Page 12 sur 12

Posté : jeu. oct. 03, 2019 8:41 am
par Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/14/1qsv.png[/img]
08. april 2040[/center]

[hr][/hr][center]La fintech LiberT annonce son introduction en bourse[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/40/f8zv.png[/img][/center]

Fondée il y a à peine cinq ans, la toute jeune start-up de la fintech s'est imposé comme un nouvel acteur fort dans le monde très sélectif de la finance et de la banque. Lors de sa création, peu de monde pariait sur son succès, tant le modèle que proposait ses deux cofondateurs était innovant au regard des pratiques bancaires de l'époque. Ainsi, les clients de LiberT ont la possibilité de bénéficier d'une carte et de services bancaires en ligne entièrement gratuits, c'est-à-dire sans frais de tenue de compte - c'est assez inhabituel, alors que la tendance mondiale est plutôt généralement à un renchérissement des coûts annexes des banques et établissements financiers de détail - mais ils peuvent également payer en devises sans payer de frais de change. Sur cette dernière possibilité, LiberT avait initialement prévu de proposer une offre d'abonnement pour pouvoir bénéficier de ce service en illimité, avant de finalement renoncer à un service payant pour l'étendre gratuitement à l'ensemble de ses clients. Si ce schéma d'activités a pendant un temps été source d'interrogation dans le monde économique - l'entreprise n'a pas dégagé de bénéfices avant l'an dernier - elle fait à présent figure de pépites, tant elle pourrait révolutionner le fonctionnement des institutions bancaires plus anciennes, qui n'ont pour beaucoup pas encore véritablement réalisé leur révolution numérique, au delà de la mise à disposition d'une application pour téléphone intelligent et d'un espace internet pour la gestion des comptes de leurs clients. D'ailleurs, avec 280 000 clients revendiqués, la jeune fintech prévoit de s'étendre à l'international en proposant ses services dès le deuxième semestre 2040 en Ennis et aux Iles Lorthon, avant de généraliser son offre à l'ensemble de la Communauté des Nations Dytoliennes. A terme, la volonté de LiberT est de proposer ses services sur les principaux marchés mondiaux, y compris au Kaiyuan et en Lébira.

« Notre objectif est d'atteindre les quatre millions de clients en Dytolie d'ici cinq ans, puis d'étendre notre activité sur les très grosses places démographiques ; à ce titre, le supercontinent ventélo-janubo-marquésien est évidemment un futur potentiel de développement fort pour LiberT » a annoncé Ørjan Johnsen, l'un des deux directeurs généraux et fondateurs de la société. « Nous grandissons à un rythme très soutenu, même si le marché jernlander reste notre principale clientèle, avec l'ouverture de plus de mille comptes par jour, et dix mille au niveau dytolien ». Ce qui séduit d'ailleurs surtout la clientèle, au delà de la gratuité des services bancaires, des cartes et des transactions en devises, c'est aussi la possibilité de réaliser très simplement des virements d'une application bancaire à une autre, puisqu'en effet, LiberT ne propose pas de service de découvert. Cette volonté a permis justement de conserver la confiance des investisseurs alors que les résultats étaient négatifs au cours des premières années d'existence et d'activité. La première levée de fonds, qui avait permis de récolter cent millions de dalers (ndlr. 66 millions de dolars) auprès de fonds d'investissement, notamment karsais et lébiriens, a été mise à contribution pour également proposer l'introduction de monnaies dématérialisées, et avec à terme l'ambition de diversifier encore le portefeuille des possibilités de l'application LiberT.

Et l'introduction sur le Jernland Securities Exchange devrait permettre de rassembler plusieurs centaines de millions de dalers qui serviront à financer les grands projets structurants de l'entreprise de la fintech. En ligne de mire le développement de cartes bancaires plus sécurisées, intégrant de nouvelles puces électroniques, fruits des travaux d'Atmel, le spécialiste national du secteur, mais aussi d'offrir de nouveaux services liés aux moyens de paiement, comme des assurances contre les pertes, vols et pour les rapatriements et la couverture des risques liés aux paiements. « C'est généralement un service qui est proposé de manière exclusive aux détenteurs de cartes de paiement premium et que LiberT entend démocratiser davantage » en l'ouvrant gratuitement à l'ensemble des utilisateurs de LiberT. Cette nouvelle carte bancaire devrait également pouvoir être dématérialisée prochainement avec l'intégration directement dans un téléphone intelligent ; « nous travaillons très étroitement avec Altek et les grands fabricants de smartphones pour rendre disponible notre technologie à un maximum de personnes ». Mais d'autres nouveautés devraient arriver rapidement, notamment sur la gratuité, qui devrait rester très largement le modèle de référence, bien que les dirigeants de la fintech estiment que certains seuils pourraient être introduits. C'est par exemple le cas sur le paiement en devises, puisque dorénavant une majoration de 0,5% du montant payé en monnaie étrangère sera prélevé lors des paiements le week-end, et de 0,75% pour l'ensemble des paiements supérieurs à 1500 dalers (ndlr. mille dollars). L'idée de LiberT est évidemment d'attirer un maximum de nouveaux clients à elle avec de nombreuses prestations gratuites pour la très grande majorité des utilisateurs (ndlr. cartes bancaires, frais de tenue de comptes, etc.) et de prévoir uniquement des services payants pour les opérations plus exceptionnelles comme les paiements et devise ou à l'étranger. Et l'accroissement du nombre de Jernlanders se rendant dans des pays hors Communauté des Nations Dytoliennes laisse envisager un renforcement des positions de la jeune pousse sur la place bancaire nationale.

Pourtant, pour de nombreux clients, l'utilisation de LiberT vient davantage en complément d'une banque traditionnelle qu'en remplacement. En effet, il faudrait diviser par deux le nombre de clients pour obtenir le nombre d'utilisateurs réguliers, c'est-à-dire d'actifs hebdomadaires, soit environ deux millions de personnes. Cette tendance n'inquiète pas ses dirigeants et au contraire leur paraît tout à fait normale. « LiberT n'est pas tout à fait une banque comme les autres, puisque nous n'avons ni agence physique, ni conseillers que nos utilisateurs peuvent rencontrer, mais seulement une plateforme d'assistance en ligne et téléphonique. De même les conditions sur les découverts nous distinguent fortement des autres établissements bancaires » confirme Ørjan Johnsen, pour qui l'activité de sa start-up, qui est tout de même déjà estimée à 760 millions de dalers (ndlr. 500 millions de dollars) et dont il détiendra toujours 50% avec son cofondateur après l'introduction en bourse, vient beaucoup plus en complément des autres banques qu'en remplacement. « Nous nous voyons bien plus comme une banque complémentaire, qui vient en soutien d'activités que d'autres agences facturent, qu'en remplacement. Notre objectif c'est de proposer un système gratuit pour l'essentiel à des gens qui sinon devraient payer cher en taux de change ou en frais de tenue de compte ». Les marchés financiers ne s'y trompent d'ailleurs pas, puisque selon le consensus des experts, et de l'agence de notation jernlander [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355863#p355863]Investment information and credit rating agency[/url] (ndlr. Agence d'information sur l’investissement et la notation des crédits ; I2CR), le prix d'introduction de l'action semble plutôt raisonnable, voire légèrement sous-évalué et pourrait vite s'envoler si LiberT réussissait à présenter un deuxième exercice bénéficiaire.

Posté : ven. oct. 04, 2019 8:37 am
par Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/14/1qsv.png[/img]
11. april 2040[/center]

[hr][/hr][center]L'empreinte palmaire pourrait venir en complément des puces sous-cutanées[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/40/nxg4.jpg[/img][/center]

Tandis que le débat autour des puces sous-cutanées n'en finit plus de faire débat - d'ailleurs bien davantage à l'étranger qu'au Jernland même, où le Statsråd vante les nombreux avantages et les applications potentielles dans le vie quotidienne - le Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat), qui supervise les nombreuses questions en relation avec la sécurité des individus, et de l'Etat, travaille sur une refonte des données collectées notamment dans le cadre de l'émission de passeports biométriques. En effet, l'intégration de puces électroniques plus sécurisées encore en cours d'élaboration par Atmel, le spécialiste jernlander de la filière, avec le concours de plusieurs fabricants santognais, ouvre la voie à l'accroissement du stockage des informations stockées dans ces outils miniaturisés. L'objectif est de pouvoir réduire les risques d'usurpation d'identité en augmentant les points de correspondance nécessaires. Plusieurs spécialistes de la sécurité et de l'identification des faux documents ont mis en avant la facilité avec laquelle une empreinte digitale peut en réalité être détournée puis exploitée à des fins délictuelles ou criminelles. Face à l'inquiétude denombreux experts consultés par le gouvernement, le ministère de l'intérieur et de la sûreté à indiqué que, en lien avec Atmel et les autres entreprises impliquées dans la conception et la production de documents d'identité, le Statsråd prévoit d'intégrer plutôt les empreintes palmaires, c'est-à-dire de toute la main dans le passeport biométrique, ainsi que des les futures puces sous-cutanées, pour « faciliter l'identification des individus lors des contrôles par les forces de l'ordre et pour réduire drastiquement les cas de fraudes et usurpation ». Cependant, la question se pose pour les personnes de nationalité étrangère entrant sur le territoire national et de savoir si elles devront également disposer de passeport biométriques plus sécurisés. A cette question, le Generalmajor Arne Odlo est rester assez évasif rappelant que « chaque Etat est souverain et que ce gouvernement ne contraindra aucun gouvernement étranger à adopter les mêmes standards de sécurité, à l'exception de la possession d'un passeport biométrique classique » - il faut ici comprendre ici un passeport intégrant a minima les empreintes digitales de quatre doigts, comme c'est le plus souvent la norme.

En plus de ces sujets de plus en plus évoqués avec l'avancement des travaux d'Atmel et d'Elementor sur les composants électroniques miniaturisés et leurs applications sécuritaires - les puces sous-cutanées auront en effet avant tout un usage d'identification des individus dans le cadre de contrôle d'identité ou post mortem - l'extension de l'usage des empreintes palmaires pourrait également atteindre les entreprises du secteur privé, qui voit déjà dans cette technologie des usages intéressants. Si le paiement d'achat a été évoqué un temps grâce aux puces électroniques, d'autres spécialistes, au premier rang desquels Elementor justement, envisagent de développer des appareils permettant le règlement en caisse grâce à ces mêmes empreintes. Le principe serait assez simple, puisque chaque individu qui souhaiterait pouvoir bénéficier de ce système de paiement pourrait se créer un compte personnel auprès d'Elementor et y associer ses deux empreintes palmaires ainsi qu'un compte bancaire en renseignant son IBAN. Ainsi, lors d'un passage dans l'un des magasins équipés des lecteurs que fournirait le spécialiste de la sécurité, le client aurait la possibilité de s'acquitter de son dû en apposant uniquement sa main sur l'une des machines. « La plus-value par rapport aux terminaux électroniques de paiement est assez importante, puisqu'il est plutôt facile de dupliquer une carte bancaire, dès lors qu'on dispose des bons outils, alors qu'il est presque impossible d'en faire autant avec une empreinte palmaire » confie le directeur opérationnel de chez Elementor ; sans exclure non plus de travailler sur les empreintes du réseau veineux de la main, lui aussi totalement unique et propre à chacun. « Nous avons de nombreuses pistes sur lesquelles nous travaillons pour renforcer toujours la sécurité des sites et des opérations et nous investissons chaque année des dizaines de millions de dalers dans le développement de technologies plus sûres qui renforcent la complexité de piratage ou de la falsification parce que nos clients sont souvent très regardant sur la protection de leurs infrastructures et des fruits de leurs travaux, d'autant plus dans le contexte de grande activité des services de renseignements étrangers ». L'objectif non dissimulé d'Elementor et de ses dirigeants est de transformer le Jernland en pays le plus sûr du monde en rendant particulièrement délicate les infiltrations sur des sites réservés ou protégés.

Et pour répondre aux interrogations sur les risques d'un piratage informatique de grande ampleur visant à détourner les bases de données qui seraient constituées par les empreintes biométriques - Elementor dispose de serveurs accueillant de plus en plus d'empreintes rétiniennes, digitales, palmaires ou veineuses des professionnels et de particuliers - l'entreprise ne rechigne à aucune dépense. Ainsi, les acquisitions de logiciels de protection, d'antivirus ou encore de pare-feu ont été multipliées ces dernières années auprès de fournisseurs slézans, comme [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355121#p355121]Złośliwa Firma[/url] afin de faire face aux nouveaux enjeux de la protection des données personnelles et des informations sensibles. Le Jernland est ainsi devenu l'un des plus importants marchés en Dytolie pour le secteur, faisant le bonheur, et la richesse, des principaux concepteurs de ces logiciels. Alors que pour de nombreuses démocraties protections des données personnelles rime surtout avec libertés et respect de la vie privée, le Jernland a plutôt préféré miser très conséquemment sur la sécurité des individus et des entreprises au quotidien en renforçant ses moyens de lutte contre la criminalité. Pourtant, initialement le procédé de reconnaissance de l'entrelacement des vaisseaux sanguins avait été développé par NovoAstra pour assurer le suivi du fœtus, avant de séduire très largement les spécialistes de la sécurité. « Combiné à la reconnaissance des empreintes palmaires, l'entrelacement veineux pourrait permettre une double identification rendant nettement plus complexes les intrusions et usurpation d'identité » estime Amund Ulberg, pour Elementor. C'est d'ailleurs ce dernier qui travaille actuellement sur la conception d'un lecteur permettant de reconnaître simultanément les empreintes de la main et celles des réseaux de vaisseaux sanguins. « la mise au point d'un tel système permettrait de rendre presque inviolable tout site équipé, puisque la falsification de l'un de ces deux moyens d'identification est déjà particulièrement complexe, alors réussir à falsifier les deux relèverait davantage du miracle » juge-t-il.

Pour permettre aux services de la Militærpoliti (ndlr. police militaire) de disposer de l'ensemble des moyens pour procéder à l'identification rapide et infaillible d'éventuels suspects au cours de ses enquêtes, le Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat) a donné son autorisation à la constitution d'une importante base de données biométriques recensant l'ensemble de la population nationale et qui sera accessible aux forces de l'ordre dans le cadre de ses enquêtes. « La maîtrise du séquençage ADN récemment va permettre de pousser l'avantage de notre police plus loin en ajoutant les empreintes oculaires, digitales et sanguines dans cette important logiciel uniquement accessible à la Militærpoliti ou au Sikekrhetsjeneste dans le cadre de leurs enquêtes contre la criminalité, le banditisme et le terrorisme, dans un monde de plus en plus instable où les grands réseaux criminels ou étrangers ne reculent plus devant rien pour nuire à la souveraineté des Etats » considère le ministre de l'intérieur et de la sûreté.

Posté : mar. oct. 08, 2019 8:51 am
par Galaad
[justify][center][img] https://zupimages.net/up/19/14/mb99.png [/img]
23. april 2040[/center]

[hr][/hr][center]L'école supérieure maritime fait figure d'exemple pour les écoles d'ingénieurs[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/41/y4f5.jpg[/img][/center]

Après la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354604#p354604]réforme du pavillon maritime jernlander[/url], exactement au moment de la rentrée de universitaire, la Maritim Høyskole (ndlr. Ecole supérieure maritime) a vu le nombre de ses candidats à l'entrée pour la rentrée prochaine augmenter conséquemment. En effet, comme le rappelle son directeur-général, avec une progression de +25% de dossiers d'inscription déposés, l'établissement a le vent fortement en poupe et profite à plein du dynamisme de la filière navale. Si historiquement le Jernland est un grand peuple de navigateur, la crise et le tassement économique qu'a connu le pays entre 2030 et 2036 avaient eu quelque peu raison de l'enthousiasme des jeunes pour ces métiers réputés difficiles et impliquant souvent de longues absence de la terre ferme. Pourtant, la tendance s'inverse et l'investissement conséquent du Statsråd pour redonner du souffle aux métiers et au secteur maritime commencent à porter leurs fruits. La très bonne santé économique du pays d'origine de nombreux grands noms du monde viking n'est pas non plus étrangère à ce regain d'enthousiasme des étudiants qui sont de plus en plus sollicités dès leur sortie d'étude pour prendre des responsabilités et des postes intéressants. La Maritim Høyskole a par exemple noté dans sa dernière étude pour les diplômés intégrant le marché du travail que 75% d'entre eux avaient trouvé un emploi six mois après leur sortie d'école, un record pour cette dernière, puisqu'elle enregistre ainsi un bond de dix points par rapport à la précédente enquête trois ans auparavant. Comme le souligne Ståle Aandahl, directeur-général de l'établissement qui confère un diplôme d'ingénieur aux polyvalents pour les futurs officiers de la marine marchande chaque année à des promotions de soixante-dix étudiants, « la qualité de l'enseignement est dorénavant reconnue et dans un contexte où le Jernland s'est largement imposé régionalement comme un important pôle universitaire et scientifique, cela attire de nombreux candidats mais incite aussi les entreprises à nous faire confiance. C'est la reconnaissance d'un investissement de long terme qui est reconnu ».

De même, les grandes compagnies jernlanders de transport maritime et de la marine marchande proposent de plus en plus des conditions particulièrement attractives. La Wilhelmsen Arktisk Vei notamment fait figure d'exemple de ce point de vue. En effet, la principale entreprise jernlander du secteur, propriété de la Arctic Strøm AS, et qui a fait le choix à la mi-2039 de [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352981#p352981]renforcer sa flotte[/url] de porte-conteneurs, de vraquiers et de méthaniers rencontre un besoin toujours croissant en main d'oeuvre très qualifiée et d'officiers bien formés et capables de prendre rapidement des responsabilités. Les jeunes diplômés de la Maritim Høyskole intègrent donc de plus en plus des équipages rodés et se voient confier assez rapidement leur propre commandement. « Au cours des premières années, un officier de la marine marchande sortant de l'école va pouvoir assister un commandant plus aguerri en tant qu'officier de quart avant de pouvoir lui-même monter en compétence, en expérience et assez rapidement être lui-même en charge d'un équipage » explique Bård Thoen, le directeur des ressources humaines de l'entreprise. Mais au delà de la montée en compétence des officiers recrutés, ce sont également les conditions de rémunération qui s'améliorent. La forte concurrence entre les compagnies maritimes et les promotions encore restreintes des écoles les plus réputées tirent vers le haut les salaires, au point que de plus en plus de jeunes peuvent se permettre de mettre sous tension les potentiels recruteurs. « Lorsque je suis entré dans mon école d'ingénieur, les diplômés récents acceptaient davantage ce qu'on leur proposait, alors que j'ai pu comparer plusieurs offres d'emploi d'entreprises réputées de la filière de la marine marchande » confirme d'ailleurs Jens Lerud, officier en second sur un grand porte-conteneurs qui a été recruté il y a un an par la Wilhelmsen Arktisk Vei justement. Pour Ståle Aandahl cela traduit effectivement la grande employabilité des diplômés de la Maritim Høyskole et une tendance qui se dessine depuis quelques années et se confirme.

Pourtant, il y a dix ans, peu de signes laissaient entrevoir une pareille réussite. L'école supérieure maritime n'attirait d'ailleurs que très peu de jeunes étudiants, moins fascinés qu'autrefois par les carrières navales commerciales, leur préférant à l'époque les carrières navales militaires. « Les écoles d'ingénieurs n'ont pas eu toujours la même image dans la société, notamment parce que pendant longtemps il a surtout fallu trouver rapidement un emploi pour subvenir à ses besoins. Les réformes éducatives et sociales récentes ont largement contribué à l'essor des filière supérieure plus longues comme les diplômes de master par exemple » explique d'ailleurs justement Oddvar Odegaard, le ministre de l'instruction et de la recherche. Les écoles elles-même ont également réalisé un important travail sur elles pour se moderniser et davantage s'adapter aux enjeux de l'époque. De manière générale, l'ensemble du système universitaire et d'enseignement supérieur a connu un profond mouvement de remise en question et de transformation qui a conduit à en faire l'un des plus dynamique et attractif en Dytolie, mais aussi bénéficiant de la plus large visibilité, avec des projets de recherches de pointe, comme sur la robotique par exemple qui connait justement des avancées notables grâce aux écoles d'ingénieurs. Mais la Maritim Høyskole a été l'une des premières à engager ce cycle et fait ainsi à présent figure d'exemple pour de nombreuses de ses consœurs. Face au succès de leur modèle, elles envisagent d'ailleurs de revoir également les contingents de places qu'elles offrent chaque année en élargissant le nombre d'admis, en refusant toutefois tout compromis sur le niveau d'exigence et de sélectivité de leur procédure d'accès. « Il n'est pas question de brader notre modèle ni même de réduire le haut degré d'attente des candidats à l'admission » confirme ainsi le directeur de la plus prestigieuse d'entre toutes, à savoir la Sentral Teknisk Høyskole, Gøran Lie.

Posté : mer. oct. 09, 2019 7:43 am
par Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
26. april 2040[/center]

[hr][/hr][center]Les usines d'armement relancent leur production[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/41/haqc.jpg[/img][/center]

Le Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat) a finalement accordé son autorisation pour une relance de la production d'armement et de matériel militaire lourd. Alors que la production avait fortement chuté ces dernières années en raison de la priorisation des actions gouvernementales, 2040 devrait marquer le retour en force d'une industrie qui continue de disposer d'une influence assez importante, malgré un reflux suite à l'élection du General Magnuss Løvenskiold qui avait été élu sur la promesse de relancer l'économie et la machine industrielle avant de se concentrer à nouveau sur la modernisation des forces armées. Après deux excellentes années en terme de croissance - en 2038 le produit intérieur brut avait crû de plus de 13%, avant de littéralement s'envoler en 2039 avec une progression de +50% - le ministère des armées et de la guerre, dont le président du Statsråd, également à la tête du Conseil pour la sûreté de l'Etat, assure personnellement la supervision politique, a annoncé que l'outil productif jernlander serait profondément modernisé pour intégrer les dernières avancées en matière de robotique. C'est d'ailleurs l'ennissois Tadhchai qui devrait être sollicité aux côtés d'entreprises valdaques également en pointe sur la robotisation des usines. Si la première entreprise est une habituée du marché national, les entreprises de Valdaquie comment à rogner un petit peu les part de marché du leader mondial de la robotique industrielle et de service. C'est notamment le cas d'Alfa Tech qui espère devenir un concurrent sérieux pour Todhchai d'ici deux à cinq ans. Par ailleurs, cette année, les investissements publics en faveur de la redynamisation d'une industrie de l'armement plutôt modeste devraient permettre de réhausser les capacités de productions militaires. Nordisk Aerospace, Missiles and Electronic System (ndlr. NAMES), principal producteur de missiles de croisière et spécialisé dans l'électronique pour l'aérospatial, devrait ainsi pouvoir renforcer sa ligne de production avec notamment l'ambition de pouvoir doubler ses capacités annuelles. En effet, si jusqu'à présent l'entreprise était en mesure de sortir une quinzaine de vecteurs par an, il devrait être capable en 2040 d'en fournir au moins une trentaine à l'armée du Jernland pour équiper ses croiseurs, frégates, mais également ses avions et hélicoptères.

Mais le renforcement de l'industrie de défense devrait également s'accompagner très prochainement de nouveaux plans stratégiques visant à doter le pays des capacités d'innovation nécessaire à la conception de ses propres unités. Le Rådet for statens sikkerhet a d'ailleurs confirmé en ce sens que plusieurs coopérations sont d'ors-et-déjà prévues, avec notamment en ligne de mire la possibilité de produire des canons d'artillerie de facture jernlander. A ce titre, le transfert technologique acté avec le Shakhanat du Karmalistan, ainsi que le partenariat de recherche avec l'Empire de Kaiyuan devraient notablement améliorer les découvertes des bureaux d'étude nationaux. La Hammerverk Industrikonsern sera d'ailleurs en première ligne sur les travaux de recherche et développement puis de production du futur canon d'artillerie de nouvelle génération. Historiquement producteur d'armement du fantassin, la H&K - il s'agit du surnom donné à la manufacture d'armes avec la contraction de Hammerverk et Konsern - envisage dorénavant de moderniser très fortement les véhicules et dispositifs offensifs et défensifs qu'elle proposait jusqu'alors à la vente exclusivement au Jernland, mais dont la qualité s'avère de plus en plus obsolète. De même, l'amélioration du produit intérieur brut, et avec lui des moyens industriels, permet dorénavant d'envisager également de concevoir et faire sortir des lignes de production de nouveaux équipements antiaériens plus à même d'anticiper et d'éliminer les menaces venues du ciel. Pour le directeur général de la Hammerverk Industrikonsern, le projet de modernisation des forces armées nécessitera de disposer « d'entreprises à la pointe de l'innovation et de la technologie pour pouvoir inscrire l'industrie militaire jernlander parmi le toutes meilleures au monde ». Et pour y parvenir, il ne s'interdit à présent plus rien, tant en terme de volume d'investissement, de demande de soutiens publics, mais également de partenariats technologiques avec d'autres entreprises étrangères, principalement au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes. « La cure de jeunesse qu'a opéré Valdarm ainsi que l'expertise de la National Factory lorthonienne laissent augurer des coopérations intéressantes et potentiellement une spécialisation de l'un ou l'autre des Etats de l'alliance pour optimiser nos capacités » complète-t-il. Si le Jernland n'exclut pas à ce stade de compléter son offre avec des bâtiments pour les marines de guerre, à ce stade, aucune entreprise nationale n'a véritablement les moyen de concurrencer la National Factory.

Il est à noter d'ailleurs que le regain d'activité de l'industrie de l'armement devrait également avoir des conséquences pour l'industrie minière et de matières premières puisque les sites d'extraction du fer, mais également les usines de transformation de l'acier et du charbon, continuent d'enregistrer des commandes records, alors que le Jernland est le premier producteur continental et est en mesure d'approvisionner l'essentiel des entreprises nationales de l'armement. En effet, les plus de 22,5 millions de tonnes de fer extraites chaque année des mines sur le territoire permettent largement de subvenir aux besoins d'une économie qui tourne à plein régime et d'une industrie particulièrement vorace de ces ressources. La Nasjonal Stålverk Aksjeselskap, mais également Austbø Gruppen AS, la MinneDexa et la Konsberg AS devraient ainsi particulièrement profiter du regain d'activité dans l'industrie militaire, puisque étant les grandes compagnies de l'extraction, et de la transformation du fer en acier. Si dans le monde le Shakhanat du Karmalistan produit l'énorme majorité du fer consommé, le marché dytolien lui reste encore assez peu accessible, en raison notamment des barrières douanières qui font que les métaux ferreux et non ferreux restent encore meilleurs marchés en provenance du Jernland. De même, le traitement du tungstène pour les différents alliages réputés pour leur dureté fait du pays un acteur dytolien industriel majeur. Pour le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail, « les atouts naturels de notre pays en font une terre idéale pour une industrie robuste et capable de produire de nombreux produits, qu'ils soient militaires, mais également pour le reste de l'économie, puisque nous disposons parmi les meilleures forges et entreprises sidérurgiques au monde ». L'espoir du gouvernement est de parvenir à stimuler encore plus fortement les capacités de l'industrie lourde pour rattraper le retard potentiellement accumulé par rapport aux autres partenaires de la Communautés des Nations Dytoliennes. « De même, nous observons qu'il existe des écarts absolument énormes avec d'autres grandes puissances mondiales ou régionales et il convient de doter le Jernland d'un outil productif en mesure de nous permettre de ne pas être distancé dans les productions civiles et militaires » juge le ministre.

Posté : jeu. oct. 10, 2019 9:07 am
par Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/14/1qsv.png[/img]
29. april 2040[/center]

[hr][/hr][center]Børgen Sveaas lance en grande pompe la conférence pour l'industrie du futur[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/41/0scw.jpg[/img][/center]

Il s'était fait plus discret au cours des semaines écoulées, aussi éclipsé par l'actualité internationale et d'autres membres du Statsråd, mais le lancement de la conférence en faveur de l'industrie du futur devrait donner l'occasion à Børgen Sveaas, le très médiatique ministre de l'économie et des finances, de se repositionner sur le devant de la scène ; même si son homologue en charge de l'industrie ne compte pas faire du simple présentéisme et jouer également sa partition sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. En effet, pendant trois jours, les grandes entreprises de la filière industrielle vont se réunir à Ålesund (ndlr. comté de Thorvalmark) pour un cycle de conférence-débat sur le thème de la modernisation de l'outil productif national, alors que le Jernland connaît des bouleversements sans précédent dans son histoire récente. Dans les usines, de nouvelles compétences émergent et les machines sont de plus en plus présentes. Les récentes avancées technologiques en matière de robotique de service et les promesses de fonds complémentaires pour la recherche sur la robotique industrielle par l'Institutt for forskning (ndlr. Institut pour la recherche) et son département en charge de la recherche industrielle appliquée vont accélérer encore le phénomène ; d'autant plus que les récents accords et partenariats conclus avec la République de Valdaquie et le Protectorat septentrional de Liang en faveur de transferts technologiques s'inscrivent pleinement dans la volonté du gouvernement d'atteindre l'objectif qu'il s'est fixé en 2038 de parvenir à [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=351651#p351651]tripler d'ici dix ans la capacité productive[/url] du Jernland. La Fagforening (ndlr. Union des entreprises) se réjouit d'ailleurs de l'attention que porte le ministère de l'économie et des finances à ces sujets éminemment importants pour une économie qui s'appuie encore très largement sur ses usines et son industrie. Le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail ne perd d'ailleurs pas une occasion de redire que la mission principale que s'est fixée son administration est de maintenir dans les comtés les sites de production tout en parvenant à attirer de nouveaux acteurs, y compris étrangers, au Jernland pour y installer leur centres industriels et leurs usines. Ce dernier ne manque d'ailleurs pas une occasion de rappeler qu'il copilotera étroitement les futurs dispositifs et assurera le suivi de la modernisation du secteur secondaire national ; histoire de ne pas se laisser distancer ou déborder par un Børgen Sveaas qui ne serait pas mécontent de voir son portefeuille s'enrichir du volet industriel.

Trois jours après [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=357349#p357349]les bonnes nouvelles venues de l'industrie de la défense[/url] qui devrait connaître dans les prochains mois un net regain d'activité après des années de stagnation, le gouvernement ne pouvait espérer meilleur scénario pour présenter les grands axes de sa feuille de route pour l'industrie du futur. Le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail rappelle d'ailleurs que « la principale, et peut-être même l'unique ambition gouvernementale sur ces sujets est de préparer les industries jernlanders à la nouvelle donne mondiale. Nous assistons à une robotisation sans précédent, et pourtant seulement un petit nombre de pays peuvent se targuer de disposer des technologies nécessaires au passage des usines du XXème dans le XXIème siècle ». Le gouvernement a choisi de se positionner sur un terrain résolument souverainiste sur cette question de la transformation industrielle en cours en rappelant qu'actuellement de nombreuses entreprises installées sur le sol du Jernland sont contraintes de se tourner vers des fournisseurs étrangers, quoi que membres de la Communauté des Nations Dytoliennes pour certains d'entre eux, pour réaliser les acquisition de modernisation dont leurs entreprises ont besoin. « Si nous voulons que notre pays puisse rester une puissance industrielle, voire même renforcer sa stature de leader technologique et dans les innovations sectorielles, capable de produire largement au delà de son simple marché intérieur, alors nous devons nous retrousser les manches et réaliser les investissements de recherches et de développement des machines-outils de demain » estime Steinar Tobiassen, le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail. Mais loin de vouloir nécessairement se substituer au partenaire valdaque ou d'aller le concurrencer sur ses atouts, dans la vision du Statsråd il s'agit bien davantage de positionner l'industrie jernlander sur un créneau propre, à savoir l'industrie de pointe et de haute technologie. « Assez paradoxalement, pour pouvoir nous renforcer sur ce segment du marché moyenne gamme et haut de gamme, nous devons largement investir dans la robotisation de nos usines et c'est exactement ce phénomène que le ministère de l'industrie est en train d'accompagner ».

Atmel, le fabricant de composants électroniques, ne s'y est d'ailleurs pas trompé, puisque ce dernier a décidé d'investir assez largement sur la miniaturisation. Sous le feu des projecteurs après l'annonce par le gouvernement du projet d'implantation de puces sous-cutanées pour les ressortissants de nationalité jernlander, l'entreprise propose cependant de très nombreux autres produits et s'est étroitement associé avec NT Technologies dans la perspective de développer des applications de robotique industrielle. Ensemble les deux géants dans leur domaine prévoient de développer l'internet des objets et de largement généraliser la technologie pour permettre de collecter davantage de mégadonnées. Sur le principe, les usines pourront ainsi faire fonctionner en réseau leurs robots et appareils de sorte que par exemple l'ensemble des informations rassemblées sur les vibrations induites par la production ou la durée moyenne avant des pannes techniques sur les machines pourront être plus facilement analysées et ainsi exploitées. Pour le président de l'Union des entreprises, « le Jernland s'apprête à entrer pleinement dans la quatrième révolution industrielle en associant pleinement l'informatique, la numérisation des usines et les robots de production. Les gains de productivité attendus pourraient potentiellement être considérables et notre pays se positionner comme une usine de haute technologie et grande qualité au coeur de la Dytolie ». En effet, les perspectives ouvertes par les composants électroniques de nouvelle génération et le développement très rapide de la robotique simple, de service et à terme également industrielle. De même, l'importance des logiciels va aller en croissant. En effet, le développement de l'internet des objets et l'installation de capteurs sur les machines de production pour mieux collecter les données relatives au fonctionnement - et aux dysfonctionnements - des usines vont nécessiter des outils informatiques également plus performants et modernes. C'est d'ailleurs ce à quoi s'attelle largement les concepteurs et producteurs de logiciels, avec encore un important gain grâce aux coopérations et aux nombreux partenariats que permet la Communauté des Nations Dytoliennes et son Forum Doriana Soubeyre.

Posté : ven. oct. 11, 2019 9:25 am
par Galaad
[justify][center][img] https://zupimages.net/up/19/14/mb99.png [/img]
02. mai 2040[/center]

[hr][/hr][center]En renforçant son parc nucléaire le Jernland veut éviter les black-out[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/41/rge7.jpg[/img][/center]

Avec une croissance très forte de la consommation électrique, notamment en raison de l'explosion de l'activité industrielle - le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail estime que les besoins en mégawatts ont augmenté très fortement, de l'ordre de +60% dans les filières de l'industrie manufacturière lourde et légère entre 2038 et 2040 - le Statsråd a finalement arrêté sa décision d'[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355488#p355488]élargir le parc nucléaire jernlander[/url] avec la construction de huit nouveaux réacteurs d'une puissance cumulée supérieure à 7 200 mégawatt. L'entreprise Gaarder AS, spécialisée dans la maintenance industrielle, et tout particulièrement dans les équipements électriques de puissance, a en effet pointé les risques de surtension sur les installations électriques installées et qui produisent l'énergie consommée quotidiennement au Jernland. La décision de renforcement des capacités nationales intervient d'ailleurs après la remise d'une étude de préfiguration commandée par le gouvernement sur l'étude d'opportunité de la construction de ces nouveaux sites de production d’électricité, alors qu'il est attendu dans les prochaines années un très net accroissement de la consommation domestique, mais également par les professionnels. Et si le coût devrait être conséquent, Statskraft, l'énergéticien jernlander, et Kjernland, s'est spécialisé dans l'ensemble du cycle nucléaire, du transport de l'uranium et des matériaux fissibles, à l'enrichissement et le traitement des carburants nucléaires, comptent s'appuyer sur les très importants contrats signés dernièrement avec les autorités ennissoises et valdaques pour des mégacontrats d'une valeur totale de vingt-trois milliards de dalers (ndlr. quinze milliards de dollars) pour réaliser les investissements dans les deux futures centrales jernlanders. Si la décision a été prise aussi rapidement, seulement cinq mois après la commande de l'étude, c'est parce que le ministère de l'industrie, de l'énergie, et du travail souhaite éviter de potentielles black-out liés à de trop fortes demandes simultanées. Au delà du risque théorique, le Jernland a pu en faire déjà l'expérience il y a plusieurs semaines, lorsque faute de production suffisante, Statskraft a été contraint de couper en urgence plusieurs réseaux d'acheminement en fin de journée pour éviter que des usines se retrouvent subitement intégralement éteintes.

Cependant, loin de s'arrêter seulement au renforcement des infrastructures existantes et à la construction de nouveaux sites majeurs de production, dont la durée de vie devrait être prévue pour dépasser les quarante ans, Steinar Tobiassen, le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail, a prévu de faire adopter dans les prochaines semaines, avant la pause du travail du Stortinget pour les congés estivaux, un texte de loi visant à mieux encadrer les coupures électriques et la gestion de l'alimentation en énergie du pays face aux risques de sur-demande. Dans le détail, le paquet législatif comprendra la possibilité pour Statskraft de contractualiser avec l'Etat et des entreprises industrielles, particulièrement énergivores, pour que dans des situations de pics de consommation électrique, l'énergéticien et sa filiale de gestion du réseau puissent couper l’approvisionnement de plusieurs sites parmi les plus gourmands en électricité pour privilégier des infrastructures civiles ou particulièrement stratégiques. Très concrètement, l’objectif est qu’en l’espace de cinq secondes après avoir reçu son ordre d’activation, le site industriel doit pouvoir interrompre sa production et ainsi redonner des marges au réseau électrique. En contrepartie, l’entreprise pourra percevoir une indemnisation variable selon le nombre de mégawatt interruptibles ; avec cependant une distinction entre les usines « arrêtables » immédiatement et celles disposant d’un délai supérieur équivalent à trente secondes au lieu des cinq. A ce stade, environ une dizaine de sociétés se sont dites prêtes à s’engager dans cette procédure avec l’Etat et devraient permettre de réduire la consommation lors des heures de très fortes demandes. Cela dit, l’application de cette mesure devrait rester particulièrement marginale, puisqu’au cours de l’année écoulée, seule une fois une situation « grave et fortuite » aurait nécessité son activation. Pour le ministre, « elle restera exceptionnelle et généralement son utilisation ne devrait pas excéder quelques minutes, le temps d’accroître la production électrique via d’autres sites de production, nucléaires ou même hydrauliques ».

Par ailleurs, pour mieux anticiper les besoins des industriels et des particuliers, Staskraft va dès 2041 également revoir son fonctionnement en intégrant davantage de mégadonnées - et donc s'équiper également en ordinateurs plus puissants auprès des concepteurs de supercalculateurs lorthoniens capables de stocker et de traiter davantage de flux d'informations - pour les analyser plus finement et en déduire beaucoup plus précisément les périodes de fortes demande et les heures plus creuses. « La très forte accélération de la production nationale n'avait pas été anticipée dans de telles proportions et nous devons revoir nos schémas d'exploitation des installations productrices d'électricité pour mieux répondre aux attentes de nos clients » estime le directeur-général de l'énergéticien. De même, un important appel d'offre sera lancé auprès des professionnels pour mieux évaluer leurs besoins en alimentation selon plusieurs tranches horaires correspondant aux grands moments d'une journée de travail normale. L'objectif qui sera fixé par la loi aux entreprises de l'écosystème énergétique devrait être de garantir une permanence du service et entre l'offre et la demande sur le réseau électrique.

Cette loi ne devrait cependant pas être sans conséquences pour les finances publiques, puisque rien que le dispositif d'indemnisation des entreprises qui ont accepté sur le principe de contractualiser avec l'Etat et Staskraft pour potentiellement éteindre leurs usines en cas de besoin devrait coûter une centaine de millions de dalers (ndlr. entre soixante et soixante dix millions de dollars) au ministère de l'énergie, auxquels s'ajouteront les coûts de construction des deux nouvelles centrales nucléaires d'ici 2045. Dans cette dernière opération qui aboutira avec la mise en service des huit nouveaux réacteurs, l'Etat ne financera toutefois pas à proprement parler les installations en durs, mais davantage des frais liés à la sécurisation des sites et d'autres opérations relevant du domaine régalien du Statsråd. Si le Jernland est l'actionnaire majoritaire - à 100% - de Statskraft et Kjernland - les règles de la concurrence fixées par le traité du Forum pour la coopération économique interdisent en revanche de verser des subventions publiques à des entreprises privées pour éviter de fausser la liberté d'entreprendre. Pour le président-directeur général de l'énergéticien jernlander, la construction de deux centrales ainsi que l'indemnisation des entreprises acceptant de couper leur alimentation en cas d'urgence ne devraient « pas poser de difficultés en raison notamment de la grande rentabilité de l'énergie nucléaire et hydraulique actuellement privilégiées au Jernland, mais également grâce aux très importants contrats décrochés dans des Etats-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes ». De même, la maîtrise à venir de l'ensemble du cycle de fabrication des carburants pour centrale nucléaire et le retraitement des déchêts permettra des économies substantielles pour Kjernland et Statskraft qui devaient jusqu'alors sous-traiter cette phase de la production, avec des coûts évidemment supérieurs.

Posté : lun. oct. 14, 2019 12:48 pm
par Galaad
[justify][center][img] https://zupimages.net/up/19/14/mb99.png [/img]
11. mai 2040[/center]

[hr][/hr][center]Les places hôtelières et les services aux touristes devrait continuer de croître[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/42/z0lo.jpg[/img][/center]

Alors que de nombreux acteurs et entreprises ont déjà émergé et se sont taillés une belle part dans l'économie touristique du Jernland - il est ainsi possible de citer entre autres [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353302#p353302]ReiseR[/url] dont le succès ne se dément pas et ne cesse de s'amplifier au regard du nombre croissant de Jernlanders désireux de découvrir l'étranger et en recherche d'un assistant - le ministère de l'information, la culture et des cultes a indiqué que le nombre de places hôtelières continue de croître convenablement pour faire face à l'accroissement du nombre de visiteurs étrangers. En effet, entre 2038 et 2039, le nombre de touristes visitant le Jernland a augmenté de +1,1% pour frôler le seuil symbolique des huit millions de personnes. Si les professionnels du secteur se sont réjouis en début d'année de ces bons résultats, du côté des pouvoirs publics, on estime que beaucoup de choses peuvent encore être faites pour améliorer l'accueil de visiteurs étrangers. C'est d'ailleurs ce qui conduit le Statsråd (ndlr. Conseil d'Etat) à vouloir avancer à la mi-juin son plan de promotion de la destination jernlander en espérant attirer d'ici l'hiver de nouveaux curieux, désireux de sa familiariser avec la Dytolie norroise, dont le Jernland est le seul représentant notable, mis à part le Thorval, mais qui en raison d'évidents risques pour la sécurité des personnes ne jouit que d'une faible attractivité.

Le projet gouvernemental repose sur deux grands piliers qui consistent d'une part à valoriser et faire mieux connaître le pays auprès des publics potentiellement intéressés, en mettant en avant les nombreux atouts dont il dispose - il est ainsi possible de citer par exemple les stations de sport d'hiver du sud du pays, dans les Thorkjeder, ou encore les très importants parcs naturels et les vastes étendues particulièrement préservées de l'urbanisation et de l'activité humaine à proximité des principaux fjords dans le comté de Fjordane - et d'autre part en investissant et en soutenant le développement de nouvelles infrastructures de transport, d'hébergement ou de restauration. Le [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354528#p354528]projet Hvit[/url] du groupe Vestmark qui est spécialisé dans l'hôtellerie a d'ailleurs bénéficié d'un soutien du ministère de l'information, de la culture et des cultes pour trouver l'emplacement le mieux adapté à son projet de centre de thalassothérapie et de tourisme balnéaire au milieu de l'un des fjords les plus emblématiques du pays, le Øyvindsverrefjord (ndlr. Comté de Rodinland). Ou encore la Skadinavia Airlines System et JernlandAir, qui sont les deux compagnies aériennes majeures du Jernland, qui ont vu leur nombre de passagers augmenter considérablement depuis les accords passés dans le cadre des traités bilatéraux signés au cours des dernières années et qui positionne l'aéroport de Røros comme un important hub dans l'ensemble de la Dytolie orientale et du nord ; tout particulièrement dans le cadre des partenariats jernlando-karsais qui se sont traduits par ce renforcement des échanges, ou encore les transits inter-CND qui continuent de progresser à un rythme constant et soutenus par les interdépendances entre les Etats-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes.

Selon le Statistisk sentralbyrå (ndlr. Bureau central des statistiques), les prochaines années pourraient permettre au Jernland de devenir la première destinations touristiques en Dytolie, à condition que les actions annoncées s'accompagnent de traductions concrètes pour permettre aux professionnels du tourisme de franchir le plafond de verre qui maintient encore beaucoup d'activité à une échelle plutôt familiale. « Mis à part quelques grands noms de l'hôtellerie, une très grande partie des hôteliers sont à la tête d'établissements capables d'accueillir quelques dizaines de personnes, en raison tout d'abord de la taille critique de leurs hôtels, mais également en raison des difficultés à recruter du personnel qualifié et capable d'assurer un bon niveau de qualité et de service » estime l'un des analystes de l'office des statistiques. Pour répondre à ces enjeux, l'ambition du Statsråd est de travailler de manière transversale à l'émergence d'une filière restauration et hôtellerie de renommée et en mesure de former la main d'oeuvre nécessaire pour accroître les capacités nationales. Les écoles professionnelles devraient donc dans les prochains mois être mises autour de la table avec les différentes fédérations représentants les professionnels de la filière pour établir une feuille de route et les priorités sur lesquelles travailler pour concurrencer les principales destinations mondiales. « Nous avons les moyens d'aller convaincre des touristes potentiellement tentés par des expéditions au Nunakya ou aux Valvatides de privilégier le Jernland » juge par exemple le ministre de l'information, de la culture et des cultes. D'autant plus que les conditions de sécurité, mais également les efforts importants faits en matière d'accueil et de facilité des séjours réhaussent l'aviss que peuvent se faire les touristes étrangers sur la Dytolie norroise.

Enfin, de plus en plus de particuliers optent pour une location de leur appartement ou logement personnel pour des visiteurs en contrepartie d'un loyer permettant de réduire les frais des propriétaires. Si le budget 2040 a prévu [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=357019#p357019]des dispositions fiscales[/url] pour réduire l'optimisation ou la fraude, ces dernières restent encore particulièrement avantageuses et permissives et facilitent largement ce type d'opérations. Si plusieurs plateformes ont tenté de s'imposer pour faire le lien entre locataires et loueurs, c'est pourtant Traveltronics qui est devenu leader au Jernland et qui espère bien s'imposer sur ce type de services. Son directeur commercial résume d'ailleurs assez bien l'ambition de l'entreprise qui voudrait favoriser les échanges et les déplacement en accélérant la mise en relation entre ceux qui ont un appartement ou une maison à louer sur de courtes périodes et les touristes à la recherche d'expériences différentes que les très classiques hôtels.

Posté : mar. oct. 15, 2019 1:54 pm
par Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
15. mai 2040[/center]

[hr][/hr][center]A Røros le centre Futurium sort de terre et complète la liste des musées[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/42/vjjk.jpg[/img][/center]

Il aura fallu cinq ans pour que finalement le bâtiment du futur centre Futurium sorte de terre dans la capitale jernlander, Røros. Destiné à accueillir un musée, plusieurs espaces d'exposition, un centre des congrès ainsi qu'une salle de projection, son inauguration a été faite par le General Magnuss Løvenskiold, président du Statsråd et chef de l'Etat, en personne, en présence de nombreux artistes, personnalités du monde artistique et culturel et de membres du gouvernement, dont évidemment le ministre de l'information, de la culture et des cultes. Si l'événement a attiré tant de monde, c'est que le Futurium a vocation à devenir le symbole du Jernland de demain, qui se projette dans l'avenir et où se tiennent une partie importantes des grands moments de rassemblement des scientifiques et chercheurs du monde entier. Si l'indice d'attractivité intellectuelle et universitaire du pays reste tout à fait respectable, le ministère de l'instruction et de la recherche estime qu'il est possible encore de l'améliorer et que disposer d'une telle structure y contribuera. D'autant plus que le Futurium a une vocation toute particulière, puisqu'il s'intéressera essentiellement aux travaux majeurs et structurants pour le vingt et unième siècle et voire même pour le suivant. Dans sa conception et sa destination, le centre a été pensé pour pouvoir faire une place très importante aux parcours expérimentaux pour les visiteurs qui pourront se confronter tout au long de la visite à travers le musée avec les prototypes qui se sont transformés en réalisations commercialisées ou qui sont restés à l'état de projet, et ils pourront également profiter d'expériences immersives avec des animations et attractions les intégrant pleinement.

Pour le ministère de la culture, qui a été chef de file sur ce musée aux côtés du ministère de l'instruction et de la recherche, mais aussi avec celui de l'industrie, de l'énergie et du travail, l'objectif a été de « proposer aux visiteurs de découvrir toutes les innovations qui se développent au Jernland et de pouvoir également participer assez largement à l'appropriation culturelle et ainsi préparer la société aux grandes mutations qui s'annoncent ». En effet, en familiarisant encore davantage les citoyens avec les transformations qui arrivent, le gouvernement espère faciliter leur intégration dans le quotidien de la société d'ici quelques années. L'avantage du Futurium réside naturellement aussi dans son évolution perpétuelle, puisque le progrès technique est généralement infini, tant une invention en engendre une autre. « Sur la base du principe du progrès accéléré, il y a fort à parier que les prochaines années soient le témoin d'une forte accélération du progrès technique dans notre histoire ; les changements techno-scientifiques devenant plus rapides et plus profonds avec des mutations culturelles et sociales au moins aussi importantes » considère Oddvar Odegaard, le ministre de l'instruction et de la recherche. Au delà du musée, les espaces d'exposition offriront un regard et une expérience sur l'avenir et ce à quoi le futur pourrait ressembler. Loin des voitures volantes, ces lieux privilégiés seront aussi indirectement le moyen idéal pour tester la sensibilité des citoyens à tel ou tel innovations avant une potentielle arrivée d'ici une ou plusieurs décennies dans leur quotidien.

Mais si le Futurium offrira à ses visiteurs un aperçu du monde de demain, son ambition est aussi d'offrir un espace de discussion et d'ateliers créatifs pour les inventeurs et ceux qui sont à la base de l'innovation. Ainsi, le fait qu'il soit équipé de fablabs et d'autres espaces productifs et laboratoires de fabrication va permettre à ceux n'ayant pas nécessairement à disposition tous les outils et instruments d'expérimenter leurs projets et de les confronter à la réalité de ce qui est possible. « Notre espoir est évidemment que les inventeurs qui viendront tester et réaliser leurs prototypes ici contribuent à faire naître des idées, qu'ils se stimulent entre eux et que le Jernland puisse accélérer dans le développement des machines et produits du futur » explique le directeur du centre Futurium. De plus, en facilitant la rencontre entre les innovateurs et les potentiels commerçants, cet espace devrait grandement accroître le concrétisation commerciale de nombreuses innovations qui restent encore trop souvent au stade de projet, faute de moyen pour les expérimenter et ensuite les produire en série et à plus grande échelle. C'est d'ailleurs ce qui a motivé le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail, et celui de l'économie et des finances à investir dans le développement de ces ateliers et laboratoires qui seront mis à disposition - loués à tarifs très préférentiels en réalité - afin de repérer et faire émerger les innovations qui amélioreront potentiellement la vie de l'ensemble des Jernlanders.

Steinar Tobiassen, le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail, indique par exemple que le Statsråd « soutiendra d'ailleurs une partie des projets les plus prometteurs et les plus intéressants » ; une manière aussi pour les ministères de faire émerger des progrès extensibles ensuite à l'ensemble de la société. Dans ses installations, de nombreux équipements ont d'ailleurs été prévus et trouvent échos dans les travaux actuels autour de la robotique ou de l'informatique. Les premiers visiteurs ont ainsi pu découvrir des prototypes de robots pour particuliers, mais aussi de service, ou même tester des logiciels encore en phase de développement, mais qui intégrés demain à leur quotidien faciliteront largement leurs métiers et leur vie domestique. Le laboratoire Futurium en sous-sol permettra également de profiter d'engins encore peu répandus en raison de leur coût par exemple oud e l'espace important qu'ils occuperaient sinon. Des lasers de découpe des matériaux ou des ordinateurs permettant le building information modeling qui permettra d'améliorer largement les infrastructures et de concevoir la ville intelligente seront mis à disposition pour ceux qui auront pu s'inscrire aux tutorats proposés par les professionnels du Futurium. Les derniers-nés de ce laboratoire seront ensuite présentés aux visiteurs dans les hall d'exposition et le musée. De quoi émoustiller les jeunes visiteurs, mais aussi les moins jeunes ; de manière générale tous ceux intéressés par le futur et le XXIIème siècle.

Enfin, il est à noter que le bâtiment du Futurium en lui-même est déjà en soi une grande innovation, puisqu'il intègre les connaissances du Jernland en matière de consommation optimisée d'énergie et de réduction des empreintes environnementales, de sorte que les locaux et leur approvisionnement devraient être neutres en carbone. Accessible largement quel que soit l'âge ou la condition physique - toute l'infrastructure a été pensée pour fluidifier les déplacements, y compris pour les handicapés - il offre un large panorama sur la capitale et le détroit. Modulable pour de nombreux espaces, le Futurium devrait également pouvoir s'adapter très largement aux besoins des divers événements qui y seront organisés. Il donne l'impression de pouvoir façonner l'avenir avec un programme varié ; de la conférence à l'atelier, ou la performance théâtrale, tout ou presque y devient possible. Avec ce complexe très impressionnant, le Statsråd a cherché à doter le Jernland d'un endroit pouvant anticiper les grands changement set les innovations les plus marquantes du futur pour inscrire le pays tout entier dans l'ère de la quatrième, voire cinquième grande révolution. « L'ambition du gouvernement est évidemment de concurrencer l'ensemble des grandes capitales mondiales en faisant de Røros et du Jernland le lieux où se dessine l'avenir et où les innovations prennent vie et corps » a conclu le General Magnuss Løvenskiold dans son intervention inauguration, alors que le pays espère bien devenir l'un des plus dynamique de la création et du progrès technique.

Posté : mer. oct. 16, 2019 9:02 am
par Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
17. mai 2040[/center]

[hr][/hr][center]Le cloud computing révolutionne les usines et le marché du travail[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/42/khng.jpg[/img][/center]

Alors que le lancement de la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=357395#p357395]conférence pour l'industrie du futur[/url] a réuni de très nombreux chefs d'entreprise et acteurs du monde économique, les industriels jernlanders affichent de plus en plus ostensiblement leur volonté de moderniser l'outil productif et de transformer le Jernland en grande puissance industrielle dytolienne. Si depuis 2038 le pays a fait un bond absolument spectaculaire et augmentant sa capacité productive de 55%, l'ambition des entrepreneurs est encore largement insatisfaite et ces derniers sont de plus en plus déterminés à faire entrer les usines nationales pleinement dans le XXIème siècle et ainsi potentiellement concurrencer les principales puissances économiques continentales. Cinquième puissance économique dytolienne, le Jernland est occupe la même place en terme de capacité de production industrielle. Pourtant, après le spectaculaire envol de l'économie nationale, ni le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail, ni les principaux acteurs du secteur secondaire ne semblent vouloir ralentir le rythme et au contraire, ils cherchent davantage à accélérer la transformation en profondeur de l'appareil productif du pays. Le porte-parole du ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail a d'ailleurs déclaré que « le Jernland dispose de belles capacités et de bases solides en matière de fabrication » qui pourraient permettre à terme de l'installer comme un moteur de l'innovation industrielle et de la production manufacturière légère et lourde.

En plus de la robotisation rapide des usines et des principaux centres de production dans le cadre du programme de modernisation des infrastructures, d'autres méthodes et techniques nouvelles émergent grâce notamment au numérique et à la digitalisation ; les entreprises ayant pris conscience très vite au Jernland de l'importance d'inventer de nouveaux modèles productifs mais également du besoin de se doter des outils du futurs qui permettront de maintenir l'activité industrielle et les emplois qui vont avec. Tandis que de nombreux autres pays voient leur industrie rester encore très organisée sur les bases qui avaient fait leur succès au cours du XXème siècle, au contraire, les grands groupes jernlanders ont entamé progressivement leur mue pour s'inscrire pleinement dans leur temps. Si les grandes filières minières et d'extraction et transformation de la matière première - au premier rang desquelles figurent d'ailleurs la sidérurgie et l'industrie du charbon - continuent d'occuper une place considérable dans l'économie nationale, la fabrication manufacturière tend à gagner du terrain, grâce notamment à l'essor parallèlement du service aux entreprises et des réseaux de communication et de transport. A ce titre, l'exemple du géant du commerce en ligne Gnaa, qui s'est déjà fait connaître en commercialisant, en partenariat avec [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352020#p352020]plusieurs pharmacies[/url], des médicaments de première nécessité et ne requérant pas d'ordonnance est particulièrement illustrateur de cette tendance de l'amélioration globale de la chaîne de production et d'acheminement.

Mais cette facilité qu'ont les entreprises à entrer de plain-pied dans l'ère du numérique s'explique aussi par l'importance de ce secteur économique stratégique au Jernland, avec des géants comme Altek ou Atmel, qui développe justement les composants électroniques de prochaine génération. Et elle a pour conséquence l'émergence de nouveaux services et d'une nouvelle manière de concevoir l'usine de demain. Si cette usine nécessitera des logiciels toujours plus performants et capable de mieux prendre en compte la production en temps réelle - et donc de reporter presque instantanément les potentielles difficultés et les problèmes qui pourraient survenir au cours de la phase de construction - elle devrait également s'appuyer sur des moyens techniques déjà existants, comme par exemple le cloud, dont Altek propose [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=357366#p357366]un important service aux particuliers[/url] qui devrait d'ailleurs s'adapter toujours plus pour également en faire bénéficier les professionnels. Dans la proposition de création d'un [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355939#p355939]eG7 du numérique[/url] les grands acteurs de la filière digitale jernlander mettaient déjà en avant cette solution du cloud computing. Cette solution prend d'ailleurs de l'élan et la volonté des entreprises industrielles d'intégrer ces technologies dans leur cycle productif confirme une modernisation accélérée de l'industrie nationale.

La virtualisation présente en effet des avantages importants, puisqu'à la différence d'une usine classique, l'usine numérique pourra se montrer plus flexible et s'adapter à ses réalités. Ainsi, une usine non virtualisée est souvent organisée en ateliers, et par commodité ou pour des motifs historiques chacun d'entre eux dispose d'un serveur installé en réseau. Chaque atelier est autonome et ne se retrouve pas immobilisé lorsque survient un problème informatique dans un autre atelier. Mais ces ateliers sont trop étanches entre eux et lorsqu'un atelier de fabrication est immobilisé, le risque de production de stocks intermédiaires inutilisables grandit. Le cloud computing permet entre autres de faire face à ces difficultés en intégrant tous les serveurs dans une même application tout en préservant le fort degré d'autonomie des ateliers. Il ne s'agit là que d'une des applications de la solution de virtualisation et de travail en nuage dont les entreprises jernlanders s'équipent de plus en plus. Elle permet d'ailleurs de garder les avantages du déploiement logique sans complexifier l'architecture physique et explique son succès.

S'il ne s'agit là que de l'un des nombreux exemples d'applications de cette nouvelle technique, elle démontre l'intérêt pour les industriels d'accroître leur contrôle industriel. Et la capacité du Jernland à concevoir et produire rapidement des logiciels prenant en compte ces technologies compte pour beaucoup dans la volonté des entreprises actives dans le secteur industriel de basculer davantage encore vers ce type de solutions. La Fagforening (ndlr. Union des entreprises) se réjouit d'ailleurs de « la prise en compte très tôt du Statsråd de l'atout que peut représenter le cloud computing pour l'amélioration de la productivité et de la capacité de production de nos usines » au point d'avoir anticipé en amont les mutations que cela engendrerait dans l'organisation industrielle. C'est ce qui a conduit le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail à intégrer largement dans ses pistes de réflexion les différentes manières de soutenir le développement et le déploiement de cette nouvelle façon de travailler. La conférence pour l'industrie du futur a été ainsi l'occasion de dépeindre les contours de l'action du ministère dans les prochaines années pour accompagner, y compris financièrement, la multiplication de ces solutions. « Nos dispositifs d'aides aux entreprises comprendront des soutiens financiers pour que les entreprises de taille intermédiaire et les petites et moyennes entreprises puissent aussi franchir le cap de la numérisation et de la virtualisation pour que cette technique ne soit pas de facto réservée aux seules grandes structures » a rappelé Steinar Tobiassen, le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail, tout en redisant que c'est bien le tissu industriel dense et très varié - avec de plus en plus d'entreprises franchissant le cap critique de la taille pour rejoindre les entreprises de taille intermédiaire - qui permet au Jernland d'espérer devenir une très grande puissance industrielle à l'horizon 2045-2050.

Posté : jeu. oct. 17, 2019 3:13 pm
par Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
21. mai 2040[/center]

[hr][/hr][center]Le ministère de la santé veut renforcer la coordination des parcours de soins[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/42/s5u3.jpg[/img][/center]

La dernière réunion du Statsråd a finalement permis de mettre les dernières touches au projet gouvernemental de renforcement du parcours de soins. En effet, avec la très forte hausse du nombre d'actes médicaux - indépendamment du fait qu'ils sont pratiqués dans le cadre de la médecine libérale ou dans les hôpitaux du Jernland - contraint le ministère de la santé à revoir en profondeur les outils à disposition des professionnels de la santé. L'accroissement très fort du budget du Trygd (ndlr. assurance maladie) témoigne d'ailleurs de cette envolée. Ainsi entre 2038 et 2040, il est passé de 7,5 milliards de dalers (ndlr. cinq milliards de dollars) à douze milliards de dalers (ndlr. huit milliards de dollars), soit une augmentation de soixante pourcent des remboursements d'actes de soins. Si ce volume peut paraître encore particulièrement faible, il faut garder à l'esprit que d'ici 2045, le budget de l'assurance maladie passera à trente milliards de dalers (ndlr. soit l'équivalent de vingt milliards de dollars). Il s'agit de l'une des plus fortes progressions parmi le budget de l'Etat auquel la sécurité sociale est intégrée. Pour les Jernlanders, cela signifie très concrètement que leurs consultations médicales devraient être de mieux en mieux prises en charge, tout comme leurs séjours à l'hôpital le cas échéant. Au sein du ministère de la santé, dont le budget est indépendant et pèse lui-même pour 3,8 milliards de dalers (ndlr. 2,5 milliards de dollars, avant d'atteindre 8,5 milliards en 2045 qui viendront compléter les dépenses médicales), l'administration pointe cependant un besoin de mieux suivre les parcours de santé de chacun pour pouvoir à terme éviter les fraudes et faciliter le travail des professionnels de santé. « Aujourd'hui, lorsqu'un patient est admis à l'hôpital il reste particulièrement compliqué de connaître ses antécédents et souvent certains examens sont faits alors qu'avec une meilleure organisation nous pourrions réaliser des économies substantielles et accélérer la prise en charge et le traitement des malades » estime le directeur général de l'offre de soins du ministère.

Face à ce défi, le ministre de la santé a présenté son projet de modernisation et d'amélioration des parcours individuels de soins. Selon lui, la réforme permettra à l'horizon 2042-2045 de déployer une solution numérique pour que chaque patient dispose d'un dossier médical personnalisé partagé et pour que tous les établissements publics et privés dispensant des traitements, des soins ou des interventions médicales puissent y avoir accès lors d'une prise en charge. De même, ce dossier, qui s'appuiera sur des technologies encore en phase de développement et de test proposées notamment par Altek, mais également par Atmel, le spécialiste jernlander des puces et composants électroniques. « Nous allons privilégier deux supports importants, à savoir les puces sous-cutanées qui seront déployées progressivement auprès des citoyens et qui contiendront, outre les données d'identification personnelle, des informations précieuses sur les dossiers médicaux des individus et d'autre part chaque patient sera titulaire d'un dossier médical personnel partagé qui sera accessible grâce aux cartes de sécurité sociale que nous sommes en train de mettre en place » a expliqué le ministre dans la conférence de presse de présentation de son projet. Si certains détracteurs ont laissé entendre que ces doublons risquent d'occasionner des frais de traitement et de gestion inutile, au Statsråd on pointe surtout le renforcement de la fiabilité de l'information. « Il sera toujours possible de frauder les cartes de sécurité sociale, d'en faire des doubles, ou des faux, mais il sera certainement moins aisé de frauder en même temps les cartes et les puces » juge le directeur général des soins.

La question de la sécurisation des données est d'ailleurs au cœur de tout le projet puisque tant les logiciels intégreront les dernières technologies contre le piratage afin de maintenir le secret médical et empêcher des individus malintentionnés de se procurer les informations à propos d'un ou plusieurs individus, tandis qu'Atmel travaille avec Hengelås Secure et plusieurs entreprises slézanes à renforcer encore les dispositifs de protection des données qui seront intégrées dans les puces sous-cutanées. Très concrètement, pour les patients, la création de ce dossier médical personnel partagé ne devrait pas fondamentalement modifier leur parcours de soins, puisqu'une fois chez le médecins ou lors de l'admission à l'hôpital, une fois leur identité établie à l'aide des puces ou des cartes de sécurité sociale personnelle, ils recevront les mêmes traitements. La différence réside dans le fait que chaque acte médical et chaque diagnostic sera intégré et recensé dans les bases de données et associés au profil médical du patient, de sorte que les médecins pourront avoir un accès immédiat à l'ensemble des antécédents médicaux. Pour le chef du servie des urgences de l'hôpital de Stålby, « cette innovation va nous permettre d'adapter nos diagnostics et nos actes médicaux en fonction du profil de chaque malade et ainsi réduire le recours à des actes que nous pratiquions auparavant presque systématiquement pour déceler des pathologies déjà existantes et qu'un confrère avait déjà relevé ».

Enfin, le ministère de la santé du Jernland devrait prochainement se rapprocher des entreprises karsaises spécialisées dans le minage de chaînes de blocs pour voir dans quelle mesure des collaborations sont possibles pour renforcer encore la sécurité et donc l'inviolabilité des fichiers contenant les fiches personnalisées de l'ensemble des citoyens. En effet, la technique du minage et des chaînes de blocs offrent des perspectives intéressantes en matière de sécurisation, puisque chaque action est suivie et rend donc nettement plus compliqués les piratages et attaques sur ce type de logiciels. « Aujourd'hui, rien ne permet de dire que c'est cette technique qui sera retenue pour accroître l'inviolabilité de nos bases de données et des informations qu'elles contiennent, mais nous ne voulons rien exclure et explorer toutes les solutions » confie le ministre qui espèrent pouvoir faire de ce projet de réforme un succès et ainsi dégager des économies redéployables sur d'autres lignes budgétaires comme la recherche et les traitements à proprement parler.