droit canon particulier, missels particuliers, martyrologes particuliers, organisation ecclésiale particulière, calendriers grégoriens particuliers.
Liturgie : rite thorvalois (contenant un large ensemble de rites particuliers) attesté dès le VIIIe siècle.
Langues : vernaculaires (vieux thorvalois principalement, patois) depuis toujours, sans interruption.
Usage du latin : très rare, sauf en monastère.
Structure épiscopale : trois évêques, trente abbés-mitrés.
Infrastructures religieuses : un clocher par village, des oratoires, des monastères, des abbayes territoriales ("cathédrales rurales"), des abbayes ; des églises urbaines, des couvents et des cathédrales.
Monachisme : Ordre Larsais, crée par Lars le Pieu de Hårland
- Suit la Règle de Saint Benoit
- Tente de concilier prière et ascétisme avec travaux manuels/intellectuels
- Pas de hiérarchie entre les abbayes, indépendantes l'une de l'autre
- Pratique du monastère-double masculin/féminin
- Accepte les frères convers
+ les ordres de la Chrétienté (Dominicains, Franciscains...)
Courant séculier : catholicisme populaire.
Pratique : régulière, notion du temps basée sur la liturgie des heures.
Situation doctrinale : peu orthodoxe (nombreuses légendes et superstitions).
Exigence morale : équilibrée, pas de rigorisme. Optimisme, beuveries, ripailles, danses villageoises, etc.
Méfiance : tridentisme (++), post-tridentisme (++), jansénisme (+++++++++++++++++++++)
Hors Église : luciférisme (+++++++++++++++++++++), mouvement des puritains (+++++++++++++++++++++)[/justify]
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Zaldora
[justify]Au Conseil de Sa Majesté.
17 avril 2032,
A la différence des toutes premières séances de Conseil, le siège royal avait à ses cotés un siège princier. Il avait fallut prestement résoudre l'anomalie car une reine célibataire, y compris à court terme, n'était pas envisageable pour les mœurs du royaume. Il en allait de même pour les rois qui n'allaient pas sans leur consort, prêtes à s'impliquer dans les affaires de son mari, et à susurrer certains conseils dont seule la nature féminine avait le secret. Parfois, on ramenait également les frères, les cousins, les tantes, etc. Le pouvoir et sa pratique était une affaire de famille, l'économie domestique à plus grande échelle. Heureusement, la parentèle ne constituait qu'une partie de l'entourage et beaucoup d'autres invités et d'habitués du Conseil ne partageaient pas les racines familiales. Tandis que ses feudataires régnaient en quasi-rois au sein de leurs provinces, Marie s'intéressait aux questions juridiques. Bien que grand seigneur elle-même pour son domaine royal, elle était pratiquement la seule à se soucier du Bien commun de la multitude de son royaume, à posséder une vision d'ensemble, et non uniquement d'un village, de fermes, d'une ville, d'un métier ou d'une province.
[center][img]https://i.imgur.com/oUfhBRJ.png[/img]
La salle des pères accueille le Conseil de Sa Majesté.[/center]
« Ne voyez pas dans le droit escrit un régime juridique latin inadapté aux contrées thorvaloises mais plutôt une arme afin de renforcer votre autorité, Majesté, amena le Grand-Prince Frans-Valdemar dans un sabir moitié latin moitié thorvalois.
– Le droit romain fut construit pour un idéal urbain et centralisé. Ce n'est pas nos mentalités ici, ni nostre but ! Envoya le Grand Chambellan Poul VIII.
– Le royaume n'a nul besoin d'accepter l'ensemble. Prenez le bon et ignorez ce qui rebute !
– Paix, vous deux, apaisa Marie III, ne mettons pas la charrue avant les bœufs, quels sont les avantages et les inconvénients de la rédaction des coutumes de nos pays ? Monsieur le Chancelier ?
– Les bons cotés, Majesté, sont avant tout pratiques. Les coutumes varient à l'infini, sont imprécises, voir obscures et permettent à n'importe qui de les interpréter à sa manière. Le travail des cours de justice est complexe et délicat. Figer un tant soi peu les us apporterait une clarté bienvenue. Concernant les mauvais cotés : les coutumes ne sont rien de plus qu'une lecture juridique des mœurs correspondant à un territoire. Le décalage entre les mentalités et la législation s'en retrouve, de ce fait, minimal, au pire. Or, par nature, les coutumes changent, évoluent, s'adaptent et sont multiples. Les graver dans le marbre affaibliraient les qualités citées, en plus de favoriser les usages généraux au détriment des coutumes purement locales, celles des hameaux et des plus humbles villages. Ce n'est pas un sujet facile mais j'espère avoir au moins éclairer votre esprit, Majesté.
– Merci à vous. »[/justify]
17 avril 2032,
A la différence des toutes premières séances de Conseil, le siège royal avait à ses cotés un siège princier. Il avait fallut prestement résoudre l'anomalie car une reine célibataire, y compris à court terme, n'était pas envisageable pour les mœurs du royaume. Il en allait de même pour les rois qui n'allaient pas sans leur consort, prêtes à s'impliquer dans les affaires de son mari, et à susurrer certains conseils dont seule la nature féminine avait le secret. Parfois, on ramenait également les frères, les cousins, les tantes, etc. Le pouvoir et sa pratique était une affaire de famille, l'économie domestique à plus grande échelle. Heureusement, la parentèle ne constituait qu'une partie de l'entourage et beaucoup d'autres invités et d'habitués du Conseil ne partageaient pas les racines familiales. Tandis que ses feudataires régnaient en quasi-rois au sein de leurs provinces, Marie s'intéressait aux questions juridiques. Bien que grand seigneur elle-même pour son domaine royal, elle était pratiquement la seule à se soucier du Bien commun de la multitude de son royaume, à posséder une vision d'ensemble, et non uniquement d'un village, de fermes, d'une ville, d'un métier ou d'une province.
[center][img]https://i.imgur.com/oUfhBRJ.png[/img]
La salle des pères accueille le Conseil de Sa Majesté.[/center]
« Ne voyez pas dans le droit escrit un régime juridique latin inadapté aux contrées thorvaloises mais plutôt une arme afin de renforcer votre autorité, Majesté, amena le Grand-Prince Frans-Valdemar dans un sabir moitié latin moitié thorvalois.
– Le droit romain fut construit pour un idéal urbain et centralisé. Ce n'est pas nos mentalités ici, ni nostre but ! Envoya le Grand Chambellan Poul VIII.
– Le royaume n'a nul besoin d'accepter l'ensemble. Prenez le bon et ignorez ce qui rebute !
– Paix, vous deux, apaisa Marie III, ne mettons pas la charrue avant les bœufs, quels sont les avantages et les inconvénients de la rédaction des coutumes de nos pays ? Monsieur le Chancelier ?
– Les bons cotés, Majesté, sont avant tout pratiques. Les coutumes varient à l'infini, sont imprécises, voir obscures et permettent à n'importe qui de les interpréter à sa manière. Le travail des cours de justice est complexe et délicat. Figer un tant soi peu les us apporterait une clarté bienvenue. Concernant les mauvais cotés : les coutumes ne sont rien de plus qu'une lecture juridique des mœurs correspondant à un territoire. Le décalage entre les mentalités et la législation s'en retrouve, de ce fait, minimal, au pire. Or, par nature, les coutumes changent, évoluent, s'adaptent et sont multiples. Les graver dans le marbre affaibliraient les qualités citées, en plus de favoriser les usages généraux au détriment des coutumes purement locales, celles des hameaux et des plus humbles villages. Ce n'est pas un sujet facile mais j'espère avoir au moins éclairer votre esprit, Majesté.
– Merci à vous. »[/justify]
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Zaldora
[justify]Les clans, une réalité.
Jusqu'au Ve siècle, le roi thorvalois n'était qu'un puissant chef de clan, élu, qui peinait à s'imposer face aux jarls et autres chefs claniques locaux. Les luttes inter-familiales étaient légions, meurtrières et affaiblissaient la région face à l'étranger. Ce n'est qu'à l'aube du siècle suivant que le Thorval atteignit une certaine cohérence politique, plus ou moins concomitant à la christianisation du pays. Évidemment, on ne pu parler de vrai centralisation, de loi unique, d'autorité unique... situation politique condamnée à ne jamais exister en ces contrées. L'édifice royal s'affaiblit au Xe siècle au profit de clans dont les chefs devinrent féodaux, pour la plupart les ancêtres des seigneurs d'aujourd'hui. La royauté ne réimposa sa prééminence qu'à la fin du XIe. Cette époque était aussi celle où le trône devint héréditaire.
Le clanisme était une réalité contemporaine au Thorval. Qu'est-ce-qu'un clan ? Un groupe social regroupant des personnes partageant une parenté, un ancêtre commun. Dans le pays, justement, le modèle familial nucléaire (parents + enfants) était hors-de-propos, la famille renvoyait le clan, base sociale fondamentale et sacrée. On y regroupait non seulement le père, la mère et les enfants mais aussi les grands parents, les oncles, les tantes, les cousins, les cousines, les neveux, les petits enfants, les arrières-petits neveux, les gendres, les brus, les belles-sœurs etc. Pouvaient également faire partie du clan les amis, les adoptés, la clientèle et les sujets d'un seigneur etc. Il était ainsi techniquement possible d'appartenir à plusieurs clans. Un village n'était au fond qu'une large alliance familiale. Localement, les avantages de la mentalité clanique se trouvaient essentiellement dans l'esprit de corps et dans la puissante solidarité organique qu'elle engendrait. S'occupant l'un de l'autre, les membre de clans n'avait pas besoin des prestations d'un État.
Les contrecoups de la dite société se situaient au niveau du repli vers le familier. En soi, ce n'était pas mauvais, cependant il pouvait être l'origine de rivalités familiales exacerbées, de méfiance vis-à-vis de l'étranger et de vengeances privées.
Malgré tout, l'édifice thorvalois tenait toujours debout. L'alliance du Trône et de l'Autel maintint la cohésion. Enlevez l'un ou l'autre, vous obtiendrez le chaos politique.[/justify]
Jusqu'au Ve siècle, le roi thorvalois n'était qu'un puissant chef de clan, élu, qui peinait à s'imposer face aux jarls et autres chefs claniques locaux. Les luttes inter-familiales étaient légions, meurtrières et affaiblissaient la région face à l'étranger. Ce n'est qu'à l'aube du siècle suivant que le Thorval atteignit une certaine cohérence politique, plus ou moins concomitant à la christianisation du pays. Évidemment, on ne pu parler de vrai centralisation, de loi unique, d'autorité unique... situation politique condamnée à ne jamais exister en ces contrées. L'édifice royal s'affaiblit au Xe siècle au profit de clans dont les chefs devinrent féodaux, pour la plupart les ancêtres des seigneurs d'aujourd'hui. La royauté ne réimposa sa prééminence qu'à la fin du XIe. Cette époque était aussi celle où le trône devint héréditaire.
Le clanisme était une réalité contemporaine au Thorval. Qu'est-ce-qu'un clan ? Un groupe social regroupant des personnes partageant une parenté, un ancêtre commun. Dans le pays, justement, le modèle familial nucléaire (parents + enfants) était hors-de-propos, la famille renvoyait le clan, base sociale fondamentale et sacrée. On y regroupait non seulement le père, la mère et les enfants mais aussi les grands parents, les oncles, les tantes, les cousins, les cousines, les neveux, les petits enfants, les arrières-petits neveux, les gendres, les brus, les belles-sœurs etc. Pouvaient également faire partie du clan les amis, les adoptés, la clientèle et les sujets d'un seigneur etc. Il était ainsi techniquement possible d'appartenir à plusieurs clans. Un village n'était au fond qu'une large alliance familiale. Localement, les avantages de la mentalité clanique se trouvaient essentiellement dans l'esprit de corps et dans la puissante solidarité organique qu'elle engendrait. S'occupant l'un de l'autre, les membre de clans n'avait pas besoin des prestations d'un État.
Les contrecoups de la dite société se situaient au niveau du repli vers le familier. En soi, ce n'était pas mauvais, cependant il pouvait être l'origine de rivalités familiales exacerbées, de méfiance vis-à-vis de l'étranger et de vengeances privées.
Malgré tout, l'édifice thorvalois tenait toujours debout. L'alliance du Trône et de l'Autel maintint la cohésion. Enlevez l'un ou l'autre, vous obtiendrez le chaos politique.[/justify]
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Zaldora
[justify]Les curseurs sociétaux. (librement inspiré du formulaire de Sébaldie pour le recrutement nobiliaire)
Juin 2032,
Les tendances, les rapports de force dans un certain nombre de domaines (politique, famille, art)... de quel coté se situent les curseurs ? Ci dessous :
Nation 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Famille
La famille est la base sociale fondamentale sur laquelle on peut se reposer et compter, tandis que la Nation idéologique reste un concept vague pour la plupart.
Famille élargie 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Famille nucléaire
L'idée d'une famille réduite aux deux parents et à leurs enfants n'est tout simplement pas concevable, ni dans les mœurs profondes.
[center]–––––––[/center]
Bourgeoisie 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Paysannerie
Le rapport de force entre les deux « mondes » est terriblement inégal. La paysannerie constitue une force à écouter et à ne surtout pas sous-estimer.
Sa Majesté 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Leurs Majestés seigneuriales
Les grands seigneurs ont une assez importante ascendance sur la reine, leur puissance est très sérieuse.
Clans 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Grands seigneurs :
Le rapport de force est plus ou moins équilibré, permet aux clans - roturiers - d'ennuyer la noblesse à plus d'un titre.
[center]–––––––[/center]
État 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Société
Le rapport de force est clairement à l'avantage de la société. L'État n'existe pas réellement.
Étatisme 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Indépendance
Une intrusion publique mènera à une révolte.
[center]–––––––[/center]
Nordicité 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Latinité
Les mentalités, les habitudes sociales, la culture sont assez largement nordiques.
[center]–––––––[/center]
Imagination/inspiration (art) 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Académisme (art)
On ne croit pas que les anciens aient atteint le Beau Parfait, inutile donc de les copier ou de fonder une autorité jugeant l'art qu'il convient de produire (selon des règles rigides).
Verticalité (architecture) 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Horizontalité (architecture)
On privilégie la prouesse technique et la verticalité !
Utilité (architecture) 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Beauté (architecture)
L'utilité et la beauté s'imbriquent naturellement l'un dans l'autre selon les architectes thorvalois. Chercher à les dissocier, à privilégier l'un au détriment de l'autre, est contre-nature.
Exemple de ce genre d'erreurs : les merveilleux palais invivables ; les grattes-ciels modulables à souhait mais une gageur pour les yeux.[/justify]
Juin 2032,
Les tendances, les rapports de force dans un certain nombre de domaines (politique, famille, art)... de quel coté se situent les curseurs ? Ci dessous :
Nation 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Famille
La famille est la base sociale fondamentale sur laquelle on peut se reposer et compter, tandis que la Nation idéologique reste un concept vague pour la plupart.
Famille élargie 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Famille nucléaire
L'idée d'une famille réduite aux deux parents et à leurs enfants n'est tout simplement pas concevable, ni dans les mœurs profondes.
[center]–––––––[/center]
Bourgeoisie 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Paysannerie
Le rapport de force entre les deux « mondes » est terriblement inégal. La paysannerie constitue une force à écouter et à ne surtout pas sous-estimer.
Sa Majesté 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Leurs Majestés seigneuriales
Les grands seigneurs ont une assez importante ascendance sur la reine, leur puissance est très sérieuse.
Clans 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Grands seigneurs :
Le rapport de force est plus ou moins équilibré, permet aux clans - roturiers - d'ennuyer la noblesse à plus d'un titre.
[center]–––––––[/center]
État 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Société
Le rapport de force est clairement à l'avantage de la société. L'État n'existe pas réellement.
Étatisme 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Indépendance
Une intrusion publique mènera à une révolte.
[center]–––––––[/center]
Nordicité 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Latinité
Les mentalités, les habitudes sociales, la culture sont assez largement nordiques.
[center]–––––––[/center]
Imagination/inspiration (art) 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Académisme (art)
On ne croit pas que les anciens aient atteint le Beau Parfait, inutile donc de les copier ou de fonder une autorité jugeant l'art qu'il convient de produire (selon des règles rigides).
Verticalité (architecture) 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Horizontalité (architecture)
On privilégie la prouesse technique et la verticalité !
Utilité (architecture) 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 Beauté (architecture)
L'utilité et la beauté s'imbriquent naturellement l'un dans l'autre selon les architectes thorvalois. Chercher à les dissocier, à privilégier l'un au détriment de l'autre, est contre-nature.
Exemple de ce genre d'erreurs : les merveilleux palais invivables ; les grattes-ciels modulables à souhait mais une gageur pour les yeux.[/justify]