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Posté : mer. août 15, 2012 7:12 pm
par Rezzacci
<center>Carnets du Sénat
Edition du 15 novembre 2018</center>


Suite aux récents troubles arrivant au Viek Koing, le Sénat spirituellement réuni d'urgence a décidé de quelques mesures d'urgence provisoire.

En premier lieu, et pour aider nos futurs alliés de la Sainte Alliance, le Sénat a décidé d'installer une ligne maritime permanente entre Stalagmanque, et plus généralment l'Alméra, et le Viek Koing, afin d'approvisionner en masse le pays de médicamentations et remèdes diverset nécessaires pour son rétablissement.

Ensuite, il est hors de question de fermer nos frontières aux bateaux ressortissants du Viek Koing. C'est pourquoi les navires marchands pourront toujours accoster, mais uniquement dans le port de Fiatlux, où il sera interdit aux marins de descendre de leurs navires, et où toutes les marchandises seront soigneusement stérilisés et aseptisées.

Les laboratoires de l'Université étudieront également quelques souches du virus, avec toutes les précautions nécessaires.

Nous demandons également à tous les patriciens, citoyens et plébéiens de se laver régulièrement les mains, de ne pas embrasser les personnes âgées et de s'éloigner de toute personne présentant des signes d'hémorragie et variolique.

Puisse Dieu nous venir en aide.

Posté : jeu. août 16, 2012 11:26 am
par Rezzacci
<center>Le Phileas
Edition du 17 novembre 2018</center>

Hosannah, au plus haut des cieux !

C'est probablement par cette interjection que s'est exprimé le Conseil des VII à l'annonce de la dernière nouvelle venant de l'extérieur.


La Stohorie aurait demandé à rencontrer un de nos plus haut dirigeant afin de discuter de la réouverture d'une ligne commerciale entre nos deux pays. C'est véritablement une bonne nouvelle, car, même si ça ne sera pas le moment pour reconquérir le comptoir de Port-Salluste, cela nous permettra de nous remmettre en bons termes avec un de nos plus vieux comptoirs, et des plus célèbres.

Le Conseil des VII, avec approbation du Sénat, a répondu favorablement à cette demande, et va bientôt dépêcher une flotte de trois navires marchands pour entamer les négociations. Et ce sera Don Alidoro Dandini en personne, membre du Conseil des VII, qui va se rendre en Stohorie pour discuter affaires et diplomatie.


"Il faudra faire preuve de patience" nous livre Don Alidoro Dandini, membre du Conseil des VII. "Renouer des liens avec un ancien comptoir est toujours chose ardue et complexe. C'est pourquoi il nous faudra faire avec beaucoup de prudence."

Qu'importe, l'ambiance est à la fête au service de greffe du Sénat. Si nous réussissons à renouer des contacts pacifiques avec Port-Salluste, alias Stohorie, alors nous serons sur la bonne voie pour retrouver la prospérité d'antan qui a fait la gloire de la Sérénissime.

Posté : dim. août 19, 2012 4:02 pm
par Rezzacci
<center>Le Phileas
Edition du 27 novembre 2018</center>

Ce qui devait arriver arriva. Sur les dix navires stalagmantins envoyés au Viek Koing, neuf sont actuellement contaminés. Il leur a été donné comme ordre de s'arrêter au milieu de l'océan, en une quarantaine prolongée.

Les premiers navires touchés furent l'Espérance et la Volubilité. En commiuniquant par signaux lumineux, nous avons pû être informés que les médecins, protégés par les uniformes qui ont fait leur utilité durant la peste, n'ont pas été touchés et peuvent surveiller la maladie de très près. Les médicaments à bord serviront à essayer de soigner la maladie.
Les symptomes sont bien ceux de la curieuse maladie des Vieks.

Les médecins resteraient confiants. La peste noire fut endiguée avec bien moins de moyens qu'aujourd'hui, et les laboratoires sur navires, bien qu'étant primitifs, fonctionnent au mieux de leurs capacités pour essayer de percer le secret de ce virus.

Le seul navire non contaminé, l'Idiote, est en attente dans la lagune de Stalagmanque, afin de voir s'il n'y a pas de souche latentes. La période d'attente devrait attendre encore trois jours avant l'entrée dans le port de la capitale.

Espérons que cette maladie ne sera pas entraînée en Alméra.

Posté : dim. août 19, 2012 6:33 pm
par Rezzacci
<center>Le Souffle
Edition du 27 novembre 2018</center>

Programme de la Soffitta pour le mois de novembre 2018

Comme chaque année, la Soffitta s'interrompt au moins de décembre afin de préparer efficacement la célébration des Nuits des ouvertures.
Et, comme chaque année, le programme restera secret jusqu'à l'ouverture même des Nuits.
En attendant, nous vous prions de bien vouloir patienter jusqu'au 22 décembre, date d'ouverture.

Nous vous souhaitons une bonne fin d'année,

MM. Lindart, Vertucco & Malatesta, Conseil Administratif de la Soffitta

Posté : jeu. août 23, 2012 10:26 am
par Rezzacci
<center>Les Carnets du Sénat
Edition du 8 décembre 2018</center>

[quote]<center>Traité de non-agression et d’entraide mutuelle militaire entre le Kirkstan et la Sérénissime République de Stalagmanque</center>

Article I : Le Kirkstan et Stalagmanque s’engagent à reconnaître mutuellement leurs frontières respectives, et reconnaissent par là-même l’existence et la souveraineté de leurs nations sur leurs territoires.

Article II : Conscients que le bonheur des peuples dépend de la paix et de la prospérité, le Kirkstan et Stalagmanque s’engagent à ne pas engager de conflit l’un contre l’autre.

Article III : Conscient que la tranquillité, la sécurité et la prospérité de la région dépend de l’entraide entre pays voisins, le Kirkstan et la Stalagmanque s’engagent à s’entraider militairement au cas où l’un d’entre rentrerait en guerre.

Article IV : Voici les cas où l’article III est caduc :
a. Attaque d’un des pays par une organisation supranationale dont fait partie l’autre partie ;
b. Initiative d’une des deux parties à entrer en guerre ;
c. Impossibilité économique, matérielle ou politique d’une des deux parties à honorer son contrat (crise économique, instabilité politique, etc.)

Article V : Ce traité est en valeur tant que la paix règne entre les deux parties, où jusqu’à l’annulation mutuelle et consentante du traité par les deux parties.

<center>Signature de Stalagmanque
<center>Signature du Doge de Stalagmanque
[url=http://www.casimages.com/img.php?i=120730105348206952.png][img]http://nsa29.casimages.com/img/2012/07/30/120730105348206952.png[/img][/url]</center>[/quote]

Posté : jeu. août 23, 2012 10:30 am
par Rezzacci
<center>Le Phileas
Edition du 8 décembre 2018</center>

Le 7 décembre 2018, trois navires qui partaient de Stalagmanque vers la Stohorie, pour une mission diplomatique et commerciale, furent coulés par la Stohorie elle-même. Au bord des trois navires, Don Alidoro Dandini, membre du Conseil des VII, dont on est toujours en train de rechercher la dépouille.
Selon les experts, la raison de cet attentat est le suivant : la Stohorie, dont une partie du territoire était un ancien comptoir stalagmantin, se sentit harcelé par les demandes constantes de reconquête du comptoir qu’ils menacèrent la Sérénissime de faire feu sans sommation sur tout navire battant pavillon stalagmantin. Depuis ce jour, les lignes commerciales font bien attention de s’éloigner de ces rives.
La raison de l’approche du sept décembre serait que la République aurait reçu une demande de la part de la Stohorie pour renouer des liens commerciaux et diplomatiques.
Mais alors pourquoi la Stohorie aurait-elle tout de même bombardé les navires ? Le mystère reste entier.
Toujours est-il que le Sénat a réagi promptement et a pris cette agression comme une déclaration de guerre. Les deux nations ne sont alors plus en paix pour le moment, jusqu’à la capitulation d’un d’entre eux et/ou la signature d’un traité de paix.
Comme convenu dans le traité récemment signé, l'aide du Kirkstan sera demandée contre la croisade envers la Stohorie. Le Sénat espère de tout coeur que ce nouvel allié remplira ses obligations.

Voici, ci-joint, une copie de la déclaration de guerre envoyée à la Stohorie :


[quote]<center>Déclaration de guerre
De : la Sérénissime République de Stalagmanque
Pour : la Stohorie


Au gouvernement et peuple de Stohorie,

Connaissant les volontés purement pacifiques de la Sérénissime République de Stalagmanque ;

Connaissant les mesures pacifiques et diplomatiques que la Sérénissime République de Stalagmanque a mis en place pour renouer des liens commerciaux et politiques avec la Stohorie ;

Connaissant le profond respect que la Sérénissime République de Stalagmanque a pour la Stohorie ;

Connaissant les derniers échanges diplomatiques entre la Stohorie et la Sérénissime République de Stalagmanque ;

Et connaissant les derniers actes vils et inconsidérés dont a fait preuve la Stohorie vis-à-vis de la Sérénissime République de Stalagmanque ;

Nous,
Sénat de Stalagmanque ;
Mgr. Adso Rezzacci, Sérénissime Doge de Stalagmanque ;
Conseil des VII ;
Conseil des Juges ;

Ne pouvons prendre ces actes envers notre nation et notre magistrat d’Etat, feu Don Alidoro Dandini, membre du Conseil des VII, que comme une déclaration de guerre ;

Nous informons donc que l’état de guerre existe dès à présent entre nos deux nations, et que cet état ne pourra s’achever que par la capitulation sans condition d’une des deux parties, où par la signature d’un cessez-le-feu puis d’un traité de paix.

Sincères salutations,
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=120730105348206952.png][img]http://nsa29.casimages.com/img/2012/07/30/120730105348206952.png[/img][/url]</center>[/quote]

Posté : sam. août 25, 2012 12:42 pm
par Rezzacci
<center>Mi-figue, mi-raisin
Edition du 14 décembre 2018


Le Doge est mort ! Vive le Doge !
</center>


En réalité, notre Doge moyennement préféré n'est pas encore mort. Subitement prit d'une attaque de fluxion de poitrine la nuit dernière, probablement due au froid régnant dans les couloirs glacés du Palais des Doges, le souverain de Stalagmanque a dû se coucher et ne pas quitter la couche durant un bon moment. Beaucoup de ses proches ont senti que la fin était proche. Le Conseil des VII a même failli organiser la prochaine élection.
Mais nôt'bon Doge, qu'il repose en paix, a dit dans un râle des plus théâtral : "Souvenez-vous d'Alvise Forcina !...". Pour les incultes, décérébrés, amnésiques, étrangers et autres ratés de la vie, Alvise Forcina fut élu alors que son prédécesseur, Pietro Rozzo, avait été donné pour mort. Résultat : deux doges qui gouvernèrent conjointement (la cohabitation, comme l'appellent les experts). La République, avec ses petits bras musclés, jura que, plus jamais, un Antidoge (nom coquet donné au Forcina) ne verra le jour à Stalagmanque.
Ainsi, en ce râle théâtral, le chef archiplénipotentiaire de la cité et faubourgs voulait qu'on attende que sa mort ai été attestée par des médecins indépendantes, l'Université, la Guilde associée, l'Eglise, la Soffitta, le Sénat, l'intendante du palais et autres billevesées avant qu'on ne l'emmere proprement comme il se doit de l'être.
Mais les experts sont certains : il ne reste que peu de temps avant la mort avérée du Sérénissime au bonnet.

Alors que faire ? Attendre proprement que ses poumons se retournent enfin contre lui, et qu'il crève dans son sommeil. Comme n'importe quel être humain.

Vive la liberté d'expression !

Posté : mar. août 28, 2012 1:09 pm
par Rezzacci
<center>Le Souffle
Edition du 23 décembre 2018
</center>

Nuits des ouvertures, énième édition.

Comme toujours, à partir du 22 décembre, les Nuits des ouvertures commencèrent, dans l’allégresse et la joie. Une des plus belles façons de célébrer les fêtes de fin d’année.
Ce symbole de la culture et de la musique stalagmantine, de l’opera-buffa et du bel canto, a, comme d’habitude, attiré plus d’un badaud.
On retrouva, bien entendu, dans leurs loges, les treize familles aristocratiques de Stalagmanque et Furibaldi, ainsi que quelques riches patriciens. La bourgeoisie se partageait le parterre, tandis que citoyens et mélomanes s’entassaient au poulailler (que certains puristes préfèrent appeler Paradis).
Le schéma se répète tous les ans, tous les jours, et pourtant ce spectacle, ce ballet d’individus tous plus chamarrés les uns que les autres fait plaisir à voir. Comme toujours, les épouses des patriciens et bourgeois rivalisèrent de brillance et sophistication. Plumes, diamants, parures, boas, tout pour paraître plus resplendissante que sa voisine, dans un éblouissement sans faille qui faisait presque mal aux yeux.
Les hommes n’étaient pas en reste. Des faux-cols montant jusqu’aux oreilles, des gibus butant au chambranle des portes, des cannes à pommeaux d’or, d’argent, d’ivoire ou rubis, des souliers vernis comme des miroirs. Les aristocrates avaient ressortis leurs jabots de cérémonie, les universitaires arboraient leurs toques bigarrées, et les bourgeois nursiens étalaient leurs immenses fraises à l’ancienne mode. Les poitrines des militaires ployaient sous les médailles. Chaîne de montre, boutons de manchettes, épingles à cravate, gants soyeux, les gentilshommes avaient ressorti tout l’attirail des beaux jours.
Les nuits des ouvertures sont probablement l’un des derniers endroits sur Terre où l’on peut faire preuve d’autant de mauvais goûts sous pression de la société.
Nous regrettâmes bien entendu la présence de Basilio Zetti, membre du Conseil des VII, fameux mélomane et grand admirateur de Violini, retenu pour causes funèbres en Empire Kaiyuan. Sa loge vide faisait un poids dans le cœur de certains, le bon conseiller étant un des mécènes les plus appréciés de la Soffitta.
Dans les grandes figures que nous pûmes apercevoir, on notera également la Duchesse Marevka – première mécène de Stalagmanque – venue tout droit de sa Giustarostovie natale ; Italo Corriam, le président de la Guilde des Orfèvres, Joailliers, Bijoutiers et Horlogers ; le talentueux compositeur Carlos Tono-Balez ; Mercato Parasiti, grand diplomate au demeurant.
La loge dogale reste éternellement vide. Comme l’ordonne la Loi, le Doge de Stalagmanque est interdit d’assister aux représentations culturelles de ce genre. De plus, alité come il est, il serait venu à la Soffitta en fauteuil roulant et serait reparti en civière.
Un beau spectacle que nous pûmes voir là, messieurs-dames. Mais ce n’est pas fini : ce spectacle durera, comme toujours, jusqu’à l’année prochaine.
Alors, pauvres gens, mélophobes, agnosiques musicaux, puritains et autres opposants grincheux à la célébration musicale, prenez votre mal en patience. Cela ne dure que neuf nuits.

Posté : mar. août 28, 2012 2:20 pm
par Rezzacci
<center>Mi-figue, mi-raisin

Edition du 24 décembre 2018
</center>


Joyeuses saturnales, et santé au nom des libertés d’expression, de rassemblement et des médias (oui, oui, de nous aussi), qui sonneront le glas de la République !
Pourquoi ce cynisme, nous demanderez-vous peut-être ? Ceux qui posent cette question sont d’abominables amnésiques qui n’ont pas encore compris le ton humoristico-destructeur de ce journal.
Mais de là à se critiquer soi-même, quand même, ce n’est pas aller un peu loin ?
Si, si, regardez au premier paragraphe, c’est écrit en plus petit.
Primo, cessez de parler à votre journal. Vous êtes ridicule.
Deuxio, l’autodérision est la clef-même de la réussite. Cependant, nous avons rempli notre quota pour l’année, donc c’est fini.
Troisio, comme la fin est proche, au s’autorise à faire ce que l’on veut.
Quatro, ce cynisme est le signe avant-coureur de la catastrophe qui s’apprête à ravager la Sérénissime (qui n’est plus si sereine que ça).
ON VA TOUS MOURIR !
Crierons les catastrophistes.
Faux. Les bourgeois et défenseurs de la république oligarchique qui nous tyrannise juste ce qu’il faut vont mourir.
Les autres vont finir sous la tyrannie totale d’une oligarchie qui sera persuadée de donner la liberté au peuple.
C’est magnifique, n’est-ce pas ?
Il y en a qui disent que c’est le cycle de la vie. Monarchie, tyrannie, aristocratie, oligarchie, démocratie, ochlocratie. Ils appellent ce truc anacyclose, ou quelque chose dans le genre.
Bref, le sujet n’est pas.
Le sujet qui nous préoccupe est que, récemment, sur les ondes clandestines (canal 97.6, pour les intimes) fut diffusé le discourt du révolutionnaire de fraîche date Vladimir Tetri, qui fut abattu à coups de fléchettes tranquillisantes par l’Inquisition.
Certains pourraient dire « Gnablabla, ouais, euh, d’abord là, hein, liberté d’expression, gnagnagna », et ils auront parfaitement raison.
Erratum : on m’annonce à l’instant qu’insulte au Doge et à la Nation est passible de la prison. Ledit Vladimir Tetri sera jugé incessamment sous peu par le Conseil des III de Stalagmanque.
Joyeuse cérémonie pour la célébration des fêtes de fin d’année.
Le fond du discours était du populisme marxiste de pure souche. Se libérer de l’oppression capitaliste, de la tyrannie du Sénat, et de l’empire mégacéphalique de Stalagmanque.
Il est vrai que l’URKR n’est pas du tout centralisée sur le Kremlin de Novgorod.
Du tout.
Quoiqu’il en soit, ce discours a fait des émules. Déjà, les discours révolutionnaires vont bon train. A ce qu’on raconte, même les aristocrates de Torovgrad et les rentiers de Garicitta s’en inquiètent, alors qu’ils sont à perpète de l’épicentre révolutionnaire.
Et que fait le gouvernement ?
A proprement parler, rien.
Les nuits des ouvertures occupent tous les esprits, la célébration de la nativité consumériste occupe toutes les bourses, et l’épidémie au Viek Koing occupe tous les microscopes.
Il est vrai que l’Univers entier prend aussi des vacances, et que les ennuis et tracas n’arrivent jamais lors de la célébration de la naissance de Dieu.
Attendez, et l’augmentation flagrante de suicides à cette époque de l’année ?
Heureuse coïncidence, rien de plus.
De toutes façons, il n’y a qu’un seul responsable : les bourgeois de Nursie (ou Nursiejk, comme ils apprécient à l’appeler dans leur sabir de sauvages). Il tombe sous le sens que cette révolution n’est qu’une machination orchestrée par ces capitalistes enfraisés qui ne pensent qu’à retrouver l’indépendance de leur chère île.
Nous entendons déjà d’ici les cris et protestations du genre « mais ils sont cinglés, honte à vous ! ». Il est vrai que nous sommes devenus spécialistes de l’accusation sans preuve. Il est vrai également que plus d’une fois nous nous fûmes égarés sur de mauvais sentiers.
MAIS CETTE FOIS-CI C’EST VRAI !!!!!
Alors, ayez fois au MFMR qui vous livre chaque jour la vérité à peine transformée, et allez lyncher les nursiens !
C’est probablement l’un des derniers messages que nous vous délivrons en toute liberté. Bientôt la vague rouge nous envahira et supprima la liberté d’expression et les critiques du régime.
Alors adaptons-nous.

<center>LONGUE VIE AU FUTUR COMMISSAIRE DES PEUPLES ! </center>

Posté : jeu. août 30, 2012 12:07 pm
par Rezzacci
<center>Le Souffle

Edition du 29 décembre 2018
</center>


Dio mio ! Ce fut l’un des plus beaux incendies incontrôlable qu’il me fut donné d’admirer !

Non, sérieusement, j’avoue, c’était magnifique. Le genre à se mettre à réciter des vers tout en accusant les chrétiens.
Ce qui est sûrement le cas, vu que la cible première était un bâtiment juif.
Replaçons-nous dans le contexte. Dans la nuit du 27 au 28 décembre 2018, alors que Noël s’est très bien débrouillé et que les populations se préparent pour la célébration de la nouvelle année, un certain groupe d’obédience populiste (ils se nommeraient eux-mêmes les révolutionnaires) attaque en force. Déjà plus ou moins rendus coupables de l’attentat du pont des Sabirs (Bel Proximus, J. de San Luca, S.R. de Stalagmanque), bien que l’opinion publique démente le contraire – nous n’accorderons donc aucun crédit à ces revendications fantaisistes – il semblerait bien que les révolutionnaires marxo-communo-populo-socialo-kiroviste – le doute plane encore sur leur courant idéologique – soit à l’origine de cet incendie – quoique le sérieux de cette organisation laisse sérieusement à désirer.
L’incendie, qui ne devait ravager que la banque Gorzza (« pourquoi nous ? » s’est lamenté le chef de la maison Gorzza, Umberto Gorzza) se propagea à tout le quartier en détruisant jusqu’à 2.78% de la surface construite par la ville. « Foi de Luca Lombardini, c’est pas ce qu’on voulait. On n’a même pas pu cambrioler la banque ! » nous livre un des révolutionnaire, qui a désiré garder l’anonymat.
« C’est une véritable aubaine », affirme Bernardo DiGuarda, membre de la Guilde des architectes. « Tous ces attentats, non couverts par les garanties de la guilde, c’est du pain béni ! On va devoir tout reconstruire, mais en se faisant payer ! Dieu bénisse ces clowns de révolutionnaires. Qu’ils puissent continuer autant qu’ils veulent. »
Maintenant, certains pourraient se demander : pourquoi est-ce que c’est nous, journal pacifique et culturel, qui relatons ces évènements ? Parce que les soi-disant révolutionnaires avaient envoyé des publicités pour prévenir de l’incendie à tous les journaux du pays, et que seuls nous nous sommes déplacés. Alors, même si on sait que cette révolution, c’est du pipeau, nous sommes fiers de pouvoir annoncer à nos lecteurs que cet incendie fut couvert par nos reporters, et plus spécifiquement moi, Chester A. Vagabondo.
Et je dois avouer que nous avions notre place : cet incendie fut une véritable œuvre d’art !
Maintenant, protégez-vous, peuple de Bel Proximus ! Dehors, y’a des gens qui se disent se battre pour vous, et qui font rien qu’à brûler vos maisons !

Chester A. Vagabondo, reporter au Souffle