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Posté : dim. janv. 05, 2014 12:10 am
par Amaski
L'HERITAGE D'ALEXI SEPTIMUS

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[url=http://www.simpolitique.com/topic10019.html]Ce rp est la suite du rp introductive de cette rencontre[/url]

Chi-hu résonna à la porte de Kim Sung. Cette fois ce ne fut pas lui mais sa secrétaire qui ouvrit. C'était une femme d'une trentaine d'année et souriante. Voyant la commissaire, elle s'inclina légèrement en demonstration de respect et la fit signe d'entrer. Dedans, Kim Sung arriva déjà depuis son salon. Il s'adressa alors joyeusement à la commissaire.

Kim Sung : Ah, vous êtes enfin là ! Vous avez prit du retard. Je suppose un embouteillage sur la troisième avenue ?

Surprise, Kim Chi-hu ne sut pas comment cacher sa stupéfaction. Le diplomate la rassura.

Kim Sung : Ne vous inquiétez pas. J'ai juste demandé à un de mes « clients » qui me devait encore une faveur, de vous suivre et me tenir au courant quand vous sortez du palais. En toute logique, votre prochaine destination pouvait qu'être ma modeste demeure. J'ai donc prit soin de contacter l'ami dont je vous avait parlé avant votre départ. Il attend dans le salon.

Sung tourna les talons et se dirigea vers le salon. Kim Chi-hu pouvait que le suivre. La secrétaire disparue à travers une porte dans ce qui fut une petite cuisine. Dans le salon se trouvait un jeune homme caucasien aux cheveux blonds-russe allongé sur le sofa. Il portait un t-shirt blanc avec un jeans usé. Il jouait avec ce qui semblait être un grand disque qui projetait une image dans l'espace d'une structure mécanique. Voyant Sung et Chi-hu entrer dans la pièce, il se leva en un coup et se mit en marche vers la commissaire. Il lui tendit la main pour la saluer. Chi-hu eut un mouvement de recul. Le bras droit du jeune homme était composée d'un bras artificiel en métal. Les prothèses étaient habituellement couvert d'une imitation de peau. Le jeune semblait en avoir rien à faire de cacher son handicap. La main mécanique se tenait ouverte. Se reprenant, la commissaire tendit sa main et serra celle de l'homme. La main en acier se resserra doucement, elle ne fut pas aussi froide que l'avait crainte Chi-hu. Elle était même agréable, un système de chauffage interne ? Kim Sung prit alors la parole pour présenter les deux invités un à l'autre.

Kim Sung : Ceci est Ivan Septimus, fils du fameux professeur Alexi Septimus. Malheureusement le professeur est mort il y a quelques mois dans une explosion à Minas Sun. Quel dommage ! L'inventeur des missiles Vergeltungswaffe et du Son Gohan ! Sans parler de sa contribution pour l'accélérateur électro-magnétique ! Mais vous verrez vite que le fils n'a rien à envier au père. Ce jeune homme est moins humain que le fut son père, mais nettement plus intelligent.

Le jeune sourit et une fois tous assis, répliqua.

Ivan Septimus : Sung, comme toujours, aime exagérer. Si les hauts faits de mon père sont connus, je ne saurais égaler l'homme qui m'enseigna tant de choses. C'est un honneur de faire votre connaissance, camarade Kim Chi-hu. Kim Sung m'a dit beaucoup de bien de vous. Apparemment vous avez pu rencontrer les autorités de l'Empire. Je pense que ce devait être une rencontre inoubliable.

Kim Chi-hu : Je peux hélas pas vous dévoiler les détails de la rencontre mais elle fut intéressante. Mais puisse connaître la raison de cette rencontre ? Vous me semblez être un jeune homme intelligent et charmant, mais je pense que Sung a du avoir une raison précise de nous faire rencontrer ?

La secrétaire entra dans le salon en apportant des boissons et des biscuits. Sung sourit légerement, ce sourire de satisfaction pour lequel il fut connu dans le quartier et au-délà.

Kim Sung : Pardonnez le secret, Chi-hu, mais Wei m'a demandé de ne pas vous informez avant sur le but de cette rencontre. Ivan Septimus est comme vous savez le fils du chef-ingénieur de la Fédération d'Aquanox. Ceci implique qu'il a attiré beaucoup d'inimités parmi les adversaires de la Fédération. Que ce soient des puissances externes ou les impériaux. Après sa mort, il existe un risque réel que cette haine puisse se retourner contre son fils. La situation n'étant plus tenable dans ce qui reste de l'Empire tarnois, ce malin a réussit à prendre contact avec Odin et négocier un deal. Ne me demandez pas comme il a fait.

Kim Chi-hu : Odin ?

Kim Sung : Le nom que nous donnons à un personnage dont le vrai nom mérite d'être oublié. Disant qu'il a aidé à celui qui a engagé Alexi Septimus tout au début de la Fédération. Wei Shen l'a rencontré à Toblerone il y a des nombreuses années de ça. Celui que nous nommons Odin surveille discrètement l'évolution de la situation dans la péninsule tarnoise. Comme vous savez, le Hanguk et la péninsule tarnoise partagent certains liens. Ceux qu'on nomme les nameken sont les descendants d'émigrants goryeo. Ceci crée un lien de sang intéressant même si ca date de la naissance de Mathusalem. En somme, Odin a prit contact avec Wei Shen pour lui demander de prendre en charge notre cher Ivan. Bien évidemment en échange, celui-ci poursuivra les recherches de son père dans un laboratoire goryeo. En court, un deal qui arrange tout le monde. La raison donc de cette rencontre est de vous demandez de ramener Ivan à Yangpyeong. Ceci doit se faire discrètement. Mais une fois sous votre garde, l'immunité diplomatique empêchera tout problème pour quitter le pays.

La commissaire était perplexe. Quelle drôle d'idée de vouloir emmener ce jeune. Et surtout, quel intérêt ? Certes, il fut le fils d'un bon ingénieur et quoi ? Ceci ne faisait pas de lui un scientifique encore moins quelqu'un pour lequel il valait la peine de risquer l'immunité diplomatique. Et qui était ce Odin ? Est-ce que Kim Sung se moquait d'elle ? Si ce fut une farce, ne risquait-elle pas le discrédit ? Chi-hu avait certaines ambitions politiques. Wei Shen ne sera pas éternellement président... Est-ce que ce fut une machination pour la mettre hors jeu ? Non, Wei Shen n'était pas adepte de ces complots. Il l'aurait simplement démis invoquant une faute grave pour la renvoyer dans les oublis de la vie politique. Mais est-ce que Kim Sung disait vrai ? Que penserait Wei s'il la voyait revenir avec un garcon sans valeur ? Quoique, dans ce cas elle aurait aucune peine de renvoyer la balle à Sung qui devra répondre de la farce. Elle avait donc rien à perdre et répondit donc.

Kim Chi-hu : C'est d'accord. Il pourra venir. J'espère que ceci n'est pas une farce, Kim Sung. Vous savez que le Président a très peu d'humour. Je crois même que personne peut témoigner de l'avoir jamais vu rire.

Kim Sung : Ne vous inquiétez pas. C'est loin d'être une farce. Au contraire, je sens que nous tenons là quelqu'un qui va beaucoup nous aider dans l'avenir. Souriez et goûtez moi ces biscuits. Ils sont à base de caramel et de raisins sechés. Un vrai délice, je vous dit !

Posté : mer. janv. 29, 2014 10:20 pm
par Amaski
PRELUDE A LA GUERRE DU JEEKIM

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Wei Shen était débout, derrière son bureau avec en face de lui Ivan Septimus, Rhee Bak, Kim Chi-hu et Chung Jung. Le personnel clé de ce qui était le cœur de la gouvernance du Hanguk. Un agent des services secrets, l'ingénieur-chef en robotique, le chef-scientifique du programme nucléaire, une diplomate et le général le plus expérimentés de l'Armée populaire. Il n'y avait dans cette salle pas un seul politicien. On pouvait reformuler la situation par la phrase suivante : la gouvernance est une chose trop sérieuse pour être laissée en main des politiciens. Sur un mur du bureau étaient projetés des images d'articles de journal, la plus part en coréen. On pouvait lire des noms de journaux wapongais mais aussi de journaux des pays voisins de la république libérale. Le Président prit la parole devant le conseil réuni.

Wei Shen : Comme vous pouvez voir dans ces articles de journaux, le Wapong a dépassé tous ce qu'on pouvait espérer d'un aussi petit pays. Je ne vais pas vous cacher, la détermination de ce peuple est un modèle que nous devons imiter. Cet effort collectif est la preuve que le peuple wapongais possède en son cœur les vraies valeurs socialistes de la fraternité et du sacrifice pour l'autre. Quelle ironie que ce soient les wapongais qui nous en donnent une leçon et pas les eranéens, mais bon, ces derniers ne sont même pas capables de garder le contrôle sur le Viek Kong.

Kim Chi-hu : Il est vrai que les chiffres sont impressionnants. En l'espace de quelques mois ils sont passés d'une économie ultra-libérale à une machine de guerre soigneusement organisée et orchestrée. Le Wapong mérite bien son surnom de Perle du Makara. Vous soutenez donc la suite d'envoi de hommes, Monsieur le Président ?

Wei Shen : Oui, informez le Directoire que nous continuerons à envoyer les hommes pour l'Armée de Libération. Il est temps de montrez à ce fils de pute de Terienkov ce que ça signifie perdre une guerre. Mais je pense étendre notre participation au conflit. Nous ne pouvons pas nous contentez d'envoyer nos éléments les plus brutalisées par la guerre civile lutter contre la Main noire. Il faut que nous soutenons le Wapong dans son effort de guerre. Des idées ?

Chung Jung : Nous pourrions forcer le programme nucléaire pour produire des premières bombes à fin de les déployer au Jeekim contre les camps arrières de la Main noire.

Wei Shen : A condition de pouvoir le faire. Camarade Bak, ou sommes-nous avec le projet Minotaure ?

Rhee Bak : Malheureusement la production de l'uranium enrichi prend du temps. Chaque bombe a besoin de cinquante kilos d'uranium enrichi à 90%. Je ne vous dis pas que la production prend son temps. Et ceci sans avoir fait de tests pour garantir qu'il n'ait pas de risque de pré-détonation. Je ne pense pas que nous pourrons avoir des armes nucléaires opérationnels pour le conflit et je voudrais vous avertir des risques diplomatiques. Ils sont destinés au Bouclier national et pas à la guerre au Jeekim. L’utilisez sur le champ de bataille si loin de chez nous risque de nuire à notre réputation surtout face au Kaiyuan qui est déjà nerveux.

Kim Chi-hu : Rhee a raison. Nous ne pouvons pas prendre de risque diplomatique. Nous sommes dépendant de notre bonne réputation. Nous avons besoin des soutiens occidentaux pour notre développement et l'Eran grince les dents dernièrement. Nos arrières doivent être assurés si nous nous engageons au Jeekim.

Wei Shen : Pour l'Eran, vous faites bien de rappeler la situation. De toue façon, nous adopterons une attitude plus calme avec l'Eran. Le temps joue en notre faveur. Ce pays souffre des éternelles instabilités internes. Il faut laisser le conflit interne casser ce pays. Entre temps nous ne nous laisserons pas insulter mais nous éviterons de pousser l'Eran dans un coin. Nous avons aller trop vite durant les discussions du Pacte. Nous partions du principe que l'Eran était déjà mort.

Mais bref, je dois bientôt partir dans la CESS pour le congrès du Pacte. On la jouera profil bas en filant au président de la CESS nos projets et infos à fin qu'ils les présente en son nom. Ils seront tellement focalisés sur nous qu'ils soutiendront n'importe quel projet pourvu que ca vienne pas de nous. Stramine aura une belle hausse de prestige et nous, nous aurons fait passer les projets essentiels. On passera peut être pour les enfants silencieux, mais l'essentiel c'est que la réforme du Pacte se fasse. Notre but ne doit pas être de diriger le Pacte mais de lui insuffler les réformes nécessaires. Pour atteindre cet objectif, le mieux est de passer par Stramine. Il est suffisamment intelligent pour jouer le jeu. De toute façon, je fais uniquement confiance aux dirigeants socialistes qui portent des moustaches.

Maintenant revenons au sujet du Wapong, la seule nation makaranne qui mérite notre respect totale. Comment pouvons-nous participer à l'effort de guerre sur le plan matériel ? Ivan, vos propositions ? Vous connaissez comme personne d'autre nos avancés technologiques.

Ivan Septimus : Malheureusement nous ne produisons pas assez en nombre et qualité pour pouvoir soutenir un effort de guerre plus complexe comme c'est le cas au Jeekim. Le seul domaine ou nous pouvons peut être faire la différence c'est la munition et l'équipement de base. Notre armement à nous a été importé en grande partie et donc nous n'en avons presque pas d'industrie.

Wei Shen : Les robots pourront assurer une production à très grande échelle de ces trois éléments ?

Ivan Septimus : C'est possible mais il faudra en produire en grande quantité. Nous avons pour le moment produit quelques milliers pour ravitailler les aciéries à venir. Mais nous pouvons lancer un cycle de production exponentielle en cas d'urgence.

Wei Shen : Le Jeekim est en feu et en cendres. Je pense que nous avons là un tout petit cas d'urgence. Pouvons-vous doter assez d'usines pour fabriquer de la munition capable de nourrir de manière interrompu le front ? On parle jusqu'à deux millions de soldat.

Ivan Septimus : Deux millions de soldat ? C'est énorme mais ca doit être possible si vous me donnez le temps. Nous testons actuellement le greffage de robots sur les machines de chantier classique. Nous avons eu des bons résultats. On pourrait en théorie donc construire les usines avec les machines de chantier robotisés pour gagner du temps mais j'avoue que pour le moment je suis un peu pessimiste à ce sujet.

Tout est une question de matière première mais le Raksasa ne risque pas d'être en rupture de stock de matériaux high tech demain matin. Je pense le temps d'envoyer nos gars au Jeekim, les usines devraient être prêtes pour la production mais à condition de mettre le paquet.

Wei Shen : Vous comprenez quoi par le paquet ?

Ivan Septimus : Combien de chômeurs il y a dans la région de Yangpyeong et les préfectures voisines ?

Wei Shen : Un à deux millions, mais j'avoue que c'est difficile d'avoir des chiffres concrets au sujet du chômage. Je vois pas le rapport.

Ivan Septimus : Écoutez, nous avons faits des beaux progrès mais je pense que les machines de chantier robotisés ne sont pas vraiment fonctionnel et si oui, encore à ce stade peu rentable. C'est comme la bombe de notre ami Rhee, le temps nous manque et sauter des étapes risque de donner des mauvaises surprises. Je propose donc de construire les usines de manière classique on y mettant des milliers d'ouvriers sur chacun. La masse d'ouvriers sera tel, que nous pourrons rapidement construire une infrastructure de base opérationnelle. Ca coûtera plus cher mais au moins le boulot sera fait à la troisième vitesse. Pour une structure simple comme celle d'une usine, c'est une stratégie qui peut bien marcher. Bien évidemment à éviter sur des chantiers plus complexes ou la masse ouvrière risque de ralentir l'avancée. On a les ouvriers, suffit d'avoir un bon nombre de contre-maîtres et ca devrait marcher. Au pire faudra réparer voir corriger la structure de certaines usines dans quelques mois mais je pense que là, nous pourrons nous permettre de mettre des usines en mode ralentissement. Si c'est bien organisé, on aura pas de tels problèmes. Une fois l'usine prête, on y met les robots, on y attache les ingénieurs issus du premier volet du programme de format intensifié et on peut lancer la production.

Wei Shen : Alors faisant le de manière classique. Vous serez chargé de surveiller la mise en route d'une industrie de munition et d’équipement capable de rivaliser avec la production du Wapong. Je pense qu'ils seront contents d'entendre que nous les aidons à diminuer la pression industrielle qui pèse sur eux. Et comme nous ne produisons pas d'armes directement, le Directoire ne devrait pas avoir une crise de panique. Donc chacun sait ce qu'il doit faire. Il est temps de se préparer à la guerre.

Posté : jeu. févr. 06, 2014 10:07 pm
par Amaski
VERS LE FRONT : UN MOMENT DANS l'ARRIERE-PAYS GORYEO

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Kim Chong avait été nommé comme préfet de Kaseng, une des préfectures les plus occidentales du Hanguk. Certains auraient considérés une telle nomination comme une punition en raison du fait que la préfecture fut rien d'autre qu'un amas de vallées, plaines et villages parsemés par ici et par là. Il n'y avait aucune ville notable. Les grands centres urbains avaient été détruits durant la Guerre civile et les gens avaient prit goût à vivre dans des petites communautés, isolés et ainsi moins sujet à des pillages. Mais Kim Chong ne se plaignait pas. C'était une conception étrangère aux Hadi-sei qui valorisaient la vue dirigé vers l'avenir. Le passé pouvait qu'être un boulet pour aller de l'avant, la nostalgie une chose bien trop dangereuse pour être utile. A partir du moment ou vous avec l'esprit dirigé complètement vers l'avenir, l'idée de vous plaindre n'a pas lieu d'être. Il était de surcroît de la région et donc connaissait bien le « terrain ».

Il était assis dans son bureau, une pièce aménagée dans une maison traditionnelle dans l'enceinte de ce qui fut le plus grand des villages de la préfecture. Il n'y devait pas avoir plus de quatre mille habitants mais pour les gens d'ici c'était comparable à Newport. Sur sa table de travail, il avait la liste de conscription. C'était une liste qui était affichée au centre du village et qui permettait à chacun de s'y inscrire. Toute personne s'y inscrivant, allait être enrôlé pour être envoyé au Wapong à fin de joindre les forces libres que l'Humanité préparait pour aller affronter Terienkov. C'était purement facultatif. Personne fut forcé à le faire et c'était pas nécessaire.

La Guerre civile avait crée des horribles plaies psychologiques. Beaucoup pouvait que saluer la paix et apprenait avec plaisir le travail de la terre, d'usine ou allait dans un des programmes de formation intensifié. Mais il avait certains dont la guerre avait arrachée leur âme. Ils avaient grandis dans le chaos et le sang. Leur âme était tellement perturbée par la guerre, qu'ils ne pouvaient plus vivre sans elle. C'est ce qu'on nomme la brutalisation. Il y a après tout grand conflit une partie des gens qui ne peuvent plus être intégrés dans la vie civile. La guerre contre la Main noire fut donc salutaire dans le sens qu'elle permettait d'envoyer cette génération perdue au front. Au mieux ils recevraient gloire et prestige, au pire ils joindront leurs ancêtres. Ils ne restaient pas au pays en créant des bandes de paramilitaires. Tous se portaient mieux ainsi.

Kim Chong détestait la liste. Il n'aimait pas voir tous ses noms dessus car derrière chaque nom se cachait un visage, une personne et souvent une histoire. Ca le coinçait le cœur de savoir que tant de gens avait besoin de s'affranchir de la vie civile. Ils avaient connus la guerre et ils voulaient y retourner. C'était effrayant. Des noms, des dizaines de noms. Ils venaient de toute la préfecture pour signer sur cette liste. A croire qu'elle fut une promesse de salut. Peut être que c'était l'état d'esprit de ces gens. Peut être que certains avaient atteint ce moment ou la mort ne faisait plus peur, ou elle devenait si habituelle qu'ils le considérait comme un compagnon dont on connaissait les sombres desseins d'avance. La mort nous frappera un jour et elle le remportera. C'est une guerre impossible à gagner.

La vie n'était pas simple ici, se disait Kim Chong. Mais elle était déjà beaucoup mieux qu'elle le fut durant la guerre. Les pillages avaient disparus grâce à la fin des conflits et par la mise en place de milices locales. On pouvait à nouveau semer les champs pour lesquels le gouvernement envoyait des aides sous forme de semence, outils, des fois même un tracteur ou une autre machine. Les échoppes étaient aussi à nouveau remplis avec de la nourriture, en partie importée depuis l'étranger, mettant fin au rationnement et les lignes d'attente. Le gouvernement central ne se mêlait pas trop des affaires locales. S'il avait un problème majeur, il suffisait d'envoyer un message à Yangpyeong pour recevoir les aides nécessaires. Des fois, ils arrivaient avec du retard, forcement, en raison des problèmes de ravitaillement mais ils arrivaient. Les gens n'était pas malheureux de cet état de fait. Yangpyeong était une capitale lointaine et qui ne faisait pas l'effort de vouloir imposer une autorité dont elle n'avait pas les moyens. C'était une chose qui plaisait des paysans qui ont en horreur les villes et toute forme d'autorité étrangère.

Yangpyeong ne levait presque pas d'impôts dans les campagnes et faisait des investissements en conséquence. Le gouvernement central se concentrait sur des projets de recherche, sur les grandes entreprises comme AeroCar et la reconstruction des villes. L'arrière-pays ? On n'avait pas les moyens pour. Autant pas le faire. Mais ceci ne signifiait pas que la campagne souffrait mille malheurs. Le fait que le gouvernement avait fixé les prix des produits agricoles, avait conduit au fait que les paysans pouvait vendre leur production à un prix déterminé d'avance. Ceci signifiait que s’ils produisaient plus, ils gagnaient proportionnellement plus. Tout paysan pouvait donc calculer son revenu s'il augmentait sa production de tant de pour cent. Ceci était une source de motivation. Les paysans des villages se mettaient ensembles pour acheter avec leur épargne des machines agricoles qu'ils géraient collectivement. Chose pas difficile au niveau d'un village ou tout le monde contrôlait tout le monde et ou on pouvait se réunir dans une taverne pour organiser l’utilisation des outils et appareils. Comme chaque famille recevait un lot de terre égal en qualité aux autres, la hausse de productivité ne pouvait pas passer par une extension des terres mais par un accroissement de la productivité de celle-ci. Ce système offrait aux paysans une prévisibilité du gain qui permettait d'oser le défi d'investir dans des machines.

La grande erreur du capitalisme naissant avait été de financer la modernisation de l'agriculture par l'emprunt privé. La conséquence était que la modernisation contribuait à doter l'agriculture de méthodes et machines modernes financés par des emprunts. Comme la productivité augmentait, le prix des produits agricoles chuta ce qui détruisait le bénéfice des agriculteurs qui se trouvait avec peu de revenus et beaucoup d'emprunts. Ceci avait contribué à déstabiliser les Etats-Unis au début du 20ème siècle en donnant de la force aux partis réactionnaires et anticapitalistes. Fixer le prix d'achat des produits agricoles était donc non seulement sécuriser le paysan mais aussi garantir un prix des aliments stable. Certes, le prix moyen serait un peu plus haut que dans les autres pays de même condition mais en revanche, il n'aurait pas de fluctuations ce qui en fin de compte permettait à la population de sortir gagnante. On sacrifia les fausses vertus d'une concurrence dévastatrice en échange d'une sécurité ou tous sortaient gagnant. C'était un contrat agricole entre le producteur et le consommateur avec la volonté d'apaiser la campagne et la ville.

Au détriment des efforts du gouvernement, le Hanguk était surtout un pays agricole. A quelques endroits de Yangpyeong ou Goyang on pouvait voir les prémisses d'une industrie naissante, mais tout ceci était encore précaire. L'âme du pays était encore celui d'un jeune paysan, désireux de paix et de stabilité.

Kim Chong savait tout ceci. Il avait conscience de cette situation particulière. Des fois il regardait depuis la fenêtre du premier étage sur la plaine en bas du village. On pouvait voir une petite rivière traverser la plaine. Elle était composé de plusieurs bras traversant les terres de manière rectiligne. Les lignes droites que suivait l'eau avait quelque chose de surnaturel. Rare étaient ceux qui savaient que l'eau avait finit par prendre son chemin à travers les anciennes tranchées qu'avaient creusés il y a vingt ans des soldats. C'était quel camp ? Personne savait. Les anciens qui avait aujourd'hui quarante ou cinquante ans, faisait garde d'éloigner les enfants des eaux. Ne buvez jamais du fleuve, disaient-ils ! L'eau de la rivière n'est pas pour les hommes ! C'était un avertissement sans explication. Ils ne disaient pas aux jeunes que les cadavres de milliers de jeunes recrus gisaient sous ces terres et que parmi eux pouvait bien se trouver un de leurs frères ou amis. C'était peut être trop dur pour eux ou les enfants n'étaient pas censé savoir de choses si terribles. Ironie du sort, la plaine était une des zones les plus fertiles de la région. Le corps de milliers voir de millions de vies avaient pourris, s'étaient décomposés et avait nourri la terre avec une multitude d’éléments enrichissants. Une bataille est peut être à la fin rien d'autre qu'un jardinage macabre. L'artillerie troue et soulève la terre qui est ainsi aérée pendant que les corps des mourants l'enrichissent en nutriments. Ainsi nait une terre propice à l'agriculture. Les morts nourrissent les vivants.

Posté : dim. avr. 06, 2014 3:12 pm
par Amaski
DANS LE BUREAU : ROSTOVIE ET VIEK KONG

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Le nouveau bureau de Wei Shen se situait dans la partie arrière de la maison présidentielle, le nouveau centre du pouvoir exécutif goryeo. L'édifice était situé à l'écart de la ville de Yangpyeong, dans ce qui jadis fut une banlieue paisible et durant la guerre était devenue une vaste zone verdoyante et sauvage. Un peu de jardinage et la démolition des ruines de maisons et de routes avaient suffit pour donner à ce coin du monde l'allure d'un parc. La maison aux facades blanches trônait sur une petite colline avec à quelques kilomètres les premières maisons de la ville de Yangpyeong.

La cité comptait aux derniers comptes environ cent mille habitants. Ceci faisait d'elle toujours une des plus petites capitales au monde mais était incomparable aux quelques centaines de gens qui vivaient à la fin de la guerre. Elle exerçait désormais, comme beaucoup de villes dans le pays, une attirance magnétique sur les campagnes voisines gonflées de chômeurs. Les usines d'AeroCar, de Cubical SA et d'autres entreprises, souvent de petite et moyenne taille, stimulaient la capitale. On venait pour trouver de l'emploi dans un pays ou le chômage était toujours alarmant (35% selon les derniers chiffres officiels) mais avait désormais perdu de son impact psychologique. Gentiment les emplois se créait et beaucoup de familles comptait au moins un membre qui avait trouvé durant les derniers douze mois un travail.

Dans le bureau du président se trouvait Wei Shen, en costume-cravate derrière un bureau en bois massif avec en face de lui Chi-hu Kim, la Commissaire aux Affaires étrangères et Chung Jung, général chargé des opérations au Viek Kong. Si Chi-hu semblait détendu, surtout après la fin des problèmes liés aux manifestations, le général était visiblement bien plus crispé. Wei Shen avait changé. Le jeune Hadi-sei avait cédé à un chef d'état expérimenté. Loin était les temps de réunions gouvernementaux dans une chambre délabré en uniformes. Aujourd'hui il se trouvait prit dans tout un système d'administration moderne. Finalement, pensa Wei, c'était la chose qui devait arriver. Le Hanguk devait se moderniser et ceci passait par une gouvernance plus organisé et moins anarchique. Peut être que le temps était venu de réformer la constitution à fin de mettre fin à cet état d'exception ou vivait le pays, se demanda Wei. Mais ceci n'était pas la question de la réunion. Il avait deux choses à régler : la question rostove et le changement de l'Etat-major au Viek Kong.

Le président s'adressa donc à Chi-hu Kim.


Wei Shen : Quel est la situation au sujet de la Rostovie ?

Chi-hu Kim : Le nouveau gouvernement progresse sur la Main noire mais à vrai dire, il n'y a pas encore de changement décisif. La moitie de la flotte rostove se promène ad voluntas sua dans les océans. Nous avons reçu une réponse de leur part à notre missive mais il n'y rien de mentionable. Les vomissements de bêtise et de fausse idéologie habituels. Le Vosroskom  n'est pas un partenaire diplomatique possible. Ils sont comme Terienkov mais uniquement en mode orthodoxe.

Wei Shen : Quelle chance pensez-vous qu' a le Vosroskom pour tenir un gouvernement ?

Chi-hu Kim : Saratova avait érigé un gouvernement civil stable et il n'a pas fait une année. J'en doute que le Vosroskom, confronté à une famine et avec l'industrie militaire comme seule industrie notable, puisse faire plus longtemps. Toute alliance n'est non seulement peu productif mais en plus aura aucun changement sur long terme. La Rostovie est incapable de se réformer surtout pas ou maintenant l'économie de guerre est devenu l'économie tout court. Sans guerre, son industrie tombe et c'est le chaos. Elle peut donc que vivre en semant la guerre. Je vous conseille, très franchement, d'envisager de soutenir l'idée wapongaise d'une intervention en Rostovie.

Wei Shen : Pour le moment l'Armée de Libération est active au Viek Kong.

Chi-hu Kim : Une partie. Des nouveaux troupes sont prêtes et il aura plus dans un à deux mois. Nous avons la possibilité d'envisager des attaques sur des sites stratégiques de la Rostovie à condition d'avoir une base avancée. La Rostovie est déchirée, la frapper maintenant permettrait de durablement anéantir cette menace.

Wei Shen : C'est une option mais elle revient bien évidemment à l'Etat-major de l'Armée de Libération, ce qui nous fait venir au sujet de Chung. Apparemment vous avez des protestations à faire au sujet de la dernière décision ?

Chung Jung : Oui, je voudrais officiellement protester contre la décision de transférer l'Etat-major de l'Armée de Libération dans les mains des wapongais.

Wei Shen : Je comprends votre protestation mais ceci était inévitable.

Chung Jung : J'avoue que nous avons eu quelques difficultés au Viek Kong mais rien d'inattendu.

Wei Shen : La vérité n'est pas que vous avez fait un mauvais travail mais voyons les choses en face. Les wapongais ont soutenus pendant des années une guerrila au Viek Kong. Ils connaissent le mieux le terrain et ont des des experts sur ce sujet. Aussi, c'est eux qui financent le matériel militaire. Si le Wapong a jusqu'à maintenant joué la carte de la modestie, je pense que désormais ils doivent reprendre le flambeau. Nous avons lancés la dynamique de guerre, établis des avant-postes et garantissant le ravitaillement. Le Wapong a tout simplement le personnel le plus adapté pour établir des stratégies militaires dans un terrain que nous ne connaissant pas. Ceci est bien évidemment l'explication officielle, pas fausse mais officielle.

Chung Jung : Parce qu'il existe des arguments officieux ? Je considère comme mon droit d'en être informé.

Wei Shen : Je ne l'ai pas fait par prudence mais je vais vous les donner maintenant.

Premièrement, la Roumalie à fait comprendre à notre ambassadeur que si nous tentons d'intervenir au Zhao, ils retirent leurs troupes du Viek Kong. Retirer nos hommes de l'Etat-major enlève donc à la Roumalie la justification pour quitter le Viek Kong. Ils y ont envoyés qu'une armée de taille moyenne mais toutes les troupes sont bonnes à prendre

En plus, nous avons besoin de nos meilleurs hommes chez nous. Je pense engager une réforme constitutionnelle importante et il faut que nous assurant la paix dans le pays. Certains ont de l'influence à perdre dans cette réforme et j'ai besoin de gens en qui j'ai confiance pour diriger les troupes s'il faut taper fort. Je ne veux pas m'appuyer sur des généraux peu expérimentés si le pire arrive. Déjà le simple fait que vous soyez ici, aidera à dissuader toute tentative de coup de force.

Donc en faisant passer l'Etat-major de l'Armée de Libération du Hanguk au Wapong, j'assure non seulement la qualité de l'Etat-major nécessaire pour la poursuite de la guerre mais en plus nous pouvons concentrer nos meilleures hommes au Hanguk pour faire face à la crise au Zhao et aussi avoir les gens nécessaires pour un appui de la réforme constitutionnelle si les choses dérapent. J'espère que ceci répond à vos soucis ? Ce n'est pas une punition mais une nécessité politique.

Chung Jung : Parfaitement Monsieur le Président.

Posté : mar. avr. 08, 2014 2:00 pm
par Amaski
DANS LE BUREAU : LA FIN DE LA REVOLUTION

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Ivan Septimus était assis sur le sofa en cuir noir du bureau présidentiel. Wei Shen se tenait débout, penché contre le bureau avec les bras croisés et le regard fixé sur le scientifique. Ivan était entra de feuilleter un document de plusieurs pages. Il faisait parti d'un cercle restreint de gens qui avaient pu voir jusqu'à là ce projet de réforme légale très spécifique. Ca faisait déjà deux ans que la guerre civile était finie, une année après le dernier chaos politique et désormais il devenait indispensable de mettre un terme à l'état d'exception qui vivait le pays depuis trop longtemps. La réforme était ambitieuse mais indispensable. Le monde changeait et le pays devait être définitivement stabilisé pour faire face aux grands défis. Quelques minutes passait avant que Septimus renferma le document et tourna son regard vers le président. Celui-lui demanda.

Wei Shen : Alors ?

Ivan Septimus : A mon humble avis, c'est un bon projet de réforme. Mais je ne vois pas pourquoi vous me demandez de vous donner mon avis. Je suis qu'un scientifique.

Wei Shen : Vous êtes surtout quelqu'un de neutre et pas impliqué dans les grands enjeux politiques de la capitale. Votre avis à plus d'intérêt par le fait que vous n'en êtes pas impliqué dans ceci.

Ivan Septimus : C'est un projet courageux mais je vois mal comment le Conseil des Hadi-sei acceptera cette réforme constitutionnelle. Cette réforme va complètement démanteler leur pouvoir. Il faut quand même huitante pour cent des voix du Conseil donc autant rêver à ce que ca passe.

Wei Shen : La réforme est indispensable en vue de la situation géopolitique. Nous devons nous doter d'institutions solides pour pouvoir espérer voir notre pays grandir et prospérer. La Guerre du Viek Kong a montré que nous devons solidifier nos bases avant de penser à interagir sur la scène internationale. De toute facon, chaque jour passant, je pense plus que nous avoir associer au Wapong fut une grande erreur. Peut être que l'Histoire dira le contraire.

Ivan Septimus : Reste que ça ne risque pas de passer au Conseil.

Wei Shen : Ce sera difficile mais pas impossible. Cinquante voix sur cent devraient nous être acquis et assurés. Instinct de fidélité se comprend. Les trente autres voix devront soit être persuadées, achetés ou écarter du vote. Je demanderais à Chi-hu Kim de s'occuper de ceci. Si nous n'arrivons pas à persuader trente voix, nous nous arrangerons pour qu'un nombre suffisant de conseillers ne puisse pas venir au Conseil pour faire plonger la majorité nécessaire. On demandera à la police d'arrêter quelques uns la soirée avant pour un motif banal comme conduite sous alcool ou on fera bloquer les rues ou habitent les conseillers opposées. Les moyens ne manquent pas. Comme nous n'avons pas de quorum pour les votes du Conseil, nous pouvons au pire les empêcher physiquement d'entrer dans la salle. Cette réforme doit passer à tout prix.

Ivan Septimus : Les opposants ne risquent pas de poser problème ?

Wei Shen : C'est possible mais j'ai prévu ceci. Chung Jung se chargera de déployer, dans le cas dupire des scénarios, des divisions dans la capitale pour couper court à toute tentative de créer un mouvement d'opposition. Mais j'espère que nous n'arriverons pas à cette extrémité.

Ivan Septimus : Et ensuite ? Je pense que faudra réorganiser l'Etat après cette réforme ? Ce ne sera pas facile.

Wei Shen : Il aura des élections parlementaires et présidentielles dans les trente jours à venir. J'annoncerais ma retraite de la présidence durant la publication de la réforme. Le pays doit démarrer avec une nouvelle équipe, autant prendre soin de faire une coupure nette et claire.

Ivan Septimus : Vous démissionner donc ? Voilà qui risque de plaire à certains.

Wei Shen : Vous parlez de Chi-hu Kim ? Ce sera l'occasion pour elle de montrer ce qu'elle vaut. Elle pourra se présenter à l'élection présidentielle mais je doute qu'elle gagnera. Pour ma part j'ai accompli mon travail. Le pays est suffisamment stable pour commencer à se construire un avenir. La famine est finie, le chômage baisse, les problèmes liés à la démobilisation sont solutionnés et nous avons des accords commerciaux qui permettent à notre économie d'avoir des bases solides. D'autres doivent reprendre le flambeau.

Ivan Septimus : C'est tout à fait honorable et généreux de votre part.

Wei Shen : Il n'y a aucune générosité. Je suis personnellement heureux de me débarrasser de ce job. C'est un fardeau lourd à porter. J'ai vécu beaucoup de choses dans ma vie, certaines choses dont l'esprit humain ne peut pas s'imaginer. J'ai vu des horreurs contre lesquelles la Main noire passerait pour une bande de guignols. Car oui, la vraie horreur ne peut pas être organisé et mise en scène. La vraie horreur se fait dans les ombres de la détresse et d'une baraque. La vraie horreur, l'horreur suprême est celle qui n'est ni ordonnée ni planifiée mais instinctivement produite par l'homme. Je pense avoir désormais le droit à une vie plus simple et paisible. J'ai des projets mais ceux-ci ne peuvent pas se réaliser à la tête d'un état.

Ivan Septimus : Je pense que personne pourra nier que vous avez fait votre travail.

Wei Shen : Votre sincérité me touche, voilà une denrée rare en politique. Bon, je vous propose que nous buvions un coup à cette future réforme constitutionnelle. Je pense que vous aurez hâte de connaître votre nouveau chef.

Ivan Septimus : C'est pas un peu inapproprié de boire maintenant ?

Wei Shen : Après la victoire, il aura trop de choses à faire pour fêter alors autant le faire avant et sincèrement, j'ai envie de boire avec quelqu'un qui ne désire pas me voir mort ou veut mon siège. Vous ne savez pas comment s'est épuisant d'être entouré de gens ambitieux.

Wei s'approcha de son bureau, ouvrit un tiroir et sortit une bouteille de vodka ainsi que deux verres. Il posa les verres sur la table basse devant le sofa et s'assit à côté d'Ivan pour verser l'alcool dans les verres.

Wei Shen : Du vodka kosher, il n'y a pas mieux que ça.

Shen prit son verre et la leva, imité par Ivan.

Wei Shen : A la fin de la Révolution !

Ivan Septimus : A une nouvelle ère !